Préparatifs de la cérémonie de signature de l’accord de paix le 15 mai prochain : Plus de 40 chefs d’Etat et de gouvernement invités

Visiblement, le gouvernement malien entend faire de la cérémonie du 15 mai prochain annoncée pour la signature de l’accord de paix, une fête grandiose. En effet, selon nos sources, des dispositions sont en train d’être prises pour faire de cette date un évènement mémorable. C’est ce qui explique notamment la tournée de certains ministres comme celui de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed dans certains pays. Près de 40 chefs d’Etat et de gouvernement sont invités au cours de cette cérémonie qui devrait se dérouler au Palais des sports de Bamako.

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Rien que sur le terrain, la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour, une source de la médiation internationale a confirmé que le cap est maintenu en vue de la signature de l’accord de paix à Bamako, le 15 mai prochain. Il n’y a donc aucune incidence à craindre sur le déroulement de cette cérémonie. Ces propos ont d’ailleurs été confirmés par le ministre de la Réconciliation nationale qui demeure très confiant quant à la signature du document à la date indiquée. Pour la circonstance, il convient de rappeler qu’une commission d’organisation présidée par le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a été mise en place. D’ailleurs, plusieurs émissaires sont en tournée pour porter des invitations auprès des chefs d’Etat et de gouvernement.

Au cours de cette cérémonie qui devrait se dérouler au palais des sports, on s’attend également à plusieurs invités notamment les chefs de villages, les chefs de fractions, les leaders communautaires, les élus du nord, etc. Parmi les invités, on notera également la présence du père et du frère de Moussa Ag Assarid, l’un des activistes du mouvement séparatiste en Europe. Dans un entretien qu’il nous a accordé avant sa tournée, le ministre Zahabi a appelé à la mobilisation de toutes les forces pour faire de cette cérémonie une réussite. Il a indiqué que cet évènement est nécessaire pour faire triompher la paix, car la guerre ne règle rien. Selon des observateurs, la signature de ce document permettra de tourner la page de la crise au nord du Mali et d’amorcer le processus de développement des régions concernées interrompu à la faveur de cette crise ainsi que le retour des déplacés et des réfugiés. Rappelons qu’avant cette tournée, le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed était au siège des Nations Unies où il a participé à une conférence internationale sur le terrorisme et l’extrémisme. Au cours de cette rencontre, il a été indiqué que la paix est menacée par certains groupes d’où la nécessité de protéger les populations. Le ministre a été conforté par les responsables de cette organisation internationale qui ont réitéré leur accompagnement au Mali afin qu’il retrouve la paix.

                Massiré Diop

Source: Canard Déchainé

Ménaka : le chef d’état-major de la CMA fuit les combats, en abandonnant son véhicule

Après avoir été chassée de Ménaka par le GTIA, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est revenu, jeudi 30 avril, pour y prendre sa revanche. Avec, à la clé, des renforts venus de la frontière libyenne.  Entamés en début de matinée, les combats se sont soldés par le plus grand revers jamais essuyé par les rebelles touareg  depuis le début de la crise. Pour la première fois, il y a eu un combat au corps à corps, entre ces deux groupes armés. C’était à quelques encablures de la ville, sur une colline.

Colonel Assalat Ag Habi chef militaire mnla menaka

En l’espace de quatre heures de combat, la CMA a été défait. Pour sauver leur peau, ses combattants ont fini par prendre leurs jambes à leur cou. Réputé pour sa bravoure et sa cruauté, le colonel Najim a détalé comme un vulgaire voleur, laissant derrière lui son véhicule. Le bilan est lourd, très lourd. Surtout, du côté de la CMA où les morts se comptent par dizaines. S’y ajoutent 7  véhicules saisis, dont celui du chef d’état-major de la CMA. Côté GATIA, on ne déplore qu’un seul mort.

Selon nos informations, ce sont 6 véhicules, bourrés de morts et de blessés, qui sont rentrés à Kidal. C’était jeudi 30 avril, aux environs de 16 heures.

Selon un témoin résidant à Kidal, jamais les rebelles touareg n’ont enregistré une telle défaite, depuis le début de la crise. Leurs partisans, de plus en plus rares dans la capitale de l’Adrar, continuent de faire leur deuil.

A quelques jours de la signature de l’accord de paix, les irréductibles du MNLA, du HCUA et du MAA-dissident viennent d’apprendre à leurs dépens que le seul combat, qui vaille d’être mené, c’est celui du retour de la paix. Dans les cœurs et les esprits.

Oumar Babi

 

Source: Canard Déchainé

Attaque de Goundam : le chef de peloton de la garde nationale assassine sous le regard de son fils

C’est aux environs de 4 heures du matin que les assaillants sont entrés dans la charmante ville de « Goundawellé », ce mercredi 29 avril. A bord de deux véhicules 4X4, ils se rendent au domicile du chef de peloton de la Garde nationale, parti à la mosquée.

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A son retour, il les croise devant sa porte. Sous la menace de leurs armes, les assaillants l’obligent à rentrer chez lui. Avant de l’abattre de plusieurs balles. A bout portant. Arrivé de Sévaré, la veille, son fils appelle au secours. Il est, à son tour, abattu. Froidement.

Alerté par les coups de feu, l’adjoint du chef de peloton, tente de voler au secours de son chef, l’arme à la main. Il n’aura pas l’occasion de tirer le moindre coup de feu. Une rafale de mitraillette le réduit au silence. Pour de bon.

Les assaillants auront passé près de 3 heures dans la ville, en tirant des coups de feu en l’air pour terroriser les populations. Sans rencontrer la moindre résistance. Logés au service de l’hydraulique, derrière le fleuve, les militaires maliens n’ont pas bougé le petit doigt. Leurs compagnons d’armes de la Minusma, aussi.

Il a fallu attendre le départ des assaillants pour voir les soldats maliens et les troupes de la Minusma se pavaner dans les rues de la ville. C’est ainsi que les gendarmes ont transporté les corps des trois victimes à la morgue.

Selon des témoins sur place, les assaillants étaient bien renseignés sur les déplacements du chef de peloton. Ou, à tout le moins, des heures propices à telles attaques.

Le hic qui fait tilt, c’est qu’une patrouille n’est organisée, la nuit à Goundam, pour mettre les populations à l’abri de la terreur. Alors question : à quoi servent les troupes de la Minusma à Goundam et, partant, dans tout le nord du Mali ?

Bien malin qui pourrait y répondre !

Oumar Babi

Source: Canard Déchainé

Le ministre Dramane Dembélé ultra optimiste sur la résolution de la crise du nord «La crise va finir bientôt et ce sera mieux après, tout ce que nous demandons aux Maliens c’est d’être sereins »

Le Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat doit avoir un secret. Car l’optimisme – contagieux pour toute oreille qui l’aurait écouté- dont il a fait preuve à notre micro ne peut être basé sur du vent. En effet, ‘’Le Matin’’ a profité du déplacement de ce membre du gouvernement à Fana pour la pose de la première pierre des logements sociaux, pour lui demander s’il avait une explication sur cette recrudescence de la violence terroriste au nord et au centre du pays. En lieu et place de causes à effets, il avait réclamé la sérénité : la crise va finir bientôt.

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Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dramane Dembélé est arrivé au chef-lieu de la commune du Guegnéka le  dimanche matin 2 mai afin de procéder à la pose de la première pierre de 40 logements sociaux. La délégation a été interceptée à la frontière des régions Ségou et Koulikoro par le sous-préfet Badda Maïga, le Maire Soumaila Diaby – accompagné du conseiller Nouhou Camara – et par le chef de village Banou Traoré à la tête d’une importante délégation. Le ministre et sa suite ont été alors acheminés vers un hôtel de la place avant d’aller prendre place sous les bâches sur le site même de la cérémonie et de la construction des 40 logements sociaux où l’attendait une foule nombreuse de notables, de griots  et d’anonymes.

Le Maire Soumaïla Diaby a été le premier à prendre la parole pour exprimer son impatience de voir les logements s’arracher de terre, les fanois se l’arracher et les heureux élus rembourser correctement enfin que d’autres logements voient le jour. En bon soninké, donc adepte de la rapidité, de l’efficacité et d’esprit pratique, le maire de la Commune du Guegnéka a exprimé son souhait de voir toutes les parties faire le plus vite possible. Il a été succédé au pupitre par l’adjoint au préfet de Doïla Bocar Kané qui a parlé de joie pour les populations de Doïla et de Fana qui ne disposeraient pas d’un grand pouvoir d’achat. Il promet que les bénéficiaires sont engagés à rembourser et il demande que cette opération soit multipliée. « Soyez notre porte-parole pour dire nos remerciements au président de la République IBK pour les logements moins chers » (le message est passé).

Le ministre lui répondra en bamanankan avant de continuer en français. Aussitôt après les formules d’usage, il avait annoncé : «  On était à Niono avant-hier, hier à Baroueli et aujourd’hui ici à Fana. Le pays a besoin de mythes. Soundiata a été contemporain de Louis IX. Le monde entier parlera toujours de Soundjata mais personne ne connaît Louis IX. Le Mali tangue mais le Mali ne se renversera pas. La crise va finir bientôt et le pays  sera mieux après.

Nous sommes ici pour nous occuper des citoyens ; faire un peu la péréquation. Ces logements font partie d’un vaste programme de logements conformes à une vision du président de la République pour l’accès à un logement décent pour le plus grand nombre ». Pour les 40 logements de Fana (F3, tôle et 20×15 m2 de terrain), 355 millions F Cfa sont débloqués pour des logements disponibles  en 120 jours. «Je serai intraitable sur ce délai ». A ce sujet, nous avons touché le groupement d’entreprises dont Samba Makadji est le leader, à travers son homme de terrain pour lui demander si le délai sera tenu. Sékou Tangara est catégorique : « Nous sommes toujours en avance sur les délais impartis ».

Apres cette allocution,  le directeur de l’urbanisme a présenté le projet affiché sur chevalets et le ministre Dembélé à la pose de la première pierre avant d’accorder une interview à la presse (locale et celle de Bamako).

Les logements n’occultent pas la crise du nord

Le ministre était certes à Fana pour un évènement heureux mais il ne pouvait pas oublier la situation générale du pays – la crise au nord notamment. En effet une fois qu’il avait eu la parole et qu’il avait dit deux-trois phrases sur le motif du jour, et  comme un divagateur, il avait embrayé sur des sujets au début vague. Et  presque un soliloque en bambara il avait entamé: « Le pays a besoin de mythes. Soundiata a été contemporain de Louis IX. Le monde entier parlera toujours de Soundiata mais personne ne connaît Louix IX. Le Mali a besoin de mythes. Le Mali tangue mais la crise passera bientôt ». Dembélé revient à ses moutons – les logements sociaux – mais était visiblement soulagé d’avoir l’occasion de revenir sur ce sujet de crise en rapport avec le nord qui le tient manifestement à cœur. C’est votre hebdo favori, ‘’Le Matin’’, qui lui a offert lors de l’interview accordée à la presse en lui posant la question suivante (posée en français et à laquelle le ministre a répondu en bamabara) : « M. le ministre, en ce moment, les groupes armés attaquent un peu au nord et au centre du Mali. Avez-vous une explication pour cela ? ». Ecoutons en intégrale la repose fournie – qui déborde d’optimisme.

« J’ai dit tout à l’heure que le Mali va avancer…Pour bâtir un pays il faut savoir avancer malgré les plaies qu’on porte en soi et ne se préoccuper que de l’avancée du pays. C’est comme cela que l’on peut garantir le bonheur de demain. Au jour d’aujourd’hui, ceux qui agissent contre la paix, ceux qui veulent se battre et tirer le pays vers l’arrière s’activent de leur côté. Mais de leur côté, les Maliens s’activent et Dieu aussi est dans ses œuvres. On vient de le répéter que « Mandé tangue mais que Mandé ne se renverse pas ».  Le Mali ne se renversera pas. Le Mali est un pays béni et si dieu le veut bien, chers Maliens, le Mali ne se renversera pas. Il se fait beaucoup de tapage uniquement pour nous obliger à nous arrêter ou alors nous pousser à la  faute.

Dans quelques jours nous allons signer un document (l’Accord d’ Alger) et après cela, on verra chacun à l’œuvre…on verra de quoi chacun est capable. Tout ce que nous demandons aux Maliens c’est de rester tranquilles et sereins. Crise il y a certes, mais rassurez-vous, c’est une crise qui va déboucher sur l’essor du pays. Il ne faut surtout pas croire qu’il s’agit de difficultés qui vont tirer le pays vers l’arrière, mais une posture qui va nous pousser à nous poser des questions afin que cela ne se reproduise plus jamais. C’est l’appel que je voulais lancer avec la grâce de Dieu et sous les hospices du président de la République et  du Premier ministre chef du gouvernement pour inviter tous les Maliens à être sereins.

Nous sommes tous les mêmes, tous les Maliens sont les mêmes abstractions faite de l’appartenance ethnique et autres considérations. Il faut que nous soyons unis dans l’action dans un même sens. Dieu va stabiliser le Mali ».

En écoutant ce responsable, votre serviteur avait l’impression « qu’il avait la main sur du solide ». Qu’il savait quelque chose que nous ne savions pas encore. Et qu’une grande surprise agréable nous attendait au coin de la rue. Franchement, s’il s’agit d’un langage de politicien, alors…

 

Amadou Tall, envoyé spécial à Fana

Source: Le Matin

Intime conviction : Quand le GATIA menace le jeu d’intérêt de la France au nord du Mali

A quelque chose malheur est bon, dit l’adage. La reprise de Ménaka aux narcotrafiquants et la réaction de la Minusma intimant presque l’ordre au Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) de quitter les lieux pour que le Mnla et alliés s’y installent ont sans doute ouvert les yeux à beaucoup de Maliens. Ils sont nombreux à comprendre que la Minusma et la France ne sont pas si neutres au front.

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En la matière, la Minusma se réfère au cessez-le feu de mai 2014 et fait fi de l’Accord de Ouagadougou (Burkina Faso) qui stipulait pourtant le cantonnement de toutes les forces rebelles. Un cantonnement qui n’a jamais été effectif à cause de «l’impuissance» de la Minusma et surtout de la complaisance, voire de la connivence de la France. Ce ne fut jamais une mission essentielle aux yeux de l’Opération Serval. Barkhane s’est inscrite dans la même logique. Et tout le monde sait presque pourquoi !

Quel est d’ailleurs le vrai rôle de la France dans la crise malienne, voire dans l’embrasement de la bande sahélo-saharienne ? La question est sans doute naïve pour les experts de la géostratégie !  Mais, la vérité sur ce rôle est capitale pour le Malien lambda qui ne cesse de se la poser à longueur de journée.

Après les récents événements à Ménaka, Léré, Diré… et la prise de position de la Minusma, voire de la médiation, les Maliens commencent visiblement à comprendre et à dénoncer la présence de la force onusienne au Mali parce que sa neutralité est plus que jamais douteuse.

«Nous avons accueilli François Hollande en héros, en libérateur… Mais, aujourd’hui, nous voyons qu’il nous a délivrés des terroristes pour mieux nous livrer aux criminels réunis au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (Cma). Pour quelle raison ? Il est le seul à savoir cela», nous disait un habitant de Ménaka après la «libération» de sa ville par le Gatia.

Une ville libérée de ces Mouvements qui sont au cœur du terrorisme et du narcotrafic au nord du Mali, voire dans la bande sahélo-saharienne. Et la Minusma ne fait que dire ce que la France souhaite dans la discrétion des salons feutrés de cette diplomatie des tranchées.

Comment déjouer le complot des narcotrafiquants ?

Un constat qui amène la dynamique Oumou Sall Seck, la maire de Goundam citant un adage songhaï sur sa page Facebook, «quand ceux qui t’aident à chercher ton aiguille perdue dans le sable ont le pied posé dessus, tu ne le retrouveras jamais». Une évidence, voire une lapalissade !

«Il est temps que le monde entier comprenne que nous sommes victimes d’un complot organisé par des narco-trafiquants qui financent les rebelles et leur dictent leur comportement», disait-elle avec l’amertume de la victime convaincue de la connivence entre celui qui est supposé la protégée et son agresseur.

L’édile de Goundam exhorte la communauté internationale, particulièrement la France, à «nous aider à nous débarrasser du serpent à deux têtes».

Nous avons envie de dire à cette brave femme leader que tout le monde est conscient que le nord du Mali est devenu un camp d’entraînement des terroristes et un transit de drogues.

Tout comme la France et la Minusma savent pertinemment que l’indépendance de l’imaginaire Azawad n’est qu’un prétexte pour bâtir un no man’s land propice aux trafics d’armes et de drogues. Que le nord du Mali devienne un hub international du trafic de drogues ou un sanctuaire du terrorisme, ce n’est pas ce qui les préoccupe en réalité. Ils ont d’autres intérêts qu’ils défendent dans l’ombre.

Il faut alors comprendre que ce «Serpent à deux têtes» dénoncé par Mme Sall est aussi un animal de cirque que la France entretient pour faire pression sur le Mali et son gouvernement ! Pour quelle raison ?

Seul Sarkozy pourra répondre à cette question parce que la réponse est liée à l’élimination de Kadhafi qui a entraîné l’effondrement de la Jamahiriria Arabe Libyenne. Les conséquences sont dramatiques avec la prolifération des groupes terroristes et des réseaux de narco-trafiquants dans le Sahel, la recrudescence de la traite des humains entre les côtes libyennes et l’Europe…

La France est par exemple accusée d’armer Boko Haram parce que le groupe TOTAL était menacé par des communautés remontées contre l’exploitation du pétrole dans le Delta du Niger (Nigéria) sans aucune contrepartie significative pour les populations locales.

Et elle soutient le Mnla et ses alliés pour ses intérêts. C’est pourquoi l’Opération Serval à épargner Kidal ! C’est pourquoi elle fait aussi pression sur la Minusma pour exiger un retrait de Plateforme des groupes armés des positions récemment reconquises.

Parce qu’il s’agit d’une reconquête puise que la Cma est supposée se battre pour l’indépendance de l’Azawad dont Ménaka ne fait pas partie. Elle avait profité des événements de mai 2014 pour occuper ces villes, encouragée par le silence incompréhensible de la France et de ses alliés pourtant prompts à exiger de la Plateforme le respect des positions.

La Communauté des Maliens des Etats Unis d’Amérique (Usa) a donc raison de rappeler à la Minusma qu’elle est mandatée pour appuyer les autorités du Mali à étendre et à rétablir l’administration sur toute l’étendue du territoire national.

«…Nous nous demandons alors, quel est finalement le rôle de cette Minusma lorsqu’elle n’arrive pas à assumer les missions pour lesquelles elle a été mandatée», s’interrogent pertinemment les Maliens des Etats Unis dans une déclaration au lendemain de la victoire de Gatia sur la Cma.

Ils rejettent donc la déclaration du Représentant Spécial du Secrétaire général demandant le retour des parties à leurs positions initiales parce qu’ils la considèrent comme «une insulte» au peuple malien.

«Nous continuons à nous demander pourquoi la Minusma n’avait pas exigé le retrait du Mnla et du Hcua après les combats du 23 mai 2014 à Kidal», dénoncent-ils.

S’assumer et mettre la Minusma dehors

Une façon de dire qu’ils en ont assez des manipulations, des montages, des mensonges, des crimes que les occidentaux perpétuent sur le territoire malien sous la couverture d’une présence militaire visant à anéantir le terrorisme au Sahel.

Personnellement, ce que nous avons tiré comme enseignement de ces derniers mois de crise, c’est qu’il est temps qu’on s’assume ! Les populations de Gao, Ménaka… ne cessent de nous montrer la voie à suivre !

Nous avons été trop conciliants avec cette fameuse Communauté internationale partiale et cette «Amusement», pardon Minusma, qui n’a aucun intérêt à ce que la crise malienne finisse maintenant ! Nous voulons la paix, mais pas à tout prix. Il faut que cela se fasse dans le strict respect du peuple et de la nation.

Si la Minusma a toléré le Mnla dans les villes du Nord après la déroute des forces armées maliennes en mai 2014, elle doit aussi laisser le Gatia sur ses positions. Surtout que contrairement à l’occupation du Mnla, les populations prennent la présence du Gatia comme une libération ! Mais, cette «milice» dérange parce qu’elle est en train de mettre à nu les desseins de la France au Mali, voire dans le Sahel.

Mais, si jamais la Munisma entreprend quoi que ce soit contre le Gatia dans le Nord du Mali, nous devons nous mobiliser tous pour mettre fin à son mandat ! Quel que soit le prix à payer ! Vu la situation actuelle, qu’est-ce qu’une présence de la Minusma nous apporte-t-elle aujourd’hui comme gage de la paix et de la réconciliation ?

Nous aurions plutôt tendance à dire que nous avons tout à gagner dans ce retrait parce qu’au moins nos troupes ne seront plus cantonnées dans leur propre pays. Alors que, au même moment, les trafiquants et leurs alliés terroristes sont libres de tout mouvement pour venir harceler les populations.

Des populations qui ne cessent aujourd’hui de manifester leur ras-le bol de la présence de la Minusma et de Barkhane dans notre septentrion. Que la Mission onusienne s’assume ou qu’elle vide le plancher ! Les Maliens commencent à en avoir marre !

 

Moussa Bolly

Source: Le Matin

Chronique: L’embrasement en attendant le 15 mai

Les réponses aux questions des Maliens, celles concernant notamment la stabilisation du pays et le retour de Kidal au sein de la République trouveront-elles leurs réponses aussitôt après la signature de l’Accord d’Alger, prévu officiellement pour le 15 mai prochain ? Rien n’est moins sûr.

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La fixation du gouvernement sur la signature de cet accord, le 15 mai, est symptomatique du ras-le-bol de Bamako. En dépit des contingences vécues actuellement sur le front du nord, le gouvernement ne veut plus attendre.

Avec le soutien au gouvernement de Bamako, du bout des lèvres, de la communauté internationale, le 15 mai risque fort d’être une date sacrée  dans les annales de l’histoire du Mali contemporain vu la propension des Maliens à accorder des valeurs symboliques très fortes à certaines dates.

En revanche, la résurgence des velléités sécessionnistes de certains groupes armés est de nature à saper les efforts des autorités de Bamako et des Maliens du nord qui n’ont de cesse de résister aux tentacules islamico-touareg. La prise récente de certaines localités par des groupes armés devant l’inoffensive armée malienne, castrée à souhait, ne rassure pas, in fine. Même s’il existe encore des raisons d’espérer, demain n’est pas la veille de la fin de la récurrente insécurité qui sévit dans la partie septentrionale du Mali.

Avec le jeu pas très clair de la France et de son allié, la Minusma, le retour de Kidal dans la République n’est plus à porter de main. La complaisance de cette même armée française déployée au Mali, vis-à-vis d’Iyad Ag Ghaly, manifeste implicitement une réalité qui crève les yeux par rapport au jeu trouble de la France.

Il est vrai que les autres ne sont pas censés faire la guerre à la place de l’armée malienne sur son propre territoire, mais que dire de l’empêchement fait par les forces françaises à l’armée malienne de retourner dans l’Adrar des Ifogas.

Alimenté par des médias inféodés au pouvoir français, le conflit malien est rentré dans sa phase la plus difficile ; celle de la signature de l’accord d’Alger et de son application. Comment faire revenir la paix quand des islamo-terroristes  pullulent  dans le nord et dans le centre du pays ? A cette équation, le gouvernement ne semble pas avoir une solution rapide et efficace. Ce faisant, on continue à faire semblant et à confier le sort du Mali au hasard comme toujours. Comme si tout ce qui s’était passé ne nous servait pas de leçon. Or, c’est la mollesse de l’Etat du Mali qui a plongé le pays dans ce conflit qui étale ses faiblesses. Et le constat saute à l’œil nu, on veut avoir une solution mais on ne fait rien de concret pour l’avoir.

L’évidence est que le président de la République, le Mali et son Etat sont pris en otage par ce qu’on appelle la « communauté internationale » qui cherche manifestement par des astuces à étendre ce conflit dans le temps et dans l’espace pour des intérêts inavoués.

Et quand on sait que les « petits pays » comme le Mali n’ont pas voix au chapitre dans la définition géopolitique des puissances et des forces occultes qui les accompagnent, on imagine à quel point cela peut nous coûter cher. Toutefois, le Mali ne pourrait-il pas se faire respecter, au moins ?  Rien n’est moins sûr. Avec un Etat qui a failli, une armée castrée et une société civile qui ne pense qu’à son tube digestif, pourrions-nous continuer à espérer ?

La politique de l’autruche face aux problèmes qui assaillent le gouvernement va-t-elle continuer aujourd’hui, encore que nous sommes à découvert ? Autant d’équations à plusieurs inconnus posées et dont les bouts de bois de Dieu maliens attendent encore et toujours des solutions. Mais en    .

Le gouvernement rassure tout de même en ces termes : la signature prochaine de l’Accord d’Alger serait une sorte de panacée ou de préalable à la reprise. Nous osons le croire; mais attendons de voir d’abord.

 

Alhassane H. Maïga

Source: Le Matin

Processus de paix : l’Amenokal de Kidal, Mohamed Ag Intalla à Bamako

Mohamed Ag Intalla depute tinessako

L’Amenokal de Kidal, Mohamed Ag Intalla et non moins député RPM à l’Assemblée nationale, est dans nos murs depuis quelques jours. L’homme est à Bamako dans le cadre du processus de paix. Il s’agit pour lui de venir jouer à l’apaisement face à la dégradation de la situation sécuritaire sur le terrain avec des accrochages permanents entre les forces rebelles et l’armée malienne, alors que la signature de l’Accord de paix et de la réconciliation nationale est prévue pour le 15 mai à Bamako. Selon nos informations, depuis son arrivée dans la capitale, l’Amenokal multiplie les rencontres avec les différents acteurs : autorités, société civile et partenaires internationaux. Reste à savoir si cette mission de bons offices sera suffisante pour que tous les protagonistes de la crise malienne se retrouvent le 15 mai prochain à Bamako en vue de signer l’Accord.

 

  1. D.

Source: Autre presse

Mise en œuvre de l’accord de paix : le CERM de Moussa Mara prépare le terrain

«Quels rôles pour les collectivités locales dans la mise en œuvre de l’accord de paix ?». C’est le thème débattu lors du colloque organisé, samedi dernier, à Radisson hôtel, par le Centre d’Etude et de Réflexion au Mali (CERM). Présidée par le président du Haut conseil des collectivités locales, la cérémonie d’ouverture de ce colloque de réflexions et de propositions a enregistré la présence d’une trentaine d’experts en divers domaines dont des anciens ministres.

moussa mara yelema premier ministre

Créé sur initiative de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara et dirigé par l’ancien ministre Ousmane Sy, le CERM se veut une «structure de réflexion pour contribuer à la réhabilitation des activités intellectuelles, de la réflexion, de la prospection sur des sujets majeurs pour le Mali mais aussi pour le continent voire au-delà».

Selon Moussa Mara, son initiateur, le CERM est une association purement apolitique ouverte à toutes les bonnes volontés qui voudront mettre à la disposition du Mali les compétences et expériences qu’elles ont pu capitaliser pendant leur carrière.

Rappelons qu’une dizaine de cadres de haut niveau, majoritairement des anciens ministres, ont participé aux travaux de mise en place du CERM, travaux qui ont été précédés par la consultation des cadres de toutes tendances politiques (majorité, opposition, société civile).

Pour l’atteinte de ses objectifs, le CERM a élaboré un plan de travail pour l’année 2015 assorti d’un budget d’environ 220 millions F CFA.

A peine créé, le CERM  consacre sa première activité à la mise en mise en œuvre de l’accord de paix issu des négociations d’Alger en organisant ce colloque  sur le rôle que les collectivités locales pourront jouer dans la mise en œuvre de l’accord de paix dont la signature est attendue le 15 mai prochain.

Les objectifs du colloque sont entre autres de faire des propositions précises permettant aux parties d’identifier de manière détaillée le rôle et les responsabilités des collectivités dans la mise en œuvre des questions institutionnelles, de défense et de sécurité  de l’accord, mais aussi les questions de développement socioéconomique, culturelles, de justice, de réconciliation et humanitaires  évoquées dans l’accord.

Selon le président du Haut conseil des collectivités, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, «la marche vers la paix pour notre pays passe obligatoirement par la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord et son succès repose sur l’appropriation par les collectivités de la gestion de leurs affaires sur le principe de la libre administration».

A l’issue de ce colloque, un rapport de synthèse de propositions a été élaboré lequel sera mis à la disposition des acteurs du processus.

A noter que le CERM prévoit d’organiser, les prochains mois, des débats de réflexion qui seront assortis de propositions sur les questions de l’école malienne,  de la décentralisation, du foncier…

 

  1. Berthé

Source: Autre presse

Dégradation du mausolée de Sékou Amadou à Hamdallaye : la Minusma renforcera ses patrouilles le week-end

La MINUSMA a été informée hier qu’un mausolée aurait été détruit à Hamdallaye, qui se trouve à 37 km au sud de Mopti.

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Le mausolée de Sekou Amadou, fondateur de l’Empire peul du Macina au 19ème siècle dont la capitale était Hamdallaye, est sur la liste indicative du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 2009, tout comme l’ensemble de la cité historique de Hamdallaye.

Après avoir informé la DNPC (Direction Nationale du Patrimoine Culturel) du Ministère de la culture, du tourisme et de l’artisanat, et l’UNESCO, la MINUSMA a immédiatement dépêché une patrouille UNPOL (Police des Nations Unies) sur les lieux en concertation avec les autorités locales.

UNPOL a été informée que dans la nuit du 03 mai 2015 vers 21 heures le bruit d’une explosion a retenti dans le village. Le lendemain, lundi 4 mai, les habitants ont découvert que le mausolée avait subi une tentative de destruction à l’aide d’explosifs par des individus non identifiés.

Selon les habitants, le but de cet acte est d’empêcher la tenue de la Ziyara, fête religieuse de prière et de recueillement prévue samedi 9 mai prochain à Hamdallaye.

Aucune victime n’est à déplorer suite à l’explosion, mais le mausolée a été endommagé : porte soufflée et arrachée, un trou sur le mur large d’environ 90 cm et des fissures sur les angles. UNPOL travaille en étroite collaboration avec la Brigade Mixte de Sevaré pour l’enquête.

Il est à rappeler que dans le cadre de son mandat, la MINUSMA aide les autorités maliennes, dans la mesure du possible et du nécessaire, à protéger les sites culturels et historiques du pays contre toutes attaques, en collaboration avec l’UNESCO.

L’Unité Environnement et Culture de la MINUSMA travaille en ce sens avec toutes les parties concernées. Sophie Ravier, chef de cette unité, condamne cette attaque : « Les mausolées et les pratiques sociales qui y sont liées sont des éléments essentiels des identités culturelles du Mali. Cet acte que nous condamnons est une stratégie pour détruire la cohésion sociale et l’histoire commune des populations ».

 

La MINUSMA renforcera ses patrouilles le weekend prochain, en coordination avec les autorités locales, dans le but de sécuriser au mieux les festivités.

Source: Minusma

Le député Bajan Ag Hamatou : « les enfants de Ménaka ont libéré Ménaka »

Le député élu à Ménaka, Bajan Ag Hamatou a animé, vendredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako, une conférence de presse relative à la situation dans la ville de Ménaka. C’était en présence de plusieurs cadres et ressortissants de la ville de Ménaka, résidents à Bamako, dont Alassane Ag Moussa, du maire de Ménaka, Baye Ag Mohamed, de personnalités politiques, entre autres, Tiéblé Dramé, président du PARENA, Amadou Abdoulaye Diallo, président du PDES et du président du Coren, Malick Alhousséni.

Le député élu à Ménaka, Bajan Ag Hamatou, a rappelé que depuis 2012, Ménaka était sous occupation des forces rebelles et que la population vivait dans une totale insécurité. Il a commencé par faire la présentation du cercle de Ménaka, situé dans la région de Gao. Ses 5 Communes rurales, Ménaka, Anderamboukane, Inékart, Tedarmene et Alata, a-t-il dit, s’étendent sur une superficie de 80.000 Km2. Il a estimé la population de Ménaka à plus de115.000 habitants. Le député a signalé les différents groupes ethniques qui vivent en harmonie, à savoir, les Daoussahak ; Imajoren ; Imghad ; Ichidine ; Haran ; Iboghilitanes, ; Bellas ; Sonraï, Haoussas, Djerma, Arabes et Peuls.
Au plan économique, a indiqué Bajan Ag Hamatou, le cercle de Ménaka est une zone d’élevage, par excellence. L’agriculture, a-t-il ajouté, est pratiquée au sud de Ménaka qui dispose d’importantes mares. Il a affirmé que le cercle de Ménaka renferme d’énormes potentialités dont la valorisation est hypothéquée par une insécurité à répétition. « A chaque rébellion depuis 1990», a-t-il dit, Ménaka a été la première cible, dans l’intention de faire croire certainement à l’opinion nationale et internationale que les populations de Ménaka leur sont favorables alors qu’elles n’en sont que des victimes. Nous affirmons ici et maintenant que ces populations ont tous clamé leur attachement à l’unité nationale. » Il a soutenu que les affrontements entre groupes armés dans le cercle de Ménaka, suite à une mission de sensibilisation sur l’accord d’Alger par les forces patriotiques de la plateforme, ont abouti à la libération de Ménaka des forces rebelles. Il a déclaré que ces forces patriotiques sont issues pour la plupart du cercle de Ménaka. « Les enfants de Ménaka, a-t-il laissé entendre, ont libéré Ménaka. » Il a souligné que les populations de Ménaka n’en pouvaient plus et qu’elles s’apprêtaient depuis un certain temps à se lever et se sacrifier pour libérer leur ville. Le député a souligné que l’enthousiasme des populations a été clairement exprimé lors des sorties, par milliers, organisées ces derniers jours. « A cet égard, a-t-il indiqué, élus, cadres ressortissants de Ménaka et sympathisants de Ménaka résidant à Bamako, appuyons avec force, la position exprimée par la population de Ménaka, à savoir : Le maintien des forces patriotiques de la plateforme à Ménaka, jusqu’à la normalisation de la situation ;
Le redéploiement de l’armée et de l’administration malienne dans la ville de Ménaka en vue de sa sécurisation ; Nous demandons la compréhension de la communauté internationale et des autorités maliennes pour la prise en compte des préoccupations légitimes des populations de Ménaka. » Bajan Ag Hamatou a appelé à la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Il a aussi souhaité la paix et l’unité des Maliens.
B.D.

 Source: Canard Déchainé

Le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknan, au Festival de Sélingué : « L’accord d’Alger a été scellé et il n’est plus question de modifier quoi que ce soit »

Le thème retenu pour la quatrième édition du festival de Sélingué ne pouvait que susciter l’intérêt du département de la réconciliation nationale. Raison pour laquelle la deuxième journée de cet évènement culturel majeur a été marquée par une conférence-débat animée par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknan, représentant son ministre empêché

Le modérateur des débats était l’ancien premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani en présence de plusieurs invités.

D’emblée, le conférencier est d’abord revenu sur le processus qui a abouti à un accord de paix issu des pourparlers inter-Maliens d’Alger. A travers cet acte, il a signalé que  » l’accord a été scellé et il n’est plus question de modifier quoi que ce soit « . Il a souligné que ce document fixe le cadre et les orientations ; cependant des négociations peuvent avoir lieu dans sa mise en œuvre. S’agissant des avantages de cet accord, il a indiqué qu’il réunit les conditions pour le retour des réfugiés, la sécurité, la paix et la réconciliation.

Selon Attaher Ag Iknan, l’escalade de violence récemment observée au nord du pays ne peut compromettre la cérémonie du 15 mai prochain qu’il estime être une occasion pour tourner la page de la crise du nord avec la signature de cet accord par les différentes parties maliennes. Il a saisi l’occasion pour appeler la CMA à adhérer au processus.

Le Segal du ministère de la Réconciliation nationale a aussi évoqué les circonstances qui ont permis de baliser le terrain afin de démarrer les pourparlers. C’est ainsi qu’il a cité les assises sur le nord en novembre 2013, les fora et autres rencontres intercommunautaires pour décrisper l’atmosphère des échanges inter-Maliens. Il n’a pas manqué de rappeler l’accord préliminaire de Ouagadougou du 18 juin 2013 et la feuille de route de juillet 2014 qui ont réaffirmé les lignes rouges du gouvernement malien à savoir l’unité nationale, l’intégrité territoriale du pays, la forme républicaine et laïque de l’Etat. Pour lui, les discussions qui ont eu lieu à Alger ont été très inclusives dans la mesure où les préoccupations de la société civile ont été écoutées et prises en compte.

Abondant dans le même sens, l’ex-Premier ministre, Mohamed Ag Hamani, de signaler qu’  » entre deux maux, il faut choisir le moindre « . Selon lui, même si l’accord n’est pas totalement bon, il a le mérite de réunir autour d’une même table les protagonistes pour des échanges constructifs pouvant ramener la paix et la réconciliation nationale. Il a insisté sur la nécessité d’être vigilant afin que les «  ennemis du Mali ne perturbent pas le processus en cours « .

Rappelons qu’outre cette conférence-débat sur la paix, la participation du ministère de la Réconciliation nationale à la quatrième édition du festival international de Sélingué a également consisté en l’animation d’un stand autour du même thème et l’intervention du ministre lors du concert de clôture le samedi 2 mai pour appeler la jeunesse à s’investir pour le retour de la paix dans le pays.

Massiré Diop

Source: L’Indépendant

Pour Chérif Ousmane Madani Haïdara : le Mali est divisé il y a longtemps

Le président de la Plateforme de la société civile malienne, Chérif Ousmane Madani Haïdara, a tenu ces propos le samedi 2 mai 2015 au stade omnisports Modibo Kéita lors d’un grand meeting. Un meeting à l’initiative de la Plateforme. Dans son adresse aux milliers de personnes venues pour la circonstance, ce grand dignitaire religieux a laissé entendre qu’il y a longtemps que le Mali est déjà divisé. Il en va pour preuve l’absence du pouvoir central à Kidal et le fait que plusieurs localités du pays échappent à son contrôle.

cherif ousmane madani haidara precheur imam

A en croire le gourou des leaders spirituels, ‘’si le Mali avait refusé de parapher l’Accord de paix en se comportant comme va-t-en guerre, c’est toute la communauté internationale qui allait se dresser contre lui avec des dommages collatéraux qui n’épargneraient personne’’. ‘’Nous avons perdu beaucoup de proches, du sang a coulé, il est temps pour nous tous d’être raisonnables et d’accepter l’option de la paix’’.

 

  1. D.

Source: Autre presse

Processus de paix : la guerre en guise de signature de l’accord

Cherchant à faire capoter, vaille que vaille, le processus de paix en cours, avec les nombreuses violations flagrantes du cessez-le-feu, la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) a choisi la spirale de la violence et non la paix. C’est pourquoi la guerre devient du coup inévitable et le seul moyen d’instaurer la paix.

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Depuis leur débandade de Ménaka, où les mouvements de plate-forme leur ont infligé une cuisante défaite, la Coordination des mouvements de l’Azawad procède  à des attaques et à des intimidations au  niveau des positions tenues par les Fama. De Léré à Diré et d’autres localités, ces bandits se sont heurtés à une vive résistance de l’armée malienne, déterminée à protéger ses positions. Ces bandits, au cours des attaques, ont perdu de nombreux combattants et de moyens roulants. Toute chose que leur radio de propagande n’ose pas chiffrer et en parler.

Les Fama, plus que jamais requinqués en bloc et ayant tiré les leçons des précédents échecs, ont compris le mode opératoire de la Cma, qui ne borne qu’à créer la psychose et la diversion pour prendre les villes. Cette fois, ils ont échoué, puisque les vaillants soldats maliens, déterminés à assurer l’intégrité du territoire, veillent au grain. Et c’est le moment pour l’armée de se monter plus entreprenante et plus ferme vis-à-vis de ces bandits armés, puisque chaque  fois, ce sont leurs positions qui sont attaquées ou ce sont les soldats maliens qui font l’objet d’attaques. Ils n’osent pas attaquer les mouvements de la plate-forme, parce qu’ils savent que c’est peine perdue. Car, la correction est plus sévère avec les milices d’auto-défense, le Gatia. La paix a un prix et c’est l’heure pour l’armée de sortir de sa réserve et faire valoir ses devoirs pour ramener la paix tant recherchée par le peuple malien.

Cette victoire du bien sur le mal est à la portée de l’armée. Et cette énième provocation des mouvements de la Coordination de l’Azawad doit être matée avec la dernière rigueur, pour amener ces bandits autour de la table et signer l’accord.  Car, la communauté internationale, dans son jeu de cache-cache avec le peuple malien, n’a pas réussi à ramener les bandits à parapher l’accord. Pis, elle n’a jamais condamné fermement les agitations de ces bandits à saboter le processus de paix en cours. Sauf qu’à mettre la pression sur les autorités de Bamako à  cautionner tel ou tel acte de ces bandits. Aujourd’hui, il urge pour l’armée et les autorités à prendre leurs responsabilités. Car, la situation ne saurait perdurer éternellement.

 

Soumaïla T. TRAORE 

Source: L’Oeil du Mali

Mon mot à dire : la Cma viole impunément le cessez-le-feu

Depuis la prise de Ménaka par le Gatia, les bandits armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma), dans leur débandade et pour faire capoter le processus de paix en cours, s’en prennent aux paisibles populations et aux positions des Forces armées maliennes (Fama). Cela, au vu et au su de la Minusma, sans qu’elle condamne leur attitude ignoble.

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Aujourd’hui, nous déplorons ce regain de tension dans le septentrion malien. Force est d’admettre que l’heure du sursaut d’orgueil a sonné pour les forces de défense et de sécurité face aux multiples attaques des bandits armés. Les Fama doivent plus que jamais arrêter de se maintenir sur l’inutile, c’est-à-dire le respect proprement dite du cessez-le-feu et se concentrer sur l’essentiel : la défense du territoire national par la traque des bandits armés et la libération des villes et villages.

L’attitude irresponsable de la communauté internationale à fermer les yeux sur les multiples violations du cessez-le-feu par la Cma et à ne condamner  les actes crapuleux commis par ces bandits, laisse croire que la seule issue pour une paix durable est de les mater. La preuve en est que ces bandits, ayant le seul souci de faire prospérer le trafic de drogue dans la partie nord du Mali, ont bravé toute une communauté internationale en refusant de parapher l’accord issu des négociations d’Alger. Cela, sans qu’ils soient inquiétés. Plus grave, la communauté internationale, à défaut d’imposer la paix, a été incapable d’infliger des sanctions à ces bandits  face aux multiples violations du cessez-le-feu et du refus des bandits à parapher l’accord. Encore que le représentant spécial de l’Union  européenne a laissé entendre  qu’aucune sanction n’est prévue pour faire fléchir ces bandits. Or,  les exemples sont multiples dans d’autres pays africains et dans d’autres continents où l’Union européenne a brandi des sanctions contre des parties au conflit pour les amener à de meilleurs sentiments.

Avec la tournure des événements, on note que dans le cas malien, il y a anguille sous roche. La communauté internationale ne joue pas un franc jeu avec le gouvernement malien et n’entend pas les cris de détresse des paisibles populations qui aspirent à la paix. Aujourd’hui plus que jamais, les autorités maliennes doivent s’assumer face à l’histoire et prendre toutes les mesures nécessaires, même s’il faut faire la guerre pour retrouver cette denrée si chère à notre pays : la paix, la paix, la paix !

 

Le Borgne

Source: L’Oeil du Mali

Le Point : L’Etat et la CI, tous coupables!

Il ne sert à rien de courir derrière la signature  d’un accord qui ne servirait  encore à rien.  Parce que tout accord qui n’a pas l’assentiment de tous les belligérants est difficilement applicable.  Au cours de la semaine dernière, des combats ont opposés les combattants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) aux forces armées et de sécurités du Mali tout comme au  groupe d’auto-défense GATIA que l’on considère proche de Bamako. Les localités ciblées par les hostilités sont : Ménaka, Léré, Goundam, Bintagoungoun, Diré et Tombouctou. Dans lesquelles,  plusieurs  personnes sont mortes de part et d’autres. Sans que  les groupes  rebelles n’aient pas manqué  à  procéder  à des prises d’otage.

soldat militaire minusma tombouctou nord mali

Comme si cela ne suffisait pas, des informations persistantes  font état de renforts des troupes et logistiques ainsi que  de mouvements de positions rebelles dans plusieurs localités des régions Nord, notamment à Kidal. Or, face à une telle situation très critique, les forces armées et de sécurité restent quasiment inactives. De même que Barkhane et la MINUSMA. Est-ce parce que l’Etat malien, désormais incapable de doter ses soldats de moyens suffisants pour assumer ses missions régaliennes, a-t-il délibérément  choisi l’inaction ? Quid, des forces étrangères ? Y aurait-il complot international contre le Mali ?

Une chose est malheureusement évidente, devant cette situation très alarmante, l’Etat ne fait pas signe de vie. Simplement, le ministère de la Défense et des Anciens combattants  ne fait que condamner les attaques et distiller par des  communiqués laconiques le nombre de morts et blessés. Alors que, l’on constate dans les faits et gestes des forces étrangères une volonté manifeste, à défaut d’appuyer les rebelles, d’indulgence à leurs égards. Car,  au vu et au su du gouvernement et du Président de la République, les soldats de l’opération Barkhane et de la MINUSMA affichent une attitude de laxisme vis-à-vis des rebelles, comme s’ils étaient là pour leur  protection.

Il faut donc que l’Etat malien se ressaisisse pour convaincre la Communauté Internationale (CI) que la guerre totale et sans complaisance contre les soi-disant rebelles et leurs alliés narcotrafiquants est la seule voie qui peut ramener la paix, le dialogue et la convivialité dans cette partie de son territoire.  De même, bien que le septentrion soit devenu un enjeu international, il faut que la Communauté Internationale ait un peu de bonne foi qui l’a toujours manquée dans le traitement de la crise.  Puisque l’Etat du Mali, à terme, sera face à elle  le seul  interlocuteur  valable pour faire des accords économiques et stratégiques.

Sinon, le peuple malien doit alors se lever  comme un seul homme pour défendre la cause nationale.  Comment ? A travers une forte mobilisation populaire pour dénoncer l’inaction étatique et le manque de clairvoyance de nos plus hautes autorités, en l’occurrence sur le plan diplomatique, qui semblent laisser le terrain de l’initiative à la seule Communauté Internationale. Mais aussi le peuple doit dénoncer le complot international dont est victime notre chère  patrie.

Dorénavant, les soldats maliens ne doivent  plus être massacrés pour que cela soit  le silence radio de la part de la communauté internationale. Laquelle a pourtant  toujours haussé le ton, lorsque ce sont des rebelles qui sont tués. Ainsi, l’attachement du gouvernement à la signature  prochaine de l’accord le 15 mai, ne doit pas lui faire  oublier qu’il a aussi  le devoir régalien de protéger la vie, les droits et  biens physiques  des citoyens.

Populations du Mali, réveillez-vous donc !

 

Alfousseini Togo

Source: Le Canard de la Venise

Processus de négociations d’Alger: Vers un accord de cryptorchidie !

Le Mali serait-il en panne d’intelligence diplomatique ? Ce n’est pas du tout violent de s’interroger ainsi. Car, les mots ont même des puissances pour créer l’être. Le verbe c’est fait chair !

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Le processus de négociations d’Alger ressemble à un grand flou diplomatique qui va dans tous les sens depuis son démarrage et depuis l’indépendance du Mali. Cela ressemble aussi à la faible prise en compte des contextes géostratégiques et de la globalisation qui brassent le monde à travers la puissance des multinationales. Ces dernières, pour avoir accès aux matières premières, sont capables de faire tout en influençant les gouvernements, les organismes internationaux des droits de l’homme, les banques et les structures de création de richesse nationales des pays affaiblis.

Nous avons vu dès le début du processus une approche sans orientation vers une diplomatie proactive capable de réunir les forces diplomatiques du pays. Tout le monde est là : le Maroc et l’Algérie, la Russie et l’Union européenne, les USA et la France, l’Allemagne et l’Angleterre, la CEDEAO et l’ONU, les alignés et les non-alignés, le Venezuela et les USA. On a flirté avec celui qui est et celui qui n’est pas. On a flirté avec le Dieu des arabes et le Dieu des occidentaux. On a pu tracer peut être des lignes rouges dans la négociation, mais pas de ligne rouges pour les négociateurs.

Ça s’appelle tout simplement de la panne diplomatique ou une diplomatie dépassée et sans vision. Les compétences isolées des diplomates ne suffisent plus mais une approche diplomatique systémique bien dosée avec le fonctionnement des institutions nationales et l’implication du peuple dans la démarche globale.

La globalisation n’est pas encore bien cernée par nos gouvernants. La diplomatie n’est plus le bien parler français, elle n’est plus connaître comment l’on présente une lettre de créance, ce n’est plus, encore moins, être d’un seul module de formation en relations internationales, ce n’est pas aussi bien s’habiller à la cravate Cardin ; les conseillers mal formés en géostratégie et en globalisation économique ne suffisent plus dans le Ministère en charge ou dans nos représentations diplomatiques. Nos ambassadeurs sont choisis comme aussi dans l’armée, aucun d’entre eux n’a un cahier de charges  selon le contexte de la zone diplomatique qu’il couvre. Ces derniers attendent l’ouverture des crédits et souvent attendent Bamako pour acheter un seul stylo. A quel niveau vous avez une analyse diplomatique quand on doit se prononcer sur une position stratégique comme les accords en négociations  d’Alger ? Nulle part au niveau du gouvernement ! De  simples concertations entre ministres, Premier ministre et Président pour des décisions cruciales. On se laisse guider par des sentiments propres et non la sauvegarde des intérêts capitaux du pays.

On cherche à occuper des postes diplomatiques pour des privilèges en disant aux peuples que la diplomatie est très compliquée.  Vous parlez  de quoi mon frère ?  Vous posez la question à nos diplomates pourquoi les accords de partenariat économique avec l’union européenne ? Ils vous diront sans même savoir de quoi ils parlent, qu’ils sont très bénéfiques pour le Mali sans savoir qu’on diminue les recettes intérieures et dévalorise nos produits sur le marché international. Ce n’est pas leur faute,  car ils ne savent pas ce qu’ils disent !

Maintenant parlons de l’accord à signer le 15 Mai.

Ce n’est pas trop de dire que c’est une démarche atypique de signer un accord avec ou sans l’ensemble des protagonistes. Il me semble que ce n’est pas assez fréquent, mais c’est une innovation si ça peut nous amener vers la paix que tout le monde cherche depuis la nuit des temps. C’est une autre façon de mettre la pression sur les rebelles ? Ce n’est pas trop de dire que c’est un processus qui  ressemble à la déclaration unilatérale d’un cessez-le-feu dont le dernier a été  mis en forme par l’aide de la république islamique de la Mauritanie. Dans la bagarre des  enfants,  on appelle ça  une démission ou un accord  atteint de cryptorchidie.

Car, on  n’a pas assez de  « couilles » pour aller plus loin. C’est aussi peut être la paix des braves. Peut-être dire ainsi va faire tomber  sur nous la foudre promise en mars 1991 par un « grand républicain ». Mais pourvu que le poular  ou le touareg de Ménaka ait la paix après cette date. Un accord signé de cette manière peut-il donner  des résultats à hauteur de souhait ? De même, ne   permet-il d’éviter de recommencer à zéro ? Un an, deux, trois, dix… ce n’est pas trop pour s’essouffler dans la construction d’une paix durable selon l’approche de la gestion non violente des conflits. Alors devons nous faire  confiance à nos gouvernants, en considérant qu’ils ont le bout cette fois-ci ?  Car,  l’intelligence diplomatique serait  en marche en remontant les manches et en repliant nos organes de producteurs de bravoure.

De toute  façon Soundiata  n’a-t-il pas combattu sans ses organes biologiques au complet ? Nous allons certainement croiser les doigts mais jamais les bras comme nos ancêtres face aux occupants de toute sorte. Je suis prêt à parier que cet accord sera signé sans ou avec les protagonistes et que d’autres groupes bourgeonneront et nous les ferons face avec un peuple debout et bien engagé.

Plutôt la mort diplomatique que la honte, nous vaincrons !

 

SDF

Source: Le Canard de la Venise

Attaque sur le camp de la MINUSMA à Kidal

Ce matin vers 4h45 à Kidal, le camp de la MINUSMA a été la cible de tirs de mortiers. Au total 6 à 8 obus de mortiers ont été tirés. L’attaque, qui a duré une vingtaine de minutes, n’a pas fait de victimes ni causé de dégâts matériels.

minusma oun nation unis logo

Vers 6h30, un véhicule civil a sauté sur un engin explosif improvisé ou une mine à 1 km au nord du camp de la MINUSMA. Deux civils ont été blessés.

Les Casques bleus de la MINUSMA ont répondu à l’attaque et ont renforcé la sécurité du camp. La Force de la MINUSMA effectuera des patrouilles pour localiser le lieu de l’attaque et assurer la sécurité de la population civile.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et Chef de la MINUSMA, Mongi Hamdi, condamne avec fermeté ces actes criminels et lâches. Il réitère la forte détermination de la MINUSMA à continuer de s’acquitter de ses responsabilités en appui au Mali, ainsi qu’à son peuple en quête d’une paix durable.

Source: Minusma

De Lere a Dire en passant par Aguel Hoc: La débandade des rebelles

Les groupes rebelles ont lancé  cet après-midi  un assaut  contre le camp de la gendarmerie et du camp des gardes  de Diré. Ce sont les hommes de Dina qui sont à l’origine de l’attaque.

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Venus à bord d’une dizaine de pick-up lourdement armés, les assaillants ont attaqué la gendarmerie de Diré, le camp de la Garde nationale et s’en sont pris aux populations civiles.

Alertée vers 16 heures, une patrouille de l’armée malienne sous le commandement du Colonel Oumar Diarra s’est déployée dans la ville en chassant les bandits. Les populations auraient beaucoup contribué aux côtés de l’armée malienne.

Une source locale indique que « l’armée malienne venue au secours des populations en parvenant à neutraliser plusieurs  assaillants, mais malheureusement, ces bandits ont pu amener avec eux, quelques  éléments de la  gendarmerie et habitants de la ville, pris en otage. »

Des sources indiquent que 2 véhicules des assaillants ont été brûlés et 5 autres saisis. Il y aurait aussi deux à trois morts parmi les assaillants. Une troisième source indique 6 véhicules ont été récupérés et une trentaine de prisonniers parmi les assaillants. Les populations à peine libérées seraient actuellement dans la rue pour saluer Dieu et les FAMA.

De sources sécuritaires, nous appris qu’après leur débâcle de Ménaka, les éléments du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) s’étaient repliés dans différentes localités comme Intadouft ou encore Intadeyni. Ils y ont été délogés par les éléments du Gatia au cours des opérations de ratissage. A Intadouft, ils ont perdu 10 hommes et 4 pick-up. Ils ont aussi été malmenés à Intadeyni le 30 avril 2015.  Le MNLA qui a combattu à Intadeyni était lourdement armé avec 21 véhicules. Les opérations étaient dirigées par Moussa Najim, Malick Wanasnat et Ahmad Ag Rhissa.

Après des combats extrêmement intenses qui ont vu le Gatia leur infliger de lourdes pertes à Ménaka et ses environs, les rescapés des rebelles Touaregs du MNLA sont donc rentrés à Kidal et à Tinzawatin. Mais ils ne sont pas rentrés tout bonnement puisque dans leur repli, ils ont enlevé 4 frères Imghad (l’ethnie du patron de Gatia El Hadji Gamou) sur le puits d’Ilamaghan, vers Fanfi, le même 30 avril pour, dit-on,  les échanger contre un chef de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) détenu par la Plateforme.

Toujours au cours du même repli, les rebelles ont assassiné un couple de vieux à 100 kms au Nord de Ménaka à Inguichad.

Face à ce succès militaire du Gatia et le sauve-qui-peut des rebelles, le poste MNLA d’Aguel Hoc a donc pris peur. Ses éléments se sont repliés vers la frontière algérienne dans la nuit du 30 avril. Il y a de quoi quand on sait que le noyau du Gatia est constitué de combattants  ressortissants d’Aguel Hoc et de Kidal. Convaincus qu’ils sont mal aimés par les populations et craignant une probable arrivée du Gatia dans la ville, les éléments du poste d’Aguel Hoc ont pris l’option qui consiste à se sauver.

Nous avons aussi appris que les assaillants de Léré après leur repli, ont été aperçus hier 1er mai 2015 dans l’après-midi en partance vers Ziguini, Foita et Hassi après avoir obtenu du carburant et évacué leurs blessés. D’après le témoignage d’un résident de Fassala (Mauritanie) venu faire des courses à Léré, le 14e mort parmi les assaillants blessés a été enregistré à l’infirmerie de ladite localité ce samedi à 9h40mn.

Des sources émanant des populations de Léré indiquent que les assaillants auraient perdu environ 70 hommes dans les combats. 3 Toyota remplies de corps auraient été aperçues par un habitant de Léré du haut de son toit. Il faut dire que l’objectif de la CMA était de prendre coûte que coûte Léré en contrepartie de Ménaka en vue d’obtenir la réouverture des négociations à Alger. RFI avait déjà préparé la communication pour ce faire en parlant de prise de la localité, comptant sur le ralliement des populations. Mais le plan machiavélique est tombé dans l’eau puisque contre toute attente, les FAMA ont réagi vigoureusement.

Mais pourquoi les rebelles veulent tant la réouverture des négociations ? Selon nos informations, l’avant dernière mouture de l’Accord de paix et de la réconciliation nationale d’Alger prévoyait une autonomie graduelle des régions de l’Azawad dans un chapitre. Mais à la dernière minute, l’Algérie l’aurait enlevé. Ce qui a précipité le paraphe du document par la partie malienne et le refus de la CMA laquelle compte obtenir une renégociation dudit chapitre. Aussi, l’échec de la prise de Léré par les rebelles aurait fâché les officiers d’un pays dit ami du Mali.

 

Nous avons aussi appris que la CMA a aussi démantelé son poste de Foita, toujours vers la frontière Mauritanienne. Elle comptait sur des renforts qui devraient venir de la Libye et de Boko Haram. Il se trouve que rien n’est venu de la Libye et que son allié traditionnel Boko Haram a fort à faire avec une coalition sous-régionale composée du Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria alors que l’Algérie a décidé de surveiller strictement ses frontières. Faute de renforts venus de l’extérieur, la CMA ne peut que compter maintenant sur les terroristes locaux.

Source: L’Informateur

Tenenkou attaqué hier par les éléments proches du CMA : 10 assaillants tués et des armes récupérées

L’attaque perpétrée par des éléments incontrôlés de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad (CMA) sur les positions des forces armées et de sécurité du Mali dans la localité de Ténenkou aura duré quatre heures. Bilan provisoire : 11 morts, dont 10 assaillants, des blessés, 3 véhicules détruits, 5 armes récupérées ainsi que des motos.

 mnla azawad touareg rebelle bandits arme cma

Située à quelques kilomètres de Mopti, la ville de Ténenkou, a été le théâtre d’affrontements sanglants entre les éléments proches du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les Forces armées maliennes (FAMa) et de sécurité du Mali, mardi 5 mai 2015, aux environs de 5 h 30.

L’armement et les signes particuliers des bandits qui ont attaqué les positions des forces armées et de sécurité du Mali dans le tribunal et la préfecture de Ténenkou ont permis la population locale d’identifier les assaillants.

Les bandits armés ont simultanément attaqué les quatre points stratégiques de la ville. Il s’agit du point focal Opération riz, la préfecture, le tribunal et la gendarmerie. Plus d’une dizaine de véhicules, de motos et d’autres armes étaient engagées sur le terrain par les éléments du MNLA. Des sources ont indiqué que le combat a pris fin aux environs de 9 h. Après quatre heures de tirs, l’armée malienne a repoussé les assaillants hors de la zone.

Le bilan provisoire des affrontements se chiffre à 11 morts, dont 10 assaillants, 6 blessés, 3 véhicules détruits, 5 armes récupérées ainsi que des motos. Côté armée, on a constaté 1 mort et 3 blessés. Ce nouvel assaut des assaillants de la Coordination des mouvements de l’Azawad indique une réalité bien triste : menacer la stabilité sociale et entraver la signature de l’accord définitif de paix et de réconciliation à Bamako, le 15 mai prochain par le gouvernement, la Médiation internationale et les groupes qui aspirent à la paix dans la partie septentrionale.

En tout cas, c’est la troisième fois, en trois mois, que la localité de Ténenkou est attaquée par des hommes armés.

Bréhima Sogoba

 

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Attaque de Tenenkou :

Le communiqué du gouvernement

Le gouvernement de la République informe l’opinion nationale et internationale que ce mardi 05 mai 2015, vers 5 heures du matin, de bandits armés ont attaqué la ville de Teninkou, région de Mopti, portant atteinte à la sécurité des personnes et des biens.

Fidèles à leur mission républicaine  de défense des populations et du territoire, les forces armées et de sécurité du Mali ont riposté et repoussé les assaillants.

Le bilan est  le suivant :

Coté FAMA : (01) mort et trois blessés

Coté ennemi : 10 morts et plusieurs blessés.

D’importants matériels de guerre ont été saisis par les forces armées et de sécurité.

Le Gouvernement de la République du Mali prend à témoin la communauté internationale face à cette recrudescence de la violence provoquée par des forces ennemies de la paix et des tous les accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités.

Le Gouvernement de la République du Mali renouvelle son soutien aux forces armées et de sécurité dans leur mission de sécurisation des personnes et des biens, de défense du territoire, face à ces actes terroristes.

 

Bamako, le 05 mai 2015

 

source : L’Indicateur du Renouveau

Combats meurtriers à Ténenkou entre armée et rebelles touaregs

Ténenkou, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Mopti, a été le théâtre de violents affrontements entre l’armée malienne et des rebelles du CMA, mardi 5 mai. C’est la quatrième attaque de ce type depuis la prise de Ménaka par le Gatia, une milice pro-gouvernementale, fin avril, tandis que les tractations s’intensifient à Bamako pour parvenir à la signature effective des accords d’Alger, prévue le 15 mai.

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Le calme est revenu dans la localité malienne de Ténenkou, après de violents combats qui y ont éclaté le matin entre l’armée malienne et des combattants rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), dont est membre le MNLA. Selon un communiqué du gouvernement malien, il y a eu « un mort et trois blessés » du côté des forces gouvernementales et « dix morts et plusieurs blessés » chez les assaillants.

Les combattants de la CMA ont lancé leur attaque sur cette ville située à 100 kilomètres à l’ouest de Mopti, dans le centre du pays, vers 5h du matin (TU). L’armée malienne est parvenue à les repousser en milieu de journée.

Tractations à Bamako

Ténenkou est la quatrième ville à être attaquée par les rebelles touaregs de la CMA depuis le 28 avril, date de la prise de Ménaka par le Gatia, un groupe armé progouvernemental. Une dégradation de la situation sécuritaire qui intervient à moins de dix jours de la cérémonie de signature de l’accord de paix d’ Alger, prévue à Bamako le 15 mai. Bamako, où l’activité diplomatique est de plus en plus intense et où d’intenses tractations sont en cours pour que soit maintenue la date du 15 mai pour la signature des accords de paix d’Alger.

Des invitations ont déjà été adressées à plusieurs chefs d’Etat, notamment de la sous-région. Mais la mission de l’ONU et les autres membres de la communauté internationale s’arrachent les cheveux pour obtenir un cessez-le-feu entre les belligérants. Les événements de Ténenkou prouvent que ce n’est pas gagné d’avance.

Ménaka et Kidal au centre des débats

Kidal est aujourd’hui au centre des préoccupations. Mohamed ag Intallah, chef de traditionnel de la tribu touarègue des Ifoghas de Kidal qui a succédé à son père décédé en fin d’année dernière, séjourne actuellement à Bamako, où il enchaîne les réunions. Celui qui s’est déclaré opposé au principe de l’Indépendance du nord du Malimultiplie les rencontres pour apaiser la situation.

Reste le cas de la ville de Ménaka, qui demeure un véritable casse-tête depuis que le Gatia et ses alliés ont chassé des lieux le MNLA, le 28 avril dernier. Parmi les solutions, certains préconisent le départ du Gatia et plaident pour que la sécurité de la ville soit confiée aux Casques bleus de l’ONU. D’autres, à Bamako, évoquent également la possibilité de laisser la ville aux mains de l’armée malienne. Une option qui n’a pas l’aval de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les humanitaires se préparent à de nouveaux combats

La reprise des combats dans le centre et le nord du Mali, et la crainte d’une dégradation à venir de la situation sécuritaire mobilise également les acteurs de l’urgence humanitaire. C’est le cas de l’ONG Alima, qui fournit des soins médicaux d’urgence dans la région de Tombouctou, notamment à Goundam et à Diré, où ont lieu certaines des dernières attaques des groupes rebelles.

Olivier Van Eyll, coordinateur général d’Alima au Mali, a décidé d’activer un plan d’afflux de blessés de manière préventive. « La zone de Goundam, en particulier du nord de Goundam, pourrait être très sensible. Il pourrait y avoir des combats qui amènent des blessés », explique l’humanitaire.

Alima dispose déjà de matériels et de personnels médicaux sur place, mais prévoit de renforcer ces moyens. « Dans les deux centres de santé de référence, il y a un plateau chirurgical de base qui existe depuis le début de la crise. On a des anesthésistes et des médecins à tendance chirurgicale, et on est en train de prévoir d’envoyer – cette semaine – un renfort de chirurgiens, pour la prise en charge des blessés. »

Prise en charge des blessés compliquée

Entre les attaques des rebelles, la menace des terroristes jihadistes et celle des bandits de grand chemin qui sillonnent la zone, le travail des humanitaires est pour le moins compliqué. La principale difficulté est le transport des blessés, la rapidité avec laquelle il est pris en charge. L’enjeu, c’est « comment le blessé passe du village au centre de santé communautaire, puis du centre communautaire au centre de santé de référence et ensuite arrive à l’hôpital », expose Olivier Van Eyll.

Sur le terrain, les ONG font comme elles peuvent. « Il y a quelques jours, on a dû transférer quatre blessés de Goundam vers Tombouctou. On a dû le faire en pinasse, en pirogue. Ça a pris six heures… Ce n’est pas l’idéal pour un blessé, mais le blessé est d’abord stabilisé et ensuite on le transfert en pirogue. »

SOURCE : RFI

Mali : L’Union africaine se démarque

Quoiqu’apparemment dominante dans la Communauté internationale, la tendance n’est point partagée par l’Union africaine qui s’est pour sa part illustrée par une approche beaucoup moins biaisée de la situation qui prévaut, suite aux récents développements dans le Nord-Mali. A l’issue de sa 502e réunion qui s’est tenue à Nouakchott, le Conseil de paix et de sécurité de l’Ua s’est penché sur la question malienne avec plus d’intransigeance sur l‘intégrité territoriale et  l’unité d’un Etat souverain en proie aux attaques terroristes, aux harcèlements de sa  population civile et ses positions militaires.

Pierre Buyoya chef misahel conference presse union africaine

C’est pourquoi l’Ua estime que l’Accord pour la paix et la sécurité en voie d’être conclue constitue non seulement un document équilibré de stabilité du Mali mais également une arme efficace contre «le terrorisme et la criminalité transnationale» dans toute la région. Autant de raisons, selon l’Union africaine, pour que les mouvements armés de la rébellion se joignent sans délai à sa signature, le 15 Mai prochain à Bamako.

Quant à la recrudescence de la violence et aux évolutions récentes de la situation, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine les perçoit comme des affrontements entre mouvements armés dissociables de toute action étatique. Toutefois, sa solidarité et son accompagnement ne feront pas défaut à la Communauté internationale dans sa dynamique d’infliger des sanctions ciblées aux entités et individus qui déstabiliseraient le processus de paix par des actes ou propos incitatifs à la violence.

A.KÉÏTA

Source: Le Témoin

Insécurité : Une voiture suspecte garée dans une rue à Magnanbougou suscite l’émoi

 

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Hier mardi, vers les environs de midi à Magnanbougou, les forces de sécurités composées des éléments de la gendarmerie, de la police et du génie militaire sont venues vérifier un véhicule de marque BMW qui était stationné dans la rue, non loin du bâtiment où l’artificier de la terrasse a été appréhendé. Le véhicule en panne depuis le dimanche a été présumé suspect. C’est suite à cette situation que les forces de sécurité sont arrivées pour  vérification : s’assurer que le véhicule n’était pas  piégé avec des engins explosifs. Ainsi, après constat, il s’est avéré que la voiture ne représente aucun danger pour les habitants. Elle a été, ensuite, remorquée jusqu’à la gendarmerie.

Source: Lerepublicainmali

Onze morts dans des combats à Tenenkou au Mali

 

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BAMAKO, 6 mai (Reuters) – Des combats lors d’une attaque de la ville malienne de Tenenkou par des hommes soupçonnés d’être des rebelles du Nord ont fait 10 morts chez les assaillants et un mort au sein de l’armée malienne, annonce le gouvernement dans un communiqué. Tenenkou, située à environ 400 km au nord de la capitale malienne Bamako, a été attaquée mardi avant l’aube, selon le ministère de la Défense et la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Trois soldats ont également été blessés dans les combats. Les assaillants ont été repoussés. Selon un porte-parole du ministère de la Défense, les troupes maliennes ont pris des armes et des véhicules aux attaquants. Le gouvernement les a décrit comme des “bandits armés”, mais la Coordination des mouvements de (CMA), organisation qui regroupe des groupes séparatistes arabes et touaregs, a revendiqué la responsabilité de l’attaque dans un communiqué et affirme que ses combattants avaient pris le contrôle de Tenenkou. L’information n’a pu être vérifiée de façon indépendante. Tenenkou a été attaquée deux fois en janvier, par des milices peules, qui ne sont pas membres de la CMA. Un accord de paix entre le gouvernemnt et les rebelles doit faire l’objet d’une signature préliminaire le 15 mai. Il vise à mettre fin aux vagues de soulèvements qui ont lieu depuis une cinquantaine d’années dans le nord du Mali, essentiellement de la part des rebelles touaregs qui revendiquent l’indépendance. Le dernier en date, en mars 2012, lors duquel les forces séparatistes se sont alliées aux islamistes pour s’emparer brièvement des deux tiers du nord du pays, a été repoussée par une intervention menée par la France début 2013.

Source : Reuters

Algérie – Mali : Le Président Bouteflika reçoit l’envoyé spécial du Président malien

M. Zahabi Ould Sidi Mohamed : « Le gouvernement malien optimiste quant à la signature de l’accord de paix et de réconciliation par toutes les parties »

Zahabi Ould Sidi Mohamed ministre Réconciliation nationale Abdelaziz Bouteflika president algerien

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier à Alger M. Zahabi Ould Sidi Mohamed, envoyé spécial du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. M. Zahabi Ould Sidi Mohamed, ministre de la Réconciliation nationale du Mali, est porteur d’une lettre du Président malien au Chef de l’Etat. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

M. Zahabi Ould Sidi Mohamed : « Le gouvernement malien optimiste quant à la signature de l’accord de paix et de réconciliation par toutes les parties »

Le gouvernement malien est « optimiste » quant à la signature le 15 mai prochain de l’accord de paix et de réconciliation au Mali par toutes les parties concernées, a indiqué hier à Alger M. Zahabi Ould Sidi Mohamed, envoyé spécial du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.

« Le gouvernement malien est en train de préparer cette cérémonie qui aura lieu le 15 mai à Bamako et est très optimiste par rapport à la signature » de cet accord par les parties maliennes, a indiqué M. Zahabi Ould Sidi Mohamed à la presse à l’issue d’une audience que lui a accordée le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. M. Zahabi est porteur d’un message du Président malien au Chef de l’Etat portant sur la tenue de cette cérémonie. Le responsable malien, également ministre de la Réconciliation nationale, a affirmé que « dans tous les messages que nous recevons, les parties ont exprimé leurs bonnes intentions et leur attachement au processus de paix », relevant, toutefois, l’existence de « quelques escarmouches sur le terrain qui n’influenceront pas sur l’évènement du 15 mai ». Il a estimé, en outre, que « tous ces petits problèmes, qui ont lieu actuellement sur le terrain, trouverons une solution avec la signature de l’accord du 15 mai ».

« La signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale va permettre à toutes les parties prenantes de poursuivre le dialogue au sein de commissions », a-t-il ajouté. Sur le paraphe par les parties maliennes de l’accord de paix et de réconciliation nationale en mars dernier à Alger, M. Zahabi a indiqué que cet accord « présente une particularité qui est celle d’être largement inclusive ».

La médiation internationale avec comme chef de file l’Algérie visait ainsi à trouver une solution au conflit dans le nord du Mali visant aussi la stabilité de la sous-région, a-t-il dit. Il a expliqué, en outre, que « lors de la cérémonie de signature à Bamako, les pays de la sous-région, les organisations internationales et les parties prenantes au Mali à savoir les groupes armés, la société civile et les leaders des communautés seront présents ».

« Cela réserve un caractère largement inclusif de ce processus qui lui donne beaucoup de chance de succès, à travers l’accompagnement par la suite de la communauté internationale dans la mise en œuvre de l’accord », a expliqué M. Zahabi.

 

Source: Elmoudjahid

 

La violation de la trêve sans effet sur la signature de l’accord de paix (ministre)

Le ministre malien de la Réconciliation nationale a affirmé mardi à Alger que la “transgression” du cessez-le-feu dans son pays ne devrait pas avoir d’influence sur la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les rebelles du nord, prévue le 15 mai.

Zahabi Ould Sidi Mohamed ministre Réconciliation nationale

“La transgression du cessez-le-feu et les violences à Menaka et Léré ne devraient pas influer sur le processus de paix au Mali, la solution définitive à cette situation consistant en l’accord de paix et de réconciliation nationale qui sera signé le 15 mai prochain à Bamako”, a déclaré Ould Sidi Mohamed Zahabi, cité par l’agence algérienne APS.

Des affrontements meurtriers ont opposé, cette semaine et la semaine passée, l’armée à des rebelles dans des localités du nord et du centre du pays.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a exhorté dimanche tous les protagonistes à cesser les hostilités et à évacuer les positions nouvellement occupées.

“Le gouvernement du Mali condamne toutes ces violations (du cessez-le-feu) et ce qui arrive dans ces villes, ce sont des affrontements entre mouvements et entre groupes armés”, a observé M. Zahabi.

Le ministre s’est entretenu avec le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, dont le pays a conduit la médiation qui a abouti au processus de paix.

“Chaque processus (de paix) est émaillé d’embûches. De ce fait, nous essayons de relativiser tout cela de manière à ce que les partisans de la paix, qui sont majoritaires, fassent triompher la raison”, a ajouté M. Zahabi.

Le ministre malien a lancé un appel pour que “tout le monde soit présent le 15 mai et qu’il y ait un cessez-le-feu définitif sur l’ensemble du territoire malien”.

Il a affirmé que “la majorité des acteurs ont répondu par la positive quant à leur présence au rendez-vous du 15 mai”, précisant à ce propos que les “messages” lui parvenant de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) le laissent “optimiste” quant à sa présence à la cérémonie de signature.

La rébellion a récemment donné son accord pour parapher l’accord de paix, près de deux mois après sa signature le 1er mars par Bamako et ses alliés.

AFP

Source: Libération

La Mauritanie réitère son appui au Mali pour une « paix durable entre toutes les parties »

La Mauritanie continue à apporter son soutien au Mali pour une « paix durable entre toutes les parties et le retour à la stabilité dans ce pays», a déclaré mardi à Nouakchott le ministre malien de la solidarité, de l’action humanitaire et de la réconciliation dans le nord du Mali, Hamadou Konaté.

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M. Konaté a précisé que ce « soutien permanent » a été réitéré par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz lors d’une audience au cours de laquelle il lui a remis un message du président malien Ibrahim Boubacar Keita.

Ce message a trait à la « consolidation des liens d’amitié entre les dirigeants des deux pays et la gratitude du gouvernement et du peuple maliens à la Mauritanie pour son appui constant », a aussi dit l’émissaire du président Keita à l’issue de son entrevue avec Ould Abdel Aziz.

Il a également exprimé la reconnaissance de son pays pour l’intérêt et l’hospitalité dont fait l’objet la communauté malienne résidant en Mauritanie depuis le déclenchement de la crise sécuritaire dans ce pays.

Le ministre malien a situé le message dont il est porteur dans la « tradition de concertation et de coordination permanentes entre les eux pays frères ».

Des affrontements ont lieu actuellement entre l’armée malienne et des rebelles azawadi non loi de la frontière avec la Mauritanie.

Source : APA

Bilan des combats à Ténenkou : 1 mort et 2 blessés du côté des FAMA, au moins 6 morts et plusieurs blessés du côté des rebelles

L’armée malienne est parvenue à repousser la violente et dure attaque dont a fait l’objet la ville de Ténenkou dans la région de Mopti ce mardi 05 mai 2015. Des assaillants qui appartiennent à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) avaient attaqué la ville depuis 05heures du matin.

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Les combats qui ont été très acharnés ont duré des heures et des heures. C’est vers 15 heures qu’ils ont cessé quand les FAMA ont réussi à prendre le dessus sur l’ennemi au prix d’énormes sacrifices. De sources sécuritaires, on apprend qu’un militaire malien a succombé à ses blessures et 2 autres sont gravement blessés. Du côté des rebelles, il y a au moins 6 morts et plusieurs blessés, 3 véhicules et 5 armes ont été saisis. Dans leur fuite, les assaillants ont pris le soin d’emmener leurs blessés avec eux. La ville est sous contrôle et les populations qui étaient terrées chez elles depuis le matin ont commencé à sortir pour vaquer à leurs occupations. Cette attaque interpelle les autorités maliennes par rapport à la nouvelle donne que les rebelles veulent nous imposer. Après Goudam, Léré et Diré, c’est Ténenkou qui a été attaquée aujourd’hui par les séparatistes en guise de représailles à la belle correction que le Gatia leur a infligé à Ménaka. La situation sécuritaire se dégrade au fur et à mesure qu’on s’approche du 15 mai, date de la signature de l’Accord d’Alger à Bamako.

A. Diakité

Source: Autre presse

Nouvel assaut des groupes armés : Tenenkou attaqué par les rebelles tôt ce matin

 

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Décidément la paix s’éloigne de plus en plus avec les séparatistes qui viennent de s’attaquer tôt ce matin  dans les environs de 5 h 45 mn à la ville de Tenenkou. Des  hommes lourdement armés ont lancé l’assaut contre cette localité, une ville située à quelques kilomètres de Mopti.  Selon une source sécuritaire, les combats se déroulent toujours. C’est la troisième fois, en trois mois, que la localité de Tenenkou est attaquée par des hommes armés.  Pour le moment, nous ne détenons d’aucun bilan.

Nous y reviendrons

Général Barrera, libérateur du Mali “Mourir, un risque du métier”

Il a mené avec ses hommes, dès janvier 2013, l’opération Serval : des combats sans merci contre les djihadistes qui terrorisaient le pays. Embuscades, attaques kamikazes, enfants soldats, corps-à-corps… La guerre fut intense, traumatisante. Toujours en fonction, le général Bernard Barrera raconte ce  qu’il a vécu auprès de ses soldats dont la plupart, très jeunes, ont connu là un terrible baptême du feu.

Le général Bernard Barrera commandait les 4 000 hommes de la composante terrestre de la brigade Serval. « C’est lui qui a gagné sur le terrain, dans le nord du Mali, une des batailles les plus dures que l’armée française ait eu à livrer depuis la fin de la guerre d’Algérie », estime l’ancien chef d’état-major, le général Bentégeat. Parti de Bamako jusqu’à la frontière algérienne à travers le Sahara, le parcours de Serval rappelle l’épopée de la colonne Leclerc qui, jadis, quitta Fort-Lamy (N’djamena) au Tchad pour atteindre le nid d’aigle de Hitler en Allemagne après avoir libéré Paris en liesse. Intégré dans la brigade de blindés qui s’étirait sur des kilomètres, j’ai vu la joie des Maliens dans chaque village que nous traversions, heureux de retrouver la liberté après l’occupation par les djihadistes d’Al-Qaïda, que Barrera traquera jusqu’à leur repaire. Les combats furent d’une violence inouïe, finissant parfois quasiment au corps-à-corps et 900 terroristes ont été tués en deux mois. Près de ses hommes, un moral à renverser des montagnes, le général leur fit la guerre jusqu’au bout. Sans gloriole mais avec le panache et la pugnacité des officiers d’antan, qui sont à l’origine de sa vocation. Fait rarissime pour un général toujours en activité, il raconte « de l’intérieur », dans son livre, la guerre des sables qu’il vient de mener et qui continue aujourd’hui sous une autre forme.

Paris Match. L’opération Serval que vous avez conduite ­a-t-elle mis un coup d’arrêt à la menace des djihadistes ?
Général Barrera. Oui. Ils occupaient, il faut se rappeler, la moitié du Mali où ils imposaient la charia. On voyait sur des vidéos des gens qui étaient fouettés, des femmes lapidées. Ils contraignaient la population à vivre sous le diktat de lois moyenâgeuses, comme on peut le voir dans le film “Timbuktu”. Il fallait intervenir. Surtout que les djihadistes se croyaient tellement forts qu’ils pensaient conquérir tout le pays. Le président de la République a pris la décision de déclencher l’attaque qui a démarré le 11 janvier 2013. Et, sept mois plus tard, un président était démocratiquement élu au Mali. Cela a été possible grâce à notre action militaire.

Après la prise aux djihadistes de la boucle du fleuve Niger et des villes de Tombouctou et de Gao, vous vous êtes attaqué à ce que vous appelez leur “château fort”, le massif des ­Ifoghas, au nord du Mali.
On a progressé au nord jusqu’à la frontière algérienne et du côté est jusqu’à celle du Niger, qui étaient alors leurs sanctuaires. Pendant quinze jours, on ne savait pas où ils se trouvaient malgré les vols de reconnaissance. C’était “le brouillard de la guerre”, comme l’écrit le général et théoricien Clausewitz. Mais, le ­19 février, des légionnaires sont tombés dans une embuscade au début de la vallée d’Amettetaï. Ils ont résisté en attendant des renforts. C’est là que le sergent-chef Vormezeele du 2e Rep a été tué. J’ai compris que leur château fort était là, dans ce massif montagneux. Deux jours après, les combattants islamistes d’un autre groupe ­attaquaient Gao. Le 21 février, une trentaine de kamikazes y étaient abattus par des soldats français et maliens. Dans le massif des Ifoghas, nos alliés de l’armée tchadienne, malgré 26 morts et 70 blessés dans leurs rangs, pénétraient de l’autre côté de la vallée pour couper la route aux djihadistes. Il fallait faire tomber leur donjon. Pendant deux semaines, les combats sont quotidiens. Mon souci est à ce moment-là que l’infanterie soit appuyée par des chars, de l’artillerie, des hélicoptères et des avions. Sans oublier des sapeurs pour déminer et des médecins pour évacuer les blessés. Nous avons éliminé plusieurs centaines de djihadistes. Nous, on a eu une dizaine de blessés.

Est-ce que vous avez été surpris par l’agressivité au combat des islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et des groupes armés qui sont leurs alliés ?
Oui. Ils sont très mobiles et effectuent des manœuvres ­rapides pour monter des embuscades et se cacher. Le caporal ­Charenton du 1er RCP a été tué pendant l’assaut d’une grotte. Pourtant, on avait tiré à l’intérieur un missile Hot depuis un hélicoptère et nos avions avaient largué des bombes GBU à guidage laser. Sans compter les tirs directs de chars. Mais il restait des ­défenseurs islamistes encore vivants. Les fantassins, c’est toujours l’arme des derniers mètres. C’est à ce moment-là que le caporal Charenton a été tué.

Quel est votre sentiment quand un homme que vous avez envoyé au combat est tué par l’ennemi ?
Je ressens une profonde tristesse, évidemment. Je sais que le deuil sera porté très longtemps par la famille. Le doute aussi est présent et je me pose toujours la même question : “Est-ce que j’ai bien tout préparé pour que mes hommes bénéficient de l’aide de toutes les armes que j’ai déployées sur le champ de bataille ?” Autour de moi, il y a toujours eu des militaires, depuis mon grand-père maternel, poilu en 14-18, et celui côté paternel, engagé dans la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, et enfin mon père, jeune lieutenant devenu une “gueule cassée” parce que grièvement blessé pendant un assaut en Algérie. Je sais ce que vivent les parents, la femme, les enfants de soldats disparus. Au Mali, chacun de nos morts me renvoyait au caporal-chef de 21 ans de ma famille qui a été tué en Indochine. J’ai pensé à lui tout le temps où j’ai commandé. Le brigadier-chef Yoann ­Marcillan, tué en 2012 en Afghanistan, était aussi présent dans mon souvenir. Commandant à l’époque la brigade Monsabert à Clermont-Ferrand, j’avais été chargé d’annoncer son décès à sa ­famille. C’était le jour du 6e anniversaire de mes fils jumeaux. J’ai quitté la maison pour me rendre au domicile du défunt. J’avais averti le maire du village. Lorsque nous sommes arrivés, la maison était vide. Les parents étaient partis faire des courses. On a attendu cinq heures devant la porte. C’est le père qui est arrivé en premier. Lorsqu’il m’a vu en uniforme, il a compris. Je lui ai dit : “Je suis venu vous annoncer la mort au combat de votre fils. Il est mort pour la France.” Je suis resté avec eux jusqu’à la nuit. Je leur ai dit que ce décès n’était pas vain.

Au Mali, quatre de mes soldats sont morts au combat. A chaque fois, à des milliers de kilomètres de l’Auvergne, je pensais à cette cour de ferme, à ce couple qui avait perdu son fils de 24 ans. A chaque famille, j’ai écrit une lettre où je décrivais les circonstances de la mort de leur fils ou de leur mari, et tout le bien que je pensais de lui. De retour en France, je suis allé les voir, ainsi que les blessés. A chaque fois, j’ai été impressionné non par la révolte, mais par la dignité de ces familles qui ont compris que le métier de soldat nécessite ­l’acceptation de la mort. La mort au combat n’est pas un accident de voiture. C’est un risque qui fait partie du métier. Celui du général, c’est de vaincre l’ennemi et de pas faire tuer ses soldats. Avant chaque opération, je leur disais : “C’est eux ou nous. Tuer l’ennemi avant d’être tué.” Malgré cela, la bataille continue et il faut faire en sorte que ces décès ne fragilisent pas le dispositif afin qu’il n’y en ait pas d’autres.

« Pour faire tomber leur donjon, deux semaines de combats quotidiens »

En opération de guerre, quelles sont les relations entre le général et ses hommes ?
Elles sont directes parce que nous sommes tous des soldats. On vit dans les mêmes conditions, la même chaleur, avec des ­rations pour se nourrir pendant quatre mois. Le rapport avec la mort, la peur peuvent s’immiscer dans les esprits. Alors, à chaque veille de combat, j’essayais de faire le tour des PC. Je disais aux lieutenants et aux adjudants : “On va chercher l’ennemi, on va ­devoir le déloger et, si on a des pertes, il faudra continuer. On va gagner. On peut.” Et j’ajoutais : “Je veillerai à ce que vous ayez les avions, les hélicoptères, les obus, les médecins et les moyens pour évacuer les blessés.” Puis, en regardant mes chefs de section dans les yeux : “Je compte sur vous pour commander vos hommes.”

N’avez-vous jamais eu de doute, de “vague à l’âme” en pensant que c’est vous qui, en envoyant vos soldats se battre, risquiez de les faire tuer parce qu’ils suivaient les plans d’attaque que vous aviez établis ?
J’assume mes responsabilités. C’est moi qui valide et signe les ordres écrits par mes états-majors. Je suis responsable de tous. La veille de l’attaque, je n’arrive pas à bien dormir et je suis avec eux par la pensée. Je sais que je ne suis pas à l’abri de pertes. Mais il faut assumer ses choix. Deux fois, par exemple, j’ai reculé car j’estimais que les conditions n’étaient pas remplies. Mon artillerie n’était pas encore arrivée. Je ne voulais pas lancer une opération sans l’appui de canons à longue portée.

Outre la mort de vos hommes, quels sont les moments qui ont été douloureux pendant ces combats meurtriers ?
Quand j’ai vu des enfants soldats qui avaient été kidnappés par Al-Qaïda. Là, j’ai compris que les djihadistes n’avaient pas les mêmes lois de guerre que nous. Un légionnaire a trouvé un enfant d’une douzaine d’années au pied d’un arbre, en train d’agoniser. Il a été soigné par nos médecins. On l’a ensuite confié au Comité international de la Croix-Rouge. Ces enfants soldats ont provoqué un choc chez mes hommes. Certains de ces gosses avaient le même âge que les leurs. Ils avaient la crainte d’avoir tué un enfant sans le savoir. A 800 mètres, impossible de distinguer une silhouette d’enfant au milieu d’adultes cachés entre des rochers. Plusieurs fois, mes soldats ont réussi à épargner des enfants en abattant seulement des terroristes.

Aujourd’hui, le massif des Ifoghas semble être redevenu le château fort que vous aviez pris il y a deux ans. Il abrite à nouveau des groupes terroristes qui sont parfois très près de la frontière algérienne.
Au cours de l’opération terrestre que j’ai menée, plusieurs centaines de djihadistes ont été éliminés et une grande partie de leurs katibas (une centaine d’hommes) ont été anéanties en deux mois de guerre. Ils ne sont plus capables d’occuper le terrain, ni assez nombreux pour livrer un combat classique. Il reste seulement des petits groupes terroristes qui mènent une guerre asymétrique et évitent le contact. La guerre a changé de visage. Le dispositif Barkhane a remplacé l’opération Serval et poursuit ­aujourd’hui la traque en opérant des destructions ciblées.

Sommes-nous préparés pour faire face à cette guerre contre le terrorisme qui risque de durer longtemps ?
Oui. Si nous l’avons emporté, c’est que notre armée s’est sans cesse adaptée, passant des blindés du pacte de Varsovie aux ­djihadistes du Sahel. L’opération Serval a été une “entrée en ­premier”, une “ouverture de théâtre” mettant en œuvre toutes nos capacités interarmes. Notre force vient de la détermination politique contre le terrorisme qui se traduit par des opérations à l’extérieur et à l’intérieur de nos frontières. Cela implique de pouvoir se battre, principalement à terre, avec des effectifs suffisants projetés à l’extérieur, mais aussi de tenir dans la durée avec des forces spéciales et d’autres, conventionnelles, bien renseignées. Lutter contre le terrorisme nécessite de la volonté, de l’endurance et de la ténacité, de pouvoir encaisser des coups, parce que les modes d’action des terroristes ne sont pas les nôtres. Leurs règles de ­comportement sont quasi inexistantes, car ils utilisent des ­enfants soldats et des kamikazes, s’attaquent à la population et sèment une terreur médiatisée. C’est pour cela que notre armée, et notre armée de terre qui occupe le terrain, reste l’assurance-vie de nos concitoyens. Interview Patrick Forestier

Enfants soldats
Les fouilles continuent. Plus que jamais, nous craignons l’imbrication avec des rescapés cachés, la pose de mines et les retours offensifs ponctuels. Les unités ratissent les vallées en en extrayant des tonnes de matériels et d’armement, des fabriques de mines, de pièges, des carnets du parfait terroriste à l’instruction, des ordinateurs, du matériel de secourisme. Un véritable Woodstock terroriste était en cours de constitution aux portes de l’Europe et de notre pays, dans l’adrar, le château d’eau du désert. En prenant cette vallée, nous avons le sentiment de faire tomber « le donjon » de la forteresse et de vider les greniers. Quelques hommes se rendent, assoiffés, hébétés, certains à moitié sourds après les pilonnages d’artillerie et les roquettes d’hélicoptères. Les légionnaires trouvent un enfant soldat blessé par des éclats. Réfugié près d’un muret de pierre, sous une couverture, il grelotte de fièvre, impuissant devant l’infection de ses plaies. Cela fait deux à trois jours qu’il attend la mort, comme cet autre djihadiste blessé, trouvé sous un rocher avec une perfusion dans le bras, adossé à ses caisses de munitions. La seule différence, de taille, c’est que le premier est un enfant qui n’a sans doute pas 15 ans. Cette découverte et celle qui va suivre ont incontestablement marqué un tournant pour les combattants de la brigade. Les Tchadiens nous avaient prévenus de l’utilisation d’enfants dans la vallée, mais en trouver un blessé et désarmé nous bouleverse dans notre intimité de soldat et de père de famille […]. L’enfant soldat est pris en charge par les légionnaires infirmiers, puis par le médecin de la compagnie qui demande son évacuation d’urgence par hélicoptère, ce qui est fait en dépit des risques. Il sera sauvé.

Quelques heures plus tard, la même unité s’installe en bivouac tactique, en hérisson, prête à résister à toute attaque de nuit. A peine arrivé, l’adjudant M. aperçoit des traces dans le sable, entre les rochers et les arbustes, puis un petit pied derrière une branche. Se sentant démasquée, une silhouette armée bondit en avant, aussitôt abattue. Les légionnaires découvrent dans cette cache deux enfants armés et un adulte noir et anglophone qui avouera plus tard être nigérian et affilié à la secte Boko Haram. Après avoir enlevé une dizaine d’enfants, principalement peuls, dans la région de Gao, il les a emmenés dans ce sanctuaire pour les éduquer et en faire de bons djihadistes. L’adjudant m’avouera après qu’il avait l’intime conviction en les arrêtant qu’ils attendaient la nuit pour attaquer les hommes au bivouac. Les chargeurs de leurs AK-47 étaient tous bien garnis et les enfants blottis autour de leur précepteur. Dans les heures qui suivirent, sapeurs et fantassins découvrirent des cadavres d’enfants dans la vallée, certains chargés de gourdes vides et envoyés à la mort par les djihadistes assoiffés. Ces visions provoqueront des blessures invisibles chez mes soldats, comme me le confieront l’aumônier du camp et le médecin. Ils venaient de passer dix jours à se battre sous un soleil sahélien, mais ces images les hantaient, certains se demandant même s’ils n’avaient pas tiré sans le savoir sur un gamin qui avait l’âge de leur fils. L’enfant soldat, la pire découverte de cette vallée maudite ! Après les mines, les assauts, les combats dans les grottes, personne ne s’attendait à cela. Dans les bataillons, les hommes sont prévenus. Pour autant, aucun n’aura dans les semaines suivantes de mouvement de vengeance, de gestes inappropriés vis-à-vis des rares prisonniers. Tous resteront professionnels, sans tomber dans la pulsion de mort et de justice
expéditive. […]

« Après notre action, il ne reste que de petits groupes terroristes qui évitent le contact »

Touché en pleine tête
Les terroristes concentrent leurs tirs sur les véhicules légers pour causer le plus de pertes. Les balles de kalachnikov font voler en éclats les pare-brise maliens. Les véhicules sont mitraillés.
Le brigadier-chef Wilfried Pingaud, un solide artilleur d’Afrique, est parmi eux. Il vient d’apercevoir les départs de feux dans la lisière et les désigne à la colonne, avant de riposter avec la mitrailleuse de bord de son véhicule blindé léger. Dans l’action, il est touché en pleine tête par une balle. Le lieutenant-colonel Christophe constate vite que tous ses blindés sont engagés. Pourtant, il faut tenter de dégager les Maliens, plaqués au sol. L’embuscade ennemie a parfaitement fonctionné, du travail de professionnels. Il parvient à rétablir son détachement un peu en retrait, tout en protégeant nos alliés qui s’alignent avec les blindés français. Des roquettes antichars explosent à quelques mètres. Les commandos de l’air, spécialistes du guidage aérien, ont arrêté de tirer. A l’abri d’un talus, ils appellent à l’aide une patrouille de Mirage 2000 chargés de bombes guidées lasers. Chacun retrouve ses réflexes. Tous savent que leur camarade Wilfried est grièvement blessé et qu’il faut l’évacuer avec quatre frères d’armes maliens. Des hélicoptères armés Gazelle décollent pour appuyer les troupes au sol, tandis qu’un Puma et un Agusta belge foncent vers l’oued pour récupérer les cinq blessés. Au même moment, la compagnie de Gaulois prend le relais de la colonne franco-malienne. Le feu intense des fantassins du 92, les rafales de canons mitrailleurs de 25 mm s’enfoncent dans l’oued. Chacun est à sa place […]. La colonne malienne est fixée au centre. L’ennemi est à moins de 200 mètres.
« Opération Serval. Notes de guerre, Mali 2013 » par le général Barrera, éd. du Seuil, sortie le 7 mai.

source : parismatch

Accord de paix d’Alger : Réflexion SUR LE ROLE PIVOT DES COLLECTIVITES

Le Mali est résolument engagé dans un vaste processus de paix durable et de réconciliation nationale à travers l’accord de paix qui sera bientôt signé. La mise en œuvre du document nécessite une vaste refondation des administrations publiques, une réorganisation institutionnelle ainsi que l’approfondissement de la décentralisation. Ce processus concerne en grande partie les collectivités territoriales.

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Conscient de ce rôle fondamental affecté aux collectivités dans la nouvelle architecture administrative et institutionnelle de notre pays, le Centre d’études et de réflexion au Mali (CERM), en partenariat avec le Haut conseil des collectivités, a organisé samedi une rencontre de haut niveau sur les grands défis et le rôle des collectivités dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger. La rencontre qui s’est déroulée à l’hôtel Radisson Blu, a été ouverte officiellement par le président du Haut conseil des collectivités, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, en présence des présidents des conseils régionaux, du représentant de la Banque mondiale, Pierre Joseph Kamano, des représentants des partenaires techniques et financiers, de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, de l’ancien ministre et expert en décentralisation, Ousmane Sy, ainsi que de nombreux experts et universitaires.
L’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger scelle un compromis dynamique devant permettre aux citoyens de se donner la main pour tourner définitivement la douloureuse page de la crise politico-sécuritaire qui secoue notre pays depuis 2012. Sa mise en œuvre, soulignera Ousmane Sy, place les collectivités territoriales au cœur du dispositif étatique et leur confère un rôle majeur dans la construction d’une nouvelle communauté de destin entre les citoyens, fondée sur la liberté de décider pour une large part de ce qui est bien pour eux et de comment l’atteindre. « La libre administration, plusieurs fois actée dans les textes, est consacrée par l’accord de paix et devrait faire des communes, cercles et régions, des acteurs majeurs du développement du Mali. Il ne faut cependant pas sous-estimer les nombreux conservatismes, les élus locaux et leurs organisations faitières n’ont pas les capacités nécessaires à penser leurs rôles dans la future architecture institutionnelle du pays et a fortiori, les revendiquer et les exercer de manière satisfaisante, dans les délais fixés par l’accord, ainsi que les changements quelques fois révolutionnaires prévus », a-t-il développé.
La rencontre, a souligné Ousmane Sy, permettra aux acteurs et experts de la question de faire des propositions précises permettant aux parties d’identifier de manière détaillée le rôle et les responsabilités des collectivités dans la mise en œuvre des questions institutionnelles, de défense et de sécurité.
Le président du Haut conseil des collectivités rappellera que la marche vers la paix dans notre pays passe obligatoirement par la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord dont le succès repose sur l’appropriation par les collectivités de la gestion de leurs affaires sur le principe de la libre administration. « Le rôle dévolu aux présidents de région, au terme de l’accord, témoigne de la place de plus en plus importante qu’auront la gouvernance, le transfert de compétences et de ressources, le processus de prise en compte des aspirations et besoins des populations et la nécessité d’une législation et d’une réglementation devant aller de pair avec la souplesse, la clarté et l’efficacité », a indiqué Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara. Il a, à ce propos, soulevé un certain nombre de questionnements : quelle amélioration apporter à la gouvernance des collectivités locales pour une plus grande satisfaction des populations ? Quelles sont les priorités en terme de compétences, de ressources humaines et financières pour un développement équilibré des régions ? Quelle articulation à mettre en place auprès des collectivités pour exercer efficacement ses compétences et quelles actions mener pour renforcer la paix et la cohésion dans un Etat sécurisé, laïc et réconcilié ?
Pour sa part, le représentant résident par intérim de la Banque mondiale, Pierre Joseph Kamano, a salué une initiative qui, selon lui, constitue un grand pas dans le processus de mise en œuvre de l’accord d’Alger. Les collectivités, a-t-il noté, sont les lieux et les places où les stratégies et politiques sont mises en œuvre. «Nous partenaires du Mali, réaffirmons donc notre soutien à cet accord qui constitue une avancée certaine dans le retour d’une paix durable au Mali. La Banque mondiale, à travers ses différents programmes, accompagne le Mali dans la mise en œuvre de sa politique de décentralisation et soutiendra ce processus en cours dont les collectivités territoriales constituent des acteurs majeurs », a-t-il souligné.
L’ancien Premier ministre Moussa Mara a axé son intervention sur le Centre d’études et de réflexion au Mali (CERM) qu’il a présenté comme une structure de réflexion pour contribuer à la réhabilitation des activités intellectuelles dans notre pays à travers les analyses, la prospection sur les questions importantes du pays. La structure, précisera-t-il, est apolitique et ouverte à tous les intellectuels, les personnes ressources et les universitaires du pays. « Nous avons déjà engagé des réflexions de haut niveau sur des sujets majeurs notamment les défis majeurs pour le Mali : la sortie de crise, la problématique de l’école, la reforme de la justice, les défis de la relance économique », a énuméré l’ancien Premier ministre qui est également le secrétaire au développement du CERM.

D. DJIRE

source : L Essor

Situation au Nord du Mali : Le MNLA à bout de souffle… Les FAMA, le vent en poupe ; le GATIA à couper le souffle

Nul besoin d’être versé dans les sciences divinatoires pour savoir que les jours du MNLA sont désormais comptés, que les FAMA sont dorénavant requinqués et que c’en est fini d’Iyad Ag Galy le véritable commanditaire des dernières attaques de ses apprentis guerriers du MNLA. A l’origine de ces assertions, les derniers événements sur le terrain.

Le 02 Mai,  aux environs de 15 heures, un détachement de la CMA à bord de 04 véhicules 4X4 dirigés par le narcotrafiquant Dina Ould Aya a attaqué la localité de Diré, située à 120 kilomètres de la capitale régionale,  Tombouctou. Ils ont saccagé les bureaux des services de l’Etat, enlevé un policier, emporté le pick-up de la Garde et celui de la Police.

Un renfort des FAMA dépêché depuis Tombouctou, a pu libérer la ville avec l’aide précieuse des populations. Dans leur fuite, les assaillants ont emporté un véhicule de la Garde nationale et kidnappé le sergent-chef de police, Fodé Coulibaly. L’armée a cependant pu les empêcher d’emporter deux autres véhicules dont celui de la Gendarmerie et d’un particulier. Les FAMA, nous signale-t-on, n’ont pas fait de prisonnier ni de victimes  côté assaillants.

Pour leur part, les Diréens ont été clairs : pas d’occupation et ils ont manifesté leur totale confiance et soutien à l’armée malienne qu’ils ont d’ailleurs accueillie à bras ouverts.

Auparavant à Ménaka, les mêmes assaillants ont été chassés comme des malpropres. Là aussi, les populations ont fait preuve de confiance et de solidarité à l’endroit des FAMA et du GATIA.

A Léré où, par soif de vengeance,  les agresseurs se sont dirigés pour y attaquer le camp militaire malien, ils ont été également repoussés.

A Bamako et dans les grandes villes du pays, c’est désormais la mobilisation et le soutien aux FAMA et aux groupes de défense. Mieux, au sein même du Mouvement séparatiste et djihadiste, l’on constate des cas de fissures et de défection. L’usure est passée par là.

Conclusion : les FAMA et alliés se renforcent pendant que le MNLA et consort passent à la trappe.

En désespoir de cause

Connaissez-vous la dernière trouvaille de nos apprentis séparatistes ? Eh bien voilà : sur chaque théâtre d’opération, ces combattants de la CMA,  s’appliquent à laisser derrière eux les symboles et signes autres distinctifs du GATIA. Ce, dans le but de faire croire aux populations et à la communauté internationale que c’est ce mouvement qui est à l’origine des attaques.  Naturellement, personne n’est dupe. Le GATIA a bien montré sa tendance patriotique depuis des lustres et a toujours défendu la cause des populations au contraire de ceux de la CMA et du MNLA. Alors pas d’amalgame.

Ce stratagème atteste tout simplement que la CMA et affidés sont à bout de souffle.

Iyad Ag Galy, la fin d’un mythe

Le saviez-vous ? Le présumé commanditaire des attaques menées par la CMA n’est autre qu’Iyad Ag Galy. Et tenez-vous bien encore : le secrétaire général du MNLA, le sieur Bilal Ag Cherif, est son neveu. Et ce n’est pas tout ! Son n°2 au sein de d’Ançar-dine, le nommé Cheick Ag Aoussa, a rallié le HCUA membre de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA).

Il nous revient qu’Iyad en personne a pris part, le 16 mars dernier, à une réunion de la CMA à Kidal ; réunion au cours de laquelle, il a menacé d’exterminer la famille de toute personne qui signerait l’accord d’Alger. Message perçu 5/5. Les protagonistes se sont abstenus de parapher le document le 15 avril dernier.

Mais les choses ont désormais tendance à changer.  Les américains  l’ayant déjà placé sur la liste noire des terroristes (il a fait allégeance à AQMI) ont accentué les recherches à son sujet. En clair, sa tête est désormais mise à prix par Washington contre des centaines de milliers de dollars. Comme pour dire, qu’il court le risque d’être abattu  par les siens eux-mêmes.

Sur le terrain, ce n’est pas seulement l’appât de la prime des américains qui fait courir les français. Son implication dans la crise libyenne en plus de son allégeance à AQMI, les cas d’enlèvements d’otages français dont il serait également l’auteur,  constituent un motif de recherches pour Paris.  En clair, Monsieur Iyad Ag Galy n’est désormais plus fréquentable. Et ses «frères», convaincus que sa chute n’est plus qu’une question de jours,  ont tendance à l’abandonner à son triste sort.

Un détail vient peut-être quelque peu mystique, vient justement conforter cette thèse : C’est Iyad qui mené l’assaut triomphal contre la ville de Ménaka, le 28 juin 1990. Le fait est resté gravé dans les mémoires. Mais voilà, 15 ans plus tard, que son pire ennemi, le Général Gamou à la tête du GATIA conquiert aisément la même ville en y chassant des groupes à lui dévolus.  Simple coïncidence, peut-être, mais annonciateur de la fin d’un mythe aux yeux des combattants très versés dans les croyances mystiques.

B.S. Diarra

source :  La Sentinelle

Signature de l’accord d’Alger le 15 mai à Bamako : La CMA sera t –elle de la partie?

Au paraphe qui était prévu le 15 avril 2015 boudé par la CMA, s’est substituée finalement la signature des accords prévue le 15 mai.

mahamadou djeri maiga mnla negociations bilal ag acherif
L’accord de paix qui sera signé à Bamako le 15 de ce mois entre le gouvernement malien  et les groupes armés, notamment la CMA sera-t-il le dernier élan vers la réconciliation nationale ?

Une telle affirmation suscite beaucoup d’interrogations pour le malien lambda qui ne sait plus quoi dire ou faire de cette situation compromettante. L’accord qui va sans doute permettre au Mali de faire une table rase de son passé et de  relancer son économie. Tout le peuple ne  voit présentement que la reconquête du nord, un slogan qui a été dit par son excellence IBK lors de sa campagne présidentielle « le Mali d’abord ». C’est grâce à cette promesse qu’il  a été élu avec un suffrage de 77%, signifiant  que le problème du septentrion  est une priorité pour le gouvernement et un défi à relever. Ainsi la coordination des mouvements de l’Azawad  avait refusé de parapher le 15 avril, car pensait- elle que certaines conditions du document n’étaient pas réunies pour être soumises à la table de négociation.
Mais cependant avec cette nouvelle donne, peut on  totalement se rassurer  sur la signature de cet accord ? La CMA ne viendra-t-elle à Bamako le 15 mai? Quelles sont les conséquences qui en découleront en cas de refus de signer ces accords par la CMA ? Avec  cet accord, la paix s’installera-t-elle définitivement? Toutes ces questionscapitales méritent une analyse approfondie pour qu’encore le gouvernement malien ne se voie enrouler dans la farine. Dans ce cas le Mali doit se préparer à d’autres alternatives, notamment la guerre. Il faut tout simplement reconnaître que ce sera quand même un moment très attendu  si tout se passe comme prévu pour un peuple qui a été meurtri et divisé par la guerre,  effondré par les crises sécuritaire et institutionnelle, victime des agressions de toutes sortes  et de l’anarchie, mais qui souhaiterait se voir un jour  reconstruire, sortir de ce long calvaire, de ce carcan et de tourner la page noire de son histoire pour enfin aspirer à la réconciliation nationale et audéveloppement. Le processus de cette réconciliation que le Mali a tant souhaité passe nécessairement par le dialogue, la concertation entre les leaders politiques eux-mêmes. Beaucoup se demandent également qu’après la signature de ces accords, si les prétendants indépendantistes de l’Azawad continueront-ils à les respecter? Toutes ces problématiques inquiètent les populations maliennes mais celles-ci doivent  être prises en main et analysées par tous pour qu’enfin le Mali retrouve la paix


ALASSANE CISSE

(stagiaire)

source : La Nouvelle Patrie

Interpellés à Gao : LES JEUNES DE OUELESSEBOUGOU N’ETAIENT PAS DES RECRUES DJIHADISTES

Ils avaient rallié les villes de Tombouctou et Gao dans l’espoir de pouvoir être recrutés dans l’armée à la faveur de l’accord d’Alger

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Le démantèlement d’un réseau de recrutement de jeunes gens au profit des groupes armés avait défrayé la chronique il y a quelques semaines. En effet, un groupe de jeunes, appréhendés à Gao par les forces de sécurité, avait été présenté comme ayant l’intention d’aller grossir les rangs des islamistes dans le Nord de notre pays. Ils étaient partis de Ouélessebougou pour la Cité des Askia.
Comment des jeunes natifs de Ouélessebougou se sont-ils retrouvés à Gao ? Qui sont-ils et que leur reproche-t-on ? Autant de questions auxquelles nous avons essayé de répondre en menant l’enquête à Ouélessebougou.
Situé à 80 km de la capitale sur la route nationale n° 7, Ouélessebougou est une ville carrefour célèbre pour une foire hebdomadaire qui se tient tous les vendredi. Commune rurale du cercle de Kati, la paisible agglomération de 42.563 habitants s’est retrouvée brusquement sous les projecteurs de l’actualité. Les habitants étaient tétanisés d’entendre que leur ville était devenue rien de moins qu’un réservoir de djihadistes.
Les 29 jeunes arrêtés à Gao viennent bel et bien de Ouélessebougou. Agés de 17 à 30 ans, il s’agit de 26 garçons et de 3 filles. La plupart sont des enfants des gendarmes à la retraite.
Pour comprendre l’odyssée qui les a conduits à Gao, un petit rappel s’impose. Tout a commencé en 2012, lorsque la partie septentrionale de notre pays a été attaquée et occupée par des bandits armés et leurs alliés narco-djihadistes. Avant l’intervention française de janvier 2013, on avait enregistré une mobilisation volontaire de jeunes qui voulaient participer à la reconquête du Nord.
A l’époque, des mouvements d’autodéfense et des milices furent créés qui animèrent même des camps d’entrainement dans la banlieue de Mopti pour la plupart. C’est ainsi que le major Efad Cissé, ancien chef de brigade de la gendarmerie à Ouélessébougou, a créé avec des compagnons, le Mouvement patriotique pour la restauration de la dignité du Mali. Ils entreprirent de former des jeunes pour aller défendre le pays contre l’invasion djihadiste. Ces « mouvements de libération » n’eurent pas le loisir de faire leur baptême du feu car l’opération Serval lancée par la France avait mis l’ennemi commun en déroute.
La majorité des milliers de jeunes qui avaient rallié les camps de formation militaire dans la Venise malienne, a été alors contrainte de rentrer chez elle. Par la suite, certains eurent la chance d’intégrer l’armée régulière à la faveur des recrutements de 2013. Les jeunes de Ouélessebougou n’ont pas eu cette chance et sont rentrés au bercail.
C’est à la faveur du processus de négociation d’Alger que le Mouvement patriotique pour la restauration de la dignité du Mali du major Efad Cissé refit parler de lui en rejoignant la Coordination des mouvements des forces patriotiques de résistance. Le major participera à ce titre à plusieurs rounds des négociations à Alger. Lorsque la conclusion de l’accord d’Alger s’est précisée, ce mouvement comme tous les autres a décidé d’envoyer ses membres à Gao et Tombouctou dans la perspective de leur cantonnement et éventuellement de leur intégration dans l’armée.

SUR DENONCIATION. Ainsi, il y a un mois, des jeunes de Ouélessebougou, pour la plupart des élèves et étudiants, qui avaient pris part à la formation de Mopti, prirent contact avec Efad Cissé pour faire partie des candidats à l’intégration dans l’armée au compte de son mouvement. Connaissant la plupart des jeunes pour avoir travaillé avec leurs parents, celui-ci accepta et leur proposa de gagner les villes de Tombouctou et de Gao avant la signature prochaine de l’accord d’Alger.
Les jeunes et leurs parents ont accueilli la proposition avec enthousiasme et organisèrent le voyage. Le groupe a ainsi quitté Ouélessébougou le 14 pour arriver à Gao le lendemain. Pour le voyage, chaque parent a versé 35.000 Fcfa soit 20.000 pour les frais de transports et le reste comme frais de restauration pendant 15 jours. A l’instar des 29 jeunes partis pour Gao parmi lesquels Efad Cissé compte deux enfants, un second groupe a rallié Tombouctou.
A Gao, les jeunes de Ouélessébougou n’ont pas été acceptés dans le camp des forces patriotiques. Installés dans un abri de fortune en attendant l’aboutissement de discussions entre leurs chefs, ils ont été dénoncés par des « camarades » de Gao qui craignaient de voir « leurs » places prises par des jeunes venus d’autres régions. Présentés comme des recrues djihadistes, ils furent cueillis dans la nuit du 18 avril par les forces de sécurité. Cependant, les éléments lourdement armés qui ont participé à leur arrestation, furent étonnés de se retrouver face à de jeunes désemparés, surpris en plein sommeil.
Après les premiers interrogatoires à Gao, les 29 interpellés seront envoyés à Bamako, au Camp I de la gendarmerie, où les pandores ont essayé de déceler de possibles connexions avec les mouvements armés ou les groupes djihadistes. Mais les investigations n’ont rien donné. Plutôt, elles ont établi que le major Efad Cissé n’est lié, ni de près, ni de loin, à un groupe djihadiste. « Il est le fondateur d’un mouvement d’autodéfense et membre des forces patriotiques. Sa moralité ou son intégrité ne souffrent d’aucune ambigüité », confirme une source proche de l’enquête.
Naturellement, l’arrestation des jeunes avait plongé leurs parents dans le désarroi. L’annonce de leur libération hier a donc été accueillie avec beaucoup de soulagement. Les enquêteurs ont acquis la conviction qu’il s’agissait de jeunes désireux, comme beaucoup d’autres, de profiter des opportunités de recrutement dans les forces armées ouvertes par l’accord d’Alger.

D. DJIRE

source : L Essor

Regain de violences : Des otages et des morts à Léré, Goundam, Ménaka, …

La semaine dernière aura été extrêmement violente à Léré, Goundam, Bintagoungou, Diré (région de Tombouctou) et Ménaka (région de Gao). Le bilan distillé ça et là est macabre. Au total, l’on dénombre plus d’une vingtaine de victimes, surtout parmi les civils. Plusieurs villageois ont été enlevés par des assaillants. Le nombre des blessés serait aussi considérable.

C’est le mercredi dernier que les colonnes rebelles avaient été aperçues aux confins de la frontière mauritanienne, à Foïta. Dans la mi-journée, quelques heures leur ont seulement suffi pour mener des incursions à Léré, localité distante d’une quarantaine de kilomètres. Les combats avec les forces de défense maliennes n’auraient pas duré longtemps. L’effectif de l’ennemi était évidemment supérieur.

Mais le lendemain, jeudi 30 avril, les renforts militaires permirent de prendre le dessus sur les rebelles. Après leur passage, le bilan s’avéra lourd : une vingtaine de victimes.

Dans leur retraite, les rebelles seraient partis avec des otages. L’on parle de six portés disparus.

D’autres colonnes de rebelles étaient également rentrées à Goundam. Puis, ce fut la localité de Bintagoungou qui  essuya les foudres des bandits armés. Leur aventure  meurtrière leur conduisit finalement à Diré, dans la journée du samedi 02 mai. A Bintagoungou, ce sont huit civils qui furent enlevés. Identifiés comme des membres de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), réfractaire à la paix, les assaillants auraient passé plus de sept heures là-bas. Des boutiques ont été saccagées, des biens (vivres, engins, …) enlevés. Mêmes les maisons des particuliers n’ont pas été épargnées. Des témoignages font aussi état de saccage du centre de santé communautaire et du domicile du Directeur de l’école. Aux dernières nouvelles, les huit civils enlevés par les rebelles seraient localisés dans la ville de Ber. Ce qui est étonnant, c’est que depuis cette date, les populations de Bintagoungou sont laissées à leur triste sort. Les forces de défense et de sécurité maliennes  brillent toujours par leur absence. Les forces onusiennes leur interdiraient-elles le passage ? Manqueraient-elles encore de moyens ?

Ménaka des convoitises

Tout porte à croire aujourd’hui que les éléments de la CMA ne semblent pas avoir digéré leur défaite de la ville. Et pourtant ce sont eux qui avaient rouvert les hostilités, il y a une dizaine de jours. En s’opposant à ce que les hommes du GATIA aillent consulter les populations, comptes-rendus aidant, leur intransigeance a fini par leur coûter cher. En un clin d’œil, ils ont été chassés de Ménaka.

On l’aura vu, ce fut la liesse populaire par la suite. Des milliers de citoyens défilèrent  dans les rues de la ville tout en brandissant le drapeau national. Ils ont réitéré leur attachement à la patrie. Dans un communiqué laconique, les médiateurs ont exigé à ce que le GATIA se retire de Ménaka.

Or, les populations civiles craignent des représailles. Avec une dose de démagogie, la gouvernement malien avait également abondé dans le même sens. Mais, quelle garantie donnait-il aux populations ? Qui va assurer leur sécurité ?

Parait-il que la CMA ne voudrait rien négocier avant le retrait du GATIA. De toutes les façons, les ressortissants de Ménaka, vivant à Bamako, viennent d’apporter leur soutien total au GATIA. Ils réclament le redéploiement effectif de l’Armée et de l’administration de la République du Mali.

Vendredi dernier, le Conseil de Sécurité de l’ONU a exigé la  » cessation immédiate des hostilités  » entre les parties. Appel a encore été fait pour la signature de l’Accord de paix du 15 mai à Bamako. Le conseil a aussi fait planer des menaces  de sanctions à l’encontre des fauteurs de troubles.

Pour nombre d’observateurs, c’est encore de la poudre aux yeux. Ils s’interrogent sur l’attitude de l’ONU qui assiste, impuissante, aux massacres, viols et enlèvements des populations civiles. Et ils rappellent à juste titre que sous les yeux des soldats onusiens, des administrateurs civils maliens avaient été égorgés à Kidal. Sans suite !

 

source :  Le Malien

L’avenir politique au Mali : CINQ CONSTATS ET UN DOUBLE PARI

Les événements de la semaine passée ont proposé des vérités nouvelles et confirmé des diagnostics anciens. Sans cependant établir une vraie lisibilité du futur

force armee malienne

Rien ne peut être désormais ni totalement prévisible, ni absolument logique. Cette rude vérité, nos compatriotes l’avaient d’abord niée en 2012. Puis, ils l’ont progressivement intégrée à force de cheminer dans la difficulté, de côtoyer l’incertain, de cohabiter avec l’exceptionnel et d’affronter les périls successifs. Tout au long de trois trop longues années d’épreuves, ils se sont trouvés confrontés à la fameuse alternative stendhalienne. Ils ont donc appris à se bronzer pour ne pas se briser, à s’endurcir pour ne pas se laisser balloter par le sort. Aujourd’hui au fond d’eux-mêmes, ce qu’ils souhaitent avec le plus d’ardeur, c’est d’acquérir un minimum de certitudes sur le proche devenir du pays. Ce vœu attendra encore d’être exaucé. Car les dernières configurations prises par les événements au Nord du pays, et plus particulièrement l’enchaînement des événements depuis le paraphe de l’Accord pour la paix et la réconciliation, ne permettent pour le moment que de formuler des hypothèses basées sur le triomphe final de la raison et du réalisme.
La raison qui ferait admettre aux différents protagonistes de la crise au Nord qu’il faut savoir terminer un conflit, surtout lorsque celui-ci menace déjà de désagréger une partie du territoire national. Le réalisme qui ferait comprendre aux radicaux (ou au moins à une partie de ceux-ci) que le renoncement à la politique de la tension ouvre la porte à une possibilité d’aménagements intelligents pour dégager ensemble le chemin de la normale. Tel est le sens du double pari engagé par la Médiation internationale avec la programmation de la signature de l’Accord pour le 15 mai prochain. Un pari qu’est venue ébranler la multiplication des affrontements la semaine dernière dans les Régions de Tombouctou et de Gao.

UN OBJECTIF LIMPIDE. Il est encore trop tôt pour dire si les accrochages qui se sont produits constituent une flambée circonstancielle et si l’on reviendra assez rapidement à la situation qui prévalait après la conclusion du dernier accord de cessation des hostilités signé le 19 février dernier à Alger. Ou si les radicaux de la CMA profiteront de l’occasion qui leur est donnée pour raviver une logique de l’affrontement en arguant du « manque de sincérité de Bamako », selon la phraséologie en usage dans les communiqués du MNLA.
La présence de la MINUSMA et de Barkhane ainsi que la vigilance déployée par la communauté internationale pour prévenir une dégradation irréversible de la situation rendent quasiment impossible le déclenchement d’hostilités d’une ampleur similaire à celle des attaques perpétrées en début 2012. Mais elles seraient objectivement insuffisantes pour empêcher la multiplication à basse intensité d’actes de violence dont les premières victimes seraient les populations déjà à bout de résistance. C’est pourquoi plutôt que de nous livrer à des suppositions que les faits pourraient infirmer assez vite, il nous semble préférable de recenser quelques vérités et constats qu’il faudra prendre en compte pour la gestion de l’avenir.
Tout d’abord, pour ceux (très rares, il est vrai) qui minimiseraient encore l’emprise du courant radical sur la prise de décisions au sein de la Coordination, l’importance de la riposte déclenchée juste après la prise de la ville de Ménaka le 27 avril dernier par les éléments du GATIA devraient lever les derniers doutes. En 48 heures, la CMA a initié une série de représailles qui ont montré aussi bien la profondeur de sa vindicte que sa volonté de faire la preuve de l’étendue de sa capacité de frappe. La hâte à agir des rebelles pour rétablir leur crédit militaire les a même amenés le 28 avril à ouvrir le feu par erreur dans les environs de Tombouctou sur des Casques bleus confondus avec des soldats maliens. Mais l’élément majeur à relever est que dans toutes ses ripostes, la Coalition a délibérément choisi comme cible les forces de défense du Mali. Alors que pendant toute la période de négociations d’Alger, elle s’est confrontée uniquement aux troupes de la Plate-forme.
La volonté d’exercer des représailles significatives contre le gouvernement malien était donc évidente. Tout comme était limpide l’objectif poursuivi. La Coordination en essayant de s’emparer d’importantes positions tenues par l’Armée malienne cherchait à réimplanter dans les esprits une conviction qu’elle-même avait acquise au lendemain des événements du 21 mai 2014 et qu’elle n’a cessé de proclamer tout au long du processus d’Alger, celle de sa supériorité militaire sur tout l’étendue du Septentrion malien. Il est donc important de souligner l’échec d’une opération dans laquelle le MNLA a déployé des effectifs relativement importants et qui s’est révélée totalement infructueuse pour lui.
Deuxième vérité à tirer donc des événements de la semaine passée, les FAMAs ont préservé leurs positions au terme d’accrochages très durs. La précision est essentielle à relever et elle constitue une vraie bonne nouvelle si on se souvient que profitant du désarroi causé par la déroute de nos troupes à Kidal, la rébellion avait procédé en mai de l’an passé, sans rencontrer de véritable opposition, à une occupation éclair des points tenus par l’Armée nationale. Le comportement déterminé des troupes à Léré et à Diré est aussi à mettre en totale opposition avec les graves négligences qui avaient facilité la meurtrière incursion des terroristes dans le camp militaire de Nampala le 5 janvier dernier.

ASSISTANCE ET PROTECTION. Après l’échec de ses actions sur le terrain, la CMA a notablement durci le ton dans ses communiqués. Elle a notamment exigé du GATIA un « retrait intégral, immédiat et sans conditions en vertu des accords de cessez-le-feu ». L’un des ses porte-paroles, Assarid Ag Mohamed, a été plus loin dans une interview à la BBC dimanche dernier en assurant que la Coordination ne se jugeait plus liée par aucune des dispositions édictée par le cessez-le-feu. Au journaliste qui l’interrogeait à propos de la disponibilité de la CMA à parapher l’Accord au cas où ses exigences seraient satisfaites, le responsable s’est montré délibérément flou en lançant un lapidaire « Une chose après l’autre ».
Troisième constat, la disponibilité de la Coordination à reprendre les discussions sur la forme et le calendrier de son adhésion à l’Accord d’Alger n’est donc pas encore clairement établie. Pour le moment, le groupement des mouvements armés se dédouane de toute prise de décision en ce sens en affirmant que les événements de Ménaka sont convenus contrarier l’ « engagement définitif » qu’il avait donné pour « parapher l’Accord dans les plus brefs délais », engagement exprimé le 26 avril à Nouakchott au patron de la MINUSMA.
Effectivement Bilal Ag Chérif avait remis un document en ce sens à Monghi Hamdi qui lui avait assuré que des discussions seraient ouvertes entre la CMA et le gouvernement malien après le paraphe et avant la signature. Mais connaissant le mode de fonctionnement de la Coordination et le rapport actuel des forces en son sein, le terme « définitif » était à prendre avec la plus extrême précaution. Le médiateur algérien peut en témoigner, lui qui avait aussi reçu une assurance officielle écrite de la CMA acceptant le paraphe de l’Accord le 15 avril à Alger.
Quatrième constat, la gestion de la situation actuelle est d’autant plus complexe qu’il faut y intégrer l’équation que représente le sort des populations de Ménaka. Des témoignages concordants avaient été fournis sur la manière dont les éléments du MNLA avaient mis la localité en coupe réglée, intimidant les habitants, réprimant toute manifestation d’appartenance au Mali, rançonnant sans état d’âme les transporteurs et les forains. Les manifestations de liesse des Ménakois après l’entrée du GATIA n’avaient absolument rien d’un événement téléguidé. Par leur ampleur, elles témoignaient éloquemment du soulagement des simples citoyens qui avaient littéralement vécu sous occupation. Faut-il alors remettre sur ces compatriotes, qui demandent à l’Etat malien assistance et protection, la chape de plomb dont ils viennent à peine d’être libérés ?
Il n’est pas superflu de rappeler que Ménaka n’est pas un bastion acquis au MNLA. C’était l’une des positions (avec Djebock, Ansongo et Bourem – les deux dernières localités ayant été ensuite abandonnés) qu’avait préemptées le mouvement rebelle à la faveur des événements de Kidal de mai 2014. Le MNLA avait affirmé son emprise sur la ville et sur ses environnants en profitant du casernement de fait imposé aux FAMAs par le cessez-le-feu et de la neutralité très poussée de la MINUSMA.

L’INVITE A LA COORDINATION.  La solution la plus évidente serait certes que les forces internationales assurent la sécurité des lieux et y fassent régner l’ordre. Cela conformément à leur mandat qui leur impute la protection des populations civiles. Mais l’expérience sur le terrain a largement démontré qu’une telle mission est bien au-dessus du degré d’implication qu’accepteraient les Casques bleus. Ces derniers – sans doute en raison de leur équipement insuffisant – ne se risqueront jamais à engager un bras de fer au quotidien avec un groupe armé qui manifesterait la volonté de se réinstaller en maître des lieux. La seule vraie alternative, qui est d’ailleurs réclamée par les habitants de Ménaka, est de mettre fin à la passivité forcée de l’Armée malienne. Mais il y a peu de chances que la communauté internationale envisage ce palliatif avant la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.
Car – et c’est cela la cinquième vérité -, la Médiation n’a d’autre choix que celui de maintenir le compte à rebours vers la date butoir du 15 mai. Si jamais elle fléchissait, elle enverrait un mauvais signal qui ne profiterait qu’aux extrémistes de la CMA. En effet, ces derniers en tentant d’appliquer une réponse militaire musclée et à reconquérir un avantage militaire significatif sur le terrain espèrent se donner la capacité de faire passer en force les exigences contenues dans la « Déclaration finale » du 15 mars élaborée au terme de la « consultation » avec les populations, exigences qui instaurent de fait un Etat fédéral. Devant la réapparition des tensions, le Conseil de sécurité des Nations unies a lui aussi tout particulièrement insisté sur le respect de l’échéance fixée par la Médiation. Il a de surcroit adressé une invite toute particulière à la CMA pour que celle-ci adhère à la démarche préconisée pour le retour à la paix.
En outre, la communauté internationale ne peut pas ne pas prendre en compte le fait que dans la séquence actuelle, hormis l’épisode de Ménaka (sur lequel le gouvernement a catégoriquement affirmé sa non implication), ce sont des positions de l’Armée malienne qui ont été attaquées et que des victimes civiles sont également à déplorer. S’il y a donc légitime défense à invoquer, les FAMAs seraient en droit de le faire beaucoup plus que le MNLA.
Le cheminement vers la paix est inévitablement cahoteux, car il se fait en dépit de contradictions non résolues entre les différents protagonistes. Nos compatriotes en sont conscients comme ils pressentent les complications qu’amènera inévitablement cette particularité. Mais dans le même temps, ils acceptent sans enthousiasme qu’il n’est d’autre voie de sortie de crise objectivement envisageable que celle actuellement proposée. L’Accord représente, comme nous l’avons dit, un double pari sur la raison et sur le réalisme. Pari dans lequel beaucoup s’aventurent précautionneusement. Pari cependant tenable si la progressivité et un minimum de bonne foi gouvernent son exécution. Mais cela est déjà une autre vérité qu’il faudra faire triompher.

G. DRABO

source : L Essor

La MINUSMA demande aux groupes armés de se retirer des positions occupées

La Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (MINUSMA) a demandé aux groupes armés maliens de se retirer des positions récemment occupées, indique un communiqué de l’organisme onusien.

Representant Special Secretaire general Nations Unies Mali Mongi Hamdi

Dans un souci de stabiliser la situation qui prévaut à Ménaka où les combattants du MLNA (rebelle) ont été chassés par le Gatia et ses alliés (proches de Bamako), la MINUSMA demande “de se retirer de la ville sans délai” et à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) “de se retirer des positions nouvellement occupées sans délai” dans la région de Tombouctou, précise le communiqué.

Ces demandes ont été formulées sur la base d’un rapport de deux missions conduites le 29 avril à Ménaka et à Tombouctou, dont les conclusions “établissent sans équivoque des violations des accords de cessez-le-feu par les protagonistes”, souligne le texte publié à l’issue d’une réunion de la Commission technique mixte de sécurité (CTMS) que préside la MINUSMA.

Cette réunion a eu lieu samedi à Gao avec des représentants du gouvernement malien, de la Plateforme (des groupes d’auto-défense) et de la CMA, indique un communiqué de la MINUSMA publié dimanche soir.

La MINUSMA rappelle que le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné les violations du cessez-le-feu, tout en rappelant que des sanctions ciblées pourraient être prises.

Elle “condamne sans appel les exactions commises ces derniers jours dans le nord du Mali” et souligne que les parties engagées sur le terrain “doivent impérativement et immédiatement cesser toute hostilité”, souligne le texte.

La CTMS a recommandé la tenue prochaine d’une réunion d’un comité de suivi et d’évaluation “pour statuer sur la mise en œuvre des arrangements sécuritaires et prendre les dispositions politiques nécessaires afin que cessent les hostilités”, précise le communiqué.

La MINUSMA déclare que, dans tous les cas, elle prendra les dispositions nécessaires dans le cadre de son mandat en vue d'”empêcher les violations des droits de l’Homme, de protéger la population et de faciliter l’assistance humanitaire”.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et le chef de la MINUSMA, Mongi Hamdi, a souhaité que toutes les parties restent engagées dans le processus qui doit conduire à la signature d’un accord de paix le 15 mai prochain.

“La MINUSMA ne peut imposer la paix, mais elle fera tout pour y parvenir, et ce, au bénéfice de tous les Maliens”, conclut le texte.

Agence de presse Xinhua

Source: Xinhua

Choguel Kokalla Maiga rassure : « Nous avons trouvé l’accord pour la paix et la réconciliation, on ne le touche plus »

Le mardi 28 avril 2015 à la Maison de la Presse, et dans le cadre de la semaine nationale de la liberté de la presse, le Ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, porte-parole du Gouvernement Dr Choguel Kokalla Maiga a échangé avec les journalistes en activité et ceux en formation (journalistes en herbe) sur le rôle des médias dans la réconciliation nationale.

choguel kokala maiga ministre communication economie numerique porte parole gouvernement

A notre question :  » Vous parlez toujours d’accord Son Excellence Monsieur le Ministre, moi je parlerai de préaccord en ce sens que le 15 mai il se pourrait qu’il n’y ait pas d’accord. Est-ce que le gouvernement a déjà envisagé des mesures de sécurité notamment par rapport aux populations du Nord ? Est-ce que la communauté internationale a prévu des sanctions ? Je pense que oui, je souhaiterai que le ministre précise ces sanctions s’il en a connaissance « . Choguel Maïga a répondu en ces termes :
» En vérité il y a eu le préaccord. Vous vous souviendrez que nous sommes à la troisième version du document. Il y a eu deux documents qui ont été élaborés et qui ont été soumis à l’appréciation des parties prenantes. En ce qui concerne le gouvernement ces deux versions ont été soumises à l’appréciation de toutes les forces vives de la nation, les partis politiques et la société  civile. Nous avons en mémoire  les états généraux de la décentralisation qui ont été tenus si j’ai bonne mémoire en fin 2014, et les états généraux sur la situation au Nord. C’est l’ensemble de ces contributions, documents, réflexions qui ont été consignés dans les positions du gouvernement. Pour certains qui ont lu les premières versions de l’accord, la première et la deuxième version, vous vous rendez aisément compte qu’il y a eu des évolutions parce que lorsque le gouvernement a fait les débats à l’interne, au niveau de la société
malienne, les partis politiques, la société civile, j’entends par partis politiques majorité et opposition, il y a des positions tranchées dont le gouvernement a tenu compte. On se souviendra aussi qu’à Alger même il y a eu des séances d’écoute de la société civile, des différentes délégations, il y a eu des têtes à têtes, il y a eu des huit-clos et cela a duré huit mois. Jamais dans l’histoire du Mali un accord n’a suscité autant de débats et plus de cinq ministres ont été mobilisés pratiquement pendant cinq mois. C’est dire que le gouvernement a tenu à mettre de son côté tous les atouts pour qu’à la fin du processus aucune composante de notre société ne se trouve exclue du processus de maturation de cet accord. Je dois rappeler qu’au départ  le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita avait souhaité que ce soit un dialogue inter- malien, vous souviendrez qu’il avait désigné un Haut représentant du Président
de la République qui avait pour mission de raccrocher, d’arbitrer les positions des parties maliennes autrement dit le gouvernement d’un coté, les mouvements armées de l’autre , c’est ça la position de départ du Président de la République. Ils les avaient reçu d’ailleurs à ce sujet et ce sont les mouvements armées qui ont exigé, insisté et obtenu le fait que qu’il faut une médiation internationale et le Président de la République ne s’y est pas opposé par ce qu’en vérité il n’a rien à cacher. C’est ainsi donc qu’à la demande des mouvements armés, la médiation internationale s’est constituée avec comme chef de file l’Algérie. C’est important à préciser par ce que c’est un aspect que beaucoup perdent de vue et c’est cette médiation internationale au sein de laquelle participent toutes les parties qui ont intérêt de près ou de loin ou qui agissent directement ou indirectement pour la solution à trouver à la crise, dont les
pays du champ, tous les pays qui ont des soldats sur notre territoire, les pays voisins le Niger, la Mauritanie, le Burkina, la Côte d’Ivoire sont tous présents, le Tchad, l’Union Africaine, la CDEAO, les Nations Unies, en un mot tous ceux qui peuvent contribuer à aider à la paix ont été associés au processus de négociation. C’est donc à l’issue d’un arbitrage et d’un dosage intelligent faits par la communauté internationale, par la médiation des positions des uns et des autres qui sont souvent contradictoires, voire antagonistes, c’est à l’issue de ce processus que nous avons trouvé l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Vous remarquerez que même les appellations des différents projets d’accord sont différentes de l’accord que nous avons obtenu, le dernier c’est un accord, ce n’est plus un préaccord par ce qu’on ne le touche plus. Les dernières semaines ont été consacrées à convaincre les mouvements
armées qui ne l’ont pas encore paraphé, les convaincre pour qu’ils paraphent ».
Ténin Téma Touré
Stagiaire

Etudiante en 2ème Année :
Journalisme  et Communication – ESTM

 Source: Zénith Balé

Les séparatistes multiplient les attaques dans la région de Tombouctou après leur déroute à Ménaka : – 9 soldats tués à Léré, 6 blessés et 14 narcoterroristes abattus, des armes et munitions saisies

- Des services publics détruits dans l’attaque de Diré et 7 véhicules saisis dont 2 détruits et 1 policier enlevé La région de Tombouctou a été marquée, au cours du weekend dernier, par une flambée de violence perpétrée par la Coordination des mouvements de l’Azawad. En plus de l’attaque de Léré qui a provoqué la mort de neuf soldats, six blessés, six personnes enlevées (civils et militaires) et 14 tués chez les assaillants, c’est au tour de Diré d’être attaquée par les narcoterroristes.

Dans ce cercle de la région de Tombouctou, les services administratifs ont été détruits et les prisonniers libérés par les assaillants.    A Diré, un policier a été enlevé. L’armée,  de son côté, a saisi 7 véhicules.

Après leur déroute à Ménaka à la suite des combats qui les avaient opposés aux forces patriotiques, les séparatistes,  qui ont  presque été chassés de plusieurs localités de Gao, semblent avoir orienté leurs opérations dans la région de Tombouctou.

En effet, le mercredi 29 avril, des hommes armés à bord de plusieurs pick-up ont  lancé dans l’après-midi  une attaque contre les positions de l’armée à Léré.  Au cours des combats qui furent très acharnés, neuf militaires ont trouvé la mort, six ont été blessés et un véhicule appartenant aux assaillants a été détruit.

Il est à  signaler que six personnes, dont des civils et des militaires, ont été enlevés par les bandits. Les pertes en vies humaines semblent très élevées du côté des rebelles kidalois.  Une dizaine de rebelles ont été tués au cours des combats  et 16 blessés. Parmi lesquels trois ont succombé des suites de leurs blessures. De sources concordantes, l’un des blessés serait mort le samedi 2 mai au centre de santé de Fassala, non loin de la Mauritanie.

Ce qui fait un total de 14 morts enregistrés dans les rangs des narcoterroristes de Kidal. L’armée a détruit deux véhicules, saisi un autre et une importante quantité de munitions et d’armes.

Après l’échec de sa tentative d’occuper Léré, la Coordination des mouvements de l’Azawad a été aperçue, samedi,  dans les localités de Ziguini, Foïta et Hassi. Après s’être approvisionnée en carburant, elle a évacué certains de ses blessés vers les centres de santé des localités signalées.

Diré : 7 véhicules saisis, un policier enlevé par les bandits

Un détachement de la Coordination des mouvements de l’Azawad,  conduit par le narcoterroriste Dina Ould Aya  à bord de quatre pick-up a attaqué samedi 2 mai,  à 17 heures,  la localité de Diré. Les assaillants ont saccagé les bureaux des services administratifs de la ville, ouvert la prison pour laisser les prisonniers dont certains redoutés très dangereux prendre la fuite. Certains ont été capturés alors que d’autres sont toujours dans la nature. Les assaillants ont aussi détruit le commissariat et enlevé un policier  avant d’emporter deux pick-up appartenant à la police et la garde nationale.

Après ce forfait, ils ont lancé une autre attaque  contre la gendarmerie et le domicile d’un particulier. Ils ont été empêchés par les renforts de l’armée qui les ont repoussés hors de la ville.

Notons que depuis la déroute des séparatistes de Ménaka, ces derniers ont pris désormais l’habitude de se faire passer pour des éléments des forces patriotiques en utilisant sur les véhicules des  » drapeaux » de ses mouvements.

Ce scénario des  rebelles kidalois vise un double objectif. Premièrement, il s’agit,  à travers l’utilisation des insignes des forces patriotiques de  faciliter leur accès sur de nouvelles localités et de gagner la sympathie des populations pour opérer. Secundo, une fois le forfait accompli, ils prennent  le soin de jeter les insignes derrière eux,  faisant croire aux populations  que ce sont  si les forces patriotiques  qui sont à l’origine des exactions et cruautés sur le terrain.

Abdoulaye DIARRA

 Source: L’Indépendant

Résolution de la crise au Mali : Et si l’une des solutions passait par la reprise de nos relations diplomatiques avec Israël ?

Ce qui arrive aujourd’hui au Mali est le fait du MNLA et en partie de l’intégrisme religieux musulman. Osons le dire, notre religion de paix a été souillée par  le comportement de fanatiques religieux  qui ont violé, pillé et détruit nos mausolées et nos églises. Quand le nord du Mali a été attaqué qui n’a pas été déçu par le comportement des pays arabes ? Quel pays arabe a daigné lever le petit doigt pour fustiger et proclamer à la face du monde que ce qui venait de se passer au Mali n’était nullement assimilable à l’Islam à fortiori venir nous libérer. Le  comble  de cette hérésie est venue  du Président égyptien MohamedMorsi quand il fustigea et condamna  au siège de l’Union Africaine, à Addis Abeba devant une auguste assemblée de chefs d’Etat et de gouvernement l’intervention SERVAL.  Ce jour, seul le Président de la Transition, Dioncounda Traoré sauva l’honneur du Mali en ces termes :  «Qu’on nous dise où étaient ces donneurs de leçons le jour où un couple victime d’une justice inique et expéditive était lapidé à mort, soit disant pour adultère? Où étaient donc ces voix lorsqu’ à Aguel Hock des soldats de l’armée régulière malienne étaient égorgés par dizaines…? ».

kidal ville tessalit abeibara aguelhock tinessako

Apres une telle crise due  à une mauvaise interprétation de notre livre Saint et des préceptes de l’Islam, on aurait du voir la coopération arabe se déployer pour financer toutes sortes de projets qui permettent de mieux connaître l’islam et le Coran.  Mais rien, c’est l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique, un pays chrétien,  qui s’est bien  illustrée dans une campagne exemplaire de vulgarisation et de promotion de la vraie parole du Coran à travers les médias pour dénoncer l’intégrisme religieux et montrer à la face du Mali que l’Islam authentique est une religion de Paix.

 

A ce jour, aucun pays arabe ne finance directement le maintien de la paix au Mali ou n’a envoyé de contingent à la MINUSMA. C’est donc  l’occident judéo-chrétien en tête la  France qui est venu au secours du Mali, pays musulman islamisé depuis des siècles et des siècles. Même si nous désapprouvons totalement la lecture et le soutien aveugle de la MINUSMA et de la France au MNLA, ce sont quand même pour la plupart des soldats judéo-chrétiens qui font la paix au nord aux côtés des forces armées maliennes. Alors reprendre nos relations diplomatiques avec Jérusalem ne veut pas dire que nous cautionnons les agissements de l’Etat israélien contre les civils palestiniens, pas plus que ceux qui ont noué des relations diplomatiques avec l’Afrique du Sud d’alors n’étaient pour l’apartheid. Le Mali a beaucoup à gagner  dans une telle reprise surtout du point de vue de l’expertise israélienne en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme. En plus,  toutes les grandes puissances sont leurs alliés et l’intelligence du monde et la science sont aujourd’hui juives. La voix d’Israël compte parmi celles qui tracent l’avenir du monde. Alors, la realpolitik  voudrait que pour l’intérêt du Mali nous pensions à faire revenir l’ambassadeur d’Israël à Bamako. A l’analyse, le Mali et les pays africains ont plus de similitudes avec Israël qu’avec les pays arabes qui ont été les premiers négriers du continent et qui demeurent parmi les plus grands racistes envers les Noirs. Alors comme Israël, qui a connu la déportation, l’holocauste, les camps nazis, l’humiliation, l’Afrique a aussi connu la traite négrière, l’esclavage, la colonisation  et l’exode de ses fils. Le fondateur du Magazine Afrique-Asie, Simon Mallet était un juif. C’est lui qui a formé les premiers cadres de radio-Mali dont il fut le  premier correspondant aux Nations unies. Grand ami de l’OLP, il était juif sans être un sioniste. L’une des intelligences les plus policées de la France, Jacques Attali,  dont l’analyse a permis de considérer le conflit malien est un juif. Certains disent même que Hollande, Fabius, Strauss-Khan  et Ségolène Royale seraient tous  des « enfants d’Israël ».

 

Former et équiper notre armée, renforcer la Sécurité d’Etat, reverdir le nord par le système d’irrigation goutte à goutte, promouvoir l’énergie solaire sont autant  de domaines  de coopération possible. Pour les musulmans, la terre d’Abraham, père d’Ismaël et d’Isaac est avant tout la première qibla de l’Islam et la terre originelle des trois religions monothéistes du monde. Elle est forcément une terre de bénédiction. Dans le contexte actuel du Mali, aucune aide, aucune amitié, aucun sacrifice  n’est de trop pour mieux protéger notre pays.

 

C’est peut être aussi un signe pour le Mali, si le Dieu de Moise, de Jésus et de Mohamed (PSL) notre Dieu à tous a fait en sorte que ce soit un malien qui ait sauvé  tant de vies juives lors de l’attentat du super marché Casher. L’image positive du jeune Bathily pourrait servir à baliser ce nouveau départ des relations diplomatiques entre le Mali et Israël. Qui ne se rappelle pas aussi cette image forte d’IBK aux coudes à coudes avec Benyamin Netanyahou lors de la marche de Charlie Hebdo à Paris ? Si nous le faisons, nous ne serons pas les premiers. Déjà depuis les années 1980, plusieurs pays africains ont repris leurs relations diplomatiques avec Israël comme : la Côte-d’Ivoire en février 1980, le Cameroun en août 1980, le Zaïre en mai 1982, le Liberia en août 1983 et le Togo en juin 1987, sans oublier que le Maroc, la Jordanie et l’Egypte ont toujours eu de bonnes relations diplomatiques avec  Jérusalem. Alors pourquoi pas le Mali ?

 

O’BAMBA

source : Inf@sept

Badjan Ag Hamatou, président des ressortissants de Ménaka : «Jamais, nous n’accepterons la présence du Mnla chez nous»

Les Elus du Cercle de Ménaka ont tenu une conférence de presse, le jeudi 30 Avril 2015, pour informer l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut actuellement à Ménaka après sa libération par les forces patriotiques de la plate-forme des mouvements du Nord. La conférence était animée par le député de Ménaka, l’Honorable Bajan Ag. Hamatou et non moins 6ème vice-président de l’Assemblée Nationale.

Bajan Ag Hamatou depute menaka

La conférence a été émaillée par plusieurs questions posées par les journalistes dont les plus essentielles ont porté, entre autres, sur la sécurité des populations après cette libération du cercle ; le devenir de la ville de Ménaka et ses libérateurs ; la signature de l’Accord d’Alger prévue le 15 mai prochain à Bamako par les groupes belligérants. Et en guise de réponse aux questions, le député de Ménaka, l’Honorable Bajan Ag. Hamatou a expliqué que les  élus de Ménaka soutiennent le maintien des forces de la plate-forme pour la sécurité de la ville qui seront accompagnés par les forces de sécurité de la MUNISMA et les forces maliennes. Pour lui, la communauté internationale doit tout faire pour amener les groupes rebelles à signer un accord de paix sans quoi il n’y aura pas de stabilité dans le pays. Auparavant, le conférencier, a lit une déclaration liminaire dans laquelle il a fait le point de la situation qui prévaut à Ménaka depuis quelques jours. A chaque rébellion depuis 1990, selon lui, Ménaka a été la première cible dans l’intention de faire croire certainement à l’opinion nationale et internationale que les populations de Ménaka leur sont favorables alors qu’elles n’en sont que les victimes. A l’en croire, les affrontements intervenus entre groupes armés dans le cercle de Ménaka, suite à une mission de sensibilisation sur l’accord d’Alger par les forces patriotiques de la plate-forme, ont abouti à la libération de Ménaka des mains des forces rebelles. Ces forces patriotiques sont issues pour la plupart du cercle de Ménaka. Ce qui explique certainement l’enthousiasme qui anime les populations de Ménaka à cette occasion et l’accueil populaire et chaleureux qu’elles ont réservé à ces forces. « A cet égard, nous Elus, cadres ressortissants et sympathisants de Ménaka résidant à Bamako, appuyons avec forces la position exprimée par la population de Ménaka, à savoir : le maintien des forces patriotiques de la plate-forme à Ménaka jusqu’à la normalisation de la situation ; le redéploiement de l’armée et de l’Administration malienne dans la ville de Ménaka en vue de sa sécurisation » a-t-il indiqué.

Moussa Dagnoko

source : Le Républicain