14ème Assemblée Générale annuelle de l’International Inner Wheel : Mme la Première Dame à la rescousse pour éclairer le chemin

La Première Dame KEITA Aminata MAIGA a présidé le jeudi dernier au CICB la cérémonie de lancement des travaux de la 14ème Assemblée Générale annuelle de l’International Inner Wheel dont le thème est « Light the path » ou « Eclairez le chemin ».

aminata maiga premiere dame malienne conference inner wheel

Inner Wheel est une association de femmes bénévoles, pour la plupart épouses de Rotariens, qui mettent ensemble leurs efforts pour aider les plus démunis, lutter contre la pauvreté et l’exclusion, soulager les souffrances, etc.

L’International Inner Wheel est l’une des plus importantes organisations féminines de club service dans le monde ; il compte plus de 100.000 membres présents qui se recrutent dans plus de 101 pays regroupés en 3.820 Clubs et 169 Districts.

Le district 909 est composé de 7 pays d’Afrique de l’Ouest francophone : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo. Le Comité 2014-2015 est dirigé par le Mali et son Gouverneur est Mme MALE Fadima SOW.

Les représentantes de tous les pays membres du District 909 étaient présentes à la cérémonie de lancement de cette 14ème Assemblée Générale Annuelle de l’International Inner Wheel que notre pays a l’honneur d’accueillir.

Dans son discours de lancement, Mme KEITA Aminata MAIGA a souhaité la bienvenue en terre malienne à toutes les soeurs Inner Wheel du District 909. Elle a salué leur engagement constant qui permet d’améliorer la qualité de vie des couches les plus vulnérables, en l’occurrence les jeunes filles. Dans un plaidoyer poignant, Mme la Première Dame s’est ainsi adressée à ses sœurs et filles : « Vous avez compris qu’il est urgent d’arracher nos sœurs et nos filles, c’est-à dire les futures mères, des ravages de l’ignorance et de l’obscurantisme.

C’est pourquoi vous avez déployé des efforts pour construire l’école de Dalala située à 150Km de Bamako. C’est une école entièrement dédiée à la scolarisation de la petite fille. Celle-ci pourra y apprendre à lire et à écrire, y acquérir des savoirs et savoir-être, mais aussi des savoir-faire. Mais vous devez aussi initier des stratégies en termes de mesures d’accompagnement afin que celles qui y sont inscrites soient maintenues à l’école le plus longtemps possible.

Elles ne doivent pas être contraintes, un jour, d’abandonner ‘‘La lumière du savoir’’ pour raison de mariage forcé, de grossesse précoce ou, plus fréquemment, parce que les parents ne peuvent plus faire face aux frais de scolarisation. Par ailleurs, vous n’avez de cesse à apporter votre contribution à l’épineuse question de la santé de la reproduction.

A propos, on parle, souvent de SIDA, de paludisme et, évidemment, d’Ébola. Mais un autre mal aussi pernicieux ronge la société. Il s’agit de cette complication obstétricale dénommée fistules, conséquence du mariage précoce. Cette maladie est d’autant plus gênante qu’elle est souvent l’objet d’une interprétation irrationnelle. La malade est très souvent délaissée par ses proches, notamment le mari. Cette marginalisation est d’autant plus handicapante que la fistule est rapidement classée dans la catégorie des malédictions, avec toutes les conséquences qui en découlent. C’est en cela que je salue l’élaboration et l’exécution par Inner Wheel de programmes spécifiques sur les fistules.

Je vous exhorte à poursuivre cette lutte pour éradiquer cette maladie déshonorante. J’en appelle alors à vos partenaires traditionnels pour vous appuyer encore plus dans ce combat qui restaure la dignité de la femme ».

L’épouse du Chef de l’Etat a rappelé que le combat de Inner Wheel est aussi le sien, avant d’inviter ses membres à mettre en pratique au quotidien le thème de cette année « LIGHT THE PATH » qui signifie « ECLAIREZ LE CHEMIN ». Pour elle, ce thème est une à faire un peu plus chaque jour afin d’éclairer le chemin, à savoir le monde des démunis.

Rappelons que le Mali est membre de l’International Inner Wheel avec deux clubs : Bamako Koulouba créé en 1994 et Bamako Amitié créé en novembre 2005.

Les missions de l’organisation internationale sont, entre autres, promouvoir l’amitié entre ses membres, encourager l’idéal de service personnel et stimuler l’entente internationale. La prochaine assemblée générale annuelle se tiendra au Sénégal.

Source: Présidence

Adoption du statut de l’opposition par l’Assemblée nationale : Modibo Sidibé et Djiguiba Keita cachent mal leur mécontentement

Que cache donc le refus de Modibo Sidibé, président des Forces Alternatives pour  le Renouveau et l’Emergence (FARE) et Djiguiba Keita dit PPR, leader du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) de se prononcer sur le statut de l’opposition là où la majorité de la classe politique, comme l’opposition,  salue son adoption  par l’Assemblée nationale? La question a tout son pesant d’or car, lors du cadre de concertation des partis politiques sur la date des élections communales et régionales, mardi dernier, au grand hôtel de Bamako, ces deux hommes politiques ont refusé de s’exprimer à notre micro sur ce statut. Le motif avancé est qu’ils ne disposent pas d’assez d’informations pour se prononcer sur ce texte.

Le Mouvement Sabati 2012 à propos de la situation politico-sécuritaire : L’organisation critique le projet de loi sur le genre

Afin d’apporter son analyse sur l’évolution politico sécuritaire dans notre pays, les responsables du Mouvement Sabati 2012 ont organisé une conférence de presse, le mercredi 25 février dernier, au centre Al-Farouk.

Rififi à la section RPM de Sikasso/ Le Secrétaire général Ousmane Koné pour départager le maire Mamadou Tangara et le pharmacien Bemba Ouattara

Convoquée le samedi 21 février 2015 à Sikasso, la conférence de renouvellement de la section du Rassemblement pour le Mali (RPM) de la 3eme région devait mettre en place une équipe devant conduire les destinées du parti du tisserand pour les trois prochaines années.

Conférence régionale de la jeunesse RPM de Ségou : Le parrain, honorable Yacouba Traoré pour tracer les grandes lignes !

La capitale des Balanzans abrite  ce vendredi 27 et samedi 28 février  les travaux de la conférence régionale de la jeunesse RPM de Ségou, avec comme parrain, l’honorable Yacouba Traoré, président de la Commission des Travaux publics, de l’Habitat et des Transports de l’Assemblée nationale et  comme invité d’honneur, l’honorable Issaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale du Mali.

Crise au sein du RPM en CV : Les belligérants ne sont pas prêts à rendre les armes

La  crise qui secoue la section RPM  de la commune V n’a toujours pas connu son épilogue. Après  la justice qui a donné raison à  Harimakan Keita, place à la guerre par presse interposée. En effet, revigoré  par ce succès  l’ex secrétaire  général de la section RPM de la Commune V   a exposé dans la rue le matériel de bureau   du parti appartenant au camp adverse. Pire, par son entremise cette  affaire interne est devenue la choux-gras de certaine presse.

Délégation Générale aux Elections : Les agents recenseurs sevrés de leurs primes

Recensement administratif vocation état civil ravec

Afin d’enrôler les nouveaux majeurs et les omis dans le cadre du RAVEC (Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil), le délégué général aux élections (DGE) a déployé sur l’ensemble du territoire national, à l’exception de la région de Kidal encore sous occupation rebelle, environ 400 agents recenseurs. Une opération dénommée ‘’révision exceptionnelle de la liste électorale’’ qui s’est déroulée du 1er au 20 février dernier. Faut-il le signaler cette opération s’inscrit, dans le cadre des préparatifs des élections communales et régionales prévues pour le 26 avril prochain. Cependant si l’opération s’est globalement bien déroulée sur l’ensemble des localités concernées, les 400 agents recenseurs ont été désagréablement surpris le mardi 24 février quant ils se sont présentés à la  DGE pour percevoir leurs rémunérations. Pour cause, selon nos informations, pour les vingt jours de mission,  chaque agent recenseur avait droit à 100 000Fcfa en guise de rémunération, en raison de 5 000 Fcfa par jour et 50 000 Fcfa comme primes de nourriture et de logement, soit 150 000 Fcfa au total. Mais le hic en a été qu’au lieu des 150 000 Fcfa, plusieurs agents recenseurs témoignent n’avoir reçu que 100 000 Fcfa. Toute chose qui a provoqué le mécontentement chez plusieurs d’entre eux, qui estiment être lésés. « Où sont partis nos 50 000Fcfa » s’interroge un agent, révolté. Au total la prime des  400 agents est estimée à environ 20 millions de Fcfa.

 

Lassina NIANGALY

 

Source: Tjikan

Pour permettre au ROJALNU-OMD de bien jouer sa partition dans l’atteinte des OMD

Le gouvernement du Faso accorde en plus du siège, des privilèges diplomatiques aux agents du réseau en poste à Ouaga

Le président du parti YELEMA, Moussa Mara, lundi dernier à San : « Nous sommes tous préoccupés par la situation sécuritaire du pays »

En visite à San le lundi 23 février 2015, le président du parti YELEMA, non moins ex-Premier ministre Moussa Mara a exprimé la préoccupation du peuple malien par rapport à la situation qui prévaux dans le septentrion du pays. Il a déclaré ne pas comprendre pourquoi le pouvoir n’organise pas  un débat franc et constructif avec toutes les forces vives de la nation.

moussa mara yelema premier ministre

Arrivé à San le 23 février  à 14h 45 mn, le président  Moussa Mara était accompagné d’une délégation du parti, du club des jeunes volontaires du changement. Ils ont effectué des visites notamment dans les quatre grandes familles de San, le chef de village, l’imam, le préfet, le juge, les prêtes. L’ancien Premier ministre s’est également rendu tour à tour au siège de l’AMUPI,  la Bourse du Travail. Partout, le président de YELEMA a été chaleureusement accueilli. Après les différentes visites, M. Mara et sa délégation ont fait un tour à la mosquée avant de rejoindre le siège du parti, où il a animé une conférence portant sur le thème du « vrai changement « . Il faut aussi noter que l’antenne locale du club des jeunes volontaires du changement était visible dans la participation à cette rencontre.

Ainsi, après la présentation et l’accueil de la délégation,  le président de cette association à San, Aboubacar Camara, a pris la parole pour les mots de bienvenue à la délégation et a vivement remercié Moussa Mara et sa suite pour avoir répondu à l’appel de section du parti YELEMA de San. Il a remercié l’ancien chef du gouvernement pour la confiance placée en sa personne pour diriger le bureau  de San, surtout en cette période difficile de l’histoire du pays.  » Camarades, sachons que la jeunesse est le pilier central d’un parti politique et tout tourne autour de nous. Alors, conjuguons nos efforts pour relever les défis qui nous attendent. Il s’agit bien sûr de gagner les prochaines élections communales et régionales de 2015, afin de pouvoir offrir un mieux-être aux Sanois et faire l’honneur de San « , a-t-il déclaré.

Aboubacar Camara a ensuite encouragé et invité les militants du parti du changement à tout mettre en œuvre pour obtenir le maximum de conseillers communaux et régionaux lors des prochaines joutes électorales  de proximité dans le cercle de San.

Prenant la parole, Moussa Mara, qui est à sa première grande sortie politique à l’intérieur du pays depuis qu’il a quitté la primature, a tout d’abord salué et remercié les populations du Santoro pour leur mobilisation.   Il s’est également félicité du dynamisme des militants pour la cause du parti.

Abordant l’actualité nationale, Moussa Mara s’est penché sur la crise politico-sécuritaire du Nord. « Nous partageons des inquiétudes, car nous sommes tous préoccupés  par la situation sécuritaire de notre pays qui se dégrade de jour en jour. Nous ne comprenons pas pourquoi le pouvoir se refuse d’aller à un débat franc et constructif avec toutes les forces vives de la nation sur cette question. Nous sommes tous les enfants de ce pays et personne ne peut nous donner des leçons de patriotisme « , a-t-il déclaré.  Il a alors invité les Sanois à aider le président de la République et son gouvernement pour qu’ils arrivent à sortir le pays de cette grave crise. Il a également appelé la société civile à se mobiliser pour reconstruire le pays

  Amadou A. COULIBALY

 Correspondant local

Source: L’Indépendant

Organisation des prochaines élections : Le dilemme persiste

En décidant de l’organisation des élections communales et régionales pour le 26 avril, l’Etat entend respecter la Constitution après deux prorogations. Et surtout d’éviter des dépenses folles qu’engendrera la mise en place des délégations spéciales. Depuis, il est face à un dilemme cornélien

Si j’étais : Le ministre de la solidarité et de l’action humanitaire : « Des repas collectifs pour les nécessiteux chaque mois d’octobre »

J’organiserais, chaque mois d’octobre, décrété par le gouvernement du Mali mois de solidarité et du partage, des journées de repas gratuits dans les six communes du district de Bamako en faveur des populations les plus démunies. Cela leur permettra de se ressourcer en aliments nutritifs et autres vitamines.

Mouvement diplomatique : Toumani Djimé Diallo en Côte d ’Ivoire ?

Selon des sources proches de la présidence de la République, l’actuel Directeur de cabinet du PR, le ministre Toumani Djimé Diallo, pourrait quitter son poste à Koulouba pour la Côte d’Ivoire, en qualité d’ambassadeur.

L’insécurité gagne la première institution du pays : Un faux décret portant une fausse signature du Président IBK…

Décidemment, l’insécurité revêt différentes formes au Mali et n’épargne pas le président de la République en personne. Mais il ne s’agit là que de la résultante de l’impunité. Puisque «Ya foyi», alors … !

Réunion du Comité interinstitutionnel sur le commerce Les experts de la Cedeao cogitent

Le Ministère du Commerce et de l’Industrie, en collaboration avec le Projet de renforcement des Capacités en Négociations Commerciales (Tncb) de la Cedeao, a présidé, hier jeudi 26 février 2015 au Grand Hôtel de Bamako, une réunion des membres du Comité Interinstitutionnel du Mali, appelé Commission Nationale de Suivi des Accords de l’Organisation Mondiale du Commerce (Omc) et les relations avec le Cnuced.

Contre la promotion du genre : Les organisations féminines s’interrogent sur Sabati-2012

L’Assemblée nationale du Mali peine à voter la loi portant promotion du genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. La raison ? L’opposition des amis religieux d’IBK du mouvement Sabati-2012. Le président du mouvement l’a confirmé le mercredi dernier lors d’une conférence de presse.

Adopté depuis le 30 juillet 2014 lors du conseil des ministres, le projet de loi statuant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives est bloqué à l’Assemblée nationale.

A chaque plénière, la commission en charge trouve des arguments pour renvoyer le vote cette loi qui bannit les discriminations faites aux femmes dans notre pays. Le dernier renvoi date du jeudi 19 février 2015, dernière plénière de la 3e session extraordinaire. La commission argumentait un manque information pour voter la loi et renvoyait à la session du mois d’avril.

Mais cette loi risque de ne plus être votée avec la pression d’ »électeurs » du président IBK, notamment le mouvement politico-religieux Sabati-2012 qui a revendiqué avoir bloqué le vote de la loi par l’Assemblée nationale.

« La loi instituant des mesures pour promouvoir le genre pour l’accès aux fonctions nominatives et électives en faveur des femmes n’est pas une nécessité pour le confort de la démocratie malienne, car on n’impose pas une démocratie mais on la construit. Lorsque ce projet de loi est adopté dans sa version actuelle, il peut être source de problèmes dans sa partie nominative. Et c’est la raison pour laquelle le mouvement Sabati-2012 a demandé et obtenu le report du vote à la session extraordinaire afin de trouver un consensus autour d’une formule commune pour son adoption », a déclaré Moussa Boubacar Bah, président de Sabati-2012, le mercredi lors d’une conférence qu’il a animé.

Dans les organisations féminines, des voix s’élèvent contre l’acharnement de Sabati-2012 sur cette loi. « Les femmes ont-elles besoin de prouver leur rôle dans le développement de notre pays ? Qui connaît mieux que les députés, l’apport des femmes dans la vie publique et en politique ? Et si les élus de la nation nous disaient qu’ils ont peur des menaces basées sur des rumeurs. S’il s’agit de compréhension, le ministère en charge du dossier a déjà édifié les uns et autres. Le contenu du projet n’est un secret pour personne. Celui qui veut comprendre doit savoir lire entre les lignes. S’il s’agit d’utiliser les femmes, il n’y a pas de problème. C’est pourquoi d’ailleurs lors des élections législatives passées, on a vu toutes sortes d’alliances avec les listes où il y avait des femmes compétentes et influentes », s’indigne Dado Camara, présidente de l’Alliance des patronnes de la presse écrite.

A la Fédération nationale de collectifs des organisations et associations féminines du Mali (Fénacof), on réclame haut et fort l’adoption de cette loi pour bannir la discrimination faite aux femmes aux postes nominatifs et électifs. « Pourquoi doit-on s’opposer à un quota pour les femmes ? » s’interroge Mme Dembélé Oulématou Sow, président de la Fénacof.

Sabati-2012 est appelé à la barre !

Maliki Diallo    

source : L’Indicateur du Renouveau

Paix et réconciliation nationale : Le retour d’ATT au menu d’une rencontre ce matin

Après avoir invité le président de la République à surseoir à son projet de traduire en justice le président déchu Amadou Toumani Touré, l’Association des citoyens pour le soutien à Amadou Toumani Touré (ACS-ATT), organise ce matin, à Bamako, une rencontre sur le processus de retour de l’ancien président. Selon l’ACS-ATT, l’idée de poursuivre l’ancien président rime mal avec le processus de réconciliation enclenché par les Maliens.

L’ Affaire Radisson Blu – Mme Diarra (EDM SA), renvoyée au 10 mars : Quand les multiples renvois énervent les avocats de Madame Diarra Aminata Diarra. …

Ce mardi 24 février 2015, les deux parties se sont retrouvées une fois de plus devant le juge du Tribunal de la commune IV, Madame Diarra Aminata Diarra, citée à comparaître par l’Hôtel Radisson Blu. L’avocat de Radisson Blu, une fois de plus a demandé le renvoi du dossier.

Agrobusiness et entreprenariat féminin : UN FINANCEMENT CONSEQUENT

Les Etats-Unis, la Suède, la BOA et la BICIM initient un partenariat visant à accroître l’accès des femmes et des agriculteurs aux services financiers grâce à un financement de près de 8 milliards Fcfa

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Le développement de l’agrobusiness et la promotion des femmes dans le secteur privé sont des facteurs importants dans le renforcement de l’économie nationale. En effet, l’agriculture représente environ 40% du PIB (produit intérieur brut) du Mali. C’est pourquoi, les partenaires techniques et financiers explorent toutes les voies possibles pour aider les acteurs qui évoluent dans ce secteur.
Ainsi, les coopérations américaine et suédoise, la Bank of Africa (BOA-Mali) et la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Mali (BICIM) ont initié un partenariat de financement en faveur de l’agrobusiness et des femmes entrepreneures. La cérémonie de signature de cette convention s’est déroulée hier à l’hôtel Salam de Bamako sous la présidence du ministre de l’Économie et des Finances,
 Mamadou Igor Diarra, et en présence de son homologue de la Promotion des Investissements et du Secteur privé,
Me Mamadou Gaoussou Diarra, et des bénéficiaires.
Ce partenariat est établi d’une part entre les gouvernements de la Suède et des Etats-Unis d’Amérique, et d’autre part, entre les deux banques privées et commerciales.
L’ambassadeur de Suède au Mali, Mme Eva Emneus, a précisé que la facilité de prêt contenue dans ce partenariat fournira aux banques environ 13,75 millions de dollars, environ 7,9 milliards de Fcfa, pendant 7 ans. Le but principal de l’exercice est d’accroître l’accès des femmes et des agriculteurs aux services financiers, de développer et commercialiser les produits agricoles et de renforcer le rôle des femmes dans l’économie.
Les initiateurs de l’accord s’appuient sur le programme d’actions du gouvernement 2013-2018 qui met l’accent sur le rétablissement de la sécurité, la mise en œuvre de la réconciliation nationale et la construction d’une économie émergente. Ils ont par ailleurs fait le constat que le crédit agricole ne représente que 15% du crédit bancaire total et que moins de 2% des agriculteurs ont accès au financement.
« Au Mali, un des secteurs prioritaires pour la coopération suédoise est le développement des ressources naturelles dont l’objectif est de contribuer à augmenter les revenus et la sécurité alimentaire, en soutenant une amélioration durable de l’environnement, de la productivité pour les pauvres, particulièrement pour les femme», a énoncé la diplomate suédoise.
« Quand il y a un intérêt commun, il est possible de se réunir et de collaborer pour exploiter les forces de chaque acteur afin d’accroître nos objectifs communs. Ici, l’objectif est d’accroître l’accès des femmes et des agriculteurs aux services financiers, de développer davantage le secteur agricole et de renforcer le rôle des femmes dans l’économie. Il vise à augmenter la croissance économique à une plus grande échelle et créer de nouveaux emplois », a renchéri Andrew Young, chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis.
Ce partenariat repose, de son point de vue, sur deux piliers : le partage par les deux gouvernements d’une partie du risque de certains types de prêt consentis par les deux banques et l’assistance technique financière pour renforcer les capacités des bénéficiaires en entreprenariat et en gestion financière.
Le Département d’Etat américain, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et l’Agence internationale suédoise pour le développement (SIDA) ont participé à ce financement.
Le directeur général adjoint de la BOA-Mali, Seidina Oumar Waïgalo, a rappelé que le projet a été piloté par l’actuel ministre de l’Economie et des Finances alors qu’il dirigeait la BOA Mali. Il a signalé que l’établissement bancaire a été la première banque qui a accordé un prêt de 225 milliards de Fcfa l’année dernière.
Le Groupe BNP Paribas, à travers la BICIM, est présent dans notre pays pour accompagner la reprise économique, favoriser la croissance et contribuer à la création d’emplois. « C’est dans cette perspective que la BICIM veut être aux côtés des petits et moyens acteurs de la filière agro-industrielle pour leur permettre de saisir les opportunités de développement qui se présenteront à eux sur le marché local, dans la sous-région et au-delà. C’est aussi dans le cadre de sa responsabilité sociale que la BICIM souhaite accompagner l’entreprenariat féminin », a indiqué le directeur général de la BICIM, Marc Tempels.
« Le Mali est également confronté à un problème d’orientation de crédits, et la présente cérémonie prend tout son sens à ce niveau. On sait que si le Mali veut atteindre l’émergence à moyen terme à laquelle il aspire tant, à travers une transformation structurelle de son économie, il faudra absolument transformer nos matières premières pour créer de la valeur ajoutée. Et les produits agricoles constituent nos premières ressources. Ce programme de soutien à l’agrobusiness est donc un pas important dans ce sens et nous sommes prêts à soutenir et encourager toutes les initiatives comme celle que nous célébrons aujourd’hui », a assuré le ministre Mamadou Igor Diarra.
Parmi les bénéficiaires de la convention, figure Danaya Céréales SARL, une entreprise de transformation de céréales et de fruits qui avait déjà été soutenue par les Etats-Unis et la BICIM. Cette entreprise qui existe depuis plus de 20 ans s’apprête à inaugurer le 6 mars une nouvelle unité pour augmenter sa production alimentaire (déguè, diouka) et fruitière. D’après sa directrice financière, Halatou Dem, Danaya Céréales veut tripler sa production qui est de 1 tonne et demie par jour.
B. M. SISSOKO

source : L Essor

Un Etat islamique au Mali… Moussa Mara le dernier rempart tombé, la fête à IBK peut commencer

Les « Musulmans » ont piégé IBK et du coup, est pris tel qui croyait prendre. Avec leur soutien à son élection, il avait deux choix pas plus : devenir une marionnette entre leurs mains pour lancer les bases de l’Etat islamique du genre 2012 ou alors les « trahir » et leur donner la « légitimité » pour agir eux-mêmes à construire un Etat islamique. L’impopularité patente du régime est considérée comme un engrais fertiliseur qui vient à pic.

 

Réveillez-vous monsieur le président !

IBK« Réveillez-vous, monsieur le président » ! Plus qu’un simple slogan de façade, cette formule sonne comme un véritable tam-tam à IBK afin qu’il ouvre les yeux réellement, qu’il se mette débout, qu’il retrousse les manches et qu’il affronte les multiples problèmes qui ont plongé le Mali dans un chaos indescriptible et qui sont en passe de faire disparaitre, tout simplement, le pays.

ibrahim boubacar keita ibk

En effet, aujourd’hui, tout va sens dessus-dessous dans ce pays où il faisait jadis bon vivre. On est passé de la paix de paradis à l’insécurité d’enfer ; de l’opulence à la misère; de l’unité sociale à la division; et pire, de l’intégrité territoriale au risque élevé de partition. Tout le monde semble conscient de ce danger. Le président Ibrahim Boubacar Kéita, après dix huit mois d’exercice du pouvoir, doit (enfin) se réveiller. La patrie est en danger.

Tous les élèves de la fin du 20è siècle de l’ère contemporaine se rappellent encore le célèbre poème d’Arthur Rimbaud « Le Dormeur du val ». Certes, on est loin de l’esprit et de la moralité fatale du sonneten alexandrins du poète français ; mais, si le président Ibrahim Boubacar Kéita ne se lève pas de son long somme, il connaitrait (et avec lui, les Maliens) le sort de ce « soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,… ».

Si nous plongeons nos lecteurs dans le passé en imageant le comportement actuel d’IBK à la position allongée de cet homme qui l’assimile à un simple « dormeur », c’est parce que le chef de l’Etat ne semble nullement avoir la mesure du chaos qui a mis le pays K.O et surtout du danger imminent de partition qui plane sur le Mali. Pourquoi ? Parce que IBK dort, REELLEMENT.

Pourtant, il y a, pour lui, de quoi se priver de son sommeil pour gérer, traquer, affronter et résoudre les fléaux qui minent le pays et la nation : le nord, la situation sécuritaire, le marasme économique, la crise financière, le front social etc.

La plus grosse épine sous les pieds d’IBK reste le problème du nord, plus particulièrement le cas de Kidal. En effet, tous les regards sont aujourd’hui braqués vers Alger où se déroulent les pourparlers inclusifs inter maliens. Il s’agit de l’avenir du Mali dans son intégrité territoriale ; donc sa souveraineté politique.  Le futur accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés ne devra, nulle part, mentionner l’indépendance, l’autonomie, ou encore l’autodétermination. Singulièrement, Kidal, considérée par une partie de la communauté internationale comme un « cas particulier » ou un « cas sensible », doit rester intégralement dans le giron du Mali. Tout comme Gao et Tombouctou. Mais aussi Mopti, Ségou et Koulikoro. A l’instar de Bamako et Sikasso qui ne semblent pas menacées.

IBK doit ouvrir l’œil face à cette situation, exacerbée par l’insécurité grandissante qui gagne le centre et le sud du pays avec son lot d’attaques, de braquages, d’enlèvements d’animaux et d’assassinats dans les localités de Nampala, Diabaly, Niono, Ténenkou, Youwarou, Léré, Douentza, Hombori, Dogo et ailleurs dans les régions de Ségou et Mopti.

 

L’économie aux arrêts !

IBK doit ensuite ouvrir les yeux face au marasme économique endémique. La majorité des Maliens ne mangent pas les trois repas normaux de la journée, au grand dam de cette tradition millénaire malienne. Le tissu économique est effrité par le manque d’une stratégie globale de développement, de politiques nationales de l’agriculture, de l’industrialisation, de la pêche, de l’élevage, de la planification etc. L’économie n’est même pas au ralenti, elle est complètement aux arrêts.

Malgré tout, les Maliens auraient pu supporter ce calvaire si l’argent circulait. Mais, au marché, dans les rues, dans les familles…la situation est intenable pour les Maliens. Chacun crie à la dèche, et à la galère, sans aucun espoir de voir la situation s’arranger. IBK doit ouvrir les yeux face à ces signaux sociaux qui émanent de Bamako et de l’intérieur du pays.

Il en est de même des bruits provenant du front syndical. Là, une tension qui ne dit pas son nom couve dans plusieurs secteurs. L’Untm donne l’impression d’un monstre qui dort. L’IUG a déjà fermé boutique. D’autres syndicats des enseignements secondaire et supérieur sont en passe de lui emboiter le pas. La Cstm, l’autre centrale syndicale, affuterait ses armes pour une grande grève de ses membres. A y penser à tous les désagréments et pertes énormes que de tels débrayages pourraient causer aux populations et à l’économie nationale, IBK doit se REVEILLER. Et (re) prendre en main le destin du pays.

REVEILLEZ-VOUS MONSIEUR LE PRESIDENT ! S’il vous plait !

C.H. Sylla

source : L Aube

En un mot : Sabati « Puissance renvoi »

Ainsi donc c’est le Mouvement Sabati-2012 qui décide de ce que doit être adopté ou non par l’Assemblée nationale du Mali. L’aveu de puissance a été fait par son président mercredi dernier au cours d’un point de point.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur rénouveau

Moussa Bah, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a avoué que son organisation a demandé et obtenu le report du vote du projet de loi instituant des mesures de promotion du genre dans les fonctions nominatives et électives à la session extraordinaire afin de trouver un consensus autour d’une formule commune. Il a justifié cette démarche par le fait que le peuple malien, dans son grande majorité, estime que le genre n’est pas une nécessité pour le confort de la démocratie malienne.

C’est dire que quand Bah, ses camarades et ses mentors toussent, c’est la République tout entière qui éternue, voire tremble. Reste à savoir si on ne finira pas par renoncer tout bonnement au projet, car personne ne veut prendre le risque de s’attirer les foudres des leaders musulmans. Quitte à provoquer l’ire des organisations féminines et de certains partenaires financiers et techniques. Sabati est puissant.

DAK

source :  L’Indicateur du Renouveau

Communales : Les élections menacées ?

Retard dans la révision exceptionnelle des listes électorales et l’insécurité grandissante sur le 2/3 du territoire, sont autant de réalités qui laissent croire à un possible report de la date prévue pour la tenue des prochaines élections communales et régionales.

UF-RPM en C IV- Section RPM en CII : Bicéphalisme, loubards et «nuit de brochettes» à la mode

La guerre de succession désormais ouverte au sommet du parti RPM se répercute aujourd’hui à la base à la faveur du renouvellement des instances de celle-ci. Et le risque d’implosion de certaines structures à l’image de la section du Mouvement des Femmes de la Commune IV et de la section II est désormais réel.

Conflits internes, loubards en renforts, bureaux parallèles… De nombreuses structures du parti, à l’image de la sous-section des femmes  RPM de la Commune IV connaissent les mêmes tendances.

Ici en commune IV du District de Bamako et en particulier au niveau de la sous-section de l’Union des Femmes de Hamdallaye, plane  l’ombre de la présidence de la République.

La sous-section en question,  connait désormais un bicéphalisme et ce, depuis 25 Octobre 2014 suite au renouvellement du bureau. Et le nom de Mme Fofana  Fanta Sidibé, épouse de  M. Sékou  Fofana personnel du  cabinet  de la présidence, revient dans les discussions.

Selon des militantes, elle aurait soutenu que c’est IBK en personne qui  lui aurait donné mandat de choisir une présidente de bureau. Ce à quoi, le camp d’en face, s’est refusé. Des incidents survinrent  alors et chacun des camps fit  appel aux loubards. Le processus étant perturbé, l’on fixa une autre date (le 25 Octobre2014) pour re-belotter.

Cette fois-ci, en vue d’éviter toute complication, les participantes adoptèrent le principe du bulletin secret. A l’issue du vote, c’est Mme Maïga  Fanta Keïta qui sortit vainqueur. Tout est bien qui finit bien ? Pas si sûr !

Le résultat du scrutin fut contesté par l’autre clan, à savoir, celui de, Mme Fofana  Fanta Sidibé, l’épouse de notre  cher employé  de la présidence de la République. Et dans les heures qui ont suivi, elle (Mme Fofana  Fanta Sidibé), mit en place un bureau  parallèle  avec  comme secrétaire Générale, Mme Aissata  Sangaré, une ex-députée du parti YELEMA de l’ex-premier Ministre Moussa Mara.

A l’heure actuelle donc, il existe deux bureaux représentant la sous-section UF-RPM de Hamdallaye et chacun organise de son côté des activités à sa mesure.

La tendance  Mme Fofana  Fanta Sidibé, elle, préfère «des nuits brochettes». Et la faim des militantes aidant, elle parvint à s’attirer du beau monde dans le quartier.

Les conflits de cette nature ne touchent pas cette seule sous-section du parti. En Commune II du District, la section connaît des embrouilles similaires. Là aussi, des loubards ont été mis à contribution par les deux tendances. Et pour cause d’incidents frôlant souvent l’affrontement physique, le bureau de la section n’a encore pu être renouvelé.

Si l’on peut considérer que ces affrontements sont la résultante du succès du parti (sic), ils représentent surtout l’image du sommet où, pour la succession du président Ibrahim Boubacar Keïta, deux caciques se livrent désormais à une guerre ouverte. Il s’agit  d’Abdoulaye Idrissa Maïga, Ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation et de  Bocary Téréta, en charge du Développement rural.

Djibi

 

source : La Sentinelle

Loi portant statut de l’opposition : LES OBSERVATEURS OPINENT

Nos interlocuteurs ont commenté la pertinence du vote de ce nouveau texte et soulevé certaines insuffisances dans son application
Le texte a emprunté une voie véritablement royale. La nouvelle loi portant statut de l’opposition a été en effet votée le 19 février 2015 par une majorité écrasante des députés de l’Assemblée nationale : 140 voix, 6 contre et aucune abstention. La nouveauté dans ce texte est que l’opposition politique sera désormais dirigée par un chef de file qui aura les mêmes avantages que le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Sur la question, nous avons recueilli les réactions de deux observateurs de la scène politique. Il s’agit de Me Amadou Tiéoulé Diarra, chargé de cours à l’Université et membre de la Société d’études Roberpierristes-France et du directeur résident du NDI au Mali, Dr. Badié Hima.


Amadou Tiéoulé Diarra professeur universite faculte école avocat statut opposition
Nos interlocuteurs ont d’abord donné leur appréciation sur la nouvelle loi. Pour Me Amadou Tiéoulé Diarra, une loi sur le statut de l’opposition n’est ni une question nouvelle, ni une préoccupation nouvelle. Il faut lier son existence aux exigences démocratiques de la IIIeme République. Selon lui, dans l’exercice du pouvoir, il est préférable d’avoir en face un interlocuteur agissant dans un cadre légal plutôt qu’un adversaire laissé libre d’agir comme cela lui convient. L’obligation de travailler dans la clandestinité sous la IIe République et les difficultés rencontrées lors de cette expérience avaient incité le président Konaré à faire initier une loi portant statut de l’opposition en 2000, c’est-à-dire deux ans avant de quitter le pouvoir. Sept ans après, le président Touré en 2007 au lendemain de sa réélection avait mis sur pied la commission Daba Diawara qu’il a chargé de revisiter l’arsenal législatif encadrant les activités politiques dans notre pays. Aujourd’hui, le président Ibrahim Boubacar Keïta a fait de l’actualisation du statut de l’opposition une préoccupation essentielle.
Le professeur de droit explique que la loi de 2000 initiée par le président Konaré se souciait surtout de préserver «l’expression plurielle » dont étaient porteurs les partis politiques et ne donnait pas d’indication par rapport à la manière dont il fallait garantir la possibilité de cet exercice au niveau des partis. Le président Amadou Toumani Touré a modifié le texte de 2000 pour instituer un chef de l’opposition qui serait un leader proposé par le plus grand groupe parlementaire d’opposition et qui serait nommé par décret. Tandis que la loi de février 2015 trace ce qui est aux yeux de Me Diarra un carcan légal. « On est passé de l’idéal d’Amadou Toumani Touré à la réalité légale d’Ibrahim Boubacar Keïta. On peut être étonné que face à une usure du système institutionnel qui appelle à faire le bilan du consensus prôné par Amadou Toumani Touré, le président Ibrahim Boubacar Keïta ait eu le souci de fixer le débat politique dans les limites de la légalité institutionnelle », a commenté Me Amadou Tiéoulé Diarra.
DES BAGAGES À PORTER. Pour l’expert, c’est au moment où nous avons le sentiment que la vie institutionnelle est dévoyée que le président de la République institue la normalité institutionnelle. « Est-ce une négation du mouvement de la pensée politique ou des citoyens comme acteurs de la vie démocratique ? Certainement pas. A l’étranger, il n’y a pas de situation similaire en France. Par contre, si c’est le système britannique qui nous inspire, il doit être dit que les faits ont précédé les idées. Chez eux, ce n’est pas un carcan. Chez nous, on peut y voir la subordination de la pensée plurielle au leadership d’un chef de file qui pourrait être guidé par une doctrine contraire à celle des composantes du cadre », a fait remarquer Me Amadou Tiéoulé Diarra. Selon lui, il y a lieu de s’interroger sur le positionnement quel pourrait adopter un parti politique aux visions différentes qui jouerait la carte de la légalité institutionnelle en entrant dans le cadre légal de l’opposition.
Après avoir apprécié la pertinence du vote de cette loi par le parlement, le directeur résident du National democratic institute au Mali (NDI), Dr Badié Hima, pense que le statut de l’opposition ne doit pas être considéré nécessairement comme un effet de mode. « Ce statut doit et va contribuer au renforcement de la gouvernance et des institutions démocratiques. Ce sont moins les honneurs et les avantages qui me paraissent les choses les plus essentielles que l’esprit. A travers ce vote massif, au niveau de l’Assemblée nationale, c’est la reconnaissance partagée du rôle de l’opposition dans une démocratie en construction, qui a besoin des idées de toutes les forces sociales et politiques. Il est très courant de voir dans nos pays à quel point les pouvoirs criminalisent les opposants, à cause l’expression des idées contraires, des idées alternatives. Comment la gouvernance se peut-elle être améliorée, être évaluée sinon que par la critique, par le débat contradictoire ? Celui-ci montre que chacun brûle d’envie de voir le pays se développer », a-t-il souligné.
Quel changement dans les rapports opposition/majorité la nouvelle loi va-t-elle apporter ? Me Amadou Tiéoulé Diarra estime que la structure de la nouvelle loi donne l’impression que l’opposition aura des « bagages à porter » dans la gouvernance du pays. Et du coup la notion de différence de programme tombera dans les relations entre opposition et majorité. Car l’opposition sera consultée et elle proposera. Selon lui, ce qui est cependant dommage, c’est de limiter l’accès au travail gouvernemental au périmètre de l’opposition telle que celui-ci est défini dans le cadre légal. « Quelque part il y a un hiatus. Du côté de l’opposition, le cadre légal correspond à l’affichage politique des partis qui s’y trouvent. Par contre, on est quelque peu étonné de voir que le chef de file de l’opposition légale doit traiter aujourd’hui concrètement avec un Premier ministre choisi en dehors des partis politiques. Or, l’idée centrale de la loi est de « fixer le débat politique » pour « assurer une alternance acceptée, pacifique et apaisée. Mais comment y parvenir si le ‘’chef de file’’ de l’opposition n’a pas pour interlocuteur un chef de gouvernement issu des rangs de la majorité ? », argumente l’analyste.
S’agissant de la question relative au rôle central du chef de file de l’opposition, le professeur d’université, Me Amadou Tiéoulé Diarra, souligne plusieurs hypothèses selon que le chef de file est issu de la majorité de l’opposition ou non. « Dans l’hypothèse où cela aurait été un seul parti politique qui constituait l’opposition, la question était simple, le rôle du chef de file aussi. Lorsque ce chef de file est issu du premier des partis d’opposition, plusieurs hypothèses sont possibles. Je n’aborderai que trois. La première prévoit que le porte-parole tentera de faire épouser la position de son parti par les autres formations. C’est un jeu complexe qui peut réussir ou non. Mais, deuxième hypothèse, le porte-parole peut aussi jouer au centrisme, à la fédération des idées. Là, il est possible qu’on évolue vers l’éclipse des autres formations politiques. Une troisième hypothèse, c’est l’éclatement.», suppute-t-il.
DANS L’ESPRIT ET LA LETTRE. Par rapport à cette question, le Directeur Résident du NDI estime que le rôle critique de l’opposition permet aux gouvernants d’améliorer, de réajuster, de corriger ou de renforcer au besoin, ou encore de s’expliquer à nouveau et mieux au besoin s’il a la conviction que son choix est le meilleur. « En ce qui concerne l’opposition, son travail de critique et de contre-proposition lui permet donner de la voix et de la visibilité à ses capacités de gestion, à sa vision alternative. Son travail permet aussi de donner un autre son de cloche aux citoyens qui en ont toujours besoin. Cette dynamique est vitale pour toute démocratie », a-t-il dit. Selon Dr. Badié Hima, sans une opposition de qualité et constructive et des gouvernants à l’écoute, la démocratie perd son sens.
Le chef de file de l’opposition pourra ne pas être un élu selon la nouvelle loi. Cela ne pose-t-il pas un problème ? En réponse, Me Amadou Tiéoulé Diarra pense qu’il faut analyser cette question en terme d’alternative. « On est dans une situation où l’opposition parlementaire existe et s’affirme comme telle. Dans cet ordre d’esprit et conformément à la loi, il est normal que le chef de l’opposition soit choisi et nommé parmi les membres du parti ayant le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale. Une telle démarche se comprend. A l’inverse la possibilité de désigner comme le chef de file de l’opposition, un membre de parti faiblement ou pas du tout représenté à l’Assemblée Nationale ne pourrait se se concevoir. Sauf évidemment s’il s’agit d’un parti prompt à la mobilisation sociale par l’agitation. Auquel cas, la nomination d’un de ses membres comme chef de file de l’opposition viserait à soumettre leurs activités à des règles », a-t-il développé.
La nouvelle loi pourra-t-elle renforcer l’opposition dans son rôle de contrepoids politique ? Me Diarra n’y croit pas trop. Selon lui, la loi nouvelle montre ses objectifs spécifiques dans ses dispositions générales qui sont de « fixer le débat politique dans les limites de la légalité et du respect réciproque et assurer l’alternance acceptée, pacifique et apaisée ». Elle dissocie aussi le phénomène politique du fait social. Elle interdit les dynamiques d’un type nouveau. Et partant, le clivage programmatique est relégué au musée des oubliettes. Ce qui importe en dernière instance, c’est «^ l’alternance acceptée. »
Le directeur résident du NDI estime que c’est aux forces politiques maliennes de faire bon usage cette nouvelle loi. « Je sais qu’elles en sont capables. Pour ce faire, il faudra que la majorité et l’opposition, chacune dans son rôle, respecte l’esprit et la lettre de la loi », a-t-il dit. Selon lui, un texte ne vaut que par la capacité des acteurs à le mettre en œuvre. « Mais les meilleures conditions de sa mise en œuvre, a-t-il ajouté, restent l’accès de l’opposition aux médias publics. C’est le plus grand défi, parce qu’elle ne dira pas toujours ce qui plaît à l’oreille. Ainsi va la démocratie».

M. KÉITA

source : L Essor

Contradiction dans la maison Codem : Hadi Niangadou donne une gifle à Poulo

Le fait marquant de la 2ème conférence nationale de la Convergence pour le Mali (Codem) a été le discours du député Codem de la commune II du district de Bamako. Hady Niangadou, puisque c’est de lui dont il s’agit, a balayé d’un revers de la main les propos tenus par son président Poulo, par rapport à la gestion du président de la République. Poulo qui avait jeté des fleurs à son employeur, Ibrahim Boubacar Kéïta, s’est vu contredit par Hady Niangadou à la surprise générale.

Message de félicitations du Président ‎IBK‬ à l’équipe nationale cadette qualifiée pour la finale

11ème Édition de la CAN de football des Cadets au Niger : Message de félicitations de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat, à l’Equipe Nationale Cadette de football du Mali suite à sa qualification pour la finale

president ibrahim boubacar keita ibk

Mes chers enfants,

Vous venez de vous qualifier à Niamey, au Niger, pour la finale de la 11ème Édition de la Coupe d’Afrique des Nations, dans la catégorie des Cadets, en battant l’équipe nationale de Guinée par le score de 2 buts à 1.

Je voudrais saisir l’occasion de cette belle victoire pour vous adresser mes chaleureuses félicitations ainsi que celles du Peuple malien tout entier.

Je n’ai pas de doute que le courage et la détermination dont vous avez fait montre jusque-là vous permettront de finir cette complétion en toute beauté.

Par ma voix, le peuple du Mali vous encourage et vous apporte son soutien inconditionnel sur le chemin du sacre continental qui est à votre portée.

Mes Chers enfants,
Dimanche prochain, à l’occasion de la finale, les Maliennes des villes et des campagnes, ainsi que tous nos compatriotes de l’extérieur, vous soutiendront de la voix, des gestes et vous accompagnerons de leurs bénédictions et prières, convaincus que vous mouillerez le maillot à la hauteur de l’espoir qu’ils placent en vous.

Vous êtes sur les traces de vos prestigieux aînés qui ont défendu les couleurs nationales sur tous les stades du monde. Par la Grâce d’Allah (SWT), vous saurez saisir la belle opportunité qui s’offre à vous pour entrer dans l’histoire.

Mes chers enfants,
En vrais Aigles, déployez vos ailes de toute leur envergure dans le ciel nigérien pour le bonheur de vos millions de supporters.

Courage et qu’Allah vous assiste sur le chemin de la consécration ultime !
Koulouba, le 26 février 2015
Ibrahim Boubacar KEÏTA
President de la République

Source: Présidence

Humanitaire : Plus de 2 millions de maliens exposés à l’insécurité alimentaire

Le grand hôtel de Bamako a servi de cadre le jeudi 26 février 2015, au lancement du plan de réponse humanitaire au Mali en 2015. Ce plan de réponse stratégique au Mali vise à mobiliser 377 millions de dollars soit plus de 188 milliards de FCFA pour aider plus d’un million et demi de personnes à travers des interventions sectorielles et multisectorielles. Il ressort du communiqué de presse produit par le bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha Mali) que près de 2,6 millions de maliens soit 15% de la population totale souffriront d’insécurité alimentaire cette année. La cérémonie de lancement de ce plan était présidée par le secrétaire général du ministère de la solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord, Samba Al Hamdou Baby en présence du Coordinateur humanitaire, David Gressly, et de nombreuses autres personnalités.

don qatar charity humanitaire

Les organisations humanitaires au Mali lancent un appel de 377 millions de dollars soit plus de 188 milliards de FCFA pour répondre aux besoins de plus d’un million et demi de personnes en 2015. Cette requête servira à financer le deuxième volet de leur plan d’action commun couvrant la période de 2014 à 2016. En vue de favoriser une sortie de crise, ce plan triennal de réponse humanitaire au Mali suit une double approche : répondre aux besoins immédiats des personnes les plus vulnérables tout en renforçant leur moyen de subsistance et la capacité de résilience de leurs communautés. Il prévoit aussi le renforcement des capacités nationales et des structures étatiques pour jeter les bases de la transition des interventions humanitaires vers celles de développement. Le plan accorde également une attention particulière à la prévention et à la préparation aux urgences, notamment pour aider le Mali à lutter contre les épidémies et les catastrophes naturelles. Ledit plan comporte un total de 112 projets à réaliser dans plusieurs régions avec au total, 42 organisations humanitaires qui participent à l’appel commun de fonds. La majorité des interventions visent les zones affectées par le conflit dont Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Le plan couvre les secteurs suivants : sécurité alimentaire, nutrition, santé, eau, éducation, protection, hygiène et assainissement. Dans le document de presse, il ressort  qu’au delà des conséquences du conflit, le Mali demeure aux prises avec le forts taux d’insécurité alimentaire et de malnutrition, caractéristiques des pays du sahel. On estime que près de 2,6 millions de maliens soit 15% de la population totale souffriront d’insécurité alimentaire cette année. Plus d’un enfant sur 10 sera atteint de malnutrition aigüe, l’exposant à un risque de mortalité de 3 à 9 fois plus élevé. Face à ce défi de taille, les partenaires humanitaires coordonnent leur action avec les autorités nationales pour assurer la réponse aux besoins sur toute l’étendue du territoire. Ce qui explique d’ailleurs le lancement dudit plan. Au cours de la cérémonie de lancement, le coordinateur humanitaire, David Gressly a fait savoir que les bailleurs doivent soutenir les services aériens humanitaires et la réhabilitation des pistes secondaires pour permettre un accès aérien sécuritaire. Avant d’ajouter que plus d’un demi-million de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable dans les zones touchées par le conflit. « Plus de 300 000 personnes déplacés internes et 35 000 refugiés ont déjà fait le voyage du retour. Parmi les 60 000 personnes déplacées internes restant à travers le pays et les 135 000 refugiés dans les pays voisins, bien d’autres encore planifient leur retour ou attendent une amélioration dans la situation sécuritaire pour prendre la route. Ces personnes toujours déplacées doivent continuer de recevoir de l’assistance, en particulier alimentaire et en abri. L’insécurité alimentaire et la malnutrition représentent l’essentiel de la deuxième moitié des fonds requis en 2015.  Cette situation d’insécurité alimentaire devrait s’aggraver à l’approche de la période soudure, en particulier chez les communautés agropastorales du nord », a conclu David.

Aguibou Sogodogo

source : Le Républicain

Report du vote du projet de loi sur le genre à la demande de Sabati 2012 : La République, sous l’emprise des religieux

Présenté aux députés pour être voté depuis le 5 février 2015, puis reporté en catimini à la session d’avril prochain, le projet de loi instituant l’accès des femmes aux fonctions nominatives et électives tarde, toujours, à accoucher. Et cela,  malgré sa cause juste et légitime.

Afrique francophone : chef de l’opposition, un statut à double tranchant

Plusieurs pays d’Afrique francophone ont adopté un statut officiel de « chef de file de l’opposition ». D’autres ont voté des textes mais attendent toujours la désignation de leur opposant en chef. Mali, Burkina, Guinée, RDC… Voici la place institutionnelle réservée à vos opposants.

opposition soumaila cisse urd

Après plusieurs années de tâtonnement, l’Assemblée nationale malienne a adopté, le 19 février, la mise en place d’un statut officiel de « chef de file de l’opposition ». Outre le Mali, plusieurs pays francophones, principalement en Afrique de l’Ouest, ont institutionnalisé cette fonction qui émane de la culture politique anglo-saxonne.

Souvent incarné par le leader du parti d’opposition ayant le plus de sièges à l’Assemblée nationale, le chef de file de l’opposition bénéficie de droits et de devoirs encadrés par la loi.

. … SUITE DE L’ARTICLE SUR JEUNE AFRIQUE

Communiqué de presse : Affrontement sur le site de Sananfara

Le Gouvernement du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale d’un incident tragique ayant causé des pertes en vies humaines et des blessés à la suite d’un affrontement entre orpailleurs guinéens et maliens sur le site de Sananfara, village de la commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba, dans la région de Koulikoro, le mercredi 25 février 2015.

Le bilan provisoire de cet incident  selon les sources de la gendarmerie est de :

–         (03) morts,                                        

–         plusieurs blessés maliens.

L’incident serait survenu à la suite d’une découverte de gisement d’or dans le  village Sananfara.

Après l’envoi d’un dispositif des forces de sécurité, le Gouvernement a dépêché une mission sur le terrain ce jour 26 février 2015, composée des Ministres en charge des Mines, Dr Boubou CISSE,  de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, le Général Sada SAMAKE,  pour présenter aux familles des victimes les condoléances de la Nation, souhaiter prompt rétablissement aux blessés et appeler les populations au calme et à la retenue.

L’opinion sera informée de l’évolution de la situation.

 

Bamako le 26 février 2015

Le Ministre de l’Economie numérique, de l’Information

 et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement

Dr. Choguel Kokalla MAIGA

 

Mali : Affrontements entre orpailleurs guinéens et maliens à Sananfara, 3 morts

COMMUNIQUE DE PRESSE

orpaillage

Bamako le 26 février – 2015 – Le Gouvernement du Mali informe l’opinion publique nationale  et internationale d’un incident tragique ayant causé des pertes en vies humaines et des blessés   à la suite d’un affrontement entre orpailleurs guinéens et maliens sur le site  de Sananfara, village de la commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba, dans la région de Koulikoro,   le mercredi 25 février 2015.

Le bilan provisoire de cet incident  selon les sources de la gendarmerie est de : 

-         (03) morts,                                         

-         plusieurs blessés maliens.

L’incident serait survenu à la suite d’une découverte de gisement d’or dans le  village Sananfara.

Après l’envoi d’un dispositif des forces de sécurité, le Gouvernement a dépêché une mission sur le terrain ce jour 26 février 2015, composée des Ministres en charge des Mines, Dr Boubou CISSE,  de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, le Général Sada SAMAKE,  pour présenter aux familles des victimes les condoléances de la Nation, souhaiter prompt rétablissement aux blessés et appeler les populations au calme et à la retenue.

L’opinion sera informée de l’évolution de la situation.

Bamako le 26 février 2015 

Le Ministre de l’Economie numérique, de l’Information

 et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement

Dr. Choguel Kokalla MAIGA

Statut de l’opposition, loi militaire et élections municipales… : Ce que Dr. Oumar Mariko reproche à la majorité

Face à la presse hier au siège de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), le président du parti, l’honorable Oumar Mariko, et l’honorable Amadou Araba Doumbia, entourés des membres du bureau politique national ont expliqué les raisons de leur refus de voter la loi portant statut de l’opposition et leur abstention contre la loi portant programmation et orientation militaire adoptées à l’Assemblée nationale la semaine dernière et la demande de report des élections municipales et régionales prévues pour 26 avril 2015.

2ème conférence nationale de la CODEM: Quand l’honorable Hadi Niangadou charge Housséïni Amion Guindo de transmettre le message du peuple malien à IBK

En vue des prochaines échéances électorales, la scène politique s’agite. Que de congrès, d’anniversaires, de conférences nationales dans l’agenda des partis politiques. Pour les uns et les autres, c’est l’occasion de mesurer leur force avant de monter sur un ring où la moindre erreur est chèrement payée. C’est aussi, pour certains, l’heure de faire transmettre des messages au chef de l’Etat.

Choguel K. Maïga, président du MPR : « le blocage actuel au Mali est le résultat d’une décentralisation précipitée»

Créé le 09 janvier 1995, le parti du tigre a 20 ans. Cela se fête, tout à fait normalement. Car, pour le président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR), l’heure n’est pas à la réjouissance. Et le thème choisi pour la célébration de ce 20e anniversaire, « journée de réflexion sur les 20 ans», en dit long.

Section RPM de GAO : la guéguerre avant la guerre

Prévue pour le 14 février dernier, la conférence de section du RMP (Rassemblement Pour le Mali), le parti au pouvoir, s’est terminée en queue de carpe. Sentant sa défaite proche, la tendance Abdoulaye Idrissa Maïga, secrétaire général du parti, et non moins ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, a décidé de reporter, sine die, le renouvellement du bureau de la section. Au grand dam des sept secrétaires généraux, qui pointent un doigt accusateur sur Me Baber Gano, chef de la mission de supervision de la conférence de section.

Dossiers partants volontaires – Etat malien : Verdict attendu le 22 avril prochain

Le dramatique et interminable dossier des partants volontaires connaitra-t-il bientôt son épilogue? On l’espère. Si l’on en croit le conseil de l’ATVR, Me Mariam Diawara, qui vient d’effectuer un séjour dans la capitale du Nigeria, où siège la Haute Cour de Justice de la CEDEAO, le verdict du contentieux opposant les partants volontaires à l’Etat malien est attendu le 22 avril prochain.

30ème session ordinaire du CA du Laboratoire Central Vétérinaire : Le budget 2015 en hausse de 4% par rapport à celui de 2014.

Les administrateurs du Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) se sont réunis le lundi 23 février 2015 dans les locaux de la structure pour la tenue de la  30ème session ordinaire de leur Conseil d’Administration. Cette session était présidée par le Dr Saidou Tembely, Conseiller technique au ministère du Développement Rural, qui avait à ses côtés le Directeur général du LCV, Dr Boubacar Diallo.

 laboratoire veterinaire medecin teste analyse

La session étant essentiellement budgétaire, les administrateurs ont procédé à la revue de l’état d’exécution des recommandations de la 29ème session du CA, du rapport d’activités 2014, du programme de budget 2015, du point d’exécution du budget au 31 décembre 2014 et des états financiers de 2012. Un point relatif à la révision des prix de cession des vaccins ainsi qu’à la tarification des analyses de laboratoire était également soumis à leur appréciation.

Le Directeur général a expliqué tout d’abord que budget 2015 était estimé à 1 616 470 000 FCFA, soit une augmentation de 4%  par rapport au budget 2014. Ce nouveau budget sera essentiellement dirigé vers les investissements.

Les activités sont orientées vers la production de vaccins, pour un total de 28 348 250 doses, toutes catégories confondues, soit un taux de réalisation de 106,86%. Ce nombre est le plus élevé des cinq dernières années. Les taux de vente de vaccins en 2014 sont estimés à 29 622 550 doses, soit un taux de réalisation de 119,45%, a déclaré Dr Diallo.

Le PCA, Dr Tembely, a d’abord fait l’historique du LCV, créé en 1972 pour satisfaire les besoins en vaccins vétérinaires et fruit de la coopération entre les Etats-Unis d’Amérique et le Mali. Il a pour missions de contribuer à la prévention et à l’éradication des maladies animales, par le diagnostic et la recherche appliquée, d’assurer le dépistage des maladies transmissibles à l’homme et l’analyse microbiologique des aliments, eaux et boissons.

Il s’agit aussi pour le LCV d’assurer, par la production de vaccins, la protection sanitaire du cheptel contre les maladies infectieuses et de participer à la formation technique et au recyclage des cadres dans le domaine des techniques de laboratoire.

Dr Tembely a rappelé que les activités de recherche ont enregistré des résultats meilleurs à ceux des trois dernières années, eu égard au nombre et à la qualité scientifique des projets et contrats de recherche exécutés, selon l’évaluation faite par les membres du Comité programme 2014.

Quant aux activités de formation, elles connaissent une croissante évolution, compte tenu du nombre élevé de stagiaires désormais encadrés par le LCV. Enfin, Dr Tembely a exhorté la Direction du LCV à la poursuite des efforts de renforcement des capacités de production des vaccins, afin de satisfaire les besoins nationaux, au renforcement des capacités managériales de la recherche et au suivi régulier du dossier du contentieux foncier.

Adama Bamba

Source: 22 Septembre

Selon le Mouvement Sabati 2012, «Le projet de loi sur le Genre n’est pas une nécessité pour l’avenir de notre démocratie»

Après le forum organisé le 7 février dernier au CICB, le Mouvement Sabati 2012, sous la houlette de Moussa Boubacar Bah, a tenu une conférence de presse le 25 février 2015 au Centre Mourtada, sis à l’ACI 2000. Le Président était accompagné de ses deux Honorables députés élus sur une liste avec le RPM, N’Doula Thiam et Mamadou Djiguinè.

Vote du statut de l’opposition : Soumaïla Cissé, désormais associé au festin du pouvoir !

Les députés de l’Assemblée nationale ont approuvé le jeudi dernier par 140 voix contre 6 le projet de loi portant sur le statut de l’opposition en République du Mali. Ceci dit, si pour d’aucuns, l’adoption de ce projet de loi est une avancée significative de notre démocratie, il est néanmoins important de noter que le chef de file de l’opposition est désormais associé ou consulté sur des questions d’intérêt national. Et c’est Soumaïla Cissé, président de l’Urd, parti ayant le plus grand nombre de députés, est le mieux placé pour être chef de file de l’opposition parlementaire.

depute nianfunke soumaila cisse urd

Pour ceux qui ne le savent pas, on entend par opposition politique, tout parti politique ou regroupement de partis politiques qui ne participe pas à la formation du gouvernement ou ne soutient pas l’action gouvernementale. De ce fait, l’opposition politique est parlementaire lorsqu’elle est représentée à l’Assemblée nationale et extra-parlementaire, lorsqu’elle ne l’est pas.

Ce faisant, il faut retenir que le chef de l’opposition est assimilé au 1er Vice-président de l’Assemblée nationale. Un poste qui revient au parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Toutefois, à titre exceptionnel, il dispose d’un Cabinet dont la composition, les modalités d’organisation, de fonctionnement et les avantages sont fixés par décret pris en Conseil des ministres. Les crédits nécessaires à la prise en charge du chef de l’opposition et de son Cabinet sont inscrits au budget de l’Etat. En outre, le président de la République et le Premier ministre peuvent associer le chef de l’opposition politique à l’occasion de la visite des personnalités étrangères au Mali. Et peut être consulté chaque fois que besoin est sur les questions d’intérêt national. Il est reçu en audience par le président de la République et le Premier ministre, à sa demande, sur ces questions d’intérêt national. Des missions d’envergure nationale ou internationale peuvent lui être confiées. Il peut faire partie des délégations du président de la République lors de ses déplacements à l’étranger et il a droit aux honneurs protocolaires à l’occasion des cérémonies publiques.

 

Précisons que les responsables des partis de l’opposition politique ont le droit de recevoir ou peuvent être reçus par les membres des missions diplomatiques, consulaires et des organisations internationales accréditées au Mali ainsi que les personnalités étrangères en visite régulière au Mali. Toutefois, ces entretiens ne doivent pas comporter d’engagements contraires aux lois et intérêts de la République du Mali. En outre, les partis politiques de l’opposition ont le droit d’établir des liens et relations de coopération avec des partis politiques étrangers ou associations politiques internationales dans le respect strict de la souveraineté nationale, des lois et règlements en vigueur. À cela, s’ajoute le fait qu’ils ont le droit de s’exprimer publiquement et, de ce fait, ont accès aux médias d’Etat et privés dans le respect des lois et règlements en vigueur.

Encore que l’opposition parlementaire a le devoir de suivre l’action gouvernementale, de la critiquer de façon objective et constructive dans le sens du renforcement de l’idéal démocratique et du progrès. Autres devoirs pour elle : respecter les autorités légalement établies ; œuvrer à l’instauration d’une culture démocratique par l’information, la formation et l’éducation des citoyens ; veiller au respect des principes de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, à la forme républicaine et laïque de l’Etat ainsi qu’à l’unité nationale ; cultiver le principe de la conquête démocratique du pouvoir, l’usage de la non-violence comme moyen d’expression de la lutte politique et le respect des biens publics et privés ; cultiver l’esprit républicain et le respect de la règle de la majorité ; et défendre les intérêts supérieurs de la Nation.

Cependant, il est utile de préciser que le mandat du chef de l’opposition prend fin dans les cas suivants : fin de la législature, perte de la qualité de député, décès, acceptation d’une fonction incompatible, démission de son poste, exclusion ou démission de son parti. Au regard de tout ce qui précède, notre pays vient de réaliser une avancée démocratique spectaculaire avec le vote de cette loi portant statut de l’opposition politique, après son adoption en Conseil des ministres. Une avancée démocratique, pour certains, qu’il faut à tout prix sauvegarder, entretenir et améliorer au fil du temps. Et tout porte à croire que c’est Soumaïla Cissé du parti de la poignée de la main qui est la mieux placé pour jouer ce rôle, puisqu’il possède le grand nombre de député au Parlement et est lui-même député. Mais, il y a là un piège, car il sera associer à la gestion des affaires de l’Etat et en sera comptable.

 

Soumaïla T. TRAORE

Source: Oeil du Mali

Révélation sur la banque HSBC : ces fortunes qui ont fui le Mali !

Selon les dernières révélations du journal français «Le Monde» sur le gigantesque système de fraudes fiscales de la banque suisse HSBC, 99 personnalités maliennes sont suspectées. Ces personnalités auraient logé leurs fonds durant des années dans cette banque. Le président IBK, décidé à mener une guerre implacable contre la corruption et l’impunité, a de la matière pour dénicher ces personnalités. Qui sont-elles et comment ont-elles amassé toute cette fortune ?

banque privee hsbc suisse

De l’argent sale ou propre, les autorités maliennes se doivent de jeter un coup d’œil à ce dossier et traquer ceux qui sont dans l’irrégularité. Surtout que l’évasion est une fraude punissable. Le gouvernement malien se doit de prendre le devant, en demandant des comptes à cette banque. Mais, le comble, c’est que depuis l’éclatement de ce dossier, l’Etat malien fait la sourde oreille. Or, il urge pour le pouvoir actuel de se conformer à sa ligne de combattre l’impunité et de traquer les rongeurs des derniers publics. Il s’agirait d’un enrichissement illicite, car les différents régimes qui se sont succédé, ont vu leur lot de nouveaux milliardaires sur le dos du contribuable malien. Ces régimes ont même contribué à enrichir de nombreux opérateurs économiques de la place et sans compter ces hautes personnalités de l’Etat qui ont énormément puiser dans les caisses de l’Etat.

Ces fonds transférés dans les banques occidentales par ces personnalités, leur servent à acheter de superbes villas, à se la  couler douce dans les somptueux hôtels des champs Elysées et à faire des achats monstres dans plus grands magasins européens.

Aujourd’hui, le président de la République doit sévir. Beaucoup décrié par l’opinion nationale et internationale sur son impasse dans la lutte contre l’impunité et la corruption, IBK doit rebondir en prenant ce dossier à bras-le-corps. Cela, à travers une lutte implacable contre l’impunité. Il doit interpeller cette banque pour connaître ces personnalités pour qu’il justifie leurs avoirs. Et punir celles qui sont fautives de malversations financières, tout en  gelant leurs avoirs pour les reverser au Trésor public.

Soumaïla T. TRAORE 

Source: Oeil du Mali