Corse – Des conversations des présidents Keita et Bongo interceptées dans un dossier de corruption

Les conversations des présidents malien et gabonais, Ibrahim Boubacar Keïta et Ali Bongo, avec l’homme d’affaires corse Michel Tomi, soupçonné de corruption, ont été interceptées par la justice française, rapporte vendredi le site d’information Mediapart.

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Ces écoutes ont été diligentées dans le cadre d’une enquête visant les activités du fondateur du groupe Kabi, poids lourd des jeux (casinos mais aussi PMU) en Afrique de l’ouest, a confirmé une source proche du dossier.

Dans ce dossier, Michel Tomi a été mis en examen en juin 2014, notamment pour corruption d’agent public étranger, faux et usage de faux, abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et travail dissimulé.

Les écoutes, dont Mediapart publie des extraits, montrent que l’homme d’affaires Michel Tomi semble entretenir une relation privilégiée avec le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta.

Selon les échanges téléphoniques relatés par le site d’information, l’homme qui a constitué un empire des jeux en Afrique rend de multiples services à M. Keïta, des réservations et du paiement de chambres d’hôtels dans des palaces français jusqu’à la prise de rendez-vous médicaux en France.

Michel Tomi lui fait également cadeau d’un véhicule et fait acheter pour lui des costumes, toujours selon les conversations enregistrées par les enquêteurs.

– “Michel, si les gens de Cifonelli (tailleur haut de gamme), là, pouvaient me donner mes habits de campagne, j’apprécierais beaucoup”, explique le président malien lors d’un échange en mars 2014.

– “Elles seront prêtes demain. Vous avez besoin d’autre chose ?”, lui répond Michel Tomi.

– “Euh…, en ce moment, non”, conclut M. Keïta.

Les éléments de l’enquête dont fait état Mediapart montrent également que le Corse qui a effectué l’essentiel de sa carrière professionnelle en Afrique entretient une relation de proximité avec le président gabonais, Ali Bongo.

L’homme d’affaires corse aurait notamment offert une croisière sur son yacht au dirigeant gabonais et son épouse en 2013.

Les liens de Michel Tomi avec le Gabon remontent à Omar Bongo, père d’Ali et lui-même président de 1967 jusqu’à son décès, en 2009.

France 3 Corse ViaStella avec AFP

Source: Francetv info

Cinquième congrès du parti de l’abeille : IBK soutiendrait un candidat à l’ADEMA : mensonge !

Au moment où certains candidats à la présidence du parti ADEMA battaient campagne, en investissant les comités, sous-sections et sections du parti, cet autre candidat a plutôt pris le raccourci vers Koulouba, espérant ainsi atteindre les militants ADEMA à travers le président IBK. Ah, le pauvre!

Pied de grue et cour assidue dans les salons feutrés du palais de Koulouba où lui et ses compagnons d’infortune ont attendu, en vain, espérant rencontrer une seule fois le président IBK, le président de tous les Maliens, plus occupé aujourd’hui à les rassembler qu’à les diviser.

Et puisque qu’on ne force pas la porte au président IBK encore moins sa sympathie, alors, notre candidat revenant migrateur, de guerre lasse et en bon magicien politique, a sorti de son chapeau tressé en pailles de la Bagoé un mot d’ordre disant que le chef de l’Etat du Mali appelle à voter pour lui. Pur mensonge !

Oui mais, d’ailleurs, il aurait fallu pour lui  se lever très tôt pour espérer avoir à ce jeu les militants du parti ADEMA, tellement ils ont mûri et même blanchi sous le harnais (politique).

Il y a au parti ADEMA d’aucuns qui pensent devoir exiger du Président un supplément de dividendes pour leur soutien au candidat IBK devenu Président et pour l’appartenance de notre parti à la majorité présidentielle. Mais ils feignent d’ignorer que l’homme IBK connaît le parti ADEMA mieux que quiconque pour l’avoir dirigé pendant ses années de gloire.

Son long séjour dans la ruche lui a valu une parfaite connaissance des abeilles, celles qui se sont égarées, les félons et autres frelons mais également les besogneuses, celles qui n’ont jamais utilisé le parti à des fins personnelles et qui n’ont jamais joué contre leurs camarades.

Le président IBK ne se fera ni conter ni dicter ce qu’il doit au parti ADEMA et c’est mal le connaître que de vouloir, coûte que coûte, l’empêtrer dans des querelles qui pourraient plutôt l’affliger au lieu de le grandir aux yeux des Maliens en général et des militants ADEMA en particulier.

Celui qui pense que le parti ADEMA est incapable de se relever par lui-même, de se réconcilier avec ses idéaux fondateurs pour encore travailler- plus qu’il ne l’a fait par le passé- au profit exclusif du Mali et des Maliens,  devrait-il être digne de briguer la présidence de notre parti ?

Seuls l’engagement, la sincérité, le sens de l’équipe et de la discipline, la constance et la fidélité à nos idéaux doivent triompher à l’occasion de notre congrès.

Et vous conviendrez que j’emprunte ces mots au candidat Moustapha Dicko, membre du premier bureau politique du parti ADEMA, plusieurs fois ministre et en constante mission depuis toujours au service de notre parti.

Parce que camarades, après avoir écouté tous les candidats et suivi avec intérêt leurs discours à l’adresse des militants, force est pour moi de se convaincre qu’en cette phase critique de la vie de notre parti, l’ADEMA doit sortir grandi de ce congrès s’il veut poursuivre sa route, s’il veut coller à ses engagements de départ et s’il ne veut pas disparaître.

Et, pour ce faire, souffrez que je vous recommande de faire confiance à Moustapha DICKO.

M.S, militant

ADEMA en Commune IV

Source: L’Indépendant

Immigration clandestine: L’Afrique prend le chemin de l’Eurpoe et l’Europe prend le chemin de l’Afrique.

Introduction : l’investigation.

mahamoudou sicko malien protege migrant mali

La rédaction de cet article m’a pris environ un mois. Les habitants de l’ex-Union Soviétique connaissent très mal l’Afrique. A part les spécialistes qui savent la réalité actuelle des choses sur nos pays, dans l’esprit du bas peuple, notre continent est associé à la sauvagerie, aux maladies, aux guerres, à la famine et à la misère. Pendant mes heures libres, je cherchais les liens des forums de discussions des pays de l’ex-URSS pour savoir ce qui se dit sur l’Afrique. Je lisais les opinions émises par ceux qui ont visité ou habitent actuellement sur notre continent. Sur l’un des forums, je me suis inscrit en pseudo et  prenais part aux débats. J’ai decouvert assez de choses curieuses. Ils sont des dizaines et des dizaines à se prononcer, à publier de belles photos sur leur nouvelle belle vie en Afrique et, de ce fait , même à se faire mal comprendre des amis restés en Russie ou en Ukraine qui s’étonnent de leur choix de vivre sur le continent le plus pauvre du monde, berceau, selon eux, de toutes les maladies et d’animaux sauvages très dangereux. Les discussions y sont chaudes, parfois ironiques, avec des couleurs de mépris et même de sorties racistes de la part de ceux qui ne se sont jamais rendus chez, dans la tête desquels l’Afrique existe plus dans les images de télévision que géopraphiquement.  Je me suis entretenu avec les individus qui ont déjà été chez nous pour recueillir leurs avis.

 

 

C’est ainsi que lors des tirages LOTO, j’ai remarqué dans la salle un jeune homme russe d’environ 25 ans. Il s’appelle Denis. Il joue aux jeux de hasard. Son regard était toujours fixé sur moi, un regard aigu, lointain et plein d’amertume. Un jour, je me suis décidé à m’intéresser :

 

 

– J’ai été chez vous en Afrique, m’a-t-il dit d’un ton quasi silencieux, la tête un peu baissée.  J’ai poussé la provocation en y mettant du sarcasme :

 

 

– Que pouviez-vous bien foutre en Afrique ?! On ne vous a pas mangé ?

 

 

-Non, on ne mange personne en Afrique, c’est faux ! J’étais touriste en 2009. J’y ai sejourné pendant deux semaines. J’ai visité le Congo, le Cameroun et le Kenya. Votre continent est très beau, je rêve de m’y installer pour le reste de ma vie. J’ai senti que j’ai plus de chance là-bas.

 

 

Puis, il me vide son sac en me racontant tout : le coût moins élevé de la vie, la bonté humaine, le respect des Blancs, la nature, le goût naturel des fruits et légumes, etc. Pour finir, il me demande :

 

 

– Comment faire pour réaliser mon rêve, vous pouvez m’aider  à obtenir un visa de travail ?

 

 

-Je ne suis pas un Consul, ai-je retorqué ironiquement. Adressez-vous aux Consulats africains. Et pour partir en Afrique, c’est simple : prenez le billet d’avion et partez donc. Il y a des pays où le visa est obtenu sur place à l’aéroport.

 

 

– Les jeux de hasard m’êmpechent. Je perds aussitôt tout ce que je gagne. Je garde pourtant l’espoir d’arracher le jack-pot un jour pour réaliser mon rêve africain.

 

 

– Pourquoi êtes-vous revenu de là-bas ?

 

 

– L’argent était fini et j’ai eu peur de me retrouver dans des situations difficiles.

 

 

– Avec votre mauvaise habitude de jouer, le jack-pot pourra finir aussi, ai-je conclu.

 

 

Maintenant, venons-en aux faits :

 

 

Les images qui passent sur les écrans sont terribles et reconfortent beaucoup dans leur conviction que l’Afrique est un enfer. Des tombeaux navigants qui arrivent aux larges des côtes européennes avec des milliers de jeunes femmes, hommes et enfants. Ils sont tous gravement affaiblis par la traversée, sales et affamés. Sur leurs visages, on peut lire qu’ils ont vu la mort de très près en face. D’autres n’auront jamais plus cette chance. Ils sont des milliers que la Méditerranée a emportés avec leur espoir d’une vie meilleure. Pour l’année 2014, on évoque le chiffre tragique de 17 milles morts par noyade. Quelques survivants crient leur joie d’avoir pu se retrouver en Europe, alors que des familles pleurent en Afrique leurs proches qui ont tenté l’aventure. En avril 2015, c’est le grand drame qui fait la une : 800 personnes laissent leurs vies au fond de la mer. Depassée depuis longtemps par l’ampleur, l’Italie crie de nouveau à l’aide.

 

 

L’Union européenne convoque un sommet ad hoc pour se pencher sur la question. La solution tombe vite : un fond de 12 millions d’euros est voté pour lutter contre les passeurs. Néanmoins, l’idée de la répartition entre les pays européens des clandestins déjà arrivés est repoussée par certains pays dont la France et l’Angleterre. Pendant que les hauts fonctionnaires se concertent en vue d’adopter une approche finale, « les bateaux de la chance » ne cessent d’apporter chaque jour qui se fait de nouveaux clandestins africains. Malgré les images vehiculées de cadavres repêchés par la marine, malgré tous les dangers liés à l’aventure, les jeunes Africains prennent le chemin du grand risque. Quelles sont donc les causes ?

 

 

La gestion hyper catastrophique et l’insouciance désarçonnante de nos dirigeants africains sont un secret de Polichinelle. C’est toute l’Afrique, ignorante ou lettrée, qui les décrie depuis belle lurette  sans qu’ils daignent changer leurs très mauvaises habitudes de grands garçons stupides. Avec 60% des ressources mondiales et avec 65% des terres fertiles dans le monde, le paradoxe réside dans le fait que le continent peine à vivre sans les aides extérieures dont une grande partie est détournée aussi. Une frange apatride au sommet des Etats africains veille sur tout le flux financier comme sur « l’os de Morlam » sur le feu. Leur devise, c’est tout pour eux et rien pour les peuples.  A cela s’ajoutent les querelles de succession pour le pouvoir, qui dégenèrent le plus souvent en conflits armés  apportant la misère à la misère, au cours desquels les populations sont obligées de fuir, en abandonnant le peu qu’elles ont, pour gonfler les camps de réfugiés où elles vivent sous des tentes dans des conditions humainement plus insoutenables. L’aide qui leur est fournie enrichit plus les agents des organisanisations humanitaires. Fautes de soins médicaux appropriés et de conditions d’hygiène, les maladies gagnent facilement du terrain, les parents assistent, impuissants, au décès de leurs enfants. Des mères n’ont pas la possiblité de les voir, car elles auront perdu la vie lors des couches. Des économistes africains aiment sortir les calculatrices pour brandir le taux de croissance économique encourageant sur le continent. Il est indéniable aujourd’hui que le continent fait des progrès et que l’amorce d’un décollage se fait sentir aussi. Cependant dès qu’il y a une petite lueur d’espoir, les crises politiques et les guerres intestines reprennent, mettant un tampon gras sur presque tout, replongeant les populations dans l’incertitude et dans la misère plus profonde encore. C’est une réalité que nous ne saurons nier. En temps de calme, l’élite africaine se lance dans la grande bouffe sans se soucier du peuple qui végète. Lorsque cette bouffe est sur le point de finir, ils n’hésitent pas à mettre le feu à la case des paisibles citoyens. De sorte que les Africains ne voient une vie réelle ni dans le calme ni dans la crise. Face à une telle situation, la mort en Méditerrannée pourrait sembler comme une porte d’entrée au paradis.

 

 

Voyons maintenant ceux qui partent. Ce sont des jeunes, des vies en fleurs, des bras valides qui auraient pu etre utiles au continent, mais qui préfèrent être une charge inutile en Europe. Sans peut-être le savoir, les Africains résidant à l’étranger jettent de l’huile sur les réseaux sociaux par la publication de belles photos dans des voitures ou restaurants autour des tables garnies de nourriture. Toutes les occasions sont bonnes pour le faire : promenades, anniversaires, nouvel an. Ils célèbrent toutes les fêtes qui sont même étrangères à l’Afrique pour s’empresser de mettre des images réussies sur leurs profils.  L’impression se crée que la belle vie est ailleurs. Ce n’est pas totalement vrai. Dans la plupart des cas, il ne s’agit que d’images réussies. Pour le reste, allez bien le savoir ! C’est ainsi donc que nous voyons des Africains  déboursant de rondelettes sommes pour la traversée de la Méditerrannée.  Ces individus tombent dans le piège des belles paroles des passeurs qui peuvent leur montrer des photos d’Africains vivant dans « l’opulence ».

 

 

Or, n’est pas Didier Drogba qui le souhaite ! Ces clandestins paient chacun jusqu’à six milles dollars pour aller trouver probablement la mort dans la mer. Pour un seul bateau de 800 personnes, comptez donc jusqu’à 5 millions de dollars. 6 milles dollars comptent bien en Afrique pour pouvoir lancer un petit business lucratif, au lieu d’espérer sur un eldorado qui ne se trouve en réalite que dans la poche des passeurs. C’est donc toute la mafia afro-européenne qui se frotte les mains sur le dos des clandestins crédules dont plusieurs seront ensuites exploités en Europe dans des conditions atroces : labeur gratuit dans les champs ou dans les rues contre quelques bouchées de nourriture comme au temps de l’esclavage, prostitution dans les bordels avec tout le lot d’humiliation et de traitement  sadique.

 

 

Les heures passées sur les forums et les entretiens n’ont pas été vains.  Les gens avec lesquels j’ai parlé trouvent que l’Afrique n’est pas mauvaise. Il n’est pas la peine de parler des Europeens qui sont déjà assez nombreux dans les pays d’Afrique. 300 milles jeunes Espagnols au Maroc depuis la crise de 2008 et environ 150 milles Portugais en Angola, sans compter les Français, Italiens, etc. Ils sont partout. Leur effectif réel depasserait de loin, selon les chiffres non officiels, plus d’un demi million de personnes. Les Russes, Azerbaidjanais, Arméniens, Moldaves et Turcs y sont par dizaines de milliers. Les Chinois dont l’effectif est esmimé à plus de 2 millions ne pompent un seul mot. Ils sont éparpillés sur tout le continent et rongent silencieusement comme les autres. Ce sont des jeunes qui ont un certain avantage face à l’écrasante majorité des Africains, parce qu’ils sont diplômés pour la plupart. Il viennent tenter eux-aussi leur aventure chez nous, espérant sur une belle vie. Beaucoup y reussissent. Avec cette seule différence que leurs corps ne sont pas repêchés dans la mer et exposés sur les écrans de télévision. Il ressort nettement qu’il y a plus de migrants en Afrique qu’il n’y a d’Africains clandestins en Europe. Que viennent-ils donc chercher chez nous si l’Afrique est un enfer ?

 

 

Nous avons plus de migrants chez nous que nous ne le pensons. Par euphémisme, on les appelle « expats ». Ils ne diffèrent en rien des Africains qui partent. A ma grande stupéfaction, j’ai pu apprendre sur les forums que les Ukrainiens sont au nombre de 100 milles personnes en Afrique dont seulement 20 milles travaillent légalement ! Les 80 milles autres évoluent dans la clandestinité, s’adonnant à des contrebandes d’armes, de pierres et métaux précieux, etc. Ils viennent comme touristes et restent ensuite sans papiers et sans etre inquietés des aurorités parce qu’ils sont….Blancs ! Avec la crise dans leur pays et avec la faillite éventuelle de leur Etat, bien des jeunes Ukrainiens lorgnent à présent vers notre continent pour trouver une meilleure vie. Actuellement, le salaire moyen est plus élevé dans des pays africains noirs que dans certains pays  d’Europe. En Macedoine, membre de l’UE, 130 euros sont déjà bons. En Ukraine, c’est la catastrophe avec des salaires encore plus bas.  En terme de bien-être, le Bostwana dépasse de loin assez de pays dits « civilisés ». Dans les années 90 par exemple, les pilotes ukrainiens avaient…40 dollars comme salaire mensuel lorsque dans le même temps, on leur payait 6.000 dollars dans les pays africains ! Les capitaines de bord recevaient environt 10.000 dollars par mois. Depuis, les choses n’ont pas changé. Un jeune Ukrainien résidant en Afrique déjà 8 ans raconte sur le forum qu’il gagne 1000 dollars par mois, somme dont il ne peut jamais rêver dans son pays natal où il gagnait moins de 300 dollars ! Il ajoute que notre continent est un paradis pour lui et qu’on y respecte bien les Blancs, suscitant ainsi la curiosité de centaines d’autres jeunes  à vouloir tenter l’aventure africaine. Il y met sa photo avec un sourire très large. Une autre fille ayant grandi dans l’orphélinat dans son pays natal est actuellement restauratrice très aisée dans un pay africain. La question qui se pose est celle de savoir pourquoi les Blancs se sentent bien en Afrique et pourquoi la majorité des Africains ne se sentent bien nulle part, même dans leur Afrique.

 

 

Quand je partais au Mali, j’ai entendu le langage russe d’Alma Ata à Paris. C’était bien normal puisque des russophones voyageaient aussi. De Paris à Bamako lorsque j’ai entendu le russe dans l’avion, ma curiosité m’a poussé de le savoir.  C’était des jeunes filles ukrainiennes qui partaient travailler au Mali comme danseuses de strip tease. « ça paye bien », me disaient-elles. Entendez que la prostitution faisait le reste.

 

 

Tant que des Blancs vivent bien chez nous et que des Blanches parcourent des dizaines de milliers de kilomètres pour aller  s’y prostituer, l’Afrique n’est donc pas un enfer comme nous le pensons d’habitude.  Au lieu de prendre le chemin de la mort en mer, de devenir balayeur des rues chez les autres,  nous nous devons d’ouvrir davantage les yeux de nos soeurs et frères africains sur les causes réelles, à savoir pourquoi les Blancs fuient dans nos pays et que nous trouvons la mort en fuyant chez eux.  De les amener à s’impliquer dans le combat de tous les jours pour un changement positif dans nos pays. C’est à ce prix que se trouvent le salut et la sauvegarde de la vie de nos confrères, bras valides que nous perdons incessamment.

 

 

Peut être complice aussi sans le savoir la dispora africaine qui se tait ou ne fait que publier de belles photos sur les réseaux sociaux.  Les belles images produisent le même effet tant chez les Blancs que chez les Africains, tous sans exception étant en quête d’une meilleure vie. Les uns réussissent, d’autres y laissent leur peau.  En Afrique, hormis les balles des terroristes qui peuvent frapper ailleurs aussi, très rares sont ces Blancs qui y laissent la leur.  Rien ne vaut que le « chez-soi ». Réflechissons-y. Plus tard, toutes les places juteuses seront occupées par des Blancs, comme à l’epoque coloniale.

 

 

Sekou Kyassou Diallo, Alma Ata, Kazakhstan.

Mauritanie-Mali: examen , à Nouakchott, de la coopération militaire et sécuritaire

Les délégations des ministères mauritanien et malien de la Défense ont tenu, jeudi à l’Etat major général des armées à Nouakchott, une réunion élargie consacrée à l’examen des relations de coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays.

tiéman Hubert Coulibaly ministres defense Anciens combattants

La rencontre s’est déroulée en présence des ministres de la défense des deux pays, MM. Diallo Mamadou Bathia et Tieman Hibert Coulibaly, du Chef d’Etat Major général des armées, le général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed et du général Mahamane Touré, chef d’Etat major des Armées maliennes, en plus des membres des deux délégations.

La rencontre qui a lieu à l’occasion de la visite de travail et d’amitié qu’effectue actuellement la délégation malienne en mauritanie dans le cadre des relations existant entre les deux pays et la tradition de concertation permanente entre eux pour une coordination sur les questions communes de défense, de sécurité et de développement.

La délégation malienne a été accueillie à l’entrée de l’Etat major général des armées par le ministre de la Défense nationale, M. Diallo Mamadou Bathia et le Chef d’Etat Major Général des Armées, le général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed.

La réunion s’est déroulée en présence du chef d’Etat Major adjoint, le général de brigade Hanena Ould Sidi, du chef d’Etat major de l’armée de l’air, du colonel Mohamed Ould

Lehraitani, des chefs des bureaux et des directions au ministère de la défense nationale et à l’Etat major général des armées.

AMI

Source: maghrebemergent

Législatives partielles en commune V: Tout va se jouer dans les mosquées

Depuis le lancement officiel de la campagne pour les législatives partielles en commune V du District, certains candidats ont pris d’assaut les mosquées de ladite commune pour solliciter le soutien des religieux, comme ce fut le cas avec IBK lors de la dernière présidentielle. On sait que l’apport des leaders religieux, surtout le mouvement politico-religieux Sabati 2012, a été important dans l’élection du candidat du Rpm.

bureau vote ecole lycee mamadou sarr hamdallaye

La commune V du District vit actuellement au rythme des législatives partielles dont le 1er tour est prévu pour le 31 mai prochain. Et depuis le lancement officiel de la campagne, les candidats et leurs directions de campagne s’investissent sur le terrain pour convaincre les électeurs sur le bien-fondé de leur projet de société, s’il en existe ! Dans cette course effrénée, aucun lieu de regroupement, même dans les mosquées, susceptible d’apporter des voix, n’est épargné. Les rues et les grandes artères  de la commune V sont depuis le 10 mai dernier envahies.

C’est ainsi  que les mosquées, devenues des enjeux principaux de cette élection partielle, sont de plus en plus envahies par les candidats et leurs directions de campagne. Inspirés par le cas du président IBK qui a bénéficié en 2013 du soutien des leaders religieux, avec comme fer de lance le Mouvement Sabati 2012, tous les candidats ou presque, engagés dans la course à l’hémicycle, souhaitent avoir  le soutien des leaders religieux de la commune.

Très sollicités, les fidèles musulmans de la commune sont partagés entre deux candidats. Il s’agit de Mohamed Kimbiri du RJP et Baba Samaké de l’UMPR. Pour les soutiens à Kimbiri, ce dernier est surtout connu pour le combat qu’il mène en faveur de l’Islam. Tandis que le candidat de l’UMPR, Baba Samaké, est un fidèle de la mosquée Ikhasss de Sabalibougou en commune V. Chaque clan se bat pour la victoire de son candidat.

À côté de ces deux candidats, la candidate du Rassemblement pour le Mali (Rpm), Mme Togola Jacqueline-Marie Nana, s’est aussi invitée dans la danse. Pour tenter d’obtenir le soutien des fidèles musulmans de la commune, elle s’est rendue à la mosquée wahhabite de Kalaban-extension sud appelé Garantiguibougou. C’est dire que tout va se jouer dans les mosquées, comme ce fut le cas avec IBK en 2013.

 

Fombus

Source: Le Débat

Enquête du département étude et communication de l’Indépendant sur la cote de popularité des personnalités politiques ci-après à Sikasso : Moussa Mara : 47,66%, IBK : 31,33%, Soumaïla Cissé : 11,66%, Modibo Sidibé : 3,33%

La tendance observée à travers nos sondages d’opinion réalisés à Bamako, Koulikoro, Kati, Kayes se confirme à Sikasso : Moussa Mara a la cote de popularité la plus élevée, suivi de IBK. Puis arrivent Soumaila Cissé et Modibo Sidibé.

moussa mara yelema premier ministre

C’est  sur un score sans appel de 47.66% que Moussa Mara l’emporte face à IBK (31,33%) et s’impose comme la personnalité politique la plus appréciée des Sikassois. Soumaïla cissé arrive en troisième position avec 11,66% et Modibo Sidibé est quatrième avec 3,33%. Un taux de 5.99% des sondés ne s’est pas exprimé. Pour évaluer la cote de popularité des personnalités politiques susmentionnées, nous avons mené une enquête d’opinion auprès de 900 personnes issues de toutes les couches sociales dans la ville de Sikasso, du 26 au 30 avril 2015.

Dans la capitale de l’ancien royaume du Kénédougou, Moussa Mara surclasse IBK avec un écart de 16.33%. Lequel nous permet d’affirmer que l’ex-premier ministre se maintient dans une position de grand favori à travers l’estime d’un nombre considérable de nos concitoyens. Car, on l’a vu, il se hisse au haut du pavé aussi bien à Bamako qu’à Koulikoro, Kati, Kayes et maintenant Sikasso. Dans cette dernière ville, Moussa Mara est perçu comme l’homme pouvant sortir le pays de la crise qu’il traverse. Selon les sondés, il a l’heureuse habitude d’aller sur le terrain afin de recueillir les doléances du petit peuple. C’est pour cela, disent-ils, qu’il est dans les dispositions de prendre les bonnes décisions dans l’intérêt du Mali.

Le président IBK est toujours en décote par rapport à Moussa Mara mais garde la confiance d’un nombre important de ses fidèles partisans. Ce, malgré les griefs portés sur sa gouvernance, car ils soutiennent qu’il est venu trouver un pays ravagé par la corruption dont il ne peut sortir sur un coup de baguette magique. Ainsi préfèrent-ils lui laisser du temps.

Soumaila Cissé est apprécié grâce aux réalisations économiques à son palmarès du temps où il était président de la Commission de l’UEMOA. Il détient selon les sondés qui lui sont favorables, les atouts pour faire du Mali un pays émergent s’il était porté aux affaires.

Modibo Sidibé est perçu comme un homme responsable, sachant prendre des décisions difficiles pour le bien du Mali. Les actes qu’il a posés dans le domaine de la santé continuent à plaider en sa faveur auprès de ses sympathisants.

A la lumière de ce sondage à Sikasso, nous pouvons déduire que Moussa Mara  a réussi à séduire le public grâce à des actes concrets. Ses multiples déplacements sur le terrain, chaque fois que l’occasion lui est offerte,l ui ont valu l’estime des Maliens.

Le président IBK projette malgré lui le sentiment d’un manque d’intérêt pour les problèmes des Maliens. Trop occupé à régler la crise du nord, sa cote de popularité en prend un coup et, malheureusement pour lui, de plus en plus de Maliens ne le comprennent pas. Il doit donc modifier sa façon d’agir.

Le président de l’URD et non moins chef de file de l’opposition parlementaire, Soumaïla Cissé, gagnerait à se rapprocher davantage des régions du Mali. Ce qui est sûr, c’est que sa communication est trop axée sur Bamako où il acquiert il est vrai un regain de notoriété. Un événement qu’il pourrait créer ou parrainer à Sikasso par exemple contribuerait à y rehausser son image.               Modibo Sidibé a une cote de popularité plutôt  stable. Il a un public qui lui est fidèle depuis le temps où il était premier ministre sous ATT. Ses  idées sont partagées par une catégorie de gens qui croient en lui. Il devrait jouer une carte de ciblage plus étendue en faisant de la communication média et en se modernisant avec le temps.

 

Commentaires des personnes sondées sur la cote de popularité des personnalités politiques ci-après:

IBK :

Je soutiens IBK car il s’est remarquablement distingué partout où il est passé. Mais les développements qui vont suivre concernent exclusivement les réalisations qui sont à son actif en tant que le plus ancien premier ministre dans la fonction depuis l’avènement de la deuxième République. En effet, à son arrivée, IBK a mis un terme au mythe de l’AEEM en mettant aux arrêts son leader, Yahia Ould Zarawana et ses principaux lieutenants. Idem pour les leaders politiques qui manipulaient dans l’ombre les élèves et étudiants.

Je préfère IBK à cause de son parcours qui témoigne de sa haute stature d’homme d’Etat visionnaire et soucieux du développement durable de son pays. Même s’il ne répond plus aux aspirations de la population malienne. Président de l’hémicycle, il a toujours veillé à ce que la liberté parlementaire soit respectée, surtout l’immunité parlementaire. Je crois fermement qu’il va réaliser son programme. Déjà, il a jeté les bases pour lutter contre la corruption, l’impunité judiciaire et d’autres agissements contraires aux lois et règlements du Mali.

Moussa Mara :

Oui! Pour Moussa Mara. Je dis oui car c’est un homme véridique:  » l’homme qu’il faut à la place qu’il faut « . Vraiment c’est un homme appréciable qui à a cœur de relever ce pays malgré l’état lamentable où il se trouve. Il est plein de qualités. De plus, il est juste et prudent. Donc c’est Moussa Mara ou rien.

Je souhaite une politique totalement nouvelle et un homme capable de prendre les bonnes décisions, de se déplacer sur le terrain pour constater lui-même les réalités à l’image de Moussa Mara. Au lieu de rester dans le confort de son bureau et poser des actes erronés.

Je tiens personnellement à remercier et féliciter le journal L’indépendant, en particulier  son département Communication, pour l’innovation consistant à réaliser des sondages d’opinion. Que le Tout-Puissant élève la grandeur de Saoutï Haidara et de toute l’équipe de communication que j’encourage fortement à poursuivre son travail et à ne pas se laisser distraire par des individus qui non seulement ne savent rien entreprendre, mais ne trouvent mieux à faire que d’empêcher les autres d’entreprendre et faire avancer le pays. Bravo et au prochain sondage !

Soumaila Cissé :

Jadis, je détestais ce personnage à cause de son comportement hautain. Mais aujourd’hui, il est celui qui peut apporter une éclaircie dans l’économie malienne en proie aux difficultés car c’est un expert économiste bien connu. De plus sa performance reconnue dans la relève des défis qui obstruaient le développement de l’organisation sous-régionale (UEMOA) lui a valu le respect de l’opinion internationale et une confiance  avérée des bailleurs de fonds internationaux. En effet, Soumi peut conduire un programme qui aura le soutien des investisseurs. Mais, il ne saurait pour autant résoudre cette crise car la disparité qui joue entre le nord et le sud est particulièrement profonde. C’est d’ailleurs pourquoi certains jeunes du Nord détestent ceux qui viennent du Sud et n’ont aucun état d’âme pour les sudistes. Aussi, s’il continue sur sa politique complètement stéréotypée, il va se faire mettre en pièce par les autres candidats. Pour avoir ses chances, il va devoir braver la réalité et se rapprocher des couches sociales modestes

Modibo Sidibé:

J’ai décidé de choisir Modibo Sidibé, car  j’estime que sa sobriété, son éloquence et le fait de ne pas se laisser embrigader par d’autres lui permettront de mieux affûter ses armes et de sortir au bon moment pour s’imposer. Un adage bambara ne dit-il pas que  » c’est en restant dans sa cachette que le serpent deviendra plus gros « . De plus, Modibo Sidibé est l’architecte du système de santé de référence dans les 6 communes de Bamako, mais aussi des CESCOM (centres de santé communautaires). Il a fortement œuvré pour la gratuité de la césarienne au Mali. D’autre part, il maitrise les questions sécuritaires autant que Soumeylou Boubèye Maïga. Il est aussi capable de donner de la hauteur, de l’efficacité à l’exécutif.

Pour conclure, ne nous fions pas aux apparences, car il est capable de prendre des décisions difficiles. Modibo est toujours resté fidèle à son idéologie. En effet, un chef d’Etat doit être en mesure de prendre des décisions difficiles.

Enquête dirigée par Mohamed HAIDARA

Tel: 72 01 58 16  / Email: med.zo@hotmail.fr

Source: L’Indépendant

HAC : Ce qu’il faut savoir sur la Haute autorité de la communication

Adopté par le conseil des ministres du 13 décembre 2013, le projet de loi portant création de la Haute autorité de la communication (Hac) a été voté à l’unanimité mercredi à l’Assemblée nationale.

La loi de création de la Hac, qui vient d’être votée par les députés, consacre la mort du Conseil supérieur de la communication (CSC) qui faisait autorité depuis la libéralisation du secteur des médias au Mali.
Cette structure qui remplace le CSC, dont le bilan n’est pas élogieux, est un organe indépendant qui a pour mission de réguler le secteur de la communication au Mali, notamment dans les domaines de l’audiovisuel, de la presse écrite, de la presse en ligne, de la publicité par voie de presse et surtout de la délivrance des autorisations pour les fréquences audiovisuelles, a dit le ministre de la Communication, Dr. Choguel Kokalla Maïga, lors de la présentation du projet loi devant la représentation nationale, ajoutant que son prestige dépendra tout d’abord de sa crédibilité et surtout de sa capacité à agrandir la liberté d’opinion et d’expression.
La Hac dispose de pouvoirs plus étendus que CSC, elle est un organe indépendant, toute chose qui lui permettra d’asseoir et d’exercer son autorité sur tous les médias nationaux et étrangers diffusant à partir d’un site installé sur le territoire malien quelles que soient les modalités de leur mise à la disposition du public.
Toutefois il est à souligner que la Hac n’est pas une structure gendarme à la trousse des médias mais un organe de veille et d’alerte qui fera respecter l’éthique et la déontologie du métier, garantira l’accès libre et égal aux sources d’informations publiques, fera également respecter les règles de concurrence en matière de publicité et assure la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse, pour ne citer que ceux-ci.
En matière de contrôle et de sanction, la Haute autorité reçoit, dans les conditions légales, le dépôt de la presse écrite et statue sur les recommandations utiles sur les récriminations qui lui sont soumises. Statuant comme conseil de discipline, elle prononce des sanctions non pénales, prévues par les textes en vigueur. Toutefois, les décisions de la Hac sont des actes administratifs passibles de recours juridictionnels.
La Hac est consultée par le gouvernement avant l’adoption de toute mesure législative et règlementaire portant sur la communication. Mieux, elle est consultée pour la définition de la position du Mali dans les négociations internationales relatives à l’audiovisuel, à la presse écrite ainsi qu’aux médias électroniques et propose des mesures d’appui et d’aide à la presse.
Pour mener à bien ses missions, la Hac est composée de 9 membres nommés pour un mandat non renouvelable : 3 désignés par le président de la République, 3 par le président de l’Assemblée nationale et les 3 autres par les organisations professionnelles de la communication. Les membres désignés par le chef de l’Etat ont un mandat de 7 ans et les membres 6 ans.
Il est indiqué de façon expresse que le président de ce nouvel organe est choisi parmi les membres désignés par le président de la République. Et depuis 2014, les organisations professionnelles de la communication ont désigné leurs représentants qui ont pour noms : Mahamane Hamèye Cissé, Alou Djim et Mohamed Touré.
La Hac aura principalement comme source de financement, les subventions de l’Etat et autres ressources issues de la vente du dividende numérique, des produits de prestations et des redevances.
Oumar B. Sidibé

Source: L’Indicateur du Renouveau

5e congrès ordinaire de l’ADEMA/PASJ : Qui veut utiliser le nom d’IBK comme fonds de commerce politique?

Le 5e congrès ordinaire de l’ADEMA/PASJ est loin de nous livrer ses petits secrets. Il semble que le camp de Tiémoko Sangaré, candidat au poste de président du parti et soutenu par certains ministres du parti de l’abeille dans le Gouvernement Modibo Kéita, a décidé de tomber dans l’intoxication.

Ce camp a inventé le bluff de l’année. En effet, avec la bénédiction de ses soutiens dans le Gouvernement, Tiémoko Sangaré et ses alliés sont en train de faire croire que leur camp est soutenu par le Président IBK. Ce qui n’est pas exact. Selon une source digne de foi, ces ministres ADEMA profiteraient de leur rang pour tenter de faire croire que le Président de la République soutient la candidature de Tiémoko Sangaré au détriment de son principal challenger, Moustapha Dicko, qui est aujourd’hui Conseiller spécial d’IBK. Notre source précise que le Président de la République ne s’est jamais intéressé à ce congrès. D’ailleurs pourquoi le ferait-il? Pour rafraichir les mémoires, IBK et ses amis ont claqué la porte de l’ADEMA/PASJ pour créer le RPM. Cette tentative de manipulation du peuple ADEMA ne prospérera pas. Car, aujourd’hui, le PASJ est à la croisée des chemins. Il a besoin d’un véritable leader pour rassembler les abeilles qui se sont dispersées et démobilisées depuis un certains temps. Si IBK devrait avoir un choix, ce serait son ami et Conseiller spécial, qui dispose aujourd’hui de tous les atouts pour prendre les commandes du PASJ. C’est un homme intègre et rigoureux dont le militantisme n’a jamais été démenti depuis la création  de l’ADEMA. Il a été un fidèle compagnon du premier Président de la République du Mali démocratique, Alpha Oumar Konaré et il est également l’un des grands artisans de l’investiture du Pr Dioncounda Traoré, comme Président de la transition en 2O12. Bref, il a dédié toute sa vie à l’ADEMA.

Source: autre presse

Mme Konte Fatoumata Doumbia, présidente des femmes de l’Adema-pasj. / « Unissons nous et agissons ensemble ».

Les militantes et militants du parti Adema PASJ préparent activement leur 5ème congrès, prévu pour les 24 et 25 mai 201

A quelques heures de l’ouverture des travaux de ce congrès ordinaire, la présidente du mouvement national des Femmes du Parti, Mme Konté Fatoumata Doumbia, 6ème vice présidente au sein du bureau politique national et non moins Maire de la Commune I du district a bien voulu se prêter à nos questions.

 

Le Pouce : Sous quel signe placez- vous ce 5ème  congrès ordinaire de votre parti ?

Mme Konté Fatoumata Doumbia : « Ce congrès sera celui de l’unité, de la cohésion et de la paix. Le Parti Adema est un parti de surprise qui sait faire étonner. Ils sont nombreux ceux qui croient que ce sera l’éclatement, la fin du parti. Qu’ils se détrompent ces oiseaux de mauvais augure. Nous allons nous entendre et partir en rang serrés dans l’union pour ratisser assez large lors des futures élections. Tous les responsables sont conscients des enjeux de ce congrès. Et c’est pourquoi nous le plaçons sous le signe de la cohésion, de l’unité et de la paix. »

Le Pouce : On annonce plusieurs candidats pour le seul poste de président. Le clash peut-il être évité ?

Mme Konté Fatoumata Doumbia : « Le clash, c’est le souhait des oiseaux de mauvais augure qui n’attendent que çà. L’Adema va surprendre plus d’un. Et au soir du 25 mai 2015 nous allons tous nous alignés et aller à la reconquête du pouvoir. Il n’y aura pas de clash. Sachez que de plus en plus, nous responsables prenons conscience du rôle que nous devons jouer afin de redorer le blason de notre parti, qui a fait la fierté des millions de maliens. L’Adema, à tous les niveaux regorge des milliers de cadres. Sachons raison garder en se donnant la main, en conjuguant nos efforts et les compétences pour aboutir à un choix consensuel et responsable. »

Le Pouce : Parlons de la taille du Comité Exécutif ?

Mme Konté Fatoumata Doumbia : « De plus en plus les militants élèvent le ton par rapport à la taille du comité exécutif. C’est vrai le CE a atteint ses limites d’incompétences. Si cela est compris par tout le monde, nous allons nous donner la main. Je souhaiterais que les femmes contribuent beaucoup pour la cohésion et l’unité au sein du parti. Très courageusement, il va falloir que nous prenions nos responsabilités pour éviter la pléthore. Nous étions à peu près 80 membres. Rarement, on a pu réunir autour de la table la moitié des membres. Les réunions se tiennent à Bamako et des membres sont installés dans les régions. Cet aspect a été un gros handicap par rapport à la mobilisation et la tenue des réunions. Ce constat est perceptible au niveau du mouvement national des femmes. Il urge de prendre en compte ces deux éléments par rapport à la redynamisation du parti. Il faut que les uns et les autres comprennent que tout monde ne peut pas être membre du comité exécutif. Le premier comité du parti était de 27 membres. A ce 5ème congrès, nous devons avoir le courage de sortir de cet effectif pléthorique qui ne fait pas avancer le parti. Des textes sont en cours d’élaboration pour la circonstance. Des sections voudraient que l’on réduise le nombre de vice-présidents. Nous allons nous comprendre pour tenir un très bon congrès. Puisse Dieu, nous unir dans la cohésion et réussir un congrès apaisé pour le bonheur du parti et des maliens. Unissons-nous et agissons ensemble. Bons travaux à toutes et à tous. Vive le parti. »

Le Pouce : C’est sur les femmes et les jeunes que l’on s’appuie pour la quête des postes. Un message aux femmes ?

Mme Konté Fatoumata Doumbia : « Au niveau des instances, c’est vrai que ceux qui convoitent les postes s’appuient sur nous les femmes. Très souvent, les femmes sont manipulables et manipulées. Nous allons pouvoir transcender cet enjeu cette fois-ci. Les femmes joueront, pleinement leur responsabilité en évitant la déchirure. Nous serons là pour unir et non pour fractionner. »

Le Pouce : Avez-vous un message particulier à l’endroit du peuple Adema, en cette veille de congrès ?

Mme Konté Fatoumata Doumbia : « Je profite de vos colonnes pour adresser à mes camarades du parti et autres sympathisants, un message de paix, d’unité et de cohésion. Le moment est grave et l’enjeu est important pour que nous taisons les querelles mesquines et clans et se retrouver autour de l’essentiel. L’Adema est un grand parti qui a besoin d’entente entre ses militants et militantes afin de jouer le rôle qui lui sied. Ce n’est pas dans la déchirure que nous gagnons des batailles importantes. Donnons nous la main pour ne pas être la risée des autres partis de la scène politique. Réapprenons à nous écouter et à nous parler. Allons à un congrès apaisé et transparent. Il y a beaucoup de camarades qui s’agitent. Ces agissements sont la preuve qu’ils aiment voir leur parti retrouver dans la cohésion son lustre d’antan. Personne de nous ne tirerait profit si le parti volait en éclats. C’est pour quoi, je prône l’écoute, le pardon pour l’intérêt supérieur du parti. »

 

Source: autre presse

Secretariat General de L’ADEMA: Assarid Ag Imbarcaouane pressenti

Pour le prochain congrès de l’ADEMA Pasj, Assarid Ag Imbarcaouane est pressenti au Poste de secrétaire général du parti en remplacement de Marimatia Diarra en mission à l’extérieur.

depute assarid ag imbarcaouane touareg

Selon des sources concordantes, il est le mieux placé parmi les cadres du Pasj à occuper ce poste. Car, expliquent-elle, non seulement il fait parti des rares cadres Touaregs qui n’ont jamais trahi le Mali, mais aussi, il est resté toujours fidèle à l’Adema.

En plus, argumentent nos sources, l’ex député Adema élu à Gao a toujours une base électorale solide et sait mobiliser du monde en faveur du parti. Pour toutes ses raisons, son élection au poste du secrétaire général de l’Adema n’est qu’une question de jour, concluent nos interlocuteurs.

Par le Prétoire

Source: Le Prétoire

Signature de l’accord d’Alger : Sabati 2012 refuse de soutenir la candidate de la majorité

Le mouvement Sabati 2012, qui a soutenu la candidature du président IBK en 2013, lui réitère son soutien à travers son adhésion pleine et entière à l’accord d’Alger. Cette information nous a été donnée par son président, Moussa Boubacar Bah, au cours d’un entretien qu’il nous a accordé. Il n’a pas oublié d’annoncer que son mouvement ne soutiendra aucune candidature à l’élection partielle de la Commune même pas la candidate de la majorité présidentielle.

moussa boubacar bah sabati

A en croire Moussa Boubacar Bah, il n’y a aucun problème entre les membres de Sabati où d’ailleurs l’atmosphère est bon enfant. Les conclusions du dernier congrès confirment cela avec le consensus qui a prévalu pour sa réélection, s’est-il félicité.

Pour Moussa Boubacar Bah, les actions menées par son mouvement n’ont pas forcément un lien avec l’élection du président IBK. Son absence dans les médias ne voulait pas pour autant dire que son mouvement ne travaille pas. Loin s’en faut, explique-t-il, le mouvement Sabati 2012, après avoir tenu son congrès le 7 avril dernier, s’est consacré à l’implantation et au renouvellement de ses instances à l’intérieur du pays.

Selon lui, le programme d’action issu du  dernier congrès consacre une large partie à l’accord d’Alger. Le déplacement pour renouveler les instances a été mis à profit pour parler de l’accord aux militants à la base et une large vulgarisation de l’accord est prévu dans les action futures.

Selon M. Bah, le gouvernement n’a pas accepté le mot « Azawad » dans le sens des groupes armés contrairement aux différentes interprétations. Pour lui, le médiateur algérien a entendu toutes les parties belligérantes avant de faire des synthèses tout en se gardant de franchir les lignes rouges fixées par le président IBK.

« La mise en œuvre de l’accord sera l’œuvre de tous les Maliens, car, si cela doit nécessiter une révision constitutionnelle, les citoyens doivent confirmer à travers un référendum qu’ils soutiennent réellement l’accord d’Alger. C’est en moment que les Maliens doivent afficher leur détermination et leur volonté à  soutenir  IBK dans le processus de mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation ».

 

Election partielle de la Commune V

Le mouvement  Sabati 2012 ne soutiendra aucune candidature à l’élection partielle de la Commune V, a affirmé le président Moussa Boubacar Bah. Les raisons invoquées par le premier responsable de Sabati s’expliquent par le fait que le mouvement Sabati est décentralisé  et il n’y a pas d’interférence, comme pour dire que le choix est laissé au bureau de Sabati de la Commune V. Et les responsables de ce bureau ont décidé ainsi de ne soutenir aucune candidature à l’élection partielle de la Commune V.

 

Le président Sabati face à la communauté internationale

Moussa Boubacar Bah invite les Maliens à ne pas faire d’ambiguïté par rapport à la situation du Nord. Pour lui, ce n’est pas pour rien que les Maliens ont choisi IBK, il s’agit de son franc-parler et de sa capacité à tenir tête avec la communauté internationale. Son discours lors de la signature du 15 mai dernier en dit long. Il s’est dit déçu des discours de certains responsables de la communauté internationale notamment les représentants de l’ONU, de la France et de l’Union européenne qui ont tenu des discours biaisés.

Pour M. Bah, notre pays est victime d’un complot des groupés armés et de la communauté internationale. Selon lui, le MNLA s’exprime sur les antennes des médias d’Etat français et la France dit soutenir l’accord d’Alger, quel jeu trouble ? Et pourtant, dira-t-il, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué lors d’une de ses visites au Mali, que la France était venue au Mali pour trois choses : instaurer la souveraineté du Mali, bouter les groupes armés hors du Mali, et ne reconnaitre aucun autre groupe armé en dehors des Forces de défense et de sécurité du Mali. Quelle est la position réelle de la France aujourd’hui ?

Il a invité la communauté internationale à prendre les mêmes mesures, qui les a poussé à condamner l’ex-capitaine Amadou Haya Sanogo et ses acolytes en procédant au gèle de leurs avoirs et en leur interdisant de voyager.

Le président de Sabati 2012 a invité la Coordination des mouvements armés à déposer les armes et à venir signer l’accord pour la paix et la réconciliation et notamment Alghabass Ag Intalla dont il connait pour sa culture de la paix à se démarquer de ces groupes armés pour faire taire les armes.

Ben Dao

source :  L’Indicateur du Renouveau

Tiemoko Sangaré ét Mustapha Dicko : Qui pour diriger les abeilles ?

Maintes fois reporté, le congrès du Parti africain pour la solidarité et la justice aura finalement lieu ce week-end. La principale interrogation reste le choix du président, puisque la tendance dégagée par le comité exécutif de maintenir l’ancien ministre Pr. Tiémoko Sangaré pour diriger les rênes de la première force politique est contestée surtout par Mustapha Dicko. On parle aussi de Boubacar Bah dit Bill, Mme Sy Kadiatou Sow…

L’énigme sur l’identité du nouveau patron Adéma/PASJ sera dévoilée dans quelques jours. Le congrès du parti rouge et blanc, attendu et maintes fois reporté doit avoir lieu ce week-end et la principale interrogation reste le choix du président.

Au regard de l’atmosphère qui nous arrive de Bamako-Coura, ces assises du 25 au 26 mai auront lieu sous haute tension. Et pour cause, la formation est fortement divisée par des querelles de leadership. La première force démocratique, en proie à une crise multiforme, a besoin d’un leader consensuel pour sortir la tête de l’eau. L’intérimaire Tiémoko Sangaré se retrouvera très probablement face à Mustapha Dicko. D’autres poids lourds du parti, réclamés par la base, pourront s’inviter dans la course.

Tout comme son challenger, Mustapha Dicko, le Pr Tiémoko Sangaré, 58 ans, est un « vieux de la vieille » à l’Adéma. Membre fondateur du parti, il lui est reproché par ses détracteurs dans la Ruche d’avoir abandonné le navire pour créer la Miria en 1994.

Le ralliement du parti à la majorité présidentielle a également été mal compris par la base qui estime toujours que l’Adéma doit rejoindre l’opposition. Intérimaire à la tête du parti depuis 2012, il aurait pu se reconstruire un vivier de partisans sur qui il peut compter pour porter son message : l’union sacrée autour des valeurs du parti. Un message qu’il a du mal à faire partager au cours des derniers mois.

Docteur en littérature, Mustapha Dicko est âgé de 60 ans. L’ancien ministre, conseiller à la présidence jouit d’une « grande légitimité historique », selon un de ses proches des sous-sections et section de sa région natale (Mopti). Il bénéficie aujourd’hui de taille au sein des abeilles pour avoir été toujours aux côtes du parti.

« Lui n’est jamais parti », rappelle un militant. Jouissant d’une forte popularité particulièrement dans la zone de Douentza (région de Mopti) dont il a été député, il a récemment demandé à ses camarades de ne pas transformer le congrès en une querelle de chiffonniers. Proche d’Alpha Oumar Konaré et apprécié par les anciens du parti, il pourrait jouer le rôle de rassembleur.

Avec eux, de gros outsiders s’invitent dans la bataille pour le contrôle du Parti africain pour la solidarité et la justice. Boubacar Bah dit Bill, maire de la Commune V du district de Bamako, et Mme Sy Kadiatou Sow, sont en lice. Le premier est estimé par la jeunesse du parti. Le désir de voir se renouveler les instances et de faire monter la jeune et ambitieuse garde pourrait donc créer la surprise.

La seconde, ancienne gouverneur du district et ancien ministre est le candidat qui a le moins de chance, assure un analyste de la vie politique malienne. « Une femme chef de parti, ce n’est pas avec elle que ça va commencer. Sa rigueur est sa qualité la plus appréciée, surtout par ceux qui pensent que le parti a besoin de faire le ménage à tous les étages… », déclare notre interlocuteur.

Une autre option est possible. C’est retour de l’ancien président, Dioncounda Traoré. Candidat à la présidentielle avortée de 2012, serait sollicité par des militants pour rassembler la ruche dispersée par les querelles de chapelles. Il serait, disent-ils, la moins pire  des options. Mais l’homme ne semble guère intéressé par le poste et joue plutôt les bons offices, tâchant de préparer un congrès apaisé pour sortir le parti de l’ornière.

Des sections rejettent toute tentative de maintien de l’ancien ministre Tiémoko Sangaré à la tête du parti rouge et blanc lors du congrès du 25 et 26 mai prochain. Par contre, l’actuel secrétaire général, Abdel Kader Konaté, dit Empé, ministre de l’Industrie et du Commerce, et Dramane Dembélé, ministre du Logement et de l’Urbanisme, candidat malheureux à la présidentielle de 2013, supposés être respectivement 1er et 2e vice-présidents du Pr. Tièmoko Sangaré, vont se battre pour avoir une place dans le nouveau CE. Ce qui pourrait les aider à sauvegarder leurs postes, si l’on sait qu’un remaniement ministériel se profile à l’horizon après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

Bréhima Sogoba

source :  L’Indicateur du Renouveau

En un mot : Que peut-on renégocier ?

Les retrouvailles entre le gouvernement et la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui refuse toujours de signer l’accord d’Alger, auront finalement lieu la semaine prochaine à Alger. Si le principe du rendez-vous est acquis, l’obstacle demeure un ordre du jour consensuel.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur rénouveau

Les autorités maliennes refusent d’entendre parler de renégociation, rappelant que la médiation les avait closes dès les premiers paraphes. Ce que ne veulent pas entendre les mouvements rebelles, qui continuent d’exiger la reconnaissance officielle de l’Azawad comme une « entité géographique, politique et juridique », « la création d’une Assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni, dont les prérogatives relèveraient des domaines spécifiques à l’Azawad » et « la mise en place de zones de défense et de sécurité dont le commandement reviendrait à des ressortissants de l’Azawad ».

Du côté de la médiation, on tente de rassurer les deux camps sur la prise en compte des préoccupations. Que va-t-on donc renégocier à Alger ? Seul le temps nous le dira.

DAK

source :  L’Indicateur du Renouveau

Deux présidents africains écoutés par la justice française

Les présidents du Mali et du Gabon ont été écoutés téléphoniquement dans le cadre des investigations judiciaires visant l’homme d’affaires corse Michel Tomi, à la tête d’un empire financier en Afrique. Les retranscriptions policières révèlent un vaste système de largesses en tout genre dont profitent les deux chefs d’État africains concernés, Ibrahim Boubacar Keita (Mali) et Ali Bongo (Gabon). De la pure corruption pour les juges.

ali bongo odimba ibrahim boubacar keita ibk

Le 28 mars 2014, à 12h55, Michel Tomi, surnommé le “parrain des parrains”, condamné plusieurs fois par la justice dans des affaires financières liées à la mafia corse, décroche son téléphone. Un vieux complice est au bout du fil, Pierre-Nonce Lanfranchi, dit “Nono”. « Putain, ils ne te lâchent plus ! », s’agace “Nono”, élu historique du petit village de Guitera-les-Bains (Corse-du-Sud), entre deux échanges en patois insulaire avec l’homme d’affaires. Il faut dire que, ce jour-là, un article du Monde révélant l’existence d’une enquête judiciaire d’ampleur contre Michel Tomi tourne sur la Toile depuis plus d’une heure.

Source : mediapart

Augmentation du capital de la SOMAPEP et de la SOMAGEP : LA CAUTION DES DEPUTES

 Ces sociétés doivent disposer de capacités financières nécessaires pour effectuer leurs missions d’investissement et d’exploitation
Frankaly Kéïta ministre energie eau somagep assemblee nationale

Par un vote groupé et à l’unanimité des 105 députés présents, l’Assemblée nationale a adopté mercredi deux projets de loi concernant l’eau potable.
Le premier texte modifie une ordonnance d’août 2010 portant création de la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP). Le second texte est une ordonnance portant ratification de l’ordonnance du 5 août 2010 portant création de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP).
Pour créer les conditions favorables au développement du service public d’accès à l’eau potable en milieu urbain, le gouvernement avait mis en place un nouveau cadre institutionnel entérinant la séparation des services de l’électricité et de l’eau potable par la création des deux sociétés d’eau : la Société malienne de patrimoine de l’eau potable et la Société malienne de gestion de l’eau potable.
La SOMAPEP est chargée de la réalisation d’infrastructures d’eau potable en milieu urbain et du contrôle de la qualité du service public de l’eau potable. La SOMAGEP s’occupe de l’exploitation technique e.t commerciale du service public de l’eau dans le périmètre de concession en milieu urbain.
Ces sociétés, à leur création, ont été dotées chacune d’un capital social de 100 millions apporté par l’Etat. La valeur des biens affectés aux deux sociétés est de 67,49 milliards Fcfa.
Pour leur permettre de disposer de capacités financières propres à faire face à leurs missions d’investissement et d’exploitation, et compte tenu de facteurs comme l’état d’avancement de la reforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine avec l’approbation des contrats de concession et d’affermage entrés en vigueur le 27 septembre 2013, date de leur signature, il a été jugé nécessaire de doter la SOMAPEP et la SOMAGEP de capitaux conséquents, conformes à leurs missions. Cela, conformément aux dispositions de l’article 564 de l’Acte uniforme de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires (OHADA) relatif au droit des sociétés commerciales et des groupements d’intérêt économique qui stipule que « l’assemblée générale extraordinaire est seule compétente pour décider ou, le cas échéant autoriser, une augmentation de capital, sur le rapport du conseil d’administration ou de l’administrateur général, selon le cas, et sur le rapport du commissaire aux comptes ».
Un commissaire aux apports a été commis pour procéder à la vérification de la valeur des apports en nature et celle de l’écart de la réévaluation en vue d’augmenter le capital social de la SOMAPEP et de la SOMAGEP.
Les études économiques menées par le commissaire aux comptes ont démontré la rentabilité des investissements par l’augmentation du capital des sociétés. Ainsi après adoption du bilan d’ouverture des nouvelles sociétés issues de la reforme, prenant en compte l’augmentation du capital, les conseils d’administration de la SOMAPEP et de la SOMAGEP ont décidé de proposer à l’actionnaire unique l’augmentation du montant du capital social, qui était initialement de cent millions Fcfa, à cinq milliards Fcfa pour la SOMAPEP (soit une augmentation de 4,9 milliards Fcfa) et deux milliards Fcfa pour la SOMAGEP (soit une augmentation de 1,9 milliard Fcfa). Ces augmentations comporteront en partie, l’incorporation de l’écart de réévaluation, les apports en nature, les biens de reprise, les biens propres et le stock, plus un complément en numéraire.
Pour la SOMAPEP, en plus des mesures d’urgence de renforcement des infrastructures d’eau potable financées par nos partenaires au développement, l’Etat est parvenu à mobiliser le financement de la première tranche du projet d’adduction d’eau potable de Bamako à partir de la localité de Kabala pour près de 170 milliards Fcfa avec l’appui d’une dizaine de partenaires techniques et financiers. L’actualisation du schéma directeur d’approvisionnement en eau potable de la ville de Bamako est aussi envisagée jusqu’à l’horizon 2032 dans la perspective des phases ultérieures du projet de Kabala, avec le soutien financier de la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi que la mobilisation de près de 20 milliards Fcfa pour le renforcement des systèmes d’eau potable des centres de l’intérieur, y compris l’élaboration des schémas directeurs d’approvisionnement en eau potable grâce au soutien financier du Danemark.
Le bilan de la SOMAGEP, après les 4 ans de service, est plutôt éloquent. La production d’eau de Bamako a été portée en 2014 à 68,9 millions de m3 contre 61,8 millions de m3 en 2010, soit une hausse de 11,44%. Cette augmentation est due aux stations compactes de potabilisation d’eau (SCP) de Magnambougou, Baco-Djikoroni, Missabougou et Kalabancoro. Les 17 autres centres, communément appelés centres de l’intérieur, ont atteint une production d’eau de 27,65 millions m3 en 2014 (contre 24,5 millions de m3 en 2010) soit une augmentation de 5,5%.
Le nombre total d’abonnés est passé de 123 026 abonnés (72 310 à Bamako et 50716 dans les centres de l’intérieur) en 2010 à 161 718 abonnés (101 060 à Bamako et 60 658 dans les centres de l’intérieur).
Un capital social plus important donne plus de crédibilité vis-à-vis des tiers (impôts, banques, institutions financières, fournisseurs, clients…) car le capital social constitue également un élément de communication chiffré qui permet d’afficher une certaine surface financière.
La première incidence sera donc la crédibilité des sociétés face à leurs partenaires financiers au regard des capitaux qui passeront de 100 millions à 5 milliards Fcfa pour la SOMAPEP et de 100 millions à 2 milliards Fcfa pour la SOMAGEP. Ces sociétés seront mieux armées pour faire à des investissements répondant à la forte demande des usagers.
La réalisation du seul projet structurant d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala aura sans doute une incidence notable sur la qualité du service d’accès à l’eau potable dans cette localité, indique le rapport de la commission saisie au fond pour l’étude de ce texte.
Les députés ont aussi adopté à l’unanimité des 99 présents le projet de loi portant ratification d’une ordonnance d’octobre dernier autorisant la ratification de la convention générale A/C1/1/03 relative à la reconnaissance et à l’équivalence des diplômes, grades, certificats et autres titres dans les Etats membres de la CEDEAO, adoptée lors de la 26è session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, tenue à Dakar le 31 janvier 2003.
Par le même vote, ils ont approuvé le projet de loi de ratification d’une ordonnance d’octobre dernier autorisant la ratification du protocole A/P3/1/03 portant coopération en matière d’éducation et de formation entre les Etats membres de la CEDEAO adopté lors de la 26è session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, tenue à Dakar le 31 janvier 2003.
Enfin, ils ont approuvé le projet de loi de ratification d’une ordonnance de février dernier autorisant la ratification de l’accord de prêt signé à Bamako le 22 décembre 2014, entre notre pays et le Fonds koweitien pour le développement économique arabe, en vue du financement partiel du projet d’achèvement de modernisation et d’extension de l’aéroport international de Bamako-Sénou.

A.  LAM

source : L Essor

ADEMA PASJ : Le congrès de tous les dangers ?

Après plusieurs reports, le 5ème congrès ordinaire de l’Adema PASJ est, finalement, prévu pour ce week-end. A quelques heures du congrès ordinaire de l’Adema PASJ, les regards se tournent vers le parti des deux ex présidents de la République du Mali. Alpha Oumar Konaré (1992-2002), Dioncounda Traoré (période transitoire après le coup d’Etat de mars 2012). Ce congrès qualifié de tous les dangers, sera-t-il une bouée de sauvetage ou le chant du cygne pour ce vieux parti ?

C’est le cinquième congrès ordinaire de l’Adema PASJ. Mais celui-ci présente un intérêt vital. Presqu’à l’agonie depuis qu’il a perdu le pouvoir en 2002, l’ex parti majoritaire a besoin d’un traitement de choc pour retrouver toutes ses forces. Divisé, désorganisé, sans repère, l’ADEMA est en perte de vitesse sur l’échiquier politique national. Du coup, ce 5ème congrès ordinaire, est attendu avec beaucoup d’espoir, mais aussi avec grande anxiété. Consciente de l’état dans lequel se trouve le parti, des puristes s’attèlent pour le retour de la cohésion et de l’unité au sein de la ruche afin d’éviter que ce grand parti ne s’émiette et ne  soit la risée des partis dont il a favorisé la naissance, à savoir le MIRIA , le RPM, l’URD, la CODEM .

Parti à la croisée des chemins, l’ADEMA PASJ est malade  du comportement de ses cadres  en quête de strapontins, de postes juteux au détriment du peuple ADEMA. La querelle de leadership qui mine la ruche connaitra-t-elle enfin son épilogue, à l’occasion de ce grand rendez-vous que les uns appellent « congrès de la dernière chance » ? Ce congrès permettra-t-il de recoller les morceaux afin d’affronter, en rangs  serrés, les prochaines joutes électorales ?

En attendant l’arrivée de l’esprit saint dans la ruche, la bataille pour le poste de président fait rage. Justement, c’est cette éternelle bataille pour le contrôle de la ruche, qui a toujours divisées les abeilles. En 2002, quand il a fallu désigner le successeur d’Alpha Oumar Konaré à la tête du parti, les abeilles se sont retrouvées divisées. Conséquence : le parti a perdu le pouvoir alors qu’il avait les moyens de le conserver. Les autres années vont ressembler à l’année 2002 au sein de la ruche.

Aujourd’hui, au regard de ce qui se passe au niveau du paysage politique, les abeilles n’ont guère le choix : s’unir ou périr. Les uns et les autres sauront-ils mettre l’intérêt supérieur du parti au dessus des intérêts personnels ? Accepteront-ils de revenir aux valeurs du parti pour gagner de nouveaux défis ?

Pour le président sortant, Dioucounda Traoré, le mal est connu, la solution aussi. Ce qui manque peut-être, c’est la volonté. A l’Adema, c’est une question de générations. Le passage du flambeau entre génération a, toujours été, un moment de crispation, de mal compréhension jusqu’à aller à l’affrontement. Combien de partis qui animent aujourd’hui la scène politique nationale, sont issus des flancs de l’ADEMA ? Ils sont nombreux et tous sont  nés à la suite des contradictions mal gérées par le parti mère. Le RPM, issu de ses flancs, est aujourd’hui au pouvoir. L’URD, quand à lui, voit l’avenir en rose. Et l’ADEMA, le parti mère, quel est son avenir ?

S’unir dans la division, reste la seule alternative pour ce vieux parti. Ses membres devront s’unir derrière une équipe consensuelle pour mieux affronter les défis à venir. Que ce qui fait la force du parti (pléthore de cadres dont chacun peut prétendre au fauteuil de leader du parti) ne soit en réalité sa faiblesse. L’Adema enverrait un message fort à ses adversaires, s’il arrivait à surmonter ses divisions.

 Tiémoko  Traoré    

source : Le Pouce

Le langage de vérité du Pr Dioncounda Traoré : « N’est pas responsable dans la ruche qui le veut »

Si l’Adema qui a perdu les rênes du pouvoir en 2002, après avoir fait deux mandats successifs, veut revenir aux affaires, comme on dit, il lui faut insuffler une nouvelle dynamique car, le chemin qui mène au palais présidentiel, est désormais parsemé d’embûches.

dioncounda traore

Reporté plusieurs fois, le congrès ordinaire de l’ADEMA aura bien lieu, ce week-end. Durant ce congrès, les Abeilles vont essayer de ressouder leurs rangs et de parler un seul langage de cohésion, de solidarité mais surtout véridique afin que ce qui est arrivé au parti, ces dernières décennies, ne surviennent plus. Un exercice périlleux au regard des tensions qui animent actuellement la ruche. Mais, il est nécessaire, selon ses responsables, notamment le Pr Diouncounda Traoré, si le parti veut se donner une chance de « revenir aux affaires ».

C’est pourquoi, à la conférence-débat sur la vie du parti qui a eu lieu en fin de semaine dernière, Dioncounda a tenu un langage de vérité. Pour lui, le parti puise sa force dans ses valeurs, ses principes qui guident ses pas et qui ont permis d’engranger des victoires. « C’est important que les gens le sachent. Avant, il y avait des étudiants, ensuite, il y a eu des formations politiques clandestines. Nous avons vécu des situations après l’indépendance et après le coup d’Etat qui a mis fin à la première République. De là se sont créées des associations et des partis clandestins autour de valeurs. Les hommes et les femmes qui ont milité dans ces partis clandestins et associations, croyaient en quelque chose. Ils croyaient en l’homme et se mettaient à son service. Tout le reste était des détails. Ces hommes et ces femmes qui n’étaient pas très nombreux avaient bâti leur idéologie autour des valeurs de liberté, de dignité, d’entraide, de travail et de solidarité. C’est cette réalité qu’il faut comprendre » dit-il non sans reconnaitre que le fait de ne pas se référer à ces valeurs, a été la cause de la déchéance du parti. Pour lui, la perte des repères, a été l’un des facteurs qui a amené la division au sein de la ruche. « Les gens sont venus pour leur intérêt individuel. On  n’y a fait attention  que lorsque leur impact a commencé à nuire à la démarche du parti. Petit à petit, au fil des années, ils ont pris surtout conscience de leur nombre pour ensuite influencer la marche du parti. Ce qui me rappelle cette phrase prononcée par notre camarade Mamadou Lamine Traoré qui disait  un jour : « les frelons ont envahi la ruche. En ce moment il avait compris que les frelons étaient plus nombreux que les abeilles. C’est une plaie qui ronge l’ADEMA pratiquement depuis le départ. C’est une plaie que nous n’avons pas su et pu soigner. C’est une plaie que nous n’avons pas pris le temps de soigner. Dans des cas pareils, la plaie finit par se gangrener. Et quand elle se gangrène, c’est difficile de la soigner. Si on ne soigne pas à temps la partie gangrenée, c’est tout l’organisme qui meurt. Aujourd’hui, on se pose la question de savoir, où est- ce qu’on en est. Est- ce qu’on peut encore amputer la partie gangrenée ? Où est- ce que le parti est condamné à disparaître ? C’est çà l’angoisse des militants de l’ADEMA. Moi je dis que ce n’est pas encore gangrené. Assurez-vous, nous avons encore les moyens de soigner la plaie et de la guérir à condition qu’on s’y mette maintenant ».

Pour Dioncounda, ce 5ème  congrès est l’occasion de renouer avec les valeurs du parti ; de croire au parti et à ses responsables. Justement, parlant de responsables, Dioncounda  a décrit les qualités du « responsable » du parti ADEMA car, selon lui, n’est pas responsable dans la ruche qui le veut. « On a commencé à ne plus respecter les statuts du parti. On a également commencé à croire que tout le monde peut faire tout. C’est n’est pas vrai. Tout le monde ne peut pas faire tout. Même aujourd’hui, n’importe qui pense qu’il peut devenir président de la République ou président du parti. Chacun pense qu’il peut tout faire.  Cette pensée n’est pas vraie. Ce n’est pas parce que j’ai un peu d’argent ou je suis à cette place, que je dois me prétendre  briguer n’importe quel poste et assumer n’importe quelle responsabilité. En briguant des responsabilités, ce sont des responsabilités qu’on nous impose. La responsabilité signifie des sacrifices à consentir. Les gens pensent que les responsabilités sont seulement des honneurs, des rouages du pouvoir. Ce n’est pas vrai. Tout le monde ne peut pas assumer des responsabilités. Depuis 2002, on aurait plutôt stoppé cette plaie mais on a laissé aller. Toutes ces personnes qui sont venues dans le parti avec d’autres visions, ont contribué davantage au désordre. Mais ceux qui avaient le souci du parti, qui connaissaient le parti, qui croyaient en son projet et en ses valeurs, ont cherché à préserver le noyau du parti».

Corriger les erreurs du passé et regarder vers l’avenir avec confiance, c’est de cela qu’il s’agit selon Dioncounda Traoré. « Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il n’est pas d’accord avec les valeurs qui ont contribué à la création du parti. Le parti reste avec ses mêmes valeurs et son même projet. Il faut  corriger les erreurs pour adapter le parti à certaines réalités et à la lumière que nous avons eu à faire de la question du pouvoir ». La partie ne semble pas être facile, et Dioncounda en est conscient. « La bataille se trouve au niveau de ceux qui, en réalité, veulent dénaturer le parti et ceux qui ont cru aux valeurs du parti. Il faut qu’on se dise la vérité. Nous ne sommes pas tous des militants du parti à égalité. Il y a des gens qui aiment le parti et d’autres qui ne l’aiment pas » fustige-t-il tout en appelant à la mobilisation pour la cause du parti. « Mobilisons nous pour notre parti et pour  les valeurs qui nous ont réuni. Mobilisons nous pour ce pays. C’est la seule chose qui vaille…Il faut qu’une autre plante germe dans ce parti ».

En même temps, Dioncounda pense qu’il faut savoir faire place aux jeunes. Les anciens doivent aider les jeunes à assurer la relève. Et cela passe par la formation des jeunes cadres du parti. « Il faut former les militants. Il faut que les anciens cadres se mobilisent pour assurer cette mission ? Que les jeunes acceptent de se former. Qu’ils sachent que personne ne naît avec la maturité politique…. Si nous ne formons nos militants, la plaie va gangrener tout le corps et nous allons disparaître ».

L’Adema arrivera-t-il à dominer ses propos démons ? Dioncounda voudrait le croire. Il appartient également à chaque cadre du parti, de faire l’examen de sa conscience et de voire comment apporter sa touche personnelle pour la consolidation de la ruche.

LA REDACTION

SOURCE : Le Pouce

Le MODEC à propos de la signature de l’Accord du 15 mai : » La bonne application du document va conjurer les risques qu’il contient » Konimba Sidibé dixit

Les responsables du parti Mouvement pour un destin commun (MODEC) avec à leur tête l’ancien ministre et non moins ancien député Konimba Sidibé, saluent la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et demandent qu’il soit mis en œuvre avec diligence pour amoindrir les risques qu’il comporte pour le pays.

Dans la déclaration que le parti de l’éléphant nous a fait parvenir, on peut lire :  » le MODEC salue la signature de l’Accord d’Alger ce 15 mai 2015 par le Gouvernement du Mali et plusieurs membres des mouvements et groupes armés des régions du Nord du Mali et remercie tous ceux qui y ont contribué « .

Toutefois, relèvent les dirigeants du MODEC, le refus de la CMA de signer cet Accord en limite la portée en dépit du fait qu’elle ait paraphé ce document la veille, c’est-à-dire le 14 mai dans la capitale algérienne. Et le président du parti de préciser que  » cet Accord comporte certes des risques importants pour notre pays (compte tenu de la faiblesse de capacité de l’Etat et de la qualité de la gouvernance) que seule sa bonne application permettrait de conjurer « .

Le MODEC se dit convaincu que la maîtrise de ces risques, et donc une bonne application de l’Accord exige une évaluation pertinente et un examen approfondi des mesures à prendre au titre de l’application de l’Accord dans le cadre d’un dialogue national inclusif ; l’engagement du pays sur la voie de la bonne gouvernance et l’effectivité de la redevabilité de ses dirigeants à tous les niveaux. Sans oublier un accompagnement adéquat de la communauté internationale.

Le parti de l’éléphant exhorte donc le gouvernement à  » démarrer sans délai la mise en œuvre de l’Accord en tenant compte de ces exigences car le temps n’est pas en faveur du Mali dans cette situation de partition de fait du pays « . Rappelons que le MODEC est une formation politique membre de la majorité présidentielle qui s’inscrit dans le principe du langage de vérité et de l’analyse juste, sans complaisance.

C’est ainsi que le parti ne se gêne pas à faire une analyse critique objective de la gouvernance actuelle.

Lors d’une récente rencontre tenue, les responsables du MODEC se sont, d’ailleurs, longuement interrogés sur la pertinence du positionnement du parti dans la majorité présidentielle, s’offusquant au passage du mépris dont font l’objet ses dirigeants, qui ont vainement tenté de rencontre le président IBK, qu’ils ont contribué à faire élire à la présidence de la République.

Bruno D.S

source : L’Indépendant

Bicéphalisme à la section VI Adema : Une grosse épine dans les pieds du CE.

Depuis un an, la section VI de l’ADEMA-PASJ connaît une situation pas du tout reluisante pour le parti . Deux tendances, farouchement opposées, issues du renouvellement controversé des instances de la section, se préparent à prendre part aux travaux du 5èm congrès ordinaire de ce week end .

Un clan est dirigé  par l’ancien ministre  Harouna Cissé, secrétaire général adjoint de la section . L’autre groupe comprend , les partisans de Mahamane Mahalmadane Touré, actuel ségal de la section VI . Chaque partie  se dit légitime et  légale. Une situation que le comité exécutif du parti n’a jamais pris à bras le corps pour départager les uns et les autres afin d’ instaurer un climat apaisé et une cohésion au sein de sa section VI. Une grosse épine dans les pieds du CE qui fera l’objet de sérieuses discussions durant le 5ème  congres ordinaire du parti.

La question essentielle qui taraude les esprits est  de savoir, lequel de ces deux clans va  représenter la section ADEMA  à cette importante assise du parti de  l’abeille solitaire. Ce congrès  de l’unité, comme le prônent les militants et candidats en lice pour la présidence du parti, constitue non seulement une occasion pour le CE de mettre fin à cette querelle de clochers en commune VI, mais aussi dans d’autres sections. Cela est d’autant plus important dans la mesure où nulle n’ignore la situation très précaire que vit le parti en dépit de l’effritement de ses valeurs et principes d’antan. L’ADEMA victime du clientélisme, de la corruption et de nombreuses crises de leadership, a de son propre chef signé sa descente en enfer au fil du temps. Abonné à la politique de l’accompagnement, le parti a davantage entretenu sa propre fissure et la méfiance entre les militants. C’est dire que les congressistes ont du pain sur la planche.

Des vérités et des vérités seront dites pour que ce climat délétère qui ronge la ruche soit assaini pour le grand bonheur des militants au moment où les autres préparent activement les futures élections.

 Jean Goïta

source : Le Pouce

Communication gouvernementale : Le document de stratégie remis au ministre Choguel

Décidé à mieux communiquer afin d’impacter sur le mieux-être des Maliens, le Gouvernement du Mali a récemment organisé un grand séminaire qui a rassemblé les chargés de communication de tous les départements ministériels et des institutions de la République.

Placé sous l’égide du ministère de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, la rencontre a abouti à la mise en place d’une équipe d’experts nationaux chargée d’élaborer un«Document de stratégie de communication gouvernementale».

Cette équipe qui était présidée par l’ex-ministre de la Communication Sidiki N’Fa Konaté et qui comprend des cadres et anciens ministres comme Gaoussou Drabo, Cheickna Hamalla Diarra, Souleymane Drabo, Cheick Oumar Maïga dit Gilbert, Talata Maïga, vient de remettre, le 3 mai 2015, son étude au ministre Choguel Kokalla Maïga.

Tous les regards sont désormais tournés vers le ministre Choguel pour la mise en oeuvre de ce document de stratégie.

Aura-t-il les coudées franches pour ce faire pour que le document ne se retrouve pas dans les tiroirs? Attendons de voir.

 Bruno D SEGBEDJI

source : L’Indépendant

Le RPM au bord de l’implosion: Guerre de succession ouverte !

Le Rassemblement pour le Mali (RPM) serait au bord de l’implosion. Et pour cause. Différents clans internes s’affrontent pour contrôler le parti présidentiel. Ces clans favorables à Bocari Tréta, Abdoulaye Idrissa Maïga, Mahamane Baby et Boulkassoum Haïdara, sont en passe de précipiter le RPM dans le gouffre. Trafic d’influence, corruption, népotisme et utilisation abusive des biens de l’Etat, sont entre autres les méthodes employées par ces caciques du RPM. Conséquence ? L’on assiste à une véritable guerre de clans au sein du parti présidentiel. 

siege rpm commune v section parti politique

De Gao à Bamako, en passant par Bafoulabe, Goundam et d’autres localités, le parti présidentiel est en proie à des dissensions internes. Les luttes de positionnement, les conflits d’intérêts et autres querelles orchestrés de mains de maître par des ministres du RPM (en quête de légitimité), sont devenus le spectacle (affligeant) au sein de cette formation. Ceux-ci se battent ouvertement pour occuper le poste resté vacant du président du parti, devenu Chef de l’Etat, en juillet 2013.

En effet, depuis qu’IBK a pris ses fonctions de président de la République, son parti est en passe de se transformer en champ de bataille. Des tendances (clans ?) ont été créées de part et d’autre, par des élus, des ministres et autres responsables du RPM. Et chaque clan s’estime « très proche » du président de la République. Conséquence : Les clans s’arrogent le droit de faire et défaire les comités, sous-sections et sections du parti. « Des militants et cadres du RPM sont victimes de coups bas et autres menaces de ces responsables », confient, en privé, des militants du parti.

Déjà quatre clans s’affrontent pour le contrôle de l’appareil du parti. Ils n’épargnent personne, y compris des militants de leur propre parti. Le pays est géré au gré de leurs humeurs et en fonction de leurs seuls intérêts. Et quels intérêts !

Aux clans connus (Tréta, Maïga et Baby), s’ajoute aujourd’hui celui de tout nouveau président du Conseil économique, social et culturel, Boulkassoum Haïdara, ami intime du président IBK. Celui-ci a pris finalement du galon et entend saisir désormais sa chance de diriger le parti présidentiel. Jusque-là, le président de la majorité présidentielle est cité comme un second « couteau » sans grandes ambitions. Les « vrais » chefs (ceux qui avaient muri l’idée de remplacer IBK), ont été, au même titre que beaucoup de militants du RPM, surpris de cette ascension fulgurante d’un des doyens du parti présidentiel. Boulkassoum Haïdara  a été propulsé à la tête d’une institution de la République. Il ne cacherait plus son amitié avec IBK et ses nouvelles ambitions pour le Rassemblement pour le Mali. Ses « protégés » (militants) auraient décidé de le soutenir et de l’accompagner dans sa quête de prendre le pouvoir au RPM. Ainsi est né le clan Boulkassoum Haïdara afin de s’opposer à ceux de Bocari Tréta, secrétaire général du RPM et ministre du développement rural ; Abdoulaye Idrissa Maïga, ancien directeur de campagne du candidat IBK et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; et Mahamane Baby, ancien président de la Jeunesse RPM et ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle, de la Jeunesse et la Construction citoyenne.

En attendant le clan du fiston national…

Ces différents clans sont en train de prendre primo le projet ( ?) présidentiel en otage. En second lieu, ils se livrent un honteux spectacle : trier sur le volet les militants qui devraient bénéficier de promotion au sein de l’administration d’Etat. Le pot au rose a été découvert par des militants et cadres du parti qui ne sont partisans d’aucun clan. Ils font les frais de cette discrimination à l’intérieur même de leur parti où un militant, responsable d’une structure de base à Bamako, confie : « les gens font un mauvais procès au RPM, en affirmant que ce sont ses cadres qui sont actuellement nommés dans les ministères et les services de l’Etat. Il faut être à l’intérieur du parti, pour se rendre compte qu’en réalité beaucoup d’arrivistes sont actuellement ceux qui profitent de ces nominations. Pour être nommé, il faut appartenir, soit à un clan, et/ou être membre de la cour de Sébéninkoro… ».

Dès lors, les militants eux-mêmes se livrent une « guerre » fratricide jusque dans les coins les plus reculés du pays. Dans ces localités lointaines, les partisans se vantent même d’appartenir aux clans de tel ou tel responsable. Donc la responsabilité de hauts responsables du RPM est énorme dans le déchirement, voire l’explosion en vue du parti présidentiel. Sans compter que le fiston national ne cache plus ses ambitions qualifiées de démesurées par de nombreux maliens… Lui aussi est fortement soupçonné de vouloir contrôler le parti de Papa.

A Gao, les partisans du ministre Bocari Tréta se battent contre ceux de son homologue Abdoulaye Idrissa Maïga. Le 1er est secrétaire général du parti et deuxième personnalité du gouvernement dirigé par le Premier ministre Modibo Keïta. Quant au second, il est également membre du gouvernement et ancien directeur de campagne du candidat Ibrahim Boubacar Keïta. Chacun met en avant son statut et son rang dans le seul but d’influencer les militants. Objectif : s’offrir leur soutien à l’occasion du congrès de désignation du futur président du parti.

A Goundam, le ministre Mahamane Baby multiplie les contacts, le trafic d’influence et autres exercices de charme en vue de damner le pion à l’honorable Oumar Traoré, qui a regagné le parti présidentiel après sa victoire aux dernières législatives. Avec les remembrements en cours, le ministre Baby, qui n’aurait jamais milité à la base, se positionne activement pour le poste de secrétaire général de la section de Goundam au détriment de l’honorable Traoré. Mais les partisans de ce dernier ne partagent, semble-t-il, pas cette incursion du ministre Baby dans une localité qui lui est totalement étrangère (politiquement)…

Les démons de la division

Il y a également l’épineuse question de la gestion des conflits entre d’anciens et de nouveaux militants. Dans le cercle de Goundam, les transfuges de l’Adema, débarqués au RPM, se battent pour dissoudre les sous sections validées avant leur arrivée. Les anciens du parti et la coordination de Goundam ne sont naturellement pas d’avis. Une situation qui aurait pris en otage la mise en place de la section de Goundam.

S’y ajoute le cas de ces nombreux opportunistes qui ont regagné le RPM après l’élection d’IBK. Ceux-ci, pour des raisons alimentaires, se sont précipités afin d’occuper des places au sein des structures de base du parti…

Bref, le parti présidentiel est au bord de l’implosion. Sa situation reste délicate avant la tenue des élections communales et régionales. D’ailleurs, une importante frange de ses militants prédise des conséquences fâcheuses de la situation qui prévaut au sein des structures. Pourvu que les dirigeants, notamment les responsables des clans respectifs, mettent de l’eau dans leur vin, et laissent le libre choix aux militants de décider de leur avenir.

Les démons de la division sont donc là, à tous les niveaux de l’appareil de la formation politique. La succession d’IBK va certainement laisser des séquelles dans le parti présidentiel. Qu’il s’agisse des ministres ou des députés, personne ne semble prendre conscience de la mesure des dégâts, et tenter d’y mettre fin. Et la descente aux enfers continue pour le RPM qui avait annoncé un congrès au mois de mars dernier. Mais le congrès n’a pas pu se tenir. Parce que les dirigeants furent incapables de mettre leur égo de côté  et s’attaquer, enfin, à l’essentiel.

  1. H. Sylla

 

SourceL’Aube

Discours historique du président IBK lors de la signature de l’Accord du 15 mai : La plateforme des Associations de la Société Civile veut servir de relais!

Pour soutenir le chef de l’Etat et s’engager auprès de tout le gouvernement pour la mise en œuvre effective de l’accord signé le 15 mai dernier, les responsables de la plateforme des Associations de la Société Civile Malienne appelle toute la société civile malienne à l’unité et à la solidarité. Ils ont animé hier jeudi 21 mai une conférence de presse à la Maison de la Presse. C’était sous la présidence de l’ancien Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Ahmani, du président de la plateforme, Dr. Adama Traoré, en présence des responsables du collectif des acteurs des marchés, entre autres.

ibrahim boubacar keita ibk president mali Robert Mugabé president Zimbabwé union africaine ua visite rencontre signature accord

D’entrée de jeu les conférenciers se sont félicités de la signature de l’accord, rehaussée par la présence de nombreux chefs d’Etat Africains, des représentants de haut niveau des pays membres de la médiation, des amis du Mali et des organisations internationales. Pour la plateforme, la signature de l’accord est sans doute une étape cruciale dans la marche de la plateforme de la société qui s’investit, dès lors, dans une démarche de sensibilisation et de soutien à cet accord pour faire comprendre que l‘accord est l’affaire de tous les Maliens, qui se doivent de l’approprier et de s’impliquer dans sa mise en œuvre.

Revenant sur les propos remarquables du président de la République, IBK, lors de son allocution le 15 mai dernier en réponse à des considérations discourtoises envers le Mali et son peuple, les conférenciers ont salué le chef de l’Etat qui, selon eux a rappelé nos valeurs sociétales de dignité, grandeur du peuple, le rôle majeur toujours joué par le Mali dans la sous région et dans le monde, le respect des autres et de la parole donnée,et envisage d’organiser une marche de soutien dans toutes les capitales régionales à cet effet. Pour cela, les responsables de la plateforme de la société civile malienne appellent le peuple malien au respect et soutien à ces propos et à l’union sacrée de tous pour la mise en œuvre de l’accord.

Pour le Docteur Adama Traoré, la plate forme est consciente de la nécessité de jouer un rôle jusque là peu mené par une classe politique anormalement amorphe, cependant que l’heure est grave et la société civile a décidé de renforcer la mobilisation et le lobbying. A cet titre, elle envisage d’organiser une marche de soutien le plutôt possible dans toutes les capitales régionales du Mali. Ces mobilisations visent à développer un message fort de soutien aux autorités, d’appel pressant à la CMA pour saisir de façon urgente, la main tendue de la Mère-Patrie, et de gratitude du peuple malien.

Daniel K.

SOURCE : Tikan

Gouvernance: La grosse déception des alliés d’IBK

La mouvance présidentielle connaît actuellement de nombreux problèmes. Pour l’instant, ça couve. La raison ? De nombreux politiques qui, lors de la présidentielle, ont soutenu la candidature de Ibrahim Boubacar Keïta, expriment  leur déception, voire leur désillusion dans la conduite des affaires de l’Etat. Aussi, sont-ils déçus des promesses « sans lendemain » qui leur auraient été tenues.

president republique chef etat ibrahim boubacar keita ibk parti rpm

Autre reproche : le président Keïta n’est ni accessible ni joignable pour ses alliés, dont certains chercheraient à le rencontrer depuis près de deux ans. Alors pourquoi le silence de ces alliés mécontents ? Pourquoi continuent-ils (encore) à être dans la mouvance présidentielle ? Beaucoup d’entre eux espèrent sans doute, encore sur des…postes.

Par L’Aube

Source: L’Aube

Communiqué du Conseil des Ministres du jeudi 21 mai 2015

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 21 mai 2015 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.

presidence mali palais koulouba coline

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté des projets de textes ;
– entendu une communication ;
– et procédé à des nominations.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES :

I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’ordonnance n°85-30/P-RM du 19 décembre 1985 portant création de la Direction nationale du Contrôle financier (D.N.C.F).

La Direction nationale du Contrôle financier a été créée par l’Ordonnance n°85-30/P-RM du 19 décembre 1985 avec pour mission d’assurer le contrôle permanent a priori des finances publiques. Elle tient également la comptabilité des engagements et des liquidations et participe à la lutte contre la délinquance financière, à la maitrise des dépenses publiques et contribue à l’expression de la bonne gouvernance

Les missions classiques de la Direction nationale du Contrôle financier ont connu une évolution quantitative due entre autres à la transposition, dans le dispositif juridique national, des directives du cadre harmonisé des finances publiques de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA), à l’application des principes de gestion axée sur les résultats et à la mise en œuvre de la stratégie nationale de contrôle interne.

Le présent projet de loi vise à modifier l’ordonnance n°85-30/P-RM du 19 décembre 1985 pour étendre les missions de la Direction nationale du Contrôle financier au contrôle de l’effectivité de la dépense publique, à l’appui conseil aux ordonnateurs des budgets contrôlés en particulier ceux des collectivités territoriales.

Cette modification des missions de la Direction nationale du Contrôle financier nécessite sa restructuration ainsi que l’accroissement de ses effectifs.

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES :

I. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES DE L’ETAT ET DES AFFAIRES FONCIERES :

Sur le rapport du ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère du Développement rural d’une la parcelle de terrain, sise à Talako, Commune urbaine de Kita.

Le Projet de Développement rural intégré de Kita a été créé en vue d’améliorer les conditions de vie des populations rurales des cercles de Kita et de Bafoulabé à travers la réalisation de bas-fonds aménagés, de périmètres en maîtrise totale, de pistes rurales, de forages et d’un pont sur le fleuve Daroumé entre Kénienité et Soféto.

Il est exécuté par l’Agence de Développement rural de la Vallée du Fleuve Sénégal et la première phase a pris fin en 2014.

L’accord signé le 29 aout 2012 entre la Banque Islamique de Développement (BID) et le Mali pour le financement de la deuxième phase prévoit la construction du siège et d’autres infrastructures pour le projet.

L’affectation au Ministère du Développement rural de la parcelle de terrain de 2 ha 00 a 00 ca, objet du TF n°3930 du cercle de Kita conformément aux dispositions du code domanial et foncier se situe dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord. Elle permettra à l’Agence de Développement rural de la Vallée du Fleuve Sénégal d’économiser les importantes charges locatives auxquelles elle fait face.

L’inscription de la mention d’affectation sera faite dans le livre foncier du Bureau des Domaines et du Cadastre du Cercle de Kita au profit du Ministère du Développement rural.

II. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION :

Sur le rapport du ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de contrôle de la qualité des services, du trafic téléphonique et des tarifs de télécommunications aux réseaux des opérateurs.

Aux termes des dispositions de l’Ordonnance n°2011-024/P-RM du 28 septembre 2011 portant régulation du secteur des télécommunications/TIC et des Postes, l’Autorité malienne de Régulation des Télécommunications/TIC et des Postes (AMRTP) est chargée, entre autres :

– de veiller sur les intérêts nationaux et d’assurer la protection des usagers en matière de télécommunications/TIC ;

– d’assurer le contrôle du respect des cahiers des charges et autres obligations incombant aux opérateurs des réseaux de télécommunications ;

– de contrôler les tarifs communiqués et de sanctionner la non application des tarifs publiés, les violations et les manquements aux obligations visées dans les cahiers des charges des opérateurs des réseaux de télécommunications.

Le projet de décret fixant les modalités de contrôle de la qualité des services, du trafic téléphonique et des tarifs de télécommunications aux réseaux des opérateurs est pris dans le cadre du renforcement des moyens d’intervention de l’AMRTP. Il permet la collecte de données sur le trafic téléphonique national et international, le contrôle de la qualité des services offerts aux clients relativement aux critères de performance définis dans les cahiers de charges et d’examiner les tarifs appliqués par rapport à ceux approuvés.

Il autorise l’Autorité malienne de Régulation des Télécommunications/TIC et des Postes à connecter des équipements non intrusifs ou outils de contrôle de la qualité des services, du trafic et des tarifs de télécommunications aux réseaux des opérateurs.

Cependant il astreint l’AMRTP à utiliser, à cet effet, des équipements ou outils qui ne causent aucune perturbation au fonctionnement normal desdits opérateurs, et aussi à prendre des mesures appropriées pour assurer la protection et la confidentialité des données auxquelles elle aura accès dans le cadre de ses activités de contrôle.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

AU TITRE DE LA PRIMATURE :

Le Premier ministre a informé le Gouvernement de la nomination de Monsieur Modibo KADJOKE, Juriste, en qualité de Président du Comité national d’Organisation du Sommet Afrique-France de 2016.

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTÈRE DES DOMAINES DE L’ÉTAT ET DES AFFAIRES FONCIÈRES :

– Conseiller technique :

Monsieur Adama Amadou COULIBALY, Ingénieur des Constructions Civiles

AU TITRE MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE L’INTÉGRATION AFRICAINE ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE :

– Ambassadeur du Mali au Caire (République Arabe d’Egypte) :

Colonel-major Mamadou MANGARA

– Ambassadeur du Mali à Bruxelles (Belgique) :

Monsieur Sékou dit Gaoussou CISSE, Conseiller des Affaires Etrangères

AU TITRE MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE, DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION :

– Chef de Cabinet :

Monsieur Issiaka Ahmadou SINGARE, Professeur d’Enseignement Supérieur

AU TITRE MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ET DE L’EAU :

– Inspecteur en Chef :

Monsieur Amadou KOITA, Magistrat

– Inspecteur :

Monsieur Mahamadou SANDJI, Inspecteur des Finances

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION :

Le Conseil des Ministres a entendu une communication écrite relative à la Politique nationale de développement de l’économie numérique et au plan d’actions dénommé « Mali numérique vingt – vingt (2020) ».

La politique nationale de développement de l’économie numérique vise à développer au Mali l’usage des technologies de l’information et de la communication pour en faire, notamment un vecteur de développement humain durable et une source de productivité et de valeur ajoutée pour les autres secteurs économiques et l’administration publique.

Elle est axée autour de six (6) orientations stratégiques :
– permettre à tous les Maliens d’accéder aux réseaux et services numériques ;

– développer la production et l’offre numériques informationnels, éducatifs et de divertissement ;

– développer et diversifier les usages et les services numériques ;

– mettre en place un écosystème favorable au développement de l’industrie numérique ;

– assurer la disponibilité en quantité et en qualité des compétences humaines en mesure de répondre aux besoins du secteur numérique ;

– instaurer la sécurité et la confiance numériques.

Elle permettra à travers sa mise en œuvre de favoriser la croissance et la création de richesse, de contribuer à la création d’emplois, de participer à la lutte contre la pauvreté par la réduction de la fracture numérique, de moderniser l’Etat et de favoriser la bonne gouvernance.

La politique nationale de développement de l’économie numérique est assortie d’un plan d’actions « Mali numérique vingt – vingt (2020) » d’un coût global de deux cent vingt-quatre milliards sept cent quatre-vingt-onze millions cinq cent mille (224 791 500 000) francs CFA dont le financement sera assuré par le Budget national, le Fonds de financement du service universel des Télécommunications/TIC, l’Union internationale des Télécommunications (UIT), et les autres partenaires techniques et financiers.

Bamako, le 21 mai 2015

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Madame DIAKITE Fatoumata N’DIAYE
Commandeur de l’Ordre National

Source: Présidence de la République du Mali

 

Témoignage d’adhésion : Me Amadou Tiéoulé Diarra officiellement au Pacp

En quête d’un nouveau parti politique dans lequel ses opinions seraient partagées et écoutées, c’est vers le parti pour l’action civique et le patriotisme (Pacp) que le fervent défenseur des droits de l’homme, Me Amadou Tiéoulé Diarra, se tourne pour réaliser ses ambitions politiques.

Me Amadou Tiéoulé Diarra a matérialisé son adhésion au parti pour l’action civique et le patriotisme (Pacp), samedi 16 mai 2015, dans une déclaration solennelle au siège dudit parti sis à Kalabancoura. «Je profite donc de l’occasion de ce jour pour montrer ma lettre d’adhésion, en ma qualité de militant du Pacp», a-t-il déclaré en présence du Président du Pacp, Niankoro dit Yeah Samaké, et le Secrétaire général Yaya Coulibaly.
Le choix du Pacp, selon Mamadou Tiéoulé Diarra, repose sur des raisons. D’abord c’est un parti jeune qui a de l’avenir, et ensuite les valeurs sociétales que le parti incarne. « Malgré la diversité et la multiplicité des familles politiques au Mali, j’ai choisi le Pacp pour deux raisons : partage de valeur et c’est un parti d’avenir. En effet, je partage non seulement les règles et visions que le Pacp a mis en place pour son organisation, mais aussi et surtout les valeurs que les leaders incarnent. En clair, entre le Pacp et moi plumage et ramage correspondent. J’ai adhéré et je vais travailler sans réserve jusqu’à ce que le Pacp puissent atteindre ses objectif fondamentaux», promet Me AT Diarra.
En recevant la lettre d’adhésion, le Secrétaire général du Pacp, Yaya Coulibaly, affirme que Me Amadou Tiéoulé Diarra est une denrée rare que le Pacp est fier d’accueillir. Selon lui, il a toujours su se battre pour sa patrie. «Le Pacp offre un cadre idéal pour tout homme épris de justice et de paix. Les mots nous manquent et nous disons merci car vous avez frappé à la bonne porte». a-t-il ajouté suscitant des applaudissements de quelques leaders présents.
Qui est maitre Amadou Tiéoulé Diarra ?
Ceux qui l’ont côtoyé ont gardé de lui l’image d’un homme franc et intraitable quand il s’agit de défendre une cause noble.
Sorti du Centre Pédagogique Régional de Kayes dans les années 1968, Me Amadou Tieoulé Diarra a successivement enseigné à Gagna, Gomitogo à Djenné, à Dijwoyo, et s’est retrouvé dans le nord du Mali à Kounsoum à Gao.
Après une longue carrière dans l’enseignement, il décide de partir au Sénégal, pour approfondir ses connaissances. Ainsi, il y décroche successivement un diplôme de (DEA) dans la spécialité d’Enseignement de Droit Privé (équivalent Doctorat 3è cycle) à la Faculté de Droit de Dakar en 1987, et un autre en Histoire des Institutions Publiques, en 1986.
Après une riche expérience, car il fut successivement au Sénégal Professeur de Droit au Collège Saint-Michel de Dakar, directeur des Études du Collège Privé Massène Sène et de l’I.p.e.p (Institut Privé d’Enseignement Professionnel), Assistant à la Faculté de Droit de Dakar, Juriste-Conseil au Cabinet de Maître Aïssata Tall Sall, Avocat au Barreau du Sénégal (1987-1993), Me Diarra retourne au bercail, son pays natal afin d’apporter sa pierre à l’édifice national.
Dès son retour au pays natal, sans hésiter, il commença à partager ses connaissances avec les étudiants de l’Ecole Nationale d’Administration. Il devient de 1993-1998 Professeur de Droit à l’E.N.A du Mali et d’histoire des Institutions et d’histoire du Droit Privé à la Faculté de Droit du Mali.
Militant engagé en faveur des Droits de l’homme, l’avocat des sans voix est inscrit au barreau malien en 1995 et aussi avocat inscrit à l’ambassade d’Allemagne au Mali. Il est l’un des membres fondateurs de l’Amdh, ancien Directeur de l’Association du Barreau Américain (Aba roli), une association pour lutter contre l’esclavage dans le nord du Mali. Animateur dans les 42 Cercles du Mali de la Cepag 1993-1998 (Cellule de Perfectionnement en Administration et en Gestion), Maitre AT Diarra a participé à plusieurs séminaires de formations et colloques internationaux.
A son actif plusieurs consultations et de nombreuses publications dont ’les dimensions juridiques et humaines de l’action administrative’’, les garanties des Droits fondamentaux dans l’ordre juridique interne, les garanties des Droits fondamentaux dans l’ordre international’’, L’applicabilité des traités internationaux au Mali, pour une société sans violence à l’égard des femmes, pour l’effectivité des droits des femmes en République du Mali 2002, loi d’orientation agricole (L.O.A).
Ibrahim M.GUEYE

 Source: Le Prétoire

Signature de l’accord de Bamako : Issaka Sidibé souhaite que l’on dépasse les antagonismes

A l’ouverture de la séance plénière du mardi 19 mai 2015, l’occasion fut idoine pour le président de l’Assemblée nationale du Mali, honorable Issaka Sidibé de se prononcer sur la signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale au Mali. Ainsi, ‘’Saint Isaac’’ a exprimé l’espoir de voir, à la suite de la cérémonie du 15 mai 2015, l’ensemble des Maliens réconciliés entre eux et dépasser ainsi tous les antagonismes pour se retrouver autour de l’essentiel, à savoir le Mali. Partant, le président de l’Assemblée nationale a invité la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) à embarquer le plus rapidement possible à bord du bateau Mali, afin qu’on amorce les actions de développement du pays. Le député élu à Koulikoro a par ailleurs demandé aux Nations Unies d’aider les forces armées et de sécurité maliennes à sécuriser les populations. Avant de saluer la mémoire de toutes les victimes, civiles ou militaires, du conflit qui a éclaté depuis janvier 2012.

honorable issaka sidibe depute assemblee nationale

SECRETARIAT GENERAL DE L’ADEMA

Assarid Ag Imbarcaouane pressenti

Pour le prochain congrès de l’ADEMA Pasj, Assarid Ag Imbarcaouane est pressenti au  Poste de secrétaire général du parti en remplacement de Marimatia Diarra en mission à l’extérieur. Selon des sources concordantes, il est le mieux placé parmi les cadres du Pasj à occuper ce poste. Car, expliquent-elle, non seulement il fait parti des rares cadres Touaregs qui n’ont jamais trahi le Mali, mais aussi, il est resté toujours fidèle à l’Adema. En plus, argumentent nos sources, l’ex député Adema élu à Gao a toujours une base électorale solide et sait mobiliser du monde en faveur du parti. Pour toutes ses raisons, son élection au poste du secrétaire général de l’Adema n’est qu’une question de jour, concluent nos interlocuteurs.

 

ASSEMBLEE NATIONALE DU MALI

L’absentéisme des députés continue

Au Mali, les élus nationaux excellent dans l’absentéisme non justifié. Ce phénomène existe à l’hémicycle depuis belle lurette. Mais, dès les premières sessions parlementaires de la 5ème législature, le nouveau président de l’Institution, Issaka Sidibé a voulu prendre la situation à bras le corps. Les premières heures de sa présidence, il avait interpellé les députés au sujet de l’absentéisme non justifié qui a toujours caractérisé la boîte. Malgré la bonne intention du président Sidibé à corriger cette mauvaise habitude, le phénomène continue.  Mais, il se murmure dans les couloirs de l’Assemblée nationale que le président du parlement réfléchit à des sanctions à prendre contre ses collègues qui, sans motif, s’absentent régulièrement aux activités parlementaires. Car, Issaka est clair, l’Assemblée nationale est un lieu de travail et doit prendre en compte les aspirations des populations. Pour ce faire, le maximum de représentants du peuple doit participer aux différentes séances de travail.

 

DECENTRALISATION-REGIONALISATION

Les administrateurs inquiets pour leur avenir

Dans la perspective inéluctable de l’approfondissement de la décentralisation par la régionalisation, les administrateurs civils, notamment les gouverneurs, préfets, adjoints de préfet, sous-préfets, sont inquiets et se posent des questions sur leur sort. Que vont devenir ces « baba commandants » que l’on craint tant dans les villages et communes rurales ? Ils ont rencontré la presse, la semaine dernière, à la Maison de la presse pour attirer l’attention de l’opinion sur le sort qui leur est réservé dans la nouvelle architecture institutionnelle et administrative prévue dans le processus de décentralisation. Mais ils sont surtout inquiets, qu’en tant que tutelle, ils aient moins de droit de regard dans la gestion des finances des collectivités territoriales, qui ne seraient plus contraintes de requérir à leur appui-conseil dans le cas où le transfert des compétences et surtout des moyens serait effectif.

Au lieu de trop s’inquiéter, ils feraient mieux de préparer le recyclage, car le processus a démarré en de bonnes mains. Avec Abdoulaye Idrissa Maïga aux commandes, il faut être sûr que les réformes iront jusqu’à terme. Il ne s’est pas fixé un autre agenda que ça.

 

PROCHAIN CONGRES DE L’ADEMA

Mopti veut imposer Moustapha Dicko

Dans la perspective de son prochain congrès statutaire, l’Adema Pasj, ancien parti présidentiel (2002-2012) et ex-formation majoritaire, pourrait connaitre des remous. Plusieurs de ses cadres, positionnés pour prendre sa direction, sont en train d’activer la fibre régionaliste et de réveiller les vieilles alliances. Ainsi, la conférence des sections Adema  de la région de Mopti vient de choisir Moustapha Dicko pour briguer la présidence du parti. Aussi, a-t-il été demandé à chaque militante et militant ressortissant de la cinquième région de tout entreprendre pour qu’un de ses fils soit aux commandes de la Ruche, ou de ce qui en reste.

Le plus content, si M. Dicko passait, devrait sans doute être son protecteur, le Pr Aly Nouhoum Diallo.

 

EXACTIONS DES REBELLES DANS LE NORD

La Plateforme accuse la Minusma

Mardi dernier, la plateforme des mouvements d’autodéfense a organisé une conférence de presse animée par Me Harouna Toureh, entouré de Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Gatia, de Mohamed Ould Mataly, député de Bourem, et de nombreux autres cadres. Le but de la rencontre était de dénoncer la passivité de la Minusma, voire sa complicité avec les groupes armés rebelles terroristes qui continuent de multiplier les exactions dans le nord. Les conférenciers ont également dénoncé cette exigence de la mission onusienne qui demande au Gatia de quitter Ménaka contre la volonté des populations de cette ville. Les conférenciers ne comprennent pas que la Minusma soit plus royaliste que le roi, puisque la CMA est indésirable à Ménaka et sans doute dans toute la région.

 

LES PROPOS DEPLACES DE ME HAROUNA TOUREH

«Le Premier ministre est très charmant»

A la cérémonie de signature de l’accord de paix au Mali, le représentant de la Plateforme, Me Harouna Toureh a tenu des propos déplacés. Dans sa campagne de séduction du Premier ministre, à force de bien faire, il en fait trop. A la grande surprise de l’assistance et des téléspectateurs, Me Toureh a affirmé que le Premier ministre est très charmant. Ce qualificatif ne doit plus être utilisé par un homme pour magnifier un autre. Il y a quelques années, le qualificatif pouvait se comprendre. Mais avec les nouvelles orientations sexuelles, il serait plus fameux d’utiliser un autre qualificatif.

 

Agence nationale pour l’emploi (Anpe)

Le décret de nomination d’Arouna Modibo Touré abrogé

Depuis un certains, les détracteurs d’Arouna Modibo Touré font circuler des rumeurs faisant état de son cumul de postes de Directeur général de l’Anpe et du Président  directeur général (PDG) du Paris mutuel urbain (PMU-Mali). Mais en réalité, il n’en n’est rien. Le Décret N° 2015- 0302/P-RM du 5 mai 2015 a abrogé le Décret N° 2014-0769/P-RM du 13 octobre 2014 portant nomination du Directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe). Le présent Décret est clair : «Article 1er : le Décret N° 2014-0769/P-RM du 13 octobre 2014 portant nomination de Monsieur Arouna Modibo Touré, Economiste, en qualité de Directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe) est abrogé.

Article 2 : le présent décret sera enregistré et publié au journal officiel». Signé le 5 mai 2015 par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre, Modibo Keïta, et les ministres concernés par cette nomination.  Qui dit mieux !

En clair, Arouna Modibo Touré n’est plus le Directeur général de l’Anpe. Le seul poste qu’il occupe est celui du Président Directeur de PMU-Mali.

 

ELECTIONS COMMUNALES ET REGIONALES

Un couplage des deux  scrutins le 25 octobre 2015

Cette information a été donnée lors d’une rencontre entre le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation et les représentants des partis politiques, avant-hier  19 Mai. Après tant de reports, le Ministre a confirmé que les élections communales et régionales auront lieu le 25 Octobre2015. Deux autres points essentiels sont à retenir de cette rencontre, il s’agit de la prolongation de dix jours  de la révision des listes électorales au regard des insuffisances que celles-ci connaissent et la forte probabilité de couplage des élections  communales et régionales.

La date connue, les partis politiques vont bientôt recommencer à s’agiter dans la tenue de congrès et conférences nationales avant d’aller servir leur salade à la base.

 

SITUATION DE MENAKA

La Minusma dément l’ultimatum et s’enfonce

Des responsables de mouvements d’autodéfense avaient affirmé que le Gatia avait reçu de la Minusma un ultimatum lui enjoignant de quitter la ville de Ménaka au plus tard le mardi dernier à minuit, faute de quoi il serait attaqué. Mais la mission onusienne a tôt fait de démentir cette « information ». Selon ses responsables, le représentant spécial du secrétaire général et le chef de la Minusma, Mongi Hamdi, poursuit et recherche, aux côtés de la médiation internationale, les meilleures voies possibles pour ramener le calme dans le nord du Mali, en vue de finaliser le processus d’une signature de paix totale et inclusive.

En réalité, la meilleure manière de rendre service aux populations locales, c’est de faire ce qu’elles veulent. Et ce que celles de Ménaka veulent, c’est que le Gatia reste sur place et assure leur protection puisque la Minusma en est incapable.

 

VILLE DE KAYES

Les femmes marchent pour l’eau

Les coupures intempestives d’eau ont fini par faire monter la moutarde aux nez des femmes de la cité des Rails. Elles qui, en vue d’exprimer leur ras-le bol et faire part de leurs difficultés à la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep), celles-ci ont battu le pavé au cours de cette semaine.

La marche qui a regroupé plusieurs centaines de femmes est partie du quartier de Lafiabougou et a pris fin au Gouvernorat, via la Somagep. Tout au long de leur itinéraire, les marcheuses ont scandé des messages qui ont trait aux difficultés quotidiennes auxquelles elles font face. Il convient de souligner au passage qu’en cette période de canicule, plusieurs populations de nos villes, y compris celles de Bamako, sont confrontées au même problème. Le cas des populations de Kalabambougou, en commune IV du district de Bamako, en est une illustration. Les autorités sont donc interpellées.

Source: Le Prétoire

… Le candidat à la présidence de l’ADEMA-PASJ, Pr. Moustapha Dicko : « Le clanisme, le clientélisme, l’argent et la recherche effrénée du gain facile… ont eu raison de notre parti »

Dans un entretien qu’il nous  a accordé, le candidat à la présidence de l’ADEMA-PASJ, Pr. Moustapha Dicko, s’est prononcé sur  les raisons profondes qui le poussent à briguer la présidence de ce parti, lors du congrès des 24 et 25 mai prochain. Il a abordé, sans ans  langue de bois, les questions concernant sa vision pour le parti et les rapports étroits  qu’il entretient  avec les anciens présidents de la République Alpha Omar Konaré, Pr. Dioncounda Traoré et surtout avec l’actuel locataire du palais de Koulouba, Ibrahim Boubacar Kéïta. Il profite de cette occasion pour rendre hommage à toutes ces personnalités qui ont toutes été aux commandes de l’ADEMA.

moustapha dicko ministre enseignement superieur

L’Indépendant : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et que souhaiteriez qu’ils retiennent de votre long parcours politique ?

Moustapha Dicko : Je me suis engagé en politique avec l’immense majorité des travailleurs de notre pays à la faveur de la Lettre du 7 août 1990, qui a vu les Maliens revendiquer le multipartisme intégral et exiger du régime dictatorial d’alors de mettre fin aux souffrances de toutes sortes qu’il imposait à notre pays. J’ai été le président du Comité A.DE.MA de l’Hippodrome, qui abritait le siège de l’association.

Je suis membre fondateur de l’ADEMA- PASJ, dont je suis le  premier secrétaire à l’éducation et à la culture. C’est à ce titre que les camarades ont porté leur confiance en moi en 1993, au plus fort de la crise scolaire, pour diriger le département des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Depuis, j’ai été appelé à beaucoup de fonctions et de missions.

Ce que je voudrais que l’on retienne de mon parcours politique, c’est l’engagement, la sincérité, le sens de l’équipe et de la discipline, la constance et la fidélité à nos idéaux.

L’Indép: Quelles sont les motivations profondes de votre candidature à la présidence du Parti ADEMA et qu’est-ce qui justifie votre grand optimisme après tant de jours d’une campagne harassante ?

M.D: Le pays tout entier a fondé et fonde beaucoup d’espoir sur l’ADEMA-PASJ. Tous les résultats des élections, depuis l’avènement de la démocratie, le prouvent. Cependant,  le clanisme, le clientélisme, l’argent et la recherche effrénée du gain facile, le manque de solidarité, le manque de vision ont eu raison de ce bel outil politique. Et l’espoir qu’il incarnait, hier, d’un avenir meilleur pour tous, a fait place à la désillusion et à la désaffection.

Je voudrais rendre à l’ADEMA ses valeurs et ses principes fondateurs. Je voudrais combler le fossé entre notre direction et nos bases. C’est cela l’attente de nos militants et de nos sympathisants et de notre peuple tout entier, qui en a assez de regarder la politique comme une valse de jouisseurs. Ils attendent que l’on s’occupe des vrais problèmes: le développement, l’école, la santé, la sécurité, une bonne administration, une justice bien distribuée, une armée bien organisée et dans les conditions.

C’est ce qui fonde mon optimisme dans cette campagne, le désir de nos militants de prendre en main leur responsabilité et de choisir en toute liberté leurs dirigeants.

L’Indép: Présider un parti comme l’ADEMA ne semble pas être chose aisée. Comment comptez-vous vous y prendre pour en faire un parti historique, un parti d’avenir ?

M.D: Si on ne triche pas avec les principes, diriger l’ADEMA-PASJ est plutôt aisé, comme pour toute organisation humaine démocratique. Mais, quand on a recours à des contorsions, à des manœuvres, au laxisme et au seul besoin d’assouvir des intérêts  personnels et immédiats, cela devient une gymnastique plutôt difficile. Et il faut sortir de ça! Je mettrai les responsables devant leur responsabilité, qui est de servir, pas de se servir. Et je mettrai le parti face à ses responsabilités vis-à-vis de notre pays et de l’histoire. Nous avons encore de formidables ressources humaines dans nos rangs et nous allons créer les conditions pour qu’elles puissent s’épanouir et s’exprimer!

L’Indep: Comment avez-vous vécu les défections de ces derniers temps de militants ADEMA et non des moindres? Comment comprenez-vous leurs attitudes compte tenu de tout ce qu’ils doivent au parti ?

M.D: Je ne voudrais pas parler de camarades qui, à un certain moment, ont eu à donner le meilleur d’eux-mêmes pour ce parti et ce pays. J’ai beaucoup de respect pour chacun d’entre eux. Mais si le parti a fauté, si le parti a connu des déboires, si le parti s’est souvent écarté de sa ligne politique, éthique et morale, ce ne fut sûrement pas sans eux et leur rôle ne fut pas mince dans la déchéance du parti et même du pays. Ils ont souvent utilisé le parti à des fins personnelles et ont joué contre des camarades. Ils ne sont pas les seuls, j’en conviens. Tous ceux qui se sont livrés à ce jeu ne sont pas partis et poursuivent leurs objectifs tapis parmi les militants et les responsables.

L’Indép: La jeune garde du parti nourrit l’envie d’avoir, encore et toujours, à ses côtés les anciens du parti. Comment entendez-vous remobiliser ces anciens autour des valeurs de solidarité et de justice qui ont fait la grandeur de l’ADEMA-PASJ ? Vous avez certainement rencontré ces anciens. Qu’est-ce qu’ils vous ont dit et quels sont vos rapports avec les anciens présidents de l’ADEMA : Alpha, IBK et Dioncounda Traoré?

M.D: Vous me permettrez de parler d’un désir profond que j’ai de rendre hommage à tous nos anciens et d’évoquer la possibilité de créer un espace, si je dirige le parti, pour les réunir régulièrement, parler de leurs problèmes pour chercher à apporter une solution et aussi leur demander conseils et avis sur toute question concernant la vie de la nation.

Alpha, Ibrim et Dioncounda sont des camarades et des aînés, qui ont, sans conteste, participé  aux heures de gloire de notre parti et de notre pays. IBK, lui, a quitté dans les conditions que nous savons et que je continue de déplorer. J’ai de bons rapports avec eux tous et je suis en contact avec eux tous, à des degrés différents, c’est vrai, mais je n’oublierai jamais qu’aux moments les plus difficiles de notre histoire, le tandem Alpha-IBK a permis à notre pays de faire un bond prodigieux: retour de la paix et de l’Etat, début de la reconstruction du Mali. Avec tous les autres camarades unis dans la bataille pour un Mali meilleur. L’élection de IBK comme président de la République  est l’écho  de ces temps difficiles et exaltants!

L’Indép: L’ADEMA est membre de la majorité présidentielle. Vous sentez-vous à l’aise dans votre option de soutenir le président Ibrahim Boubacar Kéïta ?

M.D: Absolument à l’aise. J’ai été l’un des fervents partisans du soutien de l’ADEMA-PASJ à IBK au second tour de la présidentielle. Il ne me l’avait pas demandé, on n’en avait pas parlé avant que je rende publique ma position.

J’ai dit tantôt pourquoi, selon moi, IBK à été élu président de la République. J’ai eu l’honneur singulier de participer activement à ces moments historiques des années 1990 aux niveaux les plus périlleux. Aujourd’hui, comme toujours, je veux la paix et la stabilité pour notre pays et je suis sûr que l’ADEMA-PASJ doit aider à la stabilisation du Mali; c’est son devoir. Mais, en recouvrant et en gardant son identité pour pouvoir remobiliser ses bases sociales, aujourd’hui démotivées par le comportement de notre direction nationale. Le président et le pays ont d’énormes difficultés. Il a hérité d’une situation catastrophique à tous points de vue. Les débuts n’ont pas été faciles et nous devons tout faire pour l’aider à nous extirper de cette horrible crise.

Cela dit, je suis conscient que l’opposition a toute sa place et qu’il n’y a pas de démocratie vraie sans une opposition crédible.

C’est mon souhait le plus profond. C’est un débat d’idées. Plus, il est ouvert et sincère, mieux ça vaut. L’ADEMA doit sortir grandi de ce congrès, s’il veut poursuivre sa route, s’il veut coller à son engagement des débuts et s’il ne veut pas disparaître. Il faut réussir le sursaut attendu par les militants de notre parti, il faut réussir le sursaut attendu par notre pays tout entier!

L’Indép: Le congrès est annoncé pour être celui de toutes les empoignades. Etes-vous confiant que l’ADEMA sortira grandi de ce congrès ?

M.D: Ce sont des frères et des camarades. Ils ont leur parcours et leurs visions. Ils proposeront leur projet de reconstruction de l’ADEMA et les délégués trancheront. Que le meilleur gagne et que l’organisation soit à hauteur de souhait.

L’Indép: Quels messages avez-vous à l’adresse des autres candidats à la présidence de l’ADEMA et des militants et à l’endroit de la Commission d’organisation du congrès ?

M.D: Notre pays est en crise par la faute de ses enfants. Les leaders politiques, plus que les autres, sont comptables de cette situation, qui a mis en insécurité nos paisibles populations, qui a envoyé sur les sentiers de l’exil beaucoup de nos compatriotes, qui a envoyé bon nombre d’entre eux à la mort, qui a effrité la cohésion sociale et notre vivre- ensemble légendaire. Une situation qui nous met sous perfusion internationale!

Le choix des responsables est extrêmement important. Il détermine l’avenir de chacun d’entre nous et l’avenir de notre pays en tant que nation, l’avenir de nos enfants. Ne le faisons pas à la légère, ne faisons pas les choix que nous regretterons. Soyons responsables et pensons au Mali de demain.

Je souhaite la paix et le bonheur à toutes et à tous. Que Dieu bénisse le Mali !

  Réalisé par Abdoulaye Diarra

Source: L’Indépendant

ADEMA-PASJ : Le congrès de la cohésion ou de la rupture totale

Cela a été maintes fois ressassé, l’ADEMA-PASJ joue ce week-end, à l’ occasion de son congrès sa survie, au risque de voir sa couronne dorée, acquise à la suite d’un combat démocratique acharné, se transformer en alliage quelconque. Et pour conjurer cette perspective sombre, une dose de sagesse et de bon sens semble être la panacée. Mais Tiémoko Sangaré et Moustaphe Dicko, les deux mousquetaires qui s’affrontent dans un duel fleurets mouchetés, ont-ils encore l’influx nerveux nécessaire pour s’inscrire dans cette logique ? Pas si sûr.

Au bord de la rupture ou aux abords de l’union sacrée, c’est selon la fluctuation des ambitions affichées par les militants de l’ADEMA-PASJ, bien plus, de ses cadres engagés plus que jamais dans une guerre de positionnement. Maintes fois annoncé, autant de fois reporté, le congrès du parti de l’ abeille prévu ce week-end, s’annonce comme celui de la rupture totale ou de la totale cohésion tant les positions semblent tranchées. De volets de bois vert en diatribes incandescentes, les états d’âme vont crescendo. L’épilogue de ce feuilleton à multiples rebondissements, un scenario propre au parti de l’Abeille enclin à cultiver le paradoxe, est vivement attendu. A quelques jours du congrès, la tension reste vive entre les partisans du professeur Tiémoko Sangaré a doubé par sa région d’origine, Sikasso et l’autre professeur, Moustaphe Dicko, him-self, porté par la région de Mopti. Deux mastodontes politiques qui, chacun en ce qui le concerne, traîne un envieux viatique qui laisse peu de chance au choix brutal. Ce qui explique l’intensification des réunions nocturnes doublées de conciliabules hautement stratégiques, afin de rallier à la cause de l’un ou de l’autre candidat le suffrage nécessaire à la prise en main de la destinée de la ruche.
Si ce dualisme averé se présente comme le schéma immuable pour certains afin d’introniser l’un des deux candidats, une autre logique semble émerger des esprits à savoir, la voie du consensus dont fera sienne, l’ensemble du peuple ADEMA.
Une idée qui fait son chemin d’autant que pour certains militants du parti, l’aura, le charisme et la verve, propres au leader naturel, ne semblent pas être la chose la mieux partagée par les deux prétendants au trône.
Une posture qui, à tout point de vue, semble les reléguer au rang de seconds couteaux aspirant à l’adoubement, à un moment où les grands tribuns ne courent pas les rues. Et dire que c’est cette situation qui a rendu difficile la mise en place, depuis lors, d’un bureau exécutif digne de ce nom. Mais depuis un certain temps, d’autres têtes couronnées et non des moindres, s’agitent pour faire entendre leurs voix. Il s’agit de Boubacar Bah « Bill » maire de la commune V, Mme. Konté Fatoumata Doumbia, l’édile de la commune I et du député de Yélimané Hamada Soukouna. Un «pool-leaders » qui aurait pris fait et cause pour le président intermédiaire Tiémoko Sangaré. Et pour qui connait la prise de ceux-ci sur la base, on peut aisément deviner l ampleur de la tâche qui est celle des sympathisants du professeur Moustaphe Dicko. Une situation moins tendue que les précédentes où, des ministres en activité étaient fortement impliqués dans la lutte pour la présidence du parti. Dramane Dembélé et Abdoul Karim Konaté ‘’Empé’’, n’y ont vu aucun intérêt particulier.
Dans cet imbroglio politique, des pêcheurs en eaux troubles y ont déjà déployé leurs nasses. Ainsi, pour le stratégique poste de secrétaire général de l’ADEMA , en remplacement de l’imposant Marimatia Diarra, faisant aujourd’hui les beaux jours de l’OMVS, l’inusable Assarid Ag Imbarcawane, l’un des « meubles » de l’Assemblée Nationale du Mali , tentera de tirer les marrons du feu. Il pourra ainsi tirer sa légitimité de sa longévité à l’hémicycle mais surtout de sa constante fidélité au parti depuis des décennies. Une légitimité que ce dernier pouvait discuter à l’emblématique couple Sy, -Ousmane et Kadiatou- qui, jusque-là, n’a daigné faire paraitre un brin de convoitise pour quel que poste que ce soit .Il ne peut d’ailleurs en être autrement, d’autant que le mythique et légendaire ‘’ père de la décentralisation, sieur Ousmane Sy, en toute humilité, a opté pour le profil de simple militant de base du parti. C’est le lieu également de saluer le rôle éminemment important que s’est donné l’ancien président de la transition, Professeur Dioncounda Traoré dans la recherche du consensus. En espérant que l’enjeu ne tue pas le jeu politique ce dimanche, les militants de l’Adema sont tout ouïe, dans l’attente de la désignation ou de l’élection.-C’est selon-, de leur futur président
Amadou SANGHO

Source: Le patriote

Création de la H.A.C : Les députés ont donné leur quitus

Hier, l’Assemblée nationale s’est réunie en plénière pour l’adoption du projet de loi portant création de la Haute autorité de communication (HAC). A l’issue de ladite session, les députés ont apporté quelques amendements au texte et l’ont voté à 127 voix pour, zéro contre et zéro abstention.

Avant l’adoption dudit projet de loi portant création de la HAC, les députés ont proposé des amendements pour donner plus de consistance à la nouvelle structure. On retient entre autres amendements: le mandat de 7 ans pour le président et 5 ans non renouvelables pour les autres membres; des mesures d’accompagnement d’un an de salaire aux membres sortants. Au terme des échanges, les députés présents ont voté, à l’unanimité, le projet de loi à 127 voix pour, zéro contre et zéro abstention.
Choguel Kokalla Maïga, ministre en charge de la Communication, s’est réjoui de l’adoption de ce projet de loi, estimant que cet apport de qualité a permis d’être en phase avec ce qui se passe dans les autres pays de la sous-région. «C’est une innovation de taille. Dans certains pays, ce sont les institutions légitimes qui élisent les membres de la Haute autorité de communication et les professionnels du secteur jouent le rôle de modérateur», a-t-il laissé entendre. Toutefois, il a attiré l’attention que la régulation du secteur de la communication est devenue une préoccupation majeure des Etats modernes. Rappelons que la HAC est une instance de régulation commune à tous les médias, audiovisuels comme écrits, et qui a pour mission d’encadrer l’exercice de la liberté de la presse tant au point de vue de la réglementation, en matière de création, de diffusion et de la publicité, et en matière de respect des règles déontologiques. Les membres devant siéger à la HAC sont désignés comme suite: Trois (3) par les organisations professionnelles des médias, trois (3) par le président de la République dont deux (2) journalistes, trois (3) par le président l’Assemblée nationale dont deux (2) journalistes. La HAC remplacera dans le paysage médiatique le Conseil supérieur de la communication.
Boubacar SIDIBE

Source: Le Prétoire

Politique nationale de décentralisation : Le document cadre 2015-2024 validé

La mise en œuvre du premier document  qui a couvert la période 2004-2015 a engrangé beaucoup d’acquis, mais aussi des défis d’ordre institutionnel, technique et financier.

Mercredi 20 mai 2015, les rideaux sont tombés sur l’atelier national de validation du projet de Document cadre de la Politique nationale de décentralisation 2015-2024. Sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga, la cérémonie d’ouverture des travaux avait regroupé, lundi, au Centre international de conférence de Bamako, des représentants de différents départements ministériels, des responsables administratifs et des élus locaux, des cadres des services centraux du département en charge de la Décentralisation. Cette rencontre à laquelle ont pris part environ 200 personnes visait à recueillir les commentaires, observations et propositions des participants dans le but de modifier ou de compléter les propositions contenues dans le Dcpnd 2015-2024. Ainsi, elle s’est voulue être ‘’un espace privilégié de dialogue et de partage autour des enjeux et des perspectives de la reforme, en mettant les projecteurs sur les contours de la régionalisation’’, avait souligné le ministre Maïga. Et le patron du département en charge de la Décentralisation de jeter un regard rétrospectif sur le processus, rappelant qu’en dépit des dispositions constitutionnelles favorables, la décentralisation n’a pas eu ‘’un essor subséquent jusqu’à l’avènement de la IIIème République’’. S’il a relevé des acquis importants en termes de bilan de la mise en œuvre du document cadre de la Politique nationale de décentralisation 2004-2015, le Ministre a aussi noté beaucoup de difficultés qui sont d’ordre institutionnel, technique et financier.

Abdoulaye Idrissa Maïga a, par ailleurs,  fait remarquer que la crise politique et sécuritaire qui a éclaté dans notre pays à partir de 2012 ‘’a remis en avant la dimension politique de la décentralisation, ainsi que la nécessité de renforcer la reforme afin de relever, dans le cadre de la refondation de l’Etat, les défis liés au développement, à l’unité nationale et à l’intégrité du territoire’’. Partant, il a rappelé que les états généraux tenus en 2013 ont abouti à des conclusions convergentes relatives à la pertinence de la décentralisation comme option ‘’incontournable’’ dans la recherche de la bonne gouvernance démocratique dans notre pays.

Avant lui, D’huys Peter, chef de file des PTF, avait salué la signature, vendredi 15 mai 2015, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Il avait ensuite exprimé l’espoir que la validation du Dcpnd 2014-2025 contribuera à l’exécution de la reforme administrative et politique et, partant, à la mise en œuvre efficiente de l’accord de paix.

Il importe de rappeler que le document cadre de la Politique nationale de décentralisation qui vient d’être validé s’articule autour de cinq objectifs majeurs: la promotion du développement territorial des régions et des pôles urbains; l’amélioration de la qualité des services rendus par les collectivités territoriales; le renforcement de l’accompagnement de l’Etat; le renforcement de la gouvernance inclusive du territoire et l’amélioration du financement de la décentralisation.

Bakary SOGODOGO

Source: Le Prétoire

Le ministre Hamadoun Konaté en visite au Burkina Faso : Pour le mieux être des réfugiés maliens

 

Hamadoun Konaté ministre Solidarité Action Humanitaire Reconstruction

Le ministre de la Solidarité de l’Action Humanitaire et de la Reconstruction du Nord est en visite officielle au Burkina Faso. Il  a rencontré les représentants des 33.392 réfugiés maliens vivant au Burkina Faso à la date du 30 Avril 2015. Une rencontre au cours de laquelle le ministre KONATE a évoqué la question  de la préparation des conditions de retour de nos compatriotes réfugiés au Burkina Faso. Très heureux de la visite du  ministre KONATE, les réfugiés ont évoqués  avec franchise leurs  préoccupations,  parmi lesquelles :

  • Les difficultés liées à la vie dans les camps
  • Les questions sécuritaires sur les sites de retour
  • L’inquiétude liée à la réinsertion etc. A toutes ces préoccupations, le ministre KONATE a apporté des éléments de réponses qui ont donné plus de  confiance au retour de la paix au Mali.

Assemblée Nationale : La Haute Autorité de la Communication (Hac) adoptée hier

Dans le cadre de la session ordinaire d’avril 2015, l’Assemblée nationale a adopté le mercredi 20 mai 2015, la loi portant création de la Haute Autorité de la Communication (Hac). Ladite loi fut adoptée en séance plénière par 125 voix pour, zéro contre et zéro abstention. La Hac a pour mission la régulation du secteur de la communication dans les domaines de la communication audiovisuelle et écrite, de la publicité par voie de presse audiovisuelle et écrite et de la presse en ligne. Les travaux étaient présidés par le présidant de l’hémicycle, l’honorable Issaka Sidibé en présence du ministre de l’économie numérique, de l’information et de la communication, porte parole du gouvernement, Choguel Kokala Maïga.

Choguel Kokala Maiga ministre Economie numérique Information Communication assemblee nationale elues depute

Selon le rapporteur de l’inter commission d’examen composée des représentants des commissions éducation, loi et défense, l’honorable Abdoul K Touré, la Hac est un organe indépendant de régulation du secteur de la communication qui exercera son autorité sur tous les médias internationaux et étrangers diffusés à partir d’un site situé sur le territoire national. Avant d’ajouter qu’elle autorisera la création des services privés de radiodiffusion et de télévision, de veille et d’alerte, de consultation, de recherche, de contrôle et de sanction. A l’en croire, la Hac s’impose comme une nécessité pour être en phase avec le système numérique. Par ailleurs, il a expliqué que la Hac est donc créée dans le but d’asseoir plus de professionnalisme et plus de responsabilité de la presse dans toutes ses dimensions. « Il importe de signaler que si la HAC a le pouvoir de sanctionner pour certaines violations de la réglementation, elle n’a cependant pas de pouvoir de censure, ses contrôles s’exercent à posteriori. Son prestige dépendra tout d’abord de sa crédibilité : objective dans la prise des décisions et de sa capacité à agrandir la liberté d’opinion et d’expression. Il est important de comprendre aussi que la Hac ne s’érige pas en justicier à l’égard des médias,  mais s’attèlera surtout à faire l’intermédiation afin de minimiser les procès contre lesdits médiats. A cet égard, la Hac peut contribuer  au règlement à l’amiable des conflits entre  les  média, entre les média et le public ou les institutions », a souligné le rapporteur. Il a fait savoir que la Hac est composée de 9 membres dont trois désignés par le présidant de la République, trois par le présidant de l’Assemblée nationale et trois par les professionnels de la communication. Il est à retenir que ceux désignés par le présidant de la République sont nommés pour un mandat de 7 ans et les 6 autres ont un mandat non renouvelable. L’une des recommandations de la commission saisie au fond est la dotation de la Hac d’un budget conséquent lui permettant d’exercer pleinement et en toute indépendance sa mission. Après les débats, la loi fut adoptée par 125 voix pour, zéro contre et zéro abstention.
Aguibou Sogodogo

Source: Lerepublicainmali

21 mai 2014 : Un an après le mercredi noir, Film, bilan et conséquences de la visite de Mara

Un an après les évènements de Kidal du 21 mai 2014, indiqués aussi sous le vocable de mercredi noir, la Commission d’enquêtes parlementaires mise en place pour élucider bien des coins d’ombre de la visite du Premier ministre de l’époque, Moussa Mara du 17 mai et ses conséquences, n’a pas encore finalisé son rapport. Où en est-elle ? « On n’a pas encore fini avec les travaux, le rapport n’est pas disponible », nous a répondu le président de cette commission contacté hier. De son côté, le Directeur de la DIRPA n’est pas plus précis : des soldats tombés, il y eu des disparus et des gens décédés suite à leurs blessures. Donc plusieurs documents sont à rechercher et à comparer. Qu’est ce qui s’est passé lors de cette visite du 17 mai à Kidal ? Quel est le bilan des évènements du 21 mai, consécutifs à cette visite ? Quels en sont les acteurs et les conséquences politiques ? Retour sur un évènement qui a plongé notre pays dans un gouffre sans fond. A cause de la dérive de certains.

moussa mara gouverneur kamissoko kidal
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Le film des évènements
Le Républicain revient sur certains actes permettant de mieux appréhender ce tournant dont les difficultés rencontrées par notre pays dans la reconquête de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire, découlent sans doute de ses conséquences.
- Le 16 mai, avec la décision du Premier ministre de se rendre à Kidal, les ministres se rendent à Tombouctou. Puis, ils font cap sur Kidal. Malgré la réserve de certains ministres, de Serval, de la MINUSMA, et même des services de sécurité (SE), sur l’opportunité du  voyage, le Premier ministre, Moussa Mara insiste et maintient sa décision. Les ministres font le tour sur Kidal, l’avion ne pouvant atterrir, ils vont se poser à Gao. Et Soumeylou Boubèye est malade, sa tension baisse. Il est évacué sanitaire à Bamako.
- Le 17 à Kidal, le 18 à Gao, où il déclare le Mali en guerre. Le 18 mai, au soir, Mara est triomphalement accueilli à l’aéroport de  Bamako Senou. A l’accueil, Soumeylou Boubèye Maiga, Karim Kéita et une foule nombreuse, dont le déplacement à l’aéroport aurait été financé par Mara. De l’aéroport, le Premier ministre se rend chez IBK à Sébénikoro, escorté par six motards, au lieu de deux habituels. Une partie de sa visite qu’il a cachée à sa délégation. En effet, Mara a caché aux ministres qu’il avait audience avec le Président qui l’a reçu seul à Sébénikoro, où il fait son compte rendu à l’insu de ceux des ministres qui ont risqué la vie avec lui.
– Le 19 mai au congrès de l’IMAMA, Mara déclare que l’armée malienne a les moyens de prendre Kidal. Puis, Mara et Soumeylou sont à l’Assemblée nationale (Commission défense), pour un débat à huis clos avec les députés. Les élus RPM, qui ne croient pas qu’il était malade, reprochent à Soumeylou Boubèye Maiga, son absence à Kidal. Ils le mettent au pilori en insinuant que cette absence avait d’autres raisons. Mara le défend en disant que c’est lui-même qui l’en avait autorisé.
- Le 21 mai, l’assaut est donné pour reprendre le gouvernorat. Peu avant midi, l’information de la prise du gouvernorat de Kidal par l’armée malienne parvient au conseil des ministres. Le président et les ministres se congratulent. Mais le fait le plus marquant c’est que le Président de la République félicite le Premier ministre : « Mr le Premier ministre vous êtes un héro, il y a Premier ministre et Premier ministre ». Le Président de la République, le Premier ministre et les ministres se congratulent au Conseil des ministres. Le ministre de la Défense rédige un communiqué en son nom : l’opération vise à sécuriser les personnes et les biens. Le site de la Présidence et le ministre de la Communication sur Twitter, annoncent triomphalement la reprise du gouvernorat.
A partir de 14 heures, les mauvaises nouvelles du front arrivent, c’est la consternation, la honte et l’humiliation. Les morts, les blessés, les prisonniers se comptent par dizaines. La déroute de l’armée est connue. Selon plusieurs sources diplomatiques près de 900 soldats maliens se sont réfugiés dans les différentes garnisons de la MINUSMA à Kidal, Ménaka, Andéraboukane, Tessalit, Aguel’hoc. Donc c’est l’humiliation de l’armée, de la nation toute entière. IBK s’enferme à Koulouba, personne n’a accès à lui, la honte est sur tous les visages. Péniblement à 22 heures, le porte-parole du gouvernement lit un communiqué pour dire que le Président de la République « instruit un cessez-le-feu immédiat ».
La défaite est orpheline. Le Président de la République, le Premier ministre et le gouvernement se déchargent sur l’armée. « Les politiques n’ont pas donné l’ordre ». Les troupes sont montées à Kidal sans ordre, les coups de feu sont partis tout seul. La commission d’enquêtes parlementaires édifiera le peuple malien sur la responsabilité des uns et des autres.
B. Daou
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Bilan
Le ministère de la Défense et des anciens combattants  a donné son bilan de la visite de Mara le 17 mai, mais celui de la guerre du 21 mai reste encore dans les secrets. Refus de rendre compte au peuple, parce qu’on n’est pas à la barre ? Là encore les regards sont tournés vers la Commission d’enquêtes parlementaires dirigée par le Général Niamey Kéita.

De la visite de Mara du samedi 17 mai 2014, le ministère de la Défense et des anciens combattants a indiqué dans un communiqué : « les Forces Armées et de sécurité maliennes, dans l’accomplissement de leurs missions de sécurisation du séjour du Premier ministre et sa délégation à Kidal, ont eu à faire face à des actes de violence et d’agression perpétrés par le MNLA appuyé par des éléments des groupes terroristes. Au cours des affrontements, les Forces armées maliennes ont enregistré huit (8) morts et vingt-cinq (25) blessés tandis que vingt-huit (28) morts et soixante et deux (62) blessés ont été dénombrés du côté des agresseurs. » Le communiqué précisait « nos forces ont repris le contrôle de tous les bâtiments administratifs à l’exception pour le moment du Gouvernorat où le MNLA et les terroristes détiennent une trentaine de fonctionnaires en otages ». Le ministre rassure nos concitoyens que conformément aux instructions du président de la république, chef suprême des armées, toutes les mesures conséquentes seront prises pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens à Kidal, consolider la souveraineté de l’Etat et protéger le processus de dialogue politique, selon le communiqué. Concernant les évènements du 21 mai, c’est le porte-parole du gouvernement qui lit un communiqué pour dire que le Président de la République « instruit un cessez-le-feu immédiat ».
Le soir du 21, Moussa Ag Assarid, un responsable du MNLA, affirme que la coalition des groupes armés a enregistré quatre morts et huit blessés. Le 22 mai, Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA, affirme que les pertes de l’armée malienne sont d’environ 40 morts, 50 blessés et 70 prisonniers, tandis que les pertes du MNLA ne sont selon lui que de deux morts et d’une dizaine de blessés, indique Wikipedia. Il déclare également que les Maliens ont abandonné 50 pick-up et que 12 blindés ont été capturés. Le même jour, interrogé par Jeune Afrique, Bilal Ag Acherif, secrétaire-général du MNLA, estime également les pertes maliennes à une quarantaine d’hommes au moins contre deux tués pour le MNLA, mais il ne parle que de 14 prisonniers, indiquant toutefois que les captifs blessés ont été remis à la MINUSMA.
Selon le ministre malien de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga, 97 soldats maliens, dont 22 blessés, ont trouvé refuge au Camp 2, tenu par les forces de l’ONU.
Le 23 mai, à Ouagadougou, des représentants du MNLA, HCUA et MAA indiquent que le décompte des victimes maliennes se poursuit mais que pour l’heure les pertes des forces maliennes dans les affrontements du 21 mai sont d’environ 50 tués, 50 blessés remis au CICR et près de 100 prisonniers. Les pertes en équipement sont de 4 « chars »BRDM, 10 camions de transport, 2 citernes, 50 véhicules 4×4 « flambants neuf offert par l’UE aux FAMA » et plusieurs tonnes de minutions. Le 24 mai, le HCUA affirme avoir fait 33 prisonniers.
Le 25 mai, Soumeylou Boubèye Maïga, le ministre malien de la défense, reconnait que les pertes des forces maliennes sont d’une cinquantaine de morts et de 48 blessés. Il ajoute : « De l’autre côté, on ne connaît pas leur bilan, on sait qu’eux aussi ont eu des pertes », indique Wikipedia.
Le 26, les soldats maliens capturés par les rebelles reçoivent la visite de membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Selon les humanitaires, les groupes armés détiennent au moins 50 prisonniers, dont 32 par le HCUA et 18 par le MNLA.
Des corps de militaires auraient été découverts dans le désert plusieurs jours après les combats et le bilan de la bataille du 21 mai serait, « selon des sources concordantes », de 58 morts, 50 blessés, 73 disparus et 40 prisonniers. Le 5 juin, le journal malien L’Indépendant affirme que selon des sources proches des forces internationales présentes à Kidal, 120 rebelles ont été tués et beaucoup d’autres blessés lors des combats du 21.
Une trentaine de policiers sont également portés disparus au terme des évènements de Kidal. Le 8 juin le Syndicat de la police nationale (SPN) déclare qu’« il est regrettable de constater qu’au niveau de la direction général, il n’y a aucun chiffre ni de donnée sur la situation des policiers tombés à Kidal ». 88 policiers avaient été mutés dans cette ville, ils ne disposaient pas d’armes et n’étaient équipés que de matraques. Selon le bilan annoncé le 28 juin par le Syndicat de la police nationale, 85 policiers étaient présents à Kidal le jour de la bataille, leurs pertes sont de 4 morts, 6 blessés, 2 disparus et 28 prisonniers, dont 24 détenus par le HCUA et 4 par le MNLA.
B. Daou
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Conséquences politiques et les acteurs
La fuite des hautes autorités de leur responsabilité et le refus d’assumer les conséquences de leur gestion de la question du nord, notamment les conséquences de la visite à Kidal du Premier ministre Moussa Mara présageaient des lendemains tumultueux au sommet de l’Etat. L’instinct de survie devenait dominant chez les acteurs du système. Entre le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéita, le Premier ministre Moussa Mara, le ministre de la Défense Soumeylou Boubey Maïga, c’est devenu le sauve-qui-peut !
Les conséquences ne se limitent pas au limogeage du ministre de la Défense, le Mali a perdu sa souveraineté sur Kidal et de nombreuses localités dont Menaka, qui est devenu aujourd’hui le nœud gordien de la crise du nord. Après les évènements du 21 et le cessez le feu du 23 mai, l’Etat malien fut obligé de se soumettre à d’interminables négociations avec les rebelles sous la médiation algérienne. Au lendemain de cette date, notre pays perdait la ville de Kidal, le gouverneur étant contraint d’abandonner la ville, le drapeau malien qui y flottait avant la visite de Mara, y est aujourd’hui piétiné au vu et au su de tous. L’ORTM n’émet plus à Kidal. A la date du 17 mai, notre armée était belle et bien à Kidal, aujourd’hui non. C’est la Coordination des Mouvements de l’Azawad qui gère Kidal.
A Bamako, au lendemain des évènements tragique de Kidal, l’heure des comptes a sonné. La recherche du bouc émissaire a commencé. Le régime cherche à se décharger sur l’armée. Le Président n’a pas donné l’ordre… l’ordre ne vient du Premier ministre. Le ministre de la Communication silonne Paris, Bruxelles, New York, France24, RFI, TV5, les colonies maliennes à l’extérieur, pour répandre la vérité officielle à travers les continents. La hiérarchie militaire est indexée, mais dans les allées du pouvoir, le ministre de la Défense aussi.
Samedi 25 et dimanche, Soumeylou Boubèye essaie de se défendre. Il « sait » que le RPM veut sa place, mais il se battra. Il est choqué que Mara et Camara indexent la hiérarchie militaire. Il « ne se laissera pas faire », dit-il fermement.
Mardi 27 à l’Assemblée nationale, le président de la Commission de Défense, Karim Kéita invite l’ORTM à envoyer une équipe à la Commission défense, qui doit entendre le ministre de la Défense, sur sa responsabilité dans la débâcle de l’armée à Kidal. Soumeylou Boubèye Maiga arrive confiant à l’Assemblée nationale, après tout, Karim Kéita est son ami. Surprise : c’est le lynchage. Remontés, les députés RPM rendent Soumeylou Boubèye responsable de la défaite militaire, lui rappelle son absence à Kidal le 21 mai lors de la visite de Mara.
Soumeylou se rend à Koulouba, le Président l’accueille froidement. Les explications sont rudes. Le ministre de la Défense est invité à rendre sa démission. A 22 heures, l’ORTM annonce le remplacement de Soumeylou Boubèye par Bah N’Daou.
Le samedi 30 mai, forum des femmes de l’ASMA au CICB
Après avoir quitté le gouvernement, lors du forum des femmes de l’ASMA, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubèye annonce que les trois députés de sa formation vont demander la création d’une commission d’enquêtes parlementaires, qui permettrait de faire la lumière sur les évènements de Kidal du 21 mai, de répondre aux questions, qui était en contact avec l’armée, qui a donné l’ordre ? Il informe les membres de son parti qu’il dispose de preuves téléphoniques et des SMS. Ses services et d’autres services disposent de relevés de communication (téléphones et SMS) prouvant que d’autres étaient en contact avec les militaires au front. La crise avait sans doute connu un rebondissement. Soumeylou Boubèye Maïga avait donc décidé de rompre le silence. Nous étions déjà dans une grave crise politique. Elle prenait d’autres proportions avec ces propos de l’ancien ministre de la Défense.
Les représentants du peuple ont mis en place, cette commission pour déterminer qui, de Mara ou d’IBK était en contact avec les responsables militaires. Qui est responsable de la tragédie, de la débâcle, de l’humiliation ? Car ne l’oublions jamais, au-delà de la responsabilité de Mara, de IBK ou de Soumeylou Boubèye Maiga, il y a eu des centaines de morts, de blessés, de veuves et d’orphelins.

B. Daou

Source: Lerepublicainmali

 

En un mot : Les bobards de Me Toureh

Pour des individus comme Me Harouna Toureh, la crise du Nord est l’ultime occasion d’assouvir leurs ambitions ministérielles. Et tous les prétextes sont avancés par eux pour être dans les bonnes grâces du président de la République surtout qu’un remaniement est annoncé pour très bientôt.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur rénouveau

Notre politicien, reconverti patriote pour accéder au gouvernement, n’a trouvé rien de mieux que de s’attaquer à la presse lors d’une énième conférence de presse qu’il a animée. La raison de l’ire de Me Toureh ? La couverture par la presse du point de presse du secrétaire général de l’ONU, Hervé Ladsous.

Le pauvre avocat, qui se demande quelle école de journalisme nous a formés, oubliait que ses bobards sont portés à la connaissance du public malien par ces mêmes journalistes auprès de qui il court jour et nuit allant jusqu’à leur faire des propositions indécentes.

Après sa pathétique sortie de mardi, on lui demande tout bonnement de coller la paix à la presse et de continuer à courir après l’hypothétique poste de ministre pour lequel il est prêt à vendre son âme au diable. Pouah !

DAK

Source :  L’Indicateur du Renouveau

Assemblée nationale : LA HAC PASSE HAUT LA MAIN

C’est la fin d’une longue attente pour les professionnels des médias et les candidats à la création de nouvelles radios.

Choguel Kokala Maiga ministre Economie numérique Information Communication assemblee nationale elues depute

« Enfin ! », peut-on souffler au ministère de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication. Le projet de loi portant création de la Haute autorité de la communication (HAC), après plusieurs reports au niveau de l’Assemblée nationale, a reçu hier le quitus des représentants du peuple, place de la République. Ils ont été en effet 125 députés à dire oui à la loi créant la HAC. Aucune abstention, ni opposition à la loi n’ont été enregistrées.
La loi sur la HAC a été adoptée, après huit amendements qui touchent à la fois et à l’esprit et la lettre du texte. Ces amendements portent sur les articles 16, 21, 24, 26, 28, 40, 46 et 47 de la première mouture présentée aux députés. Parmi les changements de forme et de fond, il faut relever l’amendement N°3 portant sur l’accompagnement des membres de la HAC à la fin de leur mandat rehaussé à 7 ans pour ceux désignés par le président de la République et à 6 ans pour ceux choisis par le président de l’Assemblée nationale et les organisations professionnelles des médias. Il était écrit dans la première mouture que « la durée du mandat des membres de la HAC est de cinq (05) ans. Toutefois, trois (03) membres désignés respectivement par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et les organisations professionnelles des médias sont nommés pour un mandat de sept (07) ans).
Deux nouveaux alinéas ont été ajoutés à l’article 24. Le premier stipule que « pendant une durée de deux (02) ans suivant la cessation de leurs fonctions au sein de la HAC, les membres du collège ne peuvent en aucun cas devenir salariés ou bénéficier des rémunérations sous quelque forme ou quelque titre que ce soit d’une entreprise de media. » Pour compenser cette privation, les élus ont ajouté un alinéa qui précise : « en contrepartie de cette interdiction, les membres du collège continuent de percevoir à la fin de leur mandat un traitement mensuel couvrant une période d’un (01) an ».
L’article 26 (nouveau) de la loi précise également que le président de la HAC doit être choisi parmi les membres désignés par le président de la République, alors que dans le texte soumis à l’examen et à l’adoption des députés, le premier responsable de la Haute autorité de la communication devrait tout simplement être élu au sein des membres de l’institution. Ce changement a été motivé par l’option faite par les députés de voir la première Institution de la République élire le président de la HAC comme dans plusieurs pays notamment au Bénin, au Sénégal, en France etc.

L’amendement N°7, apporte plus de précision dans les missions de la HAC. Dans l’article 46 (nouveau), il explicite que « la Haute autorité de la communication (HAC) exercera tous les attributs de la régulation, excepté ceux dévolus au Comité national d’égal accès aux médias d’Etat ».
La loi qui vient d’être adoptée par les députés a été naturellement défendue par le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga. Au cours des échanges empreints d’une grande courtoisie avec les élus, le ministre Maïga a souhaité que la loi soit adoptée pour que notre pays soit en phase avec ce qui se passe dans notre entourage.
L’ORGANE QUI S’IMPOSE. Face à une interpellation de Alkaïdi Mamoudou Touré, élu à Diré (opposition), sur le fait que le futur président de la HAC sera choisi parmi les membres désignés par le président de la République, le ministre a fait remarquer que dans tous les pays ou presque qui ont une institution de ce genre, le premier responsable est nommé par le président de la République. C’est le cas du CSA en France et de la HAAC au Bénin. Ce dernier pays cité étant une référence en Afrique. Et le ministre Maïga d’ajouter que « les professionnels au sein de l’Autorité sont des modérateurs ».
A une question sur l’accompagnement des sortants (à la fin du mandat unique), Dr Choguel Kokalla Maïga fera remarquer à son interpellateur que ce sont les députés qui « ont estimé qu’il faut accompagner les sortants ».
La loi sur la Haute autorité de la communication résulte d’un constat. L’espace médiatique malien, libéralisé depuis 1991, a vu la naissance de plusieurs journaux et l’avènement de plus de trois centaines de radios libres. Cet espace a longtemps été animé par des jeunes diplômés sans formation adéquate et sans vocation pour la profession de journaliste. D’où plusieurs dérapages constatés au fil du temps avec des atteintes à la vie privée des personnes et même des attaques en direction des institutions de la République. Face à une situation qui s’amplifie de jour en jour, l’Etat et les partenaires ont multiplié les initiatives comme l’institution de l’aide à la presse, les créations des associations, de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique de la presse (ODEP) et la Maison de la presse.
Sur un plan normatif, peut-on lire dans le rapport n°2015-01/5L de l’inter commission qui a été saisie pour l’étude au fond du projet de loi portant création de la Haute autorité de la communication, les premières Journées de l’information et de la communication ont jeté les bases des reformes du secteur et préconisé l’institution d’un système de régulation et d’autorégulation des médias. Les journées de 2009 ont donné l’occasion d’amorcer le virage d’une libéralisation plus renforcée des médias. Elles ont aussi recommandé la création d’un organe unique de régulation des médias. Aussi, la nécessité de la création de la HAC n’est-elle plus à démontrer. Elle s’impose d’elle-même pour être en phase avec le système numérique.
C’est donc la fin d’une longue attente pour les professionnels des médias et les candidats à la création de nouvelles radios. Ces derniers étant restés longtemps bloqués en attendant la mise sur pied effective de la HAC.

G. A. DICKO

source : L Essor

Après la signature de l’accord à Bamako : Les femmes du RPM jubilent

24 heures après la signature de l’accord d’Alger par le Gouvernement du Mali et les membres de la Plate-forme des groupes armés, les femmes du Rassemblement Pour le Mali (RPM) ont décidé de fêter cette signature au cours d’un meeting géant tenu le samedi 16 mai 2015 sur l’esplanade du Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Le dit meeting était présidée par Mme Diawara Aïssata Touré dite Laddy, en présence de l’honorable Moussa Tembiné, président des jeunes du parti.

 depute moussa timbine responsable jeunes rpm

Dans son allocution, la présidente des femmes, a précisé que le pari de la paix a réussi malgré les nombreux obstacles posés et que ceci prouve que la médiation a réussi à transcender les divergences et converger vers un seul but : celui de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali. Pour elle, le Mali vient d’ouvrir une nouvelle page de son histoire et qu’il ne pouvait en être autrement quand on sait que le Mali est un pays de droits de l’homme, d’amour, de tolérance et de solidarité.

Elle a salué le président IBK pour sa constance dans la décision et la pertinence de sa vision sur cette question. La paix n’a pas de prix, a-t-elle laissé entendre. «Notre président Ibrahim Boubacar Keïta doit être salué pour sa bravoure, sa perspicacité, son indulgence, son tact, son intelligence, sa patience de conduire le train Mali vers la Paix. Dieu merci, après tant de souffrance, d’humiliation, de torture, vous voilà la tête sortie de l’eau», a estimé Mme Diawara.

Mme Diawara Aïssata Touré dite Laddy finira par dire que les forces vives de la nation doivent se donner la main pour la mise en œuvre de ce précieux accord.

Pour Moussa Timbiné, président des jeunes du RPM, les femmes ont toujours œuvré pour la paix et que ce sont les hommes qui font la guerre. Il dira que l’accord signé le 15 mai 2015 est un point de départ important dans la résolution de la crise malienne et que ça représente la volonté de toutes les parties d’aller à la paix. Pour lui, certains points de l’accord doivent immédiatement faire l’objet d’application.

Il a déploré latitude de la communauté internationale qui selon lui, traine un peu les pas. «Les discours que nous avons entendus laissent croire que la communauté internationale n’est pas en train d’œuvrer convenablement pour que le Mali puisse retrouver la paix. Lors du paraphe dudit accord à Alger il a été clairement dit par la communauté internationale que tous ceux qui ne vont pas signer et qui vont entraver le processus normal de la paix et de la réconciliation trouveront la communauté internationale sur leur chemin. Le discours du représentant de Ban Ki-moon ne nous rassure pas. Pour une fois, on pensait que la communauté internationale allait voir raison des différents pays qui pensent que celle-ci n’a jamais pu résoudre une crise, si elle ne fait pas finalement attention, cette vérité risque d’être absolue», a-t-il fait attendre.

Moussa fera savoir que le Mali a pleinement joué sa partition et qu’il a souvent accepté l’inacceptable au prix de la paix et qu’aujourd’hui la balle est dans le camp de la communauté internationale qui doit veiller pour que les parties qui ont refusé de signer l’accord du 15 mai viennent signer. Il pense qu’il n’y a plus à négocier et que si l’accord reste ouvert c’est juste pour permettre à ces groupes de venir signer, mais pas pour venir procéder à des nouvelles discutions interminables.

La communauté internationale doit faire en sorte que ses efforts et ceux du Mali durant une année ne soient partis dans l’eau. «Tous ceux qui prendront désormais les armes contre le Mali, doivent être considérés par la communauté internationale et le Mali comme des ennemis de la paix et non des maliens qui aspirent tous à la paix», a-t-il conclu. Après cette signature, Timbinè estime que l’on doit amorcer la seconde phase qui consiste à faire cantonner les rebelles au nord, travailler à redéployer nos forces armées et enfin le retour effectif de l’administration dans tout le nord du pays.

F. SISSOKO

source :  L’Express de Bamako

Signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali : IBK assène ses quatre vérités

Désormais, la date du 15 mai sera gravée dans la mémoire collective. Le 15 mai 2015 voudrait marquer la fin de la crise au nord de notre pays, même si toutes les parties n’ont pas apposé leurs signatures sur cet important document.

La signature  de l’accord de paix est un évènement historique, pour le peuple malien. Car,  le moment le plus attendu pour signaler le retour de la paix définitive dans ce pays déchiré  dans une longue crise. C’est le gage de l’entente,  de l’unité et de la cohésion sociale. Cette signature doit être porteuse d’espoir , un grand pas ayant été franchi. Une nouvelle page s’ouvre donc. Si toutes les parties respectent leurs engagements, le Mali va retrouver sa concorde d’antan. A l’occasion, IBK n’a p as manqué de prononcer certaines vérités à  l’adresse de la Minusma et de nos frères égarés.

Cette cérémonie de signature,  qui était présidée par le Président de la République son Excellence M. Ibrahim Boubacar KEITA, Chef de l’Etat du Mali, a  enregistré la présence d’une dizaine des Chefs d’Etat  Africains, notamment S.E.M  Robert MUGABE, Président de la République de Zimbabwe,   de plusieurs  délégations des organisations internationales, des représentants des chefs d’Etats , les corps diplomatiques et consulaires accrédités au Mali, des anciens chefs d’Etat du Mali , des anciens Premiers ministres,  du Président du Haut Islamique du Mali, du Président d’ANCARDINE, celui du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, la notabilité des chefs traditionnels, des membres du Gouvernement, des présidents et représentants des institutions de la République et d’autres invités de marque.

 

Après la signature des différentes  parties du prestigieux document excepté la CMA. Il y a eu plusieurs interventions. Le chef de l’Etat du Mali assène ses vérités à l’ONU.  IBK dira dans son intervention que   le dialogue a toujours été notre dédicace.’’ Au Mali, nous n’avons jamais fait les choses autrement ; nous nous sommes toujours parlé entre frères Maliens et nous allons continuer de le faire’’. Quant au cessez-le-feu, bien sûr que nous y sommes acquis.
‘’Avons-nous jamais violé un cessez-le-feu, avons-nous jamais violé la cessation des hostilités’’, a-t-il demandé à l’adresse du représentant de l’ONU.

Le No 1 malien a fait part de l’indignation de ses concitoyens : «  Il  serait convenable, il serait séant que les Nations unies fassent preuve de justice et d’équité à cet égard-là.
Chaque fois qu’il y a eu violation de cessez-le-feu, violation de la cessation des hostilités, nous l’avons acté, nous avons signalé. Rarement, nous avons été entendus ». Il a rétabli la confiance entre le peuple et lui  en disant ceci : On nous a toujours dit : oui les parties !  Les parties ? Un peu de respect pour notre peuple. Le Mali est un peuple de dignité avéré au long des siècles. Un peuple qui, dans la communauté internationale,  n’a jamais manqué à ses engagements internationaux,  et il continue de le faire aujourd’hui et pourvu qu’en retour il soit l’objet d’un minimum de respect ». Affirmant qu’IBK est un homme de passage, il a invité à l’unisson à ce combat pour le Mali et non pour IBK. Il poursuivra : « Le temps est venu de nous faire confiance. Avançons résolument vers la paix ».

Le Président   KEITA réagit avec la plus belle manière concernant   l’accord qui reste ouvert aux signatures de ceux qui n’ont pas encore reconnu l’intérêt. Il s’est écrié : « Bien sûr ! Nous y sommes favorables, pourvu que ce ne soit pas une prise en otage du Mali et de la paix au Mali. Je suis très clair là-dessus ».

Enfin, quand il a été insinué qu’il n’est pas question que l’on profite de la non signature de l’accord pour attaquer ceux qui n’ont pas paraphé ou signé le 15 mai, IBK a répondu avec hauteur, « nous ne sommes pas des gueux. Nous sommes un pays de vieille civilisation ».

Le chef de l’Etat du Mali a rappelé l’une des   missions de l’ONU, fondée sur un pari  qui est  la paix mondiale et qu’elle se doit de respecter.

Rappelons que toutes les parties ont signé sauf la CMA et aucune sanction n’a été prise à son encontre, à ce que l’on sache.  Cela n’étonne que les plus naïfs, de la part de l’ONU et de la communauté internationale.

Par David

source : Mali Sadio

Elargissement des bases du parti : Me Amadou Tiéoulé Diarra accueilli en grande pompe au PACP

Le Parti pour l’Action Civique et Patriotique (PACP) a connu une adhésion de taille. Comme annoncer dans notre livraison du jeudi 9 avril 2015, Me Amadou Tiéoulé Diarra, communément appelé Me A.T. Diarra, a fait son adhésion au PACP du maire de Ouélessébougou, Niankoro dit Yeah Samaké.

Il a été accueilli, la semaine dernière, en grande pompe au siège du parti à Kalaban-Coura. C’était en présence du Président du parti et d’une foule de militants et sympathisants. Cette adhésion, qui consacre les premiers pas politique de cet éminent, avocat permettra de renforcer les bases de la jeune formation politique du PACP après la vague d’adhésions de jeunes, le lundi 6 avril 2015. Toutes choses qui permettront au parti de mieux se positionner dans la perspective des prochaines joutes électorales dont les plus proches restent les communales avenir. Pourquoi donc le choix du PACP pour ses premiers pas politiques ? Dans sa lettre d’adhésion, Me Diarra est, on ne peu plus, clair : «J’ai l’honneur de vous adresser la présente demande pour formaliser mon adhésion au PACP que vous dirigez avec la méthode et la clairvoyance à souhait. Il y a un mois de cela, une amitié sincère avec notre camarade et ami commun Mory Samaké m’a amené à me rendre au siège du parti à l’occasion d’une rencontre avec les jeunes avec un autre ami commun, Seydio Dagno. J’ai pu me rendre compte de l’étroite relation entre les aspirations et la réalité vivante. Ainsi, mon adhésion de fait est concrétisée par la présente lettre que j’adresse au parti désormais le mien, à travers votre humble mais emblématique personne. Je vous prie de noter que j’y consacrerai avec loyauté tout ce qu’il faut pour agrandir le PACP dont les fondements sont déjà là.» Comme on le voit, Me Diarra est convaincu des valeurs que le parti de Yeah Samaké défend. Il avait, d’ailleurs, laissé entendre cela récemment au siège du PACP  en déclarant : «Je suis dans les droits de l’homme. Je sais que je vais franchir un cap pour adhérer à un parti. Ça va faire un tollé. Avec les conflits idéologiques, la gauche n’est plus la gauche, la droite n’est plus la droite. Et voir qu’il y a un parti qui compte bâtir son action sur les valeurs de citoyenneté et du patriotisme, cela est à saluer. Le PACP est un parti d’avenir. Rien ne sert d’adhérer à un groupe si vous ne pouvez  pas faire adhérer les gens avec lesquels vous êtes. Je vais en parler avec mes gens, mais je peux dire déjà que vous m’avez capturé»

Ragaillardi par cette venue, le Président du PACP et non moins désormais diplomate, Niankoro Yeah Samaké, s’est dit très heureux d’accueillir un cadre de la trame de Me Diarra. «Le PACP connait des adhésions de la trame de Me Diarra. On ne peut que s’en réjouir. Me Amadou Tiéoulé Diarra est un cadre reconnu pour son intégrité. Des étudiants en passant par le monde de la justice. Il vient avec une grande expérience qui servira à faire rayonner les idéaux du parti. Ceux qui d’inquiètent de l’avenir du parti. Je leur dis que des cadres comme Me Diarra sauront amplement relever le défi pendant mon absence» a déclaré le Président du PACP.

Yaya Samaké

source : 22septembre

Congrès ADEMA : Un consensus se dessine autour de Tiémogo Sangaré Moustaph Dicko conteste

Le congrès de l’ADEMA, prévu pour les 24 et 25 mai, est bien parti pour être tendu. Les membres du Comité Exécutif sont désormais d’accord pour aller vers un candidat consensuel. C’est ainsi qu’après moult tractations, Tiémogo Sangaré, le président intérimaire, s’est détaché du lot, nous a- t- on indiqué.

En effet, la grande majorité du Comité Exécutif, selon nos sources, estime que l’ancien ministre de l’Environnement pourrait être  un aspirant à la fois sérieux et consensuel pour la présidence de l’ADEMA.  Une réunion importante de l’instance dirigeante du parti est convoquée ce vendredi pour,  semble t-il,  entériner ce choix.

Joint par téléphone, Moustaph Dicko dit ne pas être au courant de cette donne et rejette toute idée de consensus. « J’ai refusé, par principe démocratique, le consensus mou d’ATT.  Je n’accepterai aucun consensus. Il faudrait que les militants se prononcent et qu’ils sachent à quoi s’en tenir », nous a expliqué l’ancien ministre de l’Education, qui persiste et signe qu’il sera candidat. Et si vous êtes battu ? «C’est la démocratie qui triomphera », nous a-t-il répondu. Et si on vous écartait du Comité Exécutif à la suite d’une éventuelle défaite ? « Vous me connaissez, je ne cours pas derrière les postes, je l’accepterai. »

En tout cas, si les autres candidats cités, notamment Mme Sy Kadiatou Sow et Boubacar Bah alias Bill, semblent jeter l’éponge pour se ranger du côté de Tiémogo Sangaré, qui vient de bénéficier d’un autre soutien de taille – celui du groupe parlementaire ADEMA-, tel n’est pas le cas de Moustaph Dicko qui s’insurge contre toute idée de consensus au sein du parti. Il est partisan de l’ouverture et du débat démocratique, permettant aux uns et autres de choisir en toute connaissance de cause.

A suivre.

Chahana Takiou

source / 22SEPTEMBRE

Le ministre Choguel Maïga lors de l’adoption de la HAC : «Il y a un abus manifeste de la liberté de la presse au Mali»

Le projet de loi portant création la Haute autorité de la communication (HAC) a finalement été adopté à l’unanimité des députés, après plusieurs reports, par 125 voix pour, zéro contre et zéro abstention. C’était hier mercredi 20 mai 2015, à Place de la République.

 Choguel Kokalla Maïga ministre economie numerique information communication porte parole gouvernement

Cette nouvelle structure, qui remplace désormais le Conseil supérieur de la communication, sera chargée de réguler le secteur de l’information et de la communication au Mali. Au cours de l’adoption de ce texte, le banc du Gouvernement était occupé par le ministre de l’Economie numérique, de l’information et de la communication, Dr Choguel Kokala Maïga.

Devant la représentation nationale, le ministre en charge de la communication a insisté sur la responsabilité qui pèsera sur les épaules des membres de la HAC. Car, a-t-il expliqué, outre la régulation de la presse écrite, de la publicité par voie de presse audiovisuelle et écrite et de la presse en ligne, la HAC sera chargée de la délivrance des autorisations pour les fréquences audiovisuelles. Elle dispose également des attributions de veille et d’alerte, de consultation, de recherche, de contrôle et de sanction. Ainsi, en matière d’autorisation, c’est la HAC qui procède au traitement des dossiers de création de services de communication audiovisuelle (édition et diffusion) à travers des conventions définissant les conditions d’exploitation et peut mettre fin en cas de non-respect des engagements ou de la réglementation en vigueur. En matière de veille, la HAC doit garantir l’exercice de la liberté de la presse et de la communication audiovisuelle dans les conditions définies par la loi et, en matière de consultation, propose des mesures d’appui et d’aide à la presse. Il est indéniable que la presse a progressé en volume et en diversité, mais le défi de la qualité reste encore entier. Le nouvel espace médiatique était animé, le plus souvent, par des jeunes diplômés sans formation adéquate et sans vocation pour la profession de journaliste. Naturellement, cette situation a conduit à des dérapages qui n’épargnent ni la vie privée des personnes, ni la stabilité des institutions. Ce qui a fait dire au ministre de la Communication qu’il y a «un abus manifeste de la liberté de la presse au Mali». Le cœur de la régulation des médias par la HAC résidera dans le contrôle du respect des règles d’éthique et de déontologie. A cet effet, la HAC veillera: au respect de la dignité humaine et de l’ordre public, au  respect du pluralisme et de l’honnêteté de l’information, à la protection de l’enfance et de l’adolescence et à la protection de la culture malienne.

Il importe de signaler que si la HAC a le pouvoir de sanctionner pour certaines violations de la réglementation, elle n’a, cependant, pas de pouvoir de censure. Car, ses contrôles s’exercent a posteriori. Le ministre a déclaré que son prestige dépendra tout d’abord de sa crédibilité (objectivité dans la prise des décisions) et de sa capacité à agrandir la liberté d’opinion et d’expression. Il est aussi important de savoir que la HAC ne s’érige pas en justicier  à l’égard des médias, mais s’attèlera surtout à faire l’intermédiation afin de minimiser les procès contre  lesdits médias. A cet égard, la HAC peut contribuer au règlement à l’amiable des conflits entre les médias et entre les médias et le public ou les institutions.

La HAC est composée de neuf membres dont  trois désignés par le président de la République, trois (3) par le président de l’Assemblée Nationale et trois par les professionnels de la communication. Il est à retenir que ceux désignés par le président de la République sont nommés pour un mandat de sept ans et les autres  six ans. Le mandat est non renouvelable. Il est aussi dit que le président de la structure sera désigné parmi les membres choisis par le Président de la République.

Youssouf Diallo

SOURCE : 22septembre