Le Mali, une reconstruction porteuse de nombreux projets structurants

Dans un contexte où le pays poursuit sa phase de reconstruction et continue de bénéficier d’un concours financier des organisations et bailleurs de fonds internationaux, de nombreuses opportunités d’affaires sont à saisir. Le gouvernement malien a dressé une liste des projets structurants dans les secteurs de l’aménagement urbain, des infrastructures de transport, de l’énergie et de l’agriculture.

 

ibrahim boubacar keita ibk verre costume

 

Business France et MEDEF International vous emmènent à la rencontre des bailleurs de fonds internationaux et des autorités gouvernementales du 10 au 12 mars 2015 à Bamako. Profitez de cette mission pour maximiser votre prospection commerciale et vous positionnez sur des projets essentiels pour le développement du Mali !
Un pays en croissance
Si la phase de stabilisation du Mali est toujours en cours, le pays a déjà renoué avec la croissance (5,8 % en 2014). Cette tendance devrait se poursuivre en 2015 avec un taux de croissance de 6,6 %.

Une volonté de redressement
L’Etat malien a affiché sa volonté de renforcer ses actions en faveur du redressement du pays. Le gouvernement a ainsi dressé une liste de projets structurants dans les secteurs de l’aménagement urbain, des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture, offrant de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises.

Le soutien des organisations et bailleurs de fonds internationaux
Une aide internationale de 3,2 milliards d’euros a été promise et engagée lors de la conférence à Bruxelles des bailleurs de fonds le 15 mai 2013. Ainsi, la Banque mondiale a engagé 302 millions USD en 2014, plus 63 millions USD prévus pour 2015. L’Union européenne consacrera une enveloppe de 615 millions d’euros pour la période 2014-2020. Pour 2015, l’Agence française de développement (AFD) prévoit entre 79 à 179 M€ d’engagements répartis entre le développement économique des territoires ruraux (33 M€), l’accès à l’eau potable (31 M€), l’éducation (8 M€) et l’hybridation solaire de centrales thermiques en zones rurales (40 M€). D’autres bailleurs sont également actifs au Mali (Banque africaine de développement, Banque ouest africaine de développement, Banque islamique de développement…).

De nombreux projets, vecteurs d’opportunités pour les entreprises françaises :
-Aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro et construction du Pont de Kayo, aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Sikasso et de la route Didiéni-Nara à la frontière mauritanienne
-Construction d’un 4ème pont à Bamako et des voies d’accès
-Électrification par centrale hybride solaire-diesel et réseaux 33kV (Diéma, Bandiagara, Sévaré, Djenné…)
-Réhabilitation de la voie ferrée Bamako-Dakar
-Création d’Agropoles notamment dans l’Office du Niger et à Baguineda
-Construction d’une unité de traitement et de valorisation énergétique des déchets à Bamako …

Source: Ubifrance

Réforme du secteur de la sécurité au Mali : le NDI veut l’implication de la société civile

Le National Democratic Institute (NDI) veut une meilleure implication de la société civile malienne dans la réforme du secteur de la sécurité au Mali. C’est pourquoi en relation avec ses partenaires, il organise un atelier d’échanges de la société civile sur la question du 31 mars au 1er avril 2015 à l’Ecole de maintien de la paix, Me Alioune Blondè Bèye de l’ACI 2000.

dr Badie Hima directeur ndi mali

En prélude à l’évènement, le directeur résident du NDI au Mali, Dr. Badié Hima et monsieur Ekic Blaise de la Minusma, ont animé ce vendredi 27 mars une conférence de presse à la Maison de la presse.

Le NDI est parti du constat que les organisations de la société civile ne s’impliquent pas dans la gestion des questions sécuritaires. Elles sont rares à s’y intéresser. Le directeur résident du NDI en veut pour preuve, le fait que les organisations de la société civile malienne se sont plutôt intéressés à d’autres aspects que ceux de la sécurité pendant la crise que le pays a connue. Un domaine qu’elles laissent au seul ressort de l’Etat quand bien même ces organisations ont un rôle de contrôle de l’action gouvernementale. La faute certainement à un manque d’expertise dans le domaine. C’est à çà que le NDI veut pallier à travers l’organisation du futur atelier. Ça tombe bien puisqu’il y a question d’une réforme du secteur de la sécurité au Mali. Il faut amener les organisations de la société civile à jouer pleinement leur rôle dans ce processus en renforçant leurs capacités. Pendant deux jours, les participants vont échanger sur cette réforme.

Selon Dr. Badié Hima, l’atelier rentre dans le cadre du ‘’Programme Sahel et l’exécution de l’initiative Gouvernance, Sécurité, Droits de l’Homme’’ qui concerne trois pays : le Mali, le Burkina et le Niger et qui consiste à renforcer les capacités des Assemblées nationales, les gouvernements et les sociétés civiles. Le programme est soutenu par le Danemark et la Minusma et participe au renforcement de la gouvernance démocratique dans sa dimension sécuritaire.

A. D.

Source: Autre presse

Mme Christine Lagarde à Mamadou Igor Diarra : “Le Mali aura mon soutien personnel et celui du FMI”

Le ministre malien de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor DIARRA a été reçu en audience, ce vendredi 27 mars 2015, par la Directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde. C’était au siège de l’institution à Washington.

fonds monetaire international fmi

Au cours de cette audience, le ministre DIARRA a fait l’état des lieux de la situation (sécuritaire, politique et économique) au Mali. Il a indiqué que les réformes initiées pour une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques en cours sont en train de porter fruit avec la reprise de l’activité économique. Ensuite, il a sollicité le soutien du FMI.

De son côté, la patronne du FMI a souligné qu’elle est “très sensible aux préoccupations du Mali”. “Le Mali aura mon soutien personnel et celui du FMI”, a-t-elle soutenu avant de poursuivre en ces termes: “Je vous encourage pour votre détermination et pour votre engagement pour le Mali.

Avec vous, nous allons repartir sur de nouvelle base. Pour tout vous dire, je suis très heureuse de votre nomination comme ministre de l’Economie et des finances”.

Alassane DIARRA CCOM MEF

Depuis Washington

Source: Autre presse

Tiébilé Dramé : Beaucoup craignent que le projet d’accord d’Alger ne renferme les germes d’une désintégration à terme du Mali

Le président du Parena, Tiébilé Dramé, a tenu ces propos lors de sa conférence à la Pyramide du souvenir à l’occasion du 24 anniversaire du vendredi noir, journée des martyrs.

tiebile drame parena opposition

Je voudrais remercier l’ADVR (Association pour la défense des victimes de la répression de mars 1991) qui nous donne l’occasion ce matin, en rendant hommage aux martyrs de la révolution démocratique de mars 1991, d’évoquer la longue quête de liberté, de justice et de démocratie du peuple malien.

Mars 1991, loin d’être un aboutissement, est une étape (certes cruciale) mais une étape de la lutte de notre peuple pour l’indépendance et la dignité.

Cette lutte a commencé avec la résistance contre la conquête impérialiste. Les leaders de la résistance anti-impérialiste avaient, entre autres, pour noms: El Hadj Omar, Ahmadou Sékou,  Babemba, Samory, Mamadou Lamine, Souébou, Cheiboun et j’en passe.
La quête de la souveraineté et de la dignité s’est poursuivie avec les luttes multiformes contre l’oppression coloniale: le travail forcé, le régime de l’indigénat et l’humiliation.
Les résistants qui ont levé le drapeau de la dignité nationale pendant cette période sombre sont, entre autres, Komi Diossé, leader de la révolte du Bélédugu (1915), Banzani, intrépide dirigeant de la révolte des Bwas  (1916) et l’Aménokal des Oulliminden, Firhoun Ag Alinsar (1916).
Puis, il y a eu la naissance des syndicats, les luttes des cheminots du Dakar-Niger, luttes immortalisées par Sembène Ousmane dans le roman “Les bouts de bois de Dieu”, la création de l’Union des travailleurs noirs ( UTN) par le Soudanais Tiémogo Garan Kouyaté.
Les activités des groupes politiques clandestins, celles des partis comme l’Union soudanaise RDA ou le PSP, la lutte pour l’indépendance nationale, le 22 septembre 1960 rentrent dans le cadre de cette longue quête de la dignité et de  la liberté.

L’indépendance conquise, les efforts pour forger une nation malienne et édifier une  économie nationale ont continué jusqu’au coup d’État militaire du 19 novembre 1968.
De cette date à la révolution de mars 1991, le peuple n’a pas courbé l’échine.
Inspirées et animées par le PMT ( parti malien du travail) et ses rameaux ainsi que par l’US-RDA et ses rameaux, des luttes multiformes ( à l’intérieur comme dans la diaspora) ont marqué la résistance du peuple.

Les rameaux du PMT sont: SVB, Sanfin, Union de lutte Tiémogo Garan Kouyaté.
Ceux de l’US-RDA sont le RPM ( celui de 1974 qui a diffusé un tract contre le référendum qui devait adopter la constitution du 2 juin 1974), le PMRD, le FDPM, puis le FNDP.

Ce sont ces deux grandes familles de la résistance qui ont créé et/ou animé les nombreuses associations et syndicats parmi lesquels on peut citer: Askia Nouh, CDLDM, STMF,  UNTM/SNEC, UNEEM,  Jamana, Club Nelson Mandela, ADIDE, AEEM, CNID, ADEMA….. En outre, des militants issus de ces deux familles politiques ont été parmi les pionniers de la presse libre dont la contribution a été décisive dans l’avènement de la démocratie.
Né de la lutte contre le coup d’État de 1968, le mouvement démocratique atteindra son point culminant avec la fermentation et l’ébullition démocratiques qui conduiront à la révolution de mars 1991.

Le mouvement démocratique malien est le père de la révolution de mars.
La 3ème République qui est la fille de cette révolution est consacrée de juré par la constitution adoptée par le peuple souverain du Mali le 12 janvier 1992.

Reprenant les idéaux de mars et réaffirmant l’aspiration profonde du peuple malien à la liberté, la justice et la démocratie, cette constitution proclame que le Mali est une République démocratique, laïque et sociale.

Alors qu’elle proclame que la République du Mali est une et indivisible, elle reconnaît le principe de la libre administration des collectivités territoriales tel que voulu par la conférence nationale souveraine réunie en juillet et août 1991 après la victoire de l’insurrection.
En vertu de ce principe, le Mali a mis en œuvre ( suite à un intense débat participatif à travers tout le pays) une grande réforme démocratique: la décentralisation qui a créé 703 communes!
La décentralisation a été une réponse institutionnelle à la demande  de démocratie exprimée par les populations à la base qui ont souhaité une gestion de proximité de leurs affaires.
Elle a été également une réponse politique aux revendications exprimées par les groupes armés du Nord lors de la rébellion du début de la décennie 1990.

Le Pacte national d’avril 1992 signé entre le gouvernement de transition et les mouvements armés d’alors a ouvert au Mali une période de vingt années pendant lesquelles ont été accomplis d’immenses efforts d’intégration nationale, donc de construction de la Nation malienne plurielle.

Cette ère caractérisée par une politique soutenue de stabilisation du Nord, de solidarité, de réconciliation, de développement et par la mise en œuvre du principe de libre administration des collectivités a été interrompue par la rébellion déclenchée par le MNLA en janvier 2012 suivie de l’occupation des 2/3 du territoire par des groupes djihadistes.

Il est vrai que la dernière décennie de cette période a connu des ralentissements dans la mise en œuvre de la décentralisation et même des reculs qui ont fini par réveiller au Nord des velléités identitaires notamment en 2006 et en 2012.

La présence des djihadistes étrangers sur notre territoire, le business des otages occidentaux et le narco trafic ont contribué à fragiliser notre pays et à déstabiliser le Nord.

La question de l’unité nationale est d’une brûlante actualité. Elle se pose avec acuité au regard de la profonde crise sécuritaire et institutionnelle déclenchée en 2012 par la rébellion du MNLA qui a vu l’effondrement de l’armée et de l’État.

Elle se pose avec inquiétudes au regard des résultats issus du long processus d’Alger et du blocage consécutif au refus des groupes de Kidal de parapher le projet d’accord du 1er mars.
Sans débat et sans bilan critique de la décentralisation, le projet d’Alger crée de facto des régions autonomes dirigées par des présidents de régions élus au suffrage universel direct et cumulant les fonctions de président de l’Assemblée Régionale, de chef de l’Exécutif et de l’administration de la région.

Les décisions des organes délibérants de ces régions seront exécutoires dès après transmission au Représentant de l’État qui ne pourra exercer qu’une mission de contrôle a posteriori.
La nouvelle gouvernance instaurée au lendemain de l’élection présidentielle a fragilisé l’État déjà affaibli par la crise sécuritaire et institutionnelle.

Dans ces conditions, beaucoup craignent que le projet d’accord d’Alger ne renferme les germes d’une désintégration à terme du Mali.

S’il impossible d’espérer revenir au statu quo ante, celui d’un État central, dominateur et prédateur depuis Bamako, il y a lieu d’entendre les angoisses et les inquiétudes suscitées par plusieurs dispositions du projet d’Alger.

Le Mali de mars 2015 ressemble à un pays au pied du mur, coincé entre le marteau et l’enclume.
Il faudra alors, au vu du blocage actuel, que le Mali reprenne le contrôle du processus de sortie de crise et relance le dialogue inter-malien pour parvenir à un accord susceptible de restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays.

Par dessus tout, il est urgent que s’engagent des concertations nationales pour débattre à la fois du blocage du processus de sortie de crise et de la situation générale du pays.
C’est à ce prix qu’il sera possible de conjurer les menaces qui pèsent sur la Nation et d’éviter les risques de guerre civile au Nord, de nouvelle rechute et d’effondrement du pays.
Ces concertations seront respectueuses de la constitution et de la légitimité de l’institution présidentielle.
 

 

Elles permettront de dessiner une feuille de route pour :
– relancer le dialogue inter-malien maîtrisé par notre pays,
– préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale et promouvoir  la réconciliation et la cohésion,
– restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays,

– élaborer un consensus sur la bonne gouvernance et l’état de droit au Mali.

 

Bamako, le 21 mars 2015

Source: Autre presse

Adoption du statut de l’Opposition au Mali : Polémique autour du concept du porte-parole et des avantages liés !

Depuis quelques jours la polémique ne cesse de s’enfler au sujet du mot de porte-parole de l’opposition contenu dans l’un des articles du statut de l’Opposition adopté par l’Assemblée nationale le 4 mars 2015. Si tous les leaders politiques reconnaissent que cette adoption est une avancée considérable pour la démocratie malienne, force est de reconnaitre que le  concept du porte-parole et des avantages liés sont jugés suicidaires pour la démocratie malienne par certains partis politiques.

Institué par la loi 007- 2015 du 4 mars 2015 portant statut politique de l’opposition en république du Mali, l’institution du chef de file de l’opposition dans son rôle de porte-parole divise déjà la classe politique malienne. Si En effet lors du débat télévisé de l’ORTM du 22 mars 2015, on s’est rendu compte que ce statut ne fait pas du tout l’unanimité au sein de certains partis politiques dont le parti dirigé par Oumar Mariko. Pour l’URD, l’institution du chef de file de l’opposition est une avancée considérable car elle permet à l’opposition de parler une seule voix et de se prononcer sur les grandes questions de la nation. Mais pour le parti SADI, l’institution du chef de file de l’opposition est suicidaire pour la démocratie car cela revient à un confinement de l’opposition autour d’une seule personne. Dans un pays comme le Mali, il est impossible où il existe une kyrielle de partis politiques appartenant à différents blocs de parler la même voix car ils n’ont pas les mêmes visions, les mêmes intérêts et les mêmes programmes. Or le rôle de cette institution du chef  de file de l’opposition est de dégager une position commune face à un problème bien déterminé et en parlant de la même voix. Ce qui revient à dire qu’aucune proposition sur les grandes questions de la nation, aucun message de l’opposition ne seront pris en compte par les autorités du pays si elle n’est pas transmise par le chef de file et porte-parole. A noter que le chef de file est nommé par décret présidentiel conformément à l’article 14 de cette loi adoptée par l’Assemblée nationale avec comme critère d’être issu du parti de l’opposition ayant le plus grand nombre de députés ou de conseillers communaux. Pour certains partis politiques, ce n’est pas au président de la république de désigner le chef de file de l’opposition. En croire à certains leaders politiques, l’état fait beaucoup aux partis politiques à travers l’aide publique instaurée depuis 1992. Rappelons qu’à travers cette loi, le chef de file bénéficie d’un cabinet dont la composition est fixée par le décret pris en conseil de ministre. Il est élevé au rang de ministre au plan protocolaire avec les mêmes avantages et prérogatives que le 1ervice-président de l’assemblée nationale. Il est considéré comme l’interlocuteur privilégié du pouvoir exécutif et peut demander à être reçu ou convoqué par le président de la république et le Premier ministre. Aujourd’hui il ne fait aucun doute le grand bénéficiaire de ce statut n’est d’autre que Soumaila Cissé député élu dans la circonscription électorale de Niafunké dans la région de Gao. Du coup tous les yeux sont tournés vers le président de la république, Ibrahim Boubacar Keita afin qu’il promulgue cette loi puisse être appliquée dans sa plénitude.

Moussa Bamba

Source:  Mutation

Renouvellement du bureau de la jeunesse RPM de la Commune VI : L’honorable Bafotigui Diallo et Dr Moussa Guindo pris en flagrant délit de tripatouillage des statuts du parti

parti Tisserand rassemblement mali rpm logo

Le siège de la section RPM de la commune VI a été le théâtre du renouvellement du bureau de la jeunesse dudit parti le 22 Mars 2015. Trois candidats à savoir Abdine Sanogo, Bah Traoré et Mamadou Tembely étaient en lice pour le poste de secrétaire général. Mais contre attente et en violation flagrante des statuts du parti, les superviseurs mandatés par la section VI ont outrepassé leurs droits en prônant le consensus à défaut le vote à main levée or c’est le vote à bulletin qui devrait prévaloir en la matière.Mais ce qui est très grave c’est lorsque ce sont les sages et cadres de la section qui se trouvent être à la base des tripatouillages des statuts du parti qui sont Dr Moussa Guindo, Abdoulaye Magassouba (tous deux chefs de cabinet aux ministères du développement rural et de la santé) et l’honorable Bafotigui Diallo. Ce qui s’est passé le 22 mars 2015 au siège de la section RPM de la commune VI lors du renouvellement du bureau de la jeunesse est tout simplement inadmissible et intolérable. En effet personne n’a compris le comportement affligeant et anti-démocratique partisan des sages et cadres de la section qui ont été  mandaté par le bureau politique national pour la supervision du renouvellement du bureau de la jeunesse de la commune VI. Au lieu de respecter les statuts du parti, les trois cadres ont tout simplement choisi le tripatouillage comme mode de promotion pour un candidat. En réalité leur but était de faire élire le candidat Mamadou Tembely et non moins chef de cabinet du ministre  Mahamane Baby aux dépens des deux autres candidats à savoir Abdine Sanogo et Bah Traoré. Mais mal leur en est pris car la majorité des jeunes ont refusé de se soumettre à ce fait accompli et l’ont fait savoir en leur manière. En effet pour le poste de secrétaire général de la jeunesse RPM de la commune VI, trois candidats étaient en lice à savoir Abdine Sanogo, Bah Traoré et Mamadou Tembely sous la supervision des mandataires de la section. Du coup étaient présents ce jour Aboubacar Magassa, Abdoulaye Magassa, Mamadou Sanou, Moulaye Haidara, Dr Moussa Guindo et l’honorable Bafotigui Diallo. Au moment de passer au vote et à la stupéfaction générale, les superviseurs demandent aux candidats Abdine Sanogo et Bah Traoré de faire consensus autour de Mamadou Tembely. Ce dont les deux candidats ont tout naturellement refusé et ont demandé en retour de passer au vote mais à bulletin secret conformément aux statuts du parti. Ayant échoué dans un premier temps, les superviseurs proposent de passer au vote par main levée. Une fois de plus cette proposition fut rejetée par les deux autres candidats.  Mais en réalité ce plan machiavélique avait été prémédité pour imposer Mamadou Tembely comme secrétaire général car ce dernier n’a aucune base réelle car il serait un ‘’arriviste’’ de dernière heure. Selon nos informations, Mamadou Tembely serait du mouvement citoyen transformé en parti politique. Face à cette injustice manifeste des superviseurs censés être les garants du respect des statuts du parti, les partisans des candidats Abdine Sanogo et Bah Traoré ont claqué la porte. Un moment tant attendu et espéré  par les superviseurs pour mettre en marche leur plan machiavélique à savoir  ce simulacre de vote avec les procurations qui étaient plus nombreuses que les votants. C’est aux environs de 21 heures qu’on apprend que Mamadou Tembely est élu secrétaire général de la jeunesse RPM de la commune VI. Comme cela ne suffisait pas, les superviseurs auraient donné 48 heures au prétendu nouveau secrétaire général de former son bureau.

Le bureau politique national du parti, interpellé !

Face à ce simulacre de vote, les partisans des candidats Abdine Sanogo et Bah Traoré interpellent le bureau politique national pour qu’il intervienne pour la reprise de ce vote. « On n’est surpris et déçu du comportement des superviseurs. Au lieu de respecter les statuts du parti, les superviseurs que nous considérons comme des sages sont allés jusqu’à nous menacer si on refusait le consensus à défaut le vote à main levée alors que les statuts sont clairs en la matière à savoir le vote à bulletin secret. Si nous perdions dans ces conditions, nous n’allons aucun regret à reconnaitre notre défaite. Mais nous imposer quelqu’un tout simplement il est le chef de cabinet d’un ministre, cela ne passera pas ici. Il faut qu’on apprenne à respecter le fait majoritaire. Le temps de l’imposture est à jamais révolu » a déclaré un partisan de l’un des deux candidats.  Selon  certaines indiscrétions distillées dans les couloirs du lieu du vote, Mamadou Tembely aurait promis à ces superviseurs que s’il obtient ce poste de secrétaire général, qu’il financera les projets de tous les jeunes du parti de la commune VI. Mais ce qui ahurissant comment peut-on imposer quelqu’un qui a dépassé l’âge requis soit 40 ans pour diriger le bureau de la jeunesse.  En tout état de cause les partisans des candidats Abdine Sanogo et Bah Traoré comptent utiliser tous le moyens de recours pour le respect des statuts gage de justice et de stabilité dans tout parti politique et surtout protester contre cette mascarade qui n’honore pas le RPM et la démocratie. « Si on refuse de nous entendre, nous allons mettre en place un autre bureau de la jeunesse car nous avons la majorité de notre côté. Si les responsables de la section veulent que le parti remporte les communales et les régionales prochaines, nous leur demandons d’appliquer les textes qu’ils ont eux-mêmes adoptés. Nous refusons que notre jeunesse soit dirigée par des nomades politiques car ils sont prêts à repartir ailleurs une fois que le pouvoir change de main » a déclaré un des partisans d’Abdine Sanogo.

Moussa Bamba

Source: Mutation

Les idéaux de mars 1991 et la question de l’unité nationale

(Conférence prononcée par Tiébilé Dramé à la Pyramide du Souvenir à l’occasion du 24 anniversaire du vendredi noir, journée des martyrs) Je voudrais remercier l’ADVR ( association pour la défense des victimes de la répression de mars 1991) qui nous donne l’occasion ce matin, en rendant hommage aux martyrs de la révolution démocratique de mars 1991, d’évoquer la longue quête de liberté, de justice et de démocratie du peuple malien.

Mars 1991, loin d’être un aboutissement, est une étape ( certes cruciale ) mais une étape de la lutte de notre peuple pour l’indépendance et la dignité.

 

Cette lutte a commencé avec la résistance contre la conquête impérialiste. Les leaders de la résistance anti-impérialiste avaient, entre autres, pour noms: El Hadj Omar, Ahmadou Sékou,  Babemba, Samory, Mamadou Lamine, Souébou, Cheiboun et j’en passe.

 

La quête de la souveraineté et de la dignité s’est poursuivie avec les luttes multiformes contre l’oppression coloniale: le travail forcé, le régime de l’indigénat et l’humiliation.

Les résistants qui ont levé le drapeau de la dignité nationale pendant cette période sombre sont, entre autres, Komi Diossé, leader de la révolte du Bélédugu (1915), Banzani, intrépide dirigeant de la révolte des Bwas  (1916) et l’Aménokal des Oulliminden, Firhoun Ag Alinsar (1916).

 

Puis, il y a eu la naissance des syndicats, les luttes des cheminots du Dakar-Niger, luttes immortalisées par Sembène Ousmane dans le roman « Les bouts de bois de Dieu », la création de l’Union des travailleurs noirs ( UTN) par le Soudanais Tiémogo Garan Kouyaté.

 

Les activités des groupes politiques clandestins, celles des partis comme l’Union soudanaise RDA ou le PSP, la lutte pour l’indépendance nationale, le 22 septembre 1960 rentrent dans le cadre de cette longue quête de la dignité et de  la liberté.

 

L’indépendance conquise, les efforts pour forger une nation malienne et édifier une  économie nationale ont continué jusqu’au coup d’État militaire du 19 novembre 1968.

 

De cette date à la révolution de mars 1991, le peuple n’a pas courbé l’échine.

Inspirées et animées par le PMT ( parti malien du travail) et ses rameaux ainsi que par l’US-RDA et ses rameaux, des luttes multiformes ( à l’intérieur comme dans la diaspora) ont marqué la résistance du peuple.

 

Les rameaux du PMT sont: SVB, Sanfin, Union de lutte Tiémogo Garan Kouyaté.

Ceux de l’US-RDA sont le RPM ( celui de 1974 qui a diffusé un tract contre le référendum qui devait adopter la constitution du 2 juin 1974), le PMRD, le FDPM, puis le FNDP.

 

Ce sont ces deux grandes familles de la résistance qui ont créé et/ou animé les nombreuses associations et syndicats parmi lesquels on peut citer: Askia Nouh, CDLDM, STMF,  UNTM/SNEC, UNEEM,  Jamana, Club Nelson Mandela, ADIDE, AEEM, CNID, ADEMA….. En outre, des militants issus de ces deux familles politiques ont été parmi les pionniers de la presse libre dont la contribution a été décisive dans l’avènement de la démocratie.

 

Né de la lutte contre le coup d’État de 1968, le mouvement démocratique atteindra son point culminant avec la fermentation et l’ébullition démocratiques qui conduiront à la révolution de mars 1991.

 

Le mouvement démocratique malien est le père de la révolution de mars.

La 3ème République qui est la fille de cette révolution est consacrée de juré par la constitution adoptée par le peuple souverain du Mali le 12 janvier 1992.

 

Reprenant les idéaux de mars et réaffirmant l’aspiration profonde du peuple malien à la liberté, la justice et la démocratie, cette constitution proclame que le Mali est une République démocratique, laïque et sociale.

 

Alors qu’elle proclame que la République du Mali est une et indivisible, elle reconnaît le principe de la libre administration des collectivités territoriales tel que voulu par la conférence nationale souveraine réunie en juillet et août 1991 après la victoire de l’insurrection.

 

En vertu de ce principe, le Mali a mis en œuvre ( suite à un intense débat participatif à travers tout le pays) une grande réforme démocratique: la décentralisation qui a créé 703 communes!

 

La décentralisation a été une réponse institutionnelle à la demande  de démocratie exprimée par les populations à la base qui ont souhaité une gestion de proximité de leurs affaires.

 

Elle a été également une réponse politique aux revendications exprimées par les groupes armés du Nord lors de la rébellion du début de la décennie 1990.

 

Le Pacte national d’avril 1992 signé entre le gouvernement de transition et les mouvements armés d’alors a ouvert au Mali une période de vingt années pendant lesquelles ont été accomplis d’immenses efforts d’intégration nationale, donc de construction de la Nation malienne plurielle.

 

Cette ère caractérisée par une politique soutenue de stabilisation du Nord, de solidarité, de réconciliation, de développement et par la mise en œuvre du principe de libre administration des collectivités a été interrompue par la rébellion déclenchée par le MNLA en janvier 2012 suivie de l’occupation des 2/3 du territoire par des groupes djihadistes.

 

Il est vrai que la dernière décennie de cette période a connu des ralentissements dans la mise en œuvre de la décentralisation et même des reculs qui ont fini par réveiller au Nord des velléités identitaires notamment en 2006 et en 2012.

 

La présence des djihadistes étrangers sur notre territoire, le business des otages occidentaux et le narco trafic ont contribué à fragiliser notre pays et à déstabiliser le Nord.

 

La question de l’unité nationale est d’une brûlante actualité. Elle se pose avec acuité au regard de la profonde crise sécuritaire et institutionnelle déclenchée en 2012 par la rébellion du MNLA qui a vu l’effondrement de l’armée et de l’État.

 

Elle se pose avec inquiétudes au regard des résultats issus du long processus d’Alger et du blocage consécutif au refus des groupes de Kidal de parapher le projet d’accord du 1er mars.

 

Sans débat et sans bilan critique de la décentralisation, le projet d’Alger crée de facto des régions autonomes dirigées par des présidents de régions élus au suffrage universel direct et cumulant les fonctions de président de l’Assemblée Régionale, de chef de l’Exécutif et de l’administration de la région.

 

Les décisions des organes délibérants de ces régions seront exécutoires dès après transmission au Représentant de l’État qui ne pourra exercer qu’une mission de contrôle a posteriori.

 

La nouvelle gouvernance instaurée au lendemain de l’élection présidentielle a fragilisé l’État déjà affaibli par la crise sécuritaire et institutionnelle.

 

Dans ces conditions, beaucoup craignent que le projet d’accord d’Alger ne renferme les germes d’une désintégration à terme du Mali.

 

S’il impossible d’ espérer revenir au statu quo ante, celui d’un État central, dominateur et prédateur depuis Bamako, il y a lieu d’entendre les angoisses et les inquiétudes suscitées par plusieurs dispositions du projet d’Alger.

 

Le Mali de mars 2015 ressemble à un pays au pied du mur, coincé entre le marteau et l’enclume.

 

Il faudra alors, au vu du blocage actuel, que le Mali reprenne le contrôle du processus de sortie de crise et relance le dialogue inter-malien pour parvenir à un accord susceptible de restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays.

 

Par dessus tout, il est urgent que s’engagent des concertations nationales pour débattre à la fois du blocage du processus de sortie de crise et de la situation générale du pays.

 

C’est à ce prix qu’il sera possible de conjurer les menaces qui pèsent sur la Nation et d’éviter les risques de guerre civile au Nord, de nouvelle rechute et d’effondrement du pays.

 

Ces concertations seront respectueuses de la constitution et de la légitimité de l’institution présidentielle.

Elles permettront de dessiner une feuille de route pour:

– relancer le dialogue inter-malien maîtrisé par notre pays,

– préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale et promouvoir  la réconciliation et la cohésion,

– restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays,

– élaborer un consensus sur la bonne gouvernance et l’état de droit au Mali.

 

Bamako, le 21 mars 2015.

Le président IBK hier au pied du monument des martyrs : « Nous serons comme les victimes du 26 mars l’auront souhaités »

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a procédé, hier jeudi 26 mars, au traditionnel dépôt de gerbe de fleurs au pied du monument de martyrs, situé à la descente du pont qui porte le même nom (pont des martyrs). Pour le président, le Mali sera, dans les jours à venir, comme les victimes du 26 mars 1991 ”l’auront souhaités”.

Arrivé sous les tambours des fanfares, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, a honoré le traditionnel dépôt de gerbe de fleurs aux pieds du monument des martyrs, symbole de l’avènement de la démocratie au Mali après plus de vingt ans de pouvoir autoritaire du Général Moussa Traoré, autrement appelé le  »boucher de Bamako’‘.

Vêtu d’un boubou blanc (trois pièces) et des chaussures en cuire chocolat, IBK s’est avancé tranquillement sur son tapis rouge, étalé en son honneur, vers le monument des martyrs où deux gendarmes se tiennent prêts près du gerbe de fleurs.  Les deux hommes en tenue prennent, alors le gerbe de fleurs, et avancent lentement vers le symbole de l’avènement démocratique au Mali. Derrière eux, le président de la République avec un air serein.

Après une minute passée au pied du monument (une dame assise près de son enfant les bras en l’air),  IBK se retourne, avec le même air, et avance vers les membres de l’Association des Etudiants et Elèves du Mali (AEEM) dont le rôle a été crucial dans la chute du régime dictatorial où « soit tu es avec moi, soit tu meurs » était le mot d’ordre du Comité militaire de Libération nationale (CMLN). Cela, avant de revenir vers la presse. « C’est un rituel qui a plein de significations »

Pour le président de la République, le dépôt de gerbe de fleurs ne saurait être une tradition banale. « Toutes ces victimes mortes pour avoir ouvert une nouvelle ère au Mali…C’est un rituel plein de significations « , dit-il avant d’ajouter que cela est une  » émotion qui restera à vie «  dans les cœurs des Maliens. « Nous avons devoirs et missions, aujourd’hui, de réaliser  ce Mali dont ces jeunes (victimes du 26 mars 1991, ndlr) ont rêvé « , a affirmé Ibrahim Boubacar Keïta promettant que « Incha’Allah », le Mali sera comme les martyrs tombés sous les balles  du  »boucher de Bamako » le vendredi 26 mars 1991 « l’auront souhaités ».

« Si pendant des mois on a vu le gouvernement presqu’amputé, de cinq de ses éléments pour, en Alger, faire de sorte que ce pays se réconcilie avec lui-même, se réunisse, c’est en mémoire de toutes ces victimes qui sont parties « , a-t-il déclaré.

« Je veux que tous les cœurs se tournent vers leurs souvenirs »

En ce jour où tout le peuple malien se rappelle du courageux combat qu’il a mené pour l’avènement de la démocratie au Mali, le président a affirmé qu’il souhaite que  » tous les cœurs se tournent vers les souvenirs «  des martyrs. Et cela, « pas de manière larmoyante, mais de manière porteuse, courageuse et fortes, tels qu’ils auront souhaité que nous le soyons « , a-t-il affirmé concluant que  » Incha’Allah, nous le serons ». 

Le 22 mars 1991, le peuple malien est sorti courageusement dans les rues de Bamako pour réclamer le départ du maitre d’alors, le Général Moussa Traoré après plus de vingt ans de dictature sanguinaire. Mais, les manifestants ont été violemment réprimés par les membres du Comité militaire pour la Libération nationale faisant de centaines de morts.  Toutefois, le peuple finit par avoir raison du régime autoritaire et obtint, grâce à l’ancien président, le Général Amadou Toumani Touré, sa chute.

Aboubacar  DICKO

Source: L’Indépendant

Les leaders du Collectif des jeunes candidats (CPC) face à la presse : « Nous soutenons l’Accord d’Alger car la paix n’a pas de prix «

Face à la presse au siège du Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) d’Ousmane Ben Fana Traoré, les responsables du Collectif des jeunes candidats pour le changement (CPC), avec à leur tête Siaka Diarra de l’UFD, ont apporté leur soutien total à l’Accord d’Alger 2015. Ousmane Ben Fana Traoré du PCR, Racine Thiam du CAP, Sibiri Koumaré de SIRA se sont réjouis du paraphe de cet accord, ” convaincu que tout accord du genre nécessite des compromis dynamiques pour faire bouger les lignes, au départ diamétralement opposées “.

C’est le président de ce collectif des jeunes candidats à l’élection présidentielle de 2013 (CPC), Siaka Diarra, qui a  fait l’intervention principale de cette rencontre avec la presse.

Président de l’Union des forces démocratique (UFD), Siaka Diarra a salué les efforts déployés par le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita et son Premier ministre, Modibo Kéita, qui avait prononcé « un discours historique et patriotique «  dans le cadre des discussions pour la paix. Avant d’ajouter que « ce discours de paix, d’amour, de cohésion sociale pour le seul Mali, qui engendra quelques jours après le paraphe de l’Accord par tous les acteurs présents sauf la CMA, doit interpeller tous les Maliens épris de paix, de justice et d’amour « .

A le croire, l’appellation Azawad contenu dans le document recouvre simplement «une réalité socioculturelle, mémorielle et symbolique» partagée par différentes populations du Nord du Mali. A l’instar du Kénédougou pour Sikasso, du Méguetan pour Koulikoro, du Bélédougou pour Kolokani, etc. Et Siaka Diarra de souligner que le CPC soutient l’Accord d’Alger parce qu’il contient des mesures destinées à instaurer la paix et la réconciliation nationale pour un règlement définitif du conflit nécessitant une meilleure gouvernance qui tienne compte des spécificités locales. « Il s’agit de la mise en place d’une architecture institutionnelle fondée sur des collectivités territoriales, lesquelles seront dotées d’organes élus au suffrage universel et de pouvoirs étendus « , a-t-il précisé.

Selon le président de l’UFD, les dispositions du document d’Alger permettent la gestion de leurs propres affaires par les populations sur la base du principe de la libre administration, mais également une plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales et le renforcement de l’Etat de droit en rapprochant la justice des justiciables.

Il a indiqué que le CPC soutien le document paraphé par le gouvernement malien, la plateforme des mouvements républicains et la médiation internationale car, celui-ci autorise un nouveau départ pour le Mali. Il autorise, a-t-il expliqué, un redéploiement progressif des forces armées et de sécurité, reconstituées et réconciliées du Mali, sur toute l’étendue du territoire national, sans exception.

Siaka Diarra et le porte-parole du Collectif, Ousmane Ben Fana Traoré ont mis l’accent sur le respect des lignes rouges par toutes les dispositions du document issu des pourparlers d’Alger. Il s’agit du respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que sa forme républicaine et son caractère laïc. S’y ajoutent la reconnaissance et la promotion de la diversité culturelle et linguistique, le rejet de la violence comme moyen d’expression politique et le recours au dialogue et à la concertation pour le règlement des différends. D’autres valeurs sont défendues par l’Accord d’Alger. Ce sont  le respect des droits de l’homme, la lutte contre la corruption, la promotion d’un développement équilibré, la mise en place d’un système de défense et de sécurité basé sur les principes d’unicité, d’exclusivité et de représentativité, etc.

D’autres intervenants comme Ousmane Ben Fana Traoré du PCR, Racine Thiam du CAP, Oumar Bouri Touré du GAD, Sibiri Koumaré du parti SIRA ont apporté leur argumentaire de soutien à l’Accord d’Alger et aux actions menées par le président de la République dans ses efforts pour le retour de la paix.

Si Racine Thiam a insisté sur le caractère amélioré et proptecteur des intérêts du Mali par ce nouvel Accord par rapport aux précédents conclus pour la sauvegarde de la paix dans le septentrion malien, Ousmane Ben Fana Traoré et les autres ont mis un accent sur le rôle que doit jouer la communauté internationale pour l’aboutissement du processus de paix. La médiation internationale, ont souligné certains intervenants, doit peser de toute son influence pour que la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) paraphe le document et finisse par le signer dans les prochaines semaines au Mali.

Bruno D SEGBEDJI

Source: L’Indépendant

Droit de réponse de l’Ambassade de France au Mali à l’article du journal ‘’La Sentinelle’’ publié sur le site Malijet le 24 mars 2015.

Après la publication sur le site Malijet, le mardi 24 mars 2015, d’un article du journal La Sentinelle intitulé « Rebondissement dans l’affaire de la BMW-X6 de la Police nationale : le pôle économique ouvre une enquête…Interpol enfonce le DG Kansaye… l’Ambassade de France souillée », l’Ambassade de France au Mali tient à faire savoir que les éléments rapportés à son  égard par les journalistes concernés sont faux.

ambassade consulat mali france siege residence

L’Ambassade de France au Mali tient à préciser que, dans cette affaire, une plainte a été déposée en France pour le vol du véhicule concerné. Ce vol a ensuite été signalé par les services de police français à l’Ambassade de France au Mali.

Dans le cadre de la coopération policière opérationnelle entre la France et le Mali, l’Ambassade de France au Mali a rempli ses obligations en signalant à la Direction générale de la police nationale malienne que le véhicule concerné faisait l’objet d’un signalement pour vol en France. Comme le veut la procédure, le véhicule a été conservé par la police nationale malienne aux fins de l’enquête.

L’Ambassade de France au Mali n’est donc à aucun moment sortie de ses prérogatives. La France du 11 janvier 2013 n’a pas d’autres objectifs que de soutenir le Mali, dans tous les domaines de coopération entre nos deux pays, et de participer ainsi à la stabilisation et au développement d’un pays Frère. Aussi, l’Ambassade de France ne peut que regretter vivement les accusations de « néocolonialisme » figurant dans cet article qui sont particulièrement déplacées à l’égard du pays de Damien Boiteux et de ses camarades tombés pour la Liberté du Mali…

Source: Ambassade de France

Mali : l’ex-président ATT peut-il revenir à Bamako ?

Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées jeudi à Bamako pour demander le retour de l’ex-président malien Amadou Toumani Touré, exilé au Sénégal depuis 2012.

president amadou toumani toure att

Les partisans d’un retour de l’ex-président malien Amadou Toumani Touré (ATT), exilé au Sénégal depuis 2012, se sont fait entendre jeudi 26 mars. Plusieurs rassemblements ont été organisés à Bamako et en province

Le rassemblement à Bamako a réuni dans une salle d’un centre de conférences plus d’un millier de personnes, pour la plupart en tee-shirts à l’effigie d’Amadou Toumani Touré.

Des meetings similaires, avec une affluence moindre, se sont également tenus à Mopti (Centre) et Gao (Nord), selon des témoins joints dans ces villes. L’ex-président “ATT doit être autorisé à revenir sans tracas” au Mali, “pour la paix et la réconciliation nationale”, a déclaré Oumar Touré, un des organisateurs.

Il “a non seulement son mot à dire, mais il est évident que sa contribution pour la paix sera précieuse”, a estimé Amadou Abdoulaye Diallo, président du Parti pour le développement économique et social (PDES), créé par ses partisans.

Procès ?

Menacé d’un procès pour “haute trahison”, Amadou Toumani Touré ne désespère pas de rentrer bientôt dans son pays. Fin décembre 2013, le gouvernement malien avait notamment mis en cause ATT pour avoir, pendant son mandat, laissé le Nord tomber aux mains des groupes armés. L’Assemblée nationale a ouvert en juillet 2014 une enquête pour décider d’éventuelles poursuites. Le rapport devait être présenté en séance plénière à l’ensemble des députés maliens en avril. Mais il a très opportunément fuité, le 13 mars, et cela n’est pas passé inaperçu. Il faut dire que les conclusions de la commission sont claires : pour l’heure, aucune preuve ne soutient les accusations portées contre l’ancien président.

“Le droit pénal est d’interprétation stricte et la production de preuves seule fait foi”, rappellent les rapporteurs. Cela ne signifie pas qu’ATT est blanchi. Les députés peuvent toujours décider de le mettre en accusation (il faudra pour cela une majorité des deux tiers) en dépit des conclusions de ce rapport.

Général à la retraite élu président du Mali en 2002, réélu en 2007, “ATT” avait été renversé le 22 mars 2012 par des militaires qui l’accusaient d’incurie dans la lutte contre les groupes armés alors actifs dans le nord du pays.

Il avait ensuite formellement démissionné le 8 avril 2012. Quatre jours plus tard, un président de transition avait été installé et 11 jours plus tard, il avait quitté Bamako avec sa famille pour Dakar, où il vit depuis.

(Avec AFP)

 

Source: Jeune Afrique

Les attentats de par le monde peuvent-ils être éradiqués ?

Vaste question! Nul, pas même les spécialistes et à fortiori un simple dilettante n’en connait carrément la réponse. Après l’attentat du bar de l’Hippodrome à Bamako, quel Malien ne s’est pas posé mille questions au fond de lui-même?

Quand ainsi une préoccupation grave s’installe dans la conscience de tous dans la cité, quelques modestes analyses sans prétention de compétence quelconque sur le sujet peuvent participer de la réflexion des uns et des autres. En l’occurrence, il s’agit d’apporter ici sa logique et sa façon d’apercevoir certains fondamentaux d’un processus donné. Sans plus.

Attentats et corollaires probables

Avec l’imprévisibilité des situations et leur caractère inconnu, les attentats actuels ont ceci d’irréfutable qu’ils sont parvenus en peu de temps à brouiller la frontière entre le national et l’international. A côté des destructions en vies humaines, il ya des enjeux sous-jacents. Ainsi, en est-il des amalgames variés qui pointent : l’islam est violence et conduit à des tueries, ou alors les pays arabes n’apporteraient finalement que troubles et chaos etc…

Il convient de se méfier de ces raccourcis simplistes. Le tueur d’Oslo (cela aussi était un attentat) qui a mitraillé des pique-niqueurs assis sur une île au nom de préceptes chrétiens n’incarnait pas plus sa religion que Mohamed Merah (et ses acolytes ultérieurs) l’islam. Pour ce qui est du premier amalgame ci-dessus, il n’est point besoin de rappeler que des preuves tangibles foisonnent aux sources les plus véridiques que l’islam prêche d’abord l’amour, la fraternité, la solidarité, l’appui aux indigents. Les interprétations ultérieures et les déviances multiples souvent plus incongrues les unes que les autres sont un autre chapitre comme il y en eut parfois au sein d’autres religions elles aussi à leur manière. Dont entre autres, jadis, le sanglant Ku Klux Klan au  » service  » de la chrétienté.

Pour le second amalgame cité: les contradictions fondamentales internes du monde arabe ont, c’est vrai, accouché de situations quasiment monstrueuses (hécatombes syriennes par ex.) à l’échelle du cheminement de leurs peuples.

L’intervention guerrière de 2011 de Sarkozy pour éliminer Kadhafi s’étant déroulé sans prospectives politico-institutionnelles ni vision quelconque post-événementielle, la Libye s’est trouvée livrée à elle-même et aux multiples conceptions tribales qui en constituent la sève depuis la nuit des temps. Milices, attentats, incendies, tout y abonde pour nourrir le chaos. Trop d’éléments s’agglutinent ici ou ailleurs en convergence pour attirer les jeunes vers le djihadisme, les attentats et les rapts.

Les horreurs plus qu’effroyables de la Syrie donnent l’impression que le monde a déraillé tel un train. Dans ses tueries sans nombre, ses auto-bombardements, on ne trouve nulle part même dans les temps reculés un conflit semblable à celui de la Syrie. Lugubre originalité! L’ennemi juré d’en face qui avait déjà arraché un bout du pays (le Golan) n’en demandait pas tant lui-même pour affaiblir ce voisin jadis si fier et si digne. A la base des dérèglements, on dénote l’islamisme radical. Initialement, celui-ci s’est développé dans les pays arabes grâce au soutien des USA et, dans les territoires palestiniens, a celui d’Israël. Le phénomène en effet apparaissait aux yeux de ces deux pays comme l’alternative aux Partis laïques progressistes et/ou nationalistes jugés antioccidentaux en ces temps là.

Si l’image que certains pays arabes déstabilisés offrent depuis plusieurs années déjà est ainsi des plus mièvres, il n’y a pas lieu cependant de jeter le bébé avec l’eau du bain. D’irréfutables et éclatantes preuves du passé sont là quant au génie de ces peuples qui finiront par se redresser correctement tôt ou tard.

En effet, faut-il oublier que, jadis, ce sont en fait les pays et la culture arabes qui ont tout apporté au monde… A l’heure ou l’Europe s’engluait dans la barbarie (exemple : l’Inquisition, la St Barthelemy…) les musulmans apprenaient au monde les mathématiques et la philosophie, érigeaient en Espagne de somptueux monuments et autres bâtiments stylés, professaient l’art de naviguer, de vivre et d’aimer ainsi que l’astronomie.

Ces réalités, bien que caduques ne peuvent être comme ex nihilo. Un exemple pointu peut, à bon escient conforter la thèse : quand la stoïque Jeanne d’Arc montait sur le bûcher à Rouen pour être brulée comme sorcière, les arabes surent allumer le flambeau des sciences et créer en ces années là des universités à Bagdad (cependant que des soudanais en faisaient de même à Tombouctou). Le génie d’un peuple peut, en certaines de ses facettes, perdre son éclat, hiberner durablement mais ne s’éteint  guère à jamais. L’histoire en a connu en des reveils aussi tardifs qu’extraordinaires. De nos jours, les pays arabes sont fustigés à chaque coup des terroristes. Une analyse dans le temps et dans l’espace s’avère nécessaire pour éviter un fourre-tout facile :

Que nombre de nations comme la Libye, la Syrie, le Yémen ou l’Irak soient engloutis dans des chaos plus qu’absurdes et soient en même temps terreaux potentiels de production de terroristes cela est évident. Que par exemple, au nom de l’islam l’on ait décapité récemment 21 chrétiens coptes égyptiens en Libye voila là aussi une funeste réalité que l’histoire à enregistrée. De quel islam était-il, question ? Du vrai ou de ce que des cerveaux enflammés se sont construits à des fins qui sont exclusivement les leurs ? Le terreau ça et là est tout trouvé pour être propice au terrorisme et à toutes sortes de gangrènes.

Mais au delà, n y a-t-il pas de causes profondes à comprendre et d’autres grilles d’analyse des sociétés ? Il faut nécessairement que des injustices criardes s’amoindrissent. Les souffrances monstres en Palestine sont un terreau de dérèglements extrémistes.

Aucun peuple n’est inférieur et alors digne d’être maintenu dans des conditions infra humaines. Oui, les systèmes politiques peuvent largement favoriser des extrémismes.

Lorsque, il ya peu plus d’un an, pour se  » défendre «  et répondre à des tirs de roquettes archaïques sur son sol (ce qui est condamnable) un Etat mille fois mieux armé en est venu à détruire les hôpitaux, les écoles, les orphelinats d’une capitale voisine, l’Occident (la France exceptée) ne désapprouve la disproportion et l’excès que mollement. A la télé, des scènes de nourrissons agonisant dans des mares de sang ont ému le monde entier. Force est de reconnaitre l’hypocrisie des Occidentaux: alors qu’ils plaident pour le respect des droits de l’homme et l’indépendance des peuples, ils refusent en même temps l’application concrète du principe aux Palestiniens, soutenant les occupations de colonies malgré leur caractère illégal.

Tant qu’il n y aura pas une affirmation plus nette et à caractère plus contraignant du droit international, des équilibres et des digues seront rompus. Et des passions aveugles, pernicieuses et ciblées seraient difficiles à éteindre.

Défis et méthodologies

Les attentats et le terrorisme, par ces temps modernes devrait pouvoir être vaincus et les guerres se raréfier.

Au 19è siècle la guerre était considérée comme un mode normal de relation entre Etats. La légitimité et même la légalité d’y recourir lorsqu’un désaccord opposait ces Etats, n’étaient guère contestées par les acteurs de la vie internationale. Aujourd’hui, tout devrait être différent, y compris au Proche Orient. Des gouvernances arabes ça ou là sont sujettes à caution cependant que par ailleurs, un seul Etat semble y avoir tous les droits y compris dans ses excès.

Le système politique dans nombre de pays arabes (creusets du djihadisme et des attentats) est davantage subi par des masses plus désapprobatrices et impuissantes que consentantes. Des pays complexes comme le Yémen sont-ils appelés à trouver vite la paix ?

Partout, il faut davantage de justice, de meilleur partage de la richesse nationale et d’écoute réelle des peuples qui s’exprimant (hors micros en général) sont dans leur ressenti réel et leurs aspirations.

Pour contre carrer à vaste échelle les attentats, sans doute devrait-on mettre davantage l’accent sur les volets que sont:

L’amélioration des échanges d’infos très pointues en temps réel

La multiplication de prêches reflétant les vraies valeurs de l’islam

La conception de meilleures stratégies pour l’emploi

L’empêchement sur le sol national de formation de réseaux de recrutement pour le jihad ou autres miroirs aux alouettes.

Conclusion

Eradication des attentats? Peu probable à court terme. Mais il faut démarrer un élan nouveau. Seul à même d’être salvateur car plus tôt un cancer est traité, plus grandes sont ses chances de disparition.

En fait, ceux qui gouvernent les nations sont invités, par la brutalité des évènements et des risques, à concevoir non pas un monde nouveau, mais désormais un canevas un peu différent du vivre ensemble, une meilleure cohésion et discipline sociales collectives. Tout malien qui émet la moindre idée si simple soit-elle, proposition ou initiative aidant à la protection nationale contre les attentats, atrocités et banditisme ne fait que remplir un devoir en l’occurrence plus spécifique que classique depuis le passage des jihadistes au Nord. Les Maliens qui en ont assez vu en matière de chocs ne désirent qu’avancer dans la paix pour développer ce rude pays qui est leur vraie richesse.

Pourrait-on un jour comprendre tous les mécanismes du terrorisme ? Comment un jeune Anglais qui a grandi dans les brumes de Liverpool et non dans l’austérité de quelque désert que ce soit,  en est-il arrivé, même endoctriné, à décapiter des humanitaires Américains et Japonais, pris dans le piège de l’Etat islamique ? L’alchimie de la sociologie et de la vie elle-même n’a pas fini de nous exhiber ses mystères.

Le hasard des enchevêtrements de la vie justement fait que des Etats Sahéliens sans grands moyens (Mali, Niger…) se trouvent sous la même menace invisible, sournoise que les nations les plus équipées (France, USA, Australie…). C’est la même peur partout. Comme quoi, même si le djihadisme et les attentats arrivaient à être vaincus, les destinées des peuples sont en réalité beaucoup plus imbriquées qu’il n’y parait.

Malgré les progrès techniques faramineux actuels et l’élargissement de la réflexion humaine qu’ils sous-tendent, notre époque se révèle incapable de stopper des tueries monstres qui durent depuis cinq ans comme à Damas ni la destruction fondamentale de la Libye. Une Libye qui, avec l’argent de ses contribuables, avait tant aidé d’autres pays tant en Europe qu’en Afrique. Nul doute que les générations à venir jugeront plus que sévèrement les paradoxes effarants des temps actuels, les nôtres en somme, nous leurs devanciers.

Dans le monde politique où l’égocentrisme et des ressentiments injustifiés peuvent guetter des acteurs ou des nations à leur insu même, le retour de l’ascenseur n’est pas forcement la chose la mieux partagée. Mais qu’importe ! Le destin de chacun et de tous s’accomplira. Y compris celui de la généreuse Libye d’antan.

Par le Dr Mantalla Coulibaly

Médecin V. Auteur d’Ouvrages

Email : mantallacoulibaly@yahoo.fr

Tel : 66 78 57 41

Source: L’Indépendant

Mandat sans fin des élus locaux : Une nouvelle prorogation qui viole les règles

L’enfant par définition est un homme en devenir. Il évolue et passe par des étapes pour atteindre la maturité biologique, sociale et psychologique. Chaque étape de son développement ases réalités, ses exigences et se besoins. L’enfant est être très sensible .Il est comme de l’argile car il prend la forme qu’on lui donne. Par conséquent il mérite une attention toute particulière, il doit être surveillé de près comme le lait sur feu par son entourage. C’est dans cette optique que Joseph Ki-Zerbo disait dans son ouvrage intitulée « Eduquer ou périr » : « l’enfantement est individuel mais l’éducation est collective. » A travers cette affirmation il montre que l’enfant est un bien collectif. Bien éduqué, il devient utile à lui-même et à sa communauté. Dans le cas contraire il devient comme une termite, il ronge et détruit la société.

enfant mineur orphelin pauvrete

De nos jours un constat s’impose : presque dans toutes les grandes métropoles africaines on rencontre plus d’enfants dans la rues que dans les familles ou à l’école. Pire ceux qui sont élèves passent plus de temps dans la rue qu’à l’école ou dans les familles. Comment peut-on appeler de tels enfants ? Ils sont bien sur  les enfants de la rue. Ils sont de deux catégories : il y a ceux qui sont dans la rue nuit et jour et ceux qui sont élèves mais passent le clair de leur temps dans la rue.

Où sont partis leurs parents ? Ils sont bel et bien là vivants et actifs. Mais ils ont d’autres priorités. La priorité des priorités pour eux c’est la recherche du pain quotidien. Ils cherchent aujourd’hui ce qui doit être préparé et mangé demain comme repas .Ils courent après le pain quotidien du lever au coucher du soleil dans les ateliers, dans les marchés, dans les chantiers, dans les gares routières.

Les enfants sont délaissés et abandonnés à eux même, privés de la chaleur  de l’affection et de la protection des parents. Ils sont sevrés d’éducation, d’apprentissage de métiers pour vivre demain honnêtement à la sueur de leur front. Ils sont exposés  à la toxicomanie, à l’alcoolisme, à la débauche. Le tableau est sombre.

A-t-on le droit de parier sur des enfants vivant dans de telles conditions pour construire l’Afrique de demain ?

Mamadou Sissoko, professeur de philosophie                   

Source: L’Indicateur du Renouveau

Le Président du Collectif des Maliens pour la réconciliation, le pardon et la paix, Baba Traoré, a rendu visite à l’ancien Président du Mali , le 23 mars dernier, à Dakar : « Je n’ai de problème avec aucun Chef d’Etat du Mali. Je suis fier d’être Malien et je le serai jusqu’à ma mort » ATT dixit

Le président du Collectif des Maliens pour la réconciliation, le pardon et la paix, Baba Mahamane Traoré, vient de séjourner à Dakar où il a rencontré l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré, en exil depuis avril 2012. Les échanges entre les deux hommes ont surtout porté sur la création d’un cadre de concertation entre les anciens Présidents du Mali et Ibrahim Boubacar Kéîta (IBK). Du coup, le soldat de la démocratie a adhéré à ce projet tout en précisant  qu’il n’a aucun problème avec qui que ce soit notamment les anciens Chefs d’Etat. Avant de faire cette affirmation : « Je suis fier d’être Malien et je le serai jusqu’à ma mort ».

amadou toumani toure ancien president malien att

La création d’un cadre de concertation entre les anciens Chefs d’Etat du Mali et l’actuel locataire de Koulouba, Ibrahim Boubacar Kéïta, est une initiative du Collectif des Maliens pour la réconciliation, le pardon et la paix. Présidé par Baba Mahamane Traoré, ce collectif regroupe plusieurs associations notamment le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE). En initiant ce projet, le collectif veut jouer sa partition dans le cadre de la réconciliation nationale et le pardon de tous les fils du pays.

Après la conférence de lancement à la Maison de la presse il y a quelques mois, le Collectif a entamé une série de démarches pour rencontrer et échanger avec les  différentes personnalités dont les anciens présidents de la République. C’est dans ce cadre que les responsables du collectif ont, tour à tour, rencontré  le président de la Transition, Pr Dioncounda Traoré, puis le Général Moussa Traoré.

Les anciens ministres de la Défense, Ba N’Daw et de la Communication, Mahamadou Camara, ont reçu la visite des membres du Collectif. Sans oublier aussi le Guide spirituel, Chérif Ousmane Madani Haïdara. Ils ont tous apprécié cette belle initiative qui permettra d’instaurer une paix durable au Mali. L’ancien Président Moussa Traoré n’a pas manqué d’exprimer sa grande satisfaction, lors de la visite  que des membres du Collectif lui ont rendue : « Je suis disposé à prendre part au jackpot pour la paix et la réconciliation nationale. Je prie Dieu pour que le Mali ait la paix  avant ma mort. J’ai pardonné  à tous ceux dont j’ai été victime ».

Le dimanche 23 mars 2015, le président du Collectif des Maliens pour la réconciliation, le pardon et la paix, Baba Mahamane Traoré a profité de son séjour à Dakar,  dans le cadre du Championnat d’Afrique des Nations des moins de 20 ans, pour rendre visite à l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré dit ATT. Celui-ci séjourne dans la capitale sénégalaise depuis  les événements de mars 2012 qui l’ont écarté du pouvoir. C’est un ATT en pleine forme qui a échangé, pendant une vingtaine de minutes avec son visiteur du jour, aux environs de 21 heures. L’accueil était très chaleureux.

D’entrée de jeu, Amadou Toumani Touré dit avoir reçu la correspondance que le Collectif lui avait adressée concernant la création d’un cadre de concertation entre les anciens Présidents et IBK.  « Je n’ai de problème avec aucun Chef de l’Etat malien. Je pense que votre initiative est salutaire » dira ATT. « Je suis fier d’être Malien  et je le serai jusqu’à ma mort. Je suis d’ailleurs pressé de rentrer au pays malgré tout le confort et la sécurité dont je bénéficie de la part des autorités et du peuple sénégalais. A chaque fois que je reçois la visite d’un Malien ici à Dakar, c’est la nostalgie du Mali qui se réveille en moi »  précisera-t-il.

En tant que grand amoureux du ballon rond, Amadou Toumani Touré a aussi échangé avec son hôte du jour sur la participation des Aiglons du Mali à la CAN U20 au Sénégal. Selon lui, l’équipe malienne pouvait faire mieux que la 4ème place avec des joueurs talentueux. Il a, ensuite, félicité les Aiglonnets du Mali pour leur sacre continental à Niamey. C’est dire qu’ATT suit de près l’actualité sportive du Mali.

                               Alou Badra HAIDARA

Source:  L’Indépendant

Commémoration du 26 mars : « Il faut consolider les acquis », selon Niankoro Yea Samaké

Le Mali a commémoré hier le 26 mars qui consacre l’avènement de l’ère démocratique. Le président du PACP, Niankoro Yeah Samaké, avec qui nous nous sommes entretenus après le dépôt de la gerbe de fleur au monument aux Martyrs, nous a livrés ses impressions.

yeah samake pacp niamakoro

« Nous étions dans la rue en 1991 pour réclamer les libertés fondamentales ; à savoir : la liberté de presse, la liberté d’association, le multipartisme et surtout l’alternance politique. Aujourd’hui, tout cela est un acquis et le Mali doit se réjouir de ces acquis tout en exprimant sa gratitude à ceux qui se sont sacrifié pour que cela soit.

Et c’est pourquoi je me suis rendu personnellement à la cérémonie de dépôt de gerbe au monument aux Martyrs pour être avec les compagnons de lutte. Aujourd’hui, nous sommes en train de nous asseoir sous l’arbre que les martyrs ont planté. Aujourd’hui, les acquis sont là, ils sont pertinents et il faut continuer la lutte pour les préserver, pour préserver l’intégrité territoriale, l’alternance démocratique pour que nous ne retombions plus dans la situation néfaste que nous avions connue en 1991.

Ceci dit, le 26 mars n’est pas une fin en soi, c’est une date historique et ne doit pas servir de prétexte pour certains pour bloquer l’évolution, la progression de notre chère patrie. Le 26 mars est aussi les idéaux qui continuent ».

 

Quid du chef de file de l’opposition ?

Pour le président du PACP, c’est un acte légal parce qu’il a été voté par l’Assemblé nationale à travers une loi. S’il n’adhère pas à l’initiative, il la respecte quand même. A l’en croire, il ne faut pas privilégier un individu ou un groupe d’individus qui n’est pas de la majorité présidentielle au détriment des autres partis. « Il ne faut pas donner les moyens de l’Etat à un membre de l’opposition au détriment des autres. Tous les Maliens doivent jouir des mêmes droits fondamentaux. Tout individu ou tout homme politique doit jouir des mêmes libertés publiques comme stipulé dans la Constitution du 25 février 1992″.

« Nous pensons que cette loi sera abrogée un jour lorsque ces tares vont se révéler aux décideurs de la nation ». Certains voient, poursuivra-t-il, la nomination du chef de file de l’opposition comme un progrès, alors que nous nous pensons que c’est un recul. « Le Mali n’est pas seulement la majorité et l’opposition, il y a aujourd’hui un nouveau camp qui a vu le jour et qui s’appelle le centre », a révélé M. Samaké.

« Ce centre n’est pas idéologique, il n’est pas avec la majorité et ne compte pas s’associer avec l’opposition. Notre ambition ce n’est pas d’affaiblir le pouvoir, nous voulons défier l’opposition et permettre à la classe politique de s’inspirer aux centristes. Il faut que l’opposition arrête de s’agiter  parce qu’elle n’est pas au pouvoir  et elle doit prendre son mal en patience jusqu’en 2018.

C’est vrai que le parti au pouvoir peine à trouver ses marques pour résoudre les grands dossiers de la nation. Cependant, nous les invitons à la transparence et à réduire le train de vie de l’Etat à la hauteur de la crise que le pays traverse ».

Ben Dao

Source: L’Indicateur du Renouveau

Assemblée générale des associations de soutien à l’ex-président de la République : Des milliers de leaders et cadres politiques maliens réclament le retour rapide au pays de ATT

Pour marquer la commémoration du 26 mars 1991, date anniversaire de l’ouverture démocratique au Mali, des centaines d’associations ont réussi une grande mobilisation au cours d’un meeting hier, jeudi 26 mars 2015, au CICB.

Pour la circonstance, la salle des mille places était remplie comme un œuf, avec à la clé la présence remarquable de plusieurs responsables politiques, parmi lesquels de nombreux anciens ministres et anciens ambassadeurs, des députés, dont Ahmadou Abdoulaye Diallo (PDES), Pr Salikou Sanogo (URD), Dr Aliou Badra Macalou (UM-RDA), Ibrahima N’Diaye et Amadou Cissé (URD), Harouna Cissé (ADEMA), Amadou Koïta (PS Yelen Kura), Souleymane Koné (FARE), Mme Diallo Madeleine Bah (MPR),  etc. Tous ont vivement appelé à une mobilisation populaire en faveur du retour rapide au bercail du président ATT et ont émis l’espoir de l’accueillir bientôt avec les honneurs dûs à « ce digne fils du Mali « .

Il faut signaler que cette grande assemblée générale est une initiative de plusieurs associations, dont la cheville ouvrière est l’Association citoyenne de soutien à ATT (ACS-ATT) dirigée par Hamane Touré dit Serpent. L’initiative a suscité la sympathie des personnalités ayant assumé de hautes charges de l’Etat sous le président Amadou Toumani Touré. On peut citer Mme Fatoumata Siré Diakité, Mme Dandara Touré, Mme Fatoumata Sacko dite Dinna, Séga Doucouré, Me Maliki Ibrahim, Mme Fatoumata Soumaré, Oumar Bouri Touré dit Billy et plusieurs anciens ministres, ambassadeurs et anciens directeurs nationaux. Sans compter les artistes dont Djénéba Seck (qui aurait effectué le déplacement de Paris à Bamako pour rehausser par sa voix d’or l’éclat de l’événement), Sali Sidibé  et d’autres.

ATT faiseur de bonheur

Parmi les intervenants à ce mega meeting, les anciens ministres Ahmadou Abdoualye Diallo, président du parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) et Ibrahima N’Diaye dit Iba, président d’une association dénommée  » Notre Action pour le Mali  » ont retenu l’attention.

  1. Diallo a quasiment fait un discours bilan des actions et réalisations de l’ex-président de la République, renversé par le coup d’Etat militaire du 22 mars 2012. Il a égrené point par point les nombreuses actions salutaires qui ont changé la vie des Maliens. Il s’agit des nombreux logements sociaux, des routes, des échangeurs, des ponts, des infrastructures éducatives (facultés et universités) socio-sanitaires telles que les hôpitaux et les CSCOM, qui ont poussé comme des champignons. Il n’a pas manqué de mettre l’accent sur les nombreuses réalisations au plan agro-industriel. Sans oublier la gouvernance économique et politique du  » soldat de la démocratie « .

Ahmadou Abdoulaye Diallo  de souligner que ATT s’est entièrement dédié au  bonheur de ses compatriotes.  » Pas le bonheur factice, pas le bonheur dans les incantations, le vrai bonheur «  à travers des actes qu’il a posés et qui ont eu une incidence directe sur le quotidien des Maliens. Et l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie sous ATT d’expliquer, sous les applaudissements nourris de la salle, que l’ancien locataire du palais de Koulouba a mieux géré le dossier du Nord du Mali.  » Il a longtemps appelé à la tenue d’une conférence internationale sur la sécurité au nord du Mali et en général dans la bande sahélo-saharienne en particulier. Il n’a pas été suivi… Il a prôné le dialogue pour aller à la paix… Aujourd’hui, l’histoire lui donne entièrement raison… « , a-t-il indiqué.

«Parricide politique»

Il a alors réclamé que tout soit mis en œuvre pour le retour rapide d’ATT dans son pays. Non sans avoir rappelé le riche parcours de l’homme du 26 mars 1991.

Pour Iba N’Diaye, il n’est pas bon pour que le Mali commette ce qu’on pourrait appeler  » un parricide politique « . Car, selon lui, l’on ne peut parler de la démocratie malienne et ignorer que le président ATT en a été un acteur incontournable. Et d’ajouter qu’en dehors du président Alpha Oumar Konaré, tous les autres présidents de la République du Mali ont quitté le pouvoir par coup d’Etat ; mais cela ne doit pas pousser à verser dans le dénigrement contre l’un d’entre eux, l’en l’occurrence ATT, qui vit aujourd’hui à Dakar. Il alors souligné que l’ancien chef de l’Etat doit regagner le bercail ; non pour une quelconque poursuite judicaire, mais pour être réhabilité et avoir droit à tous les honneurs dus à son rang.

L’ancien ambassadeur en Allemagne fédérale, Mme Siré Fatoumata Diakité, Hamane Touré et d’autres ont abondé dans le même sens. Ils ont insisté sur le message émouvant véhiculé par un sketch de jeunes :  » Que le Mandémansa aille chercher son Mandémory ; que le grand-frère aille chercher son jeune-frère, que les enfants d’IBK, Karim et Bouba aillent prendre les mains des filles d’ATT, Mabo et Fanta « .

Bruno D SEGBEDJI

Source: L’Indépendant

Chef de file de l’opposition : L’honorable Soumaïla Cissé désigné.

En déplacement pour une mission parlementaire, le candidat malheureux de l’URD aux élections présidentielles de 2013, l’Honorable Soumaïla Cissé, député élu à Niafounké, vient d’être investi comme Chef de file de l’opposition, à l’unanimité par les responsables du parti de la poignée de mains.

Cette investiture a eu lieu au siège du parti à Badalabougou, conformément aux normes et critères prescrits dans la loi nouvelle portant statut de l’opposition. C’était sous la présidence du premier vice-président du bureau exécutif national du parti, le professeur Salikou Sanogo, en présence de plusieurs cadres.

Dans son discours le prof Salikou Sanogo a indiqué que l’Honorable Soumaïla Cissé s’était  engagé avec détermination, à corriger les insuffisances, de la loi 00-047 du 13 juillet 2000 portant statut de l’opposition au Mali. Pour lui, l’analyse dudit texte a révélé la nécessité de réconforter la position de l’opposition, conformément à la volonté affichée du peuple souverain du Mali, dans le préambule de la constitution du 25 février 1992.A cet effet il a repris ce passage de la loi fondamentale : « De préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la révolution du 26 mars 1991». A ses dires, la majorité et l’opposition, ont toutes convergé vers l’adoption de ce statut de l’opposition .Selon Salikou Sanogo, la dite loi constitue une avancée considérable pour notre démocratie. Il a informé qu’au lendemain de cette réunion extraordinaire, le nom du tout nouveau chef de file (Soumaïla Cissé) sera notifié au ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Salikou Sanogo de préciser que l’articule 13 de cette loi stipule que « le chef de l’opposition politique est désigné, en son sein, par le parti politique déclaré dans l’opposition, ayant le plus grand nombre de députés à l’Assemblée Nationale à l’opposition à l’occasion des dernières élections législatives ».C’est pourquoi, il a rappelé que l’URD a aujourd’hui 18 députés et s’est déclarée dans l’opposition parlementaire depuis les premières heures de l’après présidentielles de 2013.

Dramane Coulibaly  

Source: Le Pouce

26 mars 1991- 26 mars 2015 : Des soutiens « exige » le retour d’ATT

La nation malienne a célébré l’anniversaire du 26 mars 1991 en l’absence de son principal acteur en exil au Sénégal voisin.  Tout comme le général Moussa Traoré, renversé en 1991, le  général Amadou Toumani Touré a aussi été renversé à la  suite d’un putsch militaire le mercredi 22 mars 2012 par le capitaine Amadou Aya Sanogo. En ce jour anniversaire de la libération du Mali du joug dictatorial de Moussa Traoré, l’Association Citoyenne pour le Soutien à Amadou Toumani Touré, a tenu un grand meeting de préparation du retour de l’ex-président. C’était dans la salle de 1000 places du CICB où l’on notait la présence du président de l’association, Hamane Touré dit Serpent, d’Amadou Goïta, de N’Diaye Bah  de l’association notre Action pour le Mali, et d’Amadou Abdoulaye Diallo, président du PDES, ex-ministre sous le régime d’ATT. D’autres personnalités de marque étaient aussi présentes.

amadou toumani toure ancien president malien att

C’est une salle archicomble de membres d’associations, d’amis et de sympathisants venus prendre part à ce meeting de soutien et de préparation du retour de l’ex- locataire de Koulouba, Amadou Toumani Touré, de son exil dakarois. Selon le président de l’ACS-ATT, Hamane Touré dit Serpent, « le retour d’ATT est plus qu’une nécessité dans le contexte actuel, favorable, marqué par la normalité constitutionnelle, mais surtout par le processus de réconciliation prônée par son excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, chef de l’Etat du Mali dans son programme de paix et  d’union entre les filles et fils du pays ».

Aux dires de Hamane Touré, la décision de l’association d’œuvrer pour le retour d’ATT découle du « comportement patriotique de l’Homme qu’il est »  et que nulle part, son séjour en terre dakaroise ne doit guère  « s’assimiler à une fuite ». A l’endroit du chef de l’Etat, Touré sollicite de celui-ci « d’accorder sa lettre de noblesse à cette demande » du retour de l’ex-président, tout en ayant égard aux valeurs  traditionnelles et sociales maliennes.

Pour Amadou Goïta, l’un des soutiens farouches à ce retour d’ATT, « c’est un faux débat de  dire qu’ATT est seul et n’a plus d’amis dans ce pays. L’homme en a assez aujourd’hui », dira-t-il, avant de faire savoir qu’il est un « Homme bâtisseur, qui réclame la légitimité de l’histoire », car le risque qu’il avait pris le 26 mars 1991 de mettre fin au bain de sang en témoigne long. Goïta a fait comprendre qu’il ne sert à rien de chercher à ternir l’œuvre de leur mentor, ATT. Aussi dira-t-il, «  tous les Maliens doivent se réconcilier et aller vers l’essentiel qui est la paix, le progrès social, le développement économique. Nous demandons à IBK d’être le plus fort des Maliens pour la réconciliation et d’entendre le cri de cœur du peuple qui ne souhaite que le retour d’ATT », conseille Goïta qui estime qu’  « au lieu de verser ce qui est un acquis, il faut plutôt le sauvegarder ».

Le président du PDES, l’ex-ministre Amadou Abdoulaye Diallo, de son coté, dira que le meeting s’inscrit dans la vision patriotique et pacifique que prône ATT. Pour lui, « ATT est une référence de par sa carrière militaire et politique qui a permis de mettre fin à l’anarchie d’avant 1991 et de doter le Mali d’une constitution démocratiques ». « L’homme est capable de se transcender pour sauver l’intérêt général », a affirmé Diallo. Avant de continuer de saluer la prouesse de l’homme du 26 mars 1991, celui- là qu’il estime être promoteur du bonheur : de vivre chez soi, de manger à sa faim et bien….. Bref de se sentir à l’aise chez soi. « Comment peut-on accepter que celui qui prône ce bonheur vive à l’extérieur ? » s’est demandé Diallo. Il a laissé entendre que le temps a donné raison à ATT, en ce qui concerne  la crise de Nord qui ne nécessite autres voies de  résolution que la négociation. « Nous assumons entièrement la gestion d’ATT », a-t-il conclu.

 

Cyrille  ADOHOUN

Source: Le Pouce

Toumani Djimé sur le départ pour Abidjan : Ousmane Ag Rhissa ou Abderrahmane Sylla ?

Si ce n’est pas le ministre Soumeylou Boubeye Maïga, notre excellent doyen, ce serait, l’un des deux ministres que sont, Ousmane ag Rhissa et Abderrahmane Sylla, l’actuel ministre en charge de l’Intégration Africaine et des Maliens de l’étranger, deux cadres du parti présidentiel.

Les noms de ces deux ministres, tous deux cadres du parti présidentiel(RPM), viennent bousculer sur l’échiquier, celui du ministre Soumeylou Boubeye Maïga. Cette nouvelle approche en ce qui concerne la direction du Cabinet présidentiel, procède d’une volonté technico- politique très forte, l’avènement d’une nouvelle logique de  gouvernance entre le président de la République et la direction du RPM, son parti.

En travaillant à  la montée au cabinet du président de l’un des deux ministres, Sylla ou Rhissa, en lieu et place de Toumani Djimé, sur le départ pour la Côte d’Ivoire, le parti du président de la République, ambitionne la création d’un relai qui en temps réel, pourrait rapidement transmettre les aspirations du président vers la direction nationale du parti et vice- versa. En proposant l’un d’eux, la direction nationale du RPM, affiche sa volonté de rapprocher davantage IBK à son parti et ce dernier au palais de Koulouba.

A en croire notre source, et à l’heure actuelle, le président a besoin de sa majorité et singulièrement, le RPM. Excellent à tous les points de vue, le ministre Soumeylou, encore et davantage dans l’estime du président de la République, est président d’un parti politique, largement aux antipodes de celui du président IBK, ce qui fait qu’à l’Hippodrome, l’on craindrait terriblement leur trop grande proximité, qu’importe la grosse expertise de ce dernier. Mais, puisque tout le
monde, dans le landernau politique malien, tout le monde n’est pas comme Soumeylou, le patron de l’ASMA, à Koulouba ou ailleurs, tombera forcément dans le fauteuil qui supportera son poids.

Sory de Motti

source :  La Nouvelle Patrie

La corruption dans le secteur du transport : Un danger pour les transporteurs

La coordination des groupements professionnels des transporteurs routiers du Mali conteste le mode électoral du bureau national du conseil malien des transporteurs routiers (CMTR).

Dans le but d’informer l’opinion nationale sur les irrégularités qui entachent  le processus électoral de la mise en place du nouveau bureau du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), la coordination des groupements professionnels des transporteurs routiers a organisé une conférence de presse le  mercredi 25 mars à l’hôtel résidence Bouna à l’ACI 2000.

En présence des intervenants comme : M. Malick Diallo, vice président du bureau national du CMTR (Conseil Malien des Transporteurs Routiers), M. Amadou Traoré du groupement professionnel des transporteurs routiers- SET ( syndicat des entreprises de transport), M. Baba Coulibaly du groupement professionnel des transporteurs routiers UNCTRM ( Union National des coopératives des Transporteurs Routiers du Mali, M. Amadou Diabaté chargé à la Communication du bureau national du CMTR, M. Adama Coulibaly du groupement
professionnel des transporteurs routiers SYNTRUI. Avant la création du CMTR, le secteur des transports au Mali était complètement désorganisé et  confronté à  plusieurs problèmes dont entre autres,  la présence de plusieurs barrières ou postes de contrôle et la vétusté du matériel roulant.

Créé pour relancer le  secteur, le Comité malien des transports routiers (CMTR) a enregistré des avancées notoires dans le domaine de l’assainissement du secteur des transports et surtout le renouvèlement du parc automobile à seulement quelques années d’existence. Articles 3 elle est notamment chargée de : élire les membres du bureau ; adopter et modifier le règlement intérieur ; approuver le budget ; examiner, approuver ou modifier les comptes et les rapports de gestion présentés par le Bureau. Pour être électeur, ceux des ressortissants du Conseil Malien des Chargeurs doivent remplir les conditions suivantes : être de nationalité malienne ou ressortissant d’un Etat accordant la réciprocité ; être âge de dix- huit (18) ans au moins ; ne pas être sous le coup d’une déchéance ; être immatriculé au registre du commerce et identifié au service de la statistique à titre personnel. Et le bureau comprend : un président ; deux vice- présidents ; un trésorier général ; un trésorier général adjoint ; un secrétaire aux relations extérieures ; un secrétaire à laCommunication. Les listes électorales sont tenues au niveau de chaque cercle et du district de Bamako par une commission dont la composition est déterminée à l’article 8 du Décret n 04-359 PRM du 08 septembre 2004 fixant organisation et les modalités de fonctionnement du conseil malien des transporteurs routiers. La composition du conseil malien des transporteurs routiers est composée de 188 membres titulaires et 188 membres suppléants.

Selon M. Adama Coulibaly : «La révolution de 1991 a donné naissance à plusieurs syndicats dans les domaines clés d’activités génératrices de ressources pour l’Etat malien. Pour faire face à la situation critique du domaine du transport routier, le gouvernement à l’époque sous la pression de la Banque mondiale devait urgemment créer un interlocuteur entre l’Etat malien et les transporteurs routiers du pays en vue d’élaborer une gestion effective dans ce secteur. » À ajouté M. Malick DIALLO «Trois arrêtés ont à ce jour été pris par le ministre du Transport et de l’équipement, Mamadou Hachim Koumaré pour régir le mode électoral de la mise en place du bureau national du conseil malien des transports routiers. Cependant, aucun n’a été approuvé par la coordination des groupements professionnels des transporteurs routiers taxant ces arrêtés ‘’contraires aux dispositions du décret d’application de 2004’’. Pour les membres du CMTR, le ministère a atteint le degré du paroxysme de
l’incompétence, a souligné Malick Diallo, vice-président du CMTR avant de déclarer que les vrais problèmes du Mali sont ses cadres. Il conclura en appelant le gouvernement à s’imprégner de ce dossier sans quoi un préavis de grève serait déposé ». Selon M. Amadou Diabaté, «
C’est dans ce contexte que naquit le Conseil Malien des Transporteurs Routiers connu sur le vocable CMTR par le décret N°04-359/ P-RM du 8 septembre 2004 à la demande des transporteurs routiers. Cette structure professionnelle parapublique représente à la fois ces deux entités. Elle représenta dès lors l’interface entre le gouvernement et les syndicats du domaine de transport. Le CMTR est donc depuis sa création, la structure qui a permis à l’Etat et aux transporteurs à travers la voix des syndicalistes d’étaler avec minutie les difficultés liées à ce secteur tant important pour le pays».  Selon M. Amadou Traoré « Cependant, le CMTR dont le bureau a officiellement été ouvert en 2006 a connu à partir de 2012 la fin du mandat du bureau national, un silence notoire de la part du gouvernement qui ne se manifestera que le 1er octobre 2013 avec l’insistance de la coordination des groupements routiers. Depuis cette réaction aucun acte administratif jusqu’aujourd’hui n’a été pris par le ministère de tutelle pour orienter le sort de cette structure hautement stratégique dans le secteur du transport. C’est dans cette atmosphère de tension entre les parties que le 3 juillet 2014, le ministère du Transport et de l’équipement adressait une correspondance au CMTR dans laquelle l’organisation des élections du bureau national prenait donc effet.
Une décision qui devait certainement mettre fin aux dissensions». La date des élections à l’Assemblée consulaire du Conseil Malien des Transporteurs routiers est fixée au Samedi 04 avril 2015.

Nouhoum Traoré (Stagiaire)

source :  La Nouvelle Patrie

Tribune : LES IDÉAUX DE MARS 1991 ET LA QUESTION DE L’UNITÉ NATIONALE

Je voudrais remercier l’ADVR (association pour la défense des victimes de la répression de mars 1991) qui nous donne l’occasion ce matin, en rendant hommage aux martyrs de la révolution démocratique de mars 1991, d’évoquer la longue quête de liberté, de justice et de démocratie du peuple malien.

tiebile drame parena opposition
Mars 1991, loin d’être un aboutissement, est une étape (certes cruciale ) mais une étape de la lutte de notre peuple pour l’indépendance et la dignité.
Cette lutte a commencé avec la résistance contre la conquête impérialiste. Les leaders de la résistance anti-impérialiste avaient, entre autres, pour noms: El Hadj Omar, Ahmadou Sékou,  Babemba, Samory, Mamadou Lamine, Souébou, Cheiboun et j’en passe.
La quête de la souveraineté et de la dignité s’est poursuivie avec les luttes multiformes contre l’oppression coloniale: le travail forcé, le régime de l’indigénat et l’humiliation.
Les résistants qui ont levé le drapeau de la dignité nationale pendant cette période sombre sont, entre autres, Komi Diossé, leader de la révolte du Bélédugu (1915), Banzani, intrépide dirigeant de la révolte des Bwas  (1916) et l’Aménokal des Oulliminden, Firhoun Ag Alinsar (1916).
Puis, il y a eu la naissance des syndicats, les luttes des cheminots du Dakar-Niger, luttes immortalisées par Sembène Ousmane dans le roman « Les bouts de bois de Dieu », la création de l’Union des travailleurs noirs ( UTN) par le Soudanais Tiémogo Garan Kouyaté.
Les activités des groupes politiques clandestins, celles des partis comme l’Union soudanaise RDA ou le PSP, la lutte pour l’indépendance nationale, le 22 septembre 1960 rentrent dans le cadre de cette longue quête de la dignité et de  la liberté.
L’indépendance conquise, les efforts pour forger une nation malienne et édifier une  économie nationale ont continué jusqu’au coup d’État militaire du 19 novembre 1968.
De cette date à la révolution de mars 1991, le peuple n’a pas courbé l’échine.
Inspirées et animées par le PMT ( parti malien du travail) et ses rameaux ainsi que par l’US-RDA et ses rameaux, des luttes multiformes ( à l’intérieur comme dans la diaspora) ont marqué la résistance du peuple.
Les rameaux du PMT sont: SVB, Sanfin, Union de lutte Tiémogo Garan Kouyaté.
Ceux de l’US-RDA sont le RPM ( celui de 1974 qui a diffusé un tract contre le référendum qui devait adopter la constitution du 2 juin 1974), le PMRD, le FDPM, puis le FNDP.
Ce sont ces deux grandes familles de la résistance qui ont créé et/ou animé les nombreuses associations et syndicats parmi lesquels on peut citer: Askia Nouh, CDLDM, STMF,  UNTM/SNEC, UNEEM,  Jamana, Club Nelson Mandela, ADIDE, AEEM, CNID, ADEMA….. En outre, des militants issus de ces deux familles politiques ont été parmi les pionniers de la presse libre dont la contribution a été décisive dans l’avènement de la démocratie.
Né de la lutte contre le coup d’État de 1968, le mouvement démocratique atteindra son point culminant avec la fermentation et l’ébullition démocratiques qui conduiront à la révolution de mars 1991.
Le mouvement démocratique malien est le père de la révolution de mars.
La 3ème République qui est la fille de cette révolution est consacrée de juré par la constitution adoptée par le peuple souverain du Mali le 12 janvier 1992.
Reprenant les idéaux de mars et réaffirmant l’aspiration profonde du peuple malien à la liberté, la justice et la démocratie, cette constitution proclame que le Mali est une République démocratique, laïque et sociale.
Alors qu’elle proclame que la République du Mali est une et indivisible, elle reconnaît le principe de la libre administration des collectivités territoriales tel que voulu par la conférence nationale souveraine réunie en juillet et août 1991 après la victoire de l’insurrection.
En vertu de ce principe, le Mali a mis en œuvre (suite à un intense débat participatif à travers tout le pays) une grande réforme démocratique: la décentralisation qui a créé 703 communes!
La décentralisation a été une réponse institutionnelle à la demande  de démocratie exprimée par les populations à la base qui ont souhaité une gestion de proximité de leurs affaires.
Elle a été également une réponse politique aux revendications exprimées par les groupes armés du Nord lors de la rébellion du début de la décennie 1990.
Le Pacte national d’avril 1992 signé entre le gouvernement de transition et les mouvements armés d’alors a ouvert au Mali une période de vingt années pendant lesquelles ont été accomplis d’immenses efforts d’intégration nationale, donc de construction de la Nation malienne plurielle.
Cette ère caractérisée par une politique soutenue de stabilisation du Nord, de solidarité, de réconciliation, de développement et par la mise en œuvre du principe de libre administration des collectivités a été interrompue par la rébellion déclenchée par le MNLA en janvier 2012 suivie de l’occupation des 2/3 du territoire par des groupes djihadistes.
Il est vrai que la dernière décennie de cette période a connu des ralentissements dans la mise en œuvre de la décentralisation et même des reculs qui ont fini par réveiller au Nord des velléités identitaires notamment en 2006 et en 2012.
La présence des djihadistes étrangers sur notre territoire, le business des otages occidentaux et le narco trafic ont contribué à fragiliser notre pays et à déstabiliser le Nord.
La question de l’unité nationale est d’une brûlante actualité. Elle se pose avec acuité au regard de la profonde crise sécuritaire et institutionnelle déclenchée en 2012 par la rébellion du MNLA qui a vu l’effondrement de l’armée et de l’État.
Elle se pose avec inquiétude au regard des résultats issus du long processus d’Alger et du blocage consécutif au refus des groupes de Kidal de parapher le projet d’accord du 1er mars.
Sans débat et sans bilan critique de la décentralisation, le projet d’Alger crée de facto des régions autonomes dirigées par des présidents de régions élus au suffrage universel direct et cumulant les fonctions de président de l’Assemblée Régionale, de chef de l’Exécutif et de l’administration de la région.
Les décisions des organes délibérants de ces régions seront exécutoires dès après transmission au Représentant de l’État qui ne pourra exercer qu’une mission de contrôle a posteriori.
La nouvelle gouvernance instaurée au lendemain de l’élection présidentielle a fragilisé l’État déjà affaibli par la crise sécuritaire et institutionnelle.
Dans ces conditions, beaucoup craignent que le projet d’accord d’Alger ne renferme les germes d’une désintégration à terme du Mali.
S’il est impossible d’espérer revenir au statu quo ante, celui d’un État central, dominateur et prédateur depuis Bamako, il y a lieu d’entendre les angoisses et les inquiétudes suscitées par plusieurs dispositions du projet d’Alger.
Le Mali de mars 2015 ressemble à un pays au pied du mur, coincé entre le marteau et l’enclume.
Il faudra alors, au vu du blocage actuel, que le Mali reprenne le contrôle du processus de sortie de crise et relance le dialogue inter-malien pour parvenir à un accord susceptible de restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays.
Par dessus tout, il est urgent que s’engagent des concertations nationales pour débattre à la fois du blocage du processus de sortie de crise et de la situation générale du pays.
C’est à ce prix qu’il sera possible de conjurer les menaces qui pèsent sur la Nation et d’éviter les risques de guerre civile au Nord, de nouvelle rechute et d’effondrement du pays.
Ces concertations seront respectueuses de la constitution et de la légitimité de l’institution présidentielle.
Elles permettront de dessiner une feuille de route pour:
– relancer le dialogue inter-malien maîtrisé par notre pays,
– préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale et promouvoir  la réconciliation et la cohésion,
– restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays,
– élaborer un consensus sur la bonne gouvernance et l’état de droit au Mali.

Conférence prononcée par Tiébilé Dramé à la Pyramide du Souvenir à l’occasion du 24 anniversaire du vendredi noir, journée des martyrs

source : L Essor

Campagne d’un retour au pays natal : ATT, n’est vraiment pas fier

Malproprement chassé de son palais, avec tout le risque qu’il a couru, lui, son épouse, leurs enfants, le président Amadou Toumani Touré, aurait sans doute été très fier des maliens qui se réclament aujourd’hui encore de lui, si au jour du mercredi 21 mars ou le lendemain 22 mars, ils étaient massivement sortis pour faire barrage aux putschistes, empêchant dans la foulée, que la CEDEAO, ne vienne lui demander de rendre le tablier sans protocole.
Sans protocole, voilà la manière avec laquelle, le président ATT a rendu son tablier de président de la République du Mali. Un micro de l’ORTM, une camera et un bout de papier, sur lequel, sa démission a été rédigée à la hâte. Même pas le privilège d’une simple adresse

tshirt vetement amadou toumani touré att
télévisée avec le cérémonial d’un président qui s’en va. Le président Amadou Toumani Touré, aurait été fier si, ces maliens qui scandaient son nom, matin, midi, et soir, ‘’AMBE SA INOFE’’, étaient massivement sortis à l’ACI 2000, où lui et sa famille s’étaient retranchés avant de pouvoir quitter le pays, pour lui témoigner leur soutien, leur sympathie, quitte à abandonner sous la pression de Kati. Mais que non.
Il est resté dans l’angoisse et la solitude, avec comme seul gage de survie, les coups de fils de Ouattara, Blaise et leurs mandants, qu’étaient Bassolé et Bictogo. Sans cela, à défaut d’être tué avec les membres de sa famille par ces gens là, il  aurait connu l’humiliation
d’une mise aux arrêts.

Que va-  t- on nous dire maintenant ?
Que ressent – il, lui ATT,  aujourd’hui, sur cette farce montée en son nom ?

Au petit palais où il est retranché depuis sa destitution au matin du
22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré, rancunier comme personne et tirant sans doute les leçons de la trahison humaine, n’écoute même pas ce qui donne l’impression de se faire aujourd’hui en son nom. S’il doit rentrer au pays natal, ce ne serait assurément pas
par la tardive, humiliante et douteuse perche qu’on tente de lui tendre, car, Dieu seul sait, que dans cette affaire de mobilisation, ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait. Des collectes de fonds, à travers des lettres de quêtes ? S’il doit rentrer au pays natal, avec sa famille, en citoyens libres, ce serait sûrement, sans tambour, ni trompette, à la demande et sous la protection de cette même CEDEAO, parce que, aujourd’hui et il faut bien le dire, ATT connaît tout le monde, même ceux là qui, étaient prêts à mourir pour lui. Heureusement
pour lui, dans la douleur et l’humiliation qu’il a vécu en son temps, il rentrerait sans avoir le sentiment de devoir quelque chose à quelqu’un, parce que, personne, n’a rien fait pour lui ici, afin qu’il reste, pas la moindre protection humaine, même pas de ceux qui achetaient leur propre billet d’avion pour paraître devant ses yeux, où qu’il se trouverait sur cette terre. Mais puisqu’il est question de se faire du blé et de la publicité avec son label, alors, jusqu’au
bout. Sinon, ATT n’a pas besoin de tout ça, parce que, le Mali est son pays et aux dernières nouvelles, aucune autorité de ce pays, n’a interdit son retour. Alors pourquoi, tant d’agitation ?

Sory de Motti

source :  La Nouvelle Patrie

Chef de file de l’opposition: L’UNANIMITÉ AUTOUR DE LA DÉSIGNATION DE SOUMAÏLA CISSÉ

Les ténors des partis de l’opposition se disent prêts à accompagner leur nouveau chef de file dont les tâches ne sont pas négligeables

soumaila cisse urd bazin riche

La chronique d’une désignation prévisible a connu son épilogue. L’Union pour la république et la démocratie (URD) a écrit celui-ci en choisissant son président Soumaïla Cissé comme chef de file de l’opposition politique lors d’une réunion extraordinaire du Bureau national exécutif du parti tenue mardi dernier au siège. L’événement n’est pas passé inaperçu pour qui connaît la personnalité de l’homme qui conduit désormais le destin de l’opposition politique. Ayant occupé plusieurs postes ministériels stratégiques dans les gouvernements du président Konaré, ayant assuré au cours de deux mandats la présidence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine, ayant atteint à deux reprises le second tour de l’élection présidentielle (en 2002 et 2013), Soumaïla Cissé, actuellement député à l’Assemblée nationale, fait partie des hommes politiques les plus influents des deux dernières décennies dans notre pays.
Mais pour autant, la désignation de l’élu de Diré pour représenter l’opposition politique a-t-elle échappé à la polémique au sein de la grande famille des opposants ? Pour en savoir plus, nous avons approché certains partis considérés comme des poids lourds au sein de l’opposition. A commencer par l’URD elle-même, formation dirigée par Soumaïla Cissé. Le président du groupe parlementaire de l’Union pour la république et la démocratie à l’Assemblée nationale, Mody N’Diaye, explique que la démarche entreprise par son parti pour désigner un chef de file de l’opposition est tout à fait conforme à la loi qui dit que le parti de l’opposition qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale peut désigner le premier responsable de l’opposition politique.
Ce parti aujourd’hui n’est autre que l’URD qui possède actuellement 17 députés siégeant à l’hémicycle. « Quand la nouvelle loi portant statut de l’opposition a été promulguée le 4 mars par le président de la République, le Bureau exécutif national de notre parti a tenu une réunion extraordinaire au cours de laquelle le camarade et président Soumaïla Cissé a été désigné à l’unanimité pour être chef de file de l’opposition. Après la réunion, la primeur de l’information a été donnée aux autres partis de l’opposition. Je pense que tout le monde est d’accord, parce que nous n’avons fait que suivre la loi », détaille le député Mody N’Diaye.
Pour le 9ème vice président de l’URD, la désignation de Soumaïla Cissé comme chef de file de l’opposition aura pour avantage de renforcer davantage l’opposition contrairement à ceux qui pensent qu’une seule personne ne doit pas parler au nom de l’ensemble des partis de l’opposition. « Avant la nouvelle loi, les partis de l’opposition travaillaient ensemble. Nous ne faisions rien sans nous consulter les uns et les autres. Et le fait d’avoir un porte-parole, un interlocuteur face au pouvoir, ne fera que renforcer davantage les actions que nous allons mener en tant qu’opposition », a-t-il prédit.
LES DIFFÉRENCES SE FERONT ENTENDRE. Pour le Parti pour la renaissance africaine (PARENA), c’est tout à fait normal que le chef de file de l’opposition soit désigné au sein de l’URD. C’est une désignation logique, c’est conforme à la loi et aux résultats des dernières législatives, a commenté son président Tiébilé Dramé qui indique s’être manifesté auprès du nouveau porte-parole. « Les camarades de l’URD nous ont informé, une fois leur décision prise. Rappelons encore une fois que, selon la loi, c’est le parti d’opposition qui a le plus grand nombre de députés qui désigne le porte-parole de l’opposition. La loi ne prévoit pas de consulter le reste de l’opposition avant de faire ce choix. C’est logique. Il n’y a aucun problème du point de vue du PARENA. J’ai envoyé un message de félicitations à notre nouveau porte-parole et chef de file », a-t-il dit. Par ailleurs, le président du PARENA confirme que les partis de l’opposition travaillent ensemble depuis plusieurs mois dans le respect de leurs différences et identités propres. « Cette unité d’action se poursuivra et sera renforcée par l’existence d’un porte-parole. Mais comme il n’y a pas encore de parti unique de l’opposition,  les différentes sensibilités continueront à se faire entendre. C’est sûr », a-t-il annoncé.
Le parti proche de l’ancien président Amadou Toumani Touré (le PDES) qui a choisi d’aller aujourd’hui dans l’opposition, a lui également salué la désignation de Soumaïla Cissé à la tête de l’opposition et se dit prêt à l’accompagner dans sa nouvelle fonction. « Nous sommes à peu près douze partis de l’opposition et nous nous retrouvons régulièrement au siège de l’URD pour prendre les décisions. C’est dire que nous travaillons ensemble déjà. C’est une bonne chose que Soumaïla Cissé soit désigné par son parti pour être le chef de file de l’opposition. Nous avons décidé de l’accompagner dans son travail. Nous sommes prêts à lui fournir des experts qui peuvent en charge des dossiers au sein de son cabinet », a déclaré le chargé à la communication, mobilisation et organisation du bureau national du PDES, Nouhoun Togo. Pour lui, l’ampleur des tâches du chef de file de l’opposition est telle qu’il lui faut les moyens conséquents qui vont au-delà de ceux accordés à un simple vice-président de l’Assemblée nationale lequel n’est pas obligé d’avoir des conseillers à disposition.
Le premier vice-président du parti FARE, Souleymane Koné, estime que le choix porté sur Soumaïla Cissé est tout à fait logique et qu’il mérite d’être respecté. « La désignation de Soumaïla Cissé comme chef de file de l’opposition est le choix souverain de son parti qui est la formation politique de l’opposition parlementaire qui a le plus grand nombre de députés. Nous nous félicitons que l’URD ait pris l’initiative de nous convier à une réunion d’information sur la désignation faite de son président comme chef de file de l’opposition. C’était d’autant plus courtois que la loi ne fixe aucune formalité particulière pour cette  désignation », a-t-il indiqué.
Pour le responsable du parti FARE, logiquement c’est dans le décret d’application de la loi que sont fixées les modalités d’organisation et de fonctionnement du cabinet du chef de file de l’opposition. « Nous n’avons pas connaissance du contenu de ce décret. En fait, nous ne savons pas s’il a été pris par les autorités compétentes », s’est-il inquiété.
M. KÉITA

source : L Essor

En un mot : Le peuple attend son 26-Mars

Esprit trahi, espoir déçu… Le 26 mars suscite peu d’engouement 24 ans après la chute du régime du parti unique. Aujourd’hui, beaucoup de Maliens pensent que les promesses d’un Mali nouveau, prospère et équitable n’ont été que des prétextes pour quelques prébendiers qui n’avaient pas eu de places dans le système de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) pour s’accaparer indument des richesses de l’Etat.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur rénouveau

A quelques exceptions près, les leaders du 26 mars se sont lancés dans une course à l’enrichissement illicite qui s’est traduite par l’accaparement des terres. Aussi 80 % des terrains de l’ACI-2000 appartiennent-ils aux acteurs du 26-Mars dont un nombre impressionnant sont de l’Adéma/PASJ.

Comme si cela ne suffisait pas, ils ont créé et élargi le fossé entre les enfants du Mali en détruisant l’école publique tout en envoyant les leurs à l’étranger dont quelques-uns occupent présentement de très hautes fonctions. Si le 26-Mars était la chose la mieux partagée, si la gouvernance était dans l’intérêt du peuple, nul doute qu’on n’en serait pas là avec la crise du Nord, expression la plus achevée du délitement progressif de l’Etat malien au bonheur de mafias insatiables.

DAK

source : L’Indicateur du Renouveau

Moussa Mara chez Tièbilé Dramé : ‘’Réfléchir, ensemble sur la mise en œuvre de l’accord de paix’’.

Moussa Mara, président de Yelema, ancien Premier ministre, était mardi soir à Bolibana, au siège du Parena, à la rencontre du grand bélier, Tièbilé Dramé. Qui l’aurait crû il y a seulement 6 mois, tant l’adversité politique née du voyage à haut risque, au mois de mai 2014, de Mara à Kidal, était féroce.

 

moussa mara premier ministre costume

 

Lui aurait – il suffit de quitter la cité administrative pour entrer dans la grâce de

 

ses ennemis politiques acharnés, au nombre desquels, le Parena ?  S’était – il rendu ce jour là, juste pour admirer l’emplacement de l’enclos et l’état d’âme des béliers ? Interrogé par nos soins, quelques heures seulement après la rencontre,  le ministre PPR, a préféré nous renvoyer au Premier ministre Mara, pour dit –il, nous dire ce qu’il était allé faire à leur siège à Bolibana. Mara, en gentleman politique de haut vol, n’est pas allé par quatre(4) chemins.

En réponse à notre question envoyée par mail, le patron de Yelema a répondu à hauteur de souhait, à hauteur de satisfaction. Lisez plutôt ce qu’il a écrit comme réponse. « J’étais effectivement au siège du PARENA pour aller rencontrer le président DRAME. J’ai créé un cercle de réflexion pour redonner à la fonction intellectuelle dans notre pays toute sa noblesse, accroitre nos capacités propres au Mali à réfléchir sur nos problèmes et à y apporter nos solutions, soutenir les débats d’idées et contribuer à éclairer les leaders et les
populations sur les enjeux auxquels notre pays fait face ou fera face.
Cette structure sera lancée à la fin du mois d’avril à l’occasion d’un colloque que nous organisons sur le thème « rôle des collectivités locales dans la mise en œuvre de l’accord de paix ». Je compte inviter tous ceux qui ont une capacité à proposer des idées sur cette question, sans aucune limitation, ni politique, ni professionnelle.
J’ai donc décidé d’inviter certains leaders, politiques, intellectuels, professionnels, élus, société civile…Mr DRAME figure dans cette liste comme d’autres leaders de l’opposition et de la majorité. C’est dans ce sens que je l’ai rencontré au siège de son parti. Il est dans l’opposition et je suis de la majorité, cela est clair et sans ambigüité, mais nous sommes tous fils de ce pays et nous devons pouvoir contribuer à l’aider, sur un plan intellectuel ou autre, sans renier en rien nos positions politiques »

Sory de Motti

source : La Nouvelle Patrie

24 ans de vie démocratique. Des acteurs politiques se prononcent.

Il ya 24 ans la République du Mali tournait l’une des pages les plus sombres de son histoire. Et la révolution du 26 Mars 1991 ouvrait les portes d’une nouvelle ère pour les Maliennes et Maliens qui aspiraient à la démocratie pluraliste. Des années se sont écoulées. Que peut-on retenir de cette vie démocratique ? Des acteurs politiques se prononcent.

 Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara president Haut conseil collectivités locales

Adama Sangaré, Maire du District de Bamako :

« Notre démocratie doit être davantage accompagnée. »

« Nous devons garder beaucoup d’espoir. D’énormes efforts ont été déployés, mais cette démocratie doit être davantage accompagnée. Je pense que cela est possible, surtout avec la presse. C’est une affaire de tous. Donnons-nous la main pour relever ensemble les défis. » 

 

 

 

 

Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara : Président du Haut Conseil des Collectivités.

« On doit mieux faire….. »

« En matière de démocratie, on est jamais satisfait. Ce qui est indéniable, c’est qu’il y a eu des avancées démocratiques. Par exemple la libre expression dont jouissent les maliens. Il n’ya pas de problème tabou au Mali. La mise en place des institutions démocratiques est visible. De grandes réalisations ont été faites en ce qui concerne le développement socio-économique. Je n’exclue pas qu’on peut mieux faire. On doit mieux faire pour répondre aux aspirations des populations. »

 

Niankoro Yeah Samaké : Président du PACP.

« Il ne faut pas qu’on rejette tous les acquis »

« Je crois que la lutte continue. C’est vrai que nous n’avons pas atteint tous les idéaux du 26 Mars, mais nous avons fait un grand pas. Le Mali est venu de très loin. Malgré les tergiversations, la démocratie est une réalité au Mali. Il ne faut pas qu’on rejette tous les acquis. Ceux qui sont morts le 26 mars ne sont pas morts pour rien. Les maliens doivent continuer à se battre pour recouvrer l’ensemble de l’intégrité du territoire national. Nous devons célébrer ces morts pour immortaliser leur acte de bravoure et de patriotisme. »

Seydou A Touré, Président du Parti F.A.C.

« La jeunesse doit se tenir debout ».

« Cet événement est d’abord un devoir de reconnaissance et une pensée pieuse aux victimes de cette circonstance douloureuse. Je pense que toutes les attentes ne peuvent pas être comblées, mais beaucoup ont été faites. Ces acquis démocratiques ne sont pas à ignorer. Mais cependant, une amélioration est nécessaire en ce qui concerne la sécurité, l’éducation, la santé et su tout la justice. Il y a lieu de rendre Hommage à la jeunesse malienne, qui a payé le lourd tribut. Cette jeunesse doit se mobiliser de nouveau pour relever le défi restant, notamment de la sécurité. Parce qu’on ne peut prétendre de la paix et du développement sans cette sécurité. La jeunesse doit se tenir débout pour relever les défis de l’heure. »

Maouloud Ben Kattra. Secrétaire général adjoint de l’UNTM

« Nous pensons que, la révolution que nous avons enclenché est inachevée, elle doit continue. »

« Cette sobre cérémonie à la fois symbolique et historique, nous rappelle le courage des  acteurs  qui ont demandé l’ouverture démocratique, et l’acquisation de toutes les formes de libertés pour le peuple. Après 24 ans de pratique démocratique, nous pouvons dire que les attentes du peuple ne sont pas comblées. C’est pour quoi, nous pensons que la révolution que nous avons enclenchée est inachevée. » Elle doit continuer

Dr Modibo Bah Koné. Membre de l’AMSUNEN

«II faut pérenniser  les acquis »

« je pense qu’il reste encore un long combat à mener parce que les événement de mars 2012 ont prouvé que la démocratie a échoué. Ces événements montrent que le processus démocratique est fortement secoué, pour ne pas dire qu’elle est en panne. Aujourd’hui, il est nécessaire que nous nous mettions débout, pour travailler durement afin de sauvegarder les acquis de la démocratie. Parce qu’à la sortie des événements du 26 mars 1991, nous avons enregistré quelques acquis, qui méritent d’être pérennisés »

 

Propos recueillis par

 Dramane Coulibaly et Jean Goïta  

Source Le Pouce

Statut de l’opposition politique : Soumaïla Cissé désigné chef de file

Chose dite chose faite. Le parti politique le plus influent de l’opposition au Mali, l’Union pour la République et la démocratie (URD) va bientôt avoir en son sein le chef de file de l’opposition à l’assemblée nationale. Il s’agit de l’honorable Soumaïla Cissé élu à Niafunké, président de l’URD. L’information émane du Pr Salikou Sanogo, 1er vice-président du Parti de la poignée de main, ex-ministre de l’Education Nationale du Mali, c’était à la faveur d’une cérémonie de désignation du chef de file de l’opposition au siège du parti.

honorable soumaila cisse depute nianfunke

La loi adoptée par l’assemblée nationale en sa séance du 19 février 2015 qui a pour objet de conférer à l’opposition un statut juridique dans un cadre démocratique et pluraliste aux fins de contenir un débat politique dans les limites de la légalité, va bientôt entrer en
vigueur. C’est après son adoption à l’Assemblée nationale au nom du peuple, que les partis politiques relevant de l’opposition se sont concertés pour respecter à la lettre le texte y afférent. C’est ainsi que l’honneur et le privilège reviennent à Soumaïla Cissé  de conduire les destinées de l’opposition en qualité de chef de file.

En effet, il s’agit de la loi N°2015/ 007/du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition politique. De la disposition générale de la loi en question dans son article1, il est dit que la présente loi a pour objet de conférer à l’opposition un statut juridique dans un cadre démocratique et pluraliste aux fins de contenir le débat politique dans les limites de la légalité. Aussi dans l’article 4, il a été dit en clair comme l’eau de roche que l’opposition demeure un élément fondamental de la démocratie pluraliste, par conséquent à ce titre, elle est politiquement reconnue, juridiquement protégée et a également des droits et devoirs. Le chapitre III de la loi dit que le chef de file de l’opposition politique est désigné, en son sein, par le parti politique déclaré dans l’opposition, ayant le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale à l’occasion des dernières élections législatives. Selon les propos du premier vice-président de l’URD, le Pr Salikou Sanogo, le candidat du parti  à l’élection présidentielle s’était engagé à corriger ces insuffisances, à renforcer les droits et devoirs de l’opposition afin de lui permettre d’exécuter correctement et dignement sa mission de service public. Dans le Mali d’aujourd’hui, majorité et opposition ont  convergé vers l’adoption d’un statut de l’opposition digne de ce nom. La dite loi, à n’en point douter, constitue une avancée considérable pour notre démocratie. L’une des innovations importantes est l’institution du chef de file de l’opposition. Nous allons, souligne le 1er vice-président dans les toutes prochaines heures notifier son nom au ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, à charge pour lui de communiquer au président de la République qui doit à son tour le nommer par décret,  conformément à l’article 14 de la nouvelle loi.

En se positionnant à l’opposition M. Soumaila Cissé évite au Mali le scénario de la gestion consensuelle du pouvoir, une théorie qui a d’ailleurs été fatale au président ATT.  En se positionnant à l’opposition il a construit une opposition forte, républicaine, constructive et démocratique que le Malin n’avait pas connue depuis l’indépendance. Alors qui mieux que l’honorable Cissé pour bénéficier des avantages liés à la charge. Une fois de plus,  Soumaïla Cissé vient de marquer le cœur et l’esprit des maliens d’une trace indélébile tant attendue dans l’histoire de l’opposition politique que dans l’histoire politique du Mali en attendant de briguer la magistrature suprême dans les prochaines années.

Mah Traoré

source : La Nouvelle Patrie

IBK au monument des martyrs : Un rituel plein de signification

En cette circonstance, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a respecté la tradition en rendant hommage aux martyrs du 26 mars par le dépôt de gerbes de fleurs au monument élevé à cet effet. C’était en présence du  premier ministre Modibo Keita, des Membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, des membres des organisations diplomatique et une foule nombreuse, venue assistée ce devoir de reconnaissance.

President Republique Ibrahim Boubacar Keita ibk discour monument martyrs

C’est aux environ de 09 heures que le chef de l’Etat a fait son arrivée sur les lieux. Après avoir été accueilli par le chef du gouvernement, Ibrahim Boubacar Keita a passé en revue un détachement des forces de défense. Suivra l’exécution de l’hymne national. IBK a ensuite salué la mémoire des illustres disparus de cette tragédie en déposant une gerbe de fleur. Il a accordé une interview à la presse : «  C’est avec beaucoup d’émotion que je viens m’incliner devant la mémoire des martyrs du 26 mars. Ces victimes et innocents se sont sacrifiés pour le meilleur du Mali. Ce n’est pas pour moi un rituel banal .C’est un  rituel plein de signification. C’est un devoir de reconnaissance à vie pour nous. Nous avons un devoir de mission de réaliser les rêves de ceux qui sont morts pour que nous soyons là aujourd’hui. Nous devons avoir quotidiennement à l’esprit que ces morts ne sont pas morts pour rien. Avec l’aide de tous, il est de devoir pour notre génération d’œuvrer pour faire honneur à ces jeunes qui sont morts en affrontant l’injustice. Il est important d’avoir une pensée pieuse à ces illustres disparus à qui nous devons tout. Les efforts du gouvernement dans les négociations d’Alger constituent également des actions pour démontrer que les sacrifices de ces martyrs pour  le Mali n’ont pas été vains. Les maliens doivent s’unir, collectivement pour honorer le salut de ce grand pays.

Je souhaite que tous les cœurs  se tournent vers ces souvenirs, de manière courageuse. »

Jean Goïta

Modibo Sidibé : Le déboussolé en quête de repère

Communément dans un contexte propre aux régimes bourgeois, lorsqu’un homme politique est aux affaires, la majeure partie des prises de décisions restent essentiellement motivées par des intérêts subjectifs. Des actes politiques aux mobiles obscurs ne visant continuellement qu’à mieux fortifier la nature dépersonnalisante du régime et pérenniser la domination de ceux qui en sont aux commandes. Et cela, au grand damne des administrés. Et Lorsqu’on perd le pouvoir, on est évidemment tenté de se refaire une « virginité politique et morale » en s’adonnant des fois à des critiques ou dénonciations de tous genres sur des tares dont on avait soi-même l’apanage quand on détenait encore le gouvernail. Voici le schéma typique d’un Politicien comme Modibo Sidibé dont l’imposture aura désormais beaucoup de mal à persuader.

soumaila cisse urd modibo sidibe

Si d’une certaine manière, l’histoire politique récente du Mali a pu enregistrer des empreintes lumineuses de quelques rares hommes de grande valeur, l’on peut aussi  affirmer sans risque de se tromper, qu’elle a été désespérément ralentie, assombrie et appauvrie par l’œuvre générationnelle de toute une race d’hommes politiques profondément désavouables. Des « mafiosi » dont la vénalité ne correspondrait à aucune unité de mesure. Lors d’une émission radiophonique que nous avons attentivement suivie (« Débat politique » sur Kledu) et où il était l’invité du jour, Modibo Sidibé, président des FARES anka wuli a prétendument dénoncé un certain nombre d’aspects en rapport avec le pouvoir actuel. Des caractéristiques que plusieurs maliens avaient inlassablement cherché à combattre mais sans succès durant toutes ces années où il fut lui-même placé à de hauts postes de responsabilité particulièrement à la tête du gouvernement. Loin de nous toute idée de faire une quelconque apologie de l’actuelle gouvernance. Mais si en effet, Modibo Sidibé, oubliant sûrement très vite, soutient aujourd’hui qu’« il faille que l’Etat change sa stratégie de communication afin de redorer l’image du Mali à l’extérieur… » Ou affirme que « L’administration ne doit pas être politisée mais plutôt agir au service de tous… » L’on est par conséquent en droit de rappeler que ce sont ces mêmes groupes de politiciens qui, par mépris et soif de pouvoir, ont largement contribué à dégrader l’image du Mali à l’extérieur en commençant par fragiliser ses supports à l’extrême pour ensuite le vilipender auprès de certaines instances de décision à la solde de l’Occident et finir ainsi par présenter le Mali aux yeux de l’opinion internationale comme n’étant qu’une « piètre nation ». Si en outre, l’administration malienne s’est fortement structurée sur des bases népotistes et « claniques » au point de se dénuer de toute crédibilité et toute performance au service du citoyen, cela ne peut s’attribuer qu’à tous ces responsables publics qui visiblement n’avaient aucun sens de l’Etat. Le régime foncièrement ploutocrate et pathétiquement laxiste du général déchu dont Modibo Sidibé fut l’un des Premiers Ministres, n’a mécaniquement œuvré qu’à détruire les fondements de cette administration en finissant par la transformer en une véritable « proie » à la merci d’une horde de « faucons » qui jouissaient librement sous le protectorat d’une justice maffieuse. Qu’est-ce que ce malheureux régime a-t-il définitivement apporté aux maliens si ce ne sont que désenchantement et humiliation ? Une franche interrogation qui donnera certainement du fil à retordre à tous ces nostalgiques de cette ère maussade de notre histoire. Ensuite, qu’est-ce qui pourrait légitimer les propos de Modibo Sidibé lorsque l’on l’entend dire que « l’Etat ne doit travailler qu’à assurer le bien-être commun, empêcher le libéralisme à outrance et s’atteler à la préservation de l’équité entre tous les citoyens… » ? Comment Modibo Sidibé compte-t-il pouvoir convaincre les maliens à l’aide d’artifices aussi dérisoires lorsque l’on est bien au courant que certaines grandes décisions auxquelles il fut associé n’ont pour la plupart consisté qu’à enrichir illicitement une minorité et vider notre système judiciaire de toute sa substance ? Si aussi, lors des dernières présidentielles, il axa ironiquement sa campagne sur une prétendue « souveraineté alimentaire », qu’aurait-il alors de vrai à nous raconter sur les conclusions de son fameux programme « Initiative riz » qui, en son temps, avait été paradoxalement à l’origine d’un surenchérissement effréné des denrées de base ? D’un autre point de vue, si au cours de l’entretien, Modibo Sidibé a prétendu s’insurger contre le « marchandage d’illusions » ou le « clientélisme politique » en finissant par reconnaître que ces pratiques ont amené les maliens à  « répugner » aux hommes politiques de leur pays, il prétendra ensuite vouloir œuvrer à « faire renaître » cette « confiance perdue ». Cependant, il serait bien plus honnête de la part de Modibo Sidibé de  reconnaître également qu’il fut lui-même parmi tous ces cadres fossoyeurs ayant royalement engendré les tristes facteurs de cette « répugnance politique » en croyant peut-être pouvoir esquiver un jour, les supplices de l’histoire. Les propos de Modibo Sidibé, au regard de tous ces éléments ne peuvent en vérité s’assimiler qu’à un conglomérat de subterfuges en vue de se soustraire à toute part de responsabilité dans l’effondrement de ce pays.

Etant en revanche sortis grandis de toutes ces épreuves pénibles que leur ont fait vivre des hommes politiques caractéristiquement opportunistes et folkloriques, les maliens n’aspirent véritablement qu’à une approche nouvelle, une conception hautement valorisante destinée à fixer les repères d’un vrai développement qui restituera au Mali, sa dimension réelle. Une marche qu’aucune forme d’animation politicienne ne devra réussir à entraver en cherchant à enfoncer notre tête dans le sable.

 

     Modibo Kane DIALLO

source :  La Sirène

Mali : des partisans de l’ex-président Touré réclament son retour

Des partisans de l’ex-président malien Amadou Toumani Touré, exilé au Sénégal depuis 2012, menacé de poursuites au Mali, ont organisé des rassemblements jeudi à Bamako et en province pour réclamer son retour, selon un journaliste de l’AFP et des témoins.

parti pdes soutien retour att amadou toumani toure ex president malien meeting conference reunion

Le rassemblement à Bamako a réuni dans une salle d’un centre de conférences plus d’un millier de personnes, pour la plupart en tee-shirts à l’effigie de M. Touré, surnommé “ATT” d’après ses initiales, a constaté le journaliste de l’AFP.

Des meetings similaires, avec une affluence moindre, se sont également tenus à Mopti (centre) et Gao (nord), selon des témoins joints dans ces villes.

L’ex-président “ATT doit être autorisé à revenir sans tracas” au Mali, “pour la paix et la réconciliation nationale”, a déclaré Oumar Touré, un des organisateurs.

Il “a non seulement son mot à dire, mais il est évident que sa contribution pour la paix sera précieuse”, a estimé Amadou Abdoulaye Diallo, président du Parti pour le développement économique et social (PDES), créé par ses partisans.

Général à la retraite élu président du Mali en 2002, réélu en 2007, “ATT” avait été renversé le 22 mars 2012 par des militaires qui l’accusaient d’incurie dans la lutte contre les groupes armés alors actifs dans le nord du pays.

M. Touré avait ensuite formellement démissionné le 8 avril 2012. Quatre jours plus tard, un président de transition avait été installé et 11 jours plus tard, il avait quitté Bamako avec sa famille pour Dakar, où il vit depuis (…) Lire la suite sur Jeune Afrique.com

 

Source: Jeune Afrique

Iba N’Diaye au meeting des amis d’ATT : « Le devenir des présidents de la République doit être notre préoccupation majeure »

« Le retour d’ATT ne suffit pas, il faut lui réserver la place qui lui convient dans la société », selon Ibrahima Ndiaye dit Iba. Et d’ajouter que le devenir des présidents de la République doit être notre préoccupation majeure « nous ne voulons vivre une telle situation qu’a vécue ATT. L’enfant tombe des mains de celui qui le dorlote ».

amadou toumani toure att ancien president mali

Pour lui, ATT a certes des tares comme tout le monde, tout être humain mais ce qu’il a rendu comme service dans ce pays n’est pas comparable. Ce que nous craignons aujourd’hui c’est que le parricide politique ne devienne une habitude au Mali.

« Je dis cela, car aucun président malien n’est sorti de son exercice au pouvoir par la grande porte, excepté le Président Alpha Oumar Konaré.

Le Président Modibo Keïta affectueusement appelé le père de la nation est mort étant en prison. Celui qui a mis fin à son pouvoir est le président Moussa Traoré et tout le monde sait comment lui aussi est tombé.

Il a fait lui aussi une dizaine d’années en prison mais Dieu merci actuellement il jouit de sa liberté dans la dignité. C’est ce que nous voulons pour les présidents. Après leur exercice au pouvoir, ils peuvent être jugé et subir leurs peines mais il faut qu’ils soient mis dans leur droit » a-t-il martelé.

Moussa Dagnoko

Source: Lerepublicainmali

Le 26 mars a-t-il échappé à ses acteurs ?

Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita devient chaque jour un peu plus, comme il l’a annoncé au début de son mandat, le seul maître à bord. « Il n’y aura pas deux Capitaine dans le bateau Mali », avait-il avisé.

boukary daou journaliste presse

De cette déclaration en fin septembre 2013, à ce 27 mars 2015, que d’eau a coulé sous le pont des martyrs, et IBK ‘’tel le Phoenix’’ résiste, quels que soient les moyens utilisés. Le Capitaine Sanogo, en lieu sûr ; le renard politique, apôtre de secret-défense, qui l’a mis hors d’état de nuire par des exécutions sommaires et extrajudiciaires, écarté à son tour use de son droit de coopérer avec le pouvoir. D’une souplesse forcée, il se déleste de ses mousquetaires pour retrouver la paix avec les experts du FMI. Jusqu’où ira Ladji Bourama ?

Après avoir déclaré « Grand Républicain », l’ancien Général-président, Secrétaire général du parti unique-Etat, et après avoir pleuré sur le monument des martyrs tombés lors des soulèvements populaires contre cette dictature qui a fini par s’écrouler en 1991, IBK en arrive à se faire passer pour le plus « marsiste » de tous les révolutionnaires de mars 1991, en écartant tous, du geste de dépôt de gerbes de fleurs, au monument des martyrs.

Le  prétexte sécuritaire est tout trouvé. Ce geste de reconnaissance, de devoir de mémoire, n’avait jamais été accompli en solitaire comme IBK l’a fait hier, maintenant tout le monde sur la touche. Ce n’est qu’après son départ des lieux, que ceux qui se sont sentis exclus, privés de quelque chose, se sont approchés la mort dans l’âme, heurtés et très mécontentés, murmurant l’adage : « si le partage du gibier de la chasse collective est confié à un étranger, le fils du propriétaire du chien de chasse risque d’être privé ». A qui la faute ?

A qui la faute, si celui qui a parachevé la révolution du 26 mars est aujourd’hui en exil ? Si des leaders des associations et organisations dites démocratiques qui ont conduit le mouvement à la victoire du 26 mars n’ont pas été à mesure de constituer une force pour réaliser les idéaux, le rêve d’une société démocratique et solidaire ?

Que le président de la République et le gouvernement s’approprient le 26 mars est appréciable, mais que tous soient maintenus à la touche sauf IBK donne à méditer. A croire que le pouvoir s’est approprié seul la symbolique du 26 mars, est soit une avancée, soit la deuxième mort du mouvement démocratique. Le minimum est que le 26 mars a presque échappé à ses acteurs.

B. Daou

Source: Lerepublicainmali

Meeting des amis d’ATT : IBK sommé d’aller chercher ATT à Dakar

Les amis de l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) ont réussi une grande mobilisation de masse, le jeudi 26 Mars 2015, pour réclamer vivement le retour de l’homme du 26 mars 1991. Après trois années d’exil au Sénégal, depuis qu’il a démissionné du pouvoir le 8 Avril 2012, suite au coup d’Etat militaire qui l’a chassé du pouvoir le 22 mars de la même année. Dans une salle des mille places pleine à craquer, les amis d’ATT venant de différents partis politiques et d’associations de la société civile, demandent au président IBK « le Mandé Mansa » d’aller chercher son frère ATT « le Mandé Mori ».

parti pdes soutien retour att amadou toumani toure ex president malien meeting conference cicb

La salle Jéli Baba Sissoko de 1000 places du CICB  était pleine à craquer, ce jeudi 26 Mars 2015, à l’occasion d’un grand meeting organisé par l’Association citoyenne de soutien à ATT (ACS) pour réclamer haut, à qui veut l’entendre le retour au bercail de l’ancien Président de la République, Amadou Toumani Touré. Celui-ci demeure l’icône du 26 Mars 1991 parachevant l’avènement de la démocratie dans notre pays.

La cérémonie qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 26 Mars 1991 a regroupé plusieurs hommes politiques et des amis d’ATT venus de partout à travers le pays, et de différentes associations et de partis politiques.

L’ancien ministre Amadou Abdoulaye Diallo, porte-parole du parti PDES, a d’abord passé en revue la carrière politique et militaire de l’ex président ATT avant de faire un bilan des réalisations effectuées au cours de son exercice au pouvoir.

Selon lui, être présent à ce grand rassemblement est un appel du devoir, de l’honneur, de la dignité et de la fidélité au président, Amadou Toumani Touré, à sa vision, son ambition et son action politique au service du Mali.

Selon lui, cette initiative citoyenne qui réclame le retour d’ATT n’est pas fortuit car ATT est citoyen malien comme les autres jouissant de tous ses droits et au-delà de cette considération, il n’est pas un citoyen ordinaire parce qu’il fut chef d’Etat des années durant au Mali et originaire de la région de Mopti.

A l’en croire, de par son vécu, ATT a préféré épargner les vies humaines et mettre le Mali au-dessus de tout car il s’était fait le serment de ne pas verser une goutte de sang.

C’est ainsi que le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO et ses pairs ont décidé d’organiser le séjour d’ATT à Dakar au Sénégal.

A cet effet, il a remercié le président en exercice de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara et pairs pour avoir réservé un accueil chaleureux à ATT en République du Sénégal.

ATT comme une personnalité providentielle ou un messie

« ATT est à nous comme le souffle est à chaque être vivant. C’est pour cette raison que nous souhaitons qu’un nouveau jour se lève. Ce jour  sera le jour de l’espérance, de l’espoir, l’espoir que dans quelques jours l’on  puisse vous donnez rendez-vous à l’aéroport international de Bamako Sénou  pour accueillir le Président ATT et son épouse Mme Touré Lobo Traoré pour qu’elle soit à nouveau au chevet des personnes en détresse, des personnes malades comme d’habitude. Tous pour le Mali, retrouvons ce qui nous unis. Vivement le retour de Amadou Toumani Touré » a indiqué Amadou Abdoulaye Diallo.

D’autres intervenants comme Ibrahima Ndiaye de l’URD, Fatoumata Siré Diakité de l’APDF, entre autres ont mis l’accent sur la solidarité et la fraternité maliennes pour insister auprès du président IBK d’aller chercher son frère ATT à Dakar pour mettre fin à son exil.

Moussa Dagnoko

Source: Lerepublicainmali

L’ex-chef de gouvernement malien Moussa Mara à Berlin

Moussa Mara participe ce soir à Berlin à une conférence intitulée “Défis et perspectives du processus de paix au Mali”. Une conférence organisée par la fondation allemande Friedrich Eber.

moussa mara costume primature garde corps

Cette semaine, le président IBK s’est entretenu avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika de l’accord de paix, accord que seul le camp gouvernemental a paraphé pour l’instant. De son côté, la coordination des mouvements de l’Azawad demande à ce que le texte soit renégocié. On écoute à ce sujet la réaction de Moussa Mara.

“Alors que des fléaux comme la corruption, l’impunité, les problèmes de justice sont des réalités importantes, il est difficile de produire des résultats rapidement” (Moussa Mara)

Moussa Mara répondait aux questions de notre correspondante à Berlin Audrey Parmentier.

Source: dw.de

Des centaines de Maliens ont demandé ce jeudi au CICB le retour d’ATT au Mali

« Chers parents, dites au Mandemassa (IBK) d’aller chercher son Mande Mory (ATT) », c’est le cri de cœur des amis, associations et mouvements de soutien à l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré. C’était lors d’un grand meeting organisé ce jeudi 26 mars 2015 au Centre international de conférence de Bamako (CICB) lequel pour la circonstance a refusé du monde.

parti pdes soutien retour att amadou toumani toure ex president malien meeting conference cicb

C’est avec beaucoup de sérénité et de dévouement que ces associations citoyennes, mouvements de soutien, clubs et sympathisants du soldat de la démocratie ont appelé, ce jour 26 mars 2015, une date historique puisque marquant l’anniversaire de l’avènement de la démocratie au Mali, la communauté nationale et internationale à les aider dans leur démarche de soutien à la paix et la réconciliation nationale.

Ainsi comme annoncé le 28 février dernier, des centaines d’inconditionnels du général ont pris d’assaut la salle des 1000 places du CICB pour réitérer leur demande de voir leur mentor regagner le bercail.

Pour ces associations de soutien à ATT, « le constat est amer : le président ATT vit avec toute sa famille à Dakar. La raisons de son exil est forcée. C’était pour le bon déroulement de la transition. Or, la transition est terminée et ATT continue de vivre un exil injustifié ».

Plus modéré, le président du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), Ahmadou Abdoulaye Diallo, dira que ce meeting est  un appel de devoir, d’honneur, de la dignité et de la fidélité au président Amadou Toumani  Touré.

Le président du PDES a exprimé toute sa joie en promenant son regard sur ce beau monde de soutien à ATT, venu en nombre pour dire à l’unisson, vivement le retour de l’ancien président de la République au Mali.

Ainsi, Hamane Touré dit Serpent, un des initiateurs de ce meeting a fait une précision de taille :« Nous sommes là en tant qu’associations. Nous voulons juste le retour de notre frère ATT, mais nous ne pouvons pas parler de lui sans les partis PDES, PS et autres. Nous voulons que son statut d’ancien chef d’Etat soit respecté, que les poursuites contre lui soient annulées et que sa sécurité soit garantie. Ici, personne n’est contre l’autorité en place. Nous disons haut et fort qu’ATT doit rentrer chez lui sans aucune inquiétude. Il ne mérite pas d’être oublié, il mérite plutôt d’être remercié pour tout ce qu’il a fait pour les générations actuelles et futures. Au lieu de cultiver un jardin au Mali, planté ses arbres, il est contraint à un exil injustifié  ».

En tout cas, ces associations restent fermes quant à la nécessité du retour d’ATT dans le cadre de la réconciliation nationale. C’est dans ce cadre qu’ils ont invité le président IBK, garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale, à leur montrer l’exemple en inscrivant leur démarche citoyenne parmi les siennes pour réussir son pari d’aller définitivement à la vraie paix.

Par ailleurs, ces amis demandent encore le retour d’ATT et toute sa famille. Ils demandent que sa sécurité soit assurée dès qu’il foulera le sol du Mali et que les poursuites judiciaires annoncées contre lui soient levées et de manière officielle.

 

A.T.Dansoko

Source: Autre presse

Environnement politique au Mali : Trop de partis ?

Au Mali, les partis politiques naissent ou renaissent comme des champignons. Un atout ou un handicap pour la démocratie ? Nous vous proposons les réponses à la question du Dr Bakary Konimba Traoré dit Pionnier.

« La multiplication des partis politiques est en soi, l’expression du multipartisme. Et, ce principe se trouve être une loi fondamentale de la 3ème République, tout comme les principes de laïcité et de forme républicaine de l’Etat. Il est non révisable, mais, c’est l’idéal politique des partis qui doit faire la part des choses.

L’action politique et le sérieux politique doivent sous tendre des actions de tout regroupement humain qui se réclame être un parti politique.

Avec un minimum de sérieux politique, il ne saurait y avoir autant de partis politiques.

Quelque soit la nature, le moment, la répercussion, les effets que la présence d’un nouveau parti dans un pays peut provoquer, le sentiment de peur n’existe pas chez moi.

Avec le principe de multipartisme, le moment d’existence, les conditions d’existence de tout parti ne peuvent pas poser de problème.

Mais, en tant qu’acteur politique, vous restez vigilant ; vous observez, vous regardez, la qualité des hommes et des femmes politiques qui animent ce débat politique. Si la qualité de la ligne politique n’est pas correcte, vous avez le devoir à travers votre intelligence de dénoncer et d’expliquer.

Le principe fondateur a dit que le principe est le multipartisme intégral. Maintenant, dans l’action politique, cela peut être un handicap, cela peut être une tendance qui peut donner une lecture politique qu’on ne partage pas.

Votre propre existence peut être un handicap, pour celui qui vient de naître et celui qui vient de naître peut dans une certaine mesure être un handicap.

Nous ne sommes pas des ennemis. La diversité politique, et la concurrence sont inévitables.

Autrement dit, le militant est tenu d’adhérer librement au parti de son choix.

Cependant, la naissance d’un parti nouveau ne doit pas freiner un autre dans la matérialisation de son idéal.

Il appartient à chaque parti politique de se comporter pour que ça soit quelque chose qui qualifie la démocratie.

En politique, on doit être vigilant, prudent, courageux, avoir de l’audace. Ce qui fait que les critiques que l’ont mène vont être bien fondées, les propositions deviennent alors une contribution.

Nous avons dit dès le départ, que le principe du multipartisme étant le principe fondateur, les hommes et les femmes sont libres de créer un parti, d’appartenir à un autre, de quitter ce parti, ou de créer un autre.

Nous ne voyons pas la naissance d’un parti comme un incendie qu’il faut éteindre ».

 

Propos recueillis par

Malick Camara

Source: Le 26 Mars

Mali : Soumaïla Cissé officiellement chef de file de l’opposition

Une nouvelle page s’ouvre pour l’opposition au Mali. En ce sens que ce mardi, le candidat vaincu à l’élection présidentielle Soumaïla Cissé a été désigné chef de file de l’opposition. Une fonction qui lui confère bien des avantages.
honorable soumaila cisse depute nianfunke

Après l’adoption de la loi sur le statut du chef de file de l’opposition par le Parlement et sa promulgation par le Président malien, Soumaïla Cissé a été officiellement désigné chef de file de l’opposition par son parti, l’Union pour la République et la démocratie, selon RFI.

Un score sans équivoque

Soumaïla Cissé a été désigné par les membres de son parti à l’unanimité. Ces derniers ont vu en lui le seul à pouvoir occuper cette fonction. D’autant plus qu’il a été désigné au sein du parti d’opposition ayant le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale, le parti de l’Union pour la République et la démocratie.

Ancien candidat à la Présidentielle de 2013. Soumaïla Cissé a déjà occupé des postes importants comme ministre ou encore président de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Selon le rang protocolaire, Soumaïla Cissé a désormais un rang de ministre en fonction. A ce titre, il aura droit à un cabinet ainsi qu’aux crédits nécessaires pour faire fonctionner son cabinet.

Ce nouveau statut de l’opposition va permettre de faire évoluer le débat politique au Mali.

Source: afrik.com

Procès ATT : en voulant s’éviter un probable procès à la fin de son mandat, IBK épargne ATT

Le président IBK à travers un probable procès de son prédécesseur ATT voulait s’acheter une crédibilité mais il faut croire que c’est raté pour l’instant. Au lendemain de son accession à la tête du Mali, IBK a donné l’air impatient d’offrir ATT aux juges pour haute trahison avec le risque de diviser le pays en « pro procès » et contre. La suite de l’histoire fut une accumulation d’approximations et de rétropédalage. La commission ad hoc créée par l’Assemblée Nationale vient de statuer sur l’épineuse question : les éléments nécessaires pour qualifier la haute trahison reprochée à ATT durant deux mandats à la tête du Mali sont insuffisants et flous.

ibrahim boubacar keita president republique mali amadou toumani toure ex chef etat

Partant de ce constat, les chances d’un procès du résident de Dakar s’éloignent. Toute âme avertie est en droit de se poser la question sur les raisons de cet éclatement de la grosse bulle judiciaire qui avait été promise aux maliens. Sans être un confident du président IBK et du parti RPM acquis à sa cause on peut analyser la motivation des députés qui sont à leur majorité écrasante du RPM. Pourquoi avoir créé les conditions d’un non-lieu sachant que le RPM avait toutes les cartes en main ? Parmi les pistes de réponses l’on peut avancer le fait que la moitié du mandant d’IBK le mentor des députés RPM est émaillé de faits et gestes identiques à ceux reprochés au président ATT.

Selon le pouvoir, les évènements qui pourraient permettre d’apporter la qualité de haute trahison à ATT sont les ingrédients du pouvoir IBK. A ce jeu malsain, si le projet de procès d’ATT venait à se concrétiser, IBK créerait lui les conditions nécessaires et suffisantes pour son propre procès le jour où il cesserait d’être président. Une certaine analyse pourrait conduire à cette piste et enfin expliquer les raisons du rétropédalage des députés en faveur d’un non-lieu.

Sans faire exprès, en voulant s’éviter un procès, IBK décoche le nom d’ATT.

 

Elijah de Bla

Source: Rpmedias.com

 

Droit de réponse à l’article : « Affaire BHM/WAIC »

C´est avec un grand plaisir que je fais usage de mon droit de réponse par rapport a votre article « Affaire BHM / WAIC » du 10 mars 2015, signé par Monsieur Aguibou BOUARÉ.

Tout d´abord, je vous remercie de me permettre à travers  votre journal LES ÉCHOS de faire toute la lumière sur un dossier qui est connu à la fois sur le plan national et international. Ce que je dis est vérifiable à travers des documents et des vidéos en ma disposition et celle des autorités compétentes. La presse les aura, le moment venu.

« Acte notarié … »

N´ayons pas la mémoire courte : la WAIC, après avoir gagné sur le plan commercial et civil, s’est vue confrontée à la BHM qui décida de recourir aux institutions de la République du Mali en concoctant une plainte pénale sur la base du faux et des dénonciations calomnieuses dans le seul but de spolier les Allemands de leurs biens .

L’auteur de l’article « Affaire BHM / WAIC », Monsieur Aguibou BOUARÉ, a été l´un des acteurs principaux de cette plainte pénale – mettant en prison son propre PDG et moi-même. Je me souviens encore de cette fameuse date du 29 mars 2007. Ce Monsieur s’est rendu au « Pôle économique » pour me proposer la signature d’un acte notarié …

Voici le texte : « La WAIC renonce expressément par les présentes au bénéfice de toutes les condamnations ou décisions prononcées en sa faveur contre la BHM-SA. Les parties déclarent se désister de toutes les actions pendantes devant les différentes juridictions. » (Page 4)

« Transformation des investissements allemands en une atteinte aux biens publics »

Page 3 : « L’affectation hypothécaire garantira au profit de la BHM-SA en sus la somme de DEUX MILLIARDS … » comme prix de cession. Ce texte date de 2007. En 2013, six ans plus tard, l’expertise financière du « Collège d’experts germano-malien » constate à la page 57 un DÉTAIL de taille : les 2 Milliards contiennent un « trop perçu » de 1.489.664.745 F CFA pour les coûts de viabilisation exclusivement supportés sur les frais des Allemands.

A la façon d’un personnage d’un conte de fées allemand qui se nomme « Rumpelstilzchen », certains responsables ont transformé dans les livres de la BHM ces investissements allemands privés via le prix de cession en « décaissements, sans demande préalable, ni offre de garantie, portant ainsi atteinte aux biens publics ».

Quelle punition pour un investisseur étranger qui souhaite, de bonne foi, développer notre pays avec nous tous ensemble !

« Le mensonge de l’absence d’investissements allemand »

Cette voracité avérée n’est que le début. Sous la rubrique « Exposé » à la page 2, la proposition notariale permet la lecture d’une autre phrase non moins captivante : « En juillet 2003, IFA BACO a décidé de sortir du programme immobilier et s’est montrée favorable à une proposition de rachat du programme dénommé ‘la Mangueraie’ sur les deniers de la BHM-SA, tout … provenaient exclusivement des livres de la BHM-SA. » Vrai ou non ? Regardons ensemble !

La banque est aujourd’hui incapable de nier que l’entreprise allemande SCHLIEWE a effectué la viabilisation avant la cession. Nous détenons en notre possession la facture du 19/02/2003 et le relevé de compte concernant SCHLIEWE du 26/02/2003 prouvant un paiement par chèque des Allemands de 3.245.030 € (2.128.600.143 FCFA) qui a bien augmenté la valeur du terrain d’IFA BACO en plus des investissement de la BHM. En ignorant les investissements allemands, ne voulait-elle pas tout « récupérer » ?

Mon refus de signer cette « honte notariale » m’a valu la prison.

« La loi privilège pour la BHM abusée »

N´ayant pas d´autre voie de recours possible, la BHM s´est fait attribuer la loi n° 08-005 du 08 février 2008 sur mesure, affectueusement appelé « loi privilège », stipulant dans son article 3 : « La BHM établit des états de créance. Ces états constituent des titres exécutoires. »

L’Assemblée Nationale du Mali prévoyait de surcroît un caractère rétroactif en violation de toutes les règles élémentaires du droit, avec des conséquences fâcheuses ! Car la BHM s’en est aussitôt servie pour créer des titres de créance imaginaires, c’est-à-dire sans base légale et au mépris total du mode de coopération entre IFA BACO – FSA – BHM – WAIC tel que décrit dans le « Modèle d’affaire » :

Rôle de la BHM : elle commande les maisons pour ses clients ; elle « … garantie la commercialisation par ses partenaires promoteurs des logements construits par WAIC … » ; elle finance les unités à construire par WAIC ; elle « … s’engage à déposer une garantie de paiement  … assurant le paiement de chaque unité sans délai après achèvement … » (contrat de partenariat).

Rôle IFA BACO : elle « … s’engage à mettre à la disposition de WAIC un terrain non grevé de servitude » (page 2, paragraphe 2); elle le fait également pour ses lignes de crédit pour une transmission fiduciaire à son chantier – via le compte de la WAIC! (page 2, paragraphe 2) ; elle garantie la commercialisation – communément assurée avec la BHM (contrat de partenariat + lettre de notification de crédit).

Rôle FSA : elle garantie à la BHM la ligne de crédit consenti à IFA BACO à hauteur de 80 % de 3 Mrd. F CFA pour l’aménagement de 100 parcelles et la construction de 42 villas.

(Commentaire : Aguibou BOUARÉ pourra nous éclairer, en tant que Chef du service juridique de la BHM, comment la banque a pu PERDRE SA PROPRE GARANTIE et au profit de qui ?)

Rôle WAIC : plateforme des investisseurs allemands pour une collaboration avec la BHM. Elle exécute la viabilisation des terrains, la construction des maisons et la transmission fiduciaire des lignes de crédit d’IFA BACO (2 contrats de partenariat).

« Bricolage d’une réalité comptable pour arriver à établir les titres de créance »

Sur le fond de ce qui précède, comment la BHM est-elle arrivée à établir ses « titres de créance », sortis de l’imagination fantasmagorique de la nouvelle direction de la banque ? Voici les réponses :

Le développement d’une « crise »

Pur hasard ? Gravement défaillante dans sa commercialisation du programme (aucune maison vendue), la BHM propose à WAIC de récupérer le droit de commercialisation et de passer, pour cela, du statut d’une « société exécutante » vers celui d’un « promoteur immobilier ». C’est pourquoi le contrat de cession a vu le jour ! Il permettait une légère modification du mode de coopération du « Modèle d’affaire » tout en conservant le partenariat entre la banque et les Allemands.

La manipulation comptable

Cependant, de cette réalité juridique se détacha la « réalité  comptable » de la BHM à l’aide de son virement de 2 Milliards F CFA. Son crime : elle passa sous silence le trop perçu de 1.489.664.745 FCFA pour les coûts de viabilisation exclusivement supportés sur les frais des Allemands … et créa, dans ses livres, une apparence trompeuse selon laquelle IFA BACO et le FSA avaient quitté le programme. C’est ce qui explique « le vide » ; les montants sur le compte de la WAIC devinrent « inexplicables » et les Allemands « un bouche trou », dissimilant la disparition illégale de ces deux acteurs importants du « Modèle d’affaire » !

L’interprétation d’une apparence trompeuse dans ses livres en « subrogation »

Partant de ce piège et cette ruse inouïe, la BHM a cru devoir faire une prétendue « subrogation » par un simple jeu d’écriture pour « coller » les dettes d’IFA BACO aux Allemands, alors qu’une telle subrogation ne se présume pas ; elle doit être stipulée de façon expresse. En plus, la prétendue absence d’une garantie du FSA que eux la banque a elle même a travers son propre service juridique laissé filler entre leurs mains  lui servira de prétexte pour abuser de la « loi privilège » et pour créer ses « titres exécutoires » dont le seul but est l’expropriation forcée de ce beau quartier.

« Établir l’État de Droit dans ce dossier  – une course de haies »

Devenus « bouche trou » pour combler le vide laissé par le départ d’IFA BACO et du FSA et expliquer les sommes domiciliées sur le compte de la WAIC, devenues « inexplicables », les Allemands rentrèrent dans une « course de haies » pour se battre contre le « cheval de bataille » de la BHM, la prétendue « subrogation » sur plusieurs champs (compte recettes, droit commercial, pénal, titres de créances, diplomatique). Le mot d’ordre est « les encours contre la WAIC » :

1)         JUGEMENT n° 583 du 28/11/2005 Tribunal de I Instance: BHM déboutée de sa demande d’une inscription judiciaire d’hypothèques.

2)         ARRÊT n° 366 du 19/07/2006 Cour d’Appel/Bamako : confirmation du jugement.

3)         ORDONNANCE en référé du 31/07/2006 n° 128/06 : ordonne la mainlevée/ compte.

4)         Tribunal de Commerce du 28/09/2006 : ordonne l’astreinte/ déblocage du compte.

5)         ARRÊT n° 040 du 17/04/2007 Cour d’Appel/ Bamako : confirmation ordonnance.

6)         Ordonnance en référé  n° 62/07 du 14/05/2007 : liquidation astreinte pour la WAIC.

7)         ADOPTION de la « loi privilège » n° 08-005 du 08/02/2008.

8)         ARRÊT n° 212 du 17/07/2008 Cour d’Assise : condamnation DIAWARA/ HAÏDARA

9)         EMISSION des états de créance 140 et 141 de la BHM le 23/07/2008

10)       ORDONNANCE de référé n° 422  du 16/09/2008 : WAIC déboutée annulation des titres.

11)       ARRÊT n° 390 du 05/12/2008 Cour d’Appel/Bamako : renvoi juridiction administrative.

12)       ARRÊT n° 11 du 31/03/2009 de la Cour Suprême : confirmation point 4.

13)       ARRÊT n° 53 du 27/05/2009 Cour Suprême SJ : libération de DIAWARA/ HAÏDARA.

14)       ARRÊT n° 86 du 28/05/2009 Tribunal Administratif/ Bamako: annulation des titres.

15)       JUGEMENT n° 117 du 13/07/2009 Tribunal 1ère Instance : WAIC irrecevable/ titres.

16)       ARRÊT n° 168 du 27/08/2009 Cour Suprême SA : ordonne le sursis de l’arrêt n° 86.

17)       ARRÊT n° 255 du 28/08/2009 Cour d’Appel/Bamako : WAIC irrecevable/ titres.

18)       JUGEMENT n° 142 et 143 du 31/08/2009 Tribunal 1ère Instance: expropriation forcée.

19)       ARRÊT n° 354 du 06/09/2009 Cour d’Appel/ Bamako : confirmation/ expropriation.

20)       ARRÊT n° 461 du 28/12/2009 Cour Suprême CR : rabat de l’arrêt 53 ; condamnation.

21)       ARRÊT 397 du 17/10/2011 Cour Suprême SJ : effet de condamnation (voir 13 et 15).

22)       ARRÊT n° 397 du 13/09/2012 Cour Suprême SA : acquittement PG et AG de la CS

23)       ARRÊT n° 026 du 13/03/2014 Cour Commune de Justice CCJA: rejet pourvoi de la WAIC

(Demande d’une annulation du sursis à exécution ; voir points 15 à 18)

24)       ARRÊT n° 315 du 27/11/2014 Cour Suprême SA : annulation de l’arrêt n° 086.

25)       ARRÊT n° 01 du 19/01/2015 Cour Suprême SJ : libération DIAWARA/ HAÏDARA.

26)       ARRÊT n° 073 du 05/03/2015 Cour Suprême SA : annulation des titres de créance

Revenons à l’évolution de la situation précédant l’expropriation forcée (point 18) : dans l’arrêt n° 168 du 27/08/2009 (point 16), la Cour Suprême ordonna le sursis en exécution de l’arrêt n° 86 du Tribunal Administratif de Bamako (point 14),  qui avait annulé les titres de créance. Est-ce que la BHM voulait court-circuiter la question de la validité de ses titres ?

En tout état de cause, avec cette décision, elle pouvait procéder à une expropriation forcée car les titres annulés ont continué de produire leurs effets sans attendre une décision finale à ce sujet. La WAIC a ensuite interjeté un pourvoi contre le sursis en exécution  (et non par rapport à la validité des titres de créance) à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (point 23) et fut déboutée. Il a fallu attendre l’arrêt n° 073 du 05/03/2015 de la Cour Suprême, décision en dernier ressort, pour voir clair : « Statuant à nouveau : … annule pour excès de pouvoir les titres exécutoires de créance …  émis par la BHM MALI SA. »

Monsieur Aguibou BOUARÉ nous a présenté une belle phrase à la fin de son article: « Nul ne saurait cacher le soleil avec sa main ». Et je dis, qu’il brille pour le Mali, pour notre PEUPLE et pour nos institutions de la République ! Mais ayons bien justement le courage de lever le voile sur quelques aspects de la situation qui se présentent aujourd’hui dans cette affaire:

  1. a) Que penser de la décision n° 142 et 143 du 31/08/2009 du Tribunal 1ère Instance du juge Toubaye KONÉ et son expropriation forcée ? Il s’est appuyé sur une situation provisoire, le « sursis », en acceptant le risque de provoquer une adjudication des maisons et terrains en faveur de la BHM sans base légale et en utilisant, de surcroît, une expertise déclarée nulle par l’arrêt 53 du 27/05/2009 de la Cour Suprême du Mali (point 13).
  2. b) Que penser de cette même expertise du Ministère de l’Urbanisme qui servait illégalement à stipuler la valeur de « La Mangueraie de Sébénikoro » ? Exproprié pour 3,25 Mrd. F CFA, alors que l’expertise financière du « Collège d’experts germano-malien » est arrivée à 12.230.142.269 F CFA, dont 1/3 payé par la BHM et 2/3 par les Allemands.
  3. c) Que penser de l’avocat et du procureur général de la Cour Suprême, Moussa KEITA et Cheickné Detteba KAMISSOKO, limogés sans raison valable, donc réhabilités par l’arrêt n° 397 du 13/09/2012 de la Cour Suprême, qui n’avaient pas la possibilité de se défendre contre des assertions qui ont abouti à l’annulation de l’arrêt 53 en faveur des Allemands ?
  4. d) Que penser de l’huissier de justice Boubacar Namakaro DIALLO quand il écrit le 30/11/2009 au Président du Tribunal de Commerce : « Attendu que suite à l’adjudication faite à la BHM pour la somme de F cfa 3.250.000.000 … la banque … reste créancière de la WAIC de la somme en principale et frais de F cfa 1.757.631.071 » ?
  5. e) Que penser du jugement n°143 du 31/08/2009 Tribunal 1ère Instance qui annonce: « A l’audience de ce jour, le Cabinet d’Avocats Brysla conseil, représenté par Me Hamidou KONÉ … agissant pour la BHM … a conclu de faire annoncer le montant … taxés à 16.466.875 FCFA pour droits du greffe et 230.531.305 FCFA pour les frais de l’huissier … ».

Ces sommes faramineuses n’ont pas été débitées des fonds propres des Allemands, mais imputées à un compte en statut « non arrêté » depuis l’année 2005, ne produisant plus d’intérêts ; donc un compte qui n’a plus été fonctionnel (expertise financière, page 16). Monsieur Aguibou BOUARÉ l’a utilisé quand-même comme un « compte de vache à lait » détournant ainsi à la BHM  246.998.180 F CFA (376.546,30 €) ?sans compter les autres frais d´avocats et frais annexes bien mentionnés dans l´expertise financiére et sur la base des documents et rélévés fournis par la Banque elle même aux colléges des experts

A l’occasion de la visite du Président de la République du Mali à Paris le 14 juillet 2010, et de son invitation au Parlement Européen de Strasbourg, début septembre de cette année, un dialogue politique fut établi dont est issu un accord avec la diplomatie européenne pour la mise en place d’un « Collège d’experts germano-malien» indépendant. Les travaux ont commencé en février 2011 sous tutelle du Ministère des Finances du Mali qui est aussi le Ministère de tutelle de la BHM-SA. Monsieur Fangatigui Doumbia était le president du collége et Monsieur Oumar WAGUÉ y avait été associé en qualité d’observateur. Les résultats : une expertise financière, une expertise immobilière, un rapport général, des protocoles et annexes y-afférents, ont été financés  a hauteur  de centaine de millions de F CFA  par ce Ministère.

Le but recherché : rétablir l’État de Droit dans ce dossier.

Afin de rester dans la neutralité et l’indépendance, les parties en litige, en l’occurrence la BHM et la WAIC, n’étaient pas membres, mais obligées de fournir toutes les informations et documents nécessaires pour permettre au collège son travail technique. La feuille de route « … vise à informer le Gouvernement de la République du MALI et l’Union Européenne, saisis du litige né entre la BHM et la WAIC, du démarrage des travaux d’évaluation du programme immobilier dénommé ‘La Mangueraie de Sébénikoro’ à partir du 17 février 2011. » Eux-seuls sont habilités à recevoir une copie officielle des travaux.

La critique de Monsieur Aguibou BOUARÉ n’est pas compréhensible : il n’y avait pas un « avocat allemand ». L’expert du côté allemand n’est pas non plus investisseur, mais un médiateur neutre, prévu expressément dans les échanges entre la Présidence du Mali et la diplomatie européenne.

Les experts maliens et allemands se sont battus pendant des années, 2011 à 2013, pour établir la vérité. Les dénigrer est une atteinte à l’honneur du MALI et de son Gouvernement qui y était associé par son observateur, conseiller juridique du Ministère des Finances, Monsieur Oumar WAGUÉ.

Dans son arrêt 01 du 19 janvier 2015, la Chambre Criminelle de la Cour Suprême retient un investissement global de 12.230.142.269 F CFA, dont BHM 4.061.202.650 F CFA (33,21 %) et 8.168.939.619 F CFA (66,79 %) pour la WAIC. En refusant de le reconnaître, Monsieur Aguibou BOUARÉ va à l’encontre la décision de la Cour Suprême du Mali.

Du Président ATT, en passant par le Président Dioncounda TRAORÉ, pour arriver jusqu’à son Excellence Monsieur le Président de la République Ibrahim Boubakar KEITA, qui tous ont soutenu vouloir rétablir LE DROIT dans ce dossier et attendaient la fin du rapport. Des preuves matérielles existent.

N’oublions pas, notre Président IBK, en faisant LA JUSTICE et le respect de l’ÉTAT DE DROIT comme l’une de ses priorités principales a travers son Ministre de la Justice, à l’époque SEM Mohamed Ali BATHILY, n’a fait que remettre les fruits du « Collège d’experts » aux mains de la justice.

La Cour Suprême, dans le cadre d’un recours en révision, au nom du PEUPLE MALIEN, ne s’est attachée qu’au DROIT, comme elle l’a déjà fait dans l’arrêt 53  du 27/05/2009 !

Concernant l’Ambassadeur allemand, SEM OVERFELD, je lui laisse le soin d’agir ou de ne pas agir aux propos gratuits de Monsieur Aguibou BOUARÉ. L’Ambassade est bien outillée et informée pour en tirer toutes les conséquences au service du développement des relations du MALI avec l’ALLEMAGNE.

Qui est Aguibou BOUARÉ dans ce dossier ?

Il est l’un des initiateurs des problèmes auxquels l’État du MALI doit faire face aujourd’hui :

  • Acteur principal du blocage du compte des recettes de la WAIC, ce qui a mis 600 à 1.000 employés maliens dans la rue.
  • Acteur principal pour la rédaction d’une plainte pénale
  • Auteur de l’acte notarial évoqué en début de cet article pour me mettre devant le choix « liberté » ou « faillite » pour les entreprises allemandes et ma personne.
  • Responsable du décaissement de 16.466.875 F CFA et 230.531.305 F CFA en faveur des auxiliaires de justice, pillant ainsi la BHM, pour laquelle nous souhaitons pérennité et prospérité, de ses propres ressources !

Quelle peur devait habiter aujourd’hui Aguibou BOUARÉ et ses complices qui craignent de devoir répondre à leurs actes ? Est-ce que c’est la vérité de cet article qui le motive pour instrumentaliser, comme c’est le cas actuellement, sa fonction en tant que « Secrétaire général du Syndicat national des Banques et établissements financiers du Mali » (Synabef) afin d´instrumentaliser les braves employés de cette Banque contre notre Gouvernement et les Institutions de la République, dont aussi notre Cour Suprême du Mali ?

Qu’il épargne notre population, car elle n’est pas impliquée, ni de près, ni de loin, dans toutes ces malversations. Elle est plutôt victime ainsi que l’État du Mali, utilisé par des administrateurs véreux pour s’enrichir.

La pauvreté chez nous n’est pas un hasard. Il faut que ça change !

Arrêtons dans la discussion en cours de répandre des rumeurs selon lesquelles la décision n° 026 du 13/03/2014 de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) avait tranché l’affaire en dernier ressort. Elle a traité le sursis en exécution. L’annulation des titres de créance pour « excès de pouvoir » provient de l’arrêt n° 073 du 05/03/2015 de la Cour Suprême du Mali.

Enfin, cher Aguibou, en répondant directement à tes questions, à savoir si les créances de la BHM à l’égard de la WAIC sont établies : les Allemands et, avec eux, la WAIC ne sont pas devenus « client de crédit » (subrogation) par un simple jeu d’écriture ou par la domiciliation des lignes de crédit d’IFA BACO sur le compte de la WAIC. Faisons moins technique, regardes simplement dans l’arrêt n° 073 de la Cour Suprême de ce mois.

Existent-ils les investissements allemands ? Oui ! La facture et le relevé de compte SCHLIEWE sont des preuves évidentes, mais aussi l’expertise financière et les bâtisses sur le terrain dont les matériaux proviennent d’Allemagne. Renseignes-toi auprès du service technique de la BHM qui avait l’obligation de suivre, en son temps, les travaux sur le terrain en vu du déblocage des tranches de la ligne de crédit d’IFA BACO.

Plus que 100 conteneurs, venus de l’Allemagne, n’ont pas pu « échapper » à son attention ! Les « bill of loading » et les documents de douane existent et sont à la disposition du Ministère des Finances. Tous ces matériaux et les différentes prestations payés, ne sont-ils pas des « investissements » ? Avons-nous besoin de transférer de l’argent de l’Allemagne vers un compte de la BHM au MALI et ensuite le retransférer vers l’Allemagne pour acheter des matériaux ?

Est-il légal de bloquer jusqu’à aujourd’hui le compte des recettes de la WAIC ? La réponse est « non » et tu la trouveras dans l’expertise financière à la page 16.

Les investisseurs allemands et la WAIC souhaitent pour ce dossier une ISSUE HONORABLE. Nous sommes avec le MALI.

Pour servir et faire valoir ce que de droit.

MERCI aux chers lecteurs !

Cordialement

 

Source: autre presse