Mali : Série d’inaugurations économiques pour IBK

Mai devrait être un mois riche en inaugurations pour le Président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Il se rendra au nouveau siège d’Ecobank, situé en plein centre ville de Bamako face à la place de l’Indépendance, à l’hôtel Onomo, une chaîne hôtelière déjà présente à Abidjan, Dakar et Libreville, dont l’implantation bamakoise se trouve au quartier du fleuve, et à l’usine chinoise de produits pharmaceutiques Human Well, installée à 30km de Bamako, dans la commune de Sanankoroba.

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Le Chef de l’Etat doit également poser la première pierre du futur hôtel Sheraton, initié par l’homme d’affaires malien Cessé Komé, déjà propriétaire des murs du Radisson. Les autorités souhaitent voir cette infrastructure inaugurée avant le sommet Afrique-France prévu fin 2016 à Bamako.

Au cours de son séjour en Turquie au mois de février 2015, IBK a reçu l’assurance de son homologue Erdogan que l’entreprise turque qui effectue les travaux serait au rendez-vous. Ces différents projets devraient marquer le début de l’embellie économique souhaitée par les autorités.

Journaldumali.com

Source: Jounal du Mali

USAID/Mali : deux nouveaux programmes lancés

L’hôtel Salam de Bamako a servi de cadre hier jeudi 23 avril 2015 à la cérémonie de clôture du Programme survie de la mère et de l’enfant et de lancement des Programmes de services de santé à grand impact ; et Communication et promotion de la santé/Kénéya Jemu Kan. Tous ces programmes sont de l’apanage de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID/Mali).

secretaire general ministere Sante Hygiene publique Ousmane Doumbia directeur USAID Mali Gary Juste  directeur Save the children international

C’est le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Doumbia qui a présidé la cérémonie de clôture et de lancement de ces programmes en compagnie du directeur USAID/Mali, Gary Juste ; du directeur de Save the children international Raphael Sindaye et de la représentante de Center for communication programs Dr. Regina Traoré.

Le Programme survie de la mère et de l’enfant est un programme mondial visant à réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans 24 pays prioritaires dont le Mali, par la mise à échelle des interventions à haut impact. Sa mise en œuvre au Mali avait commencé en mai 2014.

En un an, ses résultats sont fabuleux : plus de 98 600 enfants de moins de cinq ans dans les différents districts sanitaires d’intervention ont été pris en charge par les agents de santé communautaire ; 87% des enfants de 3 à 59 mois dans le district sanitaire de Kita ont été protégés contre le paludisme grâce aux campagnes de chimio prévention du paludisme etc. Sa mise en œuvre a enregistré la participation d’un consortium  comme Save the Children international, Population services international, Jhpiego, et John Snow Inc.

Quant aux deux nouveaux programmes lancés (Programmes de services de santé à grand impact ; Communication et promotion de la santé/Kénéya Jemu Kan), ils sont d’une valeur d’environ 80 millions de dollars, soit 40 milliards FCFA). Ils s’inscrivent dans le cadre de la mission de globale USAID qui consiste à « nouer des partenariats visant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir des sociétés résilientes et démocratiques tout en faisant avancer notre sécurité et notre prospérité ».

Ces programmes dont la durée est de cinq ans couvrent l’ensemble des districts sanitaires des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bamako et le district sanitaire de Gao si les conditions de sécurité le permettent, soit plus de 65% de la population malienne. Au bout de cinq ans d’exécution, ces deux programmes permettront entre autres de réduire la mortalité maternelle de 30% ; réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans de 30% ; réduire la prévalence de l’insuffisance pondérale de 30% chez les enfants de moins de cinq ans.

Pour le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Doumbia, ces différents programmes est le témoignage de la volonté de l’USAID et du peuple américain à soutenir efficacement le gouvernement du Mali dans sa lutte de tous les jours pour un meilleur état de santé des populations.

 

A. D.

Source: Autre presse

Le produit de communication « Ousmane Cherif HAIDARA » au service du pouvoir IBK

Depuis le début de ce que l’on appelle crise malienne en 2012, les évènements n’ont cessé de révéler le côté soumis du peuple malien. Cette remarque pourrait choquer les plus chauvins d’entre nous mais les faits sont très têtus.

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En effet les maliens donnent l’impression de tout accepter pourvu que ce soit mauvais pour eux. Ne cherchez pas à comprendre. Un fatalisme généralisé habite chacun des maliens et toute initiative visant à réclamer un peu de dignité est vouée à l’échec car non suivie.

En général ceux qui occupent des positions de riposte sont ceux qui nourrissent l’inaction au quotidien. Ni la jeunesse et ses organisations, ni les religieux et leurs confréries si puissantes ne répondent présent. Ils se sont tous mis sur répondeur quand il faut y aller. AEEM, CNJ et HCIM sont certains mots qui expriment nos maux. Ils sont plus souvent dans les salons climatisés de la primature, de la présidence et des différents ministères pour récupérer quelques liasses pour certains et gérer les parts de marché du cheptel malien pour d’autres. Oui il faut le dire, vu des collines, les maliens représentent un cheptel que le pouvoir surveille avec la complicité de ceux qui prétendent défendre les intérêts des maliens.

Combien de fois avez-vous vu le CNJ, l’AEEM et le HCIM s’opposer à l’inertie du pouvoir malien. Combien de fois ces organisations se sont-elles opposées aux protagonistes de la décomposition programmée du Mali telle la France et la communauté internationale? Combien de fois se sont-elles opposées aux errements du président IBK ? La même attitude a prévalu lorsque le général éphémère Amadou SANOGO régnait sur le Mali.

Le seul rempart entre le pouvoir IBK et une émeute générale est le haut conseil islamique. Le pouvoir IBK bénéficie de trois décennies de travail colossal de communication réalisé par le prêcheur Ousmane Cherif HAIDARA. Le produit « HAIDARA » est l’œuvre de communication la plus réussie de toute l’histoire moderne du Mali. Il ne tiendrait qu’à HAIDARA de faire descendre l’orgue dans la rue et faire basculer dans l’inconnue le simulacre d’équilibre qui permet aux dirigeants de circuler librement.  Il ne tient qu’à l’AEEM, au HCIM et au CNJ de changer la masse incompressible de ce qui peut l’être au Mali mais en lieu et place ces gens et organisations collaborent. Le diner à la primature pendant le ramadan avec Moussa MARA avait pour seul but de cautionner ce dernier.

Lorsque HAIDARA dit qu’IBK n’a pas le choix dans sa gestion calamiteuse, il sort de son rôle. Lorsque le lobby religieux voyage au frais de l’état pour une soi-disant mission de paix dont les limites sont connues d’avance, ils jouent le jeu du pouvoir.

Pour conclure, deux choses pèsent sur le peuple malien au point de l’asphyxier:

-un abus de position dominante de la part du régime IBK.

-un abus de dépendance psychologique et mentale de la part du lobby religieux avec HAIDARA en chef de file de la pensée unique.

Tous ces abus concourent à aider le pouvoir à se pérenniser dans la médiocrité ambiante sur le dos du peuple malien.

 

Elijah de BLA

Source: RP MEDIAS

CESC : Boulkassoum Haïdara remplace Bittar

 L’élection du nouveau bureau du conseil économique, social et culturel  a lieu le lundi 20 avril au siège de ladite institution. Pour briguer la présidence de cette Institution, 4 candidats étaient en lice à savoir : Boulkassoum Haïdrara, Cheick Hamala Simpara agent à graphique industrie, Issa Sidibé et Abdoulaye Amadou Diallo.

Il faut noter que le nombre de délégué est de 58, sur lesquels 54 étaient présents pour le vote. A l’issue du vote, sur 54 votants, 39 ont voté pour Boulkassoum Haïdara, 7 pour Issa Sidibé, pour Cheick Hamala simpara et 3 pour Abdoulaye Amadou Diallo. Pour le poste de 1er vice-président, quatre prétendants étaient en course. Il s’agit notamment de Yacouba Katilé, Issa Sidibé, Abdoulaye Amadou Diallo et Cheick Hamala Simpara. Sur 54 votants et un bulletin nul, c’est Yacouba Katilé qui est arrivé en tête avec 34 voix, suivi de Issa Sidibé 9 voix, Abdoulaye Amadou Diallo 5voix et Cheik Hamalla Simpara 5 voix. Le poste de 1er secrétaire est revenu à Mahmoud Ben Kattra et celui du 2e  secrétaire à Mme Bathily Rokiatou Makalou.

Dans son allocution, le tout nouveau président, Boulkassoum Haïdara, après avoir rendu grâce au tout puissant, a remercié le président de la République IBK pour sa désignation au sein de la  prestigieuse Institution. Il a aussi remercié les délégués pour la confiance spontanée qu’ils ont bien voulu placer en lui, dans une atmosphère conviviale et apaisée. Il a appelé les membres du nouveau bureau à se joindre à lui afin de réussir les défis qui les attendent.  Il dira, que les différentes mandatures écoulées de 1984 à nos jours, ont connu des fortunes diverses, cependant, pour lui, qu’elles ont aussi cumulées des avancées non négligeables. Il a félicité à cet effet ses prédécesseurs pour le travail abattu. Il a salué le travail remarquable accompli par la 4e  mandature, dirigée par Jamille Bittar. Pour l’orateur cette équipe a posé des jalons d’innovation sur lesquels lui et son équipe s’appuieront selon le principe de la continuité de l’Etat a-t-il conclu.

Il faut rappeler’ que le CESC, collecte, rédige avec la participation des différentes entités qui le composent, à l’attention du président de la République, du gouvernement et de l’Assemblée nationale, le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile avec des orientations et des propositions. Il est obligatoirement consulté sur tout de Loi de Finances, tout projet de Plan ou de Programme Economique, Social et culturel, ainsi que sur toutes les dispositions législatives à caractère fiscal, économique social et culturel.

Koné

Source: Le Débat

Réaménagement ministériel : IBK s’apprêterait à se débarrasser d’un ami encombrant

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Les ministres visés sont entre autres, Mamadou Hachimi Koumaré de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, Mme Diarra Raky Talla du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, chargé des relations avec les institutions ou encore Mahamane Baby de l’Emploi et de la Formation professionnelle soupire  le journal  expliquant que la liste n’est pas exhaustive. A l’origine du réaménagement se cacherait selon toujours nos confrères du Le Témoin une volonté manifeste d’IBK de se défaire d’un ami de plus en plus lourd à supporter. Il s’agit du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Sada Samaké auquel sont imputables la plupart des lacunes sécuritaires constatées ces derniers temps et qui ternissent l’image d’un homme à poigne qu’incarne l’actuel président de la République.

Drissa Tiéné

Source:  Le Débat

Insécurité, pénurie de passeport et de carte d’identité, corruption au sein de la police : -Le ministre Sada Samaké attrapé par la patrouille -Le directeur général de la police, Hamidou Kansaye en sursis

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Interpelé à l’Assemblée nationale (A.N) le vendredi dernier pour débattre au fond des sujets cruciaux notamment l’insécurité grandissante dans notre pays, la pénurie de passeport et de la carte d’identité nationale, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Sada Samaké a affirmé qu’il n’y a pas de pénurie de ces documents et a reconnu la défaillance de la sécurité qui était aussi à l’ordre du jour et assuré que les forces de sécurité sont à pied d’œuvre pour assurer la quiétude de la population.

Des faits qui attrapent aujourd’hui le ministre Sada Samaké après son 1erpassage devant les élus de la nation il y a environ dix mois.

Initialement prévue  pour le jeudi 16 avril 2015, la séance des questions d’actualité à l’A.N à la quelle une bonne partie du gouvernement Modibo Kéita était interpelée a finalement eu lieu le lendemain vendredi 17 avril. Cette interpellation vivement attendue par la population s’articulait notamment autour de la pénurie du  passeport et de la carte d’identité et surtout de l’insécurité grandissante dans la  ville de Bamako et à  l’intérieur du pays.

Pour son deuxième passage devant les élus de la nation en dix mois, le ministre de la Sécurité, Sada Samaké a fait face à une série de questions non seulement de la part des députés de l’opposition mais aussi ceux de la majorité. Pour ces députés de l’opposition et de la majorité, le chef du département de la sécurité n’a pas honoré les engagements de sa première interpellation sur les spéculations autour du passeport et de la carte d’identité nationale dont leur accès relève d’un parcours du combattant. En réponse à ses questions, Sada Samaké a apporté un démenti à la thèse de la pénurie de passeport et de carte d’identité au Mali. Le ministre Sada a affirmé devant les députés qu’il n’y a pas de pénurie de ces documents au Mali. Selon lui, la demande de ces documents est conséquente depuis un moment, mais la quantité disponible aujourd’hui, peut éviter la situation que nous vivons actuellement. A en croire le ministre Sada, près de 50 000 cartes d’identité et de 17 000 passeports étaient disponibles lors de sa dernière visite à l’émigration et à la section nationale des cartes d’identités le mercredi 15 avril 2015. Cependant, le général Sada Samaké  a confirmé la spéculation autour des documents par les agents en charge de leur vente. Avant de dénoncer l’attitude des citoyens qui acceptent de  collaborer avec ces agents corrompus dans leur sale besogne.  Selon le chef du département de la Sécurité, cette  collaboration de la population avec les agents corrompus ne fait qu’alimenter le fléau de la corruption.

Attrapé par la patrouille, le ministre Samaké comme lors de son premier passage à l’Assemblée nationale, a encore rappelé l’opinion nationale le prix officiel du passeport et de la carte d’identité nationale. Selon le général Samaké, la carte d’identité nationale est vendue à 1700 FCFA dont 1 000 F pour la carte elle-même et 500F et 200 F pour les timbres respectivement sur la carte et sur la demande. Le prix du passeport est fixé à  50 000 F CFA a aussi  rappelé le ministre de la Sécurité.

Par ailleurs, conscient de l’état de fait, il a informé les élus de la nation que tout agent pris à une tentative de spéculation est puni. Le ministre Samaké a aussi saisi l’occasion pour faire  savoir aux députés que depuis son premier passage à l’A.N, qu’il se bat de toutes ses forces pour en finir avec le litige de ces documents. C’est pour quoi, il a fait savoir aux députés que dès lors, 242 agents ont été prix la main dans le sac dont 34 d’entre eux sont sous mandat de dépôt. Il a également  révélé le cas du 6e arrondissement où lui-même, a été témoigne de l’ampleur de la spéculation lors d’une visite. Le ministre s’est rendu compte de cette spéculation a travers une femme qu’il a approchée pour savoir à combien elle a eu sa carte. La bonne dame avait refusé dans un premier temps de dire la vérité. A son exigence, elle a avoué d’avoir acquis  la carte à 4 000 F CFA. Sur place, le ministre dit avoir  a relevé tous les agents de section d’identité et ainsi que le commissaire dudit arrondissement.

A l’Emigration lors de son passage la semaine dernière, le constat est encore amer. Là-bas, selon le ministre, un supposé chef, connu de son sale travail s’est enfermé dans un bureau jusqu’à son départ du service.

Il révèle de même qu’environ trois milles passeports vendus sont  entre les mains des agents de l’émigration.

En tout cas, conscient du danger du fléau, le chef du département de la Sécurité a promis aux députés la fin du calvaire de passeport et de la carte d’identité. Pour cela, il affirme qu’aucun  fraudeur ne sera épargné.

Se prononçant sur l’affaire de véhicule volé qui défraye  la chronique depuis un certain temps, le ministre a informé qu’une procédure judicaire est en cours pour clarifier les choses. Toutes choses qui sous-entendent que le directeur général de la police dont le nom est cité à tort ou à raison est sur une chaise éjectable. Car la confirmation des faits à lui reprochés sera fatale pour le Dg de la police. En attendant, il peut rester  tranquille dans ses bottes.

Par ailleurs, le ministre Sada a renouvelé sa confiance au directeur général de la police  qui, selon lui, est entrain de mener des combats pour donner à la police nationale ses lettres de noblesse.

Le patron du département de la Sécurité a demandé de l’excuse à toutes les victimes de la corruption ou d’autres tords de la part des agents sous son autorité.

Sur l’insécurité, le général Sada Samaké a reconnu la défaillance de sécurité, qui était aussi à l’ordre du jour et assuré que les forces de sécurité sont à pieds d’œuvre pour assurer la quiétude de la population.

Zakariyaou Fomba

source :  Le Débat

 

Coopération sino-malienne : La Chine offre à notre pays de matériels d’une valeur de près de 7 milliards F CFA

Le Mali est fier de son amitié avec la Chine, a déclaré lundi le président Ibrahim Boubacar Kéita lors d’une cérémonie de remise de matériels d’une valeur de près de sept milliards de FCFA par l’ambassadrice de Chine au Mali, Mme Lu Huiying, Koulouba.

Le lot de matériels offert par la Chine est composé de 100 motocycles pour les forces de sécurité maliennes, 10 limousines, 10 camions d’assainissement d’une capacité de 8 tonnes, 40 poubelles à grande capacité (8 tonnes), 3 consoles de mixage numérique professionnel et accessoires, 8 amplificateurs de puissance et les équipements, 10 haut-parleurs, 10 microphones, 100 machines à coudre et 100 pulvérisateurs.

Cinq techniciens chinois arriveront bientôt à Bamako pour offrir une formation sur place afin d’assurer le bon fonctionnement de ces équipements, a indiqué l’ambassadrice de Chine, ajoutant qu’une dernière partie de ce matériel comprenant un nombre significatif des moteurs tricycles spécialement pour les handicapés arrivera dans les jours à venir.

En recevant les matériels, le président IBK a salué l’amitié entre la Chine et le Mali. « Cette amitié à laquelle nous sommes fiers ne nous surprend guère par ces dons qui succèdent à d’autres et qui sont la promesse d’autres qui viendront » a déclaré IBK.

« La Chine à travers son savoir-faire diplomatique, toute sa finesse, s’est révélée au monde comme désormais partie prenante des questions mondiales et de l’avenir du monde », a souligné  le président de la République.

S’agissant de la coopération sino-malienne, la diplomate chinoise a abondé dans le même sens. « Aujourd’hui, l’amitié et la coopération sino-maliennes sont toujours pleines de vitalités auxquelles le président malien est très attaché ».

Selon Mme Lu Huiying, « tendre la main à autrui, transmettre le message de paix et de solidarité entre les peuples, c’est une composante importante de la coopération sino-malienne ».

« Quels que soient les aléas internationaux et la situation nationale, poursuit Mme Lu Huiying, les sentiments d’amitié qu’éprouve le peuple chinois pour le peuple malien sont sincères, le soutien de la partie chinoise à la partie malienne est constant. Nous sommes toujours liés par une amitié traditionnelle et un partenariat sincère, en partageant bonheur et malheur ».

Lors de cette cérémonie, le conseiller économique et commercial de l’ambassade de Chine au Mali, M. Liu Qi, a été élevé au grade de chevalier de l’ordre national du Mali à titre étranger. A la fin de la cérémonie, au volant d’une des 10 voitures, le président IBK  a fait un tour dans le palais avec l’ambassadrice de Chine.

source : Le Débat

Le premier ministre signe et persiste : « L’accord de paix sera signé le 15 mai avec ou sans la CMA »

Le Premier ministre Modibo Kéita est formel : la position du gouvernement est claire, l’étape des discussions est terminée et l’accord de paix et la réconciliation au Mali sera signé le 15 mai prochain à Bamako en présence de la Médiation et de la communauté internationale, avec ou sans la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). C’est la réponse du chef de gouvernement aux forces vives de la nation dans le dossier Nord-Mali.

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Le Premier ministre Modibo Kéita a convoqué à la Primature, le jeudi 23 avril 2015, les forces vives de la nation pour leur expliquer les difficultés éprouvées par la Médiation internationale à faire adhérer les mouvements armés dits de l’Azawad au processus de paix à travers le paraphe du document d’Alger et la signature le 15 mai prochain à Bamako de l’accord de paix. La rencontre a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement et personnalités.

Après avoir expliqué à ses interlocuteurs les raisons du non-paraphe par la CMA le 15 avril 2015, le chef du gouvernement fait savoir la détermination des acteurs impliqués dans le processus à procéder à la signature définitive de l’accord le 15 mai prochain à Bamako.

L’opposition a saisi l’occasion pour inviter le chef du gouvernement à s’expliquer sur la probabilité de voir les mouvements qui n’avaient pas paraphé à venir signer le document. Les partis de l’opposition ont fait part de leur inquiétude sur les chances réelles de voir toutes les composantes de la CMA (HCUA, le MNLA et le MAA-dissident) à Bamako le 15 mai prochain autour de la table pour apposer leur signature sur le document de paix.

En réponse, Modibo Kéita a souligné que le gouvernement fonde l’espoir d’une démarche participative pour la mise en œuvre de l’accord de paix et la réconciliation au Mali.

Pour le PM, la Médiation internationale s’active à faire venir les mouvements armés à la raison afin qu’ils se décident à signer l’accord le 15 mai à Bamako, quitte à amender certaines dispositions dans le cadre de la mise en œuvre du document.

« Le gouvernement souhaite une large adhésion au processus de paix, même si  des efforts de conciliation et de recherche de consensus  se poursuivront pour mettre efficacement le document d’Alger en œuvre », a-t-il dit. Selon le PM, le Mali est dans une dynamique de paix définitive.

« La position du gouvernement est claire, l’étape des discussions est terminée et l’accord de paix et la réconciliation au Mali sera signé le 15 mai prochain à Bamako en présence de la Médiation et de la communauté internationale, avec ou sans la CMA », a-t-il rappelé. Avant d’inviter les présidents des partis politiques, les leaders religieux et des associations à soutenir le gouvernement dans cette nouvelle étape.

Bréhima Sogoba

 

source :  L’Indicateur du Renouveau

En un mot : Aveux de corruption de ministres

La crise du football malien, qui bat présentement son plein, saute les barrières du fair-play, se saisit de la balle et fait un centre au cordeau dans la défense d’anciens ministres de la Jeunesse et des Sports, accusés de concussion.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur rénouveau

En tout cas, les rudes affrontements de ces derniers jours entre clans rivaux ont abouti à des révélations de scandales financiers comme les détournements présumés des remboursements par la Fédération internationale de football (Fifa) de l’argent déboursé par l’Etat pour le transport des équipes nationales.

Ces fonds, qui passent toujours par la Fédération malienne de football (Fémafoot), auraient été, selon des protagonistes, toujours partagés entre les ministres successifs de la Jeunesse et des Sports et d’autres dirigeants de premier plan du football malien, pour ne pas dire avec les dignitaires des bureaux fédéraux de la Fémafoot.

L’accusation est d’autant plus grave qu’il s’agit de détournements de biens publics, qui devront susciter la curiosité du Vérificateur général et d’autres structures de contrôle de l’administration. Ne serait-ce que pour séparer le bon grain de l’ivraie.

DAK

source :  L’Indicateur du Renouveau

Primature : ECHANGES SUR LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD D’ALGER

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Le Premier ministre Modibo Keïta en a discuté hier avec les forces vives de la nation

Une rencontre sur l’Accord d’Alger et la situation sécuritaire dans notre pays a regroupé hier autour du Premier ministre, Modibo Kéïta, les forces vives de la nation. Celles-ci étaient constituées de représentants des partis de la majorité présidentielle, de l’opposition, du centre, de la Cafo, des chefferies traditionnelles, des confessions religieuses, du secteur privé, du conseil national des jeunes et des leaders religieux du nord. C’était en présence plusieurs membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de Coopération internationale, chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers inter-maliens d’Alger.

La rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tradition établie par le Premier ministre et dont le but est d’informer directement les partis politiques et les organisations de la société civile à chaque étape du processus des pourparlers inclusifs inter-maliens d’Alger et de recueillir éventuellement des propositions dans une dynamique de synergie pour le retour définitif de la paix et de la stabilité dans notre pays.
Le ministre Abdoulaye Diop a rappelé les différentes étapes du processus des pourparlers inter-maliens qui ont abouti à l’élaboration d’un document sous la houlette de la médiation internationale conduite par l’Algérie. Le gouvernement et les mouvements armés de la Plate-forme ont paraphé le document le 1er mars dernier. La médiation a attendu que les mouvements rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en fassent autant le 15 avril dernier comme précédemment annoncé par elle. Mais à la veille de cette date, elle a fait faux bond pour des raisons non encore connues, a déploré le ministre Diop qui a indiqué que la médiation dont l’UE, la CEDEAO, l’ONU, l’UA, l’OCI, les pays voisins du Mali dont l’Algérie ont décidé de ne pas stopper le processus de paix. Car depuis deux ans, les populations des zones de conflit souffrent et du coup la stabilité de la sous-région a été fragilisée, a expliqué le ministre.
C’est dans ce cadre que la médiation a retenu la date du 15 mai prochain pour la signature définitive de l’accord de paix à Bamako. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale a indiqué que notre pays et la médiation préparent cet important événement tout en poursuivant le dialogue avec les mouvements rebelles. Mais, il a précisé que le texte de l’accord gelé et verrouillé ne peut subir aucune modification. « Le paraphe du document est un élément technique qui permet de clore les discussions sur le texte. On peut donc le faire le jour de la signature du document », a indiqué Abdoulaye Diop qui souhaite que la CMA profite de l’occasion. Le ministre a assuré que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de la cérémonie de signature, au plan sécuritaire et autres.

PAS DE REFERENCE A LA CONSTITUTION. Après cet exposé, les partis de la majorité présidentielle, par la voix du président de ce regroupement, Boulkassoum Haïdara, ont salué les efforts déployés par le gouvernement qui ont abouti à l’accord. La majorité présidentielle a donc réitéré son soutien au document et souhaité qu’il ouvre la porte à la réconciliation des Maliens.
L’opposition, elle, a rejeté le document, présentant sa signature comme un feu vert ou des jalons posés pour la désintégration du Mali. Son porte-parole, Ahmadou Abdoulaye Diallo, a jugé que « l’accord n’est pas bon » car il ne fait pas référence à la Constitution en vigueur dans notre pays. Sur certains aspects de fond du document, l’opposition estime que le mode d’élection des présidents du conseil de cercle et les prérogatives de ce dernier ne sont pas le fruit d’un consensus national.
Kiabou Bamba a réitéré l’intérêt que les partis centristes accordent à la paix et à la stabilité. Ils accordent leur caution au gouvernement pour la signature du présent document et souhaitent que le triptyque « vérité, justice et pardon » soit le fondement du retour à la paix.
La Cafo, les chefferies traditionnelles, les confessions religieuses, le conseil national de la jeunesse, le secteur privé et les leaders religieux du nord ont souhaité la signature du document tout en exhortant le gouvernement à réunir tous les moyens pour que les populations du nord de notre pays retrouvent la paix, la liberté et la quiétude. Celles-ci vivent dans la peur et la hantise depuis plus de deux ans et font quotidiennement l’objet d’attaques meurtrières perpétrées par des forces hostiles à la paix.
« Il s’agit pas de donner des avis pour ou contre l’accord d’Alger. C’est trop tard et cette discussion est terminée. Mais il s’agit d’échanger sur le fondement et les perspectives pour la mise en œuvre de l’accord avec en toile de fond le retour de la paix dans notre pays », a précisé le Premier ministre, Modibo Kéïta qui recadrait ainsi les débats. Le chef du gouvernement a expliqué aussi que le document de l’accord d’Alger prend en compte les éléments de la concertation nationale, des Etats généraux de décentralisation et des assises nationales sur le nord.
Le président de la Coordination des organisations de la société civile qui a présidé la rencontre, en a salué l’esprit. Boureima Allaye Touré a réitéré le souhait des organisations de la société civile de voir notre pays retrouver sa stabilité à travers la signature de l’accord le 15 mai prochain. La Coordination des organisations de la société civile fera le suivi des engagements des parties, a promis son président.

Be COULIBALY

source : L Essor

L’opposition face à l’échéance du 15 mai : « Le Mali doit reprendre le contrôle du processus de sortie de crise »

Pour informer officiellement les partis politiques et la société civile de la signature programmée du projet d’accord, le Premier ministre, Modibo Kéïta les a rencontrés, le 23 avril 2015, à la Primature. Il a souhaité . Pour l’opposition républicaine, le report répétitif de la signature du document prouve sa médiocrité, sans conteste. Le représentant du chef de file de l’opposition Amadou Abdoulaye Diallo, a clairement suggéré au gouvernement de « reprendre le contrôle du processus de sortie de crise en s’engageant sur le chemin d’un véritable dialogue inter-Maliens ».

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Après avoir perdu la bataille des négociations d’Alger qui, jusqu’à la preuve du contraire, se solde par le refus catégorique de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) de parapher le document et suscite une vive contestation des partis politiques de l’opposition et la société civile, le gouvernement du Mali est dans la logique de récidiver l’erreur qu’il a commise le 1er mars 2015 à Alger: signer le projet d’accord, le 15 mai 2015 à Bamako, sans la CMA, c’est à dire « unilatéralement », en ouvrant la voie à un processus de paix sur fond de désaccords.

Cependant l’opposition républicaine fidèle à ses analyses objectives, a estimé que le report répétitif de la signature du document prouve sa médiocre qualité. Elle a demandé au gouvernement de « reprendre le contrôle du processus de sortie de crise en s’engageant sur le chemin d’un véritable dialogue inter-Maliens », selon l’intervention du représentant du chef de l’opposition, Amadou Abdoulaye Diallo.

Contrairement à sa précédente rencontre, où il avait eu la maladresse de porter sur lui, le message de la médiation, c’est un Premier ministre plus attentif que les responsables des partis politiques de l’opposition, de la majorité présidentielle et de la société civile ont rencontré, le jeudi 23 avril 2015, à la Primature.

Certainement pour éviter une nouvelle humiliation le 15 mai 2015 par un éventuel revirement de la donne, Modibo Kéïta,  a d’abord tenu à dégager la responsabilité de son gouvernement par rapport à la signature annoncée : c’est la médiation qui en a décidé ainsi et c’est cette dernière qui endosse la responsabilité. « L’objectif de cette rencontre est de suite au refus catégorique de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) de parapher le document et à la vive contestation de la majorité des Maliens.

Youssouf Z KEITA

 

Source: Lerepublicainmali

Quand la majorité fait le mort !

L’universitaire Joseph-Brunet Jailly a parlé en son nom certes, mais c’est un ami reconnu du Mali et un chercheur respecté. Dans une analyse d’une rare profondeur et d’une absolue clarté, il nous prévient que l’accord défendu bec et ongles par le gouvernement et les partenaires du Mali prépare l’indépendance de l’Azawad sans le dire.

adam thiam le republicain quotidien directeur redaction

Pendant des jours, son article a trôné au hit parade des sitewebs locaux, suscitant des centaines de réactions d’internautes et donnant une idée de comment  la petite opinion publique du net juge l’accord d’Alger.

Pourtant, personne dans la majorité présidentielle, ni universitaire ni politique, n’a jusque-là cru devoir réagir à l’article en question qui tout en évitant les mots qui blessent considère implicitement le paraphe du document comme une forfaiture.

L’universitaire français peut se tromper d’analyse. Mais ce qu’il a écrit et dit est très grave et ne peut pas être traité par-dessus la jambe dans une démocratie et dans un pays dont les décideurs ont quelqu’égard pour ses citoyens.

Quand c’est pour voyager, ils sont prêts, quand c’est pour manifester contre espèces sonnantes et trébuchantes, ils sont prêts. Quand il s’agit de porter la contradiction à de propos d’une gravité inquiétante, on fait le mort. Où sont-ils les universitaires, les débateurs, les contradicteurs qui ne ratent aucune occasion de crier leur loyauté au président.

C’est maintenant, aujourd’hui et sur la réponse à Jailly qu’il a besoin de ces inconditionnels ! Qu’ils prennent l’espace que vient d’ouvrier l’universitaire français  car cela est mieux que de répéter sans cesse que l’accord sera signé avec ou sans Cma le 15 mai. Et c’est infiniment mieux que de dire au peuple : c’est trop tard de discuter le contenu.

Adam Thiam

Source: Lerepublicainmali

Mali : Le gouvernement condamne l’assassinat du chef de village de Dogo

Le gouvernement constate avec amertume la multiplication des crimes crapuleux d’assassinats gratuits sur de paisibles citoyens sur l’axe Gossi-Gao et dans bien d’autres localités du pays, comme ce fut le cas le mercredi 22 avril 2015 à Dogo, cercle de Youwarou, où le chef de village a été froidement et lâchement assassiné par des individus non encore identifiés.
Face ces douloureuses circonstances, le gouvernement présente ses condoléances aux parents de tous les disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Choguel Kokalla Maïga ministre economie numerique information communication porte parole gouvernement mpr conference reunion
La fréquence de ces crimes barbares et injustifiés devenus le seul moyen d’affirmation des groupes terroristes dans diverses localités du pays, appelle à plus d’engament et de vigilance.
Le gouvernement, prenant à témoin l’opinion nationale et la communauté internationale, réitère sa volonté et sa détermination à parvenir à la paix par le dialogue.
Cependant, au moment même où tout le monde est mobilisé pour ce dialogue, de tels crimes deviennent incompréhensibles, inacceptables et intolérables.
Le gouvernement en appelle donc à la synergie FAMA, MINUSMA et Barkhane afin de traquer et traduire devant les tribunaux les auteurs des crimes.
Le gouvernement invite les populations à plus de vigilance.

source : L Essor

Le Premier ministre Modibo Kéita aux opposants : «Ce n’est plus le moment de discuter de la pertinence de l’accord, c’est trop tard »

Le Premier ministre a rencontré ce jeudi, dans la salle de conférence de la Primature, les forces vives de la nation. Objectif : recueillir leur point de vue par rapport à la signature de l’Accord de paix prévue le 15 mai prochain à Bamako.

premier ministre modibo keita reconciliation

Dans un communiqué rendu public le 18 avril dernier, la médiation internationale a souhaité que l’accord de paix issu des négociations Alger et paraphé par le gouvernement, soit signé à Bamako le 15 mai prochain avec ou sans les groupes armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

A la rencontre initiée ce jeudi par le Premier ministre Modibo Kéita, les représentants des partis politiques de la majorité, de l’opposition, les leaders religieux, les représentants des organisations de la société civile, de la jeunesse, des femmes et les communicateurs traditionnels, ont donné tour à tour leur position sur cette décision de la médiation internationale.

Si l’écrasante majorité des intervenants (représentants des partis politique de la majorité présidentielle, de la jeunesse, des femmes et des confessions religieuses…) sont favorables à la signature de l’accord de paix issu des pourparlers d’Alger, l’opposition quant à elle persiste et signe que «cet accord n’est pas bon».

Dans sa déclaration lue par le président du PDES, Amadou Abdoulaye Diallo, l’opposition estime que cet accord dans son état actuel, «ne résous en rien la crise et la question de la sécurité et de stabilité du Mali. Elle porte les germes de la désintégration».

L’opposition demande au gouvernement de reprendre le processus des négociations afin d’engager le Mali dans la voie de la sécurité, de la stabilité et d’une paix durable.

C’est aussi dans ce sens que l’opposition demande l’accompagnement de la communauté internationale, si celle-ci veut véritablement  aider le Mali à sortir de cette crise qui n’a que trop duré.

Face à cette déclaration de l’opposition, le Premier ministre Modibo Kéita a été on ne peut plus clair : « je ne vous ai pas convié ici pour discuter de la pertinence ou de l’impertinence de l’accord. Ce n’est plus le moment, c’est trop tard. Nous sommes là pour parler de la signature  prochaine de l’accord».

Selon le Premier ministre, le gouvernement travaillera à ce que l’accord soit signé à la date indiquée par la médiation. De ce fait, le chef du gouvernement invite tous les groupes armés qui aspirent à la paix et soucieux du devenir du Mali à se joindre au gouvernement, le 15 mai prochain, pour signer la paix.

Source: autre presse

Drames de l’émigration illégale : Indignons-nous et agissons !

Près de 800 morts probables dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril ! Plus de 1 600 morts depuis le début de l’année 2015 (données UNHCR) ! Plusieurs milliers d’autres de nos frères, sœurs, enfants, maris, disparus dans l’anonymat d’embarcations de fortune, empruntées à deux, trois ou par dizaine de personnes non recensées !

Combien d’autres dans le désert, morts de faim, de soif, quelques fois assassinés après avoir été volés ou simplement abandonnés par des passeurs sans foi ni loi? Combien de vies détruites, combien de femmes et souvent de jeunes filles violées, d’enfants perdus à jamais après avoir vécu l’enfer? Combien d’espoirs brisés, de potentiels perdus, d’intelligences gâchées, de bras valides et d’énergies qui manqueront à l’Afrique et à chacun de nos pays

Depuis plus d’une décennie, on assiste à une véritable hécatombe, malheureusement dans le silence. Le continent, à travers plusieurs de ses pays dont le Mali, perd ainsi ses enfants par milliers en quête d’un mieux être au risque d’y perdre la vie, sans que cela fasse autant la une de la presse que d’autres faits sans doute moins graves mais plus médiatiques. Nous sommes de temps en temps interpellés quand le drame quotidien revêt un caractère tragique comme cela fut malheureusement le cas le weekend dernier. Nous commençons ainsi à mieux apprécier le courage et le sens de la responsabilité du Pape François quand il interpellait les européens ou encore le sens de la solidarité du Secrétaire Général de l’ONU, Ban KI MOON, quand il lance un appel aux pays riches pour les conjurer de partager les efforts de secours aux migrants. Nous accueillons avec espoir la réaction de l’Union Européenne qui a décidé d’organiser un sommet de ses dirigeants le jeudi 23 avril avec en perspective, des mesures vigoureuses de court, moyen et long termes pour mieux prendre en charge cette problématique.

Mais et nous ?

Nous l’Afrique ? Nous l’Afrique de l’Ouest ? Nous les pays du pourtour sahélien ? Nous le Mali ? Ne devrons-nous pas faire quelque chose ? Ne pouvons- nous pas faire quelque chose ?

Il est incontestable que la question de l’émigration est épineuse pour les pays comme le Mali comme pour d’autres. Elle pose des défis complexes à relever et emprunte de nombreux visages qu’il n’est pas facile d’appréhender pour mieux la gérer.  D’abord le problème du développement et de la quête de prospérité et de bien être pour tout être humain. Ce qui est bien compréhensible. D’un côté il y a la pauvreté, non pas celle des chiffres mais une réalité extrêmement violente à laquelle font face nos parents. Par exemple, dans un village comme Kremis, pourtant pas le moins loti du cercle de Yelimané, il y a très peu d’espoir de récolter ce qu’on sème en raison de la sécheresse, des criquets ou des oiseaux granivores qui se concurrencent pour emporter le peu de pieds de mils, ou non moins décimés par l’absence d’eau. Les femmes n’y connaissent que peu le maraichage, il est vrai que pour avoir de l’eau il faut soit creuser 150 mètres (encore que !) ou marcher quelques kilomètres.

Ce village comme beaucoup d’autres ont enterré de nombreuses mères, décédées en couche sans pouvoir accéder à un centre de santé mieux pourvu qu’un CSCOM, distant de seulement 45 kilomètres qu’il est impossible de parcourir en moins d’une journée du fait de l’état de la voie d’accès. De l’autre côté il y a l’opulence et la richesse, celle qu’on voit à la télé, celle qui est aussi perceptible à travers le secours de nos frères qui la côtoient et qui font que des pans entiers de nos pays tiennent encore. Quand le cousin de la diaspora nous envoie de quoi subvenir à nos besoins, quand il participe à la construction d’équipements collectifs, quand il fait l’objet de toutes les attentions à son passage au village, notre opinion est faite qu’il faut partir ! Partir pour être comme lui, partir pour quitter l’assistanat. Partir pour être respecté et donc exister ! Quitte à tout risquer.

Il y a ensuite la faiblesse des Etats et leur incapacité à faire face, seuls, aux dispositifs et aux systèmes mis en place pour contourner la légalité. De véritables mafias se sont constituées pour profiter du désespoir des populations, mettre leur vie en danger à leur seul et unique profit. La source de ces organisations se trouve quelques fois au coeur de nos appareils étatiques. La grande étendue des zones et couloirs empruntés par les passeurs, aussi bien dans le désert que sur la mer, complique la tâche de ceux qui doivent combattre ces maux. Il faut reconnaitre que le problème libyen ne facilite pas la lutte car, dans ce pays, l’Etat est entrain de disparaître mettant le territoire libyen à la disposition de nombreuses forces du mal dont les passeurs.

Les difficultés politiques et sécuritaires perceptibles ici ou là, au gré des conflits (Syrie, Somalie, etc.), la persistance de l’insécurité dans de nombreux pays, la multiplication de crises alimentaires, humanitaires, mais également l’absence de perspectives dans de nombreux pays sont des motifs sérieux et légitimes de chercher ailleurs son avenir. Il en résulte des vagues de plus en plus importantes d’adultes, de jeunes, parfois d’enfants, qui déferlent vers les pays considérés comme nantis et dont une part importante échoue, en y perdant la vie pour de nombreux d’entre eux. Ces vagues viennent d’Afrique, du Moyen-Orient voire d’Asie. Avec le même espoir, pour le même résultat, hélas !

Face à cette situation, il est criminel de rester les bras croisés, de part et d’autre de la méditerranée. Nous devons agir vigoureusement, chacun (pays de départ et pays de destination) à son niveau mais également dans un cadre coordonné, pour réussir à endiguer les flux et à limiter fortement les impacts en termes de vies humaines. Il y a de nombreuses possibilités d’actions qu’il convient d’envisager pour limiter les flux d’émigrés clandestins. Ces actions doivent toutes être envisagées dans un cadre où l’on se convainc que l’émigration clandestine est une perte pour une collectivité, cela est d’ailleurs valable pour l’émigration tout court quand elle atteint un caractère systémique comme c’est le cas au Mali par exemple. Les autorités, la société civile, les acteurs politiques, les communautés notamment celles qui émigrent traditionnellement, doivent tous se convaincre de cette situation et s’engager ensemble à y faire face. Nous devons mettre en place des stratégies de limitation de l’émigration en insistant d’abord sur la saine information, la sensibilisation, la communication franche avec les acteurs susceptibles d’être concernés. La transparence absolue avec laquelle la question est traitée sera une donnée clé du dispositif de lutte contre l’émigration clandestine. Nous devons communiquer sur le phénomène, publier les chiffres sur les départs mais aussi les pertes en vies humaines, informer clairement sur tous les drames survenus, tracer les émigrés et remonter aux sources pour sensibiliser et conscientiser.

Les tragédies comme la disparition en masse des clandestins en méditerranée ne doivent en aucune manière rester anodines dans nos pays. Au delà des communiqués et appels officiels lancés, il faut aller plus loin pour s’appuyer sur ces chocs et ces traumatismes et développer une stratégie appropriée de dissuasion fondée sur les risques inutilement pris. Les autorités publiques, les acteurs de la société civile et toutes les forces vives de la nation doivent se donner la main pour engager de véritables débats nationaux sur les questions d’émigration afin d’établir les bases d’une lutte commune contre les travers déplorés. Dans cette perspective, une mesure concrète portera sur l’augmentation des possibilités de communication de nos services en charge de ces questions, la collaboration intelligente avec les relais sociaux, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour toucher toutes les cibles, notamment les jeunes. Les organisations de jeunesse, les associations et autres Organisations Non Gouvernementales (ONGs) actives dans les zones traditionnelles d’émigration seront d’un apport certain.

La diaspora, source de nombreux fantasmes et facteur majeur de motivation des candidats au départ est à mettre à contribution dans la stratégie de sensibilisation contre l’émigration clandestine. Les émigrés déjà établis dans les pays de destination, qui disposent d’influences certaines dans nos contrées, doivent être engagés à dissuader leurs parents mais surtout doivent s’inscrire dans un processus de soutien à la production et à la création de richesses sur place permettant de fixer les jeunes en leur donnant l’occasion de pouvoir se prendre en charge eux-mêmes. Plus que jamais l’adage selon lequel « il vaut mieux apprendre à pécher que donner du poisson » demeure d’une actualité criarde dans nos bassins d’émigration. Il faut s’employer à convaincre les candidats au départ que les moyens financiers engagés pour arriver à destination sont souvent suffisants pour se constituer un capital productif sur place. Plutôt que d’abonner toute sa famille chez le boutiquier du village pour les besoins de consommation, il faut encourager ses jeunes frères et jeunes sœurs à entamer du petit commerce, se former dans des métiers porteurs, à faire du maraichage, de l’embouche…investissons moins dans des salles de classe non fréquentées que dans les petits ouvrages de retenue d’eau au profit de la sécurité alimentaire du village. Redimensionnons nos projets d’édifices religieux à l’aune de la population de la contrée et redirigeons le supplément de ressources vers des investissements productifs. En somme, évitons des activités  » tape à l’œil «  et motivées par l’orgueil au profit d’initiatives porteuses de prospérité.

La lutte contre les systèmes mafieux qui facilitent l’émigration illégale sera la clé sur le chantier du tarissement de ce fléau. Ce système est complexe et présent sur l’ensemble de la chaîne de l’expatriation frauduleuse. De la délivrance de pièces d’identité à la recherche de visas, la fabrication de fausses pièces et documents administratifs ou encore la corruption des agents publics impliqués à différents niveaux, le système a infiltré le dispositif étatique et sera compliqué à combattre car les sommes en jeu sont inimaginables. Nous devons revoir les législations pour faire du soutien à l’émigration clandestine une infraction de complicité à un crime car il aboutit souvent à la mort du candidat. Les parents qui envoient leurs enfants mineurs à la mort doivent aussi être poursuivis. Ce combat doit se traduire par le renforcement des contrôles aux frontières notamment terrestres, la lutte permanente contre la corruption de tous agents administratifs impliqués à ces niveaux (sécurité, administration, collectivités locales…). En somme, nos autorités doivent changer de paradigme et passer rapidement de la bienveillance neutralité, voire complicité, à une lutte de tous les instants pour briser le dispositif mafieux qui fait de l’émigration une industrie mortifère pour les démunis mais très prospère pour les acteurs.

L’intérêt de la création d’une structure en charge de la lutte contre l’émigration irrégulière et les systèmes mafieux qui l’encouragent, doit être étudié en vue de dimensionner la riposte à la hauteur du fléau. Cette structure, à l’image de l’Office de lutte contre les stupéfiants, doit être transversale, disposer d’aptitudes de renseignements, d’investigations policières, administratives et judiciaires et de capacités d’interventions. Les autorités doivent s’employer à obtenir ensuite de la justice des sanctions dissuasives contre les agents publics véreux du système, les citoyens impliqués et notamment ceux qui organisent les filières. Le changement de paradigme souhaité ci dessus, s’il est réel, favoriserait le démantèlement de ces réseaux dont certains sont quasi officiels de nos jours.

La collaboration entre les pays sahéliens pour ce qui concerne le passage des clandestins vers le Maghreb, mais aussi la collaboration avec les pays magrébins, pays de transit, aideront à mieux lutter contre l’émigration clandestine. Il y a de véritables routes d’émigration, connues par les différentes administrations. Il faut les stopper, arrêter les flux et repousser les migrants tentés de les emprunter. Il faut évidemment arrêter et traduire en justice les organisations criminelles qui les exploitent et dont certaines ont pignon sur rue. Un pacte sahélien de lutte contre l’émigration irrégulière permettra de définir les règles de collaboration entre les services de renseignement, les forces de police, les administrations mais aussi les forces armées pour des interventions qui peuvent s’avérer utiles et mêmes salvatrices pour les pauvres candidats au départ. Dans la mise en œuvre de ce dispositif, les pays de destination doivent contribuer. Ils peuvent fournir des capacités en surveillance, former les agents, donner des renseignements et engager des moyens divers pour soutenir les pays de départ et de transit dans ce combat dont tous sont bénéficiaires. L’Europe envisage de renforcer son dispositif Frontex de lutte contre l’émigration clandestine en déployant cinq fois plus de bateaux de surveillance en Méditerranée. Elle doit se convaincre que les moyens engagés au bout de la chaîne pourraient être plus efficaces et moins onéreux s’ils sont judicieusement utilisés au départ du processus.

Enfin, il apparaît nécessaire que soit mise en place au niveau des organisations régionales (CEDEAO) et continentales un agenda anti émigration clandestine, de sensibilisation, de plaidoyer, de coopération, avec des voix fortes pour le soutenir et faire en sorte que le continent parle de la même voix sur ce domaine. Cela lui permettrait d’obtenir que les pays occidentaux destinataires s’impliquent à mieux collaborer vers la réduction du phénomène à défaut de l’endiguer. Cela permettrait d’engager plus facilement mais aussi plus fortement les Etats à s’employer à accroitre la prospérité de leurs populations et à leur offrir des perspectives, seules à mêmes de les dissuader de risquer la mort pour mieux vivre.

Moussa Mara

moussamara@moussamara.com

www.moussamara.com

Source: L’Indépendant

Présidentielle ivoirienne d’octobre prochain : Le président du PCR, Ousmane Ben Fana Traoré invité à l’investiture d’ADO

C’est par une lettre officielle d’invitation dûment signée par le président de la conférence du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Henri Konan Bédié, que le président du Parti citoyen pour le renouveau (PCR), Ousmane Ben Fana Traoré est invité à la convention d’investiture du candidat Alassane Dramane Ouattara alias ADO. L’événement se déroule ce samedi au stade Félix Houphouët Boigny d’Abidjan.

Les relations de coopération entre les partis politiques d’obédience libérale se portent très bien. C’est ainsi qu’après la récente visite d’une forte délégation du Rassemblement des Républicains (RDR) d’Alassane Ouattara à Bamako pour échanger avec le PCR, c’est aujourd’hui le tour du président de ce parti, chantre du libéralisme malien de se rendre à Abidjan sur invitation des alliés politiques du président ivoirien.

En effet, Ousmane Ben Fana Traoré se rend demain vendredi dans la capitale ivoirienne où il prend part, aux côtés d’autres leaders politiques d’Afrique et du monde, à l’investiture du candidat du RHDP à l’élection présidentielle d’octobre prochain dans ce pays frère et voisin du Mali. Cet événement grandiose aura lieu le samedi 25 avril 2015 à partir de dix heures au stade Félix Houphouët Boigny.

Cette convention d’investiture, qui a pour thème «  Le RHDP unit autour d’Alassane Dramane Ouattara pour une Côte d’Ivoire qui gagne « , sera l’occasion, à en croire les organisateurs, de  » montrer à la communauté nationale et internationale la grande cohésion du RHDP autour de candidat, SEM Alassane Dramane Ouattara, président de la République « .

Il faut préciser que le président Ouattara est ainsi candidat à sa propre succession, après avoir été élu en 2010. Election suivie par une grave crise qui a failli plonger le pays dans la guerre civile, le président Laurent Gbagbo n’ayant pas reconnu sa défaite.

Précisons aussi que le président Alassane Dramane Ouattara, qui a nettement transformé le visage du  » pays de Nana Houphouët Boigny  » est aujourd’hui le porte-étendard de tous les partis de l’alliance des houphouëtistes avec les partis comme le RDR d’Alassane Dramane Ouattara, le PDCI d’Henri Konan Bédié, l’UDPCI, le parti des héritiers de feu Robert Guéï et le MFA, une modeste formation politique de la majorité présidentielle. Ce qui lui assure des chances plus que sérieuses de rempiler facilement à la tête de la Côte d’Ivoire et de la conduire vers son émergence.  Gageons que le large succès de la gouvernance ADO aura des incidences favorables sur l’avenir politique du président du PCR, Ousmane Ben Fana Traoré.

Source: autre presse

Appropriation de l’Accord d’Alger et sensibilisation autour du document : Le Premier ministre réunit ce matin les forces vives du pays

Afin de préparer la classe politique et la société civile à se donner la main pour la prochaine mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, qui sera signé le 15 mai prochain à Bamako, le Premier ministre Modibo Kéita rassemble les présidents des partis politiques, les leaders religieux et des associations ce matin à la primature.

La rencontre se tiendra en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga et devrait enregistrer la présence des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers d’Alger et son collègue de la Réconciliation nationale.

Comme il l’a fait, le jeudi 9 avril dernier, le Premier ministre Modibo Kéita fera face ce matin aux représentants des forces vives du pays à la primature. Il s’agit des leaders des partis politiques et de la société civile. Il s’agira pour le Chef du gouvernement, non moins Haut Représentant du chef de l’Etat dans les discussions inter-maliens d’Alger, d’expliquer d’abord les difficultés éprouvées par la médiation internationale pour faire adhérer les mouvements armés dits de l’Azawad au processus de paix à travers le paraphe du document d’Alger.

Il va donc expliquer à ses interlocuteurs comment se fait-il que le paraphe annoncé  de la CMA pour le 15 avril 2015 n’a pas pu avoir lieu. Avant de relever la détermination de tous les acteurs impliqués dans le processus à procéder à la signature définitive de l’Accord le 15 mai prochain à Bamako.

Les intervenants, à en croire certains acteurs politiques, vont saisir l’occasion pour inviter le chef du gouvernement à s’expliquer sur la probabilité de voir les mouvements qui n’avaient pas paraphé venir signer le document.

En clair, y a-t-il des chances réelles de voir toutes les composantes de la CMA, à savoir le HCUA, le MNLA et le MAA-dissident à Bamako le 15 mai prochain autour de la table pour apposer leur signature sur le document de paix ? Rien n’est moins sûr.

A ce propos, il semble que les chancelleries membres de la médiation internationale s’activent pour intensifier les pressions sur les mouvements armés afin qu’ils se décident finalement à venir signer l’Accord le 15 mai prochain à Bamako, quitte à amender certaines dispositions dans le cadre de la mise en œuvre du document. Le gouvernement souhaite donc une large adhésion au processus de paix, même si «  des efforts de conciliation et de recherche de consensus «  se poursuivront pour mettre efficacement le document d’Alger en œuvre.

Dans ce sens, le Premier ministre s’emploiera à donner toutes les informations qu’il tient de la médiation internationale et appellera les forces vives du pays à adhérer pleinement au processus de paix.

Modibo Kéita mettra également un accent sur les efforts déployés par les partenaires du Mali, particulièrement la médiation internationale, qui ne cesse de marteler depuis plusieurs jours que le document paraphé par le gouvernement et certains mouvements depuis le 1er mars est un bon compromis pour aller à la paix. La Communauté internationale est aussi unanime pour avertir sur le fait que  » ceux qui n’iront pas vers la paix seront considérés comme ennemis de la paix et traités comme tels « .

Le Premier ministre Modibo Kéita se fera aussi le devoir de réitérer son vœu de voir les forces vives du pays constituer une  » alliance sainte  » pour juguler la crise sécuritaire qui secoue le pays depuis 2012.

Bruno D SEGBEDJI

Source: L’Indépendant

MP 22 face à la presse : « IBK a trahi le Mali »

La gestion du pouvoir par IBK, la libération du nord sans la participation des forces étrangères, l’achat des équipements militaires, affaire Amadou Haya Sanogo, les accords de paix et de réconciliation nationale issus des négociations d’Alger, tels étaient, entre autres, les sujets abordés par les leaders du Mouvement Populaire du 22 Mars (MP 22) au cours d’une conférence de presse organisée le mercredi dernier à la Maison de la presse.

Le MP 22 a organisé le mercredi 15 avril 2015, c’est-à-dire, le jour même annoncé aux autorités maliennes par la médiation pour le paraphe de l’accord de paix et de réconciliation nationale issu des négociations d’Alger par la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), une conférence de presse pour se prononcer sur certaines questions. Telles que la gestion du pouvoir par IBK, la libération du nord sans la participation des forces étrangères, l’achat des équipements militaires, affaire Amadou Haya Sanogo, et bien sûr les accords de paix et de réconciliation nationale issus des négociations d’Alger. Cette conférence de presse à laquelle avait pris part le doyen Seydou Badian Kouyaté, était animée par Pérignaman Sylla, Mohamed Tabouré et Me Mariam Diawara. Avec la participation de l’honorable Amadou Mariko, député élu à Koutiala.

Dans leur déclaration liminaire lue par M. Mamadou Tabouré, le MP 22 a noté à travers la commémoration du 22 mars 2012, que la revanche des impérialistes contre cette date historique est dans l’impasse. Elle a été démasquée et vouée à la faillite. Aussi, les faits prouvent à suffisance aujourd’hui que la voie des négociations pour rétablir l’autorité du Mali à Kidal n’était qu’une fraude imposée par la France, donc loin d’aboutir à la paix, poursuit la déclaration.

La France a organisé une série de coups d’Etat et d’agressions armées contre le Mali. D’abord le 30 avril 2012, ensuite le 30 septembre 2013 et enfin le 23 novembre de la même année dans le but expresse de liquider l’autodétermination que les Maliens avaient décidé de faire par la voie des concertations nationales souveraines et cela, contre les agissements de la CEDEAO. Pour parvenir à cette fin, elle a transformé le président par intérim de la transition, le Pr. Dioncounda Traoré et son émissaire Tiébilé Dramé en marionnettes à qui François Hollande, le Président de la République française dictait sa loi.

Pour le MP 22, la France veut occuper le Mali afin d’imposer sa partition de l’Azawad par son statut particulier, souligne la déclaration liminaire.

Avec le présent accord, qualifié de compromission par le gouvernement actuel, peut-on parler de paix, s’interroge les leaders du MP 22. Car, en effet, cet accord de paix et de réconciliation nationale issus des négociations d’Alger n’est que le début de la répartition territoriale du Mali, a précisé le MP 22.

Aujourd’hui, indiquent les leaders, le Président de la République, IBK et son régime représentent en fait la trahison et les concessions criminelles, honteuses et inacceptables des impérialistes français et américains. Cela, à travers la présence des forces de la MINUSMA et de l’opération Barkhane. Pourquoi IBK s’est-il précipité d’ordonner à ses émissaires de parapher un document qui n’apportera jamais une paix durable au Mali, se demande le MP 22.

Pour ce regroupement, la voie la plus sûre pour la libération totale et définitive des régions occupées est d’armer le peuple malien et de réarmer l’armée nationale. C’est pourquoi d’ailleurs, au cours de cette conférence de presse, ils ont dénoncé la signature de l’accord de défense entre le Mali et la France avant d’exiger la libération du Général Amadou Haya Sanogo et autres militaires et policiers arrêtés arbitrairement depuis quelques mois.

  1. Sangaré

 

source :  Le Progrès

Arcanes politiques : Soumaila Cissé dénonce l’incurie au niveau du gouvernement

 

 

soumaila cisse urd bazin riche

 

 

L’opposition dénonce les insuffisances du Gouvernement. Pour son chef de file, Soumaïla Cissé, les autorités maliennes ont montré leur limite. Il appelle à l’organisation d’une rencontre avec toutes les forces vives de la Nation pour débattre de la situation. A nos confrères du Studio Tamani, Soumaila Cissé a confié ceci : « Je crois qu’il faut reconnaître que c’est l’incurie au niveau du gouvernement parce qu’il n’y a pas de lignes directrices, il n’y a pas de leadership qui s’affirme. Et quand on voit qu’à chaque fois qu’on nous donne une information, cette information est faussée. Je crois qu’on se demande vraiment quel contrôle le gouvernement a sur la situation. Ce que nous avons demandé, c’est qu’il y ait vraiment une grande rencontre avec toutes les forces vives de ce pays comprenant la majorité, l’opposition, la société civile et le gouvernement pour qu’on débatte de la situation. Aujourd’hui, là où on est, on est au mur et ça ne peut pas continuer. Vous savez il était prévu déjà le 15 avril, qu’on paraphe. On parle maintenant de signature alors qu’on n’a pas obtenu le paraphe. J’attends de voir que Dieu nous prête vie ».

Source: L’Indicateur du Renouveau

En un mot : De drôles d’alliés

Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sada Samaké, est sorti complètement cassé de son interpellation à l’Assemblée nationale vendredi dernier.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur renouveau

L’ami du président de la République, selon des sources, aurait très mal apprécié les critiques venues des députés de la majorité, précisément des élus du parti présidentiel, le rassemblement pour le Mali (RPM) pour le nommer, qui n’ont pas hésité à apostropher le Premier ministre même.

On pouvait penser qu’aux yeux du ministre Sada Samaké, les alliés de son ami de président ne lui ont pas tendu la perche, foulant au pied le principe qui veut que « les vrais amis se reconnaissent dans le besoin ». Malheureusement, pour lui, les députés étaient dans leur rôle, qui est le contrôle strict de l’action gouvernementale. Or, celui-ci ne peut pas aller sans ni vigueur ou même casse, ce qui donnait parfois aux échanges des accents d’adversités irréductibles et une drôle d’ambiance.

DAK

Source: L’Indicateur du Renouveau

Sécurité et paix : LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A RENDEZ-VOUS A ISTANBUL

Deux rencontres sont prévues en Turquie sur la question sécuritaire auxquelles participeront plusieurs chefs d’Etat européens et africains dont le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta

 

ibrahim boubacar keita president malien ibk rencontre visite diaspora malien turquie
Terrorisme, insécurité : deux maux qui constituent aujourd’hui une question d’actualité à laquelle, la communauté internationale se trouve confrontée. C’est pourquoi elle entend s’unir pour barrer la route aux narcotrafiquants et aux extrémistes islamistes qui se font appeler djihadistes. Après le forum  de Tana tenu à la fin de la semaine dernière à Bahir Dar en Ethiopie sur la sécurité et la paix (l’Essor des 20 et 21 avril), c’est Istanbul la capitale économique de la Turquie qui accueille aujourd’hui deux rencontres internationales sur le même thème auxquelles participeront plusieurs chefs d’Etat européens et africains  dont le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta.
Organisés par le ministère turc des Affaires étrangères, ces deux événements offrent l’opportunité aux dirigeants du monde d’analyser ce fléau afin d’ébaucher des pistes de solution. Deux panels ont prévus durant les travaux, a expliqué Bréhima Alassane Maïga, agent de protocole à l’ambassade du Mali à Ankara. Le premier panel auquel participeront les universitaires, sera présidé par le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Le second panel qui est une rencontre de haut niveau sera animé par les chefs d’Etat. Lors de cette rencontre, le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, prononcera un discours. Première du genre en Turquie, cette rencontre de haut niveau sera un cadre de réflexion sur les questions globales de paix et de sécurité pour les dirigeants.
La rencontre de haut niveau sera suivie d’une exposition photos retraçant l’historique des batailles terrestres et navales de Çanakkale. Ensuite, le président Erdogan offrira au président Ibrahim Boubacar Keita et à sa délégation un dîner au cours duquel les deux chefs d’Etat discuteront certainement du renforcement de la coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines. On se rappelle que ces relations remontent à l’époque de l’Empire ottoman dont la Turquie moderne est l’héritière.
La célébration du centenaire des batailles de Çanakkale sera l’un des temps fort de la rencontre. Les chefs d’Etat se rendront vendredi sur ce haut lieu de l’histoire turque pour les festivités  de la bataille des Dardanelles. Çanakkale est une ville  de Turquie, préfecture  de la province du même nom, située sur les bords du détroit des Dardanelles. Elle est située à plus de 100 km d’Istanbul. La ville fut fondée par Mehmet II le Conquérant qui y construisit une forteresse, qui prit d’abord le nom de Kale-i Sultaniye ou Sultanié Kalessi  (Château du Sultan) avant d’être appelée Çanakkale, littéralement « château du pot » en raison de sa forme. Cette forteresse est également appelée Château d’Asie par opposition au Château d’Europe (Kilitbahir) qui lui fait face de l’autre côté du détroit. C’est dans cette ville que des combats opposèrent pendant la Première guerre mondiale l’armée de l’Empire ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la Péninsule de Galiipoli (actuelle Turquie) du 25 avril 1915 au 9 janvier 1916. Les Alliés essuyèrent alors un sérieux revers et la bataille fut l’un des grands succès pour les Ottomans. Ce conflit a une portée historique pour les Turcs. Il reste célèbre pour marquer le début de l’ascension de Mustafa Kemal qui devint par la suite l’un des principaux acteurs de la guerre d’indépendance et le premier président du pays.
Aux alentours de Çanakkale, se trouvent de nombreuses sépultures militaires. Située en plein cœur du Parc national historique, la ville doit également sa renommée au fameux site archéologique de Troie et aux vestiges d’Assos, situés non loin.

Envoyée spéciale
C. DIALLO

source : L Essor

Chronique : Sada Samaké et le « Djin » de l’insécurité

Les questions d’actualité qui ont amené les députés à convoquer le gouvernement à l’Assemblée nationale a servi de tremplin aux Maliens pour en savoir plus sur le travail du ministre en charge de la sécurité. Les députés qui ont déroulé un fla-fla d’inquiétudes ont fini par noyer le ministre Sada Samaké obligé de botter en touche.

D’abord, à l’analyse il s’est avéré que ce sont les agents de sécurité (certains policiers et gendarmes) qui propagent l’insécurité en distribuant la carte d’identité et le passeport maliens contre espèces sonnantes et trébuchantes. 5000 à 15 000 F Cfa pour une carte d’identité nationale mais contre un reçu de 1000 F ; 200 à 500 000 F Cfa pour un passeport contre un reçu de 50 000F Cfa.

Là, Sada Samaké ne s’est pas, outre mesure, empêché de reconnaître cet état de fait tout en donnant lui-même un exemple qui date du moment où il était ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire. Pour lui, la carte d’identité consulaire et le passeport malien étaient détenus par des non-maliens, de quoi apporter de l’eau au moulin des députés.

Pis, à la veille de l’interpellation de Sada Samaké, il avait initié une visite inopinée dans certains commissariats de police de Bamako, dont le 6è arrondissement où le ministre a constaté de visu le racket dont les usagers sont quotidiennement victimes pour acquérir la carte d’identité.

Le racket anecdotique d’un policier sur une pauvre femme, selon le ministre Samaké, puisqu’il en était témoin, a fini de convaincre tout le monde sur son ampleur. Toute chose qui fait dire au ministre que la corruption qui est établie en système de travail au Mali depuis plusieurs années ne peut pas être endiguée en une ou deux ans. Pour nombre de Maliens le ministre Samaké a fait là un aveu d’impuissance.

Invoquant par moment un manque de moyens conséquent, le ministre Samaké est visiblement seul au milieu de ses collaborateurs – policiers et autres gendarmes- qui, à l’évidence n’entendent pas changer leur comportement pour des raisons certainement superflues.

Les députés ont-ils fait violence sur eux-mêmes, pour croire une fois de plus, aux mesures annoncées par Sada Samaké pour non seulement améliorer le système de délivrance du passeport mais aussi passer à la carte d’identité biométrique comme c’est le cas dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Ce n’est pas le nombre de policiers suspendus ou mis sous mandat de dépôt (242) pour les comportements ci-haut évoqués qui va changer la donne de sitôt, s’est empressé de se convaincre Samaké.

Le ministre Sada Samaké n’est pas à son premier passage devant les députés : il y’a environ 10 mois il avait fait les mêmes promesses aux Maliens concernant le comportement désobligeant de certains policiers et gendarmes. Et pendant tout ce temps, rien ne semble être fait. Les policiers n’ont pas  changé d’habitude. Et la vie continue !

Irrévocablement, le ministre Samaké semble manquer de poigne nécessaire pour amener ses ouailles à changer. Le phénomène est en train de se généraliser mais Sada Samaké ne semble pas être très pressé. Et les agents continuent de s’adonner à cœur joie à un racket visiblement bien organisé dont les chefs tapis dans les bureaux bénéficient des dividendes par l’entremise des agents affectés sur le terrain.

Face à l’incurie des plus hautes autorités du Mali, doit-on croire un jour à la fin de cette corruption à ciel ouvert ? Dans tous les cas, nombre d’observateurs croient que c’est aux usagers des services publics de résister et de dénoncer toute tentative d’extorsion d’argent indu. Mais que faire quand on est dans un pays à plus de 70% d’analphabètes et que les quelques lettrés ont souvent peur d’aller en justice parce que la justice est taxée, elle aussi, de corrompue ou aux ordres des princes du jour.

Le ministre Sada Samaké fort de sa longue et grande expérience au service de l’Etat dont il n’a de cesse marteler devant les députés, reconnaît, du moins implicitement que l’insécurité s’est installée à Bamako et à l’intérieur du pays. L’insécurité, un « Djin » pour le ministre Samaké ; donc insaisissable et est partout à la fois. Il ne le conteste pas.

On reconnaît surtout une qualité à Sada Samaké : la franchise. Le ratio d’agent qu’il a annoncé a donné le tournis à nombre de Maliens à telle enseigne que son employeur, le Premier ministre, Kéïta, s’est empressé d’arrêter la diarrhée. (Selon les normes internationales, il faut 1 agent pour 400 habitants or au Mali, nous avons 1 agent pour 1066 habitants). Apprécier.

Alhassane H. MaÏga

source :  Le Matin

Les communales reportées Si l’arbitre fait une bonne partie, on l’oublie…

Quand l’arbitre est bon on l’oublie, on ne retient rien des péripéties de la partie et on ne garde que le score dans les têtes et dans les archives.

C’est un peu ce qui se passe avec les communales au Mali ou le départ du général ATT du pouvoir devait déboucher sur une phase d’élections de rupture. 2012 devait ouvrir le bal pour la présidentielle qui devait être suivie par les législatives et un peu plus tard conduire à des communales. Finalement, dû à des évènements que nous connaissons, la présidentielle n’a pu se tenir qu’en 2013. L’on a pu aussi organiser les législatives et tous aspiraient à boucler la boucle avec les communales. Accouchement impossible et douloureux – très compliqué même. Les communales furent repoussées une première fois. Puis une deuxième fois – pour 6 mois de rab ou bonus à chaque fois. L’on a ainsi atteint les limites extrêmes fixées par la loi. Il fallait alors recourir au « Ijtihad » comme le prescrit la religion dominante chez nous : en cas de non disponibilité de texte, de silence des textes et de l’absence de toute jurisprudence, le législateur ouvre la porte au « Ijtihad » aux « Ulema » : la débrouillardise.

Est-ce pour cela que le président IBK a débarqué, à la surprise générale, le grand Ousmane Sy à la tête du Ministère en charge de la Décentralisation pour le faire remplacer par un inconnu au grand public ? Il fallait peut être, à l’approche de la fin de la seconde prolongation de mandat, un homme de la situation ? Quelqu’un qui pouvait sortir le bateau des communales du dangereux détroit de la loi pour la faire traverser la tempête inévitable de la politique politicienne ? Un marin d’eau douce qui sache traverser le Cap de Bonne Esperance ? Peut-être ! Ce qui est sûr, est que des gros nuages s’amoncelaient au-dessus du voisin de la Gare ferroviaire. Dont on n’a pas tardé à connaître le nouvel locataire : Abdoulaye Idrissa Maïga. Celui-là même qui officiait au département ex Environnements, Eau et Assainissement.

Un cadeau empoisonné ?

Ousmane Sy exit donc et monté sur scène Abdoulaye Idrissa Maïga. Pas le moindre round d’observation car la marmite ‘’juridiste’’, politique et sociale est déjà en ébullition et les vents tournoient déjà soulevant toutes sortes de volatiles à polémique. Un ministre par définition est un exécutif dont le job est de prendre les décisions au niveau de son ministère. A ce titre Abdoulaye Idrissa Maiga pouvait se mettre dans ses habits de ministre de gouvernement soutenu par une majorité absolue. A vrai dire de gros nuages porteurs de menaces planaient dans le ciel au-dessus du Mali et personne ne pouvait dire dans quelle sauce tumultueuse de dangers nous allions être cuits. Le suspens était à son comble au fur et à mesure que la fin des mandats issus de prolongation des édiles approchait à grand pas. Le bateau filait à grande vitesse vers les rochers comme dans un cauchemar.

Et puis plus rien. Nous avons franchi le cap. Sans anicroche et presque sans nous en rendre compte. Et aussitôt passé, nous avons déjà digéré et oublié l’épreuve qui pourtant quelques mois seulement avant, menaçait notre embarcation. Qu’est-ce-qui s’est passé réellement et comment est-ce qu’un cauchemar qui se promettait meurtrier s’est mu en rêve ordinaire ? On ne sait pas trop mais un homme tenait la barre. Il a accueilli tous ceux qui voulaient lui parler. L’opposition, si nos informations sont exactes, n’a pas tardé à comprendre qu’elle avait, dans ce ministre, un interlocuteur. Que l’interlocuteur en face était un arbitre chercheur du parcours idéal possible pour toutes les parties – un arbitre en somme.  Donc de vrais dialogues se seraient alors engagés ou la recherche de la vraie sortie de crise qui contente toutes les parties. Toujours est-il que les résultats, auxquels personne ne fait attention vraiment, sont là. La zone de turbulence est bien derrière nous, mais qui s’en aperçoit ? Oui, si l’arbitre fait une bonne partie, on l’oublie pour de bon !

Amadou Tall

source :  Le Matin

Billet : IBK : Promesses non tenues…

anvier 2012, Ibrahim Boubacar Keïta se lance officiellement dans la course pour la présidentielle prévue en avril de la même année. En ce moment, personne n’imaginait que le Mali allait, en mars, basculé dans le chaos et l’anarchie, suite à un coup d’Etat militaire perpétré par une bande manipulée et téléguidée par des politiciens véreux.

ibrahim boubacar keita ibk campagne cortege voitureEn se déclarant candidat, IBK affirmait, sans sourciller : « Le Mali a besoin d’être rassemblé et réconcilié. C’est tout le sens de ma candidature… ». Le candidat du Rpm va plus loin : « j’ai changé aussi, comme le Mali. Notre société ; notre économie ; les contextes local, national et sous régional, continental et international ont profondément évolué eux aussi… ».

Et IBK d’indiquer qu’il fera en sorte que « chaque malien puisse manger à sa faim, tous les jours de l’année, ou qu’ils soient dans notre pays et quelles que soient les conditions climatiques ».

Ensuite, le candidat du RPM égrène un long chapelet de promesses. Tout y passe : restauration de l’autorité de l’Etat, relance économique, lutte contre la corruption, école et…lutte contre l’insécurité. « Je vais assurer la sécurité des biens et des personnes des Maliens, comme des étrangers sur l’ensemble de notre espace national et lutter contre le terrorisme, ainsi que toutes les formes de criminalité », avait-il juré la main sur le cœur.

Après le triste et honteux épisode du coup d’Etat, qui a ouvert la voie à l’occupation djihadiste, le Mali se préparait à nouveau, en 2013, à organiser l’élection présidentielle. IBK est toujours là. Il semble galvanisé par la nouvelle donne qui prévaut au pays : mainmise de la junte sur les institutions de la transition, soutien des militaires et d’un certain milieu religieux de Bamako. Les promesses sont certes les mêmes, mais elles sont plus fermes et collaient parfaitement à la situation chaotique d’un Mali en lambeau.

Investi président de la République, le 4 septembre 2013, Ibrahim Boubacar Keïta donne l’impression qu’il a (enfin) réalisé son rêve, voire atteint l’objectif de sa vie. Que sont alors devenues toutes ces promesses faites aux Maliens ?

 

La réconciliation nationale ? Le Mali n’a jamais autant été divisé qu’il l’est actuellement. La faute incombe, sans doute, au chef de l’Etat. Contrairement à ses promesses, IBK n’a posé aucun acte concret dans le sens de rassembler ses concitoyens. Au contraire, il semble être l’otage d’un clan et d’alliés opportunistes, tous conviés autour du gâteau. Les autres citoyens sont systématiquement écartés de la gestion publique, s’ils ne sont pas tout simplement considérés comme des pestiférés. Voilà comment IBK gère le pays. Et comment le chef de l’Etat, sans doute, mal conseillé ou pas du tout, déroule sa politique d’exclusion qui, au lieu de réconcilier, est en train d’élargir le fossé entre les fils du pays.

 

La sécurité ? Tout le long de la campagne, elle a été le thème fétiche du candidat Ibrahim Boubacar Keïta. L’homme de poigne, l’autoritaire, le Kankélétigui… Autant de qualificatifs pour cet homme qui promettait l’enfer à quiconque oserait s’attaquer au Mali. IBK semblait tellement touché par ce qui arrivait au pays, qu’il n’hésitait guère à verser un flot de larmes (même si nombreux sont ceux qui émettent des doutes sur leur sincérité). Avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, les Maliens espéraient mieux. Ils espéraient surtout que le vieux président allait tenir toutes ses promesses. Les Maliens caressaient l’espoir de voir leur pays retrouver sa souveraineté, et que le Mali allait redevenir ce havre de paix qu’il fut dans un passé récent. Les Maliens espéraient manger à leur faim conformément à tout ce qu’ils avaient entendu comme promesses. Mais, aujourd’hui, à la paupérisation généralisée réplique l’arrogance d’un luxe, principal indicateur de l’état désastreux du pays. Les Maliens ont faim. Rares sont les familles qui s’offrent deux repas quotidiens. Sous IBK, face au manque d’autorité, l’on assiste à une recrudescence de l’insécurité et une hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité. Pendant ce temps, le président, s’il n’est pas en promenade à l’extérieur, se bunkérise dans son « palais », à Sébéninkoro. IBK est totalement coupé des réalités. Et le constat est amer. IBK, président, a vite montré ses limites et surtout dégagé ses priorités qui sont loin d’être celles des Maliens, et surtout les priorités d’un pays au fond du gouffre comme le Mali. Le candidat qui promettait de restaurer l’honneur et la dignité des Maliens, est réduit à être trimbalé par des rebelles. Qui prennent la République en otage.

  1. H. Sylla

source : L Aube

Coopération sino-malienne : La Chine offre au Mali un don de près de 7 milliards de F CFA

Le gouvernement chinois vient d’offrir un don de matériels divers d’une valeur de près de 7 milliards de Fcfa au Mali. La cérémonie de remise s’est déroulée lundi 20 avril 2015 au palais de Koulouba en présence du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, et l’ambassadeur de la Chine au Mali, Mme Lu Huiying.

100 motocycles pour les forces de sécurité, 10 voitures (limousines), 10 camions d’assainissement d’une capacité de 8 tonnes chacun, 40 poubelles à grande capacité (8 tonnes), 03 consoles de mixage numérique professionnel et accessoires, 08 amplificateurs, 08 amplificateurs de puissance et équipements périphériques, 10 haut-parleurs, 10 microphones, 1000 machines à coudre, 100 pulvérisateurs d’insecticides. Voila entre autres la composition du don offert au Mali par le gouvernement chinois d’une valeur de près de 7 milliards de F CFA. C’est également un des plus importants lots de matériel offert par le gouvernement chinois au gouvernement malien depuis ces dernières années, qu’il s’agisse de la quantité, de la variété ou de la valeur.

L’ambassadeur de Chine au Mali, Mme Lu Huiying a affirmé que ce geste est une réponse du peuple chinois aux besoins du peuple malien, ce qui montre en suffisance, selon elle, l’attachement que la Chine ne cesse de témoigner au renforcement des relations bilatérales.  «Ce don est destiné à améliorer la capacité des forces de sécurité, de l’Administration, des femmes et de la protection de l’environnement, de l’assainissement, en un mot, les secteurs étroitement liés au bien-être de la population malienne», affirme la diplomate, avant d’ajouter que la Chine va envoyer dans un bref délai 5 techniciens chinois à Bamako afin d’assurer une formation sur place pour assurer le bon fonctionnement de ces équipements. Ces techniciens viendront avec un nombre significatif de tricycles à moteur pour les handicapés.

En recevant ce don, le président Ibrahim Boubacar Keïta a précisé que les relations de coopération bilatérale entre les deux pays datent de longtemps. Ainsi, à titre illustratif, il a évoqué le bon rapport qui a existé entre les anciens présidents Modibo Keïta et Mao. Ce qui lui fera dire que «nos relations plongent dans le temps et ne datent aucunement d’aujourd’hui». Après avoir rassuré les autorités chinoises que toutes les dispositions seront prises pour préserver cette  importante donation, le président IBK a distingué le diplomate chinois, Liu Qi, au grade de chevalier de l’Ordre national à titre étranger.

Ibrahim M.GUEYE

source : Pretoire

A la loupe : Députés règlementaires

Jeudi dernier, les députés ont créé le buzz dans l’hémicycle en reportant une séance de questions d’actualité parce que le Premier ministre n’avait pas daigné répondre à leur convocation. Modibo Kéita, comme tous ses prédécesseurs et comme tout ceux qui ont été nommés ministres au Mali depuis des décennies, occupent ou ont occupé des postes politiques, certes, mais doivent surtout leur nomination à leurs compétences. C’est sur la base de leurs diplômes, de leurs aptitudes, de leur expertise et de leur technicité qu’ils sont nommés. Il est vrai que des ministres déçoivent et ne soient pas à hauteur de souhait, mais a priori ils avaient le profil. En revanche, à l’Assemblée nationale, on peut trouver de tout : intellectuels, illettrés, analphabètes, semi-analphabètes (les pires), incultes, technocrates, bergers, cultivateurs, etc. la présente législature compte même des présumés terroristes et criminels en tout genre. Bref, l’Assemblée nationale, c’est un fourre-tout, un pot-pourri.

premier ministre chef gouvernement pm modibo keita

Même l’idiot du village, pourvu qu’il en ait les moyens, peut acheter des voix au sein du peuple. Oh ! Il en faut juste un peu, au Mali le taux de participation est trop faible depuis que le peuple, dans sa très grande majorité, a compris qu’on se servait de lui comme d’un ascenseur pour parvenir à l’hémicycle où il y a donc n’importe qui et n’importe quoi. On n’a pas besoin de diplôme pour être député au Mali, on a juste besoin de savoir se faire appeler honorable même si on ne l’est pas. C’est d’ailleurs pourquoi, ce pouvoir qui se dit législatif n’a jamais pris de son propre chef d’élaborer le moindre texte législatif. C’est le gouvernement qui lui envoie des projets de textes qu’il entérine. Les langues vipérines disent que les nombreuses commissions parlementaires ne servent donc à rien. Ce qui est faux, car elles servent à élaborer des textes règlementaires. En particulier, un règlement intérieur qui ne doit, logiquement et normalement, s’appliquer qu’aux seuls députés et dans l’enceinte de l’hémicycle. Et qui suscite cette question : comment le règlement intérieur du Législatif doit-il être imposé à l’Exécutif dans un Etat où la séparation des pouvoirs, consacrée par la Constitution, interdit au chef de l’Etat de pénétrer dans l’enceinte de l’Assemblée nationale ?

Règlement intérieur

C’est pourtant ce règlement intérieur propre à eux qu’ils ont brandi jeudi dernier pour exiger la présence du chef du gouvernement à Bagadadji, l’un des quartiers les plus insalubres de Bamako. Conciliant, Modibo Kéita est venu le lendemain. Avec, en prime, la tête de son ministre chargé de la sécurité offerte sur un plateau d’argent. Normal, puisque les questions d’actualité étaient censées porter sur l’insécurité généralisée au Mali. Les téléspectateurs de l’Ortm étaient donc nombreux devant leurs téléviseurs, croyant pouvoir savoir enfin pourquoi des maisons explosent à Gao, des camps et casernes sont attaqués à Ansongo, des véhicules sautent sur des mines antipersonnel, des roquettes pleuvent sur Tombouctou, des forains sont attaqués, dépouillés et tués par des coupeurs de route. Mais aussi, pourquoi des fonctionnaires sont tués dans le centre et le sud du pays, pourquoi le drapeau national est déchiré et brûlé, comment, en plein centre de Bamako, des gens sont attaqués et dépouillés de leurs mobylettes « Jakarta », braqués jusque dans leurs domiciles. Pourquoi Kidal ne fait plus partie du Mali. Le ministre de la sécurité intérieure est le mieux placé pour répondre à ces questions d’actualité même si, visiblement, il n’a pas les solutions. Mais le ministre Sada Samaké pouvait s’estimer heureux à la sortie de la pseudo-épreuve, car les questions essentielles n’ont pas été posées. Les députés étaient plus soucieux de savoir pourquoi ils ne peuvent plus voyager faute de passeport, pourquoi ils ne peuvent plus vadrouiller en ville faute de carte d’identité. La sécurité du peuple ? Ils ne sont pas élus pour cela, le peuple n’a qu’à se débrouiller tout seul. Eux, ce qui les intéresse, c’est voyager et voir du monde à l’instar de cet autre élu, grand voyageur devant l’éternel qu’il tutoie dans les cieux avec son superbe Boeing pendant que ses parlementaires ambitionnent de sortir de leur misérable condition de maigrichons. Mais si cela peu consoler les « honorables », ce n’est pas seulement à l’hémicycle que n’importe qui peut être élu. A la présidence de la République aussi.

Cheick TANDINA

Soumeylou Boubèye à propos du refus de parapher l’accord d’Alger : «L’Union Européenne ne doit plus leur délivrer de visas Schengen pour leur permettre de circuler»

«Nous sommes en droit d’attendre de l’ensemble de nos pays voisins de ne plus accorder de titres de séjour à des gens…»

 

soumeylou boubeye maiga ministre defense

Fraîchement nommé Coordinateur d’une équipe consultative d’experts par l’Union Africaine, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Président du parti ASMA-CFP, Soumeylou Boubèye Maiga (SBM), était l’invité de la Radio Jekafo, en début d’après-midi, mardi dernier. Celui qui a été mandaté par Union africaine pour apporter ses recettes pour l’élaboration du mandat d’arrêt africain a largement commenté l’accord paraphé le 1er mars à Alger. Il a également abordé les questions sécuritaires du Mali et proposé ses solutions pour amener les bandits armés de Kidal à s’inscrire dans le processus de paraphe et de signature de l’accord d’Alger.

En effet, par rapport à ceux qui n’ont pas voulu, pour le moment, parapher l’accord, SBM a relevé une logique certaine: «dès le début ces groupes avaient une orientation séparatiste. Ils se sont liés avec des groupes terroristes et mafieux pour mettre en œuvre leur projet. De manière très claire, tout le monde sait que le Mnla s’est appuyé sur des groupes terroristes et mafieux pour créer le désordre dans le Nord.

Je pense que c’est ce lien fondamental qui continue de lier une minorité de radicaux au sein de ces groupes. C’est ce lien qui est à la base de leur rebuffade. Parce que, comme nous l’avons dit si souvent, s’il y a un accord demain, il est évident que cet accord n’arrangera pas ceux qui sont dans les activités mafieuses et criminelles. Parce qu’ils profitent de la situation actuelle pour se dissimuler au sein des groupes qui sont les interlocuteurs de l’Etat. Une fois cette couverture levée, il est évident qu’ils ne peuvent plus à continuer à faire cela. Ces gens n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait un accord. C’est pourquoi nous devons soutenir la décision d’aller à une signature sans eux».

Pour que notre pays puisse en arriver là, l’ancien ministre de la Défense a dégagé des préalables. «Il y a un certain nombre d’actions dont nous ne pourrons pas faire l’économie. Nous-mêmes, nous devons démontrer à l’ensemble de la communauté internationale que, dans une très grande majorité, la population malienne adhère à ce processus, qui est ouvert. Parce que c’est un processus qui se va poursuivre sur plusieurs années», a-t-il martelé.

Boubèye réclame une mobilisation générale

Sur le plan politique et social, il a appelé à la mobilisation de l’ensemble des populations maliennes autour de ce processus: «Nous devons mobiliser toutes les forces, que ce soit les leaders religieux, les leaders communautaires, du Nord comme du Sud, les jeunes, les femmes et les acteurs politiques. Par rapport à cet enjeu, il est important que nous fassions un front unique et que nous puissions promouvoir un climat d’entente nationale».

Avant de poursuivre: «sur le plan diplomatique, je ne sais pas quelles sont les sanctions que la communauté internationale sera obligée de prendre. Je pense que, devant le constat que ces gens ne sont pas de bonne foi, l’Etat malien est fondé à demander à un certain nombre de ses partenaires de ne plus continuer à leur accorder des facilités, pour qu’au bénéfice de celles-ci ils continuent de mener des actions destructrices contre nous.

Nous pouvons demander par exemple à l’Union Européenne de ne plus leur délivrer de visas Schengen pour leur permettre de circuler. A ce moment là, s’il y a un pays européen qui veut leur donner un visa territorialement limité, nous pourrons faire le tri entre ceux qui sont nos vrais amis et ceux ne le sont pas. Nous sommes aussi en droit d’attendre de l’ensemble de nos pays voisins de ne plus accorder de titres de séjour à des gens, qui, ouvertement, participent à la destruction de l’Etat malien. Je pense qu’il y aura probablement des interdictions de voyage.

Pour être cohérents avec nous-mêmes, je pense que le Gouvernement peut, peut-être, continuer de leur donner des documents d’identité, (parce qu’après tout, c’est des Maliens), mais qu’il ne doit plus leur délivrer de documents de voyage, qui vont leur permettre d’aller se livrer à des activités hostiles contre le Mali. Je pense si nous faisons cela, ce sera déjà beaucoup».

Transporter l’insécurité du Nord au Sud

S’agissant de l’insécurité grandissante au Mali, sur les ondes de Jekafo, Boubèye a reconnu que, quand on observe la situation qui prévaut depuis quelques semaines, il y a eu un enchainement d’incidents et d’actions terroristes violentes, du Nord au Sud en passant par le Centre, dans la région de Mopti, et à Bamako. Ce qui lui a fait dire qu’il y avait une sorte de détérioration de la situation.

Le point commun de toutes ces actions, selon lui, «c’est le lien que nous établissons avec la situation au Nord, c’est-à-dire avec l’action des groupes séparatistes, terroristes et mafieux qui sévissent là et qui tentent de créer une situation pour amener l’insécurité au Sud et jeter le discrédit à la fois sur les forces nationales et internationales».

Comme cela, a-t-il expliqué, ils tentent de prouver à leurs sympathisants et adeptes éventuels qu’en dépit des coups qui ont leur été portés, et de la présence de nos forces et de la MINSUMA, ils ont une relative capacité d’action et de nuisance. A en croire SBM, l’objectif c’est de transporter le insécurité au Nord dans le Sud et de semer le doute dans les esprits. C’est pourquoi il a estimé que toutes ces actions interpellaient notre dispositif sécuritaire.

«Je pense que les actions qu’on a vues ces dernières semaines, où un convoi de la MINUSMA a été attaqué, devraient amener l’organisation onusienne à revoir ses dispositifs et à s’adapter au nouveau mode d’action de ces groupes, qui opèrent maintenant à deux ou à trois à moto. Parce que, si la MINUSMA ne prend pas de dispositions, bientôt tous les contractuels qui ravitaillent le Nord ne pourront plus s’y engager si on ne prend pas des mesures pour assurer leur sécurité. Ce manque de ravitaillement pourrait isoler les villes concernées», a-t-il indiqué.

Du côté de l’Etat, il a reconnu que des efforts évidents sont faits, mais estimé qu’on peut et doit faire plus. «Parce que, ce qui intéresse les citoyens, ce n’est pas de connaître les détails des actions secrètes, c’est surtout la visibilité du dispositif mis en place. C’est cette visibilité qui peut les rassurer et dissuader ceux qui sont tentés de commettre des actions contre les citoyens. Celle qui crée une chaine de solidarité avec les citoyens. Car, sans la participation des citoyens, nous ne pourrons pas faire face facilement à tous ces bandits. Si cette chaine est établie, les citoyens peuvent facilement informer les forces qui sont concernées par la lutte contre l’insécurité et la lutte contre le terrorisme», a-t-il noté.

Le soutien constant de la communauté internationale 

«Dans l’histoire des conflits ou des crises telles que nous en avons connus, je ne pense pas qu’il y ait un précédent sur le degré de mobilisation de la communauté internationale auprès d’un pays. Depuis janvier 2012, elle s’est massivement mobilisée autour du Mali. Quand il y a eu les évènements de mars 2012, c’était la même chose. Et, depuis, il y a un consensus international pour trouver une solution à la crise malienne.

Parce que c’est une crise qui impacte non seulement le Mali mais également la stabilité régionale. Nous devons faire attention aux expressions que nous utilisons. L’accord paraphé l’a été par le Gouvernement du Mali, par l’ensemble de la médiation internationale et par ceux qui vont signer le 15 mai. Il y a eu huit mois de négociation et l’accord a été paraphé par tous le 1er mars dernier, à l’exception de la CMA, qui a estimé qu’il fallait aller consulter sa base. C’est ce qu’elle a fait le 17 mars.

Après, de leur propre initiative, ils se sont rendus à Alger, pour informer le chef de file de la médiation qu’ils étaient prêts à parapher. Quand une date a été fixée, ils se sont rebiffés», a-t-il relevé. C’est la raison pour laquelle il estime que, dans ce genre de situation, il n’est pas indispensable que tout le monde soit unanime pour avancer. Selon lui, le plus important, c’est qu’il y ait un consensus international autour de l’accord de paix et de réconciliation.

Selon SBM, lorsqu’on lit bien ce document, on se rend compte que c’est un processus qui va se poursuivre pendant plusieurs années. Parce que, a-t-il dit, l’ensemble des questions, en particulier celles qui touchent à l’architecture institutionnelle, vont faire l’objet de discussions et de débats démocratiques, pour que l’on puisse arriver à une solution qui ait la faveur de l’ensemble des Maliens.

Youssouf Diallo

source : 22 Septembre

Réflexion : La stabilité n’est pas pour demain

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de retour de New York et d’Alger a annoncé avec ou sans la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) la signature de l’accord de paix à Bamako le 15 mai prochain. Cette détermination des autorités à instaurer la paix dans les régions nord du pays n’est pas pour l’heure un acquis. Au regard de l’évolution de la situation, rien ne présage une issue favorable le 15 mai prochain entre les protagonistes.

 abdoulaye diop ministre affaire etrangeres

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de retour de New York et d’Alger a informé l’opinion nationale et internationale de la signature de l’accord de paix à Bamako le 15 mai 2015. Pour l’occasion, il était accompagné du ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamidou Konaté.

Le conférencier du jour a estimé que la position du gouvernement est claire : l’étape des discussions est terminée. « Mais nous avons constaté avec beaucoup de déception que nos frères n’ont pas jugé opportun, à ce stade, malgré la situation critique que le pays vit de se joindre à ce document que l’ensemble de la communauté internationale juge comme étant un compromis, certes, imparfait, mais équilibré qui est la seule voie qui nous conduira vers une paix définitive », a-t-il déclaré.

Selon le ministre Diop, cet accord sera signé le 15 mai prochain à Bamako en présence de la médiation et de la communauté internationale, avec ou sans la CMA.

Le ministre Diop n’a pas certes fait dans la dentelle pour réaffirmer la position du gouvernement, mais il serait très difficile d’obtenir le quitus de tous les protagonistes qui ont pris part aux discussions en Algérie durant 8 mois pour signer l’accord le 15 mai prochain à Bamako.

Le document de paix et de la réconciliation issu du processus d’Alger équilibré selon le gouvernement et la communauté internationale n’est pas encore paraphé par les groupes armés. La minorité des délégations est parvenue à prendre le monde en otage, mettant en cause le caractère sincère de l’accord.

Les menaces de sanctions de la communauté internationale sur lesquelles le gouvernement du Mali compte pour obliger les ennemis de la paix n’ont jamais fait effet sur le terrain depuis le déclenchement de cette crise au Mali. Le MNLA et ses alliés n’ont pas leurs pareils dans la violation des déclarations des Nations unies.

Pour preuve, après le carnage du 17 mars dernier, la communauté internationale avait invité sans délai la CMA à parapher l’accord. Toutes les initiatives de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilité au Mali se sont soldées par un échec. Et s’il y a une autre possibilité pour la gestion de crise, c’est bien l’option militaire pour l’unité du Mali conformément à ses engagements. Ce qui semble impossible en ce moment, car le mandat actuel des Nations unies au Mali est un mandat de sécurisation. C’est dire qu’il faudrait s’attendre au renouvellement du mandat des soldats de la paix au Mali pour des avancées notables dans le processus.

Autres précisions importantes, le principal partenaire du Mali dans la gestion de cette crise, la France estime que le problème du Nord est inter-malien dont la solution ne serait que politique. Sous le nez et la barde des forces françaises, les populations du Nord sont massacrées et martyrisées. L’insécurité est devenue le lot de faits troublants des paisibles citoyens du Nord.

En tout cas, les mesures préventives des forces françaises contre les agitations du MNLA et alliés ne sont pas visibles. Mieux, beaucoup de Maliens font la remarque que les groupes armés de Kidal, fief de tous ce que le Mali compte comme séparatistes, sont devenus des forces supplétives de la France.

Quant à la Commission de l’Union africaine, elle semble handicapée par les moyens de sa politique. Les ambitions sont exprimées de vive voix, mais sans effet. Elle a toujours montré ses limites dans la gestion de la crise du septentrion malien.

Les raisons : le mandat de la Misma adopté en 2012, n’a été opérationnel qu’en 2013. N’eut été l’intervention de la force Serval, l’existence du Mali allait être compromise au moment où cette commission était en quête de moyens financiers pour ses troupes. Il a fallu le cri de cœur de la France pour que la force africaine et de l’ONU prennent le relais. Et si le Mali devait signer cet accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger le 15 mai prochain sans la CMA en accordant un crédit aux engagements de la communauté internationale, c’est vraiment craindre le pire.

Le moment où le Mali doit faire confiance à ses forces armées de défense et de sécurité pour une intervention militaire est venu. La signature unilatérale du document sera toujours un obstacle pour la paix et la stabilité. Les parties doivent reconnaître que la première garantie de l’aboutissement de l’accord réside dans leur sincérité, leur bonne foi et leur engagement à assumer le contenu de l’accord et œuvrer à la mise en œuvre de l’ensemble de ses dispositions dans l’intérêt de la réconciliation.

Bréhima Sogoba

source :  L’Indicateur du Renouveau

Relations bilatérales France – Mali : SE Huberson invité au débat par l’Amicale des Ancien Ambassadeurs

L’Institut Français du Mali (ex CCF) a accueilli, dans la matinée du 18 avril 2015 et pendant plus de trois heures, une conférence sur le thème «La relation bilatérale franco-malienne», organisée par l’Amicale des Anciens Ambassadeurs et Consuls Généraux du Mali. Le conférencier était SE Gilles Huberson, Ambassadeur de France au Mali.

S’il est une relation de longue date, mais souvent empreinte d’incompréhensions, de fausses accusations et même de préjugés, c’est bien celle qui unit la France, ancienne puissance coloniale, et le Mali, l’ex Soudan Français, sur l’air bien connu de «je t’aime, moi non plus».

C’est certainement bien consciente de cet état de fait que l’Amicale a tenu à relancer ses activités publiques en invitant SE Gilles Huberson, Ambassadeur de France au Mali, à lancer le débat en exposant son point de vue personnel sur cette relation, ses hauts et ses bas.

L’Ambassadeur ne s’est pas dérobé, et c’est tout à son honneur, car il n’a pas été toujours compris ou entendu au cours de son exposé liminaire. D’où une rafale de questions et de contributions, quelquefois hors sujet, au cours du débat qui a suivi.

Selon Gilles Huberson, qui s’est exprimé sans user de la langue de bois, trois tragédies ont fondé les relations entre la France et notre pays. Tout d’abord la traite négrière, puis la colonisation et, enfin, l’immigration.

S’y ajoutent ce qu’il qualifiera de dette, la participation des Tirailleurs aux deux Guerres mondiales, le prix du sang, ou d’histoires d’amour, au nombre de deux. Tout d’abord, celle ayant uni un gentilhomme français, Anselme d’Ysalguier, et une princesse de Gao, qui, installée ensuite à Toulouse, lui donnera une descendance qui verra son petit-fils, Eustache de Faudoas, devenir célèbre sous le surnom de «Le Morou», le Maure ou le Nègre. Même si c’est une légende, avouons que c’est une belle histoire!

La seconde histoire d’amour entre nos deux pays, toujours selon SE Huberson, c’est l’Opération Serval, en janvier 2013. L’arrêt de la progression des djihadistes à Konna marquera en effet le début d’une lune de miel jamais vécue auparavant entre le Mali et la France, comme en témoigne l’accueil qui sera réservé au Président François Hollande par la suite à Tombouctou et à Bamako, entre autres.

Si pour certains les histoires d’amour finissent mal en général, la relation entre nos deux pays confine à la passion, avec des excès dans tous les sens, accès de jalousie comme démonstrations d’affection. Et il faut y ajouter les arrière-pensées, réelles ou supposées, censées expliquer telle ou telle attitude ou posture au fil des ans.

Toutes choses dont le débat se nourrira, à tort ou à raison. Vu l’actualité, il y eu bien sûr diverses contributions et questions sur le «soutien inconditionnel» ou «l’autorité» supposée de la France sur le MNLA, «la défense de ses intérêts économiques ou géostratégiques» au Nord du Mali, les problèmes d’obtention de visas, bref des questionnements et positionnements aussi divers que variés, souvent même peu étayés ou mal à propos.

Au final, on retiendra des réponses de l’Ambassadeur Huberson que la France ne détient que 15% de parts de marchés au Mali, qui n’est que son 4èmepartenaire économique en Afrique de l’Ouest, alors qu’elle est son 1er donateur, et que l’aide qu’elle nous accorde est à près de 70% un appui budgétaire direct, sur un total de 200 millions d’euros, soit près de 150 milliards de FCFA, entre autres.

Rappelons que l’Amicale des Anciens Ambassadeurs et Consuls Généraux du Mali, dont l’Ambassadeur Huberson révèlera qu’elle n’a pas d’équivalent en France, ce à quoi il se propose de remédier, a vu le jour le 1er octobre 1986. Son Vice-Président, Abdoulaye Amadou Sy, et son Secrétaire Général, Amadou Alioune Sarr, la présenteront à l’assistance comme une structure dédiée au partage des expériences de ses membres et à la coopération avec les missions diplomatiques accréditées dans notre pays.

Les mots d’ordre de l’Amicale? Discrétion et confidentialité, les mamelles de la diplomatie. Nous souhaitons quant à nous qu’elle s’en départisse de nouveau en renouvelant l’initiative avec une nouvelle personnalité très prochainement, en espérant, comme toute bonne journaliste, que celle-ci aussi aura à cœur de parler vrai.

Ramata Diaouré 

source : 22 Septembre

Focus : Vous avez dit : « Partage du gâteau » !

Un ancien responsable du pays disait ceci à propos d’IBK : «Il a certes des qualités, mais il cumule de gros handicaps qui risquent fort de lui être préjudiciables pendant son mandat. Il n’écoute personne. Aussi, il a peu de considération pour les ressources de l’Etat, contrairement à tout ce qu’il affirme… ».

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Poursuivant son raisonnement, le responsable fait ce constat accablant : «IBK est mal entouré, parce qu’il le veut ainsi. Car, il a d’énormes difficultés dans la gestion des ressources humaines… ».

Après constat, on baisse le chapeau pour ce vieux responsable, fin connaisseur de l’appareil de l’Etat. Et la dernière nomination (pardon élection) opérée au niveau du Conseil économique, social et culturel est une parfaite illustration du népotisme instauré par le régime. Pour preuve ? C’est un ami intime du chef de l’Etat qui prend désormais les rênes de la septième institution de la République. Boulkassoum Haïdara n’est pas que simple ami du président IBK. Il fait partie de la Cour de Sébénicoro. Et, c’est logiquement qu’il a été porté à la tête de la fantomatique alliance qui dit soutenir l’action du président de la République. Son élection à la tête du Conseil économique, social et culturel obéit alors à une règle, érigée en système de gouvernance. Une règle qui a pour nom : le partage du gâteau.

Après le gouvernement, l’Assemblée nationale, les grandes chancelleries nationales du pays, l’administration, c’est au tour du Conseil économique de passer sous contrôle du camp (clan ?) présidentiel. Partout, ce ne sont ni des critères de compétence, ni l’intérêt du Mali qui justifient les nominations. Il suffit d’être dans le cercle familial du chef de l’Etat, de détenir la carte du parti présidentiel, ou de revêtir le manteau  (circonstanciel) d’allié du pouvoir…

CH. Sylla

source : L AUbe

Conseil économique social et culturel : Boulkhassoum Haïdara enfin récompensé

Les efforts du Président intérimaire du RPM, Boulkhassoum Haïdara, sont récompensés. Après son échec, les armes à la main, lors des législatives, il vient d’être plébiscité par les nouveaux membres du Conseil économique, social et culturel lors de l’élection de leur Président. Après avoir été pressenti pour occuper le Perchoir à l’Assemblée nationale, s’il avait été élu, il succède donc à Jeamille Bittar, qui a fait ses valises pour partir s’occuper de ses vieux cars, qu’il avait abandonnés.

Le Président par intérim du RPM, qui siège au CESC, au nom des Pharmaciens, était opposé à 3 autres candidats, Cheick Hamala Simpara, agent à Graphique Industries, Issa Sidibé et Abdoulaye Amadou Diallo. A l’issue du vote, sur 54 votants, 39 ont accordé leur voix à Boulkassoum Haïdara.

Il est suivi par Issa Sidibé, avec 7 voix, contre 5 pour Cheick Hamala Simpara et 3 pour Abdoulaye Amadou Diallo. Boulkassoum Haïdara a comme Vice-président, Yacouba Katilé, Secrétaire général de l’UNTM, le poste de 1er Secrétaire est revenu à Maouloud Ben Kattra, Secrétaire général du SNEC et celui du 2ème Secrétaire à Mme Bathily Rokiatou Macalou.

Birama Fall Président de la Commission éducation, communication et culture

Le Directeur de Publication du bihebdomadaire Le Prétoire, Président de l’Association des éditeurs de presse du Mali (ASSEP), Birama Fall, a quant à lui été élu Président de la Commission de l’éducation, de la communication et de la culture. Militant infatigable de la promotion de la liberté de la presse et de l’épanouissement des journalistes, Birama Fall est en terrain connu. Il sera sans doute de bon conseil pour le Gouvernement, à travers les avis que sa Commission va élaborer pour l’orienter.

Youssouf Diallo 

source : 22septembre

Spéculation foncière : Le ministre Bathily s’attaque à de gros bonnets

Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mohamed Ali Bathily avait promis de mette fin à la main mise de certains individus sur les domaines publics. Il vient de tenir parole en annulant les titres d’un des grands propriétaires fonciers, sinon spéculateur du pays en la personne de Hamady Kindy Bathily dit Puma. Me Bathily a rendu publique cette décision lundi dernier lors d’un point de presse dans son département.

Au cours d’une conférence de presse animée lundi dans la soirée dans son département le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mohamed Ali Bathily a rendu publique sa décision d’annuler de nombreux titres acquis dans des « conditions totalement illégales ».

Il a expliqué que c’est suites aux plaintes incessantes des paysans désespérés et désemparés face à l’occupation illégale de leurs terres par  des sociétés immobilières appartenant à des spéculateurs sans foi ni loi, le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières a urgemment procédé à une vérification de régularité des actes administratifs de cession de terre à Kati et environs.

Il ressort des investigations du ministère que dans la région de Koulikoro, la plus proche de Bamako,  ce sont des milliers d’hectares qui ont été illégalement acquis par des prétendues  sociétés immobilières en complicité avec des agents de l’Etat.

Ce qui constitue, selon le ministre, un bradage du patrimoine foncier national et une paupérisation du monde rural car ce sont des paysans qui ont été injustement privés de leurs activités agropastorales.

Pour remédier  à ces avatars qui menacent le domaine foncier de l’Etat, le ministre des Domaines et des Affaires foncières après étude approfondie de la situation, a procédé à l’annulation de certains actes administratifs de cession de parcelles dans les agglomérations de Kati.

Au total, 50 titres fonciers portant sur  198 hectares 78 ares et 45 centiares soient 3445 parcelles ont été annulés.

A en croire le ministre Bathily, ces 198 hectares  ont été acquis, entre 2006 et 2009, en violation de la  loi domaniale et foncière par trois sociétés immobilières appartenant à deux individus qui ne sont que le très sulfureux Hamady Kindy Bathily dit Puma et Mohamed Al Gagny Lah. Plus grave, ajoute le ministre, depuis l’achat de ces terres à ce jour, ces sociétés immobilières n’y ont investi un copeck. Ce qui est aussi contraire à la réglementation domaniale en vigueur  en vertu de laquelle, les parcelles sont retirées si dans un délai de 3 à 5 ans, elles ne sont pas mises en valeur.

Selon lui, l’Etat ne gagne presque rien des activités foncières. Aussi, la plupart des structures de l’Etat y compris la Direction nationale des domaines et du Cadastre sont en location pour la simple raison que l’Etat n’a  pas assez de réserves foncières.

Le ministre a indiqué que l’annulation de ces TF n’est pas un problème de personne, mais une question de droit mais aussi de sécurité car c’est la vie des paysans et la stabilité même du pays qui sont  en jeu par cette spéculation sauvage sur les terres. Et il est de la responsabilité de l’Etat, a-t-il ajouté, de sauvegarder le domaine privé immobilier, de préserver la fiscalité foncière et de protéger le monde rural.

Il a assuré que les terrains retirés seront mis à la disposition des populations rurales pour l’agriculture et l’élevage, la stabilité du monde rural et pour l’économie nationale.

Pour le ministre en charge du foncier, la chasse aux prédateurs fonciers ne fait que commencer quand on sait que  les titres fonciers annulés ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan.

Des tournées sont prévues dans d’autres régions afin de mettre d’autres spéculateurs fonciers hors d’état de nuire.

source :  L’Indicateur du Renouveau

Communiqué du Conseil des Ministres du 22 avril 2015

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 avril 2015 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.

presidence mali palais koulouba coline

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

–              adopté des projets de texte ;

–              entendu une communication ;

–              et procédé à des nominations.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES :     

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant réglementation des Bureaux d’Information sur le Crédit (BIC).

Les Bureaux d’Information sur le Crédit sont des institutions qui collectent auprès des organismes financiers, des sources publiques et des grands facturiers comme les sociétés de fourniture d’eau, d’électricité, les sociétés de téléphonie, des informations sur les antécédents de crédit ou de paiement d’un emprunteur ou d’un client.

Les informations collectées, traitées, commercialisées et éditées par le BIC avec l’accord du client sous forme de rapports de solvabilité peuvent être exploitées par les établissements financiers et les grands facturiers de manière à optimiser la gestion de leur risque et l’octroi des crédits.

La création des bureaux d’information sur le crédit participe des actions d’amélioration du climat des affaires et a été recommandée à ce titre par le Haut Comité ad hoc des chefs d’Etat de l’UMOA sur le financement de l’économie dans les pays membres.

Le présent projet de loi a été adopté pour fixer le cadre juridique de la création, de l’agrément, de l’organisation de l’activité de la supervision des bureaux d’information sur le crédit.

Son adoption permet au Mali de faire face à ses obligations vis à vis de l’UMOA et aura un impact sur l’économie nationale par une amélioration du financement des agents économiques à moindre coût par le renforcement de l’efficacité de la supervision de l’activité de crédit et par le renforcement de la solidité du système financier.

La création des bureaux d’information sur le crédit permettra également une meilleure accessibilité au crédit, une baisse du coût du crédit et des garanties et une amélioration de la qualité du service et de la relation avec les institutions financières.

Elle aura enfin un impact sur les établissements financiers qui seront dotés d’un outil efficace d’analyse, d’évaluation et de gestion des risques, d’aide à la prise de décision adéquate dans l’octroi des crédits.

Le fonctionnement des bureaux est basé sur la règle de la réciprocité, de la confidentialité et du consentement explicite et préalable des personnes physiques et morales avant toute collecte et diffusion des informations.

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES:

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION :

Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant la répartition de l’aide financière de l’Etat aux partis politiques au titre de l’année 2014.

La loi du 18 aout 2005 portant Charte des partis politiques dispose que les partis politiques bénéficient d’une aide financière de l’Etat inscrite au budget d’Etat.

En application de ces dispositions, le Gouvernement a prévu au titre du financement public des partis politiques pour l’année 2014,  une enveloppe financière de 2 milliards 44 millions 47 mille 887 F CFA.

A l’issue de l’analyse du rapport de vérification des comptes de 2014 établi par la Cour Suprême, sur 58 partis politiques ayant fourni des dossiers, 47 ont été déclarés  éligibles audit financement au regard des critères définis par la loi.

Le présent projet de décret a pour objet de fixer la répartition, entre  ces 47 partis politiques, de l’aide financière de l’Etat d’un montant  de   1 milliard  888 millions 550 mille 863 F CFA.

La part non affectée, d’un montant de 155 millions 497 mille 24 Francs CFA, sera reversée au Trésor public, conformément à la Charte des partis politiques.

  1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT :

Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’attribution et de gestion des logements sociaux.

Après l’expérience de la Société d’Equipement du Mali (SEMA), celles des 80 appartements de Faladié, des 300 logements de Garantiguibougou, des 100 logements de Sotuba, le Gouvernement du Mali a entamé en 2003, la réalisation de programmes de logements sociaux en vue de faire face à la problématique de l’accès aux logements décents.

C’est dans ce cadre qu’entre 2003 et 2010, il a été réalisé 7469 logements sociaux sur l’ensemble du territoire et d’autres programmes sont en cours d’exécution. Ces différentes opérations ont cependant été marquées par l’absence de règles de portée générale sur les programmes de logements sociaux et des règles harmonisées relatives aux commissions d’attributions et à la gestion après attribution.

L’adoption du présent projet de décret va permettre  l’harmonisation des procédures de création et de composition des commissions  d’attribution, des critères d’éligibilité et d’attribution.

Le décret fixant les modalités d’attribution et de gestion des logements sociaux précise également les modalités de suivi pendant la période contractuelle ainsi que les conditions de retrait et de réaffectation des logements en cas de non-respect des obligations par les bénéficiaires. Il permet également de prendre en charge les cas de désistement, de décès ainsi que le cas des personnes démunies.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

I   AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

Secrétaire Agent comptable de la Mission Permanente du Mali auprès de l’UNESCO :

Monsieur Sory Lakamine DIAKITE, Inspecteur des Finances.

II   AU TITRE DU MINISTÈRE DE DE L’EMPLOI, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE, DE LA JEUNESSE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE :

– Secrétaire Général :

Monsieur Mohamed Yacouba DIALLO, Administrateur civil

– Chef de Cabinet :

Monsieur Mamadou TEMBELY, Médecin

– Conseillers techniques :

Madame Yagalé Marie TOGO, Professeur principal d’Enseignement Secondaire

Madame KY Anita PARE, Professeur Principal d’Enseignement Secondaire

Monsieur Baba Samba MAHAMANE, Administrateur civil

Monsieur Soumana SATAO, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale

Monsieur Seydou DIABATE, Professeur de l’Enseignement Supérieur

Monsieur Mohamed El Moctar MAHAMAR, Professeur titulaire  d’Enseignement Secondaire

Madame DICKO Marie Elisabeth DEMBELE, Inspecteur des Services Economiques.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ECRITES:

  1. AU TITRE  DU  MINISTERE  DES  AFFAIRES  ETRANGERES,  DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE :

Le Conseil des Ministres a adopté une communication écrite relative au rapport périodique 2001-2011 du Mali à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif à la mise en œuvre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Adoptée le 27 juin 1981 à Nairobi au Kenya par la 18ème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA et entrée en vigueur le 21 octobre 1986, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples a été ratifiée par le Mali par l’Ordonnance n°81-36/P-RM du  29 octobre 1981.

Conformément à l’article 62 de la Charte, le Mali a présenté son rapport initial lors de la 26ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tenue à Kigali en novembre 1999.  Tout en appréciant les efforts fournis, la Commission a formulé en retour des recommandations invitant les autorités maliennes à adopter les mesures appropriées pour une meilleure application de la Charte.

Le présent rapport consolidé qui couvre la période 2001-2011, fait le point des évolutions enregistrées ces dernières années dans le cadre des droits de l’homme, en même temps qu’il répond aux recommandations de la Commission.

 

BAMAKO, LE 22 AVRIL 2015

LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT,

MADAMEDIAKITE FATOUMATA N’DIAYE

Commandeur de l’Ordre National

CONFERENCE DE PRESSE DU SYNDICAT DE LA POLICE NATIONALE: Le SPN et la Direction Nationale de la police nationale à couteau tiré

Les syndicats de la police nationale ont organisé une conférence de presse le 16/04 au siège de la CSTM. Le principal conférencier était M.Daouda Cissé, secondé par Fousseyni Diakité et du représentant du CSTM.

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L’objectif de cette conférence était de montrer à l’opinion publique nationale et internationale les différents problèmes auxquels   la police malienne est confrontée. La meilleure manière de résoudre les problèmes des travailleurs est de créer un syndicat qui est habilité à revendiquer leur droit dans la légalité et dans la transparence. Depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays, la liberté syndicale  a été une réalité. Aujourd’hui force est de constater que, cette  liberté syndicale est violée dans la république du Mali.

Selon les conférenciers, leur lutte  est de combattre l’injustice, la corruption au sein de la police nationale qui est traitée de tous les noms d’oiseau. Or, la principale mission de la police est de  sécuriser les personnes et les biens des citoyens  du pays. Aujourd’hui cette police n’a pas les moyens adéquats de faire face à sa mission régalienne. « Nous  déplorons le manque d’équipements de la police. Les bandits sont mieux armés et plus équipés  que nous,  et nous sommes   devenus des cibles et des victimes de tous les jours», ont signalé les conférenciers et pour eux l’exemple illustratif est la mort du jeune policier Dembélé lors de l’attaque terroriste de la terrasse.  Ne dit on pas que la meilleure manière de sécuriser un pays est  de mettre les hommes et les femmes chargés de la sécurité dans les meilleurs conditions enfin de bouter les bandits et les terroristes hors d’état de nuire, et cela n’est pas le cas.

Plus de 95% des policiers n’ont pas d’armes, ni de gilets  para- balles, ni de torche etc. Ils demandent à la population de comprendre qu’ils ne sont pas équipés, et qu’ils sont membres d’une famille avant d’être policier.  De ce fait, ils ne peuvent pas être  contre cette  population. Les policiers qui ont les armes ne sont pas sur les terrains.

Le Syndicat de la police National est confronté à d’autres problèmes, qui sont  la mutation et licenciement  arbitraire de certains de leurs agents.

Par ailleurs ils souligneront que cette crise est une manœuvre orchestrée par la direction nationale de la police avec à sa tête le Directeur Général   Kanssaye .

Selon les conférenciers, l’objectif de ce dernier est  d’en finir avec les membres du SPN à travers les  mutations arbitraires  et   licenciements abusifs. Parmi ces policiers licenciés on retiendra le cas du jeune Sergent   Aly Djibrila Maiga fraichement licencié  dont l’information a été reçue  le vendredi  passé suite à l’arrêté  ministériel de cette date. Le jeune Maiga était malade et avait bénéficié du repos médical après avoir rempli toutes les procédures administratives et hiérarchique.

Les textes de la police prévoient  la prise en charge des policiers malades par l’Etat. Tel n’a pas été le cas  pour  M. Maiga, il s’est lui-même pris en charge. La question qu’on se pose est de savoir qui veut la tête du jeune  sergent Maiga ?. En entendant cette réponse, le Syndicat de la Police nationale  demande la réintégration  de tous les policiers licenciés.

Le Directeur Général de la police est devenu l’ennemi numéro 1 des policiers. En plus  de toutes ces manœuvres, il  prépare un nouveau statut de la police sans concerter les syndicats. Ce statut en cours de préparation prévoit la suppression du Syndicat au sein de la police.  Sinon comment comprendre  qu’aucune   autorité ne s’est présentée aux funérailles du policier assassiné  lors de l’attentat de la terrasse, alors qu’ils se sont présentés à celui du jeune Cissé qui a refusé d’obtempérer ?

Selon nos conférenciers, pour cette affaire, ils ont  rapproché  le haut  conseil islamique, le Ministre des cultes et des Affaires religieuses, le président des  jeunes musulmans entre autres.

Malgré cette médiation, le syndicat  n’exclut  pas de marcher  s’il le faut. Toute fois ils demandent à nos autorités de  tout mettre en œuvre,  même s’il faut   militariser  la police malienne afin quelle   soit professionnelle et équipée pour le bien -être de la nation.

 

Boubacar Diam Wagué

Source: Sirene

Insécurité : L’humilité du gouvernement face à ses faiblesses

Le moins qu’on puisse dire est que les honorables députés de cette mandature, souvent jugés d’un niveau pas très élevé, à l’exception de quelques ténors, notamment de l’opposition,  ont quant même réussi à « déstabiliser » un gouvernement qui a eu toutes les peines du monde à répondre aux questions brûlantes sur l’insécurité de notre pays. C’était lors de la plénière, consacrée, vendredi dernier, à la question d’actualité. La réaction du gouvernement par rapport à l’attaque du Bar restaurant la Terrasse, les armes découvertes à Bamako, la corruption liée aux passeports et cartes d’identités… ont été entre autres, les points soulevés par des députés qui ont déclaré que des Maliens continuent à avoir peur.

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Sur la question des passeports et cartes d’identité, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Sada Samaké a expliqué qu’effectivement de grandes fraudes ont été décelées par ses services. Les passeports et cartes d’identité dont les prix sont respectivement fixés à 50.000 et 1000 Fcfa, a-t-il précisé, sont souvent frauduleusement vendus à 500.000 et 10.000 Fcfa. 3000 passeports dont la somme a été versée au trésor public, a-t-il indiqué, ne sont pas faits. 242 policiers, a-t-il dit, ont été sanctionnés. Il a déclaré qu’il n’y avait pas de pénurie de passeports, car, 17000 sont en stock et 112 000 sont confectionnés chaque année dont 500, pour les Maliens de l’extérieur. Il a démenti le manque de réaction des autorités après l’attaque du Bar restaurant La Terrasse. Chaque jour, a-t-il assuré, il y a des patrouilles à Bamako et à l’extérieur de la capitale, dans un rayon de 50 Kms. Il a toutefois demandé l’indulgence des députés,  car il n’existe pas d’insécurité zéro. Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Sada Samaké, a reconnu que les questions liées à l’insécurité, sont devenues des préoccupations mondiales. « Ce gouvernement, a-t-il martelé, vient de loin, car il a trouvé un pays à terre et il essaye de le redresser. » Concernant la question du manque de moyens des forces armées et de sécurité, il a renvoyé la balle aux députés : «  Vous venez de voter la loi de programmation militaire, peut-être qu’avec cette loi, l’armée aura des moyens conséquents ». Même s’il a soutenu qu’il ne répondait pas à la presse, le général Sada Samaké a néanmoins rétorqué aux déclarations faisant état de l’indélicatesse du directeur général de la police dont il a exalté les qualités. Le ministre de la Reconstruction nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a abondé dans le même sens. En effet, il a laissé entendre qu’ils n’étaient pas des ministres « qui s’accrochent », qu’ils faisaient tout pour le retour de la paix dans notre pays et que, par conséquent, ils avaient besoin du soutien de toute la population contre des agresseurs, souvent imprévisibles et à moto.  Il a fait savoir que les agresseurs au Bar restaurant La Terrasse étaient à Bamako pendant trois à quatre mois avant de perpétrer leur forfait, sans aucune alerte provenant des populations. Comment cela peut-il se faire ? s’est-il demandé. Or, Sans la vigilance et le soutien des populations, a-t-il ajouté, il ne sera pas possible de contrer les terroristes et leurs alliés dont l’objectif est d’intimider et de dérouter l’Etat malien face à ses objectifs dont la signature de l’Accord pour la paix. Il a demandé à la population de rester  «  debout et soudée », pour faire face à ces menaces. Quant au Premier ministre Modibo Kéita, il a déclaré : « Si les choses étaient faciles, nous n’aurions eu aucun mérite de dire : nous ferons ça demain, nous ferons ça demain, puisque notre éducation nous enseigne que c’est le temps qui est maître de la démagogie. Vous pouvez dire à telle place : je vous ferai une route, je vous ferai un puits, mais évitez de dire : demain, je vous ferai une route, demain je vous ferai un puits, puisque demain arrive. » Les questions d’insécurité, a –t-il ajouté, sont des problèmes majeurs. Il a appelé à regarder dans trois directions : la première priorité du gouvernement, à savoir, assurer la sécurité des personnes et des biens… la deuxième direction consiste à se demander : que faire pour améliorer le quotidien des Maliens et leurs conditions d’existence… Concernant la troisième direction, le Premier ministre Modibo Kéita a déclaré : « l’injustice est facteur d’insécurité et d’instabilité, c’est pourquoi nous estimons que nous devons tout faire aujourd’hui pour améliorer la gouvernance… que le citoyen malien ne soit pas obligé de courir derrière le droit, car l’Etat doit lui consacrer ce droit sans que l’Etat ne soit obligé de courir derrière le citoyen pour qu’il accomplisse son devoir, c’est cette double face cumulée qui constitue l’Etat de droit. »

Les choses sont difficiles, -t-il dit, mais il faut qu’on ait confiance en nous même. Malgré la faiblesse des résultats, a-t-il soutenu, acceptons de reconnaître que le gouvernement a du mérite.

B.D

Source: Canard Déchainé

Renouvellement du CMTR : le ministre Mamadou Hachim Koumaré en cause

Le Collectif des Transporteurs du Mali est sur les dents. Depuis deux semaines, il est sur tous les fronts pour dénoncer ce qu’il appelle la tentative d’exclusion de ses membres par les autorités en charge du transport en vue du renouvellement des instances du Conseil Maliens des Transporteurs Routiers (CMTR).

Mamadou Hachim Koumaré ministre Equipement Transport Désenclavements

Après l’interdiction, le Collectif des Transporteurs est plus que jamais décidé à se faire entendre. A travers une conférence de presse qu’il a organisée le samedi dernier à la Maison de la Presse, il s’estime victime d’une « cacophonie administrative » orchestrée par le ministre Mamadou Hachim Koumaré. La conférence de presse était animée par Moctar Théra, président du collectif et PDG de Binké Transport, Ibrahima DIARRA, PDG de GANA transport, Adama Coulibaly, Secrétaire Général du SYNTRUI, etc.

Selon les frondeurs, le mandat du bureau du CMTR a pris fin en  décembre 2012. Depuis cette date aucun collège transitoire n’a été institué comme ce fut le cas ailleurs. Face aux plaintes des organisations professionnelles des transporteurs, le ministre a pris l’arrêté n°2014- 3480 METD-SG-04 du 04 décembre 2014 fixant la date des élections de l’assemblée consulaire du CMTR au samedi 04 avril 2015.

Le ministre Hachim Koumaré a violé la loi, selon le collectif, car il a confondu les textes régissant le Conseil Malien  des Chargeurs et ceux du Conseil Malien des Transporteurs Routiers notamment le décret n°99-426/P-RM régissant le Conseil Malien des Chargeurs et le décret n°04-359/P-RM relatif au CMTR.

«Devant de nouvelles protestations, le ministre des Transports a pris quelques jours plus tard un deuxième arrêté comportant la même date, le même numéro, le même objet sous la même signature que le précédent. Dans sa tentative de correction, il laissa paraitre de nouvelles irrégularités. Sans abroger le premier, il oublie de pointer l’obligation d’être détenteur d’une carte professionnelle des transporteurs pour être électeur », dit le collectif dans sa déclaration liminaire.

Face à cette situation, le collectif a décidé d’attaquer les deux arrêtés devant la Section Administrative de la Cour Suprême. Entre temps, le ministre des Transports prend un nouvel arrêté sous le n°2015-0206/MEDT-SG du 2 mars 2015 qui stipule à son article 3 que les opérations d’enregistrement doivent commencer dans les 15 jours qui suivent la prise de l’arrêté fixant la date des élections et s’étendront au moins pendant 30 jours. L’article 18 de ce nouvel arrêté abroge toutes les dispositions antérieures contraires notamment à celle de l’arrêté n°2014-3480/MEDT-SG du 04 décembre 2014.

Même avec ce nouvel arrêté, le problème n’était pas résolu, car,  s’étant rendus au Gouvernorat du District de Bamako pour enregistrement, les membres du collectif se sont vus notifier que la clôture des inscriptions était prévue pour le 16 mars.

Saisissant la presse, le Collectif des Transporteurs du Mali indique que sur plus de 900 membres, seulement 134 ont pu s’inscrire. Le Collectif affirme sa volonté d’aller aux élections. Il demande, cependant, le respect strict des textes régissant le processus électoral du CMTR.

Mamadou TOGOLA

Source: Canard Déchainé

Gazonnage et éclairage des stades municipaux : La magouille à plein nez !

Gazonnés à plus de 59,5 millions CFA, les stades municipaux de Kati, Kita, Baraouéli et Mopti ont, pour la plupart, été rejetés par les clubs bénéficiaires à cause de la piètre qualité du gazon. Ou des travaux.

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Un avocat, commis par certains membres de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT), serait en train de monter un dossier pour « malversations », contre le président et le vice-président de la FEMAFOOT, pour le Pôle Economique et Financier.

«Le gazonnage de ces stades a été bâclé, ou presque. Planté n’importe comment, le gazon n’a jamais poussé sur certains stades. C’est pourquoi, des clubs refusent de jouer sur ces terrains, devenus des dangers potentiels pour les joueurs », déplore un membre influent de la FEMAFOOT, qui a requis l’anonymat.

D’un montant de 59,5 millions CFA, le contrat de prestation, liant la FEMAFOOT à  l’entreprise Souleymane Diabaté, spécialiste des infrastructures sportives,  concerne le gazonnage des terrains municipaux de Kati, Kita, Baraouéli et Mopti. Les travaux se déclinent en 10 points : analyse du sol, implantation, relevé topographique, nivellement, fourniture de terre végétale, fourniture de fertilisant, pose et mise à niveau du mélange terre végétale et fumier, fourniture et semis des graines de gazon, entretien pendant trois mois après le semis.

Et l’article 2 du contrat d’ajouter : « L’entrepreneur doit être assuré, prendre en charge les frais de transport et l’acheminement correct des matériels  jusqu’au lieu d’installation. Il lui est fait l’obligation de fournir des matériels neufs ne comportant aucun vice caché ou visible et strictement conforme.

L’entrepreneur convient de fournir et poser les matériels, de rendre les services et de remédier au défaut d’insuffisance de ces matériels et services ».

En dépit de toutes ces précautions, la plupart de ces stades municipaux ont été rejetés par les clubs bénéficiaires. C’est, entre autres, le cas du stade municipal de Kita où, dit-on, le gazon n’a même pas poussé. Pourtant, son gazonnage aurait couté 15 millions CFA.

Autre stade, autre échec : le stade municipal de Baraouéli, boudé par les joueurs. A cause, notamment, de la mauvaise  qualité des travaux. Qui ont couté 11,5 millions CFA. Du moins, si l’on en croit la facture, dont nous nous sommes procuré copie.

Selon nos informations, le boycott de ces stades municipaux est à lier aux « malversations » qui auraient émaillé ce marché. Qui, selon l’article 5 du contrat, est passé après « consultation restreinte ». En clair, ce marché n’a pas été  passé par appels d’offres ouvert.

Soupçons de malversations financières

Aussi, le président de la FEMAFOOT et son vice-président sont soupçonnés de malversations financières portant sur plusieurs dizaines de millions de nos francs. Il s’agit, entre autres, du découvert de 300 millions CFA ( certains diront 400 millions CFA) contracté à la Bank Of Africa par la FEMAFOOT, les 750.000 dollars octroyés à la fédération malienne au titre d’appui aux activités des clubs et les deux premières tranches des 300.000 dollars reçus, des mains de la FIFA, par la FEMAFOOT.

C’est pour faire la lumière sur les destinations de ces  fonds, que les présidents des clubs avaient exigé, en janvier dernier, une assemblée générale. Peine perdue. Face au refus du président et du vice-président de la FEMAFOOT d’éclairer la lanterne des présidents des clubs sur la destination réelle de ces fonds, il a été décidé de boycotter le championnat de la ligue 1.

« Nous réaffirmons que toute possibilité de dialogue ayant été rejetée, nous ne participerons plus au championnat national », disent-ils dans leur communiqué daté du 15 avril 2015.

Face à ces accusations, qui n’honorent ni notre pays, ni son football, Boubacar Baba Diarra, président de la FEMAFOOT et son vice-président, Boukary Sidibé, alias « Kolon», se murent dans un silence assourdissant.

S’agissant des travaux de gazonnage des stades municipaux de Kati, Kita, Baraouéli et Mopti, qui se sont terminés en eau de boudin, les présidents des clubs ont décidé, contrairement à leurs collègues de la ligue 1 Orange-Mali, de saisir le juge du Pôle Economique et Financier.

« Nous soupçonnons le président de la FEMAFOOT et son vice-président de n’avoir pas  injecté, dans les travaux, tous les fonds débloqués à cet effet. Et c’est pourquoi, nous avons commis un avocat, qui montera un dossier que nous remettrons, dans les jours à venir,  au juge du Pôle Economique et Financier pour investigations », conclut notre source.

Nous y reviendrons !

Oumar Babi

Source: Canard Déchainé

Interview (presque) imaginaire : IBK : « un kankelintigui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit ! »

On peut entendre ses éclats de rire à 50 mètres de sa résidence. Le président de la République est content. Très content. Face à des gardes du corps avares en sourire, je fais mine d’admirer les immenses parterres de fleurs qui tapissent la cour. C’est en ce moment-là que le Chef me remarque, ma longue barbe rousse la première. « Le Mollah, allons derrière. Nous allons faire l’interview d’aujourd’hui à côté de Sarkozy », disait-il en pointant le doigt sur un dromadaire-nain, qui dévorait des carottes à coups de mâchoires.

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Jamais IBK n’a répondu à nos questions avec autant de sincérité, de franchise. Interview, presque imaginaire, avec l’autre IBK, le vrai, le « kankélintigui ».

Mr le président, qui a donné ce nom  ( Sarkozy) à ce dromadaire et pourquoi ?

Rires… C’est son propriétaire, un ami de Kidal. En me l’offrant, au lendemain de mon investiture, il me dit ceci, avec un air très sérieux : « Voici Sarkozy, un cadeau pour le cinquantième anniversaire de notre amitié ». Mais quand je lui ai demandé pourquoi il l’a baptisé « Sarkozy », il m’a répondu : tu le découvriras toi-même et très tôt. Rires…

Et qu’avez-vous découvert, Mr le président ?

Je me suis rendu compte, après le départ de mon ami, que ce dromadaire est de petite taille. Il aime trop la bagarre. Faute d’avoir un adversaire à sa taille, il passe le plus clair de son temps à échanger des coups de patte avec le mur de sa clôture. Enfin, ce dromadaire passe toute la nuit à chanter la marseillaise à ma fenêtre.

Merci pour toutes ces explications. Quelles autres explications donnez-vous à cette bonne humeur qui vous caractérise aujourd’hui ? Vous paraissez plus jeune, avec un visage resplendissant…..

Ce qui me rend heureux, c’est la signature de l’accord de paix, prévue pour le 15 mai prochain. J’ai toujours promis à mes concitoyens, que je ferai tout pour arriver à un accord de paix. Et pas n’importe lequel ! Il s’agit là d’un accord de paix définitif, qui mettra fin aux rébellions cycliques ; mais aussi, un accord de paix, qui prend en compte le besoin de justice des victimes. Contrairement aux accords précédents, celui du 15 mai prévoit le déploiement des forces armées et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national, y compris dans les régions du nord. Contrairement aux accords précédents, celui du 15 mai mentionne, noir sur blanc, tous ceux qui se sont rendus coupables de crimes en répondront devant la justice. Et pour finir, cet accord préserve l’intégrité du territoire national, la laïcité et la forme républicaine de l’Etat…..

C’est la preuve, que le « kankélintigui » que je suis, fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. J’ai promis la paix à notre peuple, elle sera signée, ici à Bamako, le 15 mai prochain.

Etes-vous confiant,

Mr le président ?

Très confiant !

Propos recueillis par Le Mollah Omar

Source: Canard Déchainé

« Crise » du passeport et de la carte nationale d’identité : Le président du MODEC, Konimba Sidibé dénonce » un réseau mafieux «

Dans une lettre ouverte, du 15 avril dernier, adressée le au ministre de la Sécurité et de la protection civile, le président du Mouvement pour un destin commun (MODEC), l’ancien député Konimba Sidibé proteste contre les énormes difficultés qu’éprouvent les Maliens pour se faire délivrer leurs cartes d’identité et leurs passeports.

Pour cet ancien ministre sous le président Alpha Oumar Konaré,  » la pénurie permanente de passeports et cartes d’identité nationale est l’argument donné aux demandeurs par les services de police pour justifier l’impossibilité de leur délivrer ces documents « . Cette pénurie, que le ministre Sada Samaké n’a pas reconnue lors de son intervention à l’Assemblée nationale le vendredi dernier, alimente, selon Konimba Sidibé, «un réseau mafieux d’accès à ces documents contre paiement d’espèces sonnantes et trébuchantes».

Et le président du MODEC de dénoncer :  »Monsieur le Ministre, nous avons du mal à comprendre cette pénurie de passeport et de carte d’identité nationale dans la mesure où ces documents sont délivrés contre un paiement par le bénéficiaire de montants supérieurs à leurs coûts de fabrication… « . Il a alors souligné que rien ne saurait justifier l’incapacité d’un Etat à délivrer les pièces d’identité nationale à ses citoyens.

Bruno D SEGBDJI

Source: L’Indépendant

Booba répond à la caricature de Charlie Hebdo !

Il y a quelques jours, Booba faisait polémique concernant ses propos envers le journal satyrique Charlie Hebdo. Dans un titre de son album D.U.C, disponible depuis le 13 avril dans les bacs, B2O rappe “Ai-je une gueule à m’appeler Charlie ? Réponds-moi franchement. T’as mal parlé, tu t’es fait plomber. C’est ça la rue, c’est ça les tranchées”. Pour la promotion de son nouvel opus, l’artiste a accordé une interview pour Le Parisien dans lequel il persistera et déclarera même : “Quand on joue avec le feu, on se brûle”.

caricature rappeur francais booba

Ces propos du Duc va provoquer l’ire des médias et d’un syndicat de Police qui a déposé une plainte pour “Apologie du terrorisme”. Quelques jours plus tard, le dessinateur Luz, un rescapé du massacre de Charlie Hebdo, a dévoilé une caricature de Booba.

Le rappeur du 92 a décidé de répondre à ce dessin par un autre dessin fait par lui même. C’est sur son compte Instagram qu’il dévoile son “oeuvre d’art”. Dans la légende, B2O remet en cause la liberté d’expression et en place une pour Laurent Ruquier : ”?#?libertédexprefion? ?#?bitzerdanslaboca? ?#?moiaussijesaisdessiner? ?#?venezmekalasher? ?#?ruquierniquetesmortsnarvallo? ?#?disleurquijesuis?”.

Source: RapGuetto.com