Mali : Série d’inaugurations économiques pour IBK

Mai devrait être un mois riche en inaugurations pour le Président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Il se rendra au nouveau siège d’Ecobank, situé en plein centre ville de Bamako face à la place de l’Indépendance, à l’hôtel Onomo, une chaîne hôtelière déjà présente à Abidjan, Dakar et Libreville, dont l’implantation bamakoise se trouve au quartier du fleuve, et à l’usine chinoise de produits pharmaceutiques Human Well, installée à 30km de Bamako, dans la commune de Sanankoroba.

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Le Chef de l’Etat doit également poser la première pierre du futur hôtel Sheraton, initié par l’homme d’affaires malien Cessé Komé, déjà propriétaire des murs du Radisson. Les autorités souhaitent voir cette infrastructure inaugurée avant le sommet Afrique-France prévu fin 2016 à Bamako.

Au cours de son séjour en Turquie au mois de février 2015, IBK a reçu l’assurance de son homologue Erdogan que l’entreprise turque qui effectue les travaux serait au rendez-vous. Ces différents projets devraient marquer le début de l’embellie économique souhaitée par les autorités.

Journaldumali.com

Source: Jounal du Mali

Le chef de l’ONU préoccupé par une série d’attaques contre la MINUSMA

24 avril 2015 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit vendredi très préoccupé par une série d’attaques à l’encontre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de ses fournisseurs, qui ont tué cinq civils et blessé 13 civils et 16 Casques bleus depuis la semaine dernière.

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Le 15 avril, à Ansongo (région de Gao), un véhicule transportant un engin explosif improvisé a détoné à l’extérieur du camp de la MINUSMA tuant deux civils et blessant 12 civils, y compris quatre enfants, ainsi que neuf casques bleus.

Le 17 avril, à 25 km à l’ouest de Gao, deux assaillants armés non-identifiés ont attaqué un convoi de camions de fournisseurs de la MINUSMA et tué deux chauffeurs et blessé un autre contractant.

Le 20 avril, à 30 km à l’ouest de Gao, des hommes armés non-identifiés ont tué le chauffeur d’un autre camion contracté par la MINUSMA.

Le 23 avril, à 100 km au sud-ouest de Kidal, sept casques bleus ont été blessés par une explosion aux abords d’un véhicule de la MINUSMA.

« Les attaques contre les civils et les casques bleus constituent une grave violation du droit international. Le Secrétaire général appelle à ce que les responsables de ces attaques soient poursuivis en justice », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse. « Cette série d’attaques souligne l’urgence d’un règlement politique de la situation et du rétablissement de la sécurité au nord du Mali ».

Le Secrétaire général a exprimé ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes et au gouvernement du Mali et a souhaité un prompt rétablissement à ceux qui ont été blessés.

Il a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à soutenir le peuple malien dans sa quête de la paix et a exprimé « sa profonde gratitude aux courageux soldats de la paix qui servent au Mali, ainsi qu’aux pays contributeurs de troupes ».

Centre d’actualités de l’ONU

Source: ONU

Concours de beauté des personnes de petite taille : Aoua Touré, étudiante en 2ème année FSEG, élue Miss 2015

C’est Mlle Aoua Touré qui a été élue, le 11 avril dernier, Miss des personnes de petite taille. Agée de 21 ans, la nouvelle ambassadrice mesure 1 m 25 pour 52 kg. Elle est étudiante en 2ème Année de la FSEG.

Elle remplace désormais Aïssatou Kanou Diallo, Miss des personnes de petite taille 2014. La cérémonie était présidée par le représentant du ministre de la Solidarité, Idrissa Kéïta, en présence de plusieurs invités de marque, dont deux députés.

La 4ème édition de l’élection Miss des personnes de petite taille s’est déroulée, le 11 avril, au Café des Arts du Palais de la Culture. C’est une initiative de l’Association Malienne des Personnes de Petite Taille, dont la présidente s’appelle Kadiatou Barry. Ce concours de beauté s’inscrit dans le cadre de la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année.

Elles étaient 15 candidates venant des quartiers de Bamako à s’inscrire sur la liste pour succéder à Aïssata Kanou Diallo, Miss des personnes de petite taille 2014. Pour partager les postulantes, un jury composé de cinq membres a été constitué et présidé par Awa Traoré (Miss ORTM 2015). Dr Yacine Badian Kouyaté (fils de Seydou Badian) Moussa Bazié Koné, Mariétou Traoré de Mamina Productions étaient parmi le jury. Il a fallu trois petits passages des candidates, d’abord en tenue traditionnelle puis en tenue Batexsi avant la présentation, pour que le jury proclame le résultat. Au finish, c’est Mlle Aoua Touré qui a été élue Miss des personnes de petite taille. Agée de 21 ans, la nouvelle ambassadrice mesure 1 m 25 pour 52 kg. Elle est étudiante en 2ème année de la FSEG. Mlle Bamakan Kanadji, âgée de 19 ans, a été sacrée 1ère dauphine. Elle mesure 1 m 25 pour 35 kg et est terminaliste en Sciences économiques. La couronne de la 2ème dauphine est revenue à Kani Traoré, âgée de 15 ans. Elève en 9ème année de l’Ecole fondamentale de Boulkassoumbougou, Kani Traoré mesure 1 m 10 pour 30 kg.

Notons que toutes les lauréates ont reçu chacune des enveloppes et des cadeaux  offerts par les différents sponsors. La soirée a été agrémentée par la prestation d’artistes de renom à l’image de Nampé Sadio, Astou Niamé et Aliya Coulibaly. Ils ont tenu en haleine l’assistance pendant deux heures d’horloge. On notait aussi la présence de deux députés à l’Assemblée nationale afin de rehausser l’éclat de cette fête. Il s’agit de Amadou Diepkilé dit « Kadafi » de Bandiagara et Youssouf Aya de Koro. L’ancien Directeur général de l’Office Malien de l’Habitat, Modibo Kadjogué était aussi de la fête.

A.B. HAÏDARA

Source: L’Indépendant

L’économie malienne a renoué avec une forte croissance en 2014 (FMI)

Le Mali affiche un taux de croissance de 7,2% selon le Fonds monétaire international qui souligne les progrès accomplis après une grave crise politique et sécuritaire.

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“En 2014, l’économie malienne a renoué avec une croissance vigoureuse, enregistrant une augmentation de 7,2% du PNB. Ce chiffre est à comparer aux résultats de 2012, année où la croissance a été nulle en raison de la crise sécuritaire”, a déclaré vendredi Christian Josz, chef d’une délégation du FMI qui s’est rendue à Bamako.

Au cours d’une conférence de presse, il a rappelé qu’en 2013 “la croissance n’a pas dépassé 1,7% à cause d’une mauvaise récolte”.

Le pays avait plongé en 2012 dans une très grave crise marquée par un coup d’Etat militaire et la prise de contrôle du nord du pays par des groupes islamistes – alliés à Al-Qaïda – jusqu’au début 2013.

Interrogé sur l’achat d’un avion présidentiel et d’équipements militaires dans des conditions opaques qui avait provoqué l’ire du FMI, M. Josz a estimé que le Mali avait mis de l’ordre dans ses affaires. “La situation a été régularisée, des mesures ont été prises ” a-t-il affirmé.

“Le dernier trimestre 2014 a été marqué par des efforts importants pour renforcer la gestion des finances publiques en insistant sur le respect des règles budgétaires et de passations des marchés”, a-t-il ajouté.

Se félicitant de la confiance retrouvée entre son pays et le FMI, Mamadou Igor Diarra, le ministre malien de l’Economie, a déclaré que “le gouvernement malien était décidé à lutter contre la culture de l’impunité et à s’atteler à avoir une économie performante pour assurer le développement du Mali”.

La France avait lancé en janvier 2013 l’opération militaire Serval pour chasser les jihadistes du nord du Mali. L’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, a succédé en août 2014 à Serval.

La Mission de l’ONU au Mali est en outre déployée depuis juillet 2013 dans le pays. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central malien, où ces groupes islamistes continuent de mener notamment des attentats et des enlèvements.

Avec AFP

Source: VOA

Syrie : « Consultations séparées » avec les parties prenantes le 4 mai à Genève

Le médiateur de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, va entamer, le 4 mai à Genève, des «consultations séparées» avec les différentes parties prenantes au conflit syrien, dans une tentative de relancer les négociations dans l’impasse, a annoncé, hier, l’Onu.

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Le médiateur de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, va entamer, le 4 mai à Genève, des «consultations séparées» avec les différentes parties prenantes au conflit syrien, dans une tentative de relancer les négociations dans l’impasse, a annoncé, hier, l’Onu.

Ces consultations auxquelles participeront les représentants ou  ambassadeurs des parties invitées ainsi que des experts, dureront de 4 à 6 semaines, a expliqué un porte-parole de l’Onu, Ahmad Fawzi, lors d’un point de presse. L’Onu n’a donné aucune précision sur les parties syriennes ayant été invitées. M. Fawzi a toutefois précisé que les groupes «terroristes» comme le Front Al-Nosra ou Daesh n’ont pas été conviés à Genève. M. de Mistura rencontrera d’abord les représentants des Syriens, a-t-il ajouté. L’objectif de ces consultations est de faire le point sur la situation «presque trois ans après l’adoption du communiqué de Genève» du 30 juin 2012, selon M. Fawzi. Sur le terrain, la branche syrienne d’Al-Qaïda et des groupes rebelles islamistes avançaient, hier, vers la ville de Jisr al-Choughour, l’un des derniers bastions du régime de Bachar al-Assad dans la province d’Idleb (nord-ouest), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Jisr al-Choughour est stratégique, car elle très proche de la frontière avec la Turquie, qui soutient la rébellion anti-Assad, et surtout, elle mène à la  province de Lattaquié, fief d’Assad. La coalition menant l’attaque depuis jeudi passé, qui se fait appeler l’Armée de la conquête, est la même qui a pris fin mars la grande ville d’Idleb, la deuxième capitale provinciale que perdait le régime en quatre ans de conflit.
Le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie, a lancé l’assaut en envoyant au moins 15 kamikazes ceinturés d’explosifs dans Jisr al-Choughour et a commis une série d’attentats suicide autour de la ville, selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Par ailleurs, plus de 2.000 personnes sont mortes en Syrie, en grande majorité des éléments du groupe autoproclamé «Etat islamique» (Daesh/EI), dans les frappes de la coalition internationale menée par Washington depuis sept mois, selon le bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) annoncé jeudi.
R. I.

Source: elmoudjahid.com

Les Suisses sont les plus heureux du monde

Éternels râleurs, les Français n’arrivent que 29e du classement. Les habitants les plus malheureux du monde vivent en Afrique et dans les pays en guerre.

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Les Suisses profitent de la douceur de vivre dans leur pays. Les plus malheureux du monde sont les Togolais. Les Français sont moins heureux que leurs voisins… Les résultats du classement publié ce vendredi 24 avril sont révélateurs.

La Suisse est le pays le plus heureux du monde, suivie de près parl’Islande, le Danemark, la Norvège et le Canada, selon une étude internationale sur le bonheur publiée jeudi à New York. La France, elle, se classe à la 29e place sur 158 pays.

La Finlande, les Pays-Bas, la Suède, la Nouvelle Zélande et l’Australiesont respectivement 6e, 7e, 8e, 9e et 10e.

Espérance de vie, PIB et solidarité

Les États-Unis sont 15e, la Belgique 19e, le Royaume-Uni 21e,l’Allemagne 26e, la France 29e, l’Espagne 36e, l’Italie 50e et la Grèce102e.

Ce rapport 2015 sur le bonheur dans le monde est le troisième cherchant à quantifier le bonheur pour essayer d’influencer les politiques des gouvernements. Les Nations Unies avaient publié le premier en 2012.

Pour arriver à leurs conclusions, les chercheurs ont étudié l’espérance de vie en bonne santé, le PIB par habitant, le soutien social (avoir quelqu’un sur qui compter), la confiance (mesurée par la perception d’une absence de corruption politique ou dans les affaires) la perception de liberté dans ses choix de vie, et la générosité.

Les plus heureux ont confiance en leur gouvernement

Les 13 pays en tête du classement sont les mêmes qu’en 2014, mais dans un ordre différent, a souligné Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut de la terre à l’université Columbia à New York, et l’un des auteurs du rapport écrit par un groupe d’experts indépendants.

Ces pays combinent richesse et fort soutien social, ainsi qu’un gouvernement relativement honnête et responsable, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

“Les pays en dessous de ce groupe, ne sont pas à la hauteur soit en matière de revenus, soit en matière de soutien social, soit les deux”, a-t-il ajouté.

Les moins heureux en Afrique

L’Afghanistan (153e), et la Syrie, déchirée par la guerre (156e), rejoignent les dix pays les moins heureux en fin de classement : Togo (158), Burundi (157), Bénin (155), Rwanda (154), Burkina Faso (152), Côte d’Ivoire (151), Guinée (150) et Tchad (149).

En dépit du conflit en Irak, ce pays est 112e, devant l’Afrique du sud, l’Inde, le Kenya et la Bulgarie.

Outre l’argent, le rapport souligne l’importance de l’équité, de l’honnêteté, de la confiance et de la bonne santé, soulignant que les crises économiques ou désastres naturels n’écrasent pas forcément le bonheur.

Augmentation du bonheur à Fukushima

L’Irlande et l’Islande sont les meilleurs exemples de pays ayant su rester heureux, grâce à un fort soutien social, en dépit de la crise financière qui les a durement frappées. Le rapport qui évoque aussi la région de Fukushima au Japon, où le tremblement de terre de 2011 “a conduit à une augmentation de la confiance et du bonheur”, en raison du renforcement des liens.

Une de nos recommandations est d’utiliser les mesures du bonheur (…) pour aider à guider le monde durant cette période de nouveaux objectifs de développement durable”, a expliqué Jeffrey Sachs.

Il faut des enfants heureux

Il a aussi insisté sur l’importance de l’enfance, pour parvenir à des adultes heureux. “Nous devons investir tôt dans la vie de nos enfants, afin qu’ils deviennent des adultes indépendants, productifs et heureux, contribuant à la fois socialement et économiquement”, a-t-il ajouté.

Le rapport, publié par le SDSN (Sustainable Development Solutions Network, Réseau pour des solutions de développement durable), a aussi été rédigé par John Helliwell de l’Université canadienne UBC (University of British Columbia), et Richard Layard, de la London School of Economics.

Source: rtl.fr

La CAF adopte le système de licence de club de la FIFA

Le système de licence de club de la FIFA s’est retrouvé au centre des débats au Caire, à l’occasion d’un séminaire spécial de deux jours organisé par la FIFA et la CAF qui s’est achevé le 23 avril 2015. En tout, 51 associations membres africaines ont assisté à cet événement, qui fait écho à une réunion similaire proposée en collaboration avec la CONCACAF en janvier 2015.

membre caf fifa photo famille

Au cours de cette manifestation, des représentants de la FIFA et des experts indépendants ont présenté les principaux objectifs du système de licence de club, sa mise en place et son rôle essentiel en tant qu’outil de développement.

“L’Afrique entame son voyage vers la licence de club. L’Europe est en avance en termes d’infrastructures et de moyens financiers, mais je crois que si nous parvenons à répondre aux exigences minimales, cet outil contribuera à la professionnalisation de nos fédérations et de nos clubs. Il faut promouvoir des échanges réguliers entre les associations membres africaines et développer un modèle solidaire entre les membres, les clubs, les joueurs et les championnats. Je pense que le projet de licence de club peut avoir un impact positif en Afrique”, a déclaré Anthony Baffoe, représentant de l’association des joueurs professionnels du Ghana et ancien international ghanéen.

“À travers toute l’Afrique, des fédérations ont commencé à mettre en place le système de licence de club. Le continent tout entier espère que cette entreprise sera un succès”, a rappelé pour sa part Riadh Bennour, au nom de la Commission d’Organisation pour la Gestion du Système de Licence de Club de la CAF.

Le système de licence de club de la FIFA repose sur cinq critères essentiels : sportif, personnel et administratif, financier, infrastructures et légal. Ces différents aspects ont vocation à sauvegarder la crédibilité et l’intégrité des compétitions de clubs, tout en améliorant le niveau de professionnalisme au sein de la famille du football. Cette initiative vise aussi à mettre en avant la transparence dans les finances, la propriété et le contrôle des clubs.

“Nous avons organisé ce séminaire pour permettre à chacun de prendre conscience de l’importance que revêt la licence de club et des bénéfices que ce projet peut apporter au football de club. Ce système pourrait devenir un outil essentiel pour le développement du football national sur le continent africain”, a conclu James Johnson, responsable des associations membres de la FIFA.

Le système de licence de club constitue l’une des priorités de la FIFA pour le cycle de développement 2015-2018. Selon le calendrier actuel, sa mise en place au niveau mondial sera achevée d’ici 2016.

Source: camfoot.com

Présidence de la BAD : le compte à rebours a commencé

La succession du Président Donald Kaberuka à la tête du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est ouverte avec huit prétendants au fauteuil présidentiel du groupe pour lesquels le compte à rebours a commencé à un mois des élections.
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Huit candidats frappent au portillon de la banque panafricaine pour un premier mandat de cinq ans dont quatre de l’Afrique de l’Ouest, un respectivement du Maghreb, de l’Afrique australe, de l’Afrique centrale et de la corne du continent. Soit sept hommes et une femme, tous de grosses pointures de la finance africaine. Qui sont-ils ?

Avec 4 postulants, l’Afrique de l’Ouest a tourné le dos à la ‘’solidarité” sous-régionale pour aller en rangs dispersés à la conquête du fauteuil de l’institution bancaire panafricaine.

Akinwumi Adesina (55 ans), ministre de l’Agriculture et du Développement rural de la République fédérale du Nigeria, qui faisait preuve d’épouvantail avant les présidentielles dans son pays, perd, avec la chute de son mentor, le président Goodluck Jonathan, un soutien de poids.

Seule femme en lice, Cristina Duarte (53 ans),ministre des Finances et de la Planification du Cap Vert est la benjamine des candidats qui pourrait profiter de l’embellie économique de son pays, ‘’un modèle” en son genre pour être la première femme à diriger la BAD.

Le Malien Birama Boubacar Sidibé (63 ans), l’actuel Vice-président de la Banque islamique de développement (BID) est en pôle position avec le parrainage de sa candidature par onze Etats au début du mois d’avril. ‘’D’autres pays s’ajouteront dans les jours à venir”, indique-t-on dans son entourage.

Il pourrait être le grand bénéficiaire de la pratique courante de l’alternance qui veut qu’un francophone succède à un anglophone à la tête de la banque.

Le Sierra-Léonais Samura Kamara (64 ans)ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de son pays, complète le carré des candidats issus de l’espace de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le cheval du Maghreb est l’ex-ministre tunisien des finances, Jaloul Ayed (64 ans), qui préside actuellement aux destinées de la MED Confederation, une alliance de 9 institutions financières et groupes de réflexion de France, d’Égypte, du Maroc, de Turquie, de Tunisie, d’Espagne et de Belgique visant à promouvoir la coopération socio-économique dans la région méditerranéenne.

Jaloul Ayed a un atout qui pourrait s’avérer déterminant dans la balance. Son pays a abrité de 2003 à 2013 le siège de la BAD délocalisé à la suite des troubles militaro-politiques en Côte d’Ivoire. La Tunisie est venue, jeudi, solliciter le soutien du président ivoirien Alassane Ouattara.

Le ministre éthiopien des Finances et du Développement économique, Ato Sufian Ahmed (57 ans), le Zimbabwéen Zondo Thomas Sakala (60 ans), anglophones, bon teint, tous deux, risquent d’être écartés par cette fameuse ‘’pratique”.

Quoique M. Sakala connaît bien la maison pour avoir été Vice-président en charge des programmes pays et régionaux (dernier poste) à la BAD qu’il a servi pendant trois décennies avant de faire valoir ses droits à la retraite en octobre 2014.

Le huitième candidat, Kordjé Bedoumra (63 ans), ministre tchadien des finances et du budget, ex-secrétaire général puis Vice-Président chargé des services institutionnels à la BAD est un ancien de la maison qui rêve d’être le premier africain du centre à occuper la présidence de la banque.

C’est le 28 mai prochain à Abidjan à la faveur des 50è assemblées annuelles de la Banque africaine de développement que sera désigné le successeur du Rwandais Donald Kaberuka à la tête du groupe depuis le 21 juillet 2005.

Créée le 4 août 1963, la BAD compte 53 pays africains membres et est soutenue par 24 pays européens, sud et nord américains et asiatiques. Le groupe de la Banque africaine de développement comprend, également, le Fonds africain de développement, créé en 1972, et le Fonds spécial du Nigéria (FSN), créé en 1976.

Les différents présidents de la BAD depuis sa création

1964-1970 : Mamoun Beheiry (Soudan)
1970-1976 : Abdelwahab Labidi (Tunisie)
1976-1979 : Kwame Donkor Fordwor (Ghana)
1979-1980 : Goodall Gondwe (Malawi) président par intérim
1980-1985 : Willa Mung’Omba (Zambie)
1985-1995 : Babacar N’diaye (Sénégal)
1995-2005 : Omar Kabbaj (Maroc)
2005-2015 : Donald Kaberuka (Rwanda)
2015-2020 : ?

Source: abidjan.net

La mort par le paludisme, dommage collatéral d’Ebola

L’effondrement des services de santé dans trois pays ouest-africains dévastés par Ebola pourrait avoir causé jusqu’à 11.000 décès supplémentaires dus au paludisme, une maladie évitable et curable, selon des chercheurs.

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À ce chiffre s’ajoutent 3.900 autres décès qui résulteraient d’interruptions de la fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide, selon les données de modélisation des épidémies publiées vendredi dans la revue médicale britannique The Lancet, à la veille de la Journée mondiale contre le paludisme.

L’auteur principal de l’étude, Patrick Walker (Imperial College de Londres) et son équipe ont analysé des données d’enquêtes démographiques et de santé pour la prévention et les traitements du paludisme de 2000 à mars 2014 en Guinée, Sierra Leone et au Libéria.

Dans le pire des scénarios possibles, si l’épidémie Ebola avait interrompu tous les traitements du paludisme, l’augmentation des cas de paludisme non traités serait de 45% (1,6 million) en Guinée, de 88% (1,3 million) en Sierra Leone, et de 140% (520.000 cas) au Libéria en 2014. Les défaillances dans la fourniture de moustiquaires compteraient pour 840.000 autres cas et quelque 5.600 décès en Guinée, 3.900 en Sierra Leone et 1.500 au Liberia résulteraient de l’absence de soins dans les cliniques et hôpitaux.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 26.000 personnes ont été infectées par le virus Ebola depuis le début de l’épidémie fin 2013, et plus de 10.800 en sont mortes, la quasi-totalité d’entre elles en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, les trois pays les plus touchés par l’épidémie en Afrique de l’ouest.

Source: Belga

Les dix groupes de la terreur les plus riches de la planète

TerrorismeQui sont-ils? Quels sont leurs moyens d’action? Au travers de chronologies illustrées, retrouvez les principales étapes de l’histoire de ces groupes.

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En novembre 2014, l’édition israélienne du magazineForbes, publiait un classement des groupes terroristes les plus riches de la planète. Dans ce top 10, on retrouve des organisations du Moyen-Orient, d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine. Leurs attentats et enlèvements font souvent la Une de l’actualité. Mais qui sont-ils? Quelle est leur histoire spécifique ? Au travers de chronologies illustrées, retrouvez les principales étapes de l’histoire de tous ces groupes. Et ce qu’il faut savoir de leur idéologie, de leurs moyens, de leurs chefs et de leurs effectifs.

Classement général:

1. Le groupe Etat islamique (Daech en arabe). Revenu annuel estimé: 2 milliards de dollars. Origine: Irak.

2. Le Hamas. Revenu annuel estimé: 1 milliard de dollars. Origine: Cisjordanie et bande Gaza.

3. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Revenu annuel estimé: 600 millions de dollars. Origine: Colombie.

4. Le Hezbollah libanais (branche militaire). Revenu annuel estimé: 500 millions de dollars. Origine: Liban.

5. Les Talibans. Revenu annuel estimé: 400 millions de dollars. Origine: Afghanistan.

6. Al-Qaida. Revenu annuel estimé: 150 millions de dollars. Origine: Afghanistan. Pour la frise interactive, cliquez ici. 7. Lashkar-e-Taïba. Revenu annuel estimé: 100 millions de dollars. Origine: Pakistan.

8. Le groupe Al-Shebab (Les shebab). Revenu annuel estimé: 70 millions de dollars. Origine: Somalie. Pour la frise interactive, cliquez ici.

9. Boko Haram. Revenu annuel estimé: 52 millions de dollars. Origine: Nigeria. Pour la frise interactive, cliquezici.

10. L’Armée républicaine irlandaise véritable (IRA véritable). Revenu annuel estimé: 50 millions de dollars. Origine: Irlande, Royaume Uni.

Source: 24 heures

​Un marathon informatique pour réinventer l’accès à l’information

Massés pendant 48 heures à Abidjan derrière leurs écrans, une trentaine de jeunes développeurs informatiques, d’ingénieurs et de journalistes se livrent bataille durant un “hackathon”, sorte de marathon numérique. Leur but : faciliter l’accès à l’information en Afrique.
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Des dizaines d’ordinateurs portables éclairent la petite salle de l’Ecole supérieure africaine des technologies et des communications, basée dans la capitale économique ivoirienne, où se tient la compétition. Faute de climatisation, les débats se tiennent dans une chaleur étouffante.
“On va créer un réseau social pour permettre à chaque citoyen de produire de l’information”, lance un jeune développeur. “ça existe déjà, ça s’appelle Twitter”, lui répond, tranchant, un membre du jury.
Sept équipes s’affrontent au “hackathon” – contraction de “hack” (pirater en anglais) et de “marathon” – abidjanais. La trentaine de concurrents a deux jours pour bâtir et affiner ses concepts. La maturation se fait de jour comme de nuit.
L’objectif de l’évènement est “d’identifier et d’accompagner des projets qui vont permettre un meilleur accès à l’information dans les pays africains”, décrypte Pierre Jalladeau, directeur Afrique de l’agence française de coopération média CFI, co-organisatrice du hackathon.
Car l’Afrique est à la traîne des autres continents en terme d’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux. Même si des pays comme le Maroc, l’Egypte, l’Afrique du Sud ou le Kenya, avec la moitié de leur population connectée, sont à des années-lumière de la Sierra Leone, de la Somalie ou du Niger, où ce quota est inférieur à 2%, d’après le site internetworldstats.com.
“Analphabétisme” ou “analphabétisme numérique”, “délestages” électriques, “faiblesse de la bande passante”… les raisons “objectives” expliquant ce retard sont nombreuses, note Philippe Couve, un expert en charge du hackathon ivoirien, rapporte l’AFP.
En Côte d’Ivoire, seules 200.000 personnes sur 23 millions d’habitants disposent d’un abonnement Internet, selon le gouvernement ivoirien. Même si les cybercafés pullulent dans les principales villes du pays.
Plus d’1,7 million d’Ivoiriens ont ainsi un compte Facebook, affirme Orange, le premier opérateur téléphonique de Côte d’Ivoire. Notamment du fait du très fort taux de pénétration du téléphone portable, évalué à 90% de la population.
“En Afrique on est passé directement au portable, sans passer par le filaire. Ces innovations, ces ruptures vont nous permettre de rattraper un certain retard”, estime Mohamed Diaby, blogueur influent et directeur d’une agence web ivoirienne.
D’après une étude de McKinsey, près de 170 millions d’Africains sur le milliard d’habitants du continent utilisaient Internet fin 2013, pour environ 70 millions de smartphones.
Ils seront 600 millions d’internautes en 2025, dotés de 360 millions de smartphones, prévoit le cabinet de conseil, qui évalue à 300 milliards de dollars les gains de productivité générés par ces avancées technologiques en Afrique.
Les hackathons, que CFI, en partenariat avec l’ONG Code for Africa, organisera ensuite dans onze autres villes du continent, dont Dakar, Antananarivo, Johannesburg, Douala, ou encore Tunis, se veulent un instrument de cette croissance numérique.
Au “hackaton” d’Abidjan, deux jeunes filles planchent sur un service de messagerie vocale qui délivrerait un flash info de 50 secondes en langues locales. Un moyen selon elles de contourner l’illettrisme et le manque d’accès à la presse papier dans certains villages, deux obstacles majeurs à la diffusion de l’information en Côte d’Ivoire.
Moins orienté “news”, le projet “Ivoire infos” aspire à contrôler la transparence des appels d’offres dans les travaux publics en Côte d’Ivoire, un secteur en pleine expansion mais à la transparence critiquée par la société civile.
“Nous voulons créer une application pour pouvoir mieux suivre la façon dont l’Etat gère l’argent public”, explique Henri Aka, ingénieur informaticien et leader du projet, pour qui le manque de “suivi” des appels d’offres constitue un “frein à l’émergence” de son pays.
A terme, les meilleurs candidats pourraient rejoindre l’un des cinq incubateurs de Côte d’Ivoire, où deux nouvelles pépinières siglées NTIC, devraient prochainement voir le jour.
Ils pourront surtout postuler pour un grand concours panafricain, organisé fin novembre par CFI et Code for Africa, aux perspectives alléchantes. Les lauréats se partageront alors un million de dollars.

Source: libe.ma

Kenya: inculper de «tentative de suicide» les piétons indisciplinés

La sécurité routière envisage d’inculper de «tentative de suicide» les piétons qui ne respecteraient pas le Code de la route, pour juguler la hausse des accidents, révèle vendredi la presse locale.

pietons marchent centre-ville Nairobi kenya

«Nous envisageons des peines plus sévères pour les piétons qui traversent en dehors de clous, et notamment de les inculper pour tentative de suicide», affirme Francis Meja, le chef de la sécurité routière, cité dans le quotidien Nation.

La tentative de suicide est illégale au Kenya et peut valoir jusqu’à deux ans de prison ou une amende, ou bien les deux.

Les déclarations de M. Meja interviennent alors que la police a noté une hausse annuelle de 10% des accidents de la route. La moitié de ces accidents impliquent des piétons.

Le responsable a cependant admis que les principales causes d’accident étaient «la vitesse et les infrastructures inadéquates pour les piétons».

Sur de très nombreuses voies rapides, notamment autour de la capitale Nairobi, les Kényans traversent en courant au milieu du flot de voitures lancées à toute vitesse, faute de passerelle, de feu de signalisation, ou parce qu’ils sont trop espacés.

Source: lapresse.ca

USAID/Mali : deux nouveaux programmes lancés

L’hôtel Salam de Bamako a servi de cadre hier jeudi 23 avril 2015 à la cérémonie de clôture du Programme survie de la mère et de l’enfant et de lancement des Programmes de services de santé à grand impact ; et Communication et promotion de la santé/Kénéya Jemu Kan. Tous ces programmes sont de l’apanage de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID/Mali).

secretaire general ministere Sante Hygiene publique Ousmane Doumbia directeur USAID Mali Gary Juste  directeur Save the children international

C’est le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Doumbia qui a présidé la cérémonie de clôture et de lancement de ces programmes en compagnie du directeur USAID/Mali, Gary Juste ; du directeur de Save the children international Raphael Sindaye et de la représentante de Center for communication programs Dr. Regina Traoré.

Le Programme survie de la mère et de l’enfant est un programme mondial visant à réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans 24 pays prioritaires dont le Mali, par la mise à échelle des interventions à haut impact. Sa mise en œuvre au Mali avait commencé en mai 2014.

En un an, ses résultats sont fabuleux : plus de 98 600 enfants de moins de cinq ans dans les différents districts sanitaires d’intervention ont été pris en charge par les agents de santé communautaire ; 87% des enfants de 3 à 59 mois dans le district sanitaire de Kita ont été protégés contre le paludisme grâce aux campagnes de chimio prévention du paludisme etc. Sa mise en œuvre a enregistré la participation d’un consortium  comme Save the Children international, Population services international, Jhpiego, et John Snow Inc.

Quant aux deux nouveaux programmes lancés (Programmes de services de santé à grand impact ; Communication et promotion de la santé/Kénéya Jemu Kan), ils sont d’une valeur d’environ 80 millions de dollars, soit 40 milliards FCFA). Ils s’inscrivent dans le cadre de la mission de globale USAID qui consiste à « nouer des partenariats visant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir des sociétés résilientes et démocratiques tout en faisant avancer notre sécurité et notre prospérité ».

Ces programmes dont la durée est de cinq ans couvrent l’ensemble des districts sanitaires des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bamako et le district sanitaire de Gao si les conditions de sécurité le permettent, soit plus de 65% de la population malienne. Au bout de cinq ans d’exécution, ces deux programmes permettront entre autres de réduire la mortalité maternelle de 30% ; réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans de 30% ; réduire la prévalence de l’insuffisance pondérale de 30% chez les enfants de moins de cinq ans.

Pour le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Doumbia, ces différents programmes est le témoignage de la volonté de l’USAID et du peuple américain à soutenir efficacement le gouvernement du Mali dans sa lutte de tous les jours pour un meilleur état de santé des populations.

 

A. D.

Source: Autre presse

Selon le ministère des Maliens de l’Extérieur, sur les 800 naufragés de la Méditerranée, une cinquantaine de personnes identifiées noyées seraient originaires de la région de Kayes pour l’instant

COMMUNIQUE

Le Ministre des Maliens de l’Extérieur à l’honneur de porter à la connaissance de l’opinion, à propos des naufrages survenus sur les côtes italiennes, ce qui suit :

abdramane sylla ministre maliens exterieurs

Les informations recoupées à différentes sources permettent de savoir pour le moment que :

Sur 24 rescapés, il y a 12 maliens et malheureusement, une cinquantaine de personnes identifiées noyées seraient originaires de la région de Kayes.

Le Ministère des Maliens de l’Extérieur se fera le devoir de donner les détails plus précis au fur et à mesure des informations qu’il continue de recueillir.

Au nom du Président de la République S E Ibrahim Boubacar KEITA et de l’ensemble du Gouvernement, nous présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaitons prompt rétablissement aux rescapés.

Bamako, le 23 avril 2015

Le Ministre des Maliens de l’Extérieur

 

Dr.  Abdramane SYLLA 

Source: Autre presse

Après l’interpellation de leurs responsables : les six clubs gèlent leur participation à toutes les activités de la Fémafoot jusqu’à la démission de Boubacar Baba Diarra

L’annonce a été faite ce vendredi à la Maison de la presse au cours d’un point de presse animé par Vieux Makan Kéita, vice-président du Djoliba et de la ligue de football du district. Il était entouré pour la circonstance de M’pah Sylla, président de CS Dougouwolofila et de Moussa Bah, ancien coach.

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Selon  les responsables de ces clubs, la crise qui secoue le football malien depuis un certain temps a atteint aujourd’hui son paroxysme.

Ils estiment que cette crise est arrivée à un point de non retour avec l’actuelle équipe dirigeante de la Fédération malienne de football.

« Et ce, non pas que nous ayons été écorchés dans notre personnalité par les derniers développements, nous qui investissons notre temps, notre énergie et nos moyens pour le bien de ce football. Aujourd’hui notre conviction est que Boubacar Baba Diarra n’est plus en mesure de conduire le football malien, avec intelligence, sagesse et honnêteté », a affirmé le vice-président du Djoliba AC.

Pour les conférenciers, leur flexibilité a été confortée par le fait que le ministre des Sport s’est impliqué personnellement dans la recherche d’une solution sans succès, puisque le président de la Fémafoot a choisi de programmer les 13e et 14e journées fermant ainsi la porte à toute solution acceptable.

C’est pourquoi les clubs COB, As Sabana de Mopti, Djoliba AC, Cs Dougouwolofila, CSK avaient décidé de suspendre leur participation au championnat national jusqu’à la reprogrammation de la sixième journée.

Par la suite, ses responsables de clubs ont décidé d’aller en sit-in devant le siège de la Fédération le mercredi dernier en vue de se faire entendre.

Un sit-in qui a été réprimé par les forces de l’ordre. Ainsi, les dirigeants et supporters ont été interpellés par le commissariat du 14ème Arrondissement au mépris des textes qui régissent ce genre de manifestation.

Au vu de tout ce qui précède, les clubs brimés ont décidé de geler leur participation à toutes activités de la Fédération jusqu’à la démission de Boubacar Baba Diarra, actuel président de la Fémafoot.

En tout cas, pour ces responsables de clubs, leur détermination est sans faille et ils sont prêts à utiliser tous les moyens légaux et statutaires pour arriver  à leurs fins.

 

A.T.Dansoko

Source: Autre presse

Koulouba en deuil : Cheikh Mohamed Lemine Ould CHEIKH DAH n’est plus !

Il était Conseiller Spécial du Président IBK. Il se battait depuis plusieurs mois contre une maladie qui a eu finalement raison de sa détermination. Plusieurs fois évacué à l’extérieur pour recevoir des soins appropriés, Cheikh Mohamed Lemine Ould CHEIKH DAH a rendu l’âme dans la nuit du mercredi 22 avril au jeudi 23 avril dernier en terre mauritanienne.

palais presidentiel koulouba devanture secretariat

Sentant sa fin prochaine arriver, il a souhaité rejoindre la Mauritanie voisine où il a de la famille proche et y reposer pour l’éternité.

Au nom du Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar KEITA, du Ministre Secrétaire Général, du Ministre Directeur de Cabinet et de l’ensemble du personnel de la Présidence de la République, nous présentons nos sincères condoléances à la famille du disparu.

Nous prions Allah (SWT) afin qu’Il accueille notre collègue en Son Paradis.

Ton sourire, ta courtoisie et surtout ton grand sens des contacts humains que nous avons personnellement éprouvés à l’occasion de plusieurs déplacements à l’extérieur nous manquent déjà.
Dors en Paix cher aîné et, de là-haut, puisses-tu nous faire profiter de ta grande sagesse !

Diarra DIAKITE
Direction de la Communication et des Relations Publiques

Source: Présidence

Perversion à Sotuba : la police interpelle un homosexuel pédophile

La disparition d’un petit garçon de 8 ans, porté disparu depuis 48h alors qu’il se rendait à l’école à Sotuba en Commune I du district de Bamako a été signalée lundi à la police du 12e arrondissement. L’enquête ouverte a permis de dénicher  le porté disparu dans la chambre d’un garçon du quartier qui se déguisait en charlatan pour attirer les petits garçons âgés entre 8 à 12 ans et en profitait pour leur faire des relations sexuelles.

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Siaka Traoré, gardien, âgé environ de 30 ans est connu de beaucoup de gens à Sotuba comme charlatan, grand connaisseur de cauris. Sa clientèle est constituée essentiellement de petits garçons. Régulièrement, il  les rassemble sous son toit pour lire dit-il, leur destin à tour de rôle et leur dire des sacrifices à faire pour éviter des mauvais sorts. Mais Siaka avait une autre face cachée que tout le monde ignorait. C’est un homosexuel qui aimait faire des relations sexuelles à ses clients enfants mineurs. Il fallait attendre lundi, avec la disparition de ce petit  garçon de  8 ans pour le savoir.

Ce dernier avait été intercepté le matin sur le chemin de l’école. Porté disparu, il a passé 48H dans la clandestinité. La déclaration a été faite à la police du 12e arrondissement après plusieurs recherches. D’information en information, il est ressorti que Siaka rassemble les enfants chez lui. La fouille de sa chambre a permis aux policiers de retrouver le garçon saint et sauf, mais amaigri. Interrogé, il a reconnu que son ravisseur lui a fait des relations sexuelles plusieurs fois par  l’anus.

Cet autre ne l’a pas nié. De nombreuses autres plaintes ont été déposées contre lui par d’autres petits  pour les mêmes faits pervers.

Dénis T Théra 

 

Source: Autre presse

A l’auto gare de Guinee sise à Djicoroni Para : deux individus coupent le sexe de Demba Camara

Un garçon identifié plus tard comme Demba Camara, Guinéen de nationalité a été retrouvé agonisant samedi dans un kiosque à l’auto gare  de la Guinée à Djicoroni Para en Commune IV du district de Bamako et évacué aux urgences du CHU Gabriel Touré. Il avait le sexe littéralement coupé et il saignait abondamment. L’enquête ouverte par le commissariat de police du XIVe arrondissement privilégie la piste de deux individus à la solde du mari de sa copine qui auraient amputé son machin avec une lame. D’autres sources moins crédibles attribuent le fait à un mauvais sort. Pour l’heure, la femme litigieuse et son mari restent introuvables.

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La femme volage s’appellerait Mariam Traoré aux dires de Demba Camara. Ils sont tous deux Guinéens et ont fait connaissance dans la voiture qui les ramenait à Bamako. Mariam est mariée, domiciliée chez son époux à Djicoroni Para, mais elle ne l’a jamais dit à Demba, à en croire ce dernier. Quant à Demba, il est gardien dans une plantation à Sodièni, à la périphérie du district. Les deux voyageurs ont sympathisé au cours du trajet et ont échangé des numéros de téléphone portable  au moment de se séparer à leur arrivée à Bamako. Depuis lors, il leur était facile de se retrouver. Mariam rejoignait Demba dans son verger, lui préparait à manger et lavait ses habits. Au moment du retour, elle cueillait les fruits d’arbres de la ferme qu’elle revendait pour son compte. Ils vivaient pratiquement en concubinage. Demba l’a présentée à tous ses amis, voisins et collègues. Il lui  a acheté un téléphone portable et se proposait de l’épouser car, jusqu’ ici, Mariam ne lui a pas dit qu’elle est mariée.

A chaque fois que Demba se propose de venir chez elle en famille pour se faire connaître de ses parents, Mariam répond qu’elle est hébergée par un grand-frère wahhabite qui n’aime pas que les garçons viennent pour des filles dans sa famille. Néanmoins, elle a accepté l’offre de fiançailles de Demba. C’est quand celui-ci lui a remis 200.000FCFA pour les préparatifs qu’elle lui a dit qu’elle est mariée et qu’elle vit chez son mari à Djicoroni Para. Demba ne croyait pas ses oreilles. Dans ce cas, il a demandé à être remboursé, ce que Mariam a refusé. Ils se sont livrés une lutte au cours de laquelle, elle l’a blessé parait-il au sexe. Puisque Demba tenait à être remboursé, Mariam l’a dénoncé à son mari, dieu sait ce qu’elle lui a dit. Vendredi, Demba projetait d’aller à Siguiri, sa ville natale. Il s’est présenté à un compatriote du nom de Sekouba Bangoura, coxeur et vendeur de café à la gare de Guinée pour demander à passer la nuit auprès de lui. Ce dernier lui a conseillé de louer un kiosque pour une nuitée à la gare comme le font les autres, ce qu’il a fait. Le lendemain samedi, alors qu’il était rentré vers 17H dans sa chambre pour se rechanger, à ses dires, deux individus ont fait irruption pour le prendre en sandwich. Ils l’ont terrassé et avec une lame, ils ont coupé au sens propre son sexe et sont ressortis incognito.

Le XIVe arrondissement, alerté par ses éléments au poste de la gare a mobilisé les agents de la Protection civile pour l’évacuer aux urgences du CHU Gabriel Touré. Il saignait abondamment au moment de son évacuation. Interrogé à plusieurs reprises par l’enquêteur sur son lit d’hôpital, il a répété qu’il a été agressé par deux individus. Paradoxalement, il n’a pas crié au moment de son agression et personne n’a vu rentrer vers 17H, dans son kiosque, deux individus. Au total, sept témoins travaillant ou résidant à la gare ont été entendus, personne n’a rien vu, rien entendu. Des investigations, l’enquêteur apprend que le blessé serait initié à un fétiche chez lui qui lui interdit de commettre l’adultère et que s’il transgresse cet interdit, il en prend pour son compte. D’autres rapportent que c’est Mariam qui est maraboutée par son mari de sorte que tout homme qui la touche se coupe lui-même son sexe sans le vouloir par malédiction. C’est pourquoi ajoute cette source, Demba a quitté de lui-même l’hôpital pour aller faire un traitement traditionnel dans son pays.

Jeudi, ses parents ont informé la police qu’ils avaient eu la permission avec l’administration du CHU pour transférer  Demba en Guinée aux fins d’un traitement traditionnel. Mariam et son mari restent introuvables pour l’heure.

Dénis T Théra

Source: Autre presse

Darsalam : le maçon paye 25. 500FCFA de frais d’ordonnance à la gendarmerie après avoir frappé et blessé son épouse, accusée du vol de 10.000FCFA

Lundi, Namakan Keita, maçon domicilié à Darsalam en Commune III du district de Bamako reçoit à son domicile, une convocation de la main d’un gendarme, l’invitant à se présenter toute affaire cessante, à la Brigade de recherche du camp 1. Dans le bureau de l’enquêteur, il y trouve son épouse, en abandon du domicile conjugal depuis quatre jours pour sévices et injures graves. Au cours des auditions, Namakan avoue qu’il avait accusé et frappé son épouse pour le vol de 10.000FCFA, un billet qu’il a retrouvé plus tard par terre dans sa chambre. Le gendarme lui tend une ordonnance de 25 500FCFA, représentant les frais occasionnés par sa violence dont Madame exige le remboursement pour réintégrer le foyer.

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Namakan, âgé environ de 40 ans, est maçon de métier. Comme beaucoup d’ouvriers, ses affaires sont au point mort. Alors qu’il était longtemps resté à ne rien faire, il a eu en début d’année, un chantier qui n’a duré que dix jours. Le peu d’argent qu’il a gagné, Namakan l’avait gardé dans un agenda qu’il rangea dans la poche avant d’une de ses chemises. Il le gérait avec parcimonie.

Kounta Koïta, son épouse, une enseignante de profession avait pris ses distances car, à chaque fois que ses affaires ne marchent pas, son mari la transforme en exutoire, même si cette précaution ne suffit pas toujours pour la mettre à l’abri de représailles. Ce vendredi, Namakan avait un rendez-vous important en ville. Il se leva tôt et enfila la chemise qui contient l’agenda coffre fort. Dans sa précipitation, il fait tomber par terre à son insu, l’unique somme d’argent qu’il possédait encore, à savoir 10.000FCFA.

En cours de route, il tomba en panne d’essence au niveau du Badialan et trimballa sa moto jusqu’ à une station de vente d’essence et commanda pour 1000FCFA sans s’assurer qu’il a l’argent sur lui. Une fois servi, il voulut payer, ce qui dura une éternité, toute chose qui a mis les autres clients pressés en colère.

Namakan, sur les nerfs, se met de côté, fouilla et refouilla partout, les poches avant et arrière de sa chemise, de son pantalon, il  n y a pas un kopeck or, l’essence est servie. Le pompiste ne fait pas de la charité. Il paye ou il laisse la moto en gage. Namakan est pressé d’aller à un rendez-vous d’emploi. Que faire ? Il piqua une colère noire et  accusa sans preuve, son épouse avec qui il partage la chambre, d’avoir subtilisé son argent.

Entre temps, un sergent chef de police en service au commissariat du 2e arrondissement, le fils  d’un de ses clients de passage lui vint au secours en payant les 1000FCFA. De retour dans l’après-midi en famille, très remonté, Namakan porta absent Madame, encore en classe.

Au retour de celle-ci en début de soirée, il ferme à clé sa chambre et bastonne copieusement la pauvre, accusée d’avoir volé les 10.000FCFA. Kounta Koïta passe la nuit en mauvais état. Et quand elle a quitté le foyer le lendemain, elle a regagné la famille paternelle. Namakan est resté seul chez lui. Le lundi, il est obligé de mettre lui-même de l’ordre et de balayer sa chambre.

Ce faisant, il découvre entre les meubles, ses 10.000FCFA. Il ne peut s’empêcher de crier de joie. C’est pendant qu’il savourait cette joie assis sur son lit, qu’un visiteur frappe à la porte. Il sort et se retrouve nez à nez avec un gendarme de la Brigade de recherche du camp I qui lui tend une convocation. Namakan ne sait  pas qui lui en veut à ce point.

Mais une fois dans le bureau de l’enquêteur, il comprit la raison dès qu’il a vu son épouse assise. Il écouta religieusement ce qu’on lui reproche et se confondit en excuses quand le gendarme eut fini de parler. Namakan reconnait son tort car, il a retrouvé les 10.000FCFA dont il accusa Madame du vol.

Ses excuses ont laissé de marbre Kounta Koïta, très remontée à son tour. Pour enfoncer le clou, l’enquêteur tira de son dossier, une fiche qu’il lui remit. C’est une ordonnance de 25 500FCFA lui explique t il, « le coût de la violence que vous avez infligée à votre femme. Elle veut être remboursée ».

Namakan  s’est engagé à rembourser jusqu’ au dernier centime et promit de ne plus jamais lever sa main sur sa femme. Mais cette dernière a une autre condition à poser pour réintégrer son foyer. Elle exige que son mari se présente dans sa famille à elle pour présenter ses excuses à ses parents, condition aussitôt acceptée par Namakan. Sur ce, le gendarme avec le consentement de la plaignante a clos le débat.

 

Dénis T Théra

Source: Autre presse

Algérie : Un arbitre assistant radié pour corruption

La Commission de discipline de la Ligue de football algérien s’est prononcée jeudi pour l’interdiction de “toute fonction et ou activité en relation avec le football” à l’encontre de Mohamed Amine Rezgane. L’arbitre assistant a été reconnu coupable de tentative de corruption lors du match qui devait opposer le CS Constantine au NA Hussein Dey.
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Le couperet est tombé pour Mohamed-Amine Rezgane. Réunie jeudi soir, la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a prononcé l’interdiction à l’arbitre assistant de “toute fonction ou activité en relation avec le football“, depuis l’éclatement de l’affaire de tentative de corruption lors du match entre le CS Constantine et le NA Hussein Dey.

Il a notamment été reproché à l’officiel de ne pas avoir alerté les instances du football algérien des contacts téléphoniques qu’il a eus avec les membres du club du NAHD, dont le président Kamel Saoudi. Une infraction avec “faits aggravants” pour la Commission de discipline, qui indique que le dossier du juge de touche reste pour l’heure ouvert, une procédure de “radiation à vie” pouvant être intentée, sans compter le “préjudice des poursuites judiciaires éventuelles“.

De son côté, suspendu à titre conservatoire et attendu pour être entendu dans cette affaire, le patron du NAHD ne s’est pas présenté à l’audience devant les membres de la Ligue. Une nouvelle convocation lui a été adressée pour le 27 avril.

Pour rappel, face à de forts soupçons de tentative de corruption de l’arbitre assistant lors de la confrontation entre le CS Constantine et le NA Hussein Dey, la Fédération algérienne avait dû s’employer pour récuser les juges de touches et les remplacer à temps. La partie avait finalement accouché d’un match nul (2-2).

Source: afrik

Terrorisme : le Nord-Mali marche pour la paix

Le nord du Mali, en proie à de récurrentes attaques de groupes armés, a décidé de prendre son destin en main en organisant une caravane pour la paix.
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Face à l’inaction des autorités de Bamako, les populations du nord du Mali, frappées par les multiples attaques des groupes rebelles, ont décidé de mettre en place une caravane dans le but de rétablir la paix dans cette région.

Durant une semaine, les marcheurs de la paix ont sillonné toute la région de Goundam au nord. Parmi les initiateurs de ce projet, figure l’ancien Premier ministre malien Mohamed Ag Hamani. L’armée malienne et les forces de la mission de l’ONU au Mali ont escorté la marche dans toute la région.

Abdoul Madjid Ag Mohamed, l’un des chefs de tribu du nord-Mali, s’est confié à la BBC en déclarant que « la marche s’est achevée sans incident. Elle a été accueillie et saluée par les populations des localités traversées ». Un ancien député a quant à lui expliqué qu’il valait mieux descendre sur le terrain, prêcher le vivre ensemble, que d’attendre des actions de l’Etat qui tardent à se manifester.

En marge de cette marche, les organisateurs souhaitent que, le 15 mai prochain, les accords de paix entre le gouvernement et les différents groupes armés présents dans le nord du pays signent le texte à Bamako, la capitale.

Source: afrik

L’ appel des maires africains pour une électrification durable

Les maires des capitales et des grandes villes africaines se sont réunis le 17 avril dernier à l’Hôtel de Ville de Paris, à l’invitation d’Anne Hidalgo et de Jean-Louis Borloo. Six mois avant la conférence des Nations Unies sur le changement climatique, ils ont lancé un appel à la communauté internationale pour une électrification durable de l’Afrique.
rencontre maire africain

En Afrique subsaharienne, environ 650 millions d’hommes et de femmes, dont une majorité vit en milieu rural, ne disposent pas d’électricité. Sans une nouvelle approche et une mobilisation de tous les acteurs, l’accès durable à l’électricité risque de rester un mirage. Depuis le début de son mandat, Anne Hidalgo s’engage à promouvoir l’action des villes qui, au plus près des citoyens, mettent en œuvre, chaque jour, des solutions pour lutter contre le changement climatique. Dans ce contexte, plus d’une vingtaine de maires des capitales et des grandes villes africaines, ainsi que plusieurs ONG, ont répondu à l’invitation d’Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de l’Association internationale des Maires Francophones (AIMF), et de Jean-Louis Borloo, président de la Fondation Énergies pour l’Afrique.

Une approche nouvelle et diversifiée

« Le déploiement massif d’un programme d’électrification du continent africain ne peut être envisagé sans prendre en compte la diversité des territoires et des besoins, à savoir la densité de populations et les niveaux de ressources. Ce déploiement doit essentiellement s’appuyer sur des solutions où l’électrification et les énergies renouvelables ont démontré leur pertinence en complémentarité des infrastructures centralisées », ont indiqué les exposants. Selon l’ONG Electriciens sans frontières, « il faut concevoir et mettre en œuvre des programmes à l’échelle des villages, des villes et des territoires ». Pour Robert Beugré Mambé, Gouverneur du district autonome d’Abidjan, trois actions sont préconisés : la création d’une cellule nationale, la mobilisation des ressources auprès des bailleurs de fond ainsi que l’établissement d’un plan social d’action pour une préservation de l’environnement.

Les modes de tarification doivent également être diversifiés afin de prendre en compte les capacités financières locales, y compris des plus pauvres. C’est une condition pour permettre un accès durable à l’électricité et pour refonder la confiance entre consommateurs et opérateurs. Pour Electriciens sans frontières, le mode de tarification doit être adapté, les collectivités territoriales doivent être au centre du dispositif.

Redéploiement des moyens financiers

Les ressources financières ne sont ni à la hauteur ni adaptées au défi. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, il faudrait environ 50 milliards de dollars par an jusqu’à 2030 pour l’électrification de l’Afrique subsaharienne, les fonds mobilisés par les principaux bailleurs multilatéraux ou nationaux, publics ou privés, sont au mieux dix fois inférieurs à cet objectif. Le maire de Dakar Khalifa Sall demande « pourquoi doit-on attendre que les autres viennent faire chez nous ce que nous devons faire ? Il faut impliquer tous les Africains à tous les niveaux, l’action doit être locale pour qu’elle soit efficace, si nous ne prenons pas en charge notre avenir, personne le fera ».

Les collectivités territoriales ont un grand rôle à jouer dans ce projet d’électrification. Selon les ONG, « il faut renforcer le poids et les compétences des collectivités territoriales et des mairies, dans leur rôle de maître d’ouvrage ». Ce sont les collectivités territoriales qui mesurent les défis et portent les enjeux du développement. Pour le maire de Casablanca, « il faut une stratégie volontariste de la part des Etats africains dans toutes leurs composantes ».

Electriciens sans frontières , la fondation Energies pour le Monde, le GERES et le GRET s’engagent aux côtés de Jean-Louis Borloo à se mobiliser et soutenir l’action des collectivités territoriales pour que soient mises en œuvre un accès à l’électrification pour tous en Afrique. Ces organisations appellent les maires africains à relever ce défi majeur. Jean-Louis Borloo reste convaincu que la lumière peut être apportée dans chaque foyer en Afrique.

Source: afrik

Afrique du Sud : manifestation contre les violences xénophobes à Johannesburg

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, ce jeudi, dans le centre-ville de Johannesburg contre les violences xénophobes qui agitent l’Afrique du Sud, depuis trois semaines.
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Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, ce jeudi, à Johannesburg, pour une manifestation officielle contre les violences xénophobes de ces dernières semaines en Afrique du Sud. Le chef du gouvernement provincial du Gauteng où se trouve Johannesburg, David Makhura, ainsi que le maire de la capitale économique, Parks Tau, étaient en tête de cortège.

Les initiatives se multiplient en Afrique du Sud pour faire face à la vague de violence xénophobe qui touche le pays depuis trois semaines. Près de sept personnes dont quatre étrangers ont été tuées au cours d’émeutes qui ont secoué les villes de Johannesburg et de Durban. Environ 5 000 ressortissants étrangers ont été obligés de fuir, selon le le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), notamment dans des camps ouverts pour les accueillir dans la banlieue de Durban.

Le Président Zuma critiqué

Cette semaine, le Président sud-africain, critiqué pour son inaction par beaucoup de pays étrangers, a décidé de faire appel à l’armée pour mener des opérations de contrôle et des arrestations.

Les étrangers, légaux et illégaux, seraient entre quatre et cinq millions sur le territoire de l’Afrique du Sud qui compte une population de 53 millions d’habitants. Attirés par le niveau de croissance économique important dans le pays, ils sont accusés par certains Sud-Africains d’alimenter l’insécurité et d’entrer en concurrence avec les travailleurs locaux.

Le système administratif du pays aurait multiplié le nombre de sans-papiers sur le territoire. Depuis 2008, plus de 350 étrangers ont été tués, selon le Centre des migrations africaines de l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, rapporte La Voix de l’Amérique. La grande majorité des crimes sont restés impunis.

Source: afrik

La Guinée attend toujours son nouveau sélectionneur

Depuis le départ de Michel Dussuyer, le 2 février dernier, la sélection nationale de Guinée n’a pas encore retrouvé de sélectionneur pour préparer les éliminatoires de la CAN 2017. Un délai qui commence à intriguer chez les supporters.
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Le Syli National attend toujours de connaître le nom de son nouvel homme fort. Plus de deux mois après la départ de Michel Dussuyer, démissionnaire après une CAN 2015 qui a vu l’équipe atteindre les quarts de finale, la Guinée n’a toujours pas trouvé de successeur au technicien français. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir sondé plusieurs entraîneurs et procédé à des entretiens plus personnalisés, jusqu’à penser avoir trouvé l’homme de la situation en la personne de Luis Fernandez.

Mais si l’actuel animateur radio estime son arrivée concrétisée “à 95%, la situation est au point mort depuis près d’un mois et d’autres pistes sont désormais étudiées par la Fédération guinéenne (Feguifoot). A moins de deux mois du début des éliminatoires à la CAN 2017 au Gabon, le choix de l’instance se fait toujours attendre et les supporters du Syli craignent une préparation tronquée pour leur équipe.

Pressé de trouver une solution rapide à cette situation, le président de la Feguifoot apparaît désarmé. “Si cela ne tenait qu’à moi seul, on aurait signé un coach depuis longtemps“, déplore Salifou Camara dans un entretien avec Guineefoot. “Les gens doivent comprendre que la Fédération n’est qu’un signataire partiel. Le reste on ne maîtrise pas. A côté, vous avez le ministère des Sports, qui est à la fois l’employeur et l’interlocuteur auprès du ministère des Finances.

Salifou Camara : “Rentrer à Conakry avec un nom

En somme, celui qui est surnommé “Super V” du côté de Conakry est pris entre deux feux et dispose de peu de marge de manœuvre notamment pour ce qui est de l’aspect financier, le ministère ayant déjà fait savoir qu’il n’était pas enclin à verser un salaire astronomique pour un sélectionneur. Toujours est-il que le président Camara s’attend à un dénouement proche. De passage en France, son retour en Guinée est prévu ce vendredi, et il espère bien avoir une bonne nouvelle à annoncer.

Nous travaillons dans ce sens pour trouver quelqu’un qui va donner satisfaction à la grande majorité des Guinéens (…) Je vais rentrer à Conakry avec un nom. C’est mon souhait. Nous ferons en sorte que la demande faite par la majorité soit satisfaite“, promet-il. Reste à savoir qui sera l’heureux élu.

Source: afrik

Prise d’otages de Tiguentourine : Al Mourabitoune s’explique et charge la France

Plus de deux ans après la prise d’otages sur le site d’exploitation gazière de Tiguentourine près d’In Amenas, en janvier 2013, le groupe terroriste “Les signataires du sang” (Al Mourabitoune), a livré sa version des faits sur son compte Twitter en s’adressant à l’armée algérienne et à la France.
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Le groupe terroriste dirigé par Mokhtar Belmokhtar donne des détails sur l’opération de la prise d’otage de Tigentourine, en janvier 2013, tout en citant directement l’armée algérienne et la France. Le document signé Khaled Abou Al-Abbas, le nom de guerre de Mokhtar Belmokhtar, n’est pas daté, selon le quotidien algérien Al Watan.

Le document explique que l’objectif de l’opération était de combattre à la fois « le nouveau colonialisme qui veut s’installer dans nos pays », et « les traîtres qui ont vendu nos terres, pour que des entreprises pétrolières américaines et européennes viennent exploiter nos richesses ».

Le message s’adresse donc directement à l’armée algérienne les pays occidentaux dont la France. Ceci expliquerait aussi le choix de ce site éloigné des villes peuplées. « Nous avons essayé, les premières heures, de faire sortir les travailleurs algériens ».

Concernant l’opération, le groupe terroriste cite « une préparation importante », pendant des mois, dans le Sahara. A l’aide d’outils simples comme Google Earth, il dit avoir étudié le terrain, la météo, et les routes, mais aussi s’être renseigné sur les différentes nationalités présentes sur le site.

Pour le groupe, qui dit avoir filmé toute l’opération pour qu’elle serve de base « pour ses combattants », cette opération a été un succès parce que « menée rapidement ». Elle a également « mis en péril et fait échouer le système militaire et le renseignement ». « Nous avons donné un exemple à suivre à nos moudjahidine et une leçon aux mécréants. Nous avons même terrorisé la France », selon le même document.

Al Mourabitoune veut aussi transmettre un message à l’armée algérienne : « Vous êtes toujours considérée comme une armée révolutionnaire et pourtant, on a toujours vu le contraire. Est-ce que les moudjahidines (combattants) et les chouhada (martyrs) qui ont libéré l’Algérie l’ont fait pour que quelques années plus tard, vous vendiez l’Algérie aux Français. Vous devez combattre la France, l’appeler « colonisateur » et appeler votre révolution « djihad » car la France ne s’est jamais excusée de ses crimes ».

Ce document a été publié alors que plusieurs services de renseignements ont déclaré Mokhtar Belmokhtar « disparu ». Il aurait même été retrouvé mort empoisonné, en mars dernier, selon le quotidien algérien Al Chorouk.

Le groupe de 32 terroristes de huit nationalités (algérienne, tunisienne, égyptienne, malienne, nigérienne, canadienne et mauritanienne) avait attaqué la base Tiguentourine, faisant 37 morts parmi les travailleurs dont un seul Algérien. Le site gazier de Tiguentourine employait 790 personnes parmi lesquels 134 de 26 nationalités.

L’intervention des forces de l’Armée nationale populaire (ANP) avait éliminé 29 terroristes du groupe qui a mené l’attaque contre ce complexe gazier et capturé trois autres, selon un bilan officiel.

Source: afrik

Côte d’Ivoire : Ouattara appelle à lever l’embargo sur les armes

Le Président ivoirien Alassane Ouattara a appelé, ce jeudi, à lever l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire et à poursuivre la réduction des effectifs onusiens présents dans le pays.
Alassane dramane  Ouattara president ivoirien

Le chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a appelé, ce jeudi 23 avril 2015, à la levée de l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire. Il a demandé à l’Organisation des Nations Unies (ONU) de poursuivre la réduction des effectifs de ses troupes sur place. Il s’exprimait lors de l’ouverture de la troisième conférence des ambassadeurs ivoiriens, à Abidjan.

Il a justifié cette demande par l’excellence des relations entretenues entre son pays et le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a récemment levé l’embargo sur les diamants bruts. Selon le chef de l’Etat, la normalisation définitive du pays est désormais acquise.

Départ de l’ONUCI en 2017

Alassane Ouattara a vanté « l’excellente exécution du programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) et celui de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), dont les taux de réalisation, 78% pour le DDR et 90% pour ce qui concerne les réformes urgentes de la RSS, sont les plus élevés du continent », selon APA.

Il a plaidé pour une levée de l’embargo après l’élection présidentielle d’octobre prochain. Il a également fixé 2017 comme date à laquelle les troupes de l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) devront avoir quitté le territoire ivoirien.

Source: afrik

Fajr Libya lance des raids aériens contre l’EI à Syrte

La coalition de milices Fajr Libya qui contrôle Tripoli, a lancé, jeudi, des raids aériens contre des positions de l’organisation Etat islamique (EI) à Syrte, selon des responsables et des témoins.
soldats libyens patrouillent capitale Tripoli

Les raids ont notamment visé le complexe de Ouagadougou, où l’EI a installé son centre de commandement et de contrôle, a indiqué un responsable local sous couvert de l’anonymat.

Cette ville située à 450 kilomètres à l’est de la capitale, assiste, depuis mercredi soir, à de violents combats à l’arme lourde opposant l’EI au bataillon d’infanterie 166 de Fajr Libya, d’après Saïd Khaled Bou Jazi, porte-parole du bataillon.

Originaire de Syrte, l’ancien Président libyen Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011 à l’issue d’une révolte de plusieurs mois, organisait des conférences internationales dans ce complexe situé dans le centre de la ville.

Sous le chaos total orchestré par des groupes armés, la Libye est gouvernée par deux gouvernements et Parlements qui se disputent le pouvoir, l’un à Tripoli dirigé par des milices de Fajr Libya qui contrôle une grande partie de l’ouest libyen depuis l’été dernier, l’autre dans l’est du pays, basé à Tobrouk et reconnu par la communauté internationale.

Profitant de cette instabilité, l’EI s’est installé, l’an dernier, sur le territoire libyen où il contrôle notamment des zones dans la région de Syrte.

En vue de former un gouvernement d’union, l’ONU supervise des pourparlers, depuis mars dernier, au Maroc, entre les deux Parlements rivaux.

Source: afrik

Fabienne Diouf lance un nouveau magazine afro-optimiste : Emergences Afrique

(Agence Ecofin) – Elle est la fille d’Abdou Diouf (photo), l’ancien président du Sénégal et ex-secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Fabienne Diouf Guillabert est la directrice générale de la société Nosco Médias, basée à Dakar au Sénégal. Elle a décidé de lancer un journal panafricain : Emergences Afrique. Il s’agit d’un magazine qui se veut afro-optimiste.

abdou diouf president organisation internationale francophonie oif

Fabienne Diouf Guillabert a repris, elle aussi, le mot « émergence » qui est dans l’air du temps sur le continent. Dans une interview accordée au magazine français CB News, elle le définit comme « le reflet d’une croissance économique rapide qui doit favoriser le bien-être social, d’une stabilité politique qui permet d’investir sereinement dans tous les domaines ». C’est aussi le sens donné au nouveau magazine dont le premier numéro paraîtra ce 25 avril 2015.

« L’émergence indique le chemin que l’Afrique doit emprunter pour inventer son avenir sans copier des modèles occidentaux qui ont montré leurs limites. Pour moi, l’émergence n’est plus une promesse mais une réalité, que je peux constater chaque jour à Dakar, Abidjan, Lomé ou Brazzaville », explique Fabienne Diouf Guillabert. Elle ajoute que son journal s’adresse à toute l’intelligentsia continentale et internationale, bref à toutes les personnes qui s’intéressent au développement de l’Afrique : influenceurs, investisseurs, étudiants, entrepreneurs, etc.

Le premier numéro, tiré à 50 000 exemplaires, annonce à sa Une l’interview « exclusive » d’Abdou Diouf qui fait son bilan à l’Oif. Mais le journal présente aussi d’autres hommes et femmes, célèbres ou non, qui font avancer la cause africaine.

Agence Ecofin

Terrorisme : le Nord du Mali marche pour la paix

Le nord du Mali, en proie à de récurrentes attaques de groupes armés, a décidé de prendre son destin en main en organisant une caravane pour la paix.

Face à l’inaction des autorités de Bamako, les populations du nord du Mali, frappées par les multiples attaques des groupes rebelles, ont décidé de mettre en place une caravane dans le but de rétablir la paix dans cette région.

caravane association kel ansar goundam marche manifestation paix nord mali

Durant une semaine, les marcheurs de la paix ont sillonné toute la région de Goundam au nord. Parmi les initiateurs de ce projet, figure l’ancien Premier ministre malien Mohamed Ag Hamani. L’armée malienne et les forces de la mission de l’ONU au Mali ont escorté la marche dans toute la région.

Abdoul Madjid Ag Mohamed, l’un des chefs de tribu du nord-Mali, s’est confié à la BBC en déclarant que « la marche s’est achevée sans incident. Elle a été accueillie et saluée par les populations des localités traversées ». Un ancien député a quant à lui expliqué qu’il valait mieux descendre sur le terrain, prêcher le vivre ensemble, que d’attendre des actions de l’Etat qui tardent à se manifester.

En marge de cette marche, les organisateurs souhaitent que, le 15 mai prochain, les accords de paix entre le gouvernement et les différents groupes armés présents dans le nord du pays signent le texte à Bamako, la capitale.

Par Kardiatou Traoré

Source: Afrik

Renforcer la sécurité dans la région de Ségou : Les FAMa reprennent l’initiative

L’opération lancée le samedi et le dimanche derniers, a permis de mettre hors d’état de nuire, une horde de malfrats, de saisir plusieurs motos et des armes de fabrication artisanale.

bataillon waraba elou fama

Finie, la tranquillité pour les bandits armés qui sèment tristesse et humiliation dans le sahel occidental malien. Le commandant de la région le Colonel Major Ag Takini, ce touareg bon teint resté fidèle au Mali, et ses hommes ont décidé de reprendre l’initiative en investissant le terrain.

C’est dans ce cadre, qu’ils ont mené une vaste opération de sécurisation sur l’axe Nioro du Sahel, Diabali, Nampala entre le samedi et le dimanche. La moisson a été plus que bonne : plusieurs motos ont été saisies ainsi que des armes de fabrication artisanale. Cette mission de sécurisation est une instruction du chef d’Etat Major général des armées, le général Mahamane Touré.

Malgré la modestie des moyens déployés, nos hommes ont vaillamment accompli cette mission  de sécurisation avec succès dans les localités de Bengale, de Mounoubougou et de Kouladji à la recherche de terroristes qui ont poussé leur audace jusque dans le delta central du Niger.

Une fois ces secteurs nettoyés, les forces armées maliennes sans moyens aériens  ont pénétré  dans la forêt de Courgou. Dans cette forêt, ils ont saisi plusieurs engins à deux roues, des armes artisanales et même des véhicules. D’autres descentes ont eu lieu dans d’autres forêts environnantes.

Le détachement basé à Nampala aussi est venu en appui, il a fait de nombreux prisonniers djihadistes. Mieux, il a démantelé une importante cache djihadiste, contraignant ces derniers à fuir.  L’entrée en action de ces deux corps des forces armées maliennes a été une bouffée d’oxygène pour les populations de ces localités qui, ces derniers temps, ne dormaient plus que d’un seul œil.

Dans sa mission régalienne de sécurisation du territoire national, l’armée malienne éprouve beaucoup de difficultés et cela depuis l’embargo imposé après le putsch  militaire du 22 mars 2012. Le président renversé Amadou Toumani Touré, face aux revers militaires, avait dépêché le général Beguelé Sioro pour acheter  environ 1000 tonnes d’armes, et parmi ces armes il y’avait des avions de chasse de type Sukoï.

Les avions devaient survoler les espaces aériens de certains pays européens, mais ces derniers auraient  refusé. Et, après le putsch  du capitaine Sanogo,  les armes qui ont pu atteindre les ports de Conakry et d’Abidjan ont été bloquées à cause de l’embargo. Il y a lieu de songer à équiper davantage notre armée nationale.

 

Badou S. Koba       

Source: Tjikan

PMU Mali : Un parieur gagne plus de 5 millions de FCFA des « Points Courses en direct »

Décidément, l’arrivée d’Arouna Modibo Touré à la tête du Pari Mutuel Urbain (PMU-Mali) est en train d’apporter du bonheur aux parieurs. Après le record absolu de 364 millions FCFA de la masse à partager, il y a quelques semaines, un parieur vient de gagner le plus gros lot des Points Courses en direct (PCD) en empochant 5 028 000 FCFA

C’était le mercredi dernier aux environs de 18 heures, lors de la 8ème course « Réunion 3 de l’Hippodrome de Caen » avec 18 partants. Tous les parieurs misaient sur cette course puisqu’il y avait aussi une cagnotte de 2 millions de FCFA en jeu.

Ce jour-là, aucun favori de cette course n’a répondu à l’appel tout comme le super favori (N°2). Finalement, les outsiders de grosses cotes ont été le tiercé gagnant : 3 – 13 – 5. Une surprise qui a pris à contrepied tous les parieurs. Au finish, il n’y a eu qu’un seul gagnant sur tout le territoire national. Il empoche ainsi plus de 5 millions de FCFA. Ce qui est, d’ailleurs, un record dans la mesure où ce montant n’a jamais été gagné par un parieur. Selon nos sources, jusqu’à mercredi, le plus gros lot gagné en Points Courses en direct était de 3 millions de FCFA.

Notons que les Points Courses en direct enregistrent chaque jour en moyenne 16 courses. Si, auparavant, ce service était un département à part entière, avec la réforme engagée par le nouveau Président Directeur Général, Arouna Modibo Touré, il vient d’être rattaché désormais à la Direction Commerciale du PMU-Mali. Cela en vue d’améliorer davantage la gestion financière de la société.

         A.B.HAIDARA

Source: L’Indépendant

A propos des relations Maliano-Marocaines dans le processus de paix : « Nous avons les meilleures relations avec le Royaume du Maroc… », dixit le Premier ministre Modibo Keita

Le Premier ministre Modibo Keita a mis à profit, sa rencontre d’hier avec la classe politique et les forces vives de la nation autour du processus d’Alger et l’accord qui doit être signé le 15 mai prochain pour faire une mise au point concernant les relations entre le Mali et le Royaume chérifien.

Selon le PM, le Mali a les meilleures relations avec le Maroc. Contrairement à une idée largement répandue qui faisait croire que c’est le Maroc qui est derrière le refus de la Coordination des Mouvements de l’Azawad de parapher l’accord d’Alger.

En effet, après l’annonce du paraphe de l’accord d’Alger par certains groupes armés, le Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) avec à leur tête, les rebelles du MNLA, avait émis des réserves concernant le paraphe de cet accord, pour disent-ils, aller consulter leur base. Une base qui n’existe pourtant que dans leur rêve, car durant près d’un mois, ceux-ci se sont confinés à faire de la propagande qu’à Kidal et dans ses alentours immédiats, sans oser se rendre dans les autres régions qu’ils prennent en compte dans leur « Azawad » imaginaire. Il s’agit des régions de Gao, Tombouctou et une partie de la région de Mopti où les populations les attendaient de pied ferme. Mieux, celles-ci ont organisé des rassemblements populaires, des marches pacifiques pour exprimer leur totale adhésion à cet accord. Mais aussi, leur soutien indéfectible au gouvernement et à l’intégrité territoriale du Mali, sa laïcité et sa forme républicaine.

Quelques temps, après, ces rebelles annoncent que leur base s’est opposée fermement à la signature de cet accord. Une situation qui a certainement irrité la communauté internationale qui a décidé de taper du poing sur la table pour mettre fin à la tergiversation des groupes rebelles de la CMA.. Celle-ci a fixé la signature de l’accord définitif de paix au 15 mai prochain tout en brandissant des sanctions contre ceux qui refuseraient de signer cet accord. Une décision qui va certainement mettre fin à la comédie de la CMA.

Cela intervient alors que le royaume du Maroc se trouvait accusé d’être derrière cette prise de position osée des groupes armés qui avaient décidé de défier le gouvernement du Mali et la médiation internationale sous la houlette de l’Algérie.

Sur la question, un expert en questions sécuritaires et en lutte antiterrorisme se serait même prononcé en accusant le Maroc d’être derrière l’attitude de la CMA et du MNLA. Toute chose qu’il explique par la visite que les responsables du MNLA y ont effectuée il y a quelques temps au Maroc. Visite lors de laquelle, des promesses leur auraient été faites par le royaume chérifien.

Lors de la concertation entre le Premier ministre et les forces vives de la nation, hier jeudi 23 avril, dans la salle de réunion de la Primature, la question concernant le soutien du Royaume chérifien à la CMA a été posée au ministre des Affaires Etrangères Abdoulaye Diop.

A sa place, c’est le Premier ministre Modibo Keita qui a décidé de répondre à cette question pour clore ce débat. Selon lui,  « nous avons les meilleures relations avec le Royaume du Maroc… ». Mieux, souligne-t-il, le gouvernement a reçu du Maroc, la disposition de ce pays à aider le Mali dans son processus de paix qui doit se terminer par la signature d’un accord inter-Maliens le 15 mai prochain.

« Il n’y a pas l’ombre d’un quelconque conflit entre le Mali et le Maroc », a martelé le Premier ministre Modibo Keita.

Et le ministre Abdoulaye Diop d’ajouter que la médiation internationale a demandé que l’accord soit signé à Bamako. Aussi, que c’est la médiation qui endosse ce processus et se fait le devoir de sanctionner les contrevenants. Et de promettre qu’une cérémonie sera organisée à cet effet à laquelle seront conviées toutes les parties au processus de paix, les forces vives de la nation.

  1. Diama

Source: Tjikan

Le pré accord d’Alger : Le « nous pas bouger » de l’Opposition

Soumaïla Cissé et ses camarades de l’opposition restent droits dans leurs bottes. « Le pré accord d’Alger contient des germes de désintégration rampante du pays ». C’est en substance, ce qu’on pouvait retenir des chefs des partis politiques de l’opposition, qui ont rencontré, hier le Premier ministre Modibo Keita dans la salle de réunion de la Primature. L’expression est du président du PDES, l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie, Amadou Abdoulaye Diallo, qui s’exprimait ainsi au nom de ses pairs de l’opposition. La messe d’explications a également mobilisé les forces vives de la nation. Car, le processus de paix d’Alger court vers sa fin. La signature de l’accord est attendue pour le 15 mai prochain sur les rives du Djoliba, probablement au Centre international de conférences de Bamako ou le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, comme le Pacte national, en 1992.

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Amadou Abdoulaye Diallo a d’abord remercié le Premier ministre Modibo Keita pour la constance  des échanges entre lui et la classe politique depuis sa nomination sur le processus d’Alger. Nomination avant laquelle, il occupait le poste de  Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-maliens.

Selon lui, les responsables des partis de l’opposition ont exprimé leur opinion individuellement ou collectivement sur la feuille de route des négociations dans la cadre du processus d’Alger, les éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation du Mali, le projet d’accord pour la paix et la réconciliation nationale et l’accord de paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger paraphé par le gouvernement du Mali le 1er mars 2015 dernier.

Pour l’opposition, l’accord paraphé par le gouvernement le 1er  mars 2015 après plusieurs mois de réunions ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, à l’intégrité du territoire, à l’unité nationale et à la réconciliation nationale.

« Pour nous, cet accord n’est pas bon pour le Mali », a insisté  Amadou Abdoulaye Diallo qui poursuit qu’il contient les germes d’une désintégration rampante du pays.

« Nous regrettons encore une fois qu’en vue des pourparlers d’Alger, les autorités n’aient pas cru devoir procéder à des véritables concertations sur les questions de fond », regrette Amadou Abdoulaye Diallo. Qui souligne qu’un consensus national aurait, sans aucun doute, conforté la position du gouvernement dans les négociations.

Les points qui fâchent l’opposition

L’opposition s’est dite étonnée de voir que le document paraphé ne fait aucunement référence, ni dans  son préambule, ni dans ses principes, engagements et fondements pour un règlement durable du conflit, à la Constitution du Mali.

En plus, l’absence maintes fois dénoncée de vision refondatrice des Institutions de la République et de cap du gouvernement dans la résolution de ce conflit. Aussi, selon l’opposition, le document paraphé n’envisage pas l’avenir du Mali entier, dans son unité, sa dignité, sa sécurité et sa prospérité.

Ajouté à cela, Amadou Abdoulaye Diallo, souligne l’appellation « Azawad » citée parmi les trois éléments retenus comme fondements du règlement concerté du conflit et définie comme « une réalité socioculturelle, mémorable et symbolique.  A en croire les partis de l’opposition, cela constitue une véritable imposture politique et est porteuse  de germes réels de séparatisme.

Pour Amadou Abdoulaye Diallo, la disposition qui consiste à « assurer une meilleure représentation des populations du nord du Mali dans les institutions de la République » est une violation de la constitution  du Mali, des règles et valeurs républicaines qui n’admettent pas une administration partisane ou encore une administration communautariste.

Mieux, à en croire l’opposition, le document paraphé conduit le Mali dans un nouveau système d’autonomie de fait des régions entre autres avec l’élection au suffrage universel direct du président de l’Assemblée régionale qui cumule les fonctions de chef de l’exécutif et chef de l’administration  de la région. Toutes choses qui constitueront des sources de blocage dans le fonctionnement institutionnel de la région et de l’Etat.

En dehors de cela, l’opposition regrette la création d’une police territoriale et la volonté de réserver aux ressortissants des régions du nord, la majorité des effectifs de la fonction publique territoriale. Des éléments qu’elle qualifie  des germes de régionalisme destructeur de la cohésion sociale.

D’autres griefs formulés par l’opposition sur ce document concernent les questions sécuritaires  car elle estime qu’une armée nationale républicaine ne doit être bâtie en dehors de toute considération d’appartenance régionale, ethnique ou communautaire.

Autant de points qui ont poussé l’opposition à rejeter en bloc l’accord paraphé par le gouvernement le 1er mars dernier et qui doit aboutir à la signature d’un accord définitif de paix le 15 mai prochain.

 

  1. Diama

Source: Tjikan

INPS : La cotisation des contribuables avalée par la grosse machine à sous

L’INPS est une boîte très riche, même très riche. La richesse de cette grosse machine à sous est de deux ordres : les opportunités d’emplois qu’elle offre et l’immense quantité d’argent qu’elle amasse chaque trimestre au titre des cotisations des assurés que les entreprises payent tous les trois mois au risque de s’exposer à des pénalités en cas de retard de paiement. Le non payement temporaire ou définitif peut conduire au retrait, pur en simple, d’une entreprise de la liste des fournisseurs de services à l’Etat. Même bénéficier de l’aide à la presse que l’Etat accorde aux entreprises de presse, chaque année, est conditionné à la présentation par celles-ci d’une attestation de paiement de la cotisation de leurs agents affiliés à l’INPS. C’est dire que tout comme les Impôts, aucune entreprise ne peut se dérober de cette obligation sociale. Les recettes collectées sont estimés à des dizaines de milliards de nos francs par an. Cependant, une chose est de collecter cette manne financière, une autre est de dépenser cet argent dans l’intérêt exclusif des travailleurs. C’est ce qui ce qui manque le moins à l’INPS où les sous prennent d’autres directions. Lisez notre enquête.

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MC, sous le couvert de l’anonymat, s’est prêté à nos questions. Selon lui, lorsqu’il jouissait de toute la plénitude de ses facultés physiques, il travaillait comme menuisier-coffreur à son compte. Avec son équipe, il passait des contrats avec des entreprises de BTP. C’est sur un de ces chantiers, qu’il est tombé des hauteurs d’un immeuble à deux niveaux, lorsqu’il donnait des explications à des manœuvres.

L’accident remonte à plus de cinq ans. Depuis, notre interlocuteur est cloué à la maison, devenant ainsi une charge pour sa famille. Selon lui, c’est son fils aîné qui a pris sa place. A la question de savoir s’il était au courant de la couverture sociale que l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) offre aux travailleurs de sa catégorie, il répond par la négative.

ST est secrétaire général du syndicat d’une entreprise publique. Celui-ci aussi ignore que l’INPS couvre les accidents de travail. « Je vous assure que j’apprends avec vous cette information. », a t-il expliqué. Combien de travailleurs sont dans la même situation que MC et ST ? Certainement des milliers. Or autant, il est dit que nul n’est censé ignorer la loi, au tant celle-ci fait obligation aux  pouvoirs publics de mieux diffuser les textes de la République pour permettre au maximum de citoyens d’être outillés pour faire valoir leurs droits.

Il est donc du devoir de l’Institut d’approcher les travailleurs sur leurs lieux de travail pour les sensibiliser et les convaincre à s’affilier à l’INPS. Pour non seulement mieux vendre les produits de l’Institut, mais aussi accroitre les revenus de l’entreprise, qui se chiffrait à 40 milliards de FCFA en 2006 sur lesquels seulement 25 milliards sont distribués entre les assurés, qui étaient estimés à seulement 150 000 âmes, selon des chiffres communiqués par la direction générale en 2006, à la faveur des festivités de son cinquantenaire.

Les mêmes informations faisaient état de l’emploi de 1800 travailleurs qui émargeaient à la comptabilité de l’entreprise.

Une boite à micmac

En effet, l’INPS, par la force des choses est devenu une boite à sous et une agence de placement pour les différents régimes. Il est rempli des enfants des intouchables de la République. D’ailleurs, des rumeurs persistantes en provenance des bureaux feutrés de la boîte font état d’éventuels recrutements, si ce n’est fait déjà chose faite en catimini.

En outre, pour bénéficier d’une pension alléchante à la retraite, certains cadres, pas des menus fretins, dont des syndicalistes de renommée, dont nous taisons les noms au stade actuel de notre enquête, s’arrangent à changer de statut en passant du statut de fonctionnaire à celui de conventionnaire. Quand bien même que la vocation première de l’INPS est d’assister et d’accompagner les femmes et les hommes maliens au moment même où ceux-ci n’ont plus la plénitude de leurs facultés : personnes handicapées, accidentées, malades ou clouées à la maison par le poids de l’âge ou de la maladie.

Selon nos sources, d’importantes quantités d’argents prélevées sur cette manne financière seraient englouties dans des dépenses d’entretien indument versées à des autorités de tutelle, à des amis politiques par les différentes Directions générales qui se sont succédé. Dans le seul but de bénéficier de leur protection en vue de s’éterniser à leurs postes.

L’actuel DG, Noumoukè Diallo, qui fait partie des rares DG à battre le record de la longévité, est en poste, il y a environ six ans. Il a été nommé par ATT. Depuis la Transition, il use des subterfuges pour se maintenir à son poste. Son dernier scandale en date est la promotion accordée à la fille du Premier ministre, Modibo Kéita, bombardée à un poste de responsabilité que les autres collèges qualifient d’injustice de la part de la direction générale de l’INPS. Car, elle ne remplissait pas les conditions requises de nomination à ce poste.

Pour pouvoir dilapider les ressources de l’entreprise, la direction générale procède par la réalisation des immeubles servant de bureaux et/ou des immeubles à titre commercial. On se rappelle que sous la direction de Sékou Diakité, alors ministre de la Solidarité, l’INPS a acquis un ancien immeuble de la SOMIEX, installé en face du Tribunal de la Commune III, pour en faire un immeuble commercial.

En lieu et place de la vielle bâtisse, il a érigé un joli immeuble à trois niveaux. La réalisation de l’imposant ouvrage est achevée depuis des années. Mais, les bureaux sont jusque-là inhabités. Pour quel motif ? Silence radio. Or, c’est un secret de polichinelle qu’en Afrique plus particulièrement au Mali, le secteur de l’immobilier est indiqué comme le moyen  idoine de blanchiment des capitaux pas propres. C’est là où également, on peut se remplir la  poche en percevant d’importantes commissions indues.

Nous allons y revenir avec d’autres aspects de la mauvaise gestion dans cette grosse machine à sous dans nos prochaines éditions.

 

Mohamed A. Diakité

Source: Tjikan

Incroyable mais vrai : La Direction Nationale des Domaines et du Cadastre en manque d’espace pour se loger

On pouvait tout penser sauf ce triste sort qui arrive à la Direction Nationale des Domaines et du Cadastre, structure compétente pour octroyer les terres et qui se trouve aujourd’hui en crise d’espace approprié pour se loger. Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, Me Mohamed Ali Bathily a animé, le lundi 20 avril dernier, dans la salle de réunions de son département, une conférence de presse sur les raisons de l’annulation des 198 hectares appartenant respectivement à Hamady Kindy Bathily et Mohamed Gagny Lah.

Siege direction nationale cadastre impots douanes

Après avoir évoqué les raisons de cette décision du département, le Ministre est revenu sur les tristes réalités de la spéculation foncière au Mali marquée par la multiplication des agences immobilières fictives qui se mettent à la trousse des terres des paysans. Le tout sous l’œil complice des structures concernées par la gestion du foncier.

Au point qu’aujourd’hui, l’Etat même est en manque d’espaces pour ses besoins vitaux comme les écoles, les dispensaires, les hôpitaux etc. Ou même pour loger ses services. Il a cité comme exemple, le triste sort de la Direction Nationale des Domaines et du Cadastre qui est aujourd’hui en besoin crucial d’espaces pour se loger alors que c’est elle qui est impliquée principalement dans l’attribution des terres.

C’est-à-dire que les responsables ont pensé à tout sauf  la préservation de l’essentiel. En effet, au niveau de cette direction, certains agents véreux sont prêts à tout pour satisfaire leurs désirs destructeurs. L’urgence s’impose donc au gouvernement de se pencher sérieusement sur le problème en soutenant les actions du ministre Bathily et de l’actuelle Directrice nationale des Domaine et du Cadastre, Mme Sy Awa Diallo dans leur politique d’assainir et sécuriser le secteur foncier malien.

Il est bien de faire cette précision car depuis l’annonce de cette décision du ministre, beaucoup restent réticents quant à la suite qui sera réservée à l’affaire en faisant référence à la décision de radiation des 263 agents radiés de la fonction publique. Lesquels ont ensuite été réintégrés malgré l’anomalie constatée. Ou encore cette affaire de Kalabambougou avec le même ministre, quand il était à la Justice avec la libération des accusés après 3 ou 4 mois d’emprisonnement sur près de 2 ans prévus. Affaire à suivre donc.

 

Modibo Dolo

Source: Tjikan

Droit International Humanitaire (DIH) : Le cri de cœur du CICR pour sa mise en œuvre au Mali

En vue de rendre la législation malienne conforme aux instruments juridiques internationaux dans le cadre de la mise en œuvre du Droit International Humanitaire (DIH), le Comité International de la Croix Rouge (CICR), a organisé le mardi 21 avril dernier, un atelier de formation à l’intention des députés de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la Justice et des Institutions de la République de l’Assemblée Nationale.

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Il s’agissait, au cours de cette rencontre, d’inciter les députés maliens à voter des lois visant à rendre la législation nationale conforme aux instruments juridiques internationaux devant permettre de mieux protéger les victimes des conflits armés. Cette session intervient quelques mois après une journée de sensibilisation sur le Droit International Humanitaire, tenue  en novembre 2014, en faveur des parlementaires maliens.

A l’issue de cette journée de sensibilisation, une résolution verbale avait été proposée par l’honorable Amadou Cissé, 3ème vice-président de l’Assemblée Nationale puis adoptée à l’unanimité par l’ensemble des députés présents, a rappelé le représentant du CICR au Mali, Chritoph Luedi. Quant au CICR, dit-il, celui-ci s’est engagé à apporter son soutien technique aux parlementaires.

Selon Chritoph Luedi, certes le Mali a fait d’énormes progrès en ratifiant la quasi-totalité des traités relatifs au Droit International Humanitaire, mais beaucoup reste encore à faire. Car,  après la ratification des traités, il est nécessaire de voter des lois visant à rendre la législation nationale conforme aux instruments juridiques internationaux, a t-il poursuivi. Avant  d’ajouter que ce processus nécessite l’implication et l’engagement des députés. D’où, tout l’intérêt de l’atelier de formation initié par le  CICR en leur faveur, a t-il souligné.

A l’issu des travaux dirigés par Marie Louise Tougas, conseillère juridique régionale du CICR à Abidjan et Mme Kany Elisabeth Sogoba, juriste à la délégation du CICR au Mali, les députés  participants, ont été édifiés sur : l’état de ratification des traités de DIH par le Mali et les obligations juridiques qui en découlent, la nécessité d’intégrer les infractions graves au DIH commises en temps de conflit non international dans le code pénal malien entre autres.

Quant au député, Amadou Thiam, 2ème vice président de l’Assemblée nationale, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, il dira pour sa part que  les parlementaires jouent un rôle majeur dans la promotion du Droit International Humanitaire (DIH). Et ce,dit-il,  en favorisant la signature des traités et en approuvant leur ratification et leur mise en œuvre.

A cet effet rappelle-t-il, à l’instar de l’écrasante majorité des autres pays du monde, le Mali n’est pas resté en marge des principaux instruments du Droit International Humanitaire (DIH), notamment les quatre conventions de Genève du 12 août 1949 avec leurs protocoles additionnels du 08 juin 1977.

« En devenant partie aux instruments juridiques relatifs au Droit International Humanitaire, les autorités maliennes se sont engagées à respecter les obligations qui y sont inscrites. Une des principales obligations est l’adoption des mesures législatives de mise en œuvre de ces traités » a-t-il, conclu.

 

Lassina NIANGALY

Source: Tjikan

Côte d’Ivoire : Ouattara appelle à la levée de l’embargo sur les armesCôte d’Ivoire : Ouattara appelle à la levée de l’embargo sur les armes

Le Président ivoirien Alassane Ouattara a appelé, ce jeudi, à lever l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire et à poursuivre la réduction des effectifs onusiens présents dans le pays.
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Le chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a appelé, ce jeudi 23 avril 2015, à la levée de l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire. Il a demandé à l’Organisation des Nations Unies (ONU) de poursuivre la réduction des effectifs de ses troupes sur place. Il s’exprimait lors de l’ouverture de la troisième conférence des ambassadeurs ivoiriens, à Abidjan.

Il a justifié cette demande par l’excellence des relations entretenues entre son pays et le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a récemment levé l’embargo sur les diamants bruts. Selon le chef de l’Etat, la normalisation définitive du pays est désormais acquise.

Départ de l’ONUCI en 2017

Alassane Ouattara a vanté « l’excellente exécution du programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) et celui de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), dont les taux de réalisation, 78% pour le DDR et 90% pour ce qui concerne les réformes urgentes de la RSS, sont les plus élevés du continent », selon APA.

Il a plaidé pour une levée de l’embargo après l’élection présidentielle d’octobre prochain. Il a également fixé 2017 comme date à laquelle les troupes de l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) devront avoir quitté le territoire ivoirien.

 

Source: afrik.com

Secteur agricole : Mali Protection des Cultures (MPC) présenté à ses partenaires

Mali Protection des Cultures (MPC), une société de traitement des cultures  qui existe au Mali depuis 1998, a été présentée à ses partenaires le mardi 21 avril 2015 à l’Hôtel Salam. La cérémonie  était présidée par Messotigui Dioumandé, directeur général de MPC, en présence de Nonon Diarra directeur général de Croplife.

Le directeur général de MPC, M. Messotigui Diomandé, a au nom de sa structure et du  groupe ARYSTA LIfescience,  remercié l’assistance. Pour lui, l’idée de ce cadre d’échanges est venue de la volonté de raffermir leur lien avec leurs partenaires. Dans la vie de toute  entreprise, il est bon à un moment donné  de se poser des questions et de faire un bilan d’étape : voir ce qui a bien marché, ce qu’il faut améliorer et enfin, se projeter dans l’avenir a-t-il déclaré. L’agriculture au Mali représente un segment très important tant sur le plan social qu’économique et qu’il est impérieux qu’il bénéficie d’un accompagnement de qualité. « A MPC, nous nous sommes inscrits dans ce combat en proposant des produits de qualité et des solutions innovantes», a fait entendre M. Dioumandé.

Le président de l’association nationale des importateurs distributeurs professionnels des produits agro pharmaceutiques ou phytosanitaires (CropLife) dira que son association compte 20 sociétés et entreprises membres dont Mali Protection des Cultures (MPC). Il a fait savoir que la vocation principale de toutes ces sociétés est la mise sur marché des produits agro pharmaceutiques de meilleure qualité en conformité avec la réglementation en la matière. Etre membre de notre association exige le respect de son code de conduite calqué sur les textes nationaux et internationaux en la matière a expliqué le président. « Le respect de la législation est notre chemin directeur. Au Mali il existe une loi sur la vente, l’achat et l’utilisation des pesticides. Toutes structures impliquées dans ce domaine a obligation de se conformer aux idéaux de cette loi, selon lesquels ils est formellement interdit de mettre sur le marché, d’acheter, d’utiliser des produits non autorisés par le Comité Sahélien des Pesticides, organe du CILSS chargé de l’homologation des pesticides dans l’espace CILSS et CEDEAO maintenant », a-t-il rappelé. Pour l’orateur, de nos jours, le MPC est leader du marché malien de par le chiffre d’affaire et la représentativité sur le territoire nationale.

Koné

Source: Le Débat

Alpha Condé : « Les opposants en Guinée n’ont pour programme que de casser »

Président de la Guinée depuis 2010, l’ancien opposant Alpha Condé (77 ans) est confronté à une double crise : sanitaire et sociale avec l’épidémie de fièvre Ebola qui sévit depuis plus d’un an dans son pays, et politique avec une opposition qui estime n’avoir plus que la rue pour se faire entendre.

Alpha Condé president etat guineen

Des centaines d’Africains ont péri ces derniers jours en tentant de rejoindre les côtes européennes. Que vous inspire cette nouvelle tragédie ?

Le silence des chefs d’Etat africains est un scandale. Le monde s’émeut et ils se taisent. Mille morts et l’on n’entend pas l’Afrique, c’est scandaleux. Il faut que l’Union africaine réagisse.

Ces drames à répétition ne doivent-ils pas interpeller les dirigeants africains sur leur incapacité à offrir à leur population des perspectives d’emploi, d’une vie meilleure ?

Tout le problème, c’est la pauvreté. Le terrorisme, l’ethnocentrisme viennent de la pauvreté. C’est pour cela que dès que je suis devenu président, je me suis battu pour revoir les contrats miniers car si nos mines servent à développer l’emploi des jeunes et à mieux répartir les richesses, il y aura moins de migrations et de terrorisme. Je dis souvent aux Européens que l’Afrique est proche et qu’ils doivent accepter de relocaliser des entreprises qui emploient beaucoup de main-d’œuvre sur notre continent. Cela permettra de ravitailler l’Europe à un prix inférieur que depuis l’Asie et de lutter contre l’immigration clandestine.

La Guinée connaît une nouvelle crise politique. L’opposition demande la tenue d’élections communales avant la présidentielle fixée au 11 octobre. Pourquoi ne pas satisfaire cette demande ?

Après mon élection, nous avons négocié avec l’opposition et nous nous sommes mis d’accord pour choisir l’opérateur technique [chargé du fichier électoral] par appel d’offres et poursuivre les auteurs de violences et éventuellement indemniser les victimes. Il n’a jamais été question dans notre accord des élections communales qui n’ont pas eu lieu depuis 2005. De toute façon, les mairies et les délégations [nommées par l’exécutif] ne jouent aucun rôle dans les élections. La preuve, nous avons eu des législatives [en septembre 2013] et le pouvoir n’a eu qu’une majorité relative. Vous connaissez un pays en Afrique où le pouvoir en place n’obtient pas au moins 70 à 80 % des députés ? Par ailleurs, la Constitution prévoit que si l’élection présidentielle n’est pas organisée avant la fin du mandat, il n’y a plus de pouvoir. Enfin, Ebola limite nos moyens. Les opposants en Guinée n’ont pour programme que de jeter des pierres et de casser. Ils ont été très clairs en disant qu’ils allaient manifester jusqu’au renversement du pouvoir. Leur objectif est de créer le chaos, d’avoir beaucoup de morts pour arriver à une crise grave et au final un coup d’état militaire. Moi, je me suis battu pendant quarante ans pour la démocratie, je vais tout faire pour qu’elle continue, je ne vais pas frauder, mais la liberté de manifester doit aller avec la protection de la vie et des biens des citoyens.

Pourquoi les forces de l’ordre continuent à tirer à balle réelle sur les manifestants ?

Aucun manifestant n’a été tué par balle. Au contraire, ce sont les gendarmes qui ont été blessés par des tirs. La Guinée a connu un long passé dictatorial, j’ai fait des réformes mais ce n’est pas du jour au lendemain que l’on va changer les mentalités. On voudrait que je fasse de mon pays la Suède en quatre ans mais comment voulez-vous qu’un policier ou un gendarme qui a été habitué pendant vingt ans à taper change comme cela ? Il peut y avoir des bavures mais je fais tout pour qu’ils sortent sans fusil et qu’ils aient des grenades lacrymogènes.

Vous avez demandé à François Hollande (mercredi 22 avril) de vous aider à équiper les forces de l’ordre. A-t-il accepté ?

Je me bats actuellement pour que les forces de l’ordre soient protégées car l’objectif des manifestants est de les pousser à réagir. Je demande donc à tous les pays amis de nous aider pour que nous ayons une gestion démocratique des manifestations. La Guinée est victime de son passé et de toutes ces violations des droits de l’homme. J’ai dit une fois à l’ambassadeur d’Allemagne qu’avec tous les progrès que nous avons faits, il est anormal que l’on nous ramène toujours à notre passé. Il m’a répondu : vous n’êtes pas seul, nous avec les Grecs ou les Turcs, dès que ça chauffe, ils nous traitent de Nazis.

Vous étiez la semaine passée à Washington avec les présidents libérien et sierra-léonais pour redemander l’instauration d’un « plan Marshall » de 8 milliards de dollars [7,3 milliards d’euros] et l’annulation de la dette pour vos pays sinistrés par Ebola. À ce jour, quel est le montant de l’aide que vous avez reçue ?

Ce que nous avons demandé, c’est pour nous aider à atteindre l’objectif de zéro cas d’Ebola pour les trois pays, à renforcer notre système sanitaire défaillant et à relancer notre économie qui est à terre. Pour le moment, la Banque mondiale a annoncé 600 millions de dollars, les Etats-Unis entre un milliard et un milliard et demi. La Guinée a reçu moins d’aide que les autres pays, car la situation était moins grave, mais aussi parce que nous sommes aidés par la France alors que le Liberia est aidé par les Etats-Unis et la Sierra Leone par tout le Commonwealth. Ensuite, entre l’aide annoncée et l’aide reçue, il y a souvent un gouffre. L’aide n’est pas non plus envoyée directement aux Etats mais aux organisations internationales et quand nous voulons savoir comment l’argent est dépensé, c’est très mal perçu. Cependant, l’essentiel pour nous c’est d’arriver à Ebola zéro et de sortir de cette situation qui a fait de nous presque des pays parias.

François Hollande vous a-t-il promis son soutien pour que soit annulée la dette de la Guinée ?

La France fera de son mieux. Elle nous a toujours accompagnés en nous donnant de l’argent frais. Elle a construit des centres de santé performants qui nous ont permis d’être à zéro Ebola en région forestière ou de soigner les personnels médicaux, et un centre de formation.

Craignez-vous que les bailleurs se détournent alors que le nombre de personnes affectées s’est considérablement réduit ces derniers mois ?

Ebola a mis à terre tous nos efforts pour améliorer la vie du petit peuple. Pour que nos économies reprennent, il faut un programme post-Ebola car nos recettes douanières et fiscales sont nulles, faute d’activité.

Aujourd’hui, combien de cas de fièvre Ebola sont-ils recensés en Guinée ?

Mercredi 22 avril, il y avait vingt cas positifs et dix-huit suspects. L’un des problèmes que nous avons dans la région de Forécariah (dans le sud-ouest), c’est que beaucoup de Sierra-Léonais ont fui en Guinée à cause des mesures de cantonnement qui ont été imposées chez eux. Nous avons commencé à faire du porte-à-porte pour être sûrs qu’aucun malade ne reste caché. Les mesures d’urgence renforcée ont été prises pour que tous les enterrements soient sécurisés, ce qui n’est pas facile pour les musulmans. Il faut aussi lutter contre les gens qui barrent la route aux médecins, croyant qu’ils viennent les tuer.

Pourquoi n’êtes-vous pas arrivés à atteindre l’objectif de zéro cas d’Ebola à la mi-avril ?

La première raison est qu’en Guinée, les laboratoires ont une capacité de traiter vingt cas par jour. En Sierra Leone et au Liberia, les laboratoires peuvent en traiter 200. Les Américains doivent nous en envoyer d’ici deux semaines. La deuxième est que nous n’avons pas de laboratoires mobiles. Ensuite, malgré toute mon insistance, la frontière avec la Sierra Leone n’a pas été renforcée comme cela avait été fait avec le Liberia. Quand j’ai voulu le faire, on a dit que je faisais du micromanagement parce que je suivais tous les jours cette guerre. Que je sache, quand il y a une guerre, il faut un chef d’état-major. Cela dit, ce que le Liberia a réussi en atteignant zéro cas d’Ebola, nous l’avons réussi en Guinée forestière qui est aussi peuplée que le Liberia. Nous avons réussi grâce à la persuasion, car on nous empêche d’utiliser la contrainte. Lorsque nous voulons cantonner les gens à Forécariah pour qu’Ebola ne se propage pas, ils refusent parce que nous ne l’avons pas fait en région forestière et cela provoque une levée de bouclier des diplomates et des organisations internationales.

Allez vous réévaluer les moyens du ministère de la santé qui ne représente que 2 % du budget national ?

Nous avons décidé de réévaluer ce budget chaque année pour atteindre les 10 %. Quand je suis arrivé, j’ai hérité d’un pays, pas d’un Etat. La Guinée n’avait pas de relation avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). La Banque centrale n’avait même pas une semaine de devises pour les importations. L’inflation était à 21 %. Le FMI m’a imposé des conditions draconiennes pendant trois ans pour arriver à une annulation de dettes et obtenir des crédits commerciaux qui permettent de développer le pays, mais c’est à ce moment qu’Ebola est arrivé.

L’une de vos priorités est d’attirer davantage d’investisseurs en Guinée mais plusieurs cabinets d’avocats travaillant pour le gouvernement se sont retournés contre vous après des défauts de paiement. N’est-ce pas un signal négatif pour la sécurité des affaires ?

Dentons nous a demandé 10 millions de dollars pour six mois de travail alors que pour le même travail, sur un an, ce cabinet a demandé 600 000 dollars à la Banque mondiale. C’est un scandale. Nous avons payé une partie mais nous sommes en procès car nous refusons cela.

Plusieurs officiers suspectés d’être impliqués dans le massacre du 28 septembre 2009 ont été inculpés. Peut-on envisager l’ouverture de procès avant les élections ?

J’étais opposant à cette époque mais, en tant que chef d’Etat, j’assume tous les crimes de la Guinée. Un tribunal a été mis en place pour juger ces personnes. Il est protégé par ma garde présidentielle, cela signifie que je souhaite ces procès, mais je ne me mêle pas de la justice, qui est indépendante.

Considérez-vous que la place de Dadis Camara, l’ancien chef de la junte, est en Guinée, en exil au Burkina ou à la Haye sur les bancs de la Cour pénale internationale ?

Je n’ai pas à faire de commentaire sur cette question. C’est un ancien président et je le respecte.

Source: Le Monde

Le produit de communication « Ousmane Cherif HAIDARA » au service du pouvoir IBK

Depuis le début de ce que l’on appelle crise malienne en 2012, les évènements n’ont cessé de révéler le côté soumis du peuple malien. Cette remarque pourrait choquer les plus chauvins d’entre nous mais les faits sont très têtus.

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En effet les maliens donnent l’impression de tout accepter pourvu que ce soit mauvais pour eux. Ne cherchez pas à comprendre. Un fatalisme généralisé habite chacun des maliens et toute initiative visant à réclamer un peu de dignité est vouée à l’échec car non suivie.

En général ceux qui occupent des positions de riposte sont ceux qui nourrissent l’inaction au quotidien. Ni la jeunesse et ses organisations, ni les religieux et leurs confréries si puissantes ne répondent présent. Ils se sont tous mis sur répondeur quand il faut y aller. AEEM, CNJ et HCIM sont certains mots qui expriment nos maux. Ils sont plus souvent dans les salons climatisés de la primature, de la présidence et des différents ministères pour récupérer quelques liasses pour certains et gérer les parts de marché du cheptel malien pour d’autres. Oui il faut le dire, vu des collines, les maliens représentent un cheptel que le pouvoir surveille avec la complicité de ceux qui prétendent défendre les intérêts des maliens.

Combien de fois avez-vous vu le CNJ, l’AEEM et le HCIM s’opposer à l’inertie du pouvoir malien. Combien de fois ces organisations se sont-elles opposées aux protagonistes de la décomposition programmée du Mali telle la France et la communauté internationale? Combien de fois se sont-elles opposées aux errements du président IBK ? La même attitude a prévalu lorsque le général éphémère Amadou SANOGO régnait sur le Mali.

Le seul rempart entre le pouvoir IBK et une émeute générale est le haut conseil islamique. Le pouvoir IBK bénéficie de trois décennies de travail colossal de communication réalisé par le prêcheur Ousmane Cherif HAIDARA. Le produit « HAIDARA » est l’œuvre de communication la plus réussie de toute l’histoire moderne du Mali. Il ne tiendrait qu’à HAIDARA de faire descendre l’orgue dans la rue et faire basculer dans l’inconnue le simulacre d’équilibre qui permet aux dirigeants de circuler librement.  Il ne tient qu’à l’AEEM, au HCIM et au CNJ de changer la masse incompressible de ce qui peut l’être au Mali mais en lieu et place ces gens et organisations collaborent. Le diner à la primature pendant le ramadan avec Moussa MARA avait pour seul but de cautionner ce dernier.

Lorsque HAIDARA dit qu’IBK n’a pas le choix dans sa gestion calamiteuse, il sort de son rôle. Lorsque le lobby religieux voyage au frais de l’état pour une soi-disant mission de paix dont les limites sont connues d’avance, ils jouent le jeu du pouvoir.

Pour conclure, deux choses pèsent sur le peuple malien au point de l’asphyxier:

-un abus de position dominante de la part du régime IBK.

-un abus de dépendance psychologique et mentale de la part du lobby religieux avec HAIDARA en chef de file de la pensée unique.

Tous ces abus concourent à aider le pouvoir à se pérenniser dans la médiocrité ambiante sur le dos du peuple malien.

 

Elijah de BLA

Source: RP MEDIAS