De l’intérêt à trouver un compromis au Mali

Selon le professeur Georg Klute, de l’université de Bayreuth, personne n’a intérêt à relancer une guerre dans le nord du Mali. Ni les groupes autonomistes, ni les autorités de Bamako. Alors il va falloir renégocier.

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Les groupes armés présents dans le nord du Mali refusent toujours de signer les Accords d’Alger avec les autorités de Bamako. Alors que le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, est allé cette semaine chercher du soutien auprès du gouvernement algérien, toujours influent dans le Nord-Mali, des réunions entre chefs jihadistes ont été signalés ces derniers temps. Faut-il s’attendre à une nouvelle guerre dans la région ? Georg Klute, professeur d’Etudes africaines à l’université de Bayreuth, en Allemagne, n’y croit pas, si Bamako accepte certains compromis.
Source : Autre Presse

Crise Malienne : LA MÉDIATION CONTRE LA PROLONGATION DES NÉGOCIATIONS

A l’issue d’une réunion la semaine dernière avec les séparatistes, le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu et patron de la Minusma a déclaré qu’il n’y aura pas de prolongation des négociations entre le gouvernement et les groupes rebelles.

Pierre Buyoya Haut représentant Union africaine misahel

De retour de Kidal où se tenait le mardi 17 mars 2015 une réunion avec les groupes rebelles du nord du Mali, le représentant spécial  du Secrétaire général de l’Onu et chef  de la Mission  intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) Mongi Hamdi a dit qu’il  n’y aura pas de prolongation des négociations : «Les négociations sont terminées et aucune modification ne sera apportée à l’accord», a-t-il souligné. Au cours de ladite réunion, les séparatistes avaient exprimé leur refus de parapher «dans l’état actuel» le document issu du 5ème round des pourparlers d’Alger. Ils avaient sollicité la prolongation des négociations avec le gouvernement malien «dans un terrain neutre» en excluant les mouvements de la plateforme.

Aucun changement dans le texte
Le but de ces groupes est  de permettre  la reconnaissance de l’«Azawad comme une entité politique, historique, géographique et juridique». La médiation internationale, qui a supervisé les pourparlers d’Alger, a indiqué dans communiqué qu’il n’y aura aucun changement dans le texte de l’accord paraphé à Alger par le gouvernement malien et la plateforme des mouvements d’auto-défense. Sans exclure l’examen de certaines observations faites par ces groupes rebelles, la médiation internationale envisage la possibilité de revoir le fonctionnement et le financement de la zone de développement économique prévue pour les régions septentrionales du Mali. Présent  lors de la réunion de Kidal, le Haut représentant de l’Union africaine (Ua) pour le Mali et le Sahel, l’ancien président burundais Pierre Buyoya  a invité les ces groupes  à  parapher  l’accord d’Alger.

Dans un entretien à Radio France internationale (Rfi), Pierre Buyoya a été clair : «Je comprends que tout le monde ne signe pas en même temps, cela est arrivé dans d’autres négociations. La raison qui a été avancée, c’était pouvoir expliquer à la base de ces mouvements. C’est une raison aussi qu’on peut comprendre», a reconnu le Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Il  a aussi présenté  l’intérêt de cet accord pour les populations du nord du Mali: «Ce que je voudrais dire aux populations qui sont représentées par les mouvements de la Coordination, est que cet accord est un bon accord  pour eux aussi, qu’il faut le voir dans sa globalité. Il contient les questions d’identité, amis aussi les questions de représentation politique au niveau  local, au niveau central, les questions de sécurité, de développement, de justice, de réconciliation», a ajouté Pierre Buyoya.

Menace de sanctions

 

L‘ ancien président burundais a conclu son propos en exprimant sa ferme conviction : «Je crois que dans l’ensemble,  cet accord apporte beaucoup de  choses aux populations du nord», a précisé Pierre Buyoya. L’accord d’Alger prévoit l’intégrité du territoire national malien  et promeut le  renforcement des capacités des collectivités locales sur la base d’une conférence d’entente nationale à venir. Les séparatistes ont cependant exprimé  leur «réelle volonté d’aboutir le plus tôt possible à la signature d’un Accord de paix». En conditionnant  leur signature du document à la prise en compte de leurs revendications,  ils disent ne pas vouloir «remettre en cause l’architecture du document paraphé à Alger».

Le gouvernement malien ne s’est pas montré favorable à participer à de nouvelles discussions. La pression  de la communauté internationale est grande sur la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma). Coordination qui comprend plusieurs mouvements rebelles dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla). Cette Coordination – qui, après consultation de sa base,  a rejeté l’accord de paix préliminaire proposé le 1er mars 2015 à Alger en brandissant le fait que le texte ne touche pas les racines du conflit – pourrait subir  des poursuites et des sanctions en cours de préparation aux Nations-Unies.
Sécuriser le site de l’accident
Par ailleurs, un hélicoptère d’attaque apache de la Minusama a effectué un atterrissage d’urgence le 17 mars dernier à environ 42 km au nord de Gao, au nord du Mali. Les deux membres de l’équipage sont morts dans cet accident survenu pendant un exercice que conduisait le contingent néerlandais de la Minusma dans cette zone. Déployée sur le site, une équipe médicale n’a pu sauver les membres de l’équipage de cet hélicoptère. Le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu Mongi Hamdi a présenté ses condoléance au gouvernement  neerlandais et aux familles des soldats morts dans cet accident. La Minusma aussi déployé des équipes pour sécuriser le site. Des enquêteurs spécialités de la Minusma et des Pays bas devaient se rendre sur les lieux.
Edmond Kamguia K.

Opération militaire française au Mali: quatre djihadistes tués

L’armée française vient d’achever une opération antijihadiste dans le nord du Mali au cours de laquelle quatre hommes armés ont été tués et des milliers d’obus et de munitions saisis. L’opération a mobilisé 770 hommes sur quatre semaines (26 février-26 mars) dans l’Adrar du Tigharghar (photo EMA).

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Le 2 mars, des soldats français ont eu un accrochage avec un groupe de huit à dix hommes armés, dont quatre ont été tués, a indiqué le colonel Jaron, de l’EMA-COM lors du point presse hebdomadaire. “Les autres, vraisemblablement blessés, ont disparu”. Les stocks saisis durant toute l’opération(4 000 munitions et 1 000 obus) ont été enfouis par l’armée française dans le sol et détruits par explosion.

source : lignesdedefense

Nord du Mali, « il y a une compétition entre groupes de narcotrafiquants et djihadistes »

Au Mali, c’est un ancien chef rebelle qui a la charge de mener la politique de réconciliation. En 1990, Zahabi Ould Sidi Mohamed, 58 ans, s’est fait connaître à la tête du Front arabe de l’Azawad. Cet Arabe de Tombouctou a ensuite mené une carrière aux Nations unies au Congo, à Haïti, en Côte d’Ivoire… Tout d’abord chef de la diplomatie après l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta, l’actuel ministre de la réconciliation se dit certain que « Noirs et Blancs » peuvent vivre ensemble au Mali et se veut optimiste sur l’avenir du processus de paix.

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La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui fédère plusieurs groupes rebelles au nord du pays, n’accepte pas de signer en l’état l’accord de paix proposé à Alger. Le gouvernement malien et les médiateurs internationaux refusent de rouvrir des négociations. Comment sortir de cette impasse ?

Je ne crois pas que nous soyons dans une impasse. Les mouvements de la CMA ont dit qu’ils restaient dans le processus de paix mais qu’ils souhaitaient des ajustements. A Alger, le gouvernement avait demandé la même chose. Le document est un cadre général qui servira de base aux parties pour renouer le dialogue. Les préoccupations des uns et des autres feront l’objet de discussions une fois que l’accord aura été signé. Il y aura quatre commissions qui travailleront sur les questions institutionnelles, de défense et de sécurité, de réconciliation, et de développement. Les questions de chacun pourraient être prises en compte lors d’un dialogue intermalien en présence de la médiation.

Source :Autre Presse

François Hollande : la mort lui va si bien…

Depuis les assassinats des 7, 8 et 9 janvier qui avaient installé — du moins un temps — François Hollande dans ce costume de chef d’Etat, ce dernier multiplie les discours et cérémonies funèbres à chaque événement dramatique : le crash des hélicoptères en Argentine, celui de l’Airbus A320 dans les Alpes, l’attentat du Bardo à Tunis… Certes, c’est d’abord la période qui est tragique. Et certes aussi, le président est ici dans le plein exercice de ses fonctions. Mais du côté de l’Elysée, on semble accueillir d’un très bon œil ces moments de solennité et de gravité…



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« La mort habite la fonction présidentielle », confie François Hollande dans une longue interview donnée au nouveau magazine bimensuel Society. Avant d’ajouter de manière plus convenue : « Le président est le chef de la famille française. Il doit partager les douleurs. Chaque drame laisse une marque indélébile. » Le reste est à l’avenant, c’est-à-dire à peine digne d’un discours d’intronisation de Miss France : « Je suis pour la pluralité, la parité, la démocratie, contre le racisme, la pollution et très très contre le terrorisme. » Grosso modo.

Ceci étant, et malgré l’évident travail de polissage afin qu’aucun mot surtout ne dépasse, l’ombre de la Faucheuse reste prégnante. On cause politique internationale. François Hollande avoue avoir passé des nuits difficiles lors de l’exécution d’Hervé Gourdel par les terroristes du groupe Jund al-Khilafa ou encore à la suite de l’intervention au Mali. Il rappelle le nom d’un pilote décédé durant l’opération militiare, preuve que son empathie, ce n’est pas du flan. Puis le sujet des attentats à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes arrive fatalement sur la table. « On a l’impression que ça va mieux parce que finalement, des éléments tragiques vous ont révélé comme président », affirment les journalistes. « On est passé d’un type sympa à qui il manque quelque chose à quelqu’un qui a une aura présidentielle. Mais cela s’est fait dans le drame. » François Hollande atteste : « Quand vous regardez mes prédécesseurs, c’est toujours dans des événements qu’il y a cette incarnation. » On était déjà familier d’Hollande, président des chrysanthèmes. On a tous oublié Hollande, président des bisous.Mais depuis le drame survenu le 11 janvier, et le regain de popularité qui s’en est suivi, on a finalement découvert le président bien dans ses pompes. Funèbres.

Un crash d’hélicoptère en Argentine durant lequel des sportifs français décèdent ? Un communiqué est rapidement rédigé par l’Elysée dans lequel le président « adresse ses condoléances aux familles et aux proches des victimes » et assure que « les services de l’Ambassade de France en Argentine et le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés pour leur apporter les informations et l’aide nécessaires. » Rien de plus normal. Mais ce n’est pas assez. François Hollande rend ensuite un hommage télévisé au « trois champions » morts « parce qu’ils voulaient repousser les frontières. »Trois jours plus tôt, le chef de l’Etat dénonçait « avec la plus grande force le lâche attentat » qui avait eu lieu la nuit précédente, dans le quartier des expatriés à Bamako.

« Esprit du 11 janvier » où es-tu ? 

Un autre attentat, celui qui a eu lieu en Tunisie au musée du Bardo et qui a fait 21 victimes, dont 20 étrangers, a donné lieu à une nouvelle allocution télévisée emprunte de solennité : « Chaque fois qu’un crime terroriste est commis où que ce soit, nous sommes tous concernés. » Bien sûr, le président est dans son rôle. Mais quelque chose dans le ton donne l’impression d’un exercice mécanique, ce qui produit l’effet inverse de celui qui est recherché. Peut-être est-ce dû à cette sensation de déjà-vu ? Les hommages républicains se multiplient, mais le message est peu ou prou toujours le même : il perd donc en intensité. Le fameux « esprit du 11 janvier » que l’exécutif prétendait vouloir nourrir et faire vivre tel un feu s’éteint peu à peu. Cela n’empêchera pas le président de participer dimanche à une grande marche contre le terrorisme, organisée en Tunisie. Espérons qu’il n’y ait pas trop de pigeons dans les parages cette fois-ci…

Lorsque François Hollande se rend promptement sur les débris encore fumant d’un avion qui s’est écrasé dans nos montagnes, en plein entre-deux-tours des départementales, évidemment apparaissent des soupçons de récupération politique d’événements dramatiques. D’autant que s’ensuit un « live-tweet » de l’Elysée qui ferait passer la série 24 heures chrono pour un film d’auteur ouzbèke de 3 heures tourné en deux plans-séquences. Une telle exhibition est-elle vraiment nécessaire ? Certains membre de l’opposition semblent répondre par la négative, et se permettent même d’ironiser, à l’imagedu député UMP Lionnel Luca.

Toumani Djimé sur le départ pour Abidjan : Ousmane Ag Rhissa ou Abderrahmane Sylla ?

Si ce n’est pas le ministre Soumeylou Boubeye Maïga, notre excellent doyen, ce serait, l’un des deux ministres que sont, Ousmane ag Rhissa et Abderrahmane Sylla, l’actuel ministre en charge de l’Intégration Africaine et des Maliens de l’étranger, deux cadres du parti présidentiel.

Les noms de ces deux ministres, tous deux cadres du parti présidentiel(RPM), viennent bousculer sur l’échiquier, celui du ministre Soumeylou Boubeye Maïga. Cette nouvelle approche en ce qui concerne la direction du Cabinet présidentiel, procède d’une volonté technico- politique très forte, l’avènement d’une nouvelle logique de  gouvernance entre le président de la République et la direction du RPM, son parti.

En travaillant à  la montée au cabinet du président de l’un des deux ministres, Sylla ou Rhissa, en lieu et place de Toumani Djimé, sur le départ pour la Côte d’Ivoire, le parti du président de la République, ambitionne la création d’un relai qui en temps réel, pourrait rapidement transmettre les aspirations du président vers la direction nationale du parti et vice- versa. En proposant l’un d’eux, la direction nationale du RPM, affiche sa volonté de rapprocher davantage IBK à son parti et ce dernier au palais de Koulouba.

A en croire notre source, et à l’heure actuelle, le président a besoin de sa majorité et singulièrement, le RPM. Excellent à tous les points de vue, le ministre Soumeylou, encore et davantage dans l’estime du président de la République, est président d’un parti politique, largement aux antipodes de celui du président IBK, ce qui fait qu’à l’Hippodrome, l’on craindrait terriblement leur trop grande proximité, qu’importe la grosse expertise de ce dernier. Mais, puisque tout le
monde, dans le landernau politique malien, tout le monde n’est pas comme Soumeylou, le patron de l’ASMA, à Koulouba ou ailleurs, tombera forcément dans le fauteuil qui supportera son poids.

Sory de Motti

source :  La Nouvelle Patrie

La corruption dans le secteur du transport : Un danger pour les transporteurs

La coordination des groupements professionnels des transporteurs routiers du Mali conteste le mode électoral du bureau national du conseil malien des transporteurs routiers (CMTR).

Dans le but d’informer l’opinion nationale sur les irrégularités qui entachent  le processus électoral de la mise en place du nouveau bureau du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), la coordination des groupements professionnels des transporteurs routiers a organisé une conférence de presse le  mercredi 25 mars à l’hôtel résidence Bouna à l’ACI 2000.

En présence des intervenants comme : M. Malick Diallo, vice président du bureau national du CMTR (Conseil Malien des Transporteurs Routiers), M. Amadou Traoré du groupement professionnel des transporteurs routiers- SET ( syndicat des entreprises de transport), M. Baba Coulibaly du groupement professionnel des transporteurs routiers UNCTRM ( Union National des coopératives des Transporteurs Routiers du Mali, M. Amadou Diabaté chargé à la Communication du bureau national du CMTR, M. Adama Coulibaly du groupement
professionnel des transporteurs routiers SYNTRUI. Avant la création du CMTR, le secteur des transports au Mali était complètement désorganisé et  confronté à  plusieurs problèmes dont entre autres,  la présence de plusieurs barrières ou postes de contrôle et la vétusté du matériel roulant.

Créé pour relancer le  secteur, le Comité malien des transports routiers (CMTR) a enregistré des avancées notoires dans le domaine de l’assainissement du secteur des transports et surtout le renouvèlement du parc automobile à seulement quelques années d’existence. Articles 3 elle est notamment chargée de : élire les membres du bureau ; adopter et modifier le règlement intérieur ; approuver le budget ; examiner, approuver ou modifier les comptes et les rapports de gestion présentés par le Bureau. Pour être électeur, ceux des ressortissants du Conseil Malien des Chargeurs doivent remplir les conditions suivantes : être de nationalité malienne ou ressortissant d’un Etat accordant la réciprocité ; être âge de dix- huit (18) ans au moins ; ne pas être sous le coup d’une déchéance ; être immatriculé au registre du commerce et identifié au service de la statistique à titre personnel. Et le bureau comprend : un président ; deux vice- présidents ; un trésorier général ; un trésorier général adjoint ; un secrétaire aux relations extérieures ; un secrétaire à laCommunication. Les listes électorales sont tenues au niveau de chaque cercle et du district de Bamako par une commission dont la composition est déterminée à l’article 8 du Décret n 04-359 PRM du 08 septembre 2004 fixant organisation et les modalités de fonctionnement du conseil malien des transporteurs routiers. La composition du conseil malien des transporteurs routiers est composée de 188 membres titulaires et 188 membres suppléants.

Selon M. Adama Coulibaly : «La révolution de 1991 a donné naissance à plusieurs syndicats dans les domaines clés d’activités génératrices de ressources pour l’Etat malien. Pour faire face à la situation critique du domaine du transport routier, le gouvernement à l’époque sous la pression de la Banque mondiale devait urgemment créer un interlocuteur entre l’Etat malien et les transporteurs routiers du pays en vue d’élaborer une gestion effective dans ce secteur. » À ajouté M. Malick DIALLO «Trois arrêtés ont à ce jour été pris par le ministre du Transport et de l’équipement, Mamadou Hachim Koumaré pour régir le mode électoral de la mise en place du bureau national du conseil malien des transports routiers. Cependant, aucun n’a été approuvé par la coordination des groupements professionnels des transporteurs routiers taxant ces arrêtés ‘’contraires aux dispositions du décret d’application de 2004’’. Pour les membres du CMTR, le ministère a atteint le degré du paroxysme de
l’incompétence, a souligné Malick Diallo, vice-président du CMTR avant de déclarer que les vrais problèmes du Mali sont ses cadres. Il conclura en appelant le gouvernement à s’imprégner de ce dossier sans quoi un préavis de grève serait déposé ». Selon M. Amadou Diabaté, «
C’est dans ce contexte que naquit le Conseil Malien des Transporteurs Routiers connu sur le vocable CMTR par le décret N°04-359/ P-RM du 8 septembre 2004 à la demande des transporteurs routiers. Cette structure professionnelle parapublique représente à la fois ces deux entités. Elle représenta dès lors l’interface entre le gouvernement et les syndicats du domaine de transport. Le CMTR est donc depuis sa création, la structure qui a permis à l’Etat et aux transporteurs à travers la voix des syndicalistes d’étaler avec minutie les difficultés liées à ce secteur tant important pour le pays».  Selon M. Amadou Traoré « Cependant, le CMTR dont le bureau a officiellement été ouvert en 2006 a connu à partir de 2012 la fin du mandat du bureau national, un silence notoire de la part du gouvernement qui ne se manifestera que le 1er octobre 2013 avec l’insistance de la coordination des groupements routiers. Depuis cette réaction aucun acte administratif jusqu’aujourd’hui n’a été pris par le ministère de tutelle pour orienter le sort de cette structure hautement stratégique dans le secteur du transport. C’est dans cette atmosphère de tension entre les parties que le 3 juillet 2014, le ministère du Transport et de l’équipement adressait une correspondance au CMTR dans laquelle l’organisation des élections du bureau national prenait donc effet.
Une décision qui devait certainement mettre fin aux dissensions». La date des élections à l’Assemblée consulaire du Conseil Malien des Transporteurs routiers est fixée au Samedi 04 avril 2015.

Nouhoum Traoré (Stagiaire)

source :  La Nouvelle Patrie

Tribune : LES IDÉAUX DE MARS 1991 ET LA QUESTION DE L’UNITÉ NATIONALE

Je voudrais remercier l’ADVR (association pour la défense des victimes de la répression de mars 1991) qui nous donne l’occasion ce matin, en rendant hommage aux martyrs de la révolution démocratique de mars 1991, d’évoquer la longue quête de liberté, de justice et de démocratie du peuple malien.

tiebile drame parena opposition
Mars 1991, loin d’être un aboutissement, est une étape (certes cruciale ) mais une étape de la lutte de notre peuple pour l’indépendance et la dignité.
Cette lutte a commencé avec la résistance contre la conquête impérialiste. Les leaders de la résistance anti-impérialiste avaient, entre autres, pour noms: El Hadj Omar, Ahmadou Sékou,  Babemba, Samory, Mamadou Lamine, Souébou, Cheiboun et j’en passe.
La quête de la souveraineté et de la dignité s’est poursuivie avec les luttes multiformes contre l’oppression coloniale: le travail forcé, le régime de l’indigénat et l’humiliation.
Les résistants qui ont levé le drapeau de la dignité nationale pendant cette période sombre sont, entre autres, Komi Diossé, leader de la révolte du Bélédugu (1915), Banzani, intrépide dirigeant de la révolte des Bwas  (1916) et l’Aménokal des Oulliminden, Firhoun Ag Alinsar (1916).
Puis, il y a eu la naissance des syndicats, les luttes des cheminots du Dakar-Niger, luttes immortalisées par Sembène Ousmane dans le roman « Les bouts de bois de Dieu », la création de l’Union des travailleurs noirs ( UTN) par le Soudanais Tiémogo Garan Kouyaté.
Les activités des groupes politiques clandestins, celles des partis comme l’Union soudanaise RDA ou le PSP, la lutte pour l’indépendance nationale, le 22 septembre 1960 rentrent dans le cadre de cette longue quête de la dignité et de  la liberté.
L’indépendance conquise, les efforts pour forger une nation malienne et édifier une  économie nationale ont continué jusqu’au coup d’État militaire du 19 novembre 1968.
De cette date à la révolution de mars 1991, le peuple n’a pas courbé l’échine.
Inspirées et animées par le PMT ( parti malien du travail) et ses rameaux ainsi que par l’US-RDA et ses rameaux, des luttes multiformes ( à l’intérieur comme dans la diaspora) ont marqué la résistance du peuple.
Les rameaux du PMT sont: SVB, Sanfin, Union de lutte Tiémogo Garan Kouyaté.
Ceux de l’US-RDA sont le RPM ( celui de 1974 qui a diffusé un tract contre le référendum qui devait adopter la constitution du 2 juin 1974), le PMRD, le FDPM, puis le FNDP.
Ce sont ces deux grandes familles de la résistance qui ont créé et/ou animé les nombreuses associations et syndicats parmi lesquels on peut citer: Askia Nouh, CDLDM, STMF,  UNTM/SNEC, UNEEM,  Jamana, Club Nelson Mandela, ADIDE, AEEM, CNID, ADEMA….. En outre, des militants issus de ces deux familles politiques ont été parmi les pionniers de la presse libre dont la contribution a été décisive dans l’avènement de la démocratie.
Né de la lutte contre le coup d’État de 1968, le mouvement démocratique atteindra son point culminant avec la fermentation et l’ébullition démocratiques qui conduiront à la révolution de mars 1991.
Le mouvement démocratique malien est le père de la révolution de mars.
La 3ème République qui est la fille de cette révolution est consacrée de juré par la constitution adoptée par le peuple souverain du Mali le 12 janvier 1992.
Reprenant les idéaux de mars et réaffirmant l’aspiration profonde du peuple malien à la liberté, la justice et la démocratie, cette constitution proclame que le Mali est une République démocratique, laïque et sociale.
Alors qu’elle proclame que la République du Mali est une et indivisible, elle reconnaît le principe de la libre administration des collectivités territoriales tel que voulu par la conférence nationale souveraine réunie en juillet et août 1991 après la victoire de l’insurrection.
En vertu de ce principe, le Mali a mis en œuvre (suite à un intense débat participatif à travers tout le pays) une grande réforme démocratique: la décentralisation qui a créé 703 communes!
La décentralisation a été une réponse institutionnelle à la demande  de démocratie exprimée par les populations à la base qui ont souhaité une gestion de proximité de leurs affaires.
Elle a été également une réponse politique aux revendications exprimées par les groupes armés du Nord lors de la rébellion du début de la décennie 1990.
Le Pacte national d’avril 1992 signé entre le gouvernement de transition et les mouvements armés d’alors a ouvert au Mali une période de vingt années pendant lesquelles ont été accomplis d’immenses efforts d’intégration nationale, donc de construction de la Nation malienne plurielle.
Cette ère caractérisée par une politique soutenue de stabilisation du Nord, de solidarité, de réconciliation, de développement et par la mise en œuvre du principe de libre administration des collectivités a été interrompue par la rébellion déclenchée par le MNLA en janvier 2012 suivie de l’occupation des 2/3 du territoire par des groupes djihadistes.
Il est vrai que la dernière décennie de cette période a connu des ralentissements dans la mise en œuvre de la décentralisation et même des reculs qui ont fini par réveiller au Nord des velléités identitaires notamment en 2006 et en 2012.
La présence des djihadistes étrangers sur notre territoire, le business des otages occidentaux et le narco trafic ont contribué à fragiliser notre pays et à déstabiliser le Nord.
La question de l’unité nationale est d’une brûlante actualité. Elle se pose avec acuité au regard de la profonde crise sécuritaire et institutionnelle déclenchée en 2012 par la rébellion du MNLA qui a vu l’effondrement de l’armée et de l’État.
Elle se pose avec inquiétude au regard des résultats issus du long processus d’Alger et du blocage consécutif au refus des groupes de Kidal de parapher le projet d’accord du 1er mars.
Sans débat et sans bilan critique de la décentralisation, le projet d’Alger crée de facto des régions autonomes dirigées par des présidents de régions élus au suffrage universel direct et cumulant les fonctions de président de l’Assemblée Régionale, de chef de l’Exécutif et de l’administration de la région.
Les décisions des organes délibérants de ces régions seront exécutoires dès après transmission au Représentant de l’État qui ne pourra exercer qu’une mission de contrôle a posteriori.
La nouvelle gouvernance instaurée au lendemain de l’élection présidentielle a fragilisé l’État déjà affaibli par la crise sécuritaire et institutionnelle.
Dans ces conditions, beaucoup craignent que le projet d’accord d’Alger ne renferme les germes d’une désintégration à terme du Mali.
S’il est impossible d’espérer revenir au statu quo ante, celui d’un État central, dominateur et prédateur depuis Bamako, il y a lieu d’entendre les angoisses et les inquiétudes suscitées par plusieurs dispositions du projet d’Alger.
Le Mali de mars 2015 ressemble à un pays au pied du mur, coincé entre le marteau et l’enclume.
Il faudra alors, au vu du blocage actuel, que le Mali reprenne le contrôle du processus de sortie de crise et relance le dialogue inter-malien pour parvenir à un accord susceptible de restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays.
Par dessus tout, il est urgent que s’engagent des concertations nationales pour débattre à la fois du blocage du processus de sortie de crise et de la situation générale du pays.
C’est à ce prix qu’il sera possible de conjurer les menaces qui pèsent sur la Nation et d’éviter les risques de guerre civile au Nord, de nouvelle rechute et d’effondrement du pays.
Ces concertations seront respectueuses de la constitution et de la légitimité de l’institution présidentielle.
Elles permettront de dessiner une feuille de route pour:
– relancer le dialogue inter-malien maîtrisé par notre pays,
– préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale et promouvoir  la réconciliation et la cohésion,
– restaurer la stabilité et la paix dans tout le pays,
– élaborer un consensus sur la bonne gouvernance et l’état de droit au Mali.

Conférence prononcée par Tiébilé Dramé à la Pyramide du Souvenir à l’occasion du 24 anniversaire du vendredi noir, journée des martyrs

source : L Essor

La crise au nord du Mali

Les droits de l’homme en violation constante dans les régions de Kidal, Tombouctou, Gao, Mopti. Et Bamako victime de son 1er attentat dans la nuit de 6 au 7 mars à « la Terrasse » à l’Hippodrome. A quand la quiétude au Mali ?

Depuis l’indépendance acquise dans les années 60 jusqu’à nos jours, malgré l’avènement de la démocratie, on assiste impuissant à la persistance de la crise au nord avec son corollaire de violence: les exécutions sommaires et extrajudiciaires, des arrestations, des détentions arbitraires et illégales, des cas de torture, les pillages, les massacres des groupes armés ( exécution d’une centaine de soldats maliens faits prisonniers à Aguelhok), des viols, des enrôlements d’enfants par les groupes armés, la destruction des mausolées et le coup d’état de mars 2012 qui a engendré une crise institutionnelle etc…

Tous ces malheurs peuvent se traduire par le fait que les maliens ne sont pas transparents et  nous prétendons à une gestion transparente du pays. Toujours est-il que nous donnons la primauté à l’intérêt personnel qu’à l’intérêt général. Avant la démocratie cette crise a régné dans le nord Mali. Alors une plaie qu’on ne soigne pas gangrène et par finir, risque l’amputation ou pire le déclin de la personne.
Que Dieu garde le Mali.

Dans la constitution, la responsabilité du président de la République est toujours engagée et mise en évidence en tant que chef suprême des armées, qui incarne l’unité nationale, le gardien de la constitution, le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire du respect des traités et accords internationaux etc… Mais la même constitution prévoit des droits mais des devoirs pour les citoyens, et rares sont des maliens capables d’accomplir leurs devoirs.

On ne fait que se flatter, se tromper, le Mali est oubliée de tous. Il y a 24 ans chutait le régime dictatorial de Moussa Traoré et en 24 ans d’avènement de la démocratie au Mali, une démocratie pluraliste qui ne résulte que sur la vie chère, la mauvaise éducation des élèves et étudiants, la démission des parents, la rentrée fracassante de la religion dans la politique, le sens du patriotisme oublié, la honte est devenue aujourd’hui une fierté et le mot dignité risque de ne plus être dans le vocabulaire malien. « Du comportement des membres d’une communauté, Dieu leur offrira le chef qu’il leur faut » dit un éminent prêcheur. La démocratie, le pouvoir du peuple par le peuple, pour le peuple ne doit pas jouer sur le peuple, elle doit être un instrument de paix, de cohésion sociale, de bons vivres pour tous sans distinction de race, d’ethnie, d’appartenance politique, elle doit être une liberté. Elle ne doit pas être une chose pour les gouvernants sur les gouvernés, elle doit être équitable et juste. Nous rappelons que l’espoir est permis obligatoirement parce qu’il permet à l’homme de vivre. Un rapport des Nations unies publié vendredi évoque la fin de l’impunité pour les nombreuses violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre novembre 2013 et mai 2014 au Mali. Dans ce rapport l’ONU s’engage à donner toute assistance nécessaire aux autorités maliennes pour assurer la promotion et la protection des droits de l’homme. Espérons sur la paix au Mali. Un
Mali debout, déterminé.

Bassala Touré

source :  La Nouvelle Patrie

Campagne d’un retour au pays natal : ATT, n’est vraiment pas fier

Malproprement chassé de son palais, avec tout le risque qu’il a couru, lui, son épouse, leurs enfants, le président Amadou Toumani Touré, aurait sans doute été très fier des maliens qui se réclament aujourd’hui encore de lui, si au jour du mercredi 21 mars ou le lendemain 22 mars, ils étaient massivement sortis pour faire barrage aux putschistes, empêchant dans la foulée, que la CEDEAO, ne vienne lui demander de rendre le tablier sans protocole.
Sans protocole, voilà la manière avec laquelle, le président ATT a rendu son tablier de président de la République du Mali. Un micro de l’ORTM, une camera et un bout de papier, sur lequel, sa démission a été rédigée à la hâte. Même pas le privilège d’une simple adresse

tshirt vetement amadou toumani touré att
télévisée avec le cérémonial d’un président qui s’en va. Le président Amadou Toumani Touré, aurait été fier si, ces maliens qui scandaient son nom, matin, midi, et soir, ‘’AMBE SA INOFE’’, étaient massivement sortis à l’ACI 2000, où lui et sa famille s’étaient retranchés avant de pouvoir quitter le pays, pour lui témoigner leur soutien, leur sympathie, quitte à abandonner sous la pression de Kati. Mais que non.
Il est resté dans l’angoisse et la solitude, avec comme seul gage de survie, les coups de fils de Ouattara, Blaise et leurs mandants, qu’étaient Bassolé et Bictogo. Sans cela, à défaut d’être tué avec les membres de sa famille par ces gens là, il  aurait connu l’humiliation
d’une mise aux arrêts.

Que va-  t- on nous dire maintenant ?
Que ressent – il, lui ATT,  aujourd’hui, sur cette farce montée en son nom ?

Au petit palais où il est retranché depuis sa destitution au matin du
22 mars 2012, le président Amadou Toumani Touré, rancunier comme personne et tirant sans doute les leçons de la trahison humaine, n’écoute même pas ce qui donne l’impression de se faire aujourd’hui en son nom. S’il doit rentrer au pays natal, ce ne serait assurément pas
par la tardive, humiliante et douteuse perche qu’on tente de lui tendre, car, Dieu seul sait, que dans cette affaire de mobilisation, ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait. Des collectes de fonds, à travers des lettres de quêtes ? S’il doit rentrer au pays natal, avec sa famille, en citoyens libres, ce serait sûrement, sans tambour, ni trompette, à la demande et sous la protection de cette même CEDEAO, parce que, aujourd’hui et il faut bien le dire, ATT connaît tout le monde, même ceux là qui, étaient prêts à mourir pour lui. Heureusement
pour lui, dans la douleur et l’humiliation qu’il a vécu en son temps, il rentrerait sans avoir le sentiment de devoir quelque chose à quelqu’un, parce que, personne, n’a rien fait pour lui ici, afin qu’il reste, pas la moindre protection humaine, même pas de ceux qui achetaient leur propre billet d’avion pour paraître devant ses yeux, où qu’il se trouverait sur cette terre. Mais puisqu’il est question de se faire du blé et de la publicité avec son label, alors, jusqu’au
bout. Sinon, ATT n’a pas besoin de tout ça, parce que, le Mali est son pays et aux dernières nouvelles, aucune autorité de ce pays, n’a interdit son retour. Alors pourquoi, tant d’agitation ?

Sory de Motti

source :  La Nouvelle Patrie

Chef de file de l’opposition: L’UNANIMITÉ AUTOUR DE LA DÉSIGNATION DE SOUMAÏLA CISSÉ

Les ténors des partis de l’opposition se disent prêts à accompagner leur nouveau chef de file dont les tâches ne sont pas négligeables

soumaila cisse urd bazin riche

La chronique d’une désignation prévisible a connu son épilogue. L’Union pour la république et la démocratie (URD) a écrit celui-ci en choisissant son président Soumaïla Cissé comme chef de file de l’opposition politique lors d’une réunion extraordinaire du Bureau national exécutif du parti tenue mardi dernier au siège. L’événement n’est pas passé inaperçu pour qui connaît la personnalité de l’homme qui conduit désormais le destin de l’opposition politique. Ayant occupé plusieurs postes ministériels stratégiques dans les gouvernements du président Konaré, ayant assuré au cours de deux mandats la présidence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine, ayant atteint à deux reprises le second tour de l’élection présidentielle (en 2002 et 2013), Soumaïla Cissé, actuellement député à l’Assemblée nationale, fait partie des hommes politiques les plus influents des deux dernières décennies dans notre pays.
Mais pour autant, la désignation de l’élu de Diré pour représenter l’opposition politique a-t-elle échappé à la polémique au sein de la grande famille des opposants ? Pour en savoir plus, nous avons approché certains partis considérés comme des poids lourds au sein de l’opposition. A commencer par l’URD elle-même, formation dirigée par Soumaïla Cissé. Le président du groupe parlementaire de l’Union pour la république et la démocratie à l’Assemblée nationale, Mody N’Diaye, explique que la démarche entreprise par son parti pour désigner un chef de file de l’opposition est tout à fait conforme à la loi qui dit que le parti de l’opposition qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale peut désigner le premier responsable de l’opposition politique.
Ce parti aujourd’hui n’est autre que l’URD qui possède actuellement 17 députés siégeant à l’hémicycle. « Quand la nouvelle loi portant statut de l’opposition a été promulguée le 4 mars par le président de la République, le Bureau exécutif national de notre parti a tenu une réunion extraordinaire au cours de laquelle le camarade et président Soumaïla Cissé a été désigné à l’unanimité pour être chef de file de l’opposition. Après la réunion, la primeur de l’information a été donnée aux autres partis de l’opposition. Je pense que tout le monde est d’accord, parce que nous n’avons fait que suivre la loi », détaille le député Mody N’Diaye.
Pour le 9ème vice président de l’URD, la désignation de Soumaïla Cissé comme chef de file de l’opposition aura pour avantage de renforcer davantage l’opposition contrairement à ceux qui pensent qu’une seule personne ne doit pas parler au nom de l’ensemble des partis de l’opposition. « Avant la nouvelle loi, les partis de l’opposition travaillaient ensemble. Nous ne faisions rien sans nous consulter les uns et les autres. Et le fait d’avoir un porte-parole, un interlocuteur face au pouvoir, ne fera que renforcer davantage les actions que nous allons mener en tant qu’opposition », a-t-il prédit.
LES DIFFÉRENCES SE FERONT ENTENDRE. Pour le Parti pour la renaissance africaine (PARENA), c’est tout à fait normal que le chef de file de l’opposition soit désigné au sein de l’URD. C’est une désignation logique, c’est conforme à la loi et aux résultats des dernières législatives, a commenté son président Tiébilé Dramé qui indique s’être manifesté auprès du nouveau porte-parole. « Les camarades de l’URD nous ont informé, une fois leur décision prise. Rappelons encore une fois que, selon la loi, c’est le parti d’opposition qui a le plus grand nombre de députés qui désigne le porte-parole de l’opposition. La loi ne prévoit pas de consulter le reste de l’opposition avant de faire ce choix. C’est logique. Il n’y a aucun problème du point de vue du PARENA. J’ai envoyé un message de félicitations à notre nouveau porte-parole et chef de file », a-t-il dit. Par ailleurs, le président du PARENA confirme que les partis de l’opposition travaillent ensemble depuis plusieurs mois dans le respect de leurs différences et identités propres. « Cette unité d’action se poursuivra et sera renforcée par l’existence d’un porte-parole. Mais comme il n’y a pas encore de parti unique de l’opposition,  les différentes sensibilités continueront à se faire entendre. C’est sûr », a-t-il annoncé.
Le parti proche de l’ancien président Amadou Toumani Touré (le PDES) qui a choisi d’aller aujourd’hui dans l’opposition, a lui également salué la désignation de Soumaïla Cissé à la tête de l’opposition et se dit prêt à l’accompagner dans sa nouvelle fonction. « Nous sommes à peu près douze partis de l’opposition et nous nous retrouvons régulièrement au siège de l’URD pour prendre les décisions. C’est dire que nous travaillons ensemble déjà. C’est une bonne chose que Soumaïla Cissé soit désigné par son parti pour être le chef de file de l’opposition. Nous avons décidé de l’accompagner dans son travail. Nous sommes prêts à lui fournir des experts qui peuvent en charge des dossiers au sein de son cabinet », a déclaré le chargé à la communication, mobilisation et organisation du bureau national du PDES, Nouhoun Togo. Pour lui, l’ampleur des tâches du chef de file de l’opposition est telle qu’il lui faut les moyens conséquents qui vont au-delà de ceux accordés à un simple vice-président de l’Assemblée nationale lequel n’est pas obligé d’avoir des conseillers à disposition.
Le premier vice-président du parti FARE, Souleymane Koné, estime que le choix porté sur Soumaïla Cissé est tout à fait logique et qu’il mérite d’être respecté. « La désignation de Soumaïla Cissé comme chef de file de l’opposition est le choix souverain de son parti qui est la formation politique de l’opposition parlementaire qui a le plus grand nombre de députés. Nous nous félicitons que l’URD ait pris l’initiative de nous convier à une réunion d’information sur la désignation faite de son président comme chef de file de l’opposition. C’était d’autant plus courtois que la loi ne fixe aucune formalité particulière pour cette  désignation », a-t-il indiqué.
Pour le responsable du parti FARE, logiquement c’est dans le décret d’application de la loi que sont fixées les modalités d’organisation et de fonctionnement du cabinet du chef de file de l’opposition. « Nous n’avons pas connaissance du contenu de ce décret. En fait, nous ne savons pas s’il a été pris par les autorités compétentes », s’est-il inquiété.
M. KÉITA

source : L Essor

En un mot : Le peuple attend son 26-Mars

Esprit trahi, espoir déçu… Le 26 mars suscite peu d’engouement 24 ans après la chute du régime du parti unique. Aujourd’hui, beaucoup de Maliens pensent que les promesses d’un Mali nouveau, prospère et équitable n’ont été que des prétextes pour quelques prébendiers qui n’avaient pas eu de places dans le système de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) pour s’accaparer indument des richesses de l’Etat.

aliou dramane kone journaliste editorialiste president maison presse indicateur rénouveau

A quelques exceptions près, les leaders du 26 mars se sont lancés dans une course à l’enrichissement illicite qui s’est traduite par l’accaparement des terres. Aussi 80 % des terrains de l’ACI-2000 appartiennent-ils aux acteurs du 26-Mars dont un nombre impressionnant sont de l’Adéma/PASJ.

Comme si cela ne suffisait pas, ils ont créé et élargi le fossé entre les enfants du Mali en détruisant l’école publique tout en envoyant les leurs à l’étranger dont quelques-uns occupent présentement de très hautes fonctions. Si le 26-Mars était la chose la mieux partagée, si la gouvernance était dans l’intérêt du peuple, nul doute qu’on n’en serait pas là avec la crise du Nord, expression la plus achevée du délitement progressif de l’Etat malien au bonheur de mafias insatiables.

DAK

source : L’Indicateur du Renouveau

Moussa Mara chez Tièbilé Dramé : ‘’Réfléchir, ensemble sur la mise en œuvre de l’accord de paix’’.

Moussa Mara, président de Yelema, ancien Premier ministre, était mardi soir à Bolibana, au siège du Parena, à la rencontre du grand bélier, Tièbilé Dramé. Qui l’aurait crû il y a seulement 6 mois, tant l’adversité politique née du voyage à haut risque, au mois de mai 2014, de Mara à Kidal, était féroce.

 

moussa mara premier ministre costume

 

Lui aurait – il suffit de quitter la cité administrative pour entrer dans la grâce de

 

ses ennemis politiques acharnés, au nombre desquels, le Parena ?  S’était – il rendu ce jour là, juste pour admirer l’emplacement de l’enclos et l’état d’âme des béliers ? Interrogé par nos soins, quelques heures seulement après la rencontre,  le ministre PPR, a préféré nous renvoyer au Premier ministre Mara, pour dit –il, nous dire ce qu’il était allé faire à leur siège à Bolibana. Mara, en gentleman politique de haut vol, n’est pas allé par quatre(4) chemins.

En réponse à notre question envoyée par mail, le patron de Yelema a répondu à hauteur de souhait, à hauteur de satisfaction. Lisez plutôt ce qu’il a écrit comme réponse. « J’étais effectivement au siège du PARENA pour aller rencontrer le président DRAME. J’ai créé un cercle de réflexion pour redonner à la fonction intellectuelle dans notre pays toute sa noblesse, accroitre nos capacités propres au Mali à réfléchir sur nos problèmes et à y apporter nos solutions, soutenir les débats d’idées et contribuer à éclairer les leaders et les
populations sur les enjeux auxquels notre pays fait face ou fera face.
Cette structure sera lancée à la fin du mois d’avril à l’occasion d’un colloque que nous organisons sur le thème « rôle des collectivités locales dans la mise en œuvre de l’accord de paix ». Je compte inviter tous ceux qui ont une capacité à proposer des idées sur cette question, sans aucune limitation, ni politique, ni professionnelle.
J’ai donc décidé d’inviter certains leaders, politiques, intellectuels, professionnels, élus, société civile…Mr DRAME figure dans cette liste comme d’autres leaders de l’opposition et de la majorité. C’est dans ce sens que je l’ai rencontré au siège de son parti. Il est dans l’opposition et je suis de la majorité, cela est clair et sans ambigüité, mais nous sommes tous fils de ce pays et nous devons pouvoir contribuer à l’aider, sur un plan intellectuel ou autre, sans renier en rien nos positions politiques »

Sory de Motti

source : La Nouvelle Patrie

24 ans de vie démocratique. Des acteurs politiques se prononcent.

Il ya 24 ans la République du Mali tournait l’une des pages les plus sombres de son histoire. Et la révolution du 26 Mars 1991 ouvrait les portes d’une nouvelle ère pour les Maliennes et Maliens qui aspiraient à la démocratie pluraliste. Des années se sont écoulées. Que peut-on retenir de cette vie démocratique ? Des acteurs politiques se prononcent.

 Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara president Haut conseil collectivités locales

Adama Sangaré, Maire du District de Bamako :

« Notre démocratie doit être davantage accompagnée. »

« Nous devons garder beaucoup d’espoir. D’énormes efforts ont été déployés, mais cette démocratie doit être davantage accompagnée. Je pense que cela est possible, surtout avec la presse. C’est une affaire de tous. Donnons-nous la main pour relever ensemble les défis. » 

 

 

 

 

Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara : Président du Haut Conseil des Collectivités.

« On doit mieux faire….. »

« En matière de démocratie, on est jamais satisfait. Ce qui est indéniable, c’est qu’il y a eu des avancées démocratiques. Par exemple la libre expression dont jouissent les maliens. Il n’ya pas de problème tabou au Mali. La mise en place des institutions démocratiques est visible. De grandes réalisations ont été faites en ce qui concerne le développement socio-économique. Je n’exclue pas qu’on peut mieux faire. On doit mieux faire pour répondre aux aspirations des populations. »

 

Niankoro Yeah Samaké : Président du PACP.

« Il ne faut pas qu’on rejette tous les acquis »

« Je crois que la lutte continue. C’est vrai que nous n’avons pas atteint tous les idéaux du 26 Mars, mais nous avons fait un grand pas. Le Mali est venu de très loin. Malgré les tergiversations, la démocratie est une réalité au Mali. Il ne faut pas qu’on rejette tous les acquis. Ceux qui sont morts le 26 mars ne sont pas morts pour rien. Les maliens doivent continuer à se battre pour recouvrer l’ensemble de l’intégrité du territoire national. Nous devons célébrer ces morts pour immortaliser leur acte de bravoure et de patriotisme. »

Seydou A Touré, Président du Parti F.A.C.

« La jeunesse doit se tenir debout ».

« Cet événement est d’abord un devoir de reconnaissance et une pensée pieuse aux victimes de cette circonstance douloureuse. Je pense que toutes les attentes ne peuvent pas être comblées, mais beaucoup ont été faites. Ces acquis démocratiques ne sont pas à ignorer. Mais cependant, une amélioration est nécessaire en ce qui concerne la sécurité, l’éducation, la santé et su tout la justice. Il y a lieu de rendre Hommage à la jeunesse malienne, qui a payé le lourd tribut. Cette jeunesse doit se mobiliser de nouveau pour relever le défi restant, notamment de la sécurité. Parce qu’on ne peut prétendre de la paix et du développement sans cette sécurité. La jeunesse doit se tenir débout pour relever les défis de l’heure. »

Maouloud Ben Kattra. Secrétaire général adjoint de l’UNTM

« Nous pensons que, la révolution que nous avons enclenché est inachevée, elle doit continue. »

« Cette sobre cérémonie à la fois symbolique et historique, nous rappelle le courage des  acteurs  qui ont demandé l’ouverture démocratique, et l’acquisation de toutes les formes de libertés pour le peuple. Après 24 ans de pratique démocratique, nous pouvons dire que les attentes du peuple ne sont pas comblées. C’est pour quoi, nous pensons que la révolution que nous avons enclenchée est inachevée. » Elle doit continuer

Dr Modibo Bah Koné. Membre de l’AMSUNEN

«II faut pérenniser  les acquis »

« je pense qu’il reste encore un long combat à mener parce que les événement de mars 2012 ont prouvé que la démocratie a échoué. Ces événements montrent que le processus démocratique est fortement secoué, pour ne pas dire qu’elle est en panne. Aujourd’hui, il est nécessaire que nous nous mettions débout, pour travailler durement afin de sauvegarder les acquis de la démocratie. Parce qu’à la sortie des événements du 26 mars 1991, nous avons enregistré quelques acquis, qui méritent d’être pérennisés »

 

Propos recueillis par

 Dramane Coulibaly et Jean Goïta  

Source Le Pouce

Statut de l’opposition politique : Soumaïla Cissé désigné chef de file

Chose dite chose faite. Le parti politique le plus influent de l’opposition au Mali, l’Union pour la République et la démocratie (URD) va bientôt avoir en son sein le chef de file de l’opposition à l’assemblée nationale. Il s’agit de l’honorable Soumaïla Cissé élu à Niafunké, président de l’URD. L’information émane du Pr Salikou Sanogo, 1er vice-président du Parti de la poignée de main, ex-ministre de l’Education Nationale du Mali, c’était à la faveur d’une cérémonie de désignation du chef de file de l’opposition au siège du parti.

honorable soumaila cisse depute nianfunke

La loi adoptée par l’assemblée nationale en sa séance du 19 février 2015 qui a pour objet de conférer à l’opposition un statut juridique dans un cadre démocratique et pluraliste aux fins de contenir un débat politique dans les limites de la légalité, va bientôt entrer en
vigueur. C’est après son adoption à l’Assemblée nationale au nom du peuple, que les partis politiques relevant de l’opposition se sont concertés pour respecter à la lettre le texte y afférent. C’est ainsi que l’honneur et le privilège reviennent à Soumaïla Cissé  de conduire les destinées de l’opposition en qualité de chef de file.

En effet, il s’agit de la loi N°2015/ 007/du 4 mars 2015 portant statut de l’opposition politique. De la disposition générale de la loi en question dans son article1, il est dit que la présente loi a pour objet de conférer à l’opposition un statut juridique dans un cadre démocratique et pluraliste aux fins de contenir le débat politique dans les limites de la légalité. Aussi dans l’article 4, il a été dit en clair comme l’eau de roche que l’opposition demeure un élément fondamental de la démocratie pluraliste, par conséquent à ce titre, elle est politiquement reconnue, juridiquement protégée et a également des droits et devoirs. Le chapitre III de la loi dit que le chef de file de l’opposition politique est désigné, en son sein, par le parti politique déclaré dans l’opposition, ayant le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale à l’occasion des dernières élections législatives. Selon les propos du premier vice-président de l’URD, le Pr Salikou Sanogo, le candidat du parti  à l’élection présidentielle s’était engagé à corriger ces insuffisances, à renforcer les droits et devoirs de l’opposition afin de lui permettre d’exécuter correctement et dignement sa mission de service public. Dans le Mali d’aujourd’hui, majorité et opposition ont  convergé vers l’adoption d’un statut de l’opposition digne de ce nom. La dite loi, à n’en point douter, constitue une avancée considérable pour notre démocratie. L’une des innovations importantes est l’institution du chef de file de l’opposition. Nous allons, souligne le 1er vice-président dans les toutes prochaines heures notifier son nom au ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, à charge pour lui de communiquer au président de la République qui doit à son tour le nommer par décret,  conformément à l’article 14 de la nouvelle loi.

En se positionnant à l’opposition M. Soumaila Cissé évite au Mali le scénario de la gestion consensuelle du pouvoir, une théorie qui a d’ailleurs été fatale au président ATT.  En se positionnant à l’opposition il a construit une opposition forte, républicaine, constructive et démocratique que le Malin n’avait pas connue depuis l’indépendance. Alors qui mieux que l’honorable Cissé pour bénéficier des avantages liés à la charge. Une fois de plus,  Soumaïla Cissé vient de marquer le cœur et l’esprit des maliens d’une trace indélébile tant attendue dans l’histoire de l’opposition politique que dans l’histoire politique du Mali en attendant de briguer la magistrature suprême dans les prochaines années.

Mah Traoré

source : La Nouvelle Patrie

IBK au monument des martyrs : Un rituel plein de signification

En cette circonstance, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a respecté la tradition en rendant hommage aux martyrs du 26 mars par le dépôt de gerbes de fleurs au monument élevé à cet effet. C’était en présence du  premier ministre Modibo Keita, des Membres du gouvernement, des présidents des institutions de la République, des membres des organisations diplomatique et une foule nombreuse, venue assistée ce devoir de reconnaissance.

President Republique Ibrahim Boubacar Keita ibk discour monument martyrs

C’est aux environ de 09 heures que le chef de l’Etat a fait son arrivée sur les lieux. Après avoir été accueilli par le chef du gouvernement, Ibrahim Boubacar Keita a passé en revue un détachement des forces de défense. Suivra l’exécution de l’hymne national. IBK a ensuite salué la mémoire des illustres disparus de cette tragédie en déposant une gerbe de fleur. Il a accordé une interview à la presse : «  C’est avec beaucoup d’émotion que je viens m’incliner devant la mémoire des martyrs du 26 mars. Ces victimes et innocents se sont sacrifiés pour le meilleur du Mali. Ce n’est pas pour moi un rituel banal .C’est un  rituel plein de signification. C’est un devoir de reconnaissance à vie pour nous. Nous avons un devoir de mission de réaliser les rêves de ceux qui sont morts pour que nous soyons là aujourd’hui. Nous devons avoir quotidiennement à l’esprit que ces morts ne sont pas morts pour rien. Avec l’aide de tous, il est de devoir pour notre génération d’œuvrer pour faire honneur à ces jeunes qui sont morts en affrontant l’injustice. Il est important d’avoir une pensée pieuse à ces illustres disparus à qui nous devons tout. Les efforts du gouvernement dans les négociations d’Alger constituent également des actions pour démontrer que les sacrifices de ces martyrs pour  le Mali n’ont pas été vains. Les maliens doivent s’unir, collectivement pour honorer le salut de ce grand pays.

Je souhaite que tous les cœurs  se tournent vers ces souvenirs, de manière courageuse. »

Jean Goïta

Enseignement supérieur : L’USJPB TIENT SON PREMIER CONSEIL

La toute première session du conseil de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) s’est réunie mercredi au rectorat de ladite Université sur la colline de Badalabougou. Les travaux étaient dirigés par la présidente du conseil de l’USJPB, Mme Diarra Fatoumata Dembélé, ancienne conseillère à la Cour pénale internationale (CPI).
C’était en présence du recteur de l’USJPB le Pr Abdoulaye Diarra et de l’ensemble des administrateurs. A l’ordre du jour, l’examen et l’adoption du projet de plan stratégique, du budget pour l’exercice 2015, du projet d’arrêté portant règlement intérieur fixant les conditions d’accès. Le régime des études et des examens dans les facultés et le projet de décision fixant le barème des frais de mission du personnel de l’USJPB faisaient aussi partie des dossiers à examiner.

faculte Université sciences juridiques politiques Bamako Usjpb fsjp siege residence
Les administrateurs ont examiné aussi la répartition des ressources propres, le manuel de procédure de gestion administrative et financière, la création de l’Institut universitaire des sciences administratives et politiques. Le budget prévisionnel de l’USJPB est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de plus de 5,76 milliards de Fcfa.
La subvention de l’Etat se chiffre à plus de 5,47 milliards, tandis que les ressources propres de l’Université s’élèvent à plus de 289 millions de Fcfa. Outre les salaires du personnel, le budget sera alloué à la mobilité bidirectionnelle des enseignants, au matériel de fonctionnement, aux déplacements, à la communication et à l’énergie.
Créée par l’ordonnance n° 2011-022/PRM du 28 septembre 2011, l’Université des juridiques et politiques de Bamako est composée de la Faculté de droit public (FDPU) de la Faculté de droit privé (FDPRI), de l’Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (ISFRA) et de la Chaire UNESCO pour la culture et pour l’environnement. Elle compte 23.950 étudiants encadrés par 203 enseignants permanents.
Le recteur de l’USJPB, Pr Abdoulaye Diarra a remercié Mme Diarra Fatoumata Dembélé pour avoir représenté dignement notre pays à la CPI et rappelé que le conseil de l’Université est l’organe supérieur de gouvernance de l’université. L’USJPB, ajoutera-t-il, applique le système Master-Licence-Doctorat (LMD) avec satisfaction.
« Le conseil de l’Université se tient à point nommé car il permettra de surmonter toutes les difficultés dont souffre l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako », s’est réjoui le Pr Abdoulaye Diarra.
Quant à la présidente du conseil de l’USJPB, elle a noté que cette 1ère session revêt une importance particulière dans la vie de l’Université. Mme Diarra Fatoumata Dembélé a ensuite précisé que la présente session se tenait conformément aux articles 3, 4, 5 et 6 du décret du 3 novembre 2011 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako.
S. Y WAGUE

source : L Essor

Menace terroriste : L’exigence de vigilance et de collaboration Avec les forces de sécurité

L’attaque perpétrée en plein cœur de Bamako le 07 Mars dernier sur la terrasse, faisant 5 morts et de nombreux blessés. Revendiqué par l’Algérien Bel Moctar (le borgne). Un problème qui ne sera résolu sans l’intervention et la franche collaboration de la population.

Un tout premier attentat dans la capitale depuis l’historique intervention des forces étrangères  pour libérer le pays  aux mains des terroristes,  a suscité la peur dans le ventre de tous les maliens d’ici et ailleurs.

La population devrait –elle avoir un rôle à jouer  pour traquer ces individus mal intentionnés qui se servent  de la religion pour semer la terreur?

En effet, aucune force de sécurité dans le monde ne pourra faire face à l’invasion Jihadiste sans l’aide de la population, sans une communication très fiable  entre les forces de sécurité et cette même population.

Quelques raisons du renforcement de l’armée Jihadiste
Des  milliers de jeunes gens sont vite enrôlés  pour défendre les soi-disant  causes de ces groupes  fanatiques religieux dans leur guerre sainte  avec un seul slogan, (ALLAH  AKBAR)  qui signifie Dieu est grand en Arabe.

Sont-ils croyants, ces combattants  pour le Jihad? Ou bien sont-ils motivés par l’argent  jusqu’ à y mettre leur vie en  danger et celles des nombreux  innocents qui sont non pratiquants de la religion musulmane?

Ces groupes terroristes très riches profitent de la difficulté de la vie pour attirer les jeunes vers leurs mouvements de terreur et sans avenir.

Ces jeunes Jihadistes  largement dominés psychologiquement par l’idéologie fanatique religieux, perçoivent  tout homme non musulman comme antagoniste, des déchets que l’humanité doit se débarrasser  à jamais. Des combattants transformés en machine de guerre et dotés d’une expertise dans le domaine du maniement des armes de tous les
genres et aussi dans le domaine de  la fabrication des explosifs artisanaux pour de multiples attentats en tout lieu ainsi qu’à tout moment. Ces réseaux regorgent  des génies de l’informatique qui les aident à tromper la vigilance des agents de sécurité et  aussi ils disposent  de  personnes toujours près  à mourir pour leur cause en massacrant des milliers de vies humaines.

Serait-il possible d’identifier ces individus?

Difficile, très difficile! Ces islamiques, en vrais stratèges, recrutent maintenant non seulement des arabes mais aussi des noirs africains, des jeunes de nationalité française peuvent être membres de ces sectes dans le cadre de bien mener à terme leurs opérations criminelles, frappant sans merci et sans remords les Etats paisibles hostiles à leur idéologie de l’islam radical.

Béchir Ben Haidara (stagiaire)

source : La Nouvelle Patrie

Paraphe de l’accord d’Alger sur la paix et la réconciliation : Le collectif des anciens candidats soutient le paraphe …

La médiation internationale et le gouvernement du Mali ont paraphé l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali sur le territoire Algérien le 1er mars 2015.

 
Ramtane Lamamra abdoulaye diop ministres affaires etrangere cooperation internationale signature accord paix nord mali

Cet accord paraphé par le Mali, la Plate-forme, les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEDEAO, l’organisation de la coopération Islamique, l’Union Européenne, l’Algérie, le Burkina Faso, la République Islamique de Mauritanie, le Niger, la République fédérale du Nigeria, le Tchad, la France, n’a pas encore été paraphé par la coordination.

Ainsi paraphé par le Mali, l’accord a tenu compte des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des précédents, (pacte National d’Avril 1992 et l’accord d’Alger du 4 juillet 2006). Il est donc l’aboutissement d’un long processus. Déjà les actes signés à Ouagadougou, le 18 juin 2013 ont permis la participation des populations du Nord, aux élections présidentielles et législatives, après la crise sécuritaire et institutionnelle traversée par le Mali en 2012. Ainsi sur la base de la nouvelle feuille de route, adoptée par le Mali et l’ensemble des groupes armés le 24 juillet 2014 à Alger et après plusieurs rencontres, notre gouvernement a paraphé le 1er mars 2015, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Selon M. Ousmane Ben Fana Traoré président du collectif des jeunes candidats pour le changement (CPC) et non moins président du Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR), les mesures paraphées dans l’accord s’articulent autour des principes qui sont entre autres, le respect de l’unité  nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc.

La reconnaissance et la promotion de la diversité culturelle et linguistique du Mali et la valorisation de la contribution de tous les  maliens notamment les femmes et les jeunes, le rejet de la violence comme moyen d’expression politique et le recours au dialogue et à la concertation pour le règlement des différends, le respect des droits de l’homme, de la dignité humaine et des libertés fondamentales et religieuses. La lutte contre la corruption et l’impunité le terrorisme, le trafic de drogue et les autres formes de criminalité transnationale organisée. La mise en place d’une architecture institutionnelle, fondée sur des collectivités territoriales dotées d’organes élus au suffrage universel avec des pouvoirs étendus, la promotion d’un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali tenant compte des potentialités respectives, la mise en place  d’un système de défense et de sécurité basé sur les principes d’unicité, d’exclusivité et de représentativité, un redéploiement progressif des forces armées et de sécurité reconstituées du Mali.

Mah Traoré

source : La Nouvelle Patrie

Condamnation de Karim Messa Wade à 6 ans fermes et 138 milliards d’amendes Wade – Sall, jusqu’au bout

C’est fait. La CREI est allée jusqu’au bout de sa logique, à savoir la condamnation du candidat du parti démocratique sénégalais, Karim Messa Wade. Elle n’a pas tenue compte de la menace du père du prévenu, même si dans les rues de Dakar, beaucoup de gens pensent que le procès qui vient de s’achever avait un goût de vengeance politique.

Réagissant à la demande du parquet par rapport à la condamnation de son fils, Karim Messa Wade, le désormais candidat du PDS à la présidentielle de 2017, le Pape du Sopi et non moins ancien président du Sénégal, affirmait voilà une semaine, qu’il n’accepterait pas que le régime du président Macky Sall, condamne son fils. Maintenant, c’est fait.

La CREI a prononcé son verdict. Contrairement à la demande du parquet, le juge en charge du dossier, a condamné Karim  Messa Wade, à 6 ans de prison, au versement de 138 milliards d’amendes, mais ne le prive pas de ses droits civiques.

Pour le porte-parole de l’Alliance pour la République, Seydou Guèye, la peine infligée à Karim Wade, est moins sévère. Selon lui, les juges ont été indulgents à l’endroit de Wade-fils par rapport au réquisitoire du Procureur spécial.
Que va faire Me Wade et les libéraux du Sénégal après cettecondamnation, voilà la question que se pose tout le monde aujourd’hui.

Sory de Motti

source : La Nouvelle Patrie

Responsabilité sociale des entreprises minières : UN SOUTIEN SÛR A LA CROISSANCE DURABLE

Au regard de la contribution primordiale du secteur extractif dans l’atteinte des objectifs de développement durable et dans la réponse aux attentes de paix et de développement des jeunes et des femmes, l’Institut RSE-Mali (Responsabilité sociale des entreprises) s’est donné comme mission, en coopération avec des réseaux partenaires internationaux, d’initier et d’alimenter la réflexion et les prises de décision touchant la RSE et le développement durable dans le secteur extractif.

Boubou Cisse ministre industrie mine
Ainsi, l’Institut RSE-Mali, en partenariat avec l’ambassade du Canada au Mali et le ministère des Mines, a organisé un symposium d’un jour sur la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) mercredi à l’hôtel Radisson Blu. Ont pris part à la cérémonie d’ouverture le représentant du ministre des Mines, Djibouroula Togola, l’ambassadeur du Canada, Louis de Lorimier, et le directeur de l’Institut RSE-Mali, Moussa Ben Deka Diabaté.
L’Institut RSE-Mali souhaite ainsi offrir l’occasion aux différents acteurs du secteur minier et à leurs partenaires d’exposer leur compréhension de la RSE, de préciser leurs attentes et de partager leurs expériences dans ce domaine.
La RSE englobe les activités volontaires menées de front par les entreprises, au-delà de toutes exigences juridiques, d’une manière durable du point de vue économique, social et environnemental. Il s’agit donc à travers cet atelier, selon le directeur de l’Institut RSE, d’inciter les sociétés minières à faire le suivi-évaluation de leur projet. « Celles (sociétés minières, Ndlr) qui, par exemple, décident de financer un jardinage pour une communauté définie, doivent créer les conditions adéquates pour que les populations puissent rentabiliser leurs productions, transporter leurs fruits sur des marchés voisins et surtout leur apprendre à vivre sans les mines », préconise-t-il.
Cette stratégie de développement à long terme à travers les outils d’évaluation de la RSE participe, de l’avis de Moussa Ben Deka Diabaté, à la bonne gouvernance dans notre pays.
La même conviction anime l’ambassadeur canadien, Louis de Lorimier, qui juge que les firmes minières peuvent contribuer grandement au développement durable en adoptant un comportement socialement responsable dans les pays où elles sont établies. « Le Canada est un intervenant de premier plan dans le secteur minier, ayant réalisé des investissements considérables internationalement, dont 24 milliards de dollars d’actifs miniers canadiens cumulés sur le continent africain incluant plus de 700 millions de dollars d’actif au Mali », précise, à ce propos, Louis de Lorimier.
Il est, par ailleurs, établi que la gouvernance économique est essentielle au développement durable et ne saurait être l’affaire que de quelques intervenants. La bonne gouvernance est le bon comportement que tous les acteurs doivent assurer pour garantir un développement durable. Cela, selon l’ambassadeur canadien, passe par la bonne application de la RSE tout en impliquant tous les acteurs : les entreprises, la société civile et les gouvernements. « C’est une vision, dira-t-il, que nous partageons avec le gouvernement qui a consacré à la responsabilité sociale une place de choix dans le nouveau code minier adopté en 2012 ».
La relecture du code minier envisagé par le ministère des Mines, selon son représentant, se traduira par d’importantes reformes au titre desquelles : l’intégration d’une directive sur la responsabilité sociale des entreprises minières, les directives pour la valorisation de revenus miniers affectés aux communautés locales et le renforcement des instruments de gouvernance dans l’industrie extractive.
Le gouvernement ambitionne en effet de faire du secteur minier un levier de croissance économique en vue de réduire la pauvreté et assurer un développement durable des communautés locales. La stratégie envisagée par le département des Mines consiste, par conséquent, à moderniser l’environnement juridique et législatif et à installer des infrastructures de base adéquates pour inciter les investissements privés dans l’industrie extractive.
« Le but de l’atelier est de créer un cadre ouvert de discussion, permettant de favoriser l’immersion des agents de l’administration publique, du privé et de la société civile sur les notions et les principes de base de cet outil de gouvernance », a précisé le représentant du ministre des Mines, Djibouroula Togola
A titre de rappel, en 2013, le Mali a atteint un rythme de croisière dans la production aurifère, grâce aux investissements privés qui ont permis de produire en moyenne 50 tonnes d’or par an depuis plus d’une décennie. Cette production, indique Djibouroula Togola, a rapporté à l’Etat plus de 218 milliards de Fcfa, soit entre 7 et 8% du PIB et 68,5% des recettes d’exportation au cours des dernières années. Cet or a rapporté aussi plus de 5 milliards aux collectivités territoriales.
Alhoudourou A. MAÏGA
Djibril KAYENTAO

source : L Essor

CHAN 2016 : 42 SELECTIONS EN LICE POUR LE RWANDA

Le 5 avril, la Confédération africaine de football va procéder au tirage au sort des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations 2016, compétition uniquement réservée aux joueurs évoluant sur le continent. 42 sélections seront en lice pour le tournoi qui va se dérouler au Rwanda. Le tirage au sort des éliminatoires de la 4e édition du Championnat d’Afrique des nations, CHAN 2016, au Rwanda, n’aura lieu que le 5 avril prochain au siège de la Confédération africaine de football au Caire, mais la CAF a d’ores et déjà dévoilé les chapeaux. Sur les 54 membres de la CAF, 42 seront en lice pour tenter de décrocher leur ticket pour la phase finale du tournoi et ainsi rejoindre le pays hôte, qualifié d’office.
Si les grosses cylindrées du continent espéreront être de la partie, l’Algérie a déjà fait une croix sur cette édition.

IssaH ayatou president confederation africaine football caf
Les Fennecs ont été exclus de la compétition réservée aux joueurs locaux en raison de leur refus d’affronter la Libye, future vainqueur de l’épreuve, lors des éliminatoires pour le CHAN 2014, en raison de l’insécurité régnant sur le sol libyen. Après leur forfait de l’an passé, les Verts manqueront ce tournoi pour la deuxième fois d’affilée. Les éliminatoires auront lieu entre les 19-21 juin et 28-30 août prochains. Le tournoi final a été programmé du 16 janvier au 7 février 2016 dans la capitale, Kigali, mais aussi les villes de Huye et Rubavu.
LA COMPOSITION DES CHAPEAUX
Zone Nord (2 qualifiés) : Libye, Maroc, Tunisie
Zone Ouest A (2 qualifiés) : Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone
Zone Ouest B (3 qualifiés) : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Niger, Nigeria, Togo
Zone Centrale (3 qualifiés) : Cameroun, République centrafricaine, Congo, Tchad, République démocratique du Congo, Gabon
Zone Centre-Est (3 qualifiés dont le Rwanda, pays organisateur) : Burundi, Djibouti, Ethiopie, Kenya, Soudan, Tanzanie, Ouganda
Zone Sud (3 qualifiés) : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Comores, Lesotho, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Swaziland, Zambie, Zimbabwe

source : L Essor

Justice fiscale : UNE CONDITION DE LA PAIX SOCIALE

La Coalition malienne Publiez ce que vous payez (PCQP) a organisé, mercredi, un atelier de mise en place d’une plateforme nationale de travail sur la justice fiscale. Les travaux se sont déroulés au centre Aoua Keita sous la présidence du secrétaire général de la coalition, Tiémoko Souleymane Sangaré, qui avait à son coté le représentant du Haut conseil des collectivités territoriales, Mamadou Mamby Traoré.

Justice droit fiscale
L’atelier a regroupé pendant une journée des représentants de la société civile, du ministère des Finances, du secteur privé, des industries extractives, des chercheurs, des médias, des ONG nationales afin d’installer une plateforme nationale de travail pour la justice fiscale. La session s’est attachée à expliquer aux participants la nécessité de mettre en place cette plateforme qui militera pour la reforme fiscale et la réduction progressive des exonérations fiscales, d’obtenir l’adhésion des participants et de procéder à la création de la plateforme.
Les recettes fiscales des pays en développement sont très faibles par rapport aux immenses potentialités fiscales dont ils regorgent. En moyenne, 18% du PIB proviennent des recettes fiscales dans les pays africains par rapport à une moyenne de 38% dans les pays occidentaux. Globalement, les politiques fiscales des pays en développement sont biaisées vers les taxes de la consommation et des salaires qui imposent un fardeau fiscal plus lourd sur les ménages les plus pauvres et les employés du secteur formel.
En raison du grand écart entre les injustices fiscales et le faible niveau des prestations des services publics, la légitimité de l’Etat est en cause. La représentation fiscale exige que des acteurs de la société civile aient la capacité de comprendre et d’analyser les questions fiscales. Ils ont, en outre, besoin de créer des réseaux et des alliances afin de sensibiliser, de s’engager dans le plaidoyer politique et de créer des liens entre les activités locales et les campagnes mondiales. Les organisations de la société civile sont persuadées que pour que les systèmes d’imposition soient équitables, l’Etat doit réduire progressivement les exemptions et les incitations fiscales et s’attaquer à la fuite des capitaux et à l’évasion fiscale des entreprises multinationales et des particuliers fortunés.
« Nous voulons, à l’issue de cet atelier, finaliser un travail qu’on a commencé il y a longtemps sur la question de la justice fiscale », a expliqué le secrétaire général de la coalition pour qui la mise en place de cette plateforme est un enjeu énorme. « Sans la justice, il n’y a pas d’équité. Cette plateforme va donc être notre guide », a-t-il soutenu. Pour lui, la fiscalité est une problématique à gérer en intégrant tout le monde. « C’est comme cela qu’on pourra parler de justice, que chacun paie ce qu’il doit payer et sache ce qui va être fait de sa cotisation», a-t-il argumenté.
La justice fiscale, d’après le représentant du Haut conseil des collectivités territoriales, est une justice sociale. Pour lui, tant qu’il n’y a pas cette justice, il y aura des troubles. Sans paix, il n’y aura pas non plus de développement.
F. NAPHO

source : L Essor

Point de droit : Régler une affaire sans passer par une longue procédure

Nous avons tenue de prendre une mesure parmi multiples modes alternatifs sur un sujet méconnu par la population malienne en matière pénale, qui pourrait permettre d’alléger ou encore de régler une affaire sans passer par une longue procédure judiciaire qui exige dans la plupart des cas de débourser au plaisir des greffiers et autres de l’ordre judiciaire. Cela aidera également nos juges dans  les travaux au niveau de nos tribunaux et cours. Il s’agit du thème portant sur la médiation pénale.

Dans cette hypothèse, les parties choisissent de s’en remettre à un tiers pour régler leur différend.
La médiation pénale est une mesure pré judiciaire qui intervient avant le classement sans suite et la décision d’engager des poursuites. Le recours à la médiation pénale est limité aux infractions de faible gravité et pour lesquelles l’auteur a reconnu les faits (injures, menaces, violences légères, vols simples…). Elle a pour objectif d’assurer la réparation du préjudice subi par la victime, mettre fin au trouble résultant de l’infraction et contribuer au reclassement de l’auteur des faits.
Mise en œuvre de la médiation :
Le procureur de la République saisi de l’affaire décide de la transmettre au médiateur. La médiation étant une mesure consensuelle, elle nécessite l’accord de chaque partie pour trouver une solution amiable.
Dans un premier temps, le médiateur convoque les parties séparément pour expliquer son rôle et recueillir l’accord de chacun pour la médiation.
Si les parties ou l’une d’entre elles refuse la médiation, le médiateur consigne le refus et renvoie le dossier au procureur de la République. Le mandat du médiateur prend fin.
En cas d’acceptation, le médiateur organise une rencontre commune avec toutes les parties au litige afin de trouver une solution amiable. Lors de ces rencontres, le médiateur procède à un rappel de la loi et propose, sans l’imposer, une solution au litige.
Il est possible de se faire assister par un avocat lors de la médiation, le recours à l’aide juridictionnelle pour les honoraires de l’avocat est également envisageable.
L’issue de la médiation :
Le médiateur amène les parties vers une solution raisonnable, mais ne prend pas la décision à leur place. Ce sont les parties qui décident et qui rédigent le futur accord de médiation et le signent. Cet accord n’est pas signé par le médiateur. Il s’agit d’une transaction de l’article 2044 du code civil.
– Si les parties parviennent à un accord : l’accord signé par les parties est envoyé au procureur de la République par le médiateur. Le procureur est alors chargé de vérifier l’exécution de la transaction, il procède au classement de l’affaire mais l’action publique n’est pas éteinte sauf prescription.
– Si le désaccord persiste : le médiateur informe le procureur de la République qui décide de la suite à donner à l’affaire, soit classement sans suite soit engagement des poursuites.
En cas d’inexécution de l’accord par l’une des parties, il est possible de demander l’exécution forcée ou la résolution de l’accord en justice. De plus, le procureur informé par le médiateur peut également décider d’engager des poursuites à l’encontre de l’auteur de l’infraction si celle-ci n’est pas prescrite.

« Une jeunesse mobilisée et déterminée n’a pas peur, même d’une bombe atomique »

Thomas Sankara

source :  La Sirène

Modibo Sidibé : Le déboussolé en quête de repère

Communément dans un contexte propre aux régimes bourgeois, lorsqu’un homme politique est aux affaires, la majeure partie des prises de décisions restent essentiellement motivées par des intérêts subjectifs. Des actes politiques aux mobiles obscurs ne visant continuellement qu’à mieux fortifier la nature dépersonnalisante du régime et pérenniser la domination de ceux qui en sont aux commandes. Et cela, au grand damne des administrés. Et Lorsqu’on perd le pouvoir, on est évidemment tenté de se refaire une « virginité politique et morale » en s’adonnant des fois à des critiques ou dénonciations de tous genres sur des tares dont on avait soi-même l’apanage quand on détenait encore le gouvernail. Voici le schéma typique d’un Politicien comme Modibo Sidibé dont l’imposture aura désormais beaucoup de mal à persuader.

soumaila cisse urd modibo sidibe

Si d’une certaine manière, l’histoire politique récente du Mali a pu enregistrer des empreintes lumineuses de quelques rares hommes de grande valeur, l’on peut aussi  affirmer sans risque de se tromper, qu’elle a été désespérément ralentie, assombrie et appauvrie par l’œuvre générationnelle de toute une race d’hommes politiques profondément désavouables. Des « mafiosi » dont la vénalité ne correspondrait à aucune unité de mesure. Lors d’une émission radiophonique que nous avons attentivement suivie (« Débat politique » sur Kledu) et où il était l’invité du jour, Modibo Sidibé, président des FARES anka wuli a prétendument dénoncé un certain nombre d’aspects en rapport avec le pouvoir actuel. Des caractéristiques que plusieurs maliens avaient inlassablement cherché à combattre mais sans succès durant toutes ces années où il fut lui-même placé à de hauts postes de responsabilité particulièrement à la tête du gouvernement. Loin de nous toute idée de faire une quelconque apologie de l’actuelle gouvernance. Mais si en effet, Modibo Sidibé, oubliant sûrement très vite, soutient aujourd’hui qu’« il faille que l’Etat change sa stratégie de communication afin de redorer l’image du Mali à l’extérieur… » Ou affirme que « L’administration ne doit pas être politisée mais plutôt agir au service de tous… » L’on est par conséquent en droit de rappeler que ce sont ces mêmes groupes de politiciens qui, par mépris et soif de pouvoir, ont largement contribué à dégrader l’image du Mali à l’extérieur en commençant par fragiliser ses supports à l’extrême pour ensuite le vilipender auprès de certaines instances de décision à la solde de l’Occident et finir ainsi par présenter le Mali aux yeux de l’opinion internationale comme n’étant qu’une « piètre nation ». Si en outre, l’administration malienne s’est fortement structurée sur des bases népotistes et « claniques » au point de se dénuer de toute crédibilité et toute performance au service du citoyen, cela ne peut s’attribuer qu’à tous ces responsables publics qui visiblement n’avaient aucun sens de l’Etat. Le régime foncièrement ploutocrate et pathétiquement laxiste du général déchu dont Modibo Sidibé fut l’un des Premiers Ministres, n’a mécaniquement œuvré qu’à détruire les fondements de cette administration en finissant par la transformer en une véritable « proie » à la merci d’une horde de « faucons » qui jouissaient librement sous le protectorat d’une justice maffieuse. Qu’est-ce que ce malheureux régime a-t-il définitivement apporté aux maliens si ce ne sont que désenchantement et humiliation ? Une franche interrogation qui donnera certainement du fil à retordre à tous ces nostalgiques de cette ère maussade de notre histoire. Ensuite, qu’est-ce qui pourrait légitimer les propos de Modibo Sidibé lorsque l’on l’entend dire que « l’Etat ne doit travailler qu’à assurer le bien-être commun, empêcher le libéralisme à outrance et s’atteler à la préservation de l’équité entre tous les citoyens… » ? Comment Modibo Sidibé compte-t-il pouvoir convaincre les maliens à l’aide d’artifices aussi dérisoires lorsque l’on est bien au courant que certaines grandes décisions auxquelles il fut associé n’ont pour la plupart consisté qu’à enrichir illicitement une minorité et vider notre système judiciaire de toute sa substance ? Si aussi, lors des dernières présidentielles, il axa ironiquement sa campagne sur une prétendue « souveraineté alimentaire », qu’aurait-il alors de vrai à nous raconter sur les conclusions de son fameux programme « Initiative riz » qui, en son temps, avait été paradoxalement à l’origine d’un surenchérissement effréné des denrées de base ? D’un autre point de vue, si au cours de l’entretien, Modibo Sidibé a prétendu s’insurger contre le « marchandage d’illusions » ou le « clientélisme politique » en finissant par reconnaître que ces pratiques ont amené les maliens à  « répugner » aux hommes politiques de leur pays, il prétendra ensuite vouloir œuvrer à « faire renaître » cette « confiance perdue ». Cependant, il serait bien plus honnête de la part de Modibo Sidibé de  reconnaître également qu’il fut lui-même parmi tous ces cadres fossoyeurs ayant royalement engendré les tristes facteurs de cette « répugnance politique » en croyant peut-être pouvoir esquiver un jour, les supplices de l’histoire. Les propos de Modibo Sidibé, au regard de tous ces éléments ne peuvent en vérité s’assimiler qu’à un conglomérat de subterfuges en vue de se soustraire à toute part de responsabilité dans l’effondrement de ce pays.

Etant en revanche sortis grandis de toutes ces épreuves pénibles que leur ont fait vivre des hommes politiques caractéristiquement opportunistes et folkloriques, les maliens n’aspirent véritablement qu’à une approche nouvelle, une conception hautement valorisante destinée à fixer les repères d’un vrai développement qui restituera au Mali, sa dimension réelle. Une marche qu’aucune forme d’animation politicienne ne devra réussir à entraver en cherchant à enfoncer notre tête dans le sable.

 

     Modibo Kane DIALLO

source :  La Sirène

Mali : des partisans de l’ex-président Touré réclament son retour

Des partisans de l’ex-président malien Amadou Toumani Touré, exilé au Sénégal depuis 2012, menacé de poursuites au Mali, ont organisé des rassemblements jeudi à Bamako et en province pour réclamer son retour, selon un journaliste de l’AFP et des témoins.

parti pdes soutien retour att amadou toumani toure ex president malien meeting conference reunion

Le rassemblement à Bamako a réuni dans une salle d’un centre de conférences plus d’un millier de personnes, pour la plupart en tee-shirts à l’effigie de M. Touré, surnommé “ATT” d’après ses initiales, a constaté le journaliste de l’AFP.

Des meetings similaires, avec une affluence moindre, se sont également tenus à Mopti (centre) et Gao (nord), selon des témoins joints dans ces villes.

L’ex-président “ATT doit être autorisé à revenir sans tracas” au Mali, “pour la paix et la réconciliation nationale”, a déclaré Oumar Touré, un des organisateurs.

Il “a non seulement son mot à dire, mais il est évident que sa contribution pour la paix sera précieuse”, a estimé Amadou Abdoulaye Diallo, président du Parti pour le développement économique et social (PDES), créé par ses partisans.

Général à la retraite élu président du Mali en 2002, réélu en 2007, “ATT” avait été renversé le 22 mars 2012 par des militaires qui l’accusaient d’incurie dans la lutte contre les groupes armés alors actifs dans le nord du pays.

M. Touré avait ensuite formellement démissionné le 8 avril 2012. Quatre jours plus tard, un président de transition avait été installé et 11 jours plus tard, il avait quitté Bamako avec sa famille pour Dakar, où il vit depuis (…) Lire la suite sur Jeune Afrique.com

 

Source: Jeune Afrique

Iba N’Diaye au meeting des amis d’ATT : « Le devenir des présidents de la République doit être notre préoccupation majeure »

« Le retour d’ATT ne suffit pas, il faut lui réserver la place qui lui convient dans la société », selon Ibrahima Ndiaye dit Iba. Et d’ajouter que le devenir des présidents de la République doit être notre préoccupation majeure « nous ne voulons vivre une telle situation qu’a vécue ATT. L’enfant tombe des mains de celui qui le dorlote ».

amadou toumani toure att ancien president mali

Pour lui, ATT a certes des tares comme tout le monde, tout être humain mais ce qu’il a rendu comme service dans ce pays n’est pas comparable. Ce que nous craignons aujourd’hui c’est que le parricide politique ne devienne une habitude au Mali.

« Je dis cela, car aucun président malien n’est sorti de son exercice au pouvoir par la grande porte, excepté le Président Alpha Oumar Konaré.

Le Président Modibo Keïta affectueusement appelé le père de la nation est mort étant en prison. Celui qui a mis fin à son pouvoir est le président Moussa Traoré et tout le monde sait comment lui aussi est tombé.

Il a fait lui aussi une dizaine d’années en prison mais Dieu merci actuellement il jouit de sa liberté dans la dignité. C’est ce que nous voulons pour les présidents. Après leur exercice au pouvoir, ils peuvent être jugé et subir leurs peines mais il faut qu’ils soient mis dans leur droit » a-t-il martelé.

Moussa Dagnoko

Source: Lerepublicainmali

Le 26 mars a-t-il échappé à ses acteurs ?

Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita devient chaque jour un peu plus, comme il l’a annoncé au début de son mandat, le seul maître à bord. « Il n’y aura pas deux Capitaine dans le bateau Mali », avait-il avisé.

boukary daou journaliste presse

De cette déclaration en fin septembre 2013, à ce 27 mars 2015, que d’eau a coulé sous le pont des martyrs, et IBK ‘’tel le Phoenix’’ résiste, quels que soient les moyens utilisés. Le Capitaine Sanogo, en lieu sûr ; le renard politique, apôtre de secret-défense, qui l’a mis hors d’état de nuire par des exécutions sommaires et extrajudiciaires, écarté à son tour use de son droit de coopérer avec le pouvoir. D’une souplesse forcée, il se déleste de ses mousquetaires pour retrouver la paix avec les experts du FMI. Jusqu’où ira Ladji Bourama ?

Après avoir déclaré « Grand Républicain », l’ancien Général-président, Secrétaire général du parti unique-Etat, et après avoir pleuré sur le monument des martyrs tombés lors des soulèvements populaires contre cette dictature qui a fini par s’écrouler en 1991, IBK en arrive à se faire passer pour le plus « marsiste » de tous les révolutionnaires de mars 1991, en écartant tous, du geste de dépôt de gerbes de fleurs, au monument des martyrs.

Le  prétexte sécuritaire est tout trouvé. Ce geste de reconnaissance, de devoir de mémoire, n’avait jamais été accompli en solitaire comme IBK l’a fait hier, maintenant tout le monde sur la touche. Ce n’est qu’après son départ des lieux, que ceux qui se sont sentis exclus, privés de quelque chose, se sont approchés la mort dans l’âme, heurtés et très mécontentés, murmurant l’adage : « si le partage du gibier de la chasse collective est confié à un étranger, le fils du propriétaire du chien de chasse risque d’être privé ». A qui la faute ?

A qui la faute, si celui qui a parachevé la révolution du 26 mars est aujourd’hui en exil ? Si des leaders des associations et organisations dites démocratiques qui ont conduit le mouvement à la victoire du 26 mars n’ont pas été à mesure de constituer une force pour réaliser les idéaux, le rêve d’une société démocratique et solidaire ?

Que le président de la République et le gouvernement s’approprient le 26 mars est appréciable, mais que tous soient maintenus à la touche sauf IBK donne à méditer. A croire que le pouvoir s’est approprié seul la symbolique du 26 mars, est soit une avancée, soit la deuxième mort du mouvement démocratique. Le minimum est que le 26 mars a presque échappé à ses acteurs.

B. Daou

Source: Lerepublicainmali

Meeting des amis d’ATT : IBK sommé d’aller chercher ATT à Dakar

Les amis de l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) ont réussi une grande mobilisation de masse, le jeudi 26 Mars 2015, pour réclamer vivement le retour de l’homme du 26 mars 1991. Après trois années d’exil au Sénégal, depuis qu’il a démissionné du pouvoir le 8 Avril 2012, suite au coup d’Etat militaire qui l’a chassé du pouvoir le 22 mars de la même année. Dans une salle des mille places pleine à craquer, les amis d’ATT venant de différents partis politiques et d’associations de la société civile, demandent au président IBK « le Mandé Mansa » d’aller chercher son frère ATT « le Mandé Mori ».

parti pdes soutien retour att amadou toumani toure ex president malien meeting conference cicb

La salle Jéli Baba Sissoko de 1000 places du CICB  était pleine à craquer, ce jeudi 26 Mars 2015, à l’occasion d’un grand meeting organisé par l’Association citoyenne de soutien à ATT (ACS) pour réclamer haut, à qui veut l’entendre le retour au bercail de l’ancien Président de la République, Amadou Toumani Touré. Celui-ci demeure l’icône du 26 Mars 1991 parachevant l’avènement de la démocratie dans notre pays.

La cérémonie qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 26 Mars 1991 a regroupé plusieurs hommes politiques et des amis d’ATT venus de partout à travers le pays, et de différentes associations et de partis politiques.

L’ancien ministre Amadou Abdoulaye Diallo, porte-parole du parti PDES, a d’abord passé en revue la carrière politique et militaire de l’ex président ATT avant de faire un bilan des réalisations effectuées au cours de son exercice au pouvoir.

Selon lui, être présent à ce grand rassemblement est un appel du devoir, de l’honneur, de la dignité et de la fidélité au président, Amadou Toumani Touré, à sa vision, son ambition et son action politique au service du Mali.

Selon lui, cette initiative citoyenne qui réclame le retour d’ATT n’est pas fortuit car ATT est citoyen malien comme les autres jouissant de tous ses droits et au-delà de cette considération, il n’est pas un citoyen ordinaire parce qu’il fut chef d’Etat des années durant au Mali et originaire de la région de Mopti.

A l’en croire, de par son vécu, ATT a préféré épargner les vies humaines et mettre le Mali au-dessus de tout car il s’était fait le serment de ne pas verser une goutte de sang.

C’est ainsi que le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO et ses pairs ont décidé d’organiser le séjour d’ATT à Dakar au Sénégal.

A cet effet, il a remercié le président en exercice de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara et pairs pour avoir réservé un accueil chaleureux à ATT en République du Sénégal.

ATT comme une personnalité providentielle ou un messie

« ATT est à nous comme le souffle est à chaque être vivant. C’est pour cette raison que nous souhaitons qu’un nouveau jour se lève. Ce jour  sera le jour de l’espérance, de l’espoir, l’espoir que dans quelques jours l’on  puisse vous donnez rendez-vous à l’aéroport international de Bamako Sénou  pour accueillir le Président ATT et son épouse Mme Touré Lobo Traoré pour qu’elle soit à nouveau au chevet des personnes en détresse, des personnes malades comme d’habitude. Tous pour le Mali, retrouvons ce qui nous unis. Vivement le retour de Amadou Toumani Touré » a indiqué Amadou Abdoulaye Diallo.

D’autres intervenants comme Ibrahima Ndiaye de l’URD, Fatoumata Siré Diakité de l’APDF, entre autres ont mis l’accent sur la solidarité et la fraternité maliennes pour insister auprès du président IBK d’aller chercher son frère ATT à Dakar pour mettre fin à son exil.

Moussa Dagnoko

Source: Lerepublicainmali

Les cadeaux des cartels de la drogue aux « stups » américains

Des policiers américains de l’Agence fédérale de contrôle des stupéfiants (Drug Enforcement Administration, DEA) recevaient des prostituées, de l’argent, des armes et d’onéreux cadeaux des cartels de la drogue lorsqu’ils étaient en enquête à l’étranger, révèle un rapport publié jeudi 26 mars.

policiers americain Agence federale contrele stupefiants

Ce rapport de l’inspecteur général du ministère de la justice a été réalisé après la révélation que des agents du gouvernement avaient passé des soirées avec des prostituées lors d’un voyage présidentiel en Colombie, en 2012. L’enquête a porté sur les agissements entre 2009 et 2012 des policiers de quatre agences fédérales, celle contrôlant les stupéfiants (DEA), celle contrôlant l’alcool et les armes (ATF), le FBI et les US Marshals chargés de la sécurité en vol, précise un communiqué accompagnant le rapport.

Lire aussi (édition abonnés) : Les frasques des agents du Secret Service américain révélées au grand jour

Il relate notamment comment une dizaine d’agents de la DEA en déplacement auraient participé à « plusieurs soirées bruyantes » avec des prostituées. Sept ont admis leur participation et ont été suspendus entre deux et dix jours. « Sur une période de plusieurs années », ces « orgies avec des prostituées étaient financées par les cartels de la drogue locaux pour ces agents de la DEA dans leurs quartiers loués par le gouvernement américain » où se trouvaient les ordinateurs portables et les Blackberry des agents, créant « un risque potentiel pour la sécurité », peut-on lire dans le rapport. Elles auraient eu lieu entre 2005 et 2008 mais n’auraient été connues qu’en 2010.

Refus de collaborer

« Bien que certains agents de la DEA participant à ces fêtes l’ont démenti, une information suggère qu’ils auraient dû savoir que les prostituées présentes étaient payées par les fonds d’un cartel », ajoute le rapport. En outre, trois agents spéciaux de la DEA auraient reçu de « l’argent, des cadeaux onéreux et des armes des cartels de la drogue ». L’inspecteur général se dit « préoccupé par la décision apparente de la DEA de retenir les informations » sur ce type d’agissements et de ne pas lui donner un accès avant plusieurs mois et seulement après que l’affaire soit close.

D’une manière générale, le rapport épingle le FBI et la DEA pour leur refus de collaborer avec les enquêteurs, qui craignent du coup ne pas avoir obtenu l’intégralité des informations. Il relève des « faiblesses », un « manque de coordination », d’enquête ou de discipline des responsables des agences, concernant les dérives sexuelles, harcèlements sexuels et autres « mauvaises conduites » de leurs agents. Ce rapport de 132 pages émet en outre huit recommandations pour que les agences concernées « révisent » leurs procédures pour poursuivre les actes de « harcèlement sexuel et de mauvaise conduite sexuelle » de leurs personnels.

Source: lemonde.fr

Offensive régionale contre Boko Haram: une nouvelle localité reprise au Niger

Les armées du Tchad et du Niger poursuivent leur offensive contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, fief des insurgés islamistes, où elles ont repris la ville de Gachagar, a indiqué jeudi à l’AFP le ministre de la Défense nigérien.

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“Nous avons pris Gachagar”, une ville nigériane proche de la frontière avec le Niger, a déclaré le ministre Mahamadou Karidjo, qui a évoqué des “bombardements aériens et terrestres” menés ces derniers jours dans le nord-est du Nigeria par les armées tchadienne et nigérienne.

“Nous nous dirigeons vers Malam Fatori”, une autre ville nigériane frontalière avec le Niger, a poursuivi le ministre, qui a fait état de “quelques accrochages” avec les insurgés, sans évoquer d’éventuelles pertes humaines.

Selon l’armée nigérienne, des combattants de Boko Haram se sont “repliés” au sud de Malam Fatori, après plusieurs défaites successives au cours des dernières semaines. L’armée nigériane affirme à l’inverse que Malam Fatori est sous son contrôle.

Tchad et Niger mènent depuis le 8 mars une offensive terrestre et aérienne contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, à partir du sud-est du Niger voisin.

Ils ont notamment repris Damasak. Située à une trentaine de kilomètres de la ville nigérienne de Diffa, la localité de Damasak avait été conquise par les islamistes nigérians fin novembre 2014.

“Des bombardements aériens ciblés sont en cours depuis quelques jours contre des positions de Boko Haram en territoire nigérian”, a déclaré jeudi à l’AFP un cadre de la municipalité de Diffa, capitale du sud-est du Niger, frontalière avec le Nigeria.

Selon un journaliste local, ces frappes sont “menées depuis le début de la semaine” sur les zones encore tenues par Boko Haram.

“Ce (jeudi) matin, nous avons aperçu des avions militaires se diriger vers le Nigeria pour de probables bombardements”, a-t-il affirmé.

Une source humanitaire a de son côté mentionné des “mouvements de troupes” nigéro-tchadiennes jeudi matin et “des combats avec des combattants de Boko Haram”.

Le groupe islamiste avait multiplié les conquêtes territoriales dans le nord-est du Nigeria courant 2014 mais a été mis à mal dans son fief par l’opération lancée début février par le Nigeria avec l’appui décisif des pays voisins, Tchad en tête.

New York : l’effondrement d’un immeuble fait des dizaines de blessés

Selon le site du “New York Post”, au moins 30 personnes ont été blessées après l’effondrement partiel d’un immeuble dans l’East Village.

incendie immeuble pompier New York

Des dizaines de blessés après l’effondrement d’un immeuble new-yorkais. Comme l’indique le New York Post sur son site internet, l’effondrement partiel d’un bâtiment situé dans le quartier de l’East Village de la ville américaine suite à un incendie gigantesque a fait au moins 30 blessés. La destruction à l’angle de la deuxième avenue et de la septième rue Est aurait eu lieu aux environs de 15 h 30 heure locale.

Sur Twitter, des internautes témoignent déjà de l’explosion : “J’ai entendu un énorme boom. Des riverains aidaient des personnes à sortir des débris de l’immeuble”, assure notamment Scott Westerfield sur le réseau social, publiant des photos de l’incendie.

Source: LePoint.fr

L’ex-chef de gouvernement malien Moussa Mara à Berlin

Moussa Mara participe ce soir à Berlin à une conférence intitulée “Défis et perspectives du processus de paix au Mali”. Une conférence organisée par la fondation allemande Friedrich Eber.

moussa mara costume primature garde corps

Cette semaine, le président IBK s’est entretenu avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika de l’accord de paix, accord que seul le camp gouvernemental a paraphé pour l’instant. De son côté, la coordination des mouvements de l’Azawad demande à ce que le texte soit renégocié. On écoute à ce sujet la réaction de Moussa Mara.

“Alors que des fléaux comme la corruption, l’impunité, les problèmes de justice sont des réalités importantes, il est difficile de produire des résultats rapidement” (Moussa Mara)

Moussa Mara répondait aux questions de notre correspondante à Berlin Audrey Parmentier.

Source: dw.de

Crise du nord : opération militaire française, quatre jihadistes tués (armée)

L’armée française vient d’achever une opération antijihadiste dans le nord du Mali au cours de laquelle quatre hommes armés ont été tués et des milliers d’obus et de munitions saisis, a annoncé jeudi l’état-major.

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L’opération, qui a mobilisé 770 hommes sur quatre semaines (26 février-26 mars) dans l’Adrar (montagne) du Tigharghar, visait “à s’assurer que les groupes armés terroristes ne sont pas réinstallés et à faire pression sur leurs flux logistiques”, a expliqué le porte-parole de l’état-major des armées, le colonel Gilles Jaron.

Le 2 mars, des soldats français ont eu un accrochage avec un groupe de huit à dix hommes armés, dont quatre ont été tués, a indiqué le colonel. “Les autres, vraisemblablement blessés, ont disparu”.

Les stocks saisis durant toute l’opération -4.000 munitions et 1.000 obus- ont été enfouis par l’armée française dans le sol et détruits par explosion, a-t-il ajouté lors de son point de presse hebdomadaire.

Depuis l’intervention française Serval en 2013, le nombre de jihadistes présents dans l’Adrar des Ifoghas – qui inclut le Tigharghar – se situerait entre 100 et 200 hommes, contre 1.500 à
2.000 auparavant, selon une source militaire française.

Les jihadistes, qui y avaient installé leur bastion lorsqu’ils contrôlaient le nord du Mali entre 2012 et 2013, ont été tués par centaines lors de Serval ou en ont été chassés.

“L’Adrar des Ifoghas et en particulier du Tigharghar est aujourd’hui essentiellement une zone de passage et de stockage” d’armes pour des opérations de harcèlement des forces de l’ONU (Minusma), a relevé M. Jaron.

“Les forces françaises étaient (en 2013) dans une logique de lutte contre des gens retranchés. Aujourd’hui notre combat consiste à déceler ces caches, couper ces flux logistiques”, a poursuivi le porte-parole.

La force française Barkhane (3.000 hommes), qui a succédé à Serval à l’été 2014 et concerne cinq pays (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso), mène régulièrement des opérations de reconnaissance, contrôle de zone et recherche de caches d’armes et de combattants sur
la bande sahélo-saharienne.

Neuf opérations d’envergure, associant souvent des soldats des pays partenaires, ont été menées au premier trimestre 2015, de la forêt de Ouagadou au Mali, près de la frontière mauritanienne, à la passe de Salvador à la frontière Libye-Niger.

“Nous ne sommes plus dans une logique de coup de marteau mais de “coups de râteau” pour nous assurer qu’il n’y a plus de mauvaise herbe”, a expliqué le colonel Jaron.

AFP

Source: Libération

Les habitants de Tombouctou souhaitent le retour des manuscrits

4203 manuscrits ont été brulés ou volés par les islamistes à Tombouctou, pendant l’occupation du nord du Mali en 2012.

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Une grande perte, certes pour tout le Mali, mais particulièrement pour les habitants de cette ville qui s’identifient à ces documents.

«Pour nous, Tombouctou ne serait pas sans ces manuscrits. Ils sont l’âme de cette ville» explique fièrement Mohamed Ag Issa.

Pendant l’occupation terroriste, un nombre important de ces documents historiques (90% selon les spécialistes) a pu être sauvé grâce à la vigilance des gardiens de ces trésors.

« Nous avons dans notre bibliothèque, une école coranique, ils (les djihadistes) ne se doutaient pas qu’il y avait des manuscrits. Mais, par prudence, nous les avons délocalisés dans des familles. Donc, aucun de nos manuscrits n’a subi de dommage » se réjouit Djadjé Hammadoune Maïga, le directeur de la bibliothèque Almoustapha Konaté.

Par contre d’autres bibliothèques comme, celle de l’Institut Ahmed Baba ont délocalisé leurs manuscrits à Bamako. Selon Abdoulkadri Idrissa Maïga, directeur général de l’Institut à Bamako, « sur les 45 000 et quelques manuscrits que comptait la bibliothèque, 40 à 41 000 » sont dans la capitale malienne, à 907 km de Tombouctou.

Des mesures sont prises pour une conservation durable. Un projet de numérisation des documents est aussi en cours. « Nous avons prévu de former 16 agents pour la numérisation et la confection des boites à documents, sur financement de la Norvège et de l’UNESCO » affirme, Abdoulkarim Idrissa Maïga.

Un projet ambitieux, mais les citoyens de Tombouctou, ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, veulent revoir les manuscrits dans la ville légendaire des 333 saints. « Dès que la paix revient, les manuscrits doivent retourner à Tombouctou, Puisque c’est là leur place » exige Boubacar Sadeck, un habitant de Tombouctou.

L’avenir des manuscrits anciens du Mali était au centre d’une conférence internationale à Bamako en janvier dernier. Environ 377 000 manuscrits, appartenant à plusieurs familles de Tombouctou sont conservés dans les locaux de l’ONG Sauvegarde et Valorisation des Manuscrits pour la Défense de la Culture Islamique (SAVAMA-DCI) à Bamako. Selon les historiens, ces documents sont des textes islamiques rédigés au XIIIe siècle. Le gouvernement du Mali s’est engagé dans une procédure permettant de mettre les manuscrits sous la protection de l’Unesco d’ici 2017.

sahelien.com

Source: Sahelien

Les pays arabes vont créer une force militaire conjointe

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont décidé jeudi la création d’une force militaire conjointe d’intervention rapide, rapporte la télévision égyptienne.

LES PAYS ARABES VONT CRÉER UNE FORCE MILITAIRE CONJOINTE

Leur proposition sera transmise aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation réunis en sommet ce week-end en Egypte à Charm el Cheikh, dans le sud du Sinaï.

“Les ministres (…) arabes ont convenu d’adopter un important principe, la formation d’une force militaire arabe unifiée”, a déclaré à la presse le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil el Arabi, à l’issue d’une réunion dans la station balnéaire de la mer Rouge.

“Cette force aura pour mission d’intervenir rapidement pour faire face aux menaces contre les nations arabes”, a-t-il dit.

Nabil el Arabi a été chargé par les ministres des 22 pays membres de la Ligue d’assurer la coordination entre les chefs d’état-major des différentes armées nationales pour former cette force dans un délai d’un mois.

Cet accord intervient en pleine offensive lancée par l’Arabie saoudite et ses alliés arabes contre les rebelles chiites qui cherchent au Yémen à renverser le président Abd-Rabbou Mansour Hadi.

Il y a deux semaines, Nabil el Arabi avait appelé à la création d’une force multinationale capable d’intervenir rapidement contre les groupes terroristes, de participer à des missions de maintien de la paix et de sécuriser des opérations humanitaires.

(Mahmoud Mourad et Ali Abdelaty, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Irak: l’offensive sur Tikrit reprend après des frappes américaines

Les forces irakiennes sont reparties jeudi à l’assaut de Tikrit pour déloger les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), fortes du soutien aérien fraîchement apporté par la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

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Washington a mené depuis mercredi un total de 17 raids aériens sur cette ville située à 160 km au nord de Bagdad, et la France en a effectué un, selon les commandements militaires des deux pays, qui, comme la soixantaine de nations engagées dans la coalition antijihadistes, n’étaient pas encore intervenus à Tikrit.

Les Etats-Unis ont longtemps exprimé leurs réticences à intervenir, en raison notamment du soutien actif de l’Iran aux milices chiites engagées dans la bataille. Mais la donne a changé mercredi lorsque le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a réclamé des frappes.

Fortes de ce soutien aérien, les forces irakiennes ont relancé jeudi leur offensive terrestre, suspendue la semaine dernière en raison des nombreux engins explosifs disséminés par les jihadistes retranchés dans la ville.

Mais la bataille au sol engagée le 2 mars et présentée comme la plus massive depuis que l’EI s’est emparé de vastes pans de territoire en Irak en juin 2014, se fera désormais sans les milices chiites, a affirmé le général Lloyd Austin, commandant des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom).

Ces dernières, à qui Téhéran a notamment fourni de l’artillerie et des conseillers, “se sont retirées” de la zone de Tikrit et la bataille est maintenant menée par environ 4.000 membres des forces spéciales et de la police irakienne, a précisé le général Austin.

Il était cependant impossible dans l’immédiat de confirmer si ce retrait était effectif sur le terrain.

“Le gouvernement irakien devait être en charge de l’opération” pour que la coalition intervienne, c’était une “pré-condition”, a expliqué le général lors d’une audition au Sénat.

Ces propos faisaient écho à ceux d’un responsable américain ayant indiqué plus tôt que le président Barack Obama avait conditionné les frappes américaines à un rôle plus important des forces gouvernementales à Tikrit.

Le chef du Centcom a par ailleurs dénoncé la “mauvaise approche” adoptée jusqu’alors à Tikrit et affirmé que la nouvelle configuration des combats permettrait d'”aller de l’avant”.

– 30.000 civils assiégés –

Après une lente progression au sol dans les premières semaines, “l’opération commence réellement maintenant”, a estimé un responsable de la Défense américaine, interrogé par l’AFP.

L’offensive a repris “depuis le front sud à Awja”, a détaillé un commandant militaire de la province de Salaheddine, dont Tikrit est la capitale.

Les forces irakiennes attaquent également depuis les fronts ouest et nord et ont réparé un pont détruit par l’EI pour stopper leur avancée depuis l’est, a-t-il ajouté.

Enfin, Bagdad a déployé ses avions Soukhoï pour bombarder Tikrit jeudi, selon le ministre de la Défense Khaled Al-Obaidi.

Bagdad avait notamment justifié la suspension de son offensive par la présence de nombreux civils pris au piège. Leur nombre exact est impossible à définir, mais un porte-parole du Croissant rouge affirmait la semaine dernière que “pas plus de 30.000 civils, probablement un peu moins” se trouvaient toujours dans Tikrit.

Le général américain James Terry, qui dirige le commandement américain menant les frappes (CJTF), a ainsi assuré que les raids entamés mercredi “sont destinés à détruire les bastions de l’EI avec précision, sauvant ainsi des vies irakiennes innocentes, tout en minimisant les dommages collatéraux aux infrastructures”.

L’entrée en jeu des Etats-Unis dans la bataille et le retrait des miliciens chiites soutenus par l’Iran interviennent au moment où les deux pays mènent en Suisse des négociations ardues sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

L’importance des milices chiites regroupées pour la plupart parmi les “Unités de mobilisation populaire”, et celle du général iranien Ghassem Souleimani, considéré par certains Irakiens comme le cerveau de l’opération à Tikrit, était perçue d’un mauvais ?il par Washington.

La prise de Tikrit, fief de l’ancien dictateur Saddam Hussein, représenterait un revers important pour l’EI, qui sévit également en Syrie voisine, car il s’agit d’une des villes les plus peuplées que le groupe extrémiste sunnite contrôle en Irak.

Les Saoudiens interviennent au Yémen contre les rebelles soutenus par l’Iran

L’Arabie saoudite et des pays alliés ont lancé jeudi une intervention militaire au Yémen pour contrer l’avancée de rebelles chiites soutenus par l’Iran, qui a vivement dénoncé cette opération “dangereuse”.

avion drone chasse combat aerien

Téhéran, traditionnel rival de Ryad au Moyen-Orient, a mis en garde contre une propagation du conflit à d’autres pays. L’opération va “créer plus de tensions dans la région”, a averti son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

En pleines négociations sur le nucléaire iranien, les Etats-Unis ont apporté leur soutien à l’intervention, sans toutefois y participer directement.

L’Union européenne s’est pour sa part inquiétée des “risques de graves conséquences régionales” d’une telle opération, en se disant “convaincue que l’action militaire n’est pas une solution”.

L’opération, baptisée “Tempête décisive”, a été déclenchée dans la nuit par des frappes saoudiennes sur différentes positions des Houthis, ces miliciens chiites qui ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes ces derniers mois et qui menaçaient de prendre la grande ville du sud Aden, où s’est réfugié le président Abd Rabbo Mansour Hadi après la prise de Sanaa en début d’année.

Des habitants de la capitale Sanaa ont témoigné de violentes explosions avec l’entrée en actions de la DCA au passage des avions de combat. Certains ont décidé de fuir par craintes de nouveaux raids. “Je m’en vais avec ma famille” car “Sanaa n’est plus sûre”, a témoigné Mohamed, un habitant.

L’Arabie saoudite a mobilisé 150.000 militaires et 100 avions de combat, tandis que les Emirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, Koweït 15 appareils et le Qatar 10, a indiqué Al-Arabiya, chaîne de télévision à capitaux saoudiens. Bahreïn a annoncé participer avec 12 avions de combat.

L’opération mobilise également l’Egypte –avec son aviation et sa marine–, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc, selon Ryad.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a exprimé son “soutien total” à l’intervention, deux jours avant le sommet annuel arabe du Caire où le Yémen devrait figurer en tête de l’ordre du jour.

– L’aéroport d’Aden repris –

L’Iran chiite, qui dément soutenir les Houthis, a estimé que “cette agression ne donnera aucun résultat, si ce n’est provoquer une propagation du terrorisme”, en allusion notamment au groupe jihadiste Etat islamique qui a revendiqué son premier attentat la semaine dernière au Yémen.

Son allié au Liban, le Hezbollah, a dénoncé une agression “américano-saoudienne”.

L’intervention militaire fait suite à plusieurs appels à l’aide émanant du président Hadi, incapable de faire face à l’avancée des rebelles qui se sont approchés ces derniers jours d’Aden.

Elle “vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays”, a expliqué l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, Adel al-Jubeir.

Les raids ont permis de “détruire les défenses aériennes des rebelles houthis, la base aérienne Al-Daïlami attenante à l’aéroport de Sanaa, des batteries de missiles SAM et 4 avions de combat”, selon un bilan cité par l’agence saoudienne SPA.

L’aviation saoudienne “a pratiquement sécurisé l’espace aérien yéménite” et “s’emploie à mettre en place une large zone d’exclusion aérienne”, a déclaré un conseiller saoudien.

L’Arabie a en outre ordonné un renforcement des mesures de sécurité sur son territoire.

Des forces loyales au président ont en outre repris l’aéroport d’Aden, passé la veille sous le contrôle des forces anti-gouvernementales qui ont ensuite abandonné leur base à Aden.

– Inquiétude pour les civils –

Les bombardements saoudiens, qui ont cessé à l’aube, ont fait au moins 14 morts civils à Sanaa, selon la défense civile, tandis qu’aucun bilan n’a été communiqué sur les pertes parmi les combattants.

Le Comité international de la Croix Rouge a exprimé ses inquiétudes quant au sort des civils et appelé les parties en conflit à “respecter la vie humaine”.

La crise dans ce pays pauvre de la péninsule arabique s’est envenimée depuis septembre 2014 quand les Houthis ont déferlé sur Sanaa pour y contester le pouvoir de M. Hadi et dénoncer un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui priverait son fief dans le nord d’un accès à la mer.

Les Houthis combattent avec des unités de l’armée fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, poussé en 2012 au départ après 33 ans au pouvoir.

Pour les experts, le Yémen, écartelé entre le nord dominé par les Houthis et le sud par les pro-Hadi, est le théâtre d’une guerre par procuration entre deux poids lourds de la région, l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite, qui risque d’aboutir à une désintégration du pays.

A cela s’ajoute la poursuite d’actions d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), bien implanté dans le sud-est. Et pour ajouter au chaos, le groupe jihadiste Etat islamique a récemment revendiqué des attentats suicide ayant fait 140 morts à Sanaa.

Présidentielle au Nigeria: la campagne s’achève sous haute surveillance

Derniers appels aux électeurs, sécurité renforcée: la campagne électorale s’achevait jeudi soir au Nigeria, géant démographique et économique du continent africain, à moins de 48 heures d’une présidentielle annoncée comme serrée, sur laquelle plane l’ombre des insurgés islamistes de Boko Haram.

Goodluck jonathan president nigerian muhammadu buhari ex general parti opposant

A quelques heures de la clôture officielle de la campagne, jeudi à minuit (23h00 GMT), le président sortant Goodluck Jonathan, 57 ans, et son principal rival, l’ancien général Muhammadu Buhari, 72 ans, donnés au coude-à-coude par les commentateurs, ont jeté leurs dernières forces pour convaincre les électeurs de voter pour eux samedi.

“Je ne me souviens pas d’un scrutin aussi important dans l’histoire de notre nation, et nous avons besoin de votre soutien”, a lancé le président Jonathan, candidat du Parti démocratique populaire (PDP), dans un ultime message relayé dans la presse nigériane et accompagné de 40 pages de publicité sur les grands “succès” de son mandat.

M. Buhari, du Congrès progressiste (APC), qui fut à la tête d’une junte militaire dans les années 1980 et aime à se définir comme un “démocrate converti”, a basé toute sa campagne sur “le changement”. Le PDP est aux affaires depuis la fin des dictatures militaires en 1999.

Dans son dernier message aux électeurs, transmis aux médias, il s’est engagé à “reconstruire l’armée” et à s’assurer que “jamais plus les terroristes ne trouvent refuge au Nigeria”.

Les deux rivaux se sont à nouveau engagés jeudi à faire régner le calme dans leurs camps respectifs, lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté l’archevêque catholique d’Abuja, John Onaiyekan, et le sultan de Sokoto, la plus importante autorité musulmane du Nigeria, dans un pays où les dissensions politiques attisent souvent les tensions religieuses.

Les périodes électorales sont souvent très violentes dans le pays le plus peuplé

Mais, pour le porte-parole de la Commission électorale indépendante (INEC), Kayode Idowu, c’est surtout l’acceptation de la défaite, par le candidat perdant et son camp, qui permettra d’éviter des violences après les élections.

d’Afrique (173 millions d’habitants), première économie du continent.

Lors de la dernière présidentielle en 2011, près d’un millier de personnes ont été tuées après l’annonce de la victoire de M. Jonathan contre M. Buhari, qui était déjà son principal adversaire.

Selon la commission nigériane des droits de l’Homme, les violences ont déjà fait près de 60 morts pendant la campagne.

– Violences politiques et islamistes –

Aux violences politiques, s’ajoutent les menaces d’attentats islamistes.

Mis à mal dans ses fiefs du nord-est par une opération militaire régionale, Boko Haram, qui a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI), a promis de perturber le scrutin.

Le groupe armé a démontré sa capacité à multiplier les attentats-suicides contre des cibles vulnérables comme les marchés et les gares routières du nord.

Initialement prévues le 14 février, les élections ont déjà été repoussées, officiellement en raison de la mobilisation de nombreux militaires contre Boko Haram dans le nord-est.

Les frontières maritimes et terrestres ont été bouclées mercredi à minuit (23h00 GMT) jusqu’à la même heure samedi, et les forces de l’ordre ont annoncé avoir pris des mesures spéciales pour s’assurer du déroulement pacifique de la présidentielle mais aussi des législatives de samedi.

En début de semaine, le chef de la police nigériane a ordonné “une interdiction totale” de circuler samedi pour tous les véhicules, sauf ceux utilisés pour des “missions essentielles”, entre 08H00 et 17H00.

Et le Département des services de sécurité de l’ Etat (DSS), l’agence nigériane de renseignements, a appelé à la plus grande vigilance samedi dans les endroits très fréquentés.

“On demande aux électeurs de se méfier des personnes portant des tenues larges ou volumineuses au niveau du ventre”, a déclaré la porte-parole du DSS, Marlilyn Ogar.

“Détectez les sacs abandonnés, les bagages, les poubelles, les contenants étranges ou tout autre objet suspect”, a-t-elle ajouté.

La sécurité sera particulièrement renforcée autour des bureaux de vote et des cibles considérées comme “vulnérables”, telles que les banques et les bâtiments officiels, de peur d’attentats à la bombe.

Quelque 68,8 millions d’électeurs sont appelés aux urnes samedi .

Tout le matériel électoral, dont les scanners biométriques, utilisés pour la première fois, a été distribué dans les 36 Etats de la fédération et dans la capitale fédérale. “Tout est en place” pour le scrutin, a assuré le porte-parole de la commission électorale.

Les élections “se dérouleront de façon irréprochable”, a-t-il assuré. Les résultats doivent être publiés dans les 48 heures suivant la fermeture des bureaux de vote.

Une fracassante interview de Yambo OUOLOGUEM, par Linda KUEHL, sur l’africain, son être et son devenir

Cette interview date de mars 1971, quelques mois après la publication américaine de son premier roman « Le Devoir de Violence » en anglais, « Bound to Violence ». Une démonstration, à sa façon, de l’imposture de l’accusation de «plagiat » qu’un certain milieu politico-littéraire  français colla, sans procès, à ce gigantesque monument de la littérature francophone, peu après son  couronnement du célèbre prix Renaudot, qu’il disputa en 1968 à un millier d’autres écrivains français.
C’est un très subtil style ancien, « l’intertextualité » remis au goût du jour par un obscur jeune intellectuel, de surcroît négro-africain, qui daigna sonder le sens des nuances de ses « maitres français », avec une arrogante dextérité qui força la reconnaissance. Péché impardonnable !

Yambo Ouologuem ecrivain

Bientôt, par une diffuse campagne d’intoxication, sans jamais lui reconnaitre le droit de se défendre que lui aurait permis un procès en justice, ils l’expédièrent aussi rapidement qu’il vînt dans l’ingratitude de l’histoire.

En maliens, refusons de nous résigner à l’anonymat auquel ses détracteurs et bourreaux ont voulu le condamner. Yambo Ouologuem fait partie, et doit faire partie de notre patrimoine culturel et littéraire. Une mère abandonne-t-elle son fils, parce que ses  ennemis le trainent dans la boue ? Surtout, quand il a raison? Ainsi en va t – il de l’Etat et de son citoyen.

Implorons les maisons d’Editions maliennes à s’intéresser à cette œuvre de notre prodige concitoyen ; implorons nos riches entrepreneurs maliens à intégrer dans leur patriotisme économique, un patriotisme intellectuel à travers le  financement de la réédition au Mali des ouvrages de Yambo Ouologuem. C’est un hommage à son courage intellectuel, que chaque malien se doive d’encourager.

Maintenant, il est temps de vous laisser en compagnie de Yambo lui–même, dans  cette brillante interview avec Linda.

Interview

Linda : Est-ce « Le Devoir de Violence » le premier vrai roman africain, comme il a été ainsi appelé ?

Yambo : Ce n’est pas le premier roman écrit par un africain. C’est juste que les autres ont été écrits du point de vue d’un autochtone, pour ainsi dire que, si l’écrivain était né au Sénégal, il écrivait à propos du Sénégal, et s’il était né au Congo il écrivait à propos du Congo. Je n’ai jamais conçu d’écrire du point de vue d’un malien ou dans une langue africaine, bien que je ne veuille pas dire par cela que je ne suis pas un nationaliste. [Je suis un nationaliste]. Je veux seulement dire que vous devez comprendre l’histoire des noirs à travers une certaine approche unitaire.Mon roman recouvre huit siècles et est à la fois une fresque, un épopée une légende, et un roman.

Linda : Combien est absorbé des chroniques et des documents ?

Yambo : Le livre n’a pas été absorbé. C’était des anciens  manuscrits arabes, médiévaux, des vieux manuscrits portuguais et espagnols, et je les ai condensés et élevés au niveau de légende. Seulement, du point de vue de la forme, c’est une fiction, sinon il s’agit de l’histoire et de la politique. En fait, quand je l’ai donné pour la première fois à mon éditeur, il disait que c’était impossible de le faire de cette façon car, je donnais les vrais noms des gens impliqués dans des crimes, des gens qui ont tué et entrainé des vipères, donc je devais changer les noms et transformer les pays actuels en des pays imaginaires. J’ai quand-même donné le vrai nom de Saïf, la dynastie au Soudan Anglos–égyptien et, Saïf existe toujours [à l’époque de la parution de son livre].                                         .
Mais, je parle de l’empire Nakem–Zuiko qui est une anagramme. La plupart des noms ont été renversés, ce qui, peut-être, explique pourquoi le jour après que mon livre ait gagné le prix en France, il y a eu un putsch au Mali, et beaucoup de rencontres politiques ont eu lieu où chacun essayait de voir si sa propre vie privée ou ses propres meurtres ou ceux de ses prédécesseurs y étaient décrits.

Linda : Etait – il une coïncidence que le putsch eût lieu le lendemain ?

Yambo : Je ne dis pas que c’est une coïncidence. Mais, le fait est qu’avant de me donner le prix, le Ministère des affaires étrangères de la France et les Ambassadeurs en Afrique et les Présidents de Républiques voulaient me donner un prix pour une simple histoire documentaire. Mais, en France vous ne pouvez pas gagner deux prix pour un même livre, les Ambassadeurs ont été priés de ne pas donner le leur, parce qu’ainsi je n’aurais pas pu obtenir un autre pour sa valeur littéraire [Prix Renoudot]. De toute façon, pour des raisons diplomatiques, mon éditeur ne voulait pas mettre en relief le contenu politique. Il avait payé un avocat pour éviter les problèmes, et si après cela, le livre était présenté comme une sorte de secret à propos de l’Afrique, il devrait bientôt être impliqué dans des procès. Mais quand il a été publié, j’ai reçu plusieurs lettres de plusieurs Chefs d’Etats, chacun pensant que je parlais de son propre pays.

Linda : Comment les maliens ont-ils répondu  [à la consécration de ton œuvre] ?

A Suivre….

 

(Traduit de l’anglais par Mr KONATE Mahamadou).

Source: Autre presse