Ozone-Mali: Rendre coquette la ville de Bamako

Voici bientôt quatre mois qu’une société marocaine du nom d’Ozone se charge de la propreté de notre capitale. Les agents de cette société sont visibles partout : sur les routes, dans les quartiers et travaillent jour et nuit. La ville de Bamako a-t-elle pour autant changé de visage ?
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Avant l’arrivée d’Ozone-Mali, la ville de Bamako semblait impuissante face à l’insalubrité grandissante. Contrairement à ce qu’on constate aujourd’hui, elle était envahie par des dépôts d’ordures. Il était impossible de sortir dans les rues sans sentir des odeurs nauséabondes. Presque toute la population bamakoise se dit satisfaite du travail d’Ozone-Mali. Comme nous le confie ce commerçant du grand marché : «Pour le moment, je pense qu’Ozone-Mali fait du bon boulot, car chaque matin, quand je sors de ma maison, je vois ses employés travailler jusqu’au soir. Donc, pour l’instant, on ne peut que les encourager».

En fait, cette société a permis de réduire le taux de chômage en permettant à un nombre considérable de jeunes Maliens, qui étaient sans emploi, de décrocher un boulot. Ramasser des ordures n’est plus un problème de moyens, cette société a des camions bennes qu’ils déploient dans les quartiers afin d’enlever les ordures. Des poubelles sont également installées à travers la ville.

«Ces gens-là sont à encourager. Ce qu’ils font ne va pas faire disparaître complètement les ordures, mais ils font de leur mieux. Je pense que la population doit les appuyer dans tout ce qu’ils font pour assainir notre capitale», affirme un vendeur d’habit au niveau du marché Raïda. Voyant la réduction des saletés sur les routes et les ruelles de certains quartiers de la ville, des gens restent convaincus que Bamako deviendra plus propre qu’elle ne l’est aujourd’hui. C’est le point de vue d’un employé d’Ozone-Mali. «Vu la manière dont le travail se fait, je pense que Bamako sera propre. Et ce sera encore mieux, si l’on parvenait à avoir plus de poubelles pour les implanter partout. Il y a eu un grand changement et cela se ressent à travers toute la ville», laisse-t-il entendre.

Certes, Bamako renoue aujourd’hui avec la propreté, mais il faudrait que des mesures soient prises pour assurer la sécurité des travailleurs. Parfois, ils peuvent être victimes d’accidents de circulation. Par exemple, en balayant les routes, des panneaux de signalisation doivent être installés. C’est ce que conseille d’ailleurs Oumar Sacko, vendeur de perles au grand marché. «Je trouve qu’ils travaillent bien, mais ce que j’ai constaté concerne leur sécurité. Ils doivent mettre des panneaux pour que les gens sachent qu’ils sont là».

Il faut reconnaître qu’Ozone-Mali a réussi en si peu de temps ce que les Gie d’assainissement n’ont pas pu faire en plusieurs années. Outre ce pari de l’assainissement de Bamako, qui est presque réussi, il est important de noter que l’arrivée de cette société marocaine a soulagé beaucoup de ménages en terme de revenus financiers. Car, ils sont nombreux ces Maliennes et Maliens, notamment les jeunes, à avoir un salaire pour subvenir à leurs besoins. Et ceux de leurs parents.

Massitan Koïta (Stagiaire)

Source: Le Reporter

 

Nord du Mali: les soldats français face à un ennemi invisible

Les soldats français de la base de Gao, principale ville du nord du Mali, affrontent un ennemi invisible passé maître dans l’art de l’esquive et du harcèlement, explique à l’AFP leur chef, le colonel Luc Lainé.

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Plus de deux ans après l’opération « Serval », qui a mis en déroute les colonnes jihadistes qui avançaient vers le Sud et la capitale, Bamako, « les groupes armés terroristes dans notre secteur ne sont plus en mesure de mener des actions coordonnées », assure le colonel Lainé.

« Ils ont subi, depuis Serval, une forte attrition. Ils n’ont plus la liberté d’action sur le terrain », mais « ils existent toujours », prévient-il.

« Ils sont disséminés, ils nous observent, sont invisibles. Les actions qu’ils mènent sont décousues, pas ciblées, il n’y a pas de fil directeur », précise l’officier, qui commande en France le 21e régiment d’infanterie de marine (Rima), basé à Fréjus, dans le sud du pays.

Peu après 04H00 vendredi, Journée internationale des Casques bleus, une roquette tirée d’un plateau surplombant Gao est tombée dans l’enceinte du camp (voisin de celui des Français) de la force de l’ONU, la Minusma, endommageant sans faire de victime un hangar du contingent néerlandais, selon les troupes françaises.

« C’est ce qui est dur: nous luttons contre un ennemi invisible », poursuit le colonel Lainé. « Leur mode d’action est l’évitement et le harcèlement. Ce qui est difficile, c’est qu’on ne les voit jamais, mais on sait qu’ils nous observent ».

« Le risque, c’est de se relâcher car, ne les voyant pas, on peut croire qu’ils ne sont pas là. Donc on peut être moins vigilant, et donc devenir vulnérable », souligne-t-il.

Il montre, scotchée au mur de son bureau, une photo de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, l’un des principaux chef jihadistes opérant au Sahel.

« C’est pour ça que je l’ai mis en photo: pour me rappeler qu’il existe, et qu’il me veut du mal. Ils sont toujours là, mais de manière diffuse, furtive. Ils ne peuvent plus mener d’action de combat d’envergure, mais peuvent exploiter le moindre moment d’absence de vigilance ».

– ‘Difficile de faire la distinction’ –

« Ils sont intelligents, se sont adaptés: ils cachent leur armement. S’ils se déplacent en 4×4, ce n’est plus jamais en convoi, mais un par un. Pour nous, faire la distinction entre le trafiquant, le terroriste, le gars du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg), c’est délicat », reconnaît l’officier français.

« Certains se vendent au plus offrant, c’est une façon de vivre pour certains ici. Tant qu’ils ne nous ont pas tiré dessus, nous avons du mal à savoir à qui nous avons à faire », dit-il.

Installé avec ses quelque 700 hommes dans un camp de tentes et de bâtiments en dur proche de l’aéroport de Gao, le colonel Lainé commande le Groupe tactique désert (GTD) Ouest, l’une des deux composantes de l’opération « Barkhane », qui a succédé à « Serval » et s’étend à tout le Sahel, et dont le quartier général est à N’Djamena (Tchad).

Si ses hommes partent régulièrement en patrouille dans toute la région, pour des missions de reconnaissance et pour montrer leur force, le colonel Lainé sait que l’ennemi invisible peut difficilement être surpris – à part lors d’opérations commando montées par les forces spéciales, comme celle qui a permis l’élimination, le 18 mai, de deux importants chefs jihadistes, Abdelkrim al-Targui et Ibrahim Ag Inawalen.

« Nous savons bien qu’ils observent tout ce qu’on fait », assure l’officier. « Dès qu’on bouge, dès qu’on sort d’ici, ils sont prévenus. Pour nous, il est très difficile de faire la distinction entre le gars qui téléphone à son patron ou à sa femme et celui qui téléphone à son chef de groupe terroriste ».

« Après voir libéré le pays en 2013, notre but est maintenant qu’il ne puisse redevenir un territoire hospitalier pour eux », conclut-il. « Nous devons les empêcher de refaire ce qu’ils ont fait en 2013. Notre but est que l’armée malienne et la Minusma prennent à terme cette mission en charge ».

AFP

 

Source: Le Monde

Et si l’on soutenait la Paix autrement ?

Nonobstant tout le bien  que l’on peut dire du document issu des pourparlers d’Alger et signé  le 15 Mai 2015 à Bamako  en présence d’une dizaine de Chefs d’Etat  et de nombreux et illustres Représentants de la Communauté Internationale, le désormais   » Accord  pour la Paix et la réconciliation au Mali  »  laissera  humer  une  parfum d’inachevé , jusqu’à sa signature  par l’autre partie  aux pourparlers de paix.

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Puisque nous  contribuons à faire avancer le processus on incriminera aucune des parties car Dieu reconnaitra les siens. Nous rappellerons tout simplement qu’après les premières heures d’euphorie, toutes les parties ont fini par reconnaitre que le document paraphé  de la manière dont l’on sait, avant sa signature par quelques parties le 15 Mai 2015 , n’était pas  un document parfait et que comme tous les documents du genre, il comporte des insuffisances qui seraient comblées par la suite.

Depuis la signature du document, quelques constats s’imposent  dont notamment : la détérioration de la situation sécuritaire, la forte mobilisation de la société civile pour soutenir le processus et la relance de nouvelles discussions à Alger.

En effet, la situation sécuritaire s’est  détériorée et continue de se dégrader dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Mopti, Ségou et de plus en plus à Bamako. Des attaques des groupes armés  tant unionistes que  séparatistes contre les paisibles populations civiles et de plus en plus,  contre les braves soldats de la paix des Nations Unies  se multiplient et s’amplifient au jour le jour.

A Bamako, les organisations de la société civile ont réussi une forte mobilisation  des citoyens pour soutenir le processus de paix et  le document qui l’incarne. Les acteurs politiques sont restés pour le moins discrets et cette discrétion est bien questionnable au- delà des communiqués laconiques qui ne sauraient être l’expression à souhait des positions officielles exprimées par les différents partis politiques, tant de la majorité que de l’opposition.

Si cette initiative de la société civile est à saluer, il convient de regretter les excès  en  violences verbales et autres messages qui risquaient de ternir la volonté de faire la paix ici et maintenant, nous y reviendrons.

Enfin, le 26 Mai, s’est ouverte à Alger  de nouvelles  discussions entre les parties. Ces discussions sont diversement perçues par les parties .Si pour  la Coordination  des Mouvements, elles «  …permettront de dépasser les blocages à la signature de l’Accord … « , pour les Mouvements de la Plateforme, c’est une réunion de trop dont l’objectif serait de permettre aux séparatistes de mieux s’organiser pour reprendre les postions perdues, alors que le gouvernement réfute toute ouverture de nouvelles négociations sur  un document paraphé par l’ensemble des parties. Ces divergences d’interprétations sont classiques et les diplomates rapprocheront les points de vues pour faire avancer le processus, ainsi que l’envisage la médiation.

Dans la perspective de voir  la Coordination des Mouvements  devenir partie de l’Accord faisant ainsi de celui-ci un vrai instrument juridique, les efforts de tous  ceux qui, institutions ou particuliers, veulent accompagner le processus, doivent porter sur un certain nombre  d’initiatives et d’actions de lobbying et de sensibilisation.

  1. Sensibiliser les parties à mettre fin à la détérioration grave de la situation militaire, sécuritaire et bientôt humanitaire  par des arrangements inclusifs pour renforcer la confiance entre les parties  sur le terrain.
  2. Sensibiliser les militants de la paix à un soutien sans équivoque du processus de paix  qui suppose la mobilisation de toutes les parties prenantes ,y compris et surtout la communauté internationale , notamment le chef de fil de la médiation, l’Algérie, la France  qui mobilise les forces Barkhane après celles de Serval à grand frais  et en sacrifices humains fort élevés, et la MINUSMA qui entretient  une des forces les plus importantes au monde pour la stabilité du Mali.  L’Algérie, la France et la MINUSMA sont des partenaires importants du processus de paix et tout discours ou comportements  pouvant les démobiliser à ce stade, risque d’être préjudiciable à la paix au Mali.

Rappelons-nous les nombreux Damien Boiteux bien Maliens  du nom du  Héros des premières heures  à Konnan et les nombreuses autres victimes françaises  qui verraient le drapeau français en flamme  sur leur tombe à peine fermées !

Rappelons-nous les nombreux et braves soldats, notamment Tchadiens, Africains et autres soldats de la Paix, qui sont morts pour la République du Mali, son unité et son intégrité, donc des martyrs du Mali, qui verraient la MINUSMA traitée  de tous les maux !

Cette hystérie collective débordante qui est sans doute l’expression de l’impatience  de nombreux citoyens pour la paix, doit être contenue car, n’eussent  été l’engagement  et  la détermination des partenaires du Mali  au rang desquels la CEDEAO, la France, oui la France et la MINUSMA, nous serions dans  une tout autre situation.

  1. Sensibiliser les principaux partenaires militaires et sécuritaires à une plus grande coordination et pourquoi pas intégration des initiatives pour rétablir le calme et faire face ensemble à l’ennemi commun, le terrorisme et l’extrémisme religieux.

 Moussa Makan CAMARA

 Source: L’Indépendant

Supervision des élections : La MINUSMA disposée à accompagner le consortium de la société civile

Dans la perspective de l’organistaion  des élections législatives partielles en commune V du district de Bamako et des prochaines communales et régionales sur l’ensemble du territoire national, une délégation du Consortium des organisations de la société civile pour l’observation du processus électoral au Mali,   conduite par son coordionateur, Demba Tounkara, a été reçue la semaine dernière au Quartier général de la MINUSMA par le Directeur  de la division électorale de cette institution onusienne, Kouakou Assoukpé.

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A travers cette visite, il s’agit pour les membres de ce consortium de s’inspirer, non seulement de l’expérience de cette institution dans l’organisation des élections, mais aussi sollicier leur  appui  pour la supervision des élections futures. A la sortie de cette rencontre, le coordinateur du consortium a exprimé toute sa satisfaction quant à la disponibilité de  la MINUSMA de les épauler, si possible, pour la supervision des prochaines consultations électorales.

« Au terme de cette rencontre, nous avons beaucoup appris auprès de cette organisation, dont les responsables ont affirmé leur disponibiliter à nous accompagner  » a témoigné Demba Tounkara.

Il faut rappeler que ce consortium est soutenu  dans sa  mission par le NDI et  l’USAID.                                                            K. THERA

Source:  L’Indépendant

Intime conviction : Le combat du ministre Me Bathily mérite le soutien sans réserve du peuple

L’avenir du Mali est loin d’être prometteur à cause de deux fléaux : l’exode rural et la spéculation foncière.

L’absence de perspectives pour de nombreux jeunes les pousse à l’exode ou à migrer, notamment vers la France et l’Espagne. Bamako, la capitale, grossit très rapidement et atteint aujourd’hui presque les 2,8 millions d’habitants. Un peuplement constitué essentiellement de bras valides qui ont abandonné la campagne pour être sous-employés dans les centres urbains, dont la capitale.

 

Parvenant à peine à se nourrir ici, rien ne compense leur absence dans les villages. Et ceux qui restent ou font le va-et-vient sont aussi privés de terres de culture par la délinquance foncière (spéculation et spoliation). Ce fléau est une bombe sociale à fragmentation à ce titre qu’elle accélère non seulement la migration (exode et émigration), mais éloigne chaque jour davantage le pays de la sécurité alimentaire, un maillon essentiel du développement durable.

 

En recevant le rapport du Médiateur de la République, le 29 mai 2014, le président de la République avait promis des actions d’éclat. «J’ai donné des instructions fermes au gouvernement dans le sens de mettre fin et de réprimer avec la dernière rigueur la spéculation foncière», s’était exprimé Ibrahim Boubacar Kéïta. Une promesse qui ne pouvait être tenue que par un homme à poigne. Quand, lors du dernier remaniement, Me Mohamed Ali Bathily a quitté le ministère de la Justice pour celui des Domaines de l’État et des Affaires foncières, les observateurs ont compris le sens de cette permutation. Et il n’a pas tardé à montrer qu’il est à la hauteur de la confiance placée en lui en engageant une lutte sans merci contre ce que nous appelons la délinquance foncière, notamment la spéculation et la spoliation foncières.

 

Le juriste chevronné a déjà posé des actes concrets en engageant une lutte sans merci contre la fraude et la spéculation foncières. Après une récente annulation de cinquante titres fonciers (près de 3 500 parcelles), il s’attaque à la servitude des rails dans les communes I, II du District de Bamako et à Kati. À ce niveau, le domaine de l’État est illicitement morcelé et exploité par des particuliers qui y érigent maisons d’habitation et immeubles commerciaux. «On va déguerpir les servitudes», a juré Me Bathily après une visite sur les lieux. Et cela, avec l’application de la loi qui dit que les servitudes sont «incessibles et inaliénables». Et il était temps de prendre le taureau par les cornes. Surtout que pour de nombreux interlocuteurs, les autorités maliennes ne mesuraient pas l’ampleur du péril à sa juste valeur. Et l’État malien est fréquemment accusé par l’opposition et la société civile de «brader des milliers d’hectares au détriment des paysans locaux».

 

Ainsi, l’État aurait mis en place un système de baux à long terme renouvelables. Donc, ce sont les autorités nationales qui s’accaparent d’abord les terres, sous prétexte que la terre appartient à l’État. Ensuite, elles redistribuent ces terres à des opérateurs économiques, des entreprises privées, des agences immobilières… «Il arrive même que les représentants de ces autorités nationales s’approprient eux-mêmes ces terres», souligne un responsable d’association. Et pourtant, d’après la coutume, ces terres sont le lieu de travail et la source de vie des pauvres paysans. Il faut souligner que le droit coutumier est reconnu au Mali depuis le temps colonial et il a été ratifié par le gouvernement en 1987.  «Mais, il n’est jamais respecté, parce qu’un paysan ne vaut rien face à une agence immobilière ou un nanti. On dit aux paysans qu’ils ont tort et que la terre appartient à l’État. Et ils ne peuvent pas compter sur la justice qui leur donne rarement raison», déplore Massa Koné, responsable d’une organisation paysanne. Fermer les yeux sur l’ampleur que prend la délinquance foncière, c’est prendre le risquer d’hypothéquer tous nos efforts, surtout en faveur de la stabilité sociale et politique ainsi que compromettre les investissements visant à atteindre la sécurité alimentaire.

 

À ce rythme, ce fléau condamne les futures générations à enrichir le lot des désœuvrés de la capitale ou de ceux qui émigrent en Europe voire ailleurs sous des cieux cléments. Les bras valides qui choisiront de rester, doivent se résoudre à travailler comme ouvriers dans des exploitations privées à qui leurs parents auraient tout bradé. Ainsi, en privant de terres des ruraux, on les prive d’avenir et on donne du grain à moudre aux plus radicaux avec des risques de confrontations, voire un éclatement de sociétés rurales, certes pauvres mais socialement assez bien structurées. On se rappelle que, à Madagascar, un projet initié par le président Ravanalomanana et le géant Daewoo de la Corée du sud avait fini par provoquer la chute du gouvernement de l’époque grâce à la pression des acteurs de la société civile et des ONG. Face à cette révolte latente liée à des attributions de terres à des sociétés ou des pays étrangers, la résistance de la société civile malgache pourrait également inspirer celle du Mali où en mars 1991 une insurrection populaire a déjà eu raison d’un régime après 23 ans de dictature. Et cela n’est pas d’autant à exclure que ce sont les mêmes acteurs internationaux qui soutiennent et encadrent les organisations paysannes.

 

Il est donc salutaire que Me Mohamed Ali Bathily ait le courage de s’attaquer aux racines du Mali : l’administration locale voire régionale et les agence immobilières ! On se rappelle que déjà le 3 septembre 2014,  un Tribunal de Bamako a rendu son verdict dans l’affaire de démolition des 309 logements de Kalabambougou, banlieue de la capitale. Les principaux responsables de cet abus (un clerc d’huissier et un géomètre) ont écopé de 36 mois fermes de prison. À l’époque Me Bathily était ministre de la Justice. «Une première», que des organisations de la société civile souhaitaient voir perdurer. Cela d’autant plus que, aujourd’hui, cette spéculation ne concerne pas que les lots à usage d’habitation.

En décembre 2009, les états généraux du foncier avaient permis de faire un diagnostic sans précédent et formuler en vue du règlement des litiges et autres conflits en la matière. Le gouvernement malien a lancé depuis plusieurs mois une politique de réformes visant notamment à sécuriser et informatiser les archives domaniales, à mettre en place un cadastre ou encore à lutter contre la spéculation foncière. Les agriculteurs soutiennent ces réformes, mais demandent aussi la fin des blocages dans le règlement des litiges fonciers. Il est aussi annoncé la mise en place d’un système d’information foncière de type cadastre. Une ambitieuse réforme qui «sera très longue et coûteuse», mais pas impossible ! Son coût est évalué à une trentaine de milliards de Fcfa. Des réformes que les Maliens doivent majoritairement soutenir parce que la stabilité et le développement du pays en dépendent dans les années à venir.

Les spéculateurs fonciers sont puissants car souvent soutenus pas des puissants lobbies politiques qui n’hésitent pas à soudoyer des médias pour intimider ceux qui ont le «culot» de s’attaquer à leur empire. D’où la nécessite que tout le peuple malien s’aligne derrière le ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières dans sa résolution de mettre fin à un fléau visant à confisquer l’avenir du Mali au profit de quelques clans de riches !

Moussa BOLLY

Source: Le Reporter

Communiqué du gouvernement sur la célébration de la journée internationale des Casques Bleus

Le Gouvernement de la République du Mali se réjouit de la célébration, ce 29 Mai, de la journée internationale des Casques bleus.

communique presse logo

Le Gouvernement de la République du Mali, en cette circonstance,  adresse ses vives félicitations au Secrétaire Général des Nations unies, Monsieur Ban Ki-Moon, à l’ensemble des Casques Bleus de l’ONU à travers le monde  et singulièrement ceux de la MINUSMA dont les interventions diverses et multiformes s’inscrivent au chapitre de la restauration de la paix et de la sécurité dans notre pays.

Le Gouvernement de la République du Mali voudrait, par la même occasion, s’incliner pieusement devant la mémoire de tous les Casques bleus tombés sur le Champ de l’honneur et souhaiter prompt rétablissement à ceux blessés, pour la  défense  de l’intégrité du territoire national, du caractère unitaire de l’Etat malien ainsi que de sa forme laïque et républicaine.

Le Gouvernement de la République du Mali renouvelle sa reconnaissance à toutes les forces amies présentes dans notre pays et qui, malgré le lourd tribut payé en vies humaines, poursuivent résolument leur difficile et délicate mission de stabilisation du pays et pour la réconciliation nationale.

Koulouba, le 29 Mai 2015.

Source: Autre presse

Nigeria: la cérémonie d’investiture de Buhari marquée par les symboles

La cérémonie d’investiture s’est déroulée dans la matinée à Abuja, la capitale fédérale. Goodluck Jonathan a officiellement cédé son fauteuil de président à Muhammadu Buhari. Pour cette première transition démocratique et pacifique du pays, la mise en scène était particulièrement soignée et empreinte de nombreux symboles.

Goodluck jonathan president nigerian muhammadu buhari ex general parti opposant

La cérémonie d’investiture du nouveau président Muhammadu Buhari était très solennelle. Il y a d’abord eu des prières, musulmanes puis chrétiennes, formulées par des notabilités d’Abuja, la capitale fédérale

C’est ensuite devant le greffier en chef de la Justice et le président de la Cour suprême que Muhammadu Buhari a prêté serment. Il a notamment juré de protéger et de défendre la Constitution du pays. Il a promis de toujours agir dans un esprit de solidarité pour son pays. Et a également évoqué la lutte contre Boko Haram, qu’il est l’une de ses priorités.

Image forte de la journée : les deux présidents côte à côte. D’un côté, Goodluck Jonathan, vêtu d’un costume noir et d’un chapeau et, de l’autre, Muhammadu Buhari, vêtu d’un boubou ocre. La levée de deux drapeaux du Nigeria a été faite devant eux. Autre image forte de cette cérémonie pleine de symboles : un lâcher de colombes dans le ciel, suivi de 21 coups de canon tirés pour marquer l’occasion.

source : RFI

Football : UN NOUVEAU BAIL POUR KEITA ?

Seydou Keita a retrouvé une seconde jeunesse depuis son retour en Europe en provenance de Chine. Le milieu de terrain de l’AS Rome ne compte pas raccrocher en ce moment.

seydou keita joueur footballeur roma

En fin de contrat avec son club, le Malien pourrait prolonger son bail avec les Giallorossi. Les dirigeants du club italien ont trouvé qu’il a rendu un grand service durant l’exercice 2014/2015. L’ancien joueur de Barcelone, âgé de 35 ans, est invité à signer un nouveau bail avec le club.

Les décideurs de la Louve lui ont proposé un nouveau bail dès le mois de mars mais l’ancien milieu de terrain de Lens et de l’OM avait fait le choix de la patience. Le championnat italien prenant fin ce week-end, le joueur devrait donc sceller le cas de son futur dans les tous prochains jours.

Source : africatopsports

France : Sarkozy annonce que l’UMP s’appelle désormais “Les Républicains”

Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi que l’UMP s’appelait désormais «Les Républicains», dans un «Appel à tous les Républicains de France», diffusé sur le nouveau site internet de son parti.

Nicolas Sarkozy ex president francais interview

« Le cri d’un ralliement »

«Républicains, ce n’est pas seulement le nouveau nom d’un parti. C’est le cri de ralliement de toutes celles et de tous ceux qui souffrent de voir la République reculer tous les jours et qui veulent opposer à ce recul un refus déterminé», peut-on lire dans cet appel.

20 Minutes avec AFP

Source: 20minutes

 

Air Cocaïne : les quatre Français pourraient être fixés sur leur sort le 19 juin

Le procès s’est ouvert ce vendredi à Saint-Domingue avec la lecture de l’acte d’accusation du procureur. Le tribunal a programmé six prochaines audiences entre le 5 et le 19 juin.

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C’est finalement une surprise : le procès des quatre Français retenus en République Dominicaine n’a pas été interrompu par un coup de théâtre comme on en avait pris l’habitude depuis un premier renvoi en septembre 2014.

Quatorze prévenus comparaissent

Quatorze prévenus comparaissent devant le tribunal de la capitale dominicaine pour leur implication présumée dans un trafic de stupéfiants. En mars 2013, les quatre Français dont l’avion devait rallier l’aéroport de Saint-Tropez avaient été interpellés à Punta Cana dans le cadre d’un coup de filet, controversé, orchestré par la DNCD, l’agence antidrogue dominicaine.

Les autorités avaient alors annoncé avoir saisi 700 kg de cocaïne à bord du Falcon 50 affrêté par la compagnie aérienne lyonnaise SN-THS. Les deux pilotes salariés de cette compagnie Pascal Fauret et Bruno Odos, l’apporteur d’affaires Alain Castany, et le passager Nicolas Pisapia contestent être impliqués dans un quelconque trafic.

Les deux pilotes s’en remettent par ailleurs à la réglementation internationale selon laquelle la responsabilité du contrôle des bagages n’incombe pas aux pilotes mais aux autorités, s’agissant d’un vol commercial. Une qualification contestée par le procureur dominicain qui parle d’un vol privé. La définition juridique constitue l’un des enjeux de ce procès.

Ce vendredi trois témoins cités par la défense de Pascal Fauret et Bruno Odos se sont rendus au tribunal de Saint-Domingue : Christophe Naudin, expert en sûreté aérienne, Xavier Marchand, ex vice-président du syndicat national des pilotes de ligne, et Philippe Heneman, commandant de bord président du comité de soutien.

“Hypothèses sans fondement”

L’acte d’accusation ne présente aucune nouveauté, et révèle d’innombrables lacunes, a commenté Me Julien Pinelli, aux intérêts de Nicolas Pisapia. Le parquet n’est pas en mesure de soutenir l’accusation contre Nicolas Pisapia autrement que par des hypothèses sans fondement. Assis sur un échafaudage chancelant, fait de procès-verbaux falsifiés, de faux témoignages et d’indicateurs corrompus, le ministère public tente encore de tenir son rôle dans cette sinistre farce.”

Sauf rebondissement, le tribunal de Saint-Domingue pourrait rendre sa décision le 19 juin. Dix prévenus dominicains (dont neuf militaires) comparaissent aux côtés des quatre Français.

Source: varmatin.com

Méditerranée : 11 cadavres retrouvés dans des opérations de sauvetage

Les gardes-côtes italiens coordonnaient vendredi de “nombreuses” opérations de sauvetage de migrants en Méditerranée, où la marine italienne a retrouvé 11 cadavres sur deux embarcations de fortune.

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Appelé à la rescousse de deux canots pneumatiques, le patrouilleur Bettica a secouru à la mi-journée 86 migrants et retrouvé 11 cadavres dans les embarcations, a annoncé la marine sur son compte Twitter.

Les gardes-côtes insistent régulièrement sur les conditions “extrêmes” endurées par les migrants: déshydratation, asphyxie par émanations de carburant, alternance de chaleur et de froid, violences subies avant le départ ou pendant la traversée.

Dans le même temps, le patrouilleur Spica menait de front le sauvetage des passagers de deux grosses embarcations. En début d’après-midi, 484 migrants avaient été secourus dans cette double opération.

Les gardes-côtes ne communiquent en général sur les opérations de sauvetage qu’une fois les migrants hors de danger.

Depuis le début de l’année, plus de 40.400 immigrés clandestins ont débarqué en Italie, mais environ 1.770 hommes, femmes et enfants sont morts ou disparus en tentant la traversée, selon le dernier décompte de l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Source: APS

Centrafrique: Le défi de la (re) construction de l’appareil sécuritaire

Armée, police, gendarmerie, les forces de sécurité centrafricaines sont aujourd’hui en pleine refonte, alors que la précaire pacification de la Centrafrique est portée à bout de bras par les forces internationales avec les soldats français de l’opération Sangaris et ceux de la mission de l’ONU (Minusca).
voiture police centrafrique
Le pays traverse depuis 2013 une crise sans précédent, après des mois de violences inter-religieuses alimentées par l’ex-rébellion à dominante musulmane Séléka et les milices chrétiennes anti-Balaka.

Le territoire reste en proie aux groupes armés mais aussi aux bandits équipés d’armes à feu, souvent eux-mêmes issus des rébellions et qui profitent du vide sécuritaire.

Dans ce contexte, la charge d’assurer la sécurité revient presque exclusivement aux forces internationales qui contrôlent certaines zones géographiques et patrouillent en permanence en attendant que les Forces de sécurité intérieures (FSI) soient réformées et enfin autonomes, dans un “avenir qui parait plus lointain que proche”, selon un spécialiste de la sécurité sur place.

La Minusca compte actuellement 8.500 hommes qu’elle prévoit de porter à 10.000 avant la fin août. La force de police internationale qui compte 1.484 éléments devrait passer dans le même temps à 1.800 policiers, selon l’ONU.

La France, qui a compté jusqu’à 2.000 soldats et a été le “primo intervenant”, selon l’expression du lieutenant-colonel Olivier Delplace de l’opération Sangaris, se désengage progressivement pour “devenir une force de réserve derrière la Minusca”.

“On continue à patrouiller”, souligne l’officier, “mais le principe est qu’on intervient en renfort des FSI et de la Minusca. Il y a des officiers de liaison qui permettent de coordonner nos actions, afin qu’on ne fasse pas les mêmes choses en même temps et qu’on ne laisse pas des secteurs vides”.

Encore embryonnaires, les forces de sécurité locales restent totalement dépendantes des forces internationales.

Exemple: lors d’une patrouille de la Minusca dans le nord de Bangui à bord de véhicules blindées blancs “UN”, des policiers rwandais font un signe amical de la main à des soldats de Sangaris suréquipés qui circulent en sens inverse. Non loin de là, des gendarmes centrafricains en uniforme mais sans arme vaquent à leurs occupations de contrôle. En cas de problème, ils doivent appeler la Minusca, confie l’un d’entre eux sous couvert d’anonymat.

Un autre gendarme, interrogé dans l’arrière pays cette fois, sourit quand on lui demande ses moyens. “On n’a pas de véhicule. Quand on veut se déplacer sur un problème, on est obligé de solliciter la Minusca ou des habitants qui ont des véhicules”.

“FACA le jour, anti-balaka la nuit”
Le ministre de la Sécurité publique Nicaise Samedi Karnou se veut pourtant rassurant. “Nous avons un plan de montée en puissance. Nous avons formé 500 gendarmes et 500 policiers. Nous intervenons régulièrement avec l’appui des forces internationales. Nous sommes en première ligne”, assure-t-il en se félicitant aussi de la réouverture des commissariats et gendarmeries dans la capitale et en province.

Autre problème, de nombreux éléments des forces de sécurité sont d’anciens fauteurs de trouble qui n’ont pas hésité à troquer l’uniforme contre la machette au plus fort des violences. “FACA le jour! Anti-Balaka la nuit!”, résume un leitmotiv.

Le 17 mai, l’évasion grâce à des complicités internes d’Eugène Ngaikoisset, un anti-balaka surnommé le “Boucher de Paoua”, cinq jours après son incarcération à la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui, montre à quel point l’appareil est fragile.

La réorganisation de l’armée n’a quant à elle pas encore vraiment commencé malgré la présence sur place d’une mission de l’Union européenne “EUMAM RCA”, pour conseiller les autorités sur ce dossier vital. La confiance dans les FACA (Forces armées centrafricaines) reste faible, comme en témoigne les consignes françaises.

Au départ d’une patrouille Sangaris, le lieutenant Alan briefe ses adjoints: “Si vous avez un visuel sur des FACA vous m’avertissez. Il ne sont pas censés patrouiller”. Mais, précise-t-il aussitôt, “ils peuvent être en protection d’une personnalité, et dans ce cas, ils ont un ordre de mission”.

“Sans les forces internationales, il n’y a rien ou pas grand-chose”, résume le spécialiste de la sécurité. Il faut de l’argent pour former, équiper et embaucher des policiers, gendarmes et soldats”.

Source: Journal de Bangui

Retour de la guerre en Colombie, le processus de paix fragilisé

La Colombie a repris le chemin de la guerre avec des bombardements massifs contre la guérilla marxiste des Farc, illustrant la fragilité d’un processus de paix sans trêve armée, au grand dam de la communauté internationale.

président colombien Juan Manuel Santos

Les délégations du gouvernement et des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) mènent des pourparlers tendus, délocalisés à Cuba depuis novembre 2012, pour résoudre le plus vieux conflit d’Amérique latine, qui a fait officiellement 220.000 morts en plus d’un demi-siècle.

En l’espace d’une semaine, une quarantaine de guérilleros, dont un dirigeant issu de l‘état-major des Farc et un ancien négociateur de paix, ont été abattus dans des raids lancés en représailles à une embuscade qui avait coûté la vie à onze militaires le mois dernier.

Plongé dans un “processus de paix en pleine tempête”, le président Juan Manuel Santos, qui avait prôné une “désescalade”, a depuis adopté un ton martial. Il a exhorté l’armée à “ne pas baisser la garde” face à la levée du cessez-le-feu instauré par les Farc depuis six mois.

“Il n’y a pas vraiment de contradictions dans cette stratégie. Santos considère que si les Farc ne sentent pas de pression militaire, ils vont continuer à prolonger les négociations à l’envi”, explique, dans un entretien à l’AFP, Vincente Torrijos, professeur en sciences politiques à l’université du Rosario à Bogota.

Les derniers combats entre l’armée et la rébellion, survenus jeudi dans l’Arauca, une région pétrolifère près du Venezuela, ont fait six nouveaux morts, trois dans chaque camp.

Depuis La Havane, les représentants de la guérilla ont relancé leur campagne en faveur d’un armistice, une option rejetée par le chef de l’Etat avant un accord définitif. La délégation des Farc a dénoncé une volonté de “discuter au milieu de la confrontation jusqu’au dernier jour”.

Une lueur d’espoir est apparue vendredi avec l’annonce du lancement du plan de déminage réalisé conjointement par le gouvernement et la guérilla en Colombie, pays le plus touché au monde par le fléau des mines antipersonnel après l’Afghanistan (plus de 2.000 morts et 9.000 blessés depuis 1990).

La crise actuelle démontre que les Farc “n’ont pas l’intention de rompre le dialogue mais d’obtenir un cessez-le-feu bilatéral à tout prix afin d’avoir plus de marge de manoeuvre sur le terrain”, décrypte M. Torrijos.
– ‘Rôle crucial’ de la communauté internationale –

Forte d’environ 8.000 combattants, repliés dans les régions rurales, la rébellion a obtenu un appui de poids à l‘étranger.

Les pays garants des pourparlers, Cuba et la Norvège, d’habitude discrets sur la scène publique, ont lancé un appel afin de “poursuivre les efforts” de paix en vue de “l’adoption d’un accord pour un cessez-le-feu bilatéral définitif”.

Avant le déplacement du président Santos à Bruxelles, l’Union européenne, qui accueillera son sommet annuel avec la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac), a aussi manifesté son inquiétude.

“Les plans de Santos qui voulait y apparaître comme un grand pacificateur vont être un peu bouleversés”, ironise auprès de l’AFP un diplomate européen à Bogota.

L’UE, qui a créé à la fin de l’année dernière un fonds spécial pour financer le post-conflit colombien, exige désormais “des mesures concrètes afin d’apaiser la situation sur le terrain”.

“La communauté internationale, à laquelle se réfèrent tant le gouvernement comme les Farc, joue un rôle crucial dans ce contexte de crise”, affirme à l’AFP l’historien Carlos Medina, du Centre de réflexion et de suivi du conflit.

“Elle doit donner de la voix pour empêcher la reprise des instruments de la guerre”, estime cet expert, selon qui l’opposition interne en Colombie a “incité le chef de l’Etat à renouer avec les bombardements” temporairement suspendus.

Les précédentes tentatives de négociations avec la guérilla, dont la dernière remonte à plus de dix ans, ont toujours avorté après des faits d’armes.

Craignant une “spirale de violence imposible à arrêter dans les prochaines semaines”, Ariel Avila, chercheur à la Fondation Paix et Réconciliation, admet que “le risque pour le processus de paix est très élevé”.

Source: euronews

JOSEPH BLATTER RÉÉLU MALGRÉ TOUT

Malgré l’énorme pression née du scandale planétaire de corruption qui secoue la Fifa depuis mercredi, Joseph Blatter a été réélu à sa tête vendredi, comme attendu, pour un cinquième mandat. M. Blatter (79 ans), attaqué de toutes parts et notamment par le président de l’UEFA Michel Platini qui lui a personnellement demandé jeudi de démissionner, a été reconduit après le retrait de son concurrent, le prince jordanien Ali bin Al Hussein, avant le second tour où il l’avait poussé. “Nous allons ramener le bateau (de la Fifa) là où on joue au football. Je promets de donner une Fifa plus forte à mon successeur”, a-t-il déclaré une fois élu, visiblement ému et soulagé.

président FIFA Joseph  Blatter

A l’issue du premier tour, le Suisse a raté de peu la majorité qualifiée des deux tiers, avec 133 voix, contre 73 au Jordanien et trois bulletins nuls, sur les 209 fédérations membres de la Fifa. Le Prince Ali (39 ans) est alors monté à la tribune pour annoncer son retrait. Cette victoire intervient au bout de la crise la plus grave que le Suisse ait dû traverser depuis sa première élection, en 1998. Mais il a encore tenu bon en sollicitant l’union sacrée au sein d’une fédération internationale où il est entré en 1975 comme directeur des programmes de développement.Dans son discours de candidat avant le vote en fin d’après-midi, il avait fait valoir son profil de “leader expérimenté, un leader fort qui connaît les implications, nous devons travailler avec nos partenaires politiques et économiques”, tout en jouant sur la fibre émotionnelle: “Je veux rester avec vous!”

IL POINTE DU DOIGT L’ANGLETERRE ET LES ETATS-UNIS

D’où vient cette tempête selon lui? “Si le 2 décembre 2010, deux autres pays avaient été désignés organisateurs des Coupes du monde 2018 (Russie) et 2022 (Qatar), je pense qu’on n’en serait pas là aujourd’hui”, a lâché “Sepp”, sous-entendant que ces nominations ont provoqué la colère de l’Angleterre, candidate déçue de 2018, et des Etats-Unis, frustrés de ne pas avoir été retenus pour 2022, et dont la ministre de la Justice Loretta Lynch s’est placée en pointe dans l’offensive anti-corruption.

Le Qatar, de son côté, a assuré vendredi avoir respecté les “plus hauts standards éthiques” pour obtenir l’organisation du Mondial-2022, dans sa première déclaration officielle depuis mercredi. Ce jour-là, une bombe atomique médiatique avait explosé, avec les deux procédures judiciaires distinctes diligentées par les justices américaine et suisse, pour corruption présumée à grande échelle, et arrestations à Zurich de sept élus de la Fifa, inculpations en rafales et perquisitions de son siège.

“POUR QUE LE BATEAU NE TANGUE PLUS”

Mais la demande de M. Blatter de lui laisser la barre pour que “le bateau ne tangue plus, et avance tranquillement” a été suivie. Il navigue en tout cas dans un océan de dollars: la Fifa a enregistré un bénéfice de 338 millions de dollars (308 M d’euros) sur la période 2011/2014 pour un chiffre d’affaires de 5,7 milliards de dollars (5,2 milliards EUR), grâce en grande partie aux revenus du Mondial-2014 au Brésil. Ses réserves s’élèvent à 1,5 milliard de dollars (1,36 md euros).

Avant le vote, le prince jordanien a axé son discours de candidat sur l’image de la Fifa, fortement abîmée: “Les yeux du monde sont sur nous, nous devons envoyer un message à ceux qui nous regardent: +Nous comprenons la fragilité de votre confiance+. L’avenir passe par la transparence. Nous devons montrer que nous voulons regagner le respect du monde”. Cela n’a pas suffi, tout comme le soutien affiché de Michel Platini, qui déclarait jeudi croire à un changement de président “avec ce qui s’est passé” mercredi.

Avant le scrutin, la CAF (Afrique), 54 voix, avait annoncé vouloir rester fidèle à Blatter, considéré comme l’artisan de la première Coupe du monde organisée sur le continent en 2010. L’Asie (AFC), 46 voix, avait envoyé un signe de défiance au Prince Ali en refusant de le reconduire à son poste de vice-président asiatique de la Fifa pour le prochain mandat qui s’ouvrira samedi. Il ne siègera donc plus au gouvernement du foot mondial. La Concacaf (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes), 35 voix, a été frappée de plein fouet par les affaires, puisque son président (désormais ex-président) Jeffrey Webb fait partie des personnes arrêtées à Zurich. L’Océanie (11 voix) et l’Amérique du Sud (10) pèsent moins. L’UEFA, c’est-à-dire l’Europe (53 voix), s’était opposée à M. Blatter à quelques exceptions près, comme la Russie, supporteur du Suisse et qui considère que l’action judiciaire pilotée depuis les Etats-Unis est une manoeuvre pour empêcher la tenue du Mondial-2018 en Russie. Les USA, eux, avaient choisi Ali.

UNE FIFA TOURMENTÉE

M. Blatter reste à la tête d’une Fifa tourmentée par le feuilleton du Qatar et malmenée par la presse et les réseaux sociaux qui rivalisent de critiques et sarcasmes. Il devra aussi recoller les morceaux avec certains dirigeants politiques, comme le Premier ministre britannique. “A mon avis, il devrait partir, avait lancé avant le vote David Cameron. Vous ne pouvez pas avoir des accusations de corruption à ce niveau et à cette échelle dans cette organisation et prétendre que la personne qui la conduit en ce moment est la bonne personne pour la faire avancer”. Jeudi, François Hollande avait insisté sur la nécessité pour les organisations sportives d’être “incontestables”. Par ailleurs, les interpellations, menées à la demande des autorités judiciaires américaines, avaient réveillé des relents de guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie. Plusieurs entreprises multinationales, dont Nike, Visa, Adidas, Coca-Cola ou Hyundai, avaient exprimé leurs préoccupations.

Avant l’élection, la Palestine, qui menaçait de déposer une résolution appelant à suspendre Israël, coupable selon elle de complicité avec les agissements des autorités israéliennes, y a finalement renoncé, au moins provisoirement. “Beaucoup de mes collègues, attachés à l’éthique et aux valeurs du jeu, m’ont dit combien il était pénible pour eux de voir la question de la suspension soulevée au sein de notre famille”, a expliqué le président de la Fédération palestinienne, Jibril Rajoub. Une commission internationale de supervision a été votée à la place. Les présidents des deux fédérations se sont serré la main sous les applaudissements. M. Blatter n’a pas manqué de mettre cette poignée de mains au crédit de son bilan. Finalement avalisé.

Source: Paris Match

Un ancien ministre de la Transition surpris par des policiers en train de faire l’amour avec une folle ?

L’information est de l’hebdomadaire « Le Sphinx » dans sa parution de ce vendredi 29 mai 2015. Selon le journal, la scène s’est passée aux environs du Laboratoire central vétérinaire à côté du quartier de Titibougou

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. C’est sur ces lieux que trois porteurs d’uniforme sont tombés sur ce personnage très connu dans la République, en train de s’acharner sur une femme. Deux tourtereaux qui n’ont pu attendre d’arriver à la maison ? Eh bien non ! Il s’agit, selon le journal, d’un ancien ministre de la Transition, et pas des moindres, qui était en train de faire l’amour avec une folle.

Curieusement, rapporte le journal, lorsque les porteurs d’uniforme ont voulu intervenir, la folle criait à tue-tête : « Non, laissez-le, il vient tous les soirs, et il fait bien ça ! ».

C’est donc sous forte supplique que le pervers sexuel a remis un million de nos francs aux porteurs d’uniforme avant de démarrer en trombe pour certainement sortir rapidement de la nuée d’opprobre qui l’enveloppait en ce moment-là. Selon toujours le journal, cet ancien ministre a agi de la sorte sur recommandation de son féticheur afin de pouvoir conquérir le pouvoir. Drôle d’histoire quand même.

Source: Autre presse

Menace sur les débits de boisson et les commerces dans la zone ACI 2000 : la patrouille interpelle six malfrats et saisit des armes

Dans la zone de Hamdallaye ACI 2000, les patrouilles sont intensifiées sur le terrain et les équipes renforcées. Le bilan de quatre jours  de patrouille donne une idée de l’ampleur de la menace. Les patrouilleurs ont  mis en déroute, trois différentes bandes de malfrats soit au moment où ils allaient passer à l’action, ou qu’ils avaient fini d’opérer. Au total, six suspects ont été interpellés, des armes, de la drogue et de faux billets de banque saisis.

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De sérieuses menaces d’attaques planent sur les hôtels, les commerces, les bars et autres points de vente qui foisonnent dans la zone ACI 2000, sans oublier le reste du secteur couvert par la police du 14e arrondissement. Récemment, les clients d’un bar  sis dans la zone ACI ont été braqués et des motos enlevées. De même, des agents du corps de la paix ont été soulagés nuitamment de 150.000FCFA dans un bar. En réponse, le commissariat de police a instruit ses agents de tourner sans cesse de nuit comme de jour, à pieds ou en voiture. Au terme de quatre jours de ronde, la moisson est assez flatteuse. Trois bandes sont mises hors d’état de nuire.

La bande de Daouda Coulibaly

Dans la nuit de dimanche, vers 1H45mn, l’équipe de patrouille surprend une bande de deux malfrats qui s’apprêtait à cambrioler le centre Milagro sis à ACI 2000. Ils conduisaient une moto Djakarta et l’un d’eux qui sera identifié plus tard comme Daouda Coulibaly, était cagoulé. L’apparition soudaine de la police a fait fuir le second malfrat que transportait Daouda sur la Djakarta. Il serait un certain Ousmane, recherché.

Daouda est conduit à la police. Fouillé à corps, il a été retrouvé en possession  d’un pistolet de fabrication artisanale avec une balle de 32mn dans le canon, une paire de gants, un trousseau de six clés passe- partout, une bonbonne de gaz lacrymogène et sa carte d’identité nationale. Daouda est chauffeur de métier, mais braqueur, voleur de profession. Il est domicilié à Konibabougou, un quartier niché dans la colline, derrière Taliko, en Commune IV du district de Bamako. Interrogé sommairement, Daouda qui portait une cagoule au moment de son interpellation, n’a pas nié que lui et son compagnon en fuite voulaient cambrioler le centre Milagro. Le lendemain vers 8H, un certain Issa Keita vint intervenir auprès de la police pour demander l’élargissement de Daouda et la restitution de sa moto. Le commissaire lui réclame les pièces de l’engin, mais il se retire et revient accompagné par un vieux. Ce dernier se présente comme le père de Daouda, chef de village de Konibabougou. Il détenait les pièces de la moto qui appartient à Bourema Konaté, un féticheur du village. En raison des sérieux soupçons qui pesaient  sur  Issa Keita, il est gardé à vue pour les besoins de l’enquête. Le 14e arrondissement a sollicité le concours de la Brigade Anti Criminalité(BAC) pour perquisitionner le domicile de Daouda à Konibabougou. Sa chambre est contigüe à celle d’Ousmane en fuite et du féticheur. Cette fouille a permis aux enquêteurs de saisir une autre moto Djakarta, vingt puces de téléphone portable, malitel et orange, une paire de menottes, une grande quantité de chanvre indien, des factures de vente de moto, des outils de nuisance : pinces, tenailles, coupe-coupe et de faux billets de banque. Les trois sont mis à la disposition du procureur de la Commune IV pour association de malfaiteurs, port illégal d’arme à feu, détention de stupéfiant et de faux billets de banque.

La bande Malick Keita

Malick Keita a été sauvé de justesse d’un lynchage certain par la patrouille en ronde dans la nuit de lundi, vers 4H du matin à Djicoroni Para. Son bras droit a réussi à s’en fuir et c’est lui qui a été rattrapé par la clameur publique.  Les deux avaient escaladé le mur de clôture  d’une famille qu’ils tentaient de cambrioler. Dans leur fuite, Malick et son second avaient abandonné un sac contenant leurs outils de cambriolage. Il s’agit d’un pied géant de biche et d’une paire de pinces. Il y avait aussi dans le sac, des effets d’habillement et de faux billets. C’est un gendarme à la retraite qui a calmé la foule avant l’arrivée de l’équipe de patrouille, autrement, il serait lynché à mort. Le fugitif est recherché.

La déroute du trafiquant voleur et du perclus

Seydou Keita, c’est  le nom de ce délinquant qui opère en solo. Il a été accroché par l’équipe de patrouille dans la nuit du mardi vers 2H45mn à ACI 2000. Rattrapé après une course poursuite, il a été trouvé en possession d’une sangle noire, entendez cette grosse corde incassable, généralement utilisée par les commandos-parachutistes, mesurant environ dix mètres et d’un pistolet de fabrication allemande.

Un étui vide a été découvert dans le canon, donc il y a eu tir. Seydou a avoué qu’il partait voler des tôles sur un chantier. Conduit au commissariat et interrogé, il a confessé qu’il est aussi un dealer et un trafiquant. Il fournirait en moto et en marchandises de contrebande, Maurice ou Moïse Keita, un perclus, domicilié à Sebenikoro, commerçant de son état au marché Dibida. Ce dernier est aussi interpellé. Au total, ce sont six malfrats repartis entre trois bandes qui ont été mis à la disposition de la Justice.

Dénis T Théra  

Source: Autre presse

Boulevard du peuple : Lahaou Touré abandonne son sac de drogue et se fait rattraper par la patrouille

Un motocycliste a fait tomber samedi, un gros sac en plastic sur le boulevard du peuple pour prendre la fuite vers 1H du matin, à la vue de l’équipe de patrouille. Pourchassé et rattrapé, il est conduit au commissariat où le contenu du sac sera dévoilé, de même que son identité.

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Lahaou Touré, c’est son nom, connu des archives de la police depuis 2008 pour vagabondage, transportait dix- neuf briques de chanvre indien, pesant chacune plus d’un kilo dans son sac.

Lahaou Touré, un narcotrafiquant qui exerce le commerce de friperie comme activité écran, 29 ans, domicilié à Bozola en Commune II du district de Bamako est connu des archives de la police et de  l’administration pénitentiaire pour le trafic de stupéfiant. Samedi, vers 1H du matin, il est pris à nouveau dans les filets de la police du 1er arrondissement. L’équipe de patrouille avait choisi de camper sur le boulevard du peuple. Soudain, les patrouilleurs voient à la faveur des lumières des lampadaires, se diriger vers eux, un conducteur de Djakarta, transportant un gros sac en plastic.

A leur vue, il rebrousse chemin et laisse tomber son sac. Il est pris en chasse et son fardeau ramassé. Au niveau du passage piéton au Dabanani, il est rattrapé et embarqué avec son engin pour le commissariat. La fouille du sac a permis aux enquêteurs de découvrir dix- neuf briques de chanvre indien. Chaque brique pèse plus d’un kilo.

Interrogé sur la provenance de sa marchandise prohibée, Lahaou a soutenu qu’il travaille avec Mamadou Traoré. Ce dernier, s’il n’est pas fictif, reste introuvable pour le moment. Lahaou est retourné en prison.

Dénis T Théra

Source: Autre presse

Le Maroc se barricade : présence militaire renforcée et construction d’un mur à la frontière algérienne

Devant la menace que représentent la migration et la contrebande au niveau de sa frontière, le Maroc a renforcé sa présence militaire avec son voisin algérien et a construit un mur.

La présence militaire marocain a été renforcé à la frontière algérienne pour bloquer l’afflux de migrants et de trafiquants.

Ce renforcement à la frontière est vérifié par la déclaration du Général Bouchaïb Arroub, dont se fait écho le site d’information marocain 360.ma : « Le général Bouchaïb Arroub, inspecteur général des Forces armées royales et commandant de la zone Sud, a donné de fermes instructions afin de renforcer la surveillance armée des postes frontaliers avec l’Algérie ».

L’Algérie est accusée de laxisme par du Maroc, d’avoir facilité l’entrée sur son territoire de trafiquants de drogue et autres migrants irréguliers.

Outre ces mesures de renforcement militaire, le Maroc envisage de construire un mur long de 124 km pour s’assurer davantage de protection face l’Algérie. Les Marocains et les Algériens s’accusent mutuellement de favoriser l’immigration irrégulières sur leur territoire respectif.

Source: Afrik

Egypte : Marine Le Pen veut séduire l’Imam d’Al-Azhar

Marine Le Pen, la présidente du parti français le Front National (FN) est en visite en Egypte où elle a pu rencontrer ce vendredi le Grand Imam d’Al-Azhar.
Marine Le Pen visite Imam Al Azhar Mohamed Al-Tayeb egypte

Lors de cette étonnante visite entamée jeudi 28 mai Marine Le Pen, accompagnée par le député européen FN Aymeric Chauprade, a évoqué de « nombreuses convergences de vue » avec le Grand Imam d’Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institutions de l’islam sunnite.

Une approche de séduction qui cible Mohamed Al-Tayeb l’Imam d’Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institutions de l’islam sunnite basée en Egypte. Ce dernier a indiqué de son côté qu’il avait fait part à la présidente du parti de ses « sérieuses réserves » concernant ses « positions hostiles à l’islam », en la recevant. Mohamed Al-Tayeb a jugé que « ses opinions devaient être revues et corrigées ».

Le Front nationale avait indiqué que « la présidente du FN et le Grand Imam d’Al Azhar ont exploré ensemble les voies possibles d’une future coopération contre les salafismes et tous les courants radicaux de l’islam ».

« Confronter tout ce qui fait offense à l’Islam »

Al-Azhar a souligné que la rencontre avec Marine Le Pen se faisait dans le cadre de « l’ouverture » de l’institution « vis-à-vis de tous les courants idéologiques, pour répondre et confronter tout ce qui fait offense à l’Islam, sa tolérance et son acceptation d’autrui ». « Si elle (Mme Le Pen) avait une compréhension erronée de l’islam, le Cheikh d’Al-Azhar voulait lui montrer quel était le véritable islam », a expliqué Abbas Shoman, l’adjoint de Mohamed Al-Tayeb.

De son côté, Marine Le Pen, selon le communiqué d’Al-Azhar, « a reconnu qu’il ne fallait pas faire l’amalgame entre l’islam et les actes de violences commis par ceux qui s’en réclament ». Tout comme elle a reconnu « le droit des musulmans français à pratiquer leur foi et à l’exprimer en toute liberté », selon le texte.

La présidente du parti frontiste a par ailleurs été reçue par le pape copte Théodore II, « auquel elle a fait part à la fois de son émotion à pouvoir saluer le successeur direct de Saint-Marc sur le trône d’Alexandrie et de sa très vive inquiétude pour les chrétiens d’Egypte, de Syrie et d’Irak »

Source: Afrik

Burundi : deux grenades ont explosé dans le centre-ville de Bujumbura

Deux grenades ont explosé ce vendredi Bujumbura alors que les manifestations contre la candidature à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza se poursuivent dans la capitale burundaise. Récit de la correspondante d’AFRIK.COM sur place.
manifestant foule feu protestation violence burundi

A Bujumbura,

« Nyombare n’a pas fui, il est parti chercher de l’aide ! » entonnaient ce matin les manifestants tandis que leur mobilisation a repris de plus belle ce matin dans les quartiers de Bujumbura.

A Mutakura, la police est intervenue à coups de gaz lacrymogène et de tirs à balles réelles pour disperser les quelques 150 manifestants qui avaient barricadé la Route nationale 9. Un bulldozer a ensuite emporté avec lui troncs d’arbres et amas de débris qui barraient la route.

Deux blessés

A deux jours du sommet de la communauté est-africaine, dernière chance de résoudre diplomatiquement la crise avant les élections contestées du 5 juin, les manifestants tentent le tout pour le tout. Beaucoup souhaitent rejoindre le centre-ville pour donner un signe fort à la communauté internationale.

A 12h30, une grenade est lancée sur un véhicule garé devant le siège de la banque kényane KCB en plein centre de Bujumbura. La KCB est la banque de tous les candidats à l’exil car elle a de nombreuses succursales dans la sous-région. Un passant et un enfant des rues sont légèrement blessés.

Puis une autre grenade explose vers 16h, dans un bus vide garé près du marché central, deux badauds sont blessés. Toujours pas de revendications mais plus question d’atteindre le centre-ville pour manifester. Pour beaucoup, le président Nkurunziza a réussi son coup, encore une fois. La nuit tombe sous un climat de tension extrême : que peut-il encore se passer ?

Source: Afrik

Le ministre de l’Agriculture nigérian Akinwumi Adesina à la tête de la BAD

Le ministre nigérian de l’Agriculture Akinwumi Adesina a été élu jeudi à la tête de la Banque africaine de développement (BAD) avec 58,10 % des voix.
Akinwumi Adesina president Banque africaine développement bad

L’élection du Nigérian Akinwumi Adesina président de la Banque africaine de développement (BAD) a été annoncée jeudi par le président du conseil des gouverneurs, au palais des congrès de l’hôtel Ivoire, à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. Avec 58,10 % des voix, il devance le Tchadien Bedoumra Kordje (31,62% des voix) et la candidate du Cap-Vert (10,27%).

Il a été élu au terme de six tours de scrutins par les 80 actionnaires de l’institution financière multinationale créée en 1964. Après l’annonce des résultats, l’ancien ministre de l’Agriculture du Nigeria a salué l’action de son prédécesseur, le Rwandais Donald Kaberuka, a qui il succèdera en septembre prochain.

Il a aussi remercié la ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, pour son soutien tout au long du processus.

Succès dans l’agriculture au Nigeria

Akinwumi Adesina a acquis sa réputation en réussissant à accroître considérablement les rendements de l’agriculture dans son pays, tout en combattant la corruption dans ce secteur.

La Banque Africaine de Développement fonctionne de manière hiérarchique suivant cet organigramme : un président à la direction, représentant légal, un président du Conseil d’administration et un Chef du personnel.

Une fois élu par le Conseil des gouverneurs, le président de la BAD fait un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Sa mission consiste à gérer les affaires courantes de l’institution financière, sous la direction du Conseil d’administration.

Source: Afrik

Visite historique de Mohamed VI en Guinée-Bissau : 16 accords signés

Le roi marocain Mohamed VI est en visite officielle de trois jours en Guinée-Bissau. Près de 16 accords bilatérales vont être signés à cette occasion.
roi marocain Mohamed VI president bissau-guineen Jose Mario Vaz

Deuxième étape de sa tournée africaine, le roi du Maroc Mohamed VI a entamé jeudi 28 mai une visite officielle en Guinée-Bissau. Il a été accueilli par le président bissau-guinéen José Mario Vaz. C’est la première visite d’un roi du Maroc en Guinée-Bissau.

Lors de cette visite historique, 16 accords de partenariat ont été signés dans différents domaines de coopération entre les deux pays. Ces accords qui viennent renforcer les relations bilatérales portent notamment sur la lutte contre le terrorisme, sur les investissements, l’agriculture, la pèche, les mines, l’eau et l’électricité, les infrastructures, la santé, la suppression du visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, la coopération judiciaire.

La formation professionnelle est aussi concernée et un accord-cadre a été signé pour l’octroi de bourses d’études et de stages au Maroc, au profit des étudiants, cadres et techniciens bissau-guinéens.

Par ailleurs, Rabat et Bissau ont conclu une convention de partenariat entre la MASEN et le ministère responsable de l’énergie en Guinée Bissau.

La visite du roi Mohamed VI en Guinée-Bissau est historique et les relations entre les deux pays le sont aussi. En effet le Maroc a soutenu la Guinée- Bissau pendant la guerre de libération contre l’armée coloniale portugaise. Les premières armes avec lesquelles les Bissau-Guinéens ont combattu pendant cette guerre d’indépendance leur auraient été offertes le Roi Hassan II.

Source: Afrik

Washington raye Cuba de sa liste d’États soutenant le terrorisme

Les États-Unis retirent Cuba de leur liste d’États qui soutiennent le terrorisme. Un pas en avant crucial pour le rétablissement des relations diplomatiques.

Barack Obama president usa Raul Castro president cuba sommet Ameriques Panama

Washington a retiré vendredi La Havane de la liste noire des États “soutenant le terrorisme”, étape cruciale qui ouvre la voie à un échange prochain d’ambassadeurs entre les deux pays, perspective inimaginable il y a six mois. Cette décision, attendue depuis que le président Barack Obama s’y était dit favorable à la mi-avril, marque un tournant dans le rapprochement entre les États-Unis et Cuba après un demi-siècle de tensions héritées de la guerre froide. Il y deux semaines, le président cubain Raúl Castro avait clairement indiqué que dès que cette “accusation” serait levée, des ambassadeurs pourraient être nommés dans les deux capitales. “Les choses avancent bien, à notre rythme bien sûr”, avait-il ajouté.

La Havane figurait sur cette liste noire depuis 1982, aux côtés de la Syrie, du Soudan et de l’Iran. L’administration Reagan l’y avait placée pour son soutien aux séparatistes basques de l’ETA et aux rebelles des Farc en Colombie. “Le secrétaire d’État (John Kerry) a pris la décision finale d’abroger la désignation de Cuba comme un État soutenant le terrorisme, de manière effective aujourd’hui le 29 mai 2015″, a annoncé l’administration américaine. Cette percée majeure pour Cuba est l’aboutissement d’une lourde procédure juridique aux États-Unis entre la Maison-Blanche, le département d’État et le Congrès.

Barack Obama avait soumis sa proposition de retrait aux élus le 14 avril, lesquels avaient 45 jours, c’est-à-dire jusqu’à ce vendredi, pour manifester leur éventuelle opposition. “L’abrogation (…) est le reflet de notre analyse selon laquelle Cuba en remplit les critères statutaires”, a estimé le département d’État, tout en prenant soin de souligner que les États-Unis avaient “d’importants désaccords et de nombreuses sujets d’inquiétude concernant un large éventail d’actions et de politiques de Cuba”.

“Il reste du travail”

“Todos somos americanos” (nous sommes tous américains), avait lancé Barack Obama, le 17 décembre 2014, en annonçant depuis la Maison-Blanche ce rapprochement après des mois de négociations secrètes dans lesquelles le pape François fut personnellement impliqué. En déplacement à Miami jeudi pour une visite centrée sur la lutte contre le changement climatique, le président américain en a profité pour effectuer une visite hautement symbolique dans une église fréquentée par des exilés cubains. Située à moins de 400 kilomètres de La Havane, cette ville du sud de la Floride compte près de la moitié des quelque deux millions de personnes originaires de l’île qui vivent aux États-Unis. Si certains représentants de la première vague d’exilés – les émigrés “politiques” des débuts de la Révolution – restent farouchement opposés à tout rapprochement avec La Havane, les immigrés plus récents, venus davantage pour des raisons économiques, ont accueilli nettement plus favorablement l’annonce d’un dégel.

Si le rétablissement des relations diplomatiques semble désormais à portée de main, la question épineuse de l’embargo, toujours en vigueur, reste posée. Décrété en février 1962 et sévèrement renforcé par la loi Helms-Burton de 1996, l’embargo américain total sur les transactions économiques et financières avec Cuba est régulièrement dénoncé par La Havane comme un obstacle au développement de l’île. La nomination d’ambassadeurs permettra d’améliorer les relations entre les deux pays, mais “la normalisation est un autre sujet” a d’ores et déjà averti le président Castro. Barack Obama a demandé au Congrès, dont les deux chambres sont contrôlées par ses adversaires républicains, de travailler à la levée de cet embargo. Mais l’issue des discussions en cours est incertaine est le processus législatif s’annonce long. “Je pense que la majorité du Congrès votera la levée de l’embargo”, a estimé mercredi le sénateur démocrate Tom Udall, en visite à La Havane avec une délégation de parlementaires américains. “Mais il reste du travail”, a-t-il cependant averti.

Source: Le Point

Des casques bleus entrent nuitamment à la morgue pour extraire les balles du corps de leur collègue abattu à Bamako

C’est la nouvelle qui circule aujourd’hui à Bamako. Un soldat de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma) a été tué et un autre grièvement blessé, lors d’une attaque dans la nuit du lundi au mardi dernier à Bamako. Les deux victimes sont du contingent Bengladesh et venaient de l’aéroport de Bamako-Sénou.

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Le corps du soldat tué a donc été déposé à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire d’Odontostomatologie. Curieusement, des éléments de la Minusma sont parvenus à convaincre le gardien de la morgue du CHU d’Odontostomatologie pour extraire les balles du corps du soldat tué.

L’opération s’est déroulée une nuit, à l’insu des autorités maliennes alors que le gouvernement a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de l’attaque et les sanctionner.

Ainsi, le parquet saisi suite à cette descente nocturne et  inopinée des casques bleus à la morgue du CHU d’Odontostomatologie, a fait arrêter le gardien de la morgue pour avoir laisser faire, sans autorisation d’accès au corps, surtout à des heures indues.

Cet acte des casques bleus suscite beaucoup de commentaires dans la capitale malienne.

A quelle fin les soldats de l’ONU ont-ils agi de la sorte ? Pour les uns, l’acte participe à faire brouiller les pistes. Pour les autres, c’est une crise de confiance entre la Minusma et les autorités maliennes. La Minusma a, de son côté, ouvert une enquête par rapport à l’attaque. On ne sait pas si l’extraction des balles du corps du soldat tué rentre dans le cadre des besoins de l’enquête.

Contactée par Malijet, la porte-parole de la Minusma, Radia Achouri n’a pas voulu faire des commentaires sur le sujet. Pour elle, les enquêtes sont en cours et elles sont menées par les autorités maliennes en collaboration avec les services compétents de la Minusma. C’est quand l’instruction sera terminée que la Minusma pourra parler, a-t-elle souligné.

A. Diakité 

Source: Autre presse

Libye : l’aéroport de Syrte sous le contrôle de l’Etat islamique

L’organisation de l’Etat islamique s’est emparée jeudi de l’aéroport de Syrte, à l’Est de la Libye.
LES GOUVERNEMENTS LIBYENS RIVAUX SE BOMBARDENT MUTUELLEMENT

L’organisation de l’Etat islamique en Libye a pris le contrôle ce jeudi de la base aérienne d’Al-Qardabiya, où se trouve l’aéroport de Syrte, à l’Est du pays, après le retrait des milices de l’Aube de la Libye (Fajr Libya).

L’annonce a été faite par un membre de cette milice qui contrôle la capitale, Tripoli, ainsi que par le groupe islamiste extrémiste, rapporte rts.ch. Les troupes d’Aube de la Libye se sont fait surprendre alors qu’ils effectuaient un redéploiement de leurs effectifs. Ils se sont infiltrés, avant de s’emparer de la base aérienne d’Al-Qardabiya.

L’Etat islamique étant son emprise

L’organisation de l’Etat islamique contrôle des pans entiers de territoire à l’Est de la Libye, dans la région de Syrte. Elle s’est développée dans un contexte de guerre civile depuis l’assassinat de l’ancien chef d’Etat Mouammar Kadhafi en 2011.

Deux gouvernements sont au prise en Libye. Celui de Tobrouk, reconnu par la communauté internationale et celui de Tripoli constitué d’anciens membres de l’Assemblée du Congrès national de transition soutenu par le groupe armé Aube de la Libye.

Source: Afrik

Doit-on se préparer à une nouvelle guerre mondiale?

“Il y aura probablement une guerre cet été. Avec un peu de chance, elle ne sera pas nucléaire”. Hypothèse ridiculement alarmiste, propagande ou inquiétante “prophétie, l’affirmation prétend en tout cas émaner des hautes sphères de l’Otan…

barack obama vladimir poutine russie usa etats unis

“Un officiel (non-américain) de l’Otan me l’a confié aujourd’hui: ‘Une guerre va probablement éclater cet été. Avec un peu de chance, elle ne sera pas nucléaire'”. John Schindler a publié ce tweet (ci-dessus) le 20 mai dernier et le message se répand comme une traînée de poudre depuis une semaine sur le réseau. Partagés entre la consternation, l’incrédulité, la dérision ou l’effroi, les internautes s’interrogent: faut-il prendre la menace au sérieux?

Malheureusement, le profil du principal concerné penche plutôt en sa faveur: ex-analyste au sein de la NSA, conférencier de renom, John Schindler est également connu pour ses rapports privilégiés avec la hiérarchie militaire, source de ses fameuses “confidences” publiques. Malheureusement, elles reposent aussi sur l’observation des antagonismes mondiaux, exarcerbés depuis l’éclatement de la crise ukrainienne et les profondes divisions russo-occidentales sur la question.

Exercices militaires à répétition, suspicions d’espionnage, renforts aux frontières, manoeuvres conjointes, soutien proclamé haut et fort: les deux camps s’évertuent à montrer les dents depuis quelques mois pour tenter de dissuader l’adversaire potentiel. Une escalade progressive des tensions qui n’est pas sans rappeler des prémisses de tristes mémoires: la course à l’armement, poudrière originelle de la Grande Guerre, ou l’annexion de territoires souverains qui entraîna le monde dans un second conflit destructeur.

Le rapprochement des grandes puissances en deux blocs distincts de plus en plus hermétiques suscite également l’inquiétude. D’un côté l’Union européenne et les Etats-Unis avancent main dans la main. De l’autre, la Russie et la Chine supportent de moins en moins l’ingérence et les remontrances occidentales, que ce soit en Crimée, dans l’Est de l’Ukraine, en Syrie ou dans les eaux troubles de la mer de Chine.

Alarmisme ou clairvoyance, il semble en tout cas naturel d’oser mesurer l’impact potentiel d’une “étincelle” malvenue dans ce contexte géopolitique extrêmement délicat.

Source: Slate, John Schindler

Source: 7sur7.be

Mariage précoce: Un phénomène qui bat son plein !

Le mariage précoce qui est une forme de violences faites aux filles, est toujours fréquent au Mali. Notamment, dans les us de certaines ethnies. Pourtant ce phénomène est à la base de nombreux désagréments dans la vie d’une fille, dont le traumatisme post-natal, la fistule, la mortalité maternelle et néo-natale …

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Le mariage précoce est un fait socio culturel au Mali, pratiqué pour des raisons mercantiles, religieuses et culturelles, aujourd’hui il est devenu un phénomène de mode à cause de l’insuffisance des règles matrimoniales. Le développement de cette pratique s’explique par plusieurs facteurs sociaux, qui sont entres autres, la préservation de la virginité, la crainte de la grossesse non désirée, hors mariage, l’exode rural des filles, la coutume, la pauvreté des parents ou la fuite de responsabilité des parents.

La pratique de ce type de mariage peut être aussi un facteur majeur handicapant pour la scolarité des filles. C’est une cause non moins importante d’abandon des études  des filles, surtout en zone rurale.

Selon une étude, 25% des femmes âgées de 20 à 24 ans sont entrées dans les liens du mariage avant d’avoir atteint l’âge de 15 ans.

L’âge légal du mariage au Mali étant  fixé à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons. Cette loi est en contradiction avec le protocole de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits de la femme en Afrique, qui fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les femmes dans son article 6 et auquel le Mali adhère.

La femme /fille dans notre société a un statut d’éternel, sous prétexte de la protéger. Une situation qui ne favorise pas beaucoup son épanouissement, autonomisation indispensable à un développement durable du pays .

Etant donné que le processus de développement ne se limite pas à la croissance du PIB ; il s’agit aussi d’un processus de développement  humain, durable et soutenable. Le développement humain est multidimensionnel ; il intègre entre autres les questions de santé, de bien être, alors que les grossesses précoces avec 17% des adolescences âgées de 15 à 19 ans qui accouchent chaque année (EDS 2012 / 2013) sont les conséquences logiques de ces mariages précoces .Les grossesses  précoces ont des conséquences graves allant des complications (de fistule, d’accouchements par césarienne et de traumatisme post-natal) jusqu’à la perte de vie avec des taux de mortalité maternelle et néo natale importants.

Les autorités nationales doivent afficher une plus grande volonté politique d’application des lois et des politiques y afférentes  afin de mieux l’appréhender.

 

Fatoumata Fofana

Source: Tjikan

Ministère de l’Enseignement Supérieur : Le ministre Tall ‘’intraitable’’ sur le principe de la ponctualité

Depuis sa nomination à la tête du département de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, Me Mountaga Tall ne cesse d’impressionner l’opinion nationale avec sa rigueur et sa ponctualité. Après un petit moment de recréation, Me Mountaga Tall ne tolère plus les retards dans les réunions et conseils de cabinet de son département. Les retardataires ne savent plus à quel saint se vouer.

mountaga tall cnid faso yiriwaton

On a l’habitude d’entendre que l’image d’un pays ou d’un service est liée à son premier responsable. Si ce dernier donne le bon exemple, il en va de soit que cela ait une répercussion sur l’image du pays ou du service. C’est-à-dire qu’un pays ou un service voyou est sans doute dirigé par un voyou.

Après le Premier-Ministre, Modibo Keita lors de son tout premier conseil de cabinet qui a laissé dehors, les ministres retardataires, c’est au tour du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Me Mountaga Tall de donner le bon exemple en ce sens. Ainsi, à chaque réunion ou conseil ténu sous son égide, il ne s’empêche pas de fermer la porte à double tour, derrière lui. Histoire de ne plus permettre à quelconque retardataire de venir perturber les travaux.

Si la décision du Premier-Ministre, Modibo Keita de ne laisser entrer les Ministres retardataires n’a pas fait l’unanimité au motif qu’il devrait les avertir d’abord au lieu de se mettre à sanctionner immédiatement, le cas du Ministre Tall est loin de cette réalité car ayant donné un temps nécessaire d’avertissement à ses collaborateurs avant de mettre en application son principe.

Désormais, les retardataires qui viennent après le Ministre sont priés d’attendre dehors ou de retourner au bureau ou services rattachés. Et les gardes corps dans le respect de la consigne, sont catégoriques. Une fois le Ministre à l’intérieur de la salle de réunion, ils s’hasardent à laisser personne y pointer le bout du nez.  Peu importe son statut. Un retardataire reste un retardataire.

Un acte salutaire du Ministre à encourager au niveau de toutes les autres institutions de la République pour promouvoir l’autorité de l’Etat. Sinon, nombreux de nos cadres portent la montre, mais ne sont jamais à l’heure. Et ceux qui n’en portent pas n’ont jamais du temps.

 

Modibo Dolo

Source: Tjikan

Manifestations anti-françaises au Mali : Quand l’histoire donne raison au député Mariko !

Quand l’honorable Oumar Mariko disait que les Maliens allaient finir par bruler les drapeaux français suite à la visite de François Hollande au Mali, on le prenait pour un fou. Tout simplement par ce qu’à l’époque, de nombreux Maliens  brandissaient les drapeaux français partout pour saluer le geste de leur « sauveur ». Aujourd’hui, l’histoire lui a donné raison avec la multiplication des mouvements de contestations des mêmes Maliens contre la même France jusqu’à mettre le feu au fanion tricolore.

On n’est pas obligé de prendre pour de l’argent comptant tout ce que nos activistes politiques disent. Mais souvent, force est de le reconnaître, l’histoire leur donne raison. C’est le cas pour l’honorable Oumar Mariko avait prédit les conséquences de notre attachement aveugle et démesuré à la France. Un attachement exprimé par la valorisation du drapeau français, devenu une denrée rare dans les marchés du pays. C’était  au lendemain de l’intervention française au Mali pour stopper la menace djihadiste au Mali. Une intervention accueillie avec une immense joie par la population Malienne qui ne cessait de branler les drapeaux français sur les toits des maisons, sur les voitures et les motos pour remercier la France « sauveur ».

Cette reconnaissance  a connu une autre proportion, plus grandiose lorsque François Hollande a entamé une visite au Mali de Tombouctou à Bamako. Il a été accueilli avec toutes les ferveurs par les Maliens qui sont massivement sortis pour lui réserver un accueil chaleureux du nord comme au sud avec des drapeaux de la France. En plus des drapeaux français, le Président français a même eu droit à des cadeaux spéciaux comme le chameau qu’on lui a offert à Tombouctou ou encore des enfants maliens baptisés « François Hollande » en guise de remerciements à l’endroit du peuple français et son président.

Ce qui a le plus réconforté les Maliens lors de cette visite de « Papa Hollande », c’est son discours, tenu au Monument de l’Indépendance de Bamako  pour rappeler les efforts des « Tirailleurs Sénégalais » dont des Maliens qui ont combattu pour libérer la France de l’occupation allemande, lors de la 2ème guerre mondiale. Un discours qui a donné de grand espoir au Maliens qui voyaient l’ère d’une nouvelle France aux côtés de son ex colonie, le Mali. Selon certaines personnes qui ont été témoins de cette forte mobilisation des Maliens, si François Hollande s’était présenté comme candidat à l’élection présidentielle au Mali, il aurait été plébiscité sans problème. Comme pour dire à quel point les Maliens étaient contents de cette intervention française.

Mais malheureusement, ce discours de F.Hollande a été suivi d’effet contraire lorsque l’intervention Française s’est arrêtée aux portes de Kidal après la libération de Gao et Tombouctou.

C’est à partir de cette date là que les gens ont commencé à se rappeler des propos d’Oumar Mariko lorsqu’il disait que les Maliens finiraient par bruler les drapeaux français comme pour dire que cette intervention n’était pas gratuite. Si Oumar Mariko a été traité ce jour de « fou » car n’ayant pas salué cette intervention, contrairement à la majorité des Maliens à l’époque, aujourd’hui, l’histoire lui a entièrement donné raison avec cette multiplications des manifestations anti-françaises par le même peuple malien dont la dernière date du 26 mai dernier avec cette marche de la Société Civile pour le retour de la paix et l’unicité du pays. Comme un tour du hasard, c’est le même monument de la « Place de l’Indépendance » qui a servi de cadre pour cette marche avec des slogans hostiles contre la France et la Minusma, que les manifestants accusent d’être les principaux soutiens aux rebelles touaregs contre le pays. On pouvait lire sur les pancartes et les banderoles : ‘’Abas la France, Minusma égal France qui est égal au MNLA’’ pour dénoncer la partialité de la France et de la Communauté internationale envers les rebelles. Selon nos informations, un drapeau français a également été brulé lors de cette marche. Mariko est-il un visionnaire ?

Modibo Dolo

Source: Tjikan

Sortie de crise au sein du football malien : Ce que propose le CNOSM aux deux protagonistes

La crise qui frappe le football malien depuis le 10 janvier 2015 ne cesse de s’enliser tous les jours face aux divergences profondes entre la fédération malienne de football et les clubs et ligues majoritaires de l’assemblée générale ordinaire. Et depuis des médiations tous azimuts tentent de ramener les deux protagonistes à la raison pour le bonheur du football malien.

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C’est dans cet ordre d’idée que le comité national olympique et sportif du Mali vient de faire une proposition pour la sortie de crise de cette discipline dont nous nous sommes procuré une copie. Elle porte sur le maintien du président actuel et de son secrétaire général, le maintien des quatre clubs déclarés relégués en division inférieure en ligue 1 tout en les permettant de jouer le reste du championnat et l’augmentation du nombre de clubs de 16 à 20 clubs en ligue1 pour la saison sportive 2015-2016.

Ainsi la proposition du CNOSM recommande le respect des mandats des bureaux élus au sein des instances sportives, la gestion de la crise conformément aux textes en vigueur et non en fonction des personnes, l’application des dispositions du règlement spécial du championnat national ligue 1 Orange 2014-2015, le respect des dispositions des règlements généraux relatives au forfait et aux compétitions nationales. Quant aux pistes de solutions, le comité olympique recommande à ce qu’il qualifie de préalables à savoir que le bureau actuel du comité exécutif de la fédération malienne de football conduise son mandat jusqu’à son terme ; que le secrétaire général actuel reste à son poste dans le cadre du contrat qui le lie au comité exécutif de la fédération malienne de football ; la validation du classement du championnat en cours suite à l’application des dispositions du règlement spécial 2014-2015 relatives au forfait ; l’application des règlements généraux relatives au forfait général et enfin les ligues régionales continuent à jouer les championnats régionaux pour déterminer les champions D2 ; permettre aux quatre clubs de continuer le championnat en cours, maintenir les 16 équipes en ligue 1 pour la saison 2015- 2016(une dérogation au règlement spécial) et enfin augmenter  le nombre de clubs en ligue 1 de 16 à 20 en faisant monter quatre équipes de la ligue 2 au lieu de trois( une dérogation aux règlements généraux et au règlement spécial).  Une fois accepté cela le coût de ces dérogations devra être supporté par le Ministère en charge des sports. Cet effort financier doit prendre en compte la subvention Orange Mali d’environ 16 millions de francs CFA par club, soit un total de soixante quatre millions de francs CFA ; ainsi que le coût financier supplémentaire pour organiser un championnat avec vingt clubs au lieu de seize. L’estimation exacte des frais du championnat pourra être faite en rapport avec le comité exécutif de la fédération malienne de football en fonction de la formule de championnat qui sera adoptée. Pour réduire le coût du championnat national de ligue 1 Orange de la saison 2015-2016, une possibilité de faire un championnat en deux phases avec comme première phase, un championnat à deux poules de 10 clubs. Et que pour la deuxième phase, on pourra dénommer « Top 6 » qui comprendra les trois premiers de chaque poule et les trois derniers de chaque poule descendront en 2e division. A l’issue du championnat de ligue 2 de la saison 2015-2016, deux équipes monteront en première division. Ce qui permettra de revenir donc à un championnat de ligue 1 à 16 équipes lors de la saison 2016-2017. Et le CNOSM de conclure qu’un engagement ferme du ministre des sports pour la prise en charge des coûts financiers supplémentaires est demandé pour envisager des dérogations. Si du côté de la fédération malienne de football, cette proposition semble être acceptable par contre du côté des « contestataires » cette proposition ne semble pas passer du tout. En effet ces derniers douteraient fort de la sincérité de la proposition du comité olympique. A les croire cette proposition n’est pas l’idée du comité mais de la fédération malienne de football.  Mais la question qui taraude tous les esprits sportifs c’est de savoir si au cas où le ministère des sports refuse de s’engager dans la prise en charge des coûts financiers? Espérons que tout rentrera dans l’ordre pour le bonheur des amateurs du football malien partagés entre les incertitudes et les désespoirs.

Le Collectif des clubs et ligues majoritaires de l’AGO, répond!

Après avoir reçu le document de proposition de sortie de crise du comité national olympique et sportif du Mali le 18 Mai 2015, les membres du collectif des clubs et ligues majoritaires de l’assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015 ont réagit dans un document dont nous vous livrons le contenu.

Le Collectif des Collectif des membres majoritaires de la FEMAFOOT remercie le comité national olympique et sportif du Mali pour son implication dans la recherche de solution à la grave crise qui secoue le football malien. Ses propositions intéressantes pour la sortie de crise ont retenu l’intérêt de tout le collectif et induisent les remarques suivantes. Le présent document suivra donc le plan de présentation de celui du CNOSM. Comme le comité olympique, le Collectif tient également au respect des mandats des élus sous réserve de la légalité de leur composition. Aussi la gouvernance doit être basée sur le respect des statuts et règlements de la FEMAFOOT et la bonne gestion de ses ressources financières. Ce respect s’impose à tous les membres et organes y compris et surtout le Comité exécutif de la FEMAFOOT. Et le Collectif de rappeler qu’après l’élection de Monsieur Boubacar Baba Diarra le 8 octobre 2013 à Mopti, qu’il a mis en place un bureau en intégrant certains membres de la liste de M. Boukary Sidibé. Pour ce faire il a fait démissionner neuf membres de sa liste pour beaucoup avant même la première réunion du comité exécutif. Or suivant le code électoral, la liste élue n’est pas modifiable sauf dans les conditions indiquées dans les statuts et règlements de la FEMAFOOT à savoir les articles 45.3 qui stipule « En cas de décès, démission ou d’empêchement d’un membre, il est pourvu à son remplacement à titre provisoire par le comité exécutif sur proposition du président » ; 45.4 qui stipule « l’Assemblée générale suivante demeure seule compétente lors de sa prochaine séance pour confirmer cette décision provisoire ou procéder à l’élection d’un nouveau membre » ; 45.5 qui stipule « le membre ainsi élu termine le mandat de son prédécesseur ». Ce qui revient à dire que la modification du comité exécutif par M. Diarra devrait être soumise à l’approbation lors de l’Assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015. Et le Collectif de reconnaitre que certains « cooptés » sont parfaitement aptes à siéger au sein du comité exécutif. Par conséquent le collectif propose à son tour la convocation d’une assemblée générale extraordinaire pour légitimer le bureau actuel. Quant au respect des textes, il convient d’examiner toutes les décisions arbitraires prises par le comité exécutif et voir leur conformité par rapport aux textes entre autres la cooptation de membres du comité exécutif, la suspension de Yéli Sissoko, les irrégularités dans la convocation de l’AGO du 10 janvier 2015, les graves entraves à la bonne tenue de l’AG dès les premières minutes après l’ouverture des travaux, la nomination d’un secrétaire général en violation des textes de la FEMAFOOT. Concernant le championnat national, le Collectif a fait un certain de nombres de remarques. Par rapport à l’application des dispositions du règlement spécial du championnat national Ligue 1 Orange 2014-2015, le Collectif souscrit à l’application du règlement spécial dans ses dispositions conformes aux règlements généraux, articles 56, 57, 58 et 59. Quant au respect des dispositions des règlements généraux relatives au forfait et aux compétitions nationales, le collectif rappelle que les textes définissent le forfait comme le refus de participer à une rencontre et non un refus de prendre part à une compétition pour raison de la tenue d’une assemblée générale émaillée de violations des textes par le Président de la FEMAFOOT. Pour le Collectif, la situation actuelle, leurs clubs ont plutôt suspendu leur participation au championnat national en attendant qu’une solution d’apaisement soit trouvée, ce auquel M. Diarra et son secrétaire général se refusent à ce jour. Par rapport aux pistes de solutions, le Collectif estime que le bureau dans sa composition actuelle peut continuer jusqu’à la convocation d’une assemblée générale extraordinaire. Et le soin sera laissé aux médiateurs de bien vouloir proposer une date pas très lointaine. Quant au maintien du secrétaire général actuel reste à son poste, le collectif adhère à cette requête à condition que la prochaine AG confirme la conformité de son dossier avec les critères définis dans les statuts de la FEMAFOOT. Concernant la validation du championnat national en cours, le Collectif exige la reprogrammation des matches des 6e, 13e, 14e, 15e journées et la poursuite du championnat sur cette base. Ce qui permettrait d’épargner le recours aux dérogations spéciales énumérées.  A défaut de cela, le collectif propose l’annulation pure et simple du championnat national ligue 1 Orange 2014-2015. Et la coupe du Mali peut continuer pour déterminer la représentation du Mali dans les compétitions africaines car cette solution a déjà été appliquée dans le passé. Pour les conséquences de ces dérogations spéciales, tous les scénarios peuvent être envisageables en fonction des moyens financiers mobilisables.  Le Collectif déplore l’attitude  de Boubacar Baba Diarra et de son secrétaire général, qui ont programmé les 16e et 17e journées  dont la 16e  a même été jouée bien qu’ayant attiré l’attention du comité olympique sur ce risque. Le Collectif a fait part aussi au comité olympique de son agacement lors de sa sortie médiatique sur les antennes de l’ORTM avec des propos haineux et beaucoup de contrevérités. Du coup le Collectif  pense que le comité olympique aurait dû faire arrêter ces actes qualifiés de provocations. Au vu de tout ce qui précède, le Collectif estime qu’une assemblée générale extraordinaire, réunissant l’ensemble des acteurs du football, est- le forum idéal pour sortir notre football  de cette crise sans précédent.

Said BOCOUM

Source: Mutation

Jihadisme: amer constat d’échec pour les Nations unies

L’ONU sort un rapport alarmant sur le nombre de jihadistes en Irak et en Syrie. Il seraient désormais 25 000 combattants, soit une augmentation de près de 70% depuis mars 2014, et ce, huit mois après l’adoption historique d’une résolution qui devait empêcher le financement, le recrutement et le déplacement de combattants étrangers.

okba ibn nafaa djahadiste groupe armee etat islamique tunisien

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

Le chiffre est symbolique, mais il fait réagir. Cent pays, soit la moitié des Etats du monde, ont aujourd’hui des combattants enrôlés dans l’organisation Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

La menace n’est pas fondamentalement nouvelle, notent les auteurs du rapport, mais la prolifération des combattants qui viennent d’Etats souvent épargnés par le terrorisme, tels que les Maldives ou Trinidad et Tobago, montrent l’attractivité d’un califat largement vanté sur les médias sociaux.

Jean-Paul Laborde est directeur du bureau de l’ONU contre le terrorisme. Il estime que les anciens jihadistes ont un rôle à jouer pour empêcher la prolifération des combattants : « C’est compliqué de faire un portrait-robot des combattants. Ce qu’on peut dire, c’est qu’ils sont extrêmement déterminés quand ils y vont. Et ils sont très motivés par les personnes qui les recrutent ou par les vidéos qu’il y a sur le web. Par contre, quand ils reviennent, il est intéressant de voir que les plus motivés pour continuer sont ceux qui n’ont pas été sur le champ de bataille. Ce sont ceux qui ont été certes entraînés, mais qui n’ont pas participé aux opérations. Au contraire, ils disent : “il faut arrêter tout ça”. »

Le rapport de l’ONU note aussi le manque d’échanges entre agences de renseignement, particulièrement au niveau européen, et qui explique la puissance apparente de l’organisation Etat islamique aujourd’hui.

Source: RFI

Difficultés dans la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali : Le P G Tessougué propose l’abrogation des immunités accordées aux députés…

La première session de la Cour d’Assises de Bamako pour l’année 2015 s’est ouverte le mardi 26 mai à la Cour d’Appel de Bamako avec 200 affaires inscrites au rôle dont une vingtaine de dossiers d’atteintes aux biens publics. L’audience solennelle marquant l’ouverture de cette session était présidée par le premier président de la cour d’Appel de Bamako, Mahamadou Berthé avec le banc du ministère public occupé par le PG Daniel Amagoin Tessougué. C’était en présence du président de la Cour Suprême du Mali, monsieur NouhuomTapily et de plusieurs personnalités politique et de la famille judiciaire.

Cette année, le réquisitoire du Procureur Général devant la session d’assises a été également marqué par une formulation de propositions pour parvenir efficacement à la lutte contre l’enrichissement illicite, qui malgré l’adoption en 2014 de la loi portant répression de l’enrichissement illicite on n’aperçoit aucun impact positif sur le comportement des délinquants financiers du pays. Les raisons sont nombreuses et connues de tous.

En effet, pour le PG Daniel Tessougué, tant que les Maliens croiront qu’il faut avoir des relations pour freiner l’actions judiciaire et que ces bras longs joueront le jeu, non seulement elle restera lente, mais aussi le bilan de cette traque sera en deçà des espoirs. Pour lui, il faudra analyser et revoir la lutte car, la répression de l’enrichissement illicite a déjà montré ses limites.

Dans son réquisitoire, le Procureur Général dira que si l’on veut que la lutte contre l’enrichissement prospère, il faut revoir fondamentalement certaines dispositions constitutionnelles pour garantir l’égalité de tous devant la loi et permettre la saisine facile de la justice. A ce titre il a dégagé ses propositions en cinq points.

Il a requis l’obligation de publication du patrimoine des responsables politiques. Que le rôle de la Cour Suprême ne devra pas être passif, mais actif ; en vérifiant la crédibilité de la source des biens ainsi que la sincérité des déclarations, en précisant que  des conséquences devront être tirées de fausses déclarations.

Pour garantir une procédure pénale équitable et préserver l’équilibre des droits, le PG propose l’abrogation des immunités et autres privilèges de juridictions pour les ministres, députés, gouverneurs, magistrats etc. pour que tous soient justiciables des mêmes juridictions que le comptable, le commerçant etc.

Aussi, il a requis  l’application immédiate de la loi sur l’enrichissement illicite en corrigeant les obstacles qui s’y oppose.

Pour le Procureur Général, il faut également une obligation de recevabilité pour tous ceux qui gèrent une portion de ressources publiques ainsi que l’obligation de rendre publics les rapports de chaque agent soumis à cette obligation.

Le Procureur Général ira plus loin en requérant même la publication des futures nominations des agents publics aux postes stratégiques, afin d’éliminer ceux qui se sont compromis par une gestion calamiteuse ou une incompétence notoire. Et que l’autorité de nomination qui passera outre les observations soit comptable au même titre que celui qui commettra la faute.

Rappelons que, l’enrichissement illicite est un crime prévu et puni au Mali par la Loi 2014 -015 du 27 mai 2014, portant répression de l’enrichissement illicite qui a remplacé la Loi n°82-39/AN-RM du 26 mars 1982 jugée insuffisante. Cette loi définie l’enrichissement illicite comme étant l’augmentation substantielle du patrimoine de tout agent public, que celui-ci ne peut justifier par rapport à ses revenus légitimes. Les dispositions de cette loi s’appliquent à toute personne physique, civile ou militaire, dépositaire de l’autorité publique. C’est pourquoi, au sens de la Loi portant répression de l’enrichissement illicite, la déclaration des biens est une obligation à toute personne détenant une responsabilité publique.

La charge de la poursuite incombe au pôle économique et financier rattaché au parquet du Tribunal de grande Instance de la commune du district de Bamako en collaboration avec le Bureau du Vérificateur général, le Contrôle général des services publics, la Cellule nationale de traitement des informations financières qui transmettent leurs rapports au pôle économique.

D. KOURIBA

Source: Tjikan

Nigeria: Muhammadu Buhari, beaucoup d’espoirs et une tâche immense

Au Nigeria, Muhammadu Buhari, le président élu le 1er avril dernier, a été investi ce vendredi à Abuja, la capitale fédérale. Au même moment, de nouveaux gouverneurs vont prêter serment. Buhari suscite l’espoir. Il a été élu sur le thème du changement. Difficile pour autant de satisfaire autant d’attentes.

Goodluck jonathan president nigerian muhammadu buhari ex general parti opposant

Le changement, c’était le mot clé, le slogan fédérateur de Muhammadu Buhari durant la campagne électorale. Ancien militaire à la retraite, Buhari promet de résoudre les problèmes d’insécurité, mais aussi, de créer des emplois et d’éradiquer la corruption.

Seulement voilà, son équipe commence tout juste à découvrir avec amertume l’ampleur de la tâche : la dette nationale se monte à plus de 60 milliards de dollars, estime Lai Mohammed, le porte-parole de l’APC, le Congrès progressiste. « Il faudra diminuer le train de vie de l’Etat et adopter une rigueur budgétaire », préconise pour sa part Salomon Dalong, un membre du Comité de transition chargé de préparer les dossiers urgents de l’administration de Muhammadu Buhari.

Ce comité estime que le nouveau président devra travailler rapidement, car « quatre ans, ça n’est pas assez », reconnaît un autre membre de cette structure.

Autre difficulté potentielle : la redistribution des postes. Muhammadu Buhari devra composer avec des sensibilités différentes et savoir rendre la pareille à ses soutiens sans frustrer ses militants. Un responsable progressiste issu de l’Adamawa rappelle par exemple que les régions du nord-est dont il est issu ont été, regrette-t-il « régulièrement sous représentées, voire marginalisées dans les institutions comparées au sud ».

« Nous n’attendons pas qu’il accomplisse 100% de ses projets, mais disons 50% »

En tout cas, la population nigériane, elle, attend avec impatience la prise de fonction du nouveau président. Au marché de Garki, on trouve de tout : des téléphones de seconde main, des imprimeries, des tissus. Mais ces derniers jours, les commerçants et les artisans sont stressés à cause des pénuries de carburant. Leur vœu : que l’administration de Muhammadu Buhari assainisse le secteur de l’énergie. « C’est très important, car sans courant, on ne peut pas avancer, estime Okébi Okeye, un responsable de ce marché. Lorsqu’il y a des coupures, ici, toutes ces imprimeries sont fermées. On perd des millions de nairas et on n’est pas en mesure de payer nos employés. »

Abdoulaye est tailleur. Concentré sur sa machine à coudre, il lui faut rattraper plusieurs commandes en retard, faute de courant. Pour ce couturier, le nouveau président doit avant tout rétablir la confiance en éradiquant la corruption. « Le principal problème, c’est la bonne gouvernance. C’est le changement pour lequel on s’est battu », souligne-t-il.

Améliorer le système éducatif, lutter contre l’insécurité, atténuer le chômage. Le tout en seulement quatre ans. Avec un brin de réalisme, Mustapha, est bien conscient qu’une partie seulement de ces réformes seront appliquées. « Partant du principe que la majorité des Nigérians perçoivent Buhari comme un personnage rigoureux, je peux dire qu’en réalité, nous n’attendons pas qu’il accomplisse 100% de ses projets, mais disons… 50% », espère-t-il.

Non loin du marché, un chauffeur de taxi se prend à rêver en attendant des clients : « Le changement est possible, explique-t-il, si et seulement si les Nigérians s’impliquent et luttent eux-mêmes contre l’indiscipline. »

« On a du pétrole mais on souffre ! »

Pendant que les escortes des officiels bloquent la circulation pour se rendre à l’hôtel Hilton, de l’autre côté de la route, des centaines de personnes attendent depuis des heures de pouvoir remplir leur réservoir d’essence – le Nigeria est paralysé depuis plusieurs semaines par une grève des fournisseurs de carburant. Certains ont même passé la nuit dans leur voiture, alors les esprits s’échauffent. Matthew, lui, patiente calmement malgré le soleil écrasant : « On a du pétrole au Nigeria, on se présente même comme le géant de l’Afrique, mais regardez-nous, on souffre ! Nous les pauvres nous souffrons trop. Vous voyez les hommes importants venir faire le plein d’essence ? Non, ce sont juste les pauvres qui attendent dans les stations service, les riches envoient leur chauffeur. C’est comme ça que sera notre vie ? »

Cosmos conduit lui aussi la voiture d’un homme plus aisé. Ce trentenaire gagne sa vie en vendant tout et n’importe quoi dans la rue, alors qu’il est diplômé. Rien d’étonnant donc quand il dit attendre beaucoup du gouvernement Buhari dans le secteur de l’emploi : « J’ai obtenu mon diplôme à l’université il y a dix ans, j’ai étudié la sociologie, et depuis 10 ans je cherche un travail. Il faudrait que cette administration puisse faire quelque chose pour réorganiser et améliorer le système, pour ramener la gloire passée, et faire en sorte que les chômeurs aient leur mot à dire pour influencer cette politique. »

Parmi ses multiples promesses de campagne, Muhammadu Buhari a annoncé la création de 3 millions d’emplois par an.

Source: RFI

Mali France : Le cas Kidal évapore l’euphorie suscitée par l’opération Serval

Une marée humaine sur le grand boulevard de l’indépendance, le mardi dernier. En cause : l’attitude des groupes rebelles de la CMA qui réclament une réouverture du dialogue après avoir refusé de signer l’accord de paix le 15 mai.  La  France et la Minusma, accusées de ne pas être très impartiales, ont été vivement critiquées par les manifestants.

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Répondant à l’appel des organisations de la société civile, des milliers de manifestants ont battu le pavé à Bamako et  à travers tout le pays, le mardi dernier. Objectif: dénoncer le refus des groupes rebelles qui jusque là n’ont pas encore apposé leur signature sur l’Accord de paix, signé le 15 mai par le gouvernement malien et les mouvements de la plateforme.  Les  narco séparatistes du MNLA, après avoir refusé de signer l’accord de paix obtenu après de longs mois de négociation, à Alger sous la médiation internationale, réclament de nouveau, la réouverture des dialogues, tout en continuant de mener des attaques contre l’armée régulière et les populations civiles.  Tout cela, sous le regard complice ou presque de la France et de la Minusma. D’où la grande mobilisation des forces vives de la nation pour exprimer, une fois de plus, leur attachement à la paix et l’unité du Mali.

« A bas la France, A bas la Minusma, vive la Russie, vive le Mali » pouvait-on  entendre dans les slogans de certains manifestants. Tandis que d’autres scandaient « France+ Minusma=MNLA  ou encore la main invisible de la France, la Minusma dehors».

« Je suis Michel Tomy », pouvait-on lire sur certaines pancartes. Faisant référence à l’article du journal français en ligne Médiapart à propos des écoutes policières téléphoniques impliquant le président IBK et son homologue Gabonais, Ali Bongo et l’homme d’affaire Michel Tomi. Une révélation perçue par l’opinion publique malienne comme un chantage de la France contre le président IBK, pour dit-on, avoir osé dire, au secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de paix de l’ONU, Hervé Ladsous, les vérités auxquelles les  15 millions de Maliens redoutent. A savoir, le jeu trouble de Minusma et de la France.

Très remontés contre la France et la mission onusienne (Minusma), des manifestants dont certains hissaient le drapeau russe, ont brûlé les couleurs françaises.

 

Une disgrâce  rapide contre la France !

 

Chose encore impensable en janvier 2013 lorsque la France à travers une intervention militairement stoppait l’avancée des groupes terroristes vers le Sud. Pour rappel, en début février 2013 lors de sa visite au Mali, le président français, François Hollande avait été accueilli en libérateur par le peuple malien. Pour exprimer leur reconnaissance pour la France et son président, certains avaient prénommé leur nouveau né, François Hollande ou encore Damien Boiteux, lieutenant et premier soldat français tombé sur le sol malien, dans les premières heures de l’opération serval.

Pour rappel, à Konna, ville dans laquelle le lieutenant français, Damien Boiteux a succombé, un monument a été érigée à son honneur et en guise de reconnaissance à l’égard du peuple français. Mais aussi, plusieurs chansons avaient été produites en l’honneur du président français, François Hollande. Qui lors de sa visite en février 2013, avait laissé entendre, sous le coup de l’émotion, que « ce jour (date du 2 février ndlr) était  le plus important de sa vie politique ».

Faut-il le noter, la grande marche a enregistré la présence du ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, des représentants de la société civile et des leaders politiques. Ils ont tous invité, une fois de plus, les groupes de la CMA de signer l’Accord de paix dans un bref délai, afin de mettre un terme à la souffrance des populations.

Impartiales ou pas, une chose est sûre, les forces françaises, celles de la Minusma et des rebelles pavanent encore ensemble à Kidal,  au moment où l’armée malienne y est empêchée d’entrer.

En effet, la France de François Hollande n’est plus encore chouchoutée par les Maliens. L’euphorie suscitée par la force serval  s’est estompée au gré de la complicité française avec les groupes rebelles et le sentiment antifrançais ne fait que s’exacerber  jour après jour.

 

Lassina NIANGALY

Source: Tjikan

Rebondissement dans l’affaire d’engrais de mauvaise qualité : Le ministre Téréta bientôt dans un ‘’champ d’épines’’ devant l’AN !

Dans une correspondance en date du 19 mai dernier, l’honorable Bafotigui Diallo, député élu en Commune VI du District de Bamako a adressé une série de questions orales pour éclairer la lanterne de l’Assemblée nationale sur ce qu’on peut qualifier désormais du scandale d’engrais de mauvaise qualité que la SOMADECO-SARL a importé au Mali avec la bénédiction des autorités en charge de l’Agriculture et des Organisations paysannes, notamment le Ministère du Développement rural et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM). Pour qui connaît l’élu RPM de la Commune VI, on peut s’attendre à des moments difficiles pour le ministre Téréta et Bakary Togola. Pour rappel, l’élu a été particulièrement actif dans la révolte paysanne des années 1999 – 2000. L’affaire qui a fait grand bruit en son temps dans son parti d’alors, ayant entrainé  son départ de l’ADEMA-PASJ.

Après la fête, la défaite. Quelques jours seulement après la célébration de la journée paysanne en grande pompe avec des déclarations mielleuses, voilà le puissant ministre du Développement rural, Dr Téréta avec une patate chaude, l’affaire d’engrais de mauvaise qualité. D’où son interpellation très prochaine à l’hémicycle par un député de son parti, Bafotigui Diallo, élu en Commune VI du District de Bamako.

« Quand il s’agit des intérêts du pays, le parti passe en second plan » a t-il laissé entendre en guise d’introduction. « Je ne veux pas que l’image de notre parti et du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, soit associée à des actions qui puissent leur porter préjudice un jour. Car, si l’on ne fait rien maintenant pour dénoncer cette sale affaire, ce ne serait pas au moment où elle va éclater au grand jour, que nous pourrions faire quelque chose. Car, il va s’en dire que ce jour là, c’est le président IBK qui en prendra le coup » a t-il martelé. « Or, nous avons beaucoup enduré avant d’en arriver là. » a t-il poursuivi.

C’est en ces termes qu’un haut cadre du Rassemblement pour le Mali (RPM) de la Commune VI nous a confié sous le couvert de l’anonymat  par rapport aux démarches en cours de l’élu de son parti pour mettre toute la lumière sur cette affaire.

Selon lui, quand le député a eu vent de cette affaire, il aurait demandé au Bureau de l’Assemblée nationale de lever une mission d’information pour s’enquérir de ses tenants et  aboutissants. Une situation qui n’honore pas le parti encore moins le président de la République. Mais curieusement, pour des raisons qu’il ignore, sa demande a trainé dans les tiroirs de  l’Institution qui  n’entend pas mettre sur la place publique un tel dossier. Cette attitude de ses collègues députés n’a nullement affecté son attachement à la recherche de vérité. C’est alors, qu’il acheta deux sacs de l’engrais indexé dans un magasin quelconque de la place pour en extraire des échantillons qu’il a envoyé dans des laboratoires d’analyse en France et en Côte d’Ivoire : SGS à Abidjan et Alpha Chimies en France. Les résultats de ces deux analyses sont équivoques (voir les résultats en annexe). Il ressort que l’engrais importé par SOMADECO-SARL est de mauvaise qualité.  C’est pour cette raison, qu’il a adressé une série de questions orales au ministre du Développement rural, Dr Bocary Téréta.

« Ma démarche ne consiste pas pas d’indexer un responsable quelconque mais de prendre à témoin l’opinion nationale sur le risque qui plane sur les récoltes prochaines du fait des conséquences fâcheuses de ce mauvais choix commercial. » a t-il expliqué.

L’élu de la Commune VI est soutenu dans cette lutte par un parterre de paysans de presque toutes les régions. La semaine dernière, ils ont tenu une réunion secrète dans un hôtel de la place pour fédérer leur énergie contre la nouvelle mafia qui s’installe dans la filière agricole au détriment des intérêts du pays. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta a été informé de leur démarche. Car, en cas de pépin, c’est son mandat qui en accuserait le coup.

Mohamed A. Diakité

Source: Tjikan

Litige foncier au Mali : Bras de fer en vue entre la CMAT et l’Etat

S’il ya bien un problème qui risque de dégénérer c’est bien le foncier. C’est justement ce motif qui est à la base de la nouvelle ‘’guerre’’ promise par la Convergence Malienne pour l’accaparement des terres (CMAT).  Une alerte donnée hier jeudi à son siège sis à Faladié, lors d’une conférence de presse. Cette conférence a aussi servi de cadre pour les leaders du « village des sans terre » de dévoiler le programme  de la Convergence pour la 2eme édition qui se tiendra du 2 au 4 juin 2015.

 

Dans ses propos liminaires le vice président de la CMAT  Daouda Diarra n’a pas fait dans la dentelle pour charger le gouvernement du Premier ministre Modibo Keita. Pour Daouda Diarra : «  ce qui se passe au sud est pire que le problème du nord et si  rien n’est fait une rébellion n’est pas exclue », a mis en garde le chef de file des ‘’sans terre’’.

A sa suite, Massa Kone porte parole de la CMAT et non moins secrétaire général de l’UACDDDD dira qu’il s’agit de continuer la lutte tant que les litiges fonciers ne connaissent un règlement global. D’où selon lui le terme : « village sans terre ».

Pour le représentant de la CAD-MALI  Nouhoum Koné  cette coalition qui forme la CMAT  et dont les éditions sont dénommées «  village sans terre », est née suite aux injustices à répétition dans le domaine foncier dont sont victimes les populations vulnérables. Cette lutte pour qu’elle connaisse une issue  a été entamée par des marches de protestation. Selon, les leaders de ce regroupement des sans voix   la lutte a été engagée  par une grande marche le 13 mars 2012  suivie d’un sit-in. Cette manifestation a regroupé les victimes de Bamako  et environ ainsi que celles venues des autres localités du pays. Cette marche de protestation a eu écho favorable auprès des autorités, qui à travers 3 ministres se sont engagées à résoudre le différend au bout d’un mois. Mais suite aux événements de mars 2012 les revendications ont été rompues pour attendre l’année 2013, l’administration étant une continuité la commission interministérielle qui a été mise en place  et présidée par le ministre de l’Environnement  et de l’Assainissement a traité 10 cas du mémorandum qui avait été soumis au Premier ministre pour sa mise en œuvre à travers la lettre N011 08/MEA-SG du 17 décembre 2013. Depuis, des engagements avaient été pris par le Premier ministre Oumar Tatam Ly. Ce dernier a pris des engagements par rapport aux 10 points prioritaires. Aussi en Avril 2014 la CMAT  a été invitée par le gouvernement à participer à une mission  sur les litiges fonciers dans les villages  de Sanamandougou / Saou et des 7 villages du cercle de San. Les recommandations de cette mission ne seront jamais validées. Une autre  mission   sera validée par le Premier ministre Moussa Mara  et les recommandations  issues de cette mission seront budgétisées pour application.  Aux dires des conférenciers, actuellement le point de blocage réside dans l’attitude du Premier ministre Modibo Keita, plus préoccupé par la question du nord.

Faut-il le rappeler la CMAT  regroupe l’AOPP, CAD-MALI, CNOP-MALI, LJDH, l’UACDDDD. Elle compte environ 3000 adhérents.  Elle compte pour l’édition qui se tiendra en juin organisée  des marches et de sit-in.

Badou.S.Koba          

Source: Tjikan

Valérie Trierweiler: peut-elle encore tomber amoureuse?

POUR L’EX-“PREMIÈRE DAME”, IL FAUT OUBLIER LES DÉCON­VE­NUES DU PASSÉ

Trom­pée par l’homme qu’elle aimait et qu’elle a accom­pa­gné jusqu’au pouvoir, Valé­rie Trier­wei­ler se trompe à son tour, en ne cessant de régler ses comptes. Nous lui préco­ni­sons de révé­ler la belle personne qu’elle est sans doute, mais qu’elle cache encore sous le masque de la vindicte.

Valerie Trierweiler ex compagne francois hollande president francais

A cinquante ans, elle semble en pleine maîtrise de sa fémi­nité. Grâce prési­den­tielle d’un certain François H. qui embrasse comme on offre le baiser du condamné, mais – la preuve avec Ségo­lène Royal aupa­ra­vant – finit par déli­vrer les femmes qu’il mal étreint de leur air renfro­gné ? Il y a les contes de fées, et le compte des faits.

Primo, Valé­rie Trier­wei­ler n’est pas moins jolie qu’une certaine actrice. Perchée sur ses talons de douze centi­mètres, elle pensait prendre de la hauteur sur les petits conseillers aux chaus­sures bien cirées, mais à l’éthique moins relui­sante, du palais élyséen. Derrière les fenêtres du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, elle n’a rien vu venir de la pour­tant proche et bien nommée rue du Cirque. Drapée dans des robes cache-coeur, elle croyait se cuiras­ser contre le curare des plumes assas­sines et nouer un peu plus fort un lien amou­reux qu’elle sentait déjà se défaire. Assom­mée de tranquilli­sants, elle a fini seule, sanglée, dans une chambre de la Pitié-Salpê­trière, après la terrible révé­la­tion de sa répu­dia­tion. Il n’en fallait pas plus pour l’in­ci­ter à opérer une révo­lu­tion derrière son paravent d’in­for­tunes. Ainsi, comme au sortir d’un deuil, Valé­rie opte désor­mais pour des coupes, plus fluides, et des couleurs, plus claires, qui siéent davan­tage à sa silhouette et sa liberté retrou­vées. Auréo­lée d’un blond miel depuis trois mois, elle nous rappel­le­rait presque Grace Kelly dans La Main au Collet. Si seule­ment sa main à elle n’avait pas souf­fleté un malo­tru dans un café du 15e arron­dis­se­ment pari­sien, début mars. Mais clas­sons l’af­faire comme le parquet de Paris.

Deuxio, Valé­rie Trier­wei­ler n’a pas moins d’en­tre­gent qu’une certaine femme de réseau. Les salons de l’Ely­sée, qui ont étouffé plus d’un cri et chucho­te­ment depuis que le pouvoir français s’y est installé en 1848, la tenaient au devoir de réserve. Elle a ré-ouvert en grand son salon de conver­sa­tions, dans l’he­bod­ma­daire Paris Match, qui célèbre le poids des mots depuis plus de six décen­nies. Il s’y presse du beau monde. Pour Valé­rie, fini la poli­tique, c’est désor­mais “lettres ou le néant”. Récem­ment, l’écri­vain new-yorkais Douglas Kennedy a retweeté un article qu’elle lui consa­crait. Titre de la chro­nique: “un amour bâti sur du sable”. Qui de l’une, à la recherche de son honneur perdu, ou de l’autre, auteur des romans Rien ne va plus, Une rela­tion dange­reuse etL’homme qui voulait vivre sa vie, a été le plus inspiré par l’échange? Peu importe. Merci pour ce moment de conni­vence.

Tertio, Valé­rie Trier­wei­ler n’est pas moins capable de sensi­bi­li­ser l’opi­nion qu’une certaine produc­trice. Les “sans-dents”, l’ex-Première dame, qui n’en aura fina­le­ment pas été une, a choisi de les accom­pa­gner dans leur quoti­dien, plutôt que de les montrer à l’écran, dans des docu­men­taires comme Les Prolos et Petites mains, ou, des fictions comme Jusqu’au bout et Mon ami Pier­rot. Certes, chacun s’en­gage à la hauteur de ses moyens. Mais personne ne peut nier l’ac­ti­visme, physique et numé­rique, de Valé­rie, toujours prête à battre le pavé et l’écran tactile de son smart­phone, en faveur du Secours Popu­laire ou des 200 lycéennes nigé­rianes enle­vées par le groupe isla­miste armé Boko Aram. Son père, inva­lide civil de guerre, est mort, alors qu’elle n’avait que vingt-et-un ans. Veuve, sa mère fut contrainte de trimer en tant qu’hô­tesse d’ac­cueil de la pati­noire d’An­gers. C’est dire comme elle sait l’im­por­tance de crier la vie, quand tout est réduit au silence. Remer­cions-la pour cela aussi.

Alors, quoi, comment expliquer qu’à ce jour, aucun homme ne se soit affi­ché à son bras? Hormis Alain Delon, vieux guépard du cinéma français, qui, reni­flant sa soli­tude, solli­cita une rencontre, rien de bien fameux, rien qui ne fasse palpi­ter la presse du coeur.

Aussi, nous aime­rions adres­ser ces quelques conseils à notre consoeur.

D’abord, il faut oublier ce François. L’af­front fut de taille. Jamais une femme n’aura été autant humi­liée dans l’his­toire de la Ve Répu­blique. Mais à quoi bon souf­frir davan­tage? Ecoulé à plus de 750 000 exem­plaires,Merci pour ce moment fut sans doute une saignée néces­saire. On doute, par contre, que son inter­view parue le 12 mai dans Le Pari­sien ou que son tweet publié le 26 mai avec mention d’un article du Monde sur les “trois esca­pades par semaine” de notre président soient autant de rappels indis­pen­sables de sa condi­tion de femme bafouée. On ne parle même pas de l’adap­ta­tion ciné­ma­to­gra­phique de son livre, produite par son amie Saïda Jawad. Les salles obscures sont déjà pleines de drames senti­men­taux. Il faut voir la vie devant soi, Valé­rie.

Ensuite, il faudrait se montrer davan­tage acces­sible et dispo­nible. S’en­vo­ler à Bombay avec Char­lotte Valan­drey pour donner un coup de projec­teur sur le programme Fight Hunger, fut fort esti­mable. Oublier la grisaille pari­sienne sous le soleil de l’île Maurice avec Valé­rie de Senne­ville, épouse Sapin, et Saïda Jawad, d’ac­cord, pourquoi pas. Mais quelque chose nous dit que faire la fête au Banana Café, temple des nuits gay pari­siennes, ne doit pas faci­li­ter les rencontres. La posture de femme forte, qui tient encore debout, le poing levé, c’est bien. Mais un peu de tendresse dans ce monde de brutes, ça ne se refuse pas, Valé­rie.

Enfin, il faudrait préci­ser ses attentes. Egoïsme, mani­pu­la­tion, perver­sion, lâche­té… Dans Merci pour ce moment, l’ex-compagne de François H. a listé tout ce qu’elle ne souhai­tait plus d’un homme. On lui propose la rédac­tion d’un deuxième tome, qu’elle pour­rait inti­tu­lerMerci pour la suite et dans laquelle elle nous dres­se­rait le portrait de son amou­reux idéal. Cet homme capable, comme elle, d’en­four­cher un vélo, de voya­ger au bout du monde ou de s’in­té­res­ser à l’oeuvre de Marc Lévy. Un aven­tu­rier en somme. Mais cette fois, un vrai.

Source: gala.fr

Nouvelles discussions à Alger : Le Mali doit éviter le jeu de la CMA

Depuis mardi des discussions ont été ouvertes entre la Coordination des Mouvements de l’Azawad est la médiation internationale en vue de mettre fin aux attaques armées. Heureusement pour l’honneur du Mali, Bamako n’a dépêché aucun émissaire. Cette attitude est bien salutaire selon plusieurs acteurs, car  sur le terrain le rapport de force tourne à l’avantage du Mali. Rien ne justifie donc plus à se laisser trimbaler par ce groupe des bandits armés qui continuera à souffler du chaud et du froid tant que l’hôtel ‘’El Aurassi’’ d’Alger restera ouvert.

Décidément le vent de la victoire   semble changer de trajectoire   au détriment de la Coordination des Mouvements de l’Azawad, du moins, suite à plusieurs revers militaires subis  sur le terrain. Depuis la cuisante défaite de Menaka  qui s’est soldée par la prise de la ville par les combattants de la plateforme GATIA en tête, les leaders indépendantistes sont aux abois. N’ayant pu digérer cette couleuvre, ils ont porté leurs efforts sur d’autres localités profitant de l’absence des forces de sécurité. Ils ont été d’abord repoussés à Diré  par les forces armées. Le seul acte spectaculaire qu’ils ont pu poser fut l’embuscade tendue contre un détachement des FAMAS. A Bambaramaoudé, l’armée les a infligé une sévère leçon. A Tin Hama, ils ont été humiliés par l’armée  au point d’accuser cette dernière d’exactions. A Arbichi, à Eshel et Tamash ils n’ont pas obtenu gain de cause. En désespoir de cause ils ont lancé une offensive désespérée sur  la ville de Tessit, dans cette localité ils ont été repoussés par l’armée. Comme trophée de guerre à Tessit, ils ont capturé 19 joueurs de football et  ont fait croire à l’opinion qu’il s’agissait des soldats maliens. Ces défaites à répétition et les  rumeurs sur la mort du Colonel  Bamoussa Diarra,  un officier félon de l’armée malienne et de Cheick Haoussa  ont contribué à contraindre la CMA à approcher la médiation non pas pour une révision  de l’accord d’Alger  mais pour négocier un cessez le  feu bilatéral  pour sauver la face. Surtout que l’axe Tanbankort, Almoustrat  qui commande la route de Kidal est tenu par le GATIA.  La semaine dernière une rumeur faisant étant d’une éventuelle   offensive sur la capitale des Ifhogas   a contraint la CMA  à demander aux habitants de la ville de rester terrer chez eux. Ce qui est sûr et certain ce que la prise de Menaka  ajoutée aux localités de Tanbarkort, Almoustrat dévoile clairement la stratégie de la plate forme  qui veut compléter ses victoires sur le terrain par la prise du dernier bastion séparatiste.

En tout de cause, l’heure n’est plus au cinéma de ces bandits armés, qui sont désœuvrés par manque de soutien des combattants jihadistes d’Aqmi et consorts, qui sont tous dirigés vers le sud libyen où vers le Yemen pour intégrer les combattants de l’Etat islamique.

Badou S. Koba

Source: Tjikan

Ville de Gao : Le ministre Abdoulaye.I.Maïga et le maire Sadou Diallo se livrent en spectacle !

Sans même se voir élire président du RPM, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga se croit dans une ‘’Rue-Publique’’ au Mali. Partout où il  passe de nos jours, contrairement à sa réputation d’origine, il aime se faire parler de lui. Mardi lors d’une mission politique, transformée en mission gouvernementale, il a failli venir aux mains avec le maire de Gao, Sadou Harouna Diallo. A qui, il a instruit de quitter sa délégation, avant d’ordonner au gouverneur de l’enfermer séance tenante.

 

Ancien du mouvement Ganda Koye,et  non moins directeur de campagne du candidat Ibrahim Boubacar Kéita, lors de l’élection présidentielle de 2013, Abdoulaye Idrissa Maïga, après avoir été ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, se croit au sommet de sa gloire à la tête du département de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Surtout qu’il est annoncé pour prendre le fauteuil laissé par le ‘’Mandé Masa’’ chez les tisserands. La réputation  de cet homme, se fonde sur sa relative sagesse et son intrépidité dans la gestion financière. Mais à la surprise générale, ses plus proches avancent qu’il ne garde pas grande chose de ces qualités. Sa nomination à la tête du département de l’Administration aura été une moutarde qui lui monte au nez. Après avoir rempli son cabinet des… il se permettrait tous les abus au nom de l’accointance avec la première dame. Notre interlocuteur affirme que pour se faire une religion du vrai visage de ce ministre sorti du bois, il faut se rendre à Gao. Surtout à l’approche des élections municipales qui s’annoncent avec acuité pour le parti présidentiel, RPM, en manque de légitimité dans la cité des Askias.

Quant au maire Sadou Harouna Diallo, il reste l’un des rares élus au Mali qui souffre d’une vraie personnalité. Si pour d’autres, il est confondu à un businessman qui ne fait rien sans contre partie, pour certains, Sadou. H. Diallo est le prototype de maire qui ne contribue qu’à encourager la perversité, avec ses nombreux hôtels, Bar, et autres activités sataniques.

Ces deux responsables de Gao se sont livrés en spectacle le mardi. Pourquoi, et comment ?

En effet, le ministre Abdoulaye Idrissa Maïga qui s’est rendu à Gao pour la rentrée politique de son parti, a profité pour laisser ses marques, afin que les Gaois sachent qu’un des leur est maintenant ‘’super’’ ministre. Ainsi, il a improvisé pêle-mêle une visite de terrain. Après avoir visité quelques services et écoles, il a demandé au maire de lui diriger vers le site en chantier sur la berge du fleuve Niger. Il s’agit d’un ouvrage de loisir, avec des boutiques. Ce site qui était en construction est un projet de la mairie pour mettre en valeur les espaces verts de la ville et offrir des boutiques aux opérateurs économiques de la cité des Askia. Comme par enchantement, le ministre Maïga dès son arrivée sur la berge, ordonne au maire d’arrêter le chantier devant lui-même et de dire aux ouvriers de dégager les lieux. Une instruction brusque et sans concession, qui n’a pas été du goût du maire. Lequel se rebiffa, avant de demander au ministre RPM de provoquer une réunion dans un cadre décent pour qu’ensemble ils puissent discuter de la question. « Non, je demande que les travaux soient arrêtés tout de suite, si tu ne l’exécute pas je te demande de quitter ma délégation » lance le ministre avant d’ordonner au gouverneur de jeter dans le gnouf ce ‘’maire voleur’’. Toute déclaration qui n’a pas été du goût du maire, lequel dira au ministre qu’en tant que maire c’est son plein droit d’aller là où il veut dans sa ville, avant d’enlever son écharpe tout en disant au ministre que c’est l’écharpe qui fait que sa tutelle relève du ministre, sinon qu’en tant que simple citoyen ce ministre ne pouvait rien lui faire, surtout qu’il est à Gao pour une mission politique et non officielle. Les deux hommes publics, les nerfs surchauffés ont failli en venir aux mains, comme des badauds du grand marché de Bamako.

Qu’est ce qui explique cette montée d’adrénaline ?

« Le ministre avait auparavant été mal informé sur le chantier en question. On lui avait fait savoir que le dit ouvrage serait un projet personnel du maire Sadou » confie notre source. Faux rétorque, un jeune habitant de Gao A.M, lequel soutient que le projet en question est une demande de la jeunesse de Gao, qui aurait formulé la demande auprès de la mairie de mettre en valeur la berge, pour permettre aux jeunes d’avoir un espace de loisir en plein air dans leur ville. D’ailleurs, que le chantier a permis de donner du travail à de nombreux jeunes de la ville, lesquels dans le GIE ‘’Bonè’’ ont décroché le marché. Il s’agit de la masse laborieuse des jeunes qui ont résisté à l’occupation jihadiste et récemment au dictat de la MINUSMA.

Affaire à suivre.

Nana Cissé

Source: Tjikan

5ème congrès ordinaire de l’Adema PASJ : Le trio Tièmoko-Empé-Dra pour un nouveau départ dans la ruche

L’Adema-Pasj a tenu son 5ème congrès ordinaire les 24 et 25 mai derniers. Cette assise qui s’annonçait comme celle d’un nouveau départ pour le parti, comme prôné par le Pr Dioncounda Traoré, aura tenu  toutes ses promesses. Car la cassure annoncée par certains  oiseaux de mauvais augure a été évitée par les abeilles à travers la mise en place d’un comité exécutif qui rassemble toutes les sensibilités, enterrant du coup les tiraillements qui avaient fragilisé cette formation politique dont s’inspire la plupart des partis politiques du landernau politique malien.

Conscient des problèmes que traversait son parti depuis quelques temps, le Pr Dioncounda Traoré, lors de l’ouverture des travaux  du 5ème congrès de l’ADEMA avait invité les abeilles à faire en sorte que cette assise soit celle d’un nouveau départ.  Pour lui, l’Adema qui faisait la fierté de tous et suscitait l’admiration en Afrique et dans le monde se trouve confronté à des problèmes car les abeilles n’ont pas été à la hauteur de la cohésion. Et de regretter que les uns et les autres aient mis leur agenda personnel au dessus de celui du parti et du pays. Toute chose qui a conduit à la désunion qui a occasionné l’échec aux élections de 2013.

Comme recommandations, Pr Dioncounda Traoré avait demandé aux abeilles d’en tirer  toutes les leçons. Mais aussi, de transformer la quantité en qualité, c’est-à-dire, transformer la grande masse d’adhérents au parti en véritables militants.

Aussi, pour lui, la taille du comité exécutif était démesurée et jouait sur son efficacité. C’est pourquoi, il avait demandé la réduction de son nombre de 80 à 33 personnes au maximum, mais aussi, l’application stricte des textes du parti au lieu de les conformer chaque fois aux besoins du moment.

Enfin, Pr Dioncounda Traoré avait souhaité que ce congrès soit celui du sursaut, de la refondation, et du renouveau avec des abeilles unies. Autant de recommandations que les abeilles ont tenté de prendre en compte lors des travaux de ce congrès.

Un nouveau départ pour l’Adema-Pasj

Ce 5ème congrès marque certainement un nouveau départ pour l’Adema-Pasj. Il aura surtout permis de taire certaines divergences et de mettre fin à des situations de tension au niveau de certaines sections du parti où les uns et les autres se regardaient en chiens de faïence.

Un autre fait marquant de ce congrès est la sagesse des ministres Dramane Dembélé dit Dra et Abdel Karim Konaté qui étaient cités comme des candidats favoris au poste de président du parti, de ne pas se présenter.

Ainsi, durant les trois jours qu’a duré le congrès au lieu de deux initialement prévus, les abeilles ont procédé au toilettage des textes du parti avant de procéder à l’élection du nouveau Comité Exécutif du parti.

Les points inscrits à l’ordre du jour ont été vidés sans anicroches majeures. Des discussions houleuses sur les textes régissant le parti ont permis  la prolongation des mandats de 3 ans à 5 ans et la fixation de l’âge limite de la jeunesse à 35 ans.

S’agissant des grands chantiers, la nouvelle direction du parti doit s’atteler à la construction du nouveau siège du parti situé à l’ACI 2000.

 

Pr Tièmoko Sangaré, un président bien entouré

 

Candidat pour le poste de président contre Moustapha Dicko, les abeilles auront finalement choisi Pr Tièmoko Sanagaré pour succéder au Pr Dioncounda Traoré.

Ce qui est remarquable dans ce bureau, c’est qu’il a comme premier vice-président Abdel Kader Konaté dit Empé et comme deuxième vice-président Dramane Dembélé dit Dra.

Ce  trio Tiémoko-Empé-Dra, tout comme le reste du comité exécutif, a le devoir de faire briller l’Adema dans le firmament de la scène politique malienne.

Le bateau navigue avec d’autre ténors à bord dont Adama Sangaré, Mahamadou Cissé alias Bagagnoa, Yaya Sangaré, Harouna Cissé et Marimantia Diarra. S’y ajoutent les amazones Oumou Soumaré, Mme Katilé Adiaratou Sène, Mme Conté Fatoumata Doumbia….

Le nouveau Comité Exécutif suscite de l’espoir et la flamme de cet espoir doit être entretenue par le trio dont la qualité, le bon sens, l’abnégation et l’amour pour le parti doivent guider les pas.

Ce qu’il faut savoir sur le nouveau président de l’Adema-Pasj, Pr Tiémoko Sangaré, c’est que c’est un homme politique avéré qui a connu les premiers pas de l’Adema depuis la clandestinité jusqu’à son érection en parti politique. Il a un parcours bien rempli, car il fut le président du groupe parlementaire Adema depuis la 1ère législature 1992- 1997 avant d’accéder aux postes de Secrétaire Général Adjoint et de 3ème vice -président en 2008. Il a siégé au gouvernement en qualité de ministre de l’Agriculture et ensuite celui de l’Environnement.

Les élections présidentielles de 2013 ont créé une situation assez amère dans le parti, car certains candidats n’ayant pas été désignés comme candidat du parti ont fait leurs valises, à l’image de Iba N’diaye qui assurait la présidence par intérim du parti.  Après son départ,  c’est le Pr Tièmoko Sangaré  qui a pris les rênes du parti jusqu’au congrès des 24 et 25 mai 2015, assises au cours desquelles, il fut élu président du parti à l’unanimité.

Le 1er vice -président Abdoul Karim Konaté  dit Empé est un pilier inébranlable du parti. Patron de la section de Koro, il est appelé dans l’exécutif pour la première fois pendant la transition dirigée par  Dioncounda Traoré en 2013. Avant cette nomination, il a joué un rôle prépondérant dans le parti. Et ce 5ème congrès l’a vu choisir comme 1er vice-président du parti.  Empé est aujourd’hui un des maillons essentiels de l’Adema.

Le 2ème vice-president qui est Dramane Dembélé est aujourd’hui est cadre important de l’Adema. Ancien locataire de l’ENI, il  est bien connu des militants pour avoir porté les couleurs du parti à l’élection présidentielle de 2013. Militant de première heure du parti, il dirigea la sous-section de Faladié.  Affectueusement appelé Dra, il a su se forger un destin de rassembleur. Ce qui lui a permis de remporter les primaires pour devenir le candidat du parti en 2013. Pièce maitresse de la section Adema de Ségou, Dra est un cadre doté d’une humilité enviable. Il a réussi à relever de nombreux défis, comme l’organisation, en 2010, du congrès de la jeunesse en tant que président de la commission d’organisation. Sa force réside dans ses bonnes relations qu’il entretient avec les jeunes et les femmes du parti.

Ainsi, ce congrès qui était annoncé comme celui de la cassure a plutôt été celui du rassemblement et d’un nouveau départ pour le parti. Et apparait comme celui de  la cohésion retrouvée au sein de la ruche.

D. Diama    

Source: Tjikan