Négociations fiévreuses sur le nucléaire iranien avant la date butoir de mardi

Les négociations sur le nucléaire iranien se sont poursuivies dans une atmosphère fiévreuse, lundi 30 mars, à Lausanne, en Suisse, alors qu’il reste à peine vingt-quatre heures pour arracher un accord entre l’Iran et les grandes puissances sur les principaux paramètres du programme nucléaire de la République islamique.

Secretaire Etat americain John Kerry ministre iranien Affaires etrangeres Javad Zari

Les réunions se sont à nouveau multipliées, lundi, dans les salons de l’hôtel Beau Rivage, un palace surplombant le lac Léman, entre Mohammad Javad Zarif, le ministre des affaires étrangères iranien, et ses homologues du « P5 + 1 », représentant les cinq pays membres du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne.

Alors que la montre tourne pour parvenir à un compromis sur les grandes lignes d’un accord, qui ouvrirait la voie à la poursuite des négociations, jusqu’au 30 juin, pour finaliser les détails techniques, le climat des discussions est très dur, selon un participant. De son côté, un diplomate constate que « les Iraniens aiment bien négocier au bord du précipice, ils sont assez bons pour cela ».

Une issue encore incertaine

Rarement une négociation diplomatique aura été aussi difficile, longue et complexe. L’issue des pourparlers de Lausanne demeurait toujours incertaine, lundi, malgré douze ans de discussions et seize mois de consultations intenses depuis la signature d’un accord intérimaire entre l’Iran et les pays du « P5 + 1 », en novembre 2013. Celui-ci a débouché sur un gel provisoire du programme nucléaire iranien et une levée limitée des sanctions internationales contre le régime de Téhéran.

  • L’Iran et les grandes puissances parviendront-ils à un accord dans le dossier du nucléaire ? Les diplomates, réunis à Lausanne en Suisse, ont théoriquement jusqu’à ce mardi minuit pour signer un texte. A ce stade, plusieurs points sont toujours en suspens. Le blocage porte avant tout sur la levée des sanctions qui pèsent sur l’Iran depuis près de 10 ans. Téhéran exige que ces sanctions soient levées en bloc dès la signature d’un accord. Les Occidentaux, eux, veulent une levée graduelle, qui dépendrait du respect des engagements pris par l’Iran. Autre point de blocage : la durée de l’accord. Les grandes puissances souhaitent un cadre strict de contrôle des activités nucléaires iraniennes sur au moins 15 ans, mais l’Iran ne veut pas s’engager au delà de dix ans, selon un diplomate occidental. Les différentes parties se sont retrouvées ce lundi. Signe de l’importance du sujet : tous les ministres des Affaires étrangères impliqués étaient présents : l’Iranien Mohammad Javad Zarif, l’Américain John Kerry, le Russe Sergueï Lavrov, le Chinois Wang Yi, le Français Laurent Fabius, le Britannique Philip Hammond et l’Allemand Frank-Walter Steinmeier. Certains ont bouleversé leur agenda afin de permettre la signature d’un accord. ‘C’est le sixième jour de ces négociations entre l’Iran et le groupe 5+1, explique Reihaneh Mazaheri, l’envoyée spéciale d’euronews à Lausanne. Elle ajoute que cette journée pourrait être ‘une des plus importantes depuis (le dernier cycle de discussions en) novembre dernier.’ L’idée est d’avoir, dans un premier temps, un texte qui fixe les règles générales du programme nucléaire iranien, puis, dans un deuxième temps, un document qui réglerait définitivement le contentieux d’ici à la fin du mois de juin.

Même si les équipes de négociateurs se connaissent par cœur et ont passé au crible ces derniers mois tous les scénarios techniques possibles, il restait encore, à la veille de la date butoir, de grandes divergences sur les points clés d’un futur accord, d’après une source bien informée.

Les Occidentaux veulent des garanties

L’objectif poursuivi par les « Six » est de s’assurer que l’Iran ne puisse pas acquérir une bombe atomique sous le couvert de son programme nucléaire civil. Or, l’Iran a déjà menti par le passé, en dissimulant l’existence des sites de Natanz et Fordo, ses deux principaux centres d’enrichissement d’uranium, une matière fissile indispensable pour fabriquer une arme atomique. Du coup, les Occidentaux veulent s’assurer que tout accord offre les garanties nécessaires de transparence pour vérifier que l’Iran tient ses engagements.

Pour y parvenir, cela suppose de mettre en place un écheveau complexe de mesures qui visent, in fine, à brider le programme nucléaire iranien pour que son« break-out », c’est-à-dire le temps nécessaire pour produire assez d’uranium enrichi pour se doter d’une bombe, soit au moins d’un an. Le but étant de permettre aux Occidentaux de réagir si l’Iran décidait de se lancer dans une course à l’arme nucléaire, ce que Téhéran n’a jamais fait, même s’il en a les moyens depuis plusieurs années.

Trois points controversés

Alors que les négociations approchent de leur dénouement, un diplomate occidental a souligné qu’il restait toujours « trois points difficiles » et que l’issue des tractations « dépend des réponses » à ces questions. Il s’agit, a-t-il poursuivi, de la durée de l’accord, du rythme de la levée des sanctions contre l’Iran et de l’adoption d’un mécanisme, dit « snap back », qui permettrait de réimposer des sanctions si Téhéran ne tient pas parole.

Sur la durée, les Occidentaux veulent qu’un accord restrictif soit en vigueur pendant au moins quinze ans, avec une phase très contraignante pendant les dix premières années, suivie d’une levée graduelle des restrictions, notamment sur la recherche et le développement, pendant les cinq années suivantes. « On souhaite tous que ce soit quinze ans. Mais il y aura des durées différentes pour divers aspects de l’accord, même si la plus grande partie de l’accord sera sur quinze ans », insiste un proche du dossier. En revanche, les Iraniens réclament une durée plus courte, jugeant qu’une mise sous tutelle aussi longue est punitive.

Les sanctions contre l’Iran

Concernant les sanctions, le blocage porte essentiellement sur les quatre résolutions votées, depuis 2006, par le Conseil de sécurité de l’ONU. Elles visent surtout à empêcher les activités de prolifération nucléaire et ont été complétées, à partir de 2010, par des sanctions économiques, adoptées par les Etats-Unis et l’Union européenne. « Les Iraniens voudraient que l’on lève tout, tout de suite », souligne ce diplomate. Un scénario irréaliste car il priverait les Occidentaux de leurs moyens de pression sur l’Iran.

Or, pour Téhéran, les sanctions de l’ONU ont surtout une valeur symbolique car tant qu’elles sont en vigueur, le pays est toujours au banc de la communauté internationale. « Il s’agit principalement d’un enjeu de fierté nationale », insiste une source européenne. Mais pour sortir de cette impasse, un diplomate influent a laissé entendre que des « gestes » pourraient être faits, en levant certaines mesures contre des « personnes et des entités », mais ils seront limités car « la plupart des individus sont mouillés dans le programme de prolifération ».

A cela, s’ajoute un débat interne épineux entre les « Six » sur le « mécanisme », proposé par la France, pour réintroduire les sanctions de l’ONU, en cas d’infractions constatées de la part de l’Iran. La Russie, notamment, rechigne à approuver un procédé qui serait automatique car cela reviendrait à priver un membre permanent du Conseil de sécurité de son droit de veto.

Nombre de centrifugeuses

A la veille de l’échéance du 31 mars, une autre controverse a éclaté sur les modalités pour arriver à un « break-out » d’un an. Pour y parvenir, il faut agir sur plusieurs paramètres : le nombre de centrifugeuses – l’Iran en dispose de près de 20 000, dont la moitié en activité –, le modèle des machines utilisées, d’une puissance variable, et le stock d’uranium déjà enrichi. Or, l’Iran aurait refusé, dimanche, d’envoyer une grande partie de son stock en Russie, comme cela avait été envisagé, et demanderait maintenant de diluer son stock d’uranium, sous forme de gaz, sur le sol iranien. Un procédé destiné à rendre son utilisation à des fins militaires quasi impossible. Mais des diplomates occidentaux ont atténué la portée de cette volte-face, estimant qu’elle était surtout à usage interne et qu’elle ne constituait pas un problème « majeur » dans les négociations.

En dépit de la persistance de ces obstacles, il paraissait néanmoins peu probable, lundi, que les discussions de Lausanne s’achèvent sur un échec total. « Nous avons accumulé tellement de travail qu’il serait impardonnable de tout perdre », a déclaré Sergueï Ryabkov, le chef des négociateurs russes. « A un moment, il faut quand même dire oui ou dire non », a ajouté, de son côté, un responsable occidental. « On est dans une situation historique », tous les chefs de la diplomatie des pays négociateurs sont présents, a-t-il fait valoir. « On a beaucoup travaillé et ce sera beaucoup plus compliqué de reprendre des négociations après » la date butoir du 31 mars, a-t-il souligné.

Possible prolongation

 

Pour justifier une prolongation des tractations jusqu’à la fin juin, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, le principal acteur de ces pourparlers, avec son homologue iranien, ne peut pas retourner à Washington les mains vides. Pour convaincre un Congrès qui menace de faire dérailler le processus en adoptant de nouvelles rétorsions contre l’Iran, à partir de la mi-avril, M. Kerry doit pouvoir faire état d’avancées à Lausanne. De même pour M. Zarif, car les « durs » du régime de Téhéran, hostiles à tout rapprochement avec l’Occident, ne manqueront pas de dénoncer un « marché de dupes », si le négociateur iranien ne peut pas invoquer des concessions sur le dossier clé de la levée des sanctions.

Reste à régler la délicate question de la présentation de l’accord. Les Iraniens ne veulent pas d’un texte trop long et précis, afin de conserver une marge de manœuvre vis-à-vis de leur propre opinion publique et aussi pour ne pas être trop liés pour la suite des opérations. Quant aux Occidentaux, ils veulent s’assurer que le document contienne toutes les « garanties » nécessaires. « Il faudra des choses précises, quantifiées et avec des délais sur tous les principaux paramètres, les Américains ne peuvent pas retourner devant le Congrès sur la base de principes flous », souligne un diplomate.

A priori, les négociateurs s’orientent vers la rédaction d’une « déclaration », dont le contenu ne sera pas rendu public, mais qui fera l’objet d’une « communication » de la part de M. Zarif et de Federica Mogherini, la diplomate en chef de l’UE, qui coordonne les travaux du « P5 + 1 ». Il y a cependant un écueil de taille que l’ensemble des négociateurs veulent écarter à tout prix : conclure ce compromis le 1er avril pour éviter que les adversaires d’un accord qualifient aussitôt le texte de Lausanne de poisson d’avril…

  • Yves-Michel Riols (Lausanne, Suisse, envoyé spécial)
    Journaliste au Monde

Source: Le Monde

Offensive armée sur le Yémen : l’Arabie saoudite enclenche un engrenage à haut-risque

La capitale du Yémen et ses alentours ont connu des bombardements intensifs dans la nuit de vendredi à samedi, troisième nuit consécutive de l’opération saoudienne “Tempête décisive”. Les clefs pour comprendre les évènements qui secouent ce pays de la péninsule arabique.

 soldat militaire armee guerre yemen

Le Moyen-Orient est aujourd’hui en plein chaos. Voici qu’à la guerre contre Daesh avec l’intervention terrestre de l’Iran en Irak et l’appui aérien d’une coalition internationale, s’ajoute au Yémen, les mêmes causes produisant les mêmes effets, une nouvelle guerre civile confessionnelle, entrainant une intervention extérieure dirigée par l’Arabie Saoudite et soutenue par les Etats-Unis

Le contexte

Au conflit israélo-palestinien et aux affrontements géopolitiques régionaux pour la suprématie dans le Golfe Persique – qui opposent depuis longtemps l’Iran et l’Arabie Saoudite, soutenus réciproquement par la Russie et les Etats-Unis – se superposent aujourd’hui des guerres civiles confessionnelles Sunnites contre Shiites et, depuis juin 2014, la guerre des salafistes radicaux de Daesh contre toutes les autres religions et l’Occident.

En effet, une guerre civile confessionnelle déchire la Syrie depuis quatre ans avec l’appui ou la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar, de la Turquie et aussi des occidentaux dont les dirigeants  ont cru naïvement qu’ils assistaient à un printemps arabe. Par ailleurs, en Irak, la rébellion latente des tribus sunnites contre le pouvoir sectaire du shiite Al Maliki (L’origine de ce chaos remonte à la guerre d’Irak et à l’occupation américaine qui a cru pouvoir remplacer le pouvoir dictatorial du leader bassiste Saddam Hussein par une démocratie parlementaire. Mais le Premier Ministre Shiite Al Maliki n’a pas voulu partager le pouvoir avec les minorités Chiites et Kurdes qui représentent chacune environ 20% des habitants . Se comportant de manière sectaire, il a suscité une rébellion latente des sunnites dans les cinq gouvernorats où ils sont majoritaires) a permis en juin 2014 aux terroristes salafistes dirigés par Abou Bakr Al Baghdadi (autoproclamé calife et imam des Musulmans du monde entier) – qui avait unifié ou éliminé tous les groupes rebelles syriens – d’occuper sans réelle opposition les cinq gouvernorats sunnites d’Irak et de créer ainsi le premier Etat terroriste dans un territoire grand comme la moitié de la France. Le double jeu de la Turquie d’Erdogan, qui maintient sa frontière ouverte avec l’Etat Islamique, permet à Daesh de recevoir des renforts humains et de se ravitailler en échangeant le pétrole brut issu des territoires occupés contre des armes et des munitions.

Le contexte  politique et militaire qui prévaut en Irak fait penser qu’en l’absence d’un réel engagement de la Turquie aux cotés de la coalition, il faudra à Bagdad plusieurs années pour chasser définitivement Daesh de son sol malgré le soutien terrestre de l’Iran et les frappes aériennes conduites par les Etats-Unis.

Cette révolution syrienne, que l’Arabie Saoudite a initiée et soutenue, tend à se retourner contre elle. Daesh, qui contrôle le gouvernorat d’Al Anbar en Irak, dispose aujourd’hui d’une frontière commune de 400 km commune avec l’Arabie Saoudite et a fait part de sa volonté de libérer les lieux saints de l’Islam. Ryad perçoit désormais l’Etat islamique comme une menace, à tel point qu’elle a demandé au Pakistan et à l’Egypte de déployer au moins 30 000 hommes le long de cette frontière. Mais aujourd’hui, avec la guerre au Yémen, cet effet boomerang ne se limite pas à sa frontière Nord (Israël, de son coté, espère tirer les marrons du feu : le Hezbollah engagé en Syrie et au Yémen s’affaiblit, la communauté internationale les yeux rivés sur Daesh lui laisse les mains libres pour poursuivre sa colonisation rampante de la Palestine).

Source: atlantico.fr

Des données sur les grands de ce monde “fuitent” par erreur

Les données personnelles de 31 chefs d’Etat et de gouvernement ont été transmises par erreur dans un courriel par un employé des services australiens de l’immigration, a révélé lundi le quotidien britannique The Guardian.

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L’impair a été commis par un fonctionnaire du ministère de l’Immigration qui a malencontreusement envoyé les numéros de passeport, le contenu des visas et d’autres informations sur les dirigeants présents au sommet du G20 de Brisbane en novembre dernier.

Parmi eux, The Guardian cite les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine, le Premier ministre britannique, David Cameron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président chinois Xi Jinping. Le président français François Hollande avait également participé à la réunion.

Ce sont au total les données de 31 dirigeants qui ont atterri dans la messagerie électronique d’un responsable d’un comité local d’organisation de la phase finale de la Coupe d’Asie de football, qui s’est tenue en Australie en janvier.

Selon un porte-parole du ministère, “le manquement a été immédiatement signalé au Bureau du commissaire australien à l’Information” chargé de la protection de la vie privée.

“Les données ont été immédiatement effacées par le destinataire (du courrier électronique) et n’ont pas été transmises” à d’autres personnes, a-t-il assuré.

Dans un échange entre le ministère et le commissaire australien à l’Information publié par The Guardian, il est précisé que l’expéditeur du courrier avais “omis de vérifier que la fonction d’autoremplissage de Microsoft Outlook avait entré la bonne adresse dans le champ “destinataire””.

Les Etats-Unis et la guerre au Yémen

Le Yémen est loin de l’Europe et l’on a tendance à considérer que les bombardements lancés depuis quelques jours par l’aviation saoudienne relèvent de simples mesures anti-terroristes destinées à protéger les frontières du Royaume contre un soulèvement dit Houthi dont on ne sait pas grand chose.

yemen combattant arme voiture militaire

Mais  ces bombardements, dont les victimes civiles se comptent aujourd’hui par dizaines, n’ont été possibles qu’avec un appui américain très important, sous forme d’un soutien logistique et avec l’utilisation d’appareils fournis par les USA.

De plus, l’Arabie saoudite a mobilisé environ 150.000 hommes et de l’artillerie lourde sur sa frontière avec le Yemen. Elle appelle à la formation d’une coalition internationale incluant notamment l’Egypte et peut-être la Turquie (Cf notre article: Turquie et Arabie saoudite réunies contre l’Iranhttp://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1708&r_id=. Tout laisse penser que contre les rebelles Houthis et les tribus soutenant l’ancien dictateur yéménite Ali Abdullah Saleh ayant pris le contrôle des provinces occidentales, c’est toute l’emprise au Yémen de son alliée l’Amérique que l’ Arabie saoudienne souhaite rétablir.

Les Etats-Unis veulent en effet réinstaller l’ancien président Abd Rabbuh Mansur Hadi qui leur était dévoué et a fui devant les Houthis. Ils veulent aussi récupérer l’usage de la base aérienne d’Al Anad à parti de laquelle ils avaient lancé depuis 2009 des attaques de drones à l’intérieur du Yémen, lesquelles auraient fait plus de 1000 morts. Or cette base venait d’être occupée par les Houthis.

Les Houthis

Mais qui sont les Houthis? Egalement connus sous le nom deJeunes Croyants, il s’agit d’une organisation insurrectionnelle chiite issue du Nord-ouest du Yémen. En conflit avec le gouvernement de la République du Yémen dans le cadre de la Guerre du Yémen (depuis 2001) ils se sont emparés depuis leurs bastions montagnards du nord-ouest d’une grande partie de l’ouest du pays, notamment de l’ancien Yémen du Nord. Le point important est que le mouvement est soutenu par l’Iran chiite et le Hezbollah (organisation chiite du Liban) dans le cadre d’un conflit chiite-sunnite qui s’est développé au Yémen depuis 2014.

Les Houthis se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux à la suite de la réunification du Yémen de 1990. Ils demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962. Récemment, ils ont pris les armes dans ce but et accumulé les succès. Bien évidemment, le soutien de l’Iran et du Hezbollah chiites inscrit leur action dans les conflits entre chiites et sunnites qui se développent dans tout le Moyen Orient. Il ne peut laisser indifférente l’Arabie saoudite sunnite.

Les intérêts américains

Cependant, ce n’est pas prendre parti dans des querelles religieuses qui intéresse en priorité les Américains au Yémen, mais préserver leurs intérêts. Ceux-ci sont connus depuis longtemps. Ils sont liés au pétrole. Le détroit de Bab el-Mandeb qui au delà du canal de Suez, connecte la Méditerranée et l’océan Indien est situé entre le Yémen sur la péninsule arabique et l’Erythrée-Djibouti à la corne de l’Afrique. Tout le pétrole transitant par voie maritime du Golfe persique vers l’Europe et l’Amérique y passe. Maintenir la route ouverte est indispensable, tant pour les pays du Golfe exportateurs de pétrole que pour leurs alliés américains.

A plusieurs occasions dans le passé, des affrontements entre l’US Nagy et des bâtiments censés venus d’Iran avaient eu lieu. L’installation durable, à la pointe sud-ouest du Yémen, de rebelles Houthis pouvant conduire des opérations suicides dans le détroit, y compris avec l’aide de l’Iran, serait insupportable.

Mais pour parer à ce danger, les Etats-Unis pourraient-ils compter sur l’intervention militaire terrestre des Saoudiens, éventuellement appuyée sur mer par des navires égyptiens. On peut en douter, vu les compétences militaires plus que fragiles dont Riyad s’est doté. Pour neutraliser les Houthis et leurs soutiens supposés venant des autres pays chiites de la région, ils pourraient difficilement éviter le recours soit à des bombardements aéro-navals massifs, soit même à des troupes au sol, complétant les « secret forces » déjà déployées.

Compte tenu cependant des résultats catastrophiques de leurs précédentes interventions, compte-tenu aussi du fait que Barack Obama semble tenir au succès des négociations sur l’atome entreprises avec l’Iran, on imagine mal le recours dans l’immédiat à de telles opérations.

Du côté de l’Iran et en arrière plan de la Russie, peut-on prévoir un appui sérieux aux rebelles Houthis, sans le déclenchement d’une guerre régionale généralisée pouvant déboucher sur une guerre encore plus importante. Sans doute pas.

En fait, l’évolution de la situation, au Yémen comme en Ukraine, dépend de la volonté des néo-conservateurs américains préconisant à nouveau le bombardement de l’Iran (voir Consortium News https://consortiumnews.com/2015/03/16/a-neocon-admits-the-plan-to-bomb-iran/ ) et parallèlement une offensive ukrainienne appuyée par l’Amérique visant Vladimir Poutine lui-même.

Source: mediapart.fr

Etats-Unis: un mort dans une fusillade à l’entrée des locaux de la NSA

Deux hommes ont tenté lundi de forcer avec une voiture l’entrée du QG de l’Agence de sécurité nationale, dans le Maryland. L’un a été tué par les forces de l’ordre, l’autre a été blessé.

agence nationale securite nsa espionage etats unis

Source: BFMTV

YÉMEN:POURQUOI L’ARABIE SAOUDITE DIRIGE LA COALITION DE PAYS ARABES

Une intervention militaire conduite par l’Arabie saoudite a été lancée jeudi au Yémen pour venir en aide au président de ce pays et empêcher  le mouvement chiite houthi pro iranien de prendre le contrôle du pays.

avion combat bombardement yemen

Conduits par l’Arabie saoudite avec le soutien des États-Unis pour le renseignement, plusieurs pays arabes sont intervenus militairement au Yemen dans la nuit du mercredi 25 mars  au   jeudi 26 mars 2015 à la demande du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi. Dix pays  ont participé à cette opération militaire qui vise à défendre le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi face aux avancées des rebelles chiites Houthis soutenus par l’Iran. Alors réfugié à Aden, la grande ville du sud, depuis plusieurs semaines, le président yéménite a finalement été évacué hors du pays le mercredi 25 mars 2015. Cette coalition regroupe l’Arabie saoudite et des pays alliés qui sont du Moyen-Orient et d’Afrique : l’Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, le Qatar,  les Emirats arabes unis, l’Egypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc.

 

Chasser les milices rebelles chiites Houthis

 

Dans le cadre de cette  opération baptisée «Tempête décisive», l’Arabie saoudite a mobilisé 10 avions de combat tandis que les Emirats arabes unis en ont engagé 30, Bahreïn et Koweït 15 chacun et le Qatar 10, selon  la chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya.  Les Etats-Unis ont annoncé fournir un soutien en logistique et en renseignement à cette coalition. Aucune implication de pays européens pour le moment. Le risque d’une guerre civile et religieuse est grand. Qualifiant l’intervention  militaire  de «démarche dangereuse», l’Iran a dénoncé cette intervention. De Washington,  l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis Adel al-Jubeir a indiqué que  l’opération militaire «vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays».

Il s’agit, à travers les frappes aériennes, de faire reculer et même de chasser les milices rebelles chiites Houthis qui, depuis plusieurs mois, ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes du Yémen, dont la capitale, Sanaa. Les Houthis combattent avec des unités de l’armée yéménite fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, contraint  en 2012 au départ après 33 ans au pouvoir. L’opération a commencé par des frappes aériennes sur des positions tenues par les Houthis,  à Sanaa, où il y a une douzaine de  victimes civiles. Des forces loyales au président Yéménite ont repris jeudi dernier le contrôle l’aéroport d’Aden. Le Yémen connait une crise  politique qui a pris une autre tournure en  septembre 2014, quand les Houthis ont foulé sol de la capitale du Yémen.

 

«Guerre froide» Arabie saoudite-Iran

 

Ils  contestent le pouvoir du président Hadi et dénoncent  un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui pourrait priver leur fief, situé dans le nord, d’un accès à la mer. L’aviation saoudienne a sécurisé l’espace aérien yéménite et  s’attellerait à mettre en place une large zone d’exclusion aérienne : «Vous avez une milice qui contrôle ou pourrait contrôler des missiles balistiques, des armes lourdes et une force aérienne. Je ne me rappelle aucune autre situation dans l’histoire où une milice dispose d’une force aérienne. (…) C’est donc une situation très dangereuse», a déclaré l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis Adel al-Jubeir.   Entre le nord dominé par les Houthis et le sud par les pro-Hadi, le Yémen est en réalité le théâtre d’une «guerre froide» qui ne dit pas son nom  entre l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite.

Une guerre basée aussi sur des intérêts géostratégiques. Le pétrole et la position géographique stratégique du Yémen intéresse l’Iran .Sans oublier les actions du réseau sunnite Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Le groupe jihadiste Etat islamique, qui sévit dans plusieurs pays arabes, notamment en Irak et en Syrie, a revendiqué sa première attaque au Yémen qui a récemment fait plus de 140 morts dans des mosquées à Sanaa. Les frappes aériennes sur des positions tenues par les Houthis se sont poursuivis vendredi et durant le week-end. Selon le porte-parole de la coalition : «les frappes vont continuer  jusqu’à ce que les objectifs soient atteints». Le chef des rebelles Houthis a demandé à ses hommes de résister à l’intervention militaire.

Edmond Kamguia K.

Source: lanouvelleexpression.info

Chili: 17 morts, 20 disparus dans les inondations de l’Atacama

Les inondations inhabituelles qui touchent depuis plusieurs jours la région chilienne d’Atacama, où se trouve le désert le plus aride de la planète, ont fait 17 morts et 20 disparus, selon un nouveau bilan officiel diffusé lundi.

inondations Atacama chili

Les corps de trois victimes ont été découverts au cours des dernières heures, alors que les eaux ont noyé plusieurs villages de cette région, située à 800 kilomètres au nord de Santiago. Les intempéries, très inaccoutumées dans cette région désertique, ont également fait 26.000 sinistrés, selon le dernier bilan établi par le Bureau national des urgences (Onemi). Le 5 août 2010, un éboulement souterrain avait pris au piège 32 mineurs chiliens et un bolivien pendant 69 jours, à plus de 600 mètres de profondeur. Ils avaient passé les 17 premiers jours sans le moindre contact avec l’extérieur, dans la pénombre et en rationnant de maigres vivres, avant qu’un contact soit établi avec la surface le 22 août. Une gigantesque opération de sauvetage, d’un montant total de 22 millions de dollars, avait alors été lancée devant les caméras des médias du monde entier.

Source: levif.be

Yémen: 45 morts dans un raid aérien sur un camp de déplacés

Au moins 45 personnes ont été tuées et 65 blessées dans un raid aérien qui a touché lundi un camp de déplacés de la province de Hajja, dans le nord-ouest du Yémen, selon un nouveau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

attentat explosion bombardement aviation saoudienne yemen

“L’OIM rapporte 45 morts parmi des personnes déplacées (et) 65 blessés”, a indiqué à l’AFP Joël A. Millman, responsable de la presse, en précisant que 75 agents de l’OIM sont sur place pour aider les victimes.

Une coalition de neuf pays arabes conduite par l’Arabie saoudite a lancé jeudi dernier des raids aériens au Yémen pour empêcher, dit-elle, des rebelles chiites Houthis d’instaurer un régime pro-iranien dans ce pays frontalier du royaume saoudien.

Plus tôt, un responsable de Médecins sans frontières (MSF) avait donné un bilan d’au moins 15 morts et 30 blessés dans le camp de déplacés d’Al-Mazrak.

“Il s’agissait d’un raid”, a indiqué à l’AFP Pablo Marco, chef du programme de MSF pour le Moyen-Orient, ajoutant qu’il y avait certainement “davantage de morts” dans le camp.

Quinze corps ont été reçus dans l’hôpital voisin de Haradh, a déclaré M. Marco, précisant que cet établissement a aussi admis 30 blessés.

Source: rtl.lu

Yémen: intenses bombardements sur Sanaa, les Chinois évacuent le pays

Au cinquième jour de l’offensive lancée par l’Arabie saoudite, Sanaa, la capitale du Yémen, a été de nouveau la cible de frappes aériennes dans la nuit de dimanche à lundi puis au petit matin. Les ressortissants étrangers quittent les uns après les autres le pays. Les Chinois ont emboîté le pas aux Indiens.

attentat explosion bombardement rebelle yemen

Cette nuit a été un « véritable enfer » a raconté un diplomate yéménite. Pour l’essentiel, les raids ont visé le secteur du palais présidentiel, qui jouxte le quartier diplomatique de Sanaa. Selon des habitants de la capitale, les frappes aériennes ont également visé des dépôts d’armes près du mont Nougoum, qui domine la ville.

Le ministère de la Santé, qui est contrôlé par le mouvement houthi, a déclaré dimanche que les frappes aériennes avaient fait 35 morts et 88 blessés durant la nuit de samedi à dimanche, chiffres qui n’ont pu être confirmés de source indépendante. A Aden, bastion des partisans du président Abd Rabbou Mansour Hadi, des tirs d’armes automatiques et des explosions ont été entendus tard dans la nuit de dimanche à lundi.

L’origine de ces combats n’a pu être établie de façon indépendante, mais des témoins ont parlé sur la chaîne de télévision d’Aden d’une nouvelle offensive des Houthis et d’unités fidèles à l’ancien président Ali Abdallah Saleh, à partir du nord et en direction de Cheikh Ousmane, une banlieue résidentielle d’Aden. Certaines chaînes de télévision satellitaires arabes ont déclaré de leur côté que les Houthis se trouvaient à une trentaine de kilomètres au nord d’Aden.

Les étrangers évacuent

Suivant l’exemple d’autres pays comme l’Inde, la Chine a donc décidé d’évacuer tous ses ressortissants. « Tous les Chinois seront bientôt sur leur chemin de retour et en sécurité», a assuré le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi. Cent-vingt deux citoyens chinois auraient déjà été évacués vers Djibouti, mais près de 500 autres seraient encore pris au piège, selon le Quotidien du Peuple. Pour évacuer ses ressortissants, Pékin peut s’appuyer sur sa flotte déployée dans le Golfe d’Aden depuis 2008. Des navires qui effectuaient des missions anti-piraterie jusqu’à présent, rapporte notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt.

L’association des armateurs chinois demande par ailleurs à ses membres de rester vigilant car la marine chinoise suspend jusqu’à nouvel ordre ses escortes armées censées sécuriser le transport de marchandises venant de Chine. Deux frégates lance-missiles, le Linyi et leWeifang, se trouvent dans la zone, en plus d’un navire de ravitaillement équipé de deux hélicoptères et avec 700 soldats à bord. La Chine a connu d’autres évacuations d’urgence, bien plus importantes celles là : en 2011, lors du Printemps arabe, quelque 36.000 ouvriers ont dû être rapatriés.

Source: RFI

Israël : une nouvelle affaire de corruption rattrape Ehud Olmert

L’ancien Premier ministre israélien est reconnu coupable d’avoir reçu des versements d’un homme d’affaires américain lorsqu’il était ministre du Commerce et de l’Industrie.

Ehud Olmert ancien premier ministre israelien

La barque se charge pour l’ancien Premier ministre israéllien Elmud Olmert.Déjà condamné en mai dernier dans une autre affaire à six ans de prison pour avoir accepté 200.000 dollars de pots-de-vin dans le cadre du scandale du colossal projet immobilier de luxe « Holyland » à Jérusalem, alors qu’il était maire de cette ville, l’homme politique a été déclaré, lundi par un tribunal de Jérusalem, coupable de corruption pour avoir reçu de la part de l’homme d’affaires américain Morris Talansky des enveloppes contenant des dizaines de milliers de dollars. Le verdict rendu lundi par la cour de district de Jérusalem annule un acquittement prononcé en 2012, et sa condamnation pour fraude, abus de confiance et corruption aggravée devrait être annoncée le 5 mai, ont précisé les médias israéliens.

Ehud Olmert avait initialement été relaxé dans cette affaire, mais la justice avait rouvert le dossier après que son ex-secrétaire et femme de confiance Shula Zaken a révélé l’existence d’enregistrements de conversations compromettantes qu’elle avait eues avec l’ancien Premier ministre, où il évoquait des enveloppes de 150.000 dollars reçues de Morris Talansky alors qu’il était ministre du Commerce et de l’Industrie entre 2003 et 2005.

Source: lesechos.fr

Les enjeux d’un conflit

L’objet de cette présente contribution est d’analyser l’impact des tensions au Yémen, tant sur le plan géostratégique que sur l’évolution des cours du pétrole.

yemen combattant arme voiture militaire

Selon les observateurs internationaux, après le Liban, l’Irak, la bande de Ghaza, la Tunisie, la Libye la Syrie, sans oublier l’Afrique avec les tensions au Sahel et le groupe Boko Haram qui multiple les attaques au Nigeria et dans les pays voisins, nécessitant une coopération étroite de la communauté internationale et nécessitant l’engagement des Etats menacés qui doivent avoir plus de moralité pour contrecarrer les menaces, le Yémen entre à son tour dans la tourmente régionale pas tant motivée par des raisons religieuses que par la suprématie géopolitique au niveau d’une région très sensible, carrefour du monde. N’est-ce pas la mise en opération de la théorie du chaos (bouleversement systémique par des chocs externes pour aboutir à un nouvel équilibre à terme) de la stratégie américaine au Moyen-Orient, stratégie cristallisée à travers le Grand MO que je développerai dans une prochaine contribution? L’objet de cette présente contribution est d’analyser l’impact des tensions au Yémen, tant sur le plan géostratégique que sur l’évolution des cours du pétrole qui a été clôturé le 27 mars 2015 à 56,41 dollars le baril contre 59,19 la veille.

Situation socio-économique du Yémen
Le Yémen, avec la proclamation de la République unifiée en 1990, avec la capitale Sanaa, les autres populations étant concentrées principalement à Aden, Taëz, Hodeïdah, Mukalla, occupe le sud de la péninsule Arabique étant entouré à l’ouest par la mer Rouge, au sud par le golfe d’Aden, et par la mer d’Oman, à l’est par le Sultanat d’Oman (frontière de 288 km) et au nord par le Royaume d’Arabie saoudite (frontière de 1 458 km), quelques kilomètres le séparant de Djibouti et de l’Erythrée. Il occupe une superficie de 527 970 km², inclus les ïles de Perim et l’archipel de Socotra; la population au 1er janvier 2013 était estimée à environ 25 millions d’habitants, 60% à 75% de sunnites de rite chaféite, 25% à 40% de chiites zaïdites (nord du pays). Malgré ses richesses naturelles, avec un climat aride, c’est un pays très pauvre. Outre d’être un pays où la sécurité et la stabilité restent les deux préoccupations majeures, il est caractérisé par un faible taux de scolarisation, une malnutrition chronique et une absence d’accès à l’eau potable pour près d’un tiers de la population. Selon l’ONU, le nombre de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté serait passé de 42% de la population en 2009 à 54,5% de la population en 2012, 61% des enfants souffrant de malnutrition (au lieu de 58% en 2006) et que 45% de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire (au lieu de 32% en 2009).

Les événements du Yémen et les cours du pétrole
Le produit intérieur brut est estimé au 1er janvier 2013 à 36,35 milliards de dollars (agriculture et pêche, 7.9%, industrie en majorité petites: PMI/PME 40.6%, services: 51.5%%), le PIB par habitant est de 1 470 dollars, le taux de chômage officiel de 17% mais selon le FMI et la Banque mondiale de 40% et l’indice du Pnud le donne pour la même date à la 154ème position sur 187 pays. Le taux d’inflation dépasse les 12% et le taux de change flottant depuis juillet 1996, en 2013 un euro dépassait les 280 rials yéménites et la dette publique par rapport au PIB avoisine les 50%. Le secteur pétrolier (entre 100.000 et 150.000 barils/jour) représente 90% des recettes d’exportation et 65% des recettes budgétaires de l’Etat en 2012. Les revenus pétroliers se sont chiffrés à 1,673 milliard de dollars en 2014, contre 2,662 milliards de dollars US en 2013, selon la Banque centrale dans un rapport publié par l’agence officielle Saba, ayant baissé d’environ 37% en un an, les raisons principales étant la chute des capacités de production au Yémen, la baisse des prix du pétrole, ainsi que les attaques contre des oléoducs reliant les champs pétrolifères de la région de Maârib à la zone côtière de Hodeïda. Rappelons que le Yémen a obtenu, en août 2014, un prêt de trois ans du FMI, au titre d’une facilité élargie de crédit d’un montant de 560 millions de dollars et les «Amis du Yémen» se sont également engagés à apporter une importante aide financière au pays, qui devait atteindre avant les événements récents environ 8 milliards de dollars, dont la plus importante est celle de l’Arabie saoudite de 2 milliards de dollars. Les cours après être retombés le 26 mars 2015 après l’attaque contre le Yémen sont repartis à la baisse le 27 mars 2015 car les fondamentaux n’ont pas changé et le rapport sur l’état des stocks de brut aux Etats-Unis a affiché en mars 2015 une progression bien supérieure aux attentes. Comme cela s’est passé et se passe en Libye, l’offensive de l’Eiil en Irak et Syrie n’a pas affecté la capacité d’exportation du brut irakien, les exportations se faisant uniquement au sud du pays, par les ports pétroliers de Bassora et de Khor Al-Amya, sur le golfe Persique, ou par ses terminaux offshore, la seconde voie d’exportation, l’oléoduc qui relie Kirkouk au port turc de Ceyhan, étant très peu plus utilisée du fait de la multiplication des attentats et des actes de sabotage. Avec 3,4 millions de barils par jour, dont 2,5 millions à l’exportation, l’Irak est devenu le deuxième producteur mondial au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), derrière l’Arabie saoudite, les ventes de brut représentant plus de 75% de son PIB et plus de 90% des revenus de l’Etat irakien.

Le Yémen et les enjeux géostratégiques
Tout en rappelant que l’Eiil contrôle certaines zones pétrolières et gazetières en Irak et Syrie, lui permettant selon certaines estimations un revenu de plus d’un million de dollar par jour, vente au noir et en destination, notamment de la Turquie à un baril entre 30/40 dollars. Il en est de même pour les affrontements au Yémen qui ont eu un impact limité sur les cours du pétrole. Car il faut tenir compte des enjeux géostratégiques, (tension avec la Russie, cas Ukraine, négociation avec l’Iran), des facteurs économiques (déséquilibre entre l’offre et la demande du fait des mutations économiques et énergétiques mondiales), la faible croissance de l’économie mondiale, notamment des pays émergents, la forte production tant de la Russie, des USA et de la majorité des pays Opep (ne représentant que 33% de la part commercialisée mondiale) et hors Opep, malgré les déclarations officielles -augmentation de la production physique pour parer à la baisse des prix. Ainsi, le cours du WIT 48,83 en baisse de 2,5 dollars par rapport au 26/03/2015, celui du Brent 56,41 une baisse de 2,78 dollars par rapport au 26/03/2015, le cours de l’or étant coté à 1999 dollars l’once et le cours de l’euro qui a approché, étant coté à 1,088 soit une hausse de près de 4%,par rapport aux jours précédents, haussant le cours du WIT et du Brent qui avec 1,05 dollar un euro, serait coté encore plus bas. D’ailleurs, le récent conflit au Yémen bien qu’étant à court terme peu touché du fait de la faiblesse de sa population et également d’importantes réserves de change en plus, dont des fonds souverains qui leur procurent d’autres ressources, peut pousser l’Arabie saoudite (et également pour affaiblir l’Iran) et les pays du Golfe qui totalisent plus de 60% de la part commercialisée Opep, pour l’effort de guerre, à accroître la production et dans ce cas permettre un cours inférieur à 60 dollars le baril. Mais le conflit au Yémen pourrait influer davantage sur le secteur, car le Yémen contrôle l’accès au stratégique détroit de Bab-el-Mandeb. Celui-ci qui sépare le Yémen et Djibouti, est l’une des voies maritimes les plus stratégiques de la planète, carrefour entre l’Asie, l’Europe et les Etats-Unis. Situé entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, près de 40% du trafic maritime mondial, le détroit de Bab el-Mandeb fait tout l’intérêt de Djibouti, où la France, les États-Unis et le Japon disposent de moyens militaires et où la Chine et la Russie cherchent à s’y implanter. Reliant le golfe d’Aden et la mer Rouge et conduisant au canal de Suez, il est vital pour l’approvisionnement en hydrocarbures. Près de 4 millions de barils, à destination de l’Europe, des Etats-Unis et de l’Asie transitent en effet tous les jours par ce détroit, qui relie le golfe d’Aden et la mer Rouge. Car le contrôle des espaces stratégiques, notamment maritimes a souvent été une des clés de la puissance. Dans l’Antiquité, il s’agissait du contrôle de la Méditerranée. Depuis l’époque moderne, la domination des mers conduit à la puissance. On parle ainsi de «thalassocratie» (thalassa = «mer» en grec) pour l’Empire britannique au début du xxe siècle. Aujourd’hui, les 70% de la surface du globe recouverts de mers et d’océans constituent un enjeu majeur. Ces espaces sont à la fois des lieux d’échange et des lieux où les États affirment leur puissance. L’Arabie saoudite est le principal État côtier du golfe d’Aden. A ce titre, une éventuelle prise de contrôle du détroit de Bab al-Mandeb par les miliciens chiites houthis rallongerait les temps de transit, sans toutefois interrompre les approvisionnements, les tankers pétroliers se voyant alors contraints de faire le tour de l’Afrique. L’US Government Energy Information Agency déclare ainsi que «la fermeture de Bab el-Mandeb empêcherait les pétroliers venant du golfe Persique d’atteindre le Canal de Suez et le complexe du pipeline de Sumed, les forçant à contourner la pointe sud de l’Afrique. Le détroit de Bab el-Mandeb est un goulot d’étranglement entre la Corne de l’Afrique et le Moyen-Orient et un lien stratégique entre la mer Méditerranée et l’océan Indien. L’Iran contrôle déjà le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 40% du trafic pétrolier mondial, d’où son importance stratégique et l’Occident ne tolérait pas que via les miliciens chiites houthis, que le régime iranien, contrôle le pouvoir au Yémen dont encore le détroit de Bab el-Mandeb situé entre la mer Rouge et le golfe d’Aden.
L’Arabie saoudite craint de voir ses exportations de pétrole vers l’Asie bloquées, mais touchant également les intérêts de l’Égypte étant donné qu’il donne accès au canal de Suez, ainsi qu’Israël, qui, avec Eilat, dispose d’un port donnant sur la mer Rouge ainsi que pour l’Arabie. Dans ce cadre, l’opération militaire menée par l’Arabie saoudite au Yémen a mobilisé 150.000 militaires et 100 avions de combat avec une coalition: les Emirats arabes unis avec 30 avions de combat, Bahreïn et Koweït 15 appareils chacun et le Qatar 10. Ces monarchies arabes du golfe Persique, voisines du Yémen, ont reçu le soutien d’autres pays sunnites, alliés de l’Arabie saoudite: l’Egypte avec quatre navires de guerre pour sécuriser le golfe d’Aden, la Jordanie, le Soudan, le Maroc, le Pakistan et également le soutien logistique du Soudan, de la Turquie, des USA et de l’Union européenne. C’est dans ce cadre que l’Egypte a abrité les 28/29 mars 2015 le sommet annuel de la Ligue arabe, à Charm el-Cheikh qui a été dominé par le projet de création d’une force militaire arabe commune. Certains pays, une minorité, notamment l’Irak, le Liban et l’Algérie ont émis des réserves.

Les événements au Yémen: peu d’impact sur les cours du pétrole
L’Algérie, selon la voix officielle, ne saurait faire intervenir son armée en dehors de ses frontières, pouvant contribuer pour la formation, financièrement et logistiquement dans certaines conditions, privilégiant la solution politique. Mais contrairement à certains soi-disant experts au lendemain des événements au Yémen, dans la précipitation, ne maîtrisant pas le sujet et induisant en erreur l’opinion algérienne qui annonçaient une forte reprise des cours du pétrole, les cours de brut (le prix du gaz étant indexé sur celui du pétrole), comme le montrent les cours boursiers en repli 24h après les événements, ne devraient bénéficier que d’un coup de pouce temporaire, avant d’être à nouveau plombés par la situation de déséquilibre entre une offre excessive et une croissance économique mondiale en berne. Pour l’année 2015, en moyenne annuelle, le cours devrait se situer entre une fourchette large de 55/65 dollars le Brent et 45/55 dollars le WIT, donnant un chiffre d’affaires à Sonatrach d’environ 35 milliards de dollars et un profit net après déduction des charges d’environ 26 milliards de dollars. Elle devra puiser dans les réserves de change si elle veut réaliser le programme d’investissement annoncé de 100 milliards de dollars entre 2014/2020. Et se pose la question, quelle sera la rentabilité au vu des coûts et du vecteur prix international? Sur le plan géostratégique, l’Iran présent à Lausanne dans le cadre des négociations sur le nucléaire qui doivent s’achever avant mardi 31 mars 2015, a mis en garde contre une escalade militaire, tout en assurant que les événements en cours n’auraient aucune répercussion sur la question nucléaire. Car l’Iran du fait de fortes pressions de forces sociales et politiques internes, souhaite la levée de l’embargo et la reconstruction de son économie largement dévastée. Par ailleurs, si l’insurrection des Houthis chiites est soutenue indirectement par Téhéran, il faut différencier les chiites en quatre branches dont les imamites majoritaires en Iran, les Zeidites du fait que si 70% de la population yéménite est sunnite et à 30% zaïdite, une branche, du chiisme, la secte houthie ne représente que 8% de ces Zaïdites, surtout présents dans le nord du pays. Aussi, avec une nouvelle carte géostratégique qui se dessine au Moyen-Orient, également en Afrique du Nord et en Afrique noire, la Russie et la Chine étant également présentes, l’Iran pourtant acteur stratégique incontournable, est affaibli économiquement, avec une dette publique en croissance. Elle a des potentialités avec une importante élite (la ressource humaine facteur stratégique), plus de 15% des réserves mondiales de gaz traditionnel, pouvant produire plus de 4/5 millions de barils/jour de pétrole fonctionnant sur la base d’un cours de plus de 120 dollars le baril. Avec la chute des cours et l’embargo, l’Iran sera appelé à des compromis devant aboutir, comme je l’ai annoncé lors d’un débat que j’ai eu à RFI(Paris France) en octobre 2014 avec un responsable de l’AIE, ancien économiste en chef au secrétariat d’Etat à l’énergie US, qu’un accord est fort probable avant la fin du premier semestre 2015… Car, si l’Arabie saoudite peut s’accommoder des prix bas du baril, Téhéran n’a probablement pas envie de se voir entraîner dans un conflit militaire coûteux. D’autant plus que selon bon nombre d’experts militaires, le Yémen, à l’extrémité de la péninsule Arabique et chasse gardée de l’Arabie saoudite via les USA, n’est pas une priorité stratégique pour Téhéran, bien moins en tout cas que l’Irak ou la Syrie, où l’Iran est un acteur majeur des crises en cours.

Source: lexpressiondz.com

Yémen: une force arabe commune «plus symbolique que réaliste»

Les chefs d’Etats arabes ont approuvé ce dimanche au sommet de Charm el-Cheikh en Egypte, le principe de la création d’une force militaire conjointe pour intervenir au Yémen. Seuls les pays de la Ligue arabe qui en feront la demande en feront partie. Pour l’instant l’Irak a déjà émis des réserves. Les pays se sont donné un mois pour avancer un agenda précis. Une annonce qui intervient alors qu’une coalition de pays de la Ligue arabe, dirigée par l’Arabie Saoudite, a lancé depuis jeudi une offensive aérienne pour arrêter l’avancée des milices chiites Houthis.

sommet forum conference ligue arabe charm el cheikh

Les avions de la coalition arabe ont mené cette nuit du 30 mars de nouveaux raids contre les rebelles chiites Houthis à Sanaa, ainsi que dans l’ouest du Yémen. La Ligue Arabe a prévenu hier que les frappes aériennes de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite contre les rebelles chiites se poursuivraient jusqu’à ce qu’ils déposent les armes. Des combats au sol ont également opposé pro et anti-Houthis à Aden, la ville où s’était réfugié le président Hadi. Ils ont fait une vingtaine de morts.

Les chefs d’Etats arabes ont approuvé dimanche 29 mars le principe de la création d’une force militaire conjointe. Seuls les pays de la Ligue Arabe qui en feront la demande pourront y prendre part. Un agenda précis devrait être établi d’ici un mois. Mais pour Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient, l’annonce de cette force arabe commune est plus politique et symbolique que réaliste. « Cette décision est beaucoup plus une décision politique qu’une décision réaliste. Jamais encore les Arabes ont réussi à faire une armée commune. Qui va la diriger ? Qui va l’encadrer, lui donner sa stratégie ? Tout ça va poser beaucoup de problèmes. En tout cas pour le moment, il n’y aura ni la Syrie, ni la Libye bien entendu, ni les Palestiniens. Il y aura de nouveau une rivalité entre l’Egypte et le reste des pays arabes, pour savoir qui va la diriger. Une décision également symbolique, pour essayer de contrer l’Iran».

Le « grand écart » américain

Pour Antoine Sfeir, cette armée arabe unie au Yémen, rappelle ce qui s’est passé il y 50 ansau Yémen en 1962, quand il y a eu la guerre entre les sudistes et les nordistes. «Aujourd’hui, hélas, c’est une guerre confessionnelle entre les chiites et les sunnites. On est réellement, aujourd’hui, dans un risque d’enlisement beaucoup plus que dans un risque de victoire rapide. Et les Etats-Unis sont en train de faire le grand écart puisqu’ils se dirigent vers un accord avec l’Irantout en essayant d’appuyer l’initiative saoudienne. »

Source: RFI

Crash A320: les enquêteurs ont recueilli l’ADN de la moitié des victimes

Les enquêteurs ont recueilli l’ADN de la moitié des 150 victimes du crash de l’A320 de Germanwings dans les Alpes françaises, ont annoncé les autorités, alors que se multiplient les révélations sur la personnalité du copilote qui semble avoir provoqué délibérément la catastrophe.

crash Airbus A320 GermanWings Alpes Barcelonnette zone carte

Au sixième jour des recherches sur le site de la catastrophe survenue mardi dans cette région montagneuse du sud-est de la France, les enquêteurs ont “isolé 78 ADN distincts”, qui vont être comparés à ceux des familles des victimes pour identification, a déclaré dimanche le procureur de Marseille, Brice Robin.

Depuis le crash de l’Airbus A320, les enquêteurs s’efforcent de collecter un maximum d’éléments permettant de procéder à l’identification des victimes, mais, compte tenu de l’état des éléments prélevés et du terrain, très accidenté, la tâche est ardue.

Le procureur a indiqué que l’aménagement d’un chemin d’accès au site, utilisable par des véhicules tout-terrain, pourrait être terminé d’ici lundi soir. Ce chemin permettra notamment l’évacuation de grosses pièces de carlingue, difficiles à hélitreuiller.

Jusqu’à présent, les enquêteurs sont déposés sur la zone chaque jour par hélitreuillage depuis l’aérodrome de Seyne-les-Alpes, à une dizaine de kilomètres du site.

Pendant que les recherches sur le site se poursuivent, la presse allemande continue à révéler de nouveaux éléments sur le déroulement de la catastrophe et sur la personnalité du copilote Andreas Lubitz.

L’édition dominicale du quotidien Bild a publié un récit glaçant des derniers instants de l’A320 de Germanwings après avoir eu accès aux éléments issus de l’un des deux enregistreurs de vol de l’appareil, celui qui enregistre les sons dans le cockpit.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le New York Times avait le premier évoqué ces enregistrements, affirmant que le pilote était sorti du cockpit et n’avait pu y revenir.

Le procureur de Marseille avait confirmé que ces enregistrements montraient que le copilote avait verrouillé la porte après la sortie momentanée du commandant de bord puis déclenché la descente de l’avion.

Andreas Lubitz semblait souffrir de problèmes psychiatriques et s’inquiétait des conséquences de ses problèmes de santé pour sa carrière, selon plusieurs médias. Les enquêteurs privilégient la piste d’un acte volontaire du copilote, qui n’aurait pas dû voler le jour du drame en raison d’un arrêt maladie, qu’il n’a pas utilisé.

Selon Bild, les 20 premières minutes du vol sont l’occasion d’échanges banals entre le pilote, Patrick S., et Andreas Lubitz. On y entend le pilote déclarer à Lubitz qu’il n’a pas eu le temps d’aller aux toilettes au départ à Barcelone.

A 10h27 locales, le pilote demande à Lubitz de préparer l’atterrissage à Düsseldorf (ouest de l’Allemagne). Ce dernier prononce quelques mots: “J’espère”, “On verra”.

Le commandant sort ensuite pour aller aux toilettes. Peu après, l’appareil amorce sa descente vers les montagnes.

Quelques minutes plus tard, on entend un “claquement fort”, comme si quelqu’un essayait de rentrer dans le cockpit, rapporte Bild. Puis la voix du pilote: “Pour l’amour de Dieu, ouvre la porte!”

En arrière-fond, les passagers commencent à crier. Le pilote essaie ensuite d’attaquer la porte à la hache. Puis il crie: “Ouvre cette foutue porte!”

Vers 10H40, l’Airbus touche une montagne alors qu’on entend les cris des passagers. Ce sont les derniers bruits sur l’enregistrement, relate Bild. L’appareil percute de plein fouet un versant à 700 km/h et est instantanément pulvérisé avec ses 150 occupants.

– Compagne enceinte? –

Bild, qui ne cite pas de sources, affirme aussi que la compagne du copilote, avec laquelle il vivait près de Düsseldorf, serait enceinte de lui: enseignante, elle aurait partagé cette nouvelle avec ses élèves.

Samedi, Bild avait publié une interview d’une hôtesse de l’air présentée comme une ex-petite amie de Lubitz, qui renforçait la piste de troubles psychiatriques sévères chez le jeune homme.

La jeune femme affirmait qu’il lui aurait dit: “Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra.”

Si Andreas Lubitz “a fait ça”, “c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme commandant de bord et pilote de long courrier, était pratiquement impossible”, selon elle.

Dimanche, Bild rapporte également qu’Andreas Lubitz aurait souffert d’un décollement de la rétine, affection oculaire guérissable mais qui, si elle n’est pas prise à temps, peut définitivement empêcher un pilote de voler.

Un autre journal allemand, Welt am Sonntag, affirme que les enquêteurs ont découvert au domicile de Lubitz “de très nombreux médicaments” destinés à soigner des “maladies psychiques”. Le jeune homme, “gravement dépressif”, aurait souffert d’un stress important et avait été pris en charge par “plusieurs neurologues et psychiatres”.

Le parquet de Düsseldorf avait indiqué vendredi que des attestations d’arrêt maladie avaient été retrouvées déchirées chez Andreas Lubitz, mais aucune lettre d’adieu dévoilant un acte prémédité. Bild am Sonntag affirme que les enquêteurs ont trouvé dans son appartement des ordonnances pour des médicaments prescrits aux maniaco-dépressifs, ainsi que de grandes quantités de somnifères.

source : AFP

Hollande: nous allons “marcher pour les valeurs que la Tunisie représente”

“Nous allons marcher pour la Tunisie et pour les valeurs qu’elle représente pour le monde arabe”, a déclaré le président de la République François Hollande, à Tulle, où il a voté samedi pour le second tour des départementales avant de s’envoler pour Tunis participer à une marche contre le terrorisme.

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“Quatre français ont été tués là-bas. La Tunisie souhaitait la présence de la France et la France souhaitait être a côté de la Tunisie qui, rappelons-le, est à l’origine du Printemps arabe et qui a été, avec des ressortissants d’autres pays, victime d’un acte terroriste odieux”, a déclaré François Hollande à des journalistes à la sortie de son bureau de vote.

“Le 11 janvier il y avait eu une manifestation de solidarité pour la France, pour les valeurs qu’elle porte. Aujourd’hui nous allons marcher pour la Tunisie et pour les valeurs qu’elle représente pour le monde arabe”, a ajouté François Hollande.

Aux côtés d’autres dignitaires étrangers, il devrait accompagner le président tunisien Béji Caïd Essebsi sur une centaine de mètres le long de l’enceinte du musée, avant d’y inaugurer une stèle à la mémoire des victimes.

Le mussée du Bardo de Tunis a été la cible le 18 mars d’une attaque qui a coûté la vie à 22 personnes – 21 touristes et un policier.

AFP

Source: TV5MONDE

Dans le secret des «opérations homo»

Un récent ouvrage très documenté revient sur «la guerre de l’ombre» menée par la France, via des liquidations ciblées de meneurs terroristes. Une stratégie employée à haute dose par le pouvoir actuel.

drone helicoptere avion usairforce

Ce message-là, le gouvernement français n’aura pas eu de peine à le décrypter: une vidéo mise en ligne, début mars, sur les canaux habituels de Daech montre un tout jeune mineur abattant d’une balle dans la tête un otage présenté comme un espion arabo-israélien, au côté d’un autre homme, lequel s’exprime en français, avec un accent toulousain. Il n’a pas été difficile aux experts d’identifier celui-ci comme étant Sabri Essid, le demi-frère de Mohammed Merah, le «tueur au scooter», l’assassin, en mars 2012, de trois militaires à Montauban, puis de trois enfants et d’un enseignant d’une école juive à Toulouse. Quant à l’enfant-bourreau de la vidéo, âgé d’une douzaine d’années, il aurait été reconnu par d’anciens camarades de classe et il pourrait s’agir du propre beau-fils de Sabri Essid, scolarisé dans une école toulousaine du quartier du Mirail jusqu’à sa soudaine disparition, en 2014.

Le sous-entendu est clair: du point de vue djihadiste, «l’affaire Merah» n’est pas close, malgré la mort, le 22 mars 2012, du jeune terroriste français, sous les balles du GIGN. La France doit s’attendre à ce qu’elle rebondisse par de nouveaux attentats…

Deux jours plus tôt, dans la soirée du 6 au 7 mars, un tueur cagoulé s’ouvrait un chemin à la grenade à l’entrée du restaurant-bar La Terrasse, dans le centre de Bamako (Mali), avant de monter à l’étage lâcher ses rafales d’arme automatique sur les consommateurs, dont un Belge et le jeune français Fabien Guyomard, mortellement touchés. Puis un commando motorisé parvenait à l’exfiltrer en tirant sur les passants et les policiers accourus dans la rue. Visant directement la France, l’assaut était rapidement revendiqué par le groupe islamiste Al-Mourabitoune, dirigé par l’Algérien Mokthar Belmokhtar, dit le Borgne, déjà soupçonné d’être le commanditaire de l’attaque contre le complexe pétrolier d’Amenas (Algérie) et de l’attentat contre une filiale du groupe français Areva, le 23 mai 2013, à Arlit (Niger).

Des informations judiciaires ont été ouvertes pour chacune de ces deux affaires, mais dans le contexte de guerre «éclatée» que le djihadisme mène à la France sur plusieurs continents, la plupart du temps du fin fond d’un désert, elles n’ont à peu près aucune chance d’aboutir. Les coupables présumés ne seront jamais traduits devant des tribunaux. Il est plus vraisemblable que Sabri Essid, comme ceux des membres du commando de Bamako qui ont déjà été identifiés grâce à des écoutes des services secrets français, voient leurs noms se retrouver sur la liste de patronymes la plus secrète de la République.

Aucune existence officielle. Toute référence à son établissement est toujours niée mordicus. Elle n’est probablement même pas couchée sur le papier, mais apprise par cœur par ceux, aussi peu nombreux que les doigts d’une main, qui ont à en connaître, hors les principaux responsables de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) qui l’ont dressée.

Cette liste regroupe les noms des terroristes et autres ennemis déclarés dont le président de la République autorise l’élimination sans autre forme de procès. C’est à dire leur mise à mort, sans sommation, n’importe quand, dès que les services secrets ou les officiers du renseignement militaire seront parvenus à les localiser. Dans le dos, s’il le faut. Au sol, si un commando est en mesure de s’approcher; par le tir d’un avion de chasse; plus probablement, désormais, par le largage d’un missile depuis un Predator, du nom que les Américains donnent à leurs drones armés.

Dans le langage de «la guerre de l’ombre», ces liquidations radicales sont nommées «opérations homo» –pour homicides– et sont le fait du Service action de la DGSE, l’institution la plus clandestine de la fonction publique, la seule habilitée, bien que sans ordre écrit, à intervenir hors de tout cadre légal; à l’abri, simplement, d’une justification morale, patriotique, toujours assez floue, et jamais officiellement revendiquée par le pouvoir politique: l’intérêt supérieur de la nation. Les femmes et les hommes du Service action, des officiers et sous-officiers sans uniforme ni identité connue, illustrent cette «raison d’Etat» en exerçant leur mission essentiellement à travers deux objectifs: par mesure préventive –ce serait le cas d’une éventuelle opération contre Sabri Essid et l’entourage de Mohamed Merah en Syrie afin d’éloigner une menace exprimée; ou en représailles, discrètes mais brutales, comme en témoigne déjà la traque lancée contre les auteurs de l’attentat de Bamako, en particulier contre son inspirateur, Mokhtar Belmokhtar, hôte chronique de la liste «homo» depuis plusieurs années.

«Tempérament plus guerrier qu’on ne le croit»

Alors que l’actualité nationale s’alourdit d’actes de violence nombreux contre les ressortissants ou les intérêts français, à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières hexagonales, que des mouvements islamistes divers dénoncent la France pour les «blasphèmes» du Prophète par ses caricaturistes, et que l’organisation Etat islamique cible notre pays comme l’un de ses tout premiers adversaires, Les Tueurs de la République, un livre très documenté du journaliste Vincent Nouzille, consacré à la chronique des services secrets sous la VeRépublique, vient de révéler que François Hollande est plus enclin que tous ses prédécesseurs à recourir à des «opérations homo».

Selon l’auteur, le chef de l’Etat fait montre d’un «tempérament plus guerrier qu’on ne le croit». «Franchement, nous n’avons pas vu cela depuis la guerre d’Algérie», confie même un officier supérieur à Vincent Nouzille. Le conflit algérien était bien sûr hors-échelle. La raison d’Etat aurait alors assumé jusqu’à 250 assassinats, chefs du FLN ou vendeurs d’armes à la rébellion nationaliste. Sans compter les «barbouzeries» des réseaux gaullistes, commises par des supplétifs recrutés parmi les truands ou des mercenaires pendant les années de la décolonisation. Avec des chiffres plus modestes, plus d’une quinzaine d’«opérations homo» entre 2012 et 2014, l’actuel occupant de l’Elysée arrive cependant bon premier, à mi-mandat, derrière le général de Gaulle.

François Hollande se serait très vite rangé, après son élection, au point de vue des «faucons» de l’armée et du renseignement, incarnés dans son entourage par le général Benoît Puga, son chef d’état-major particulier, nommé par Nicolas Sarkozy et conservé à son poste par son successeur.

Toujours discutables sur le plan philosophique, leurs arguments sont d’abord économiques. La France n’a pas les moyens de faire face à plus de conflits que ceux auxquels elle répond déjà, en Afrique et en Irak. En période de déficit budgétaire, la guerre secrète soulage les finances du pays et épargne des vies de soldats. En traquant les chefs de guerre ennemis, elle permet d’étouffer dans l’œuf les tentatives d’agression de l’adversaire, ou au moins d’en limiter la dimension.

François Hollande est, semble-t-il, aussi favorable à la loi du talion. La France doit répondre, estime-t-il, aux coups qui lui sont portés. Ainsi, le chef taliban Hazrat a-t-il péri, en septembre 2012, dans l’explosion d’un missile largué depuis un drone. La DGSE le considérait comme l’instigateur de l’embuscade d’Uzbin (Afghanistan), tendue, quatre ans plus tôt, à une patrouille française, qui avait entraîné la mort de dix militaires et en avait blessé vingt autres.

«Il faut le dégommer»

En janvier 2013, le Service action reçoit l’autorisation de tenter de libérer Denis Allex, un agent de la DGSE retenu en otage depuis trois ans par les Shebabs, un groupe djihadiste implanté dans le sud de la Somalie. Mais l’opération tourne mal, l’otage est exécuté par ses geôliers et deux hommes du Service action sont tués dans l’assaut. Le chef de l’Etat ordonne que leur mort soit vengée. «Il faut le dégommer», aurait-il même déclaré selon Vincent Nouzille, désignant le chef des geôliers, Ahmed Godane. Ce qui est fait, quelques mois plus tard. Repéré par les services français, la voiture du chef shebab est détruite par un drone téléguidé par l’allié américain.

Sous François Hollande, la France entend monter sa détermination à exercer des représailles dès qu’elle est attaquée. Ainsi, autre exemple récent, l’un des chefs d’al-Qaida pour la péninsule arabique (AQPA), l’organisation qui a revendiqué l’assaut meurtrier contre la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier, a déjà été éliminé au Yémen par un drone américain.

Cette attitude tranche avec l’inclinaison générale des présidents français tout au long des décennies passées, faite plutôt de prudence vis-à-vis de l’arme clandestine, de cette guerre de sous-entendus qui ne dit pas son nom. Giscard avait renoncé à faire tuer le terroriste Carlos, en 1977. Mitterrand n’avait donné que l’autorisation de son enlèvement par la DGSE, en 1994. Carlos purge toujours sa peine dans une prison française.

L’influence de la diplomatie sur la conduite des intérêts nationaux a été souvent déterminante sous les mandats présidentiels précédents. La vengeance, l’action pour l’action, pour le Quai d’Orsay, ne font que boucher l’horizon de négociations possibles et retarder les chances de paix. Cette philosophie, jusqu’à François Hollande, l’a souvent emporté. La vengeance peut conduire à une escalade infinie, surtout lorsque les adversaires de la France ne sont plus des États, comme pendant la Guerre froide, pas même des organisations de libération nationale, comme dans la Palestine des années 80, mais des mouvements d’inspiration religieuse, prêts à se sacrifier, armes à la main, pour leur cause.

Risque d’escalade?

Les adversaires de l’engagement «musclé» de l’Elysée pointent d’ailleurs du doigt, ce mois-ci, l’attentat de Bamako. Le communiqué de revendication fait référence à la perte d’Ahmed al-Tilemsi, second de Mokhtar Belmokhtar, un ancien du groupe malien Mujao, qui avait été soupçonné d’avoir supervisé l’enlèvement de l’otage français Gilberto Rodriguez Leal, dont la mort avait été confirmée en avril 2014. Pourchassé dans le nord du Mali, Ahmed al-Tilemsi a été tué, le 11 décembre 2014, pendant les combats qui ont opposé les Forces spéciales françaises à des troupes djihadistes près de la localité d’Anefis. L’attentat de Bamako serait donc une réplique de la réplique…

Les mêmes esprits sceptiques redoutent aussi que la France ne se laisse entraîner à l’escalade par les méthodes de l’allié américain, qui entend profiter de son avantage technologique dans sa conduite de la guerre occidentale contre le terrorisme. Le recours assez systématique aux drones armés aurait entrainé la mort de plus de 3.000 personnes par dommages collatéraux à la frontière pakistano-afghane et au Yémen.

Dans son livre, Vincent Nouzille rapporte que les tenants actuels de la guerre secrète, en France, assurent que nos services se contraignent à viser à coups plus sûrs. La cinquantaine de morts, terroristes et civils mêlés, laissés derrière eux par les commandos de la DGSE lors de la tentative de libération de Denis Allex, en Somalie, ne serait qu’une exception. Quand l’intervention d’un drone américain est demandée, ce serait sur des cibles plus étroites, hors des villes et des rassemblements humains. Et la plupart du temps, le Service action ou les Forces spéciales interviennent lorsque les chefs de guerre adverses et leurs gardes du corps se sont éloignés de leur environnement habituel.

Il est un fait pourtant que, ces dernières années, l’armée française fait peu de prisonniers. L’ère du terrorisme entraîne peu à peu l’évolution du conflit conventionnel vers des attaques-surprise, menées, après renseignement, par des troupes autonomes et surentraînées. Souvent, les armées classiques, comme durant l’opération Serval au Mali, camouflent des interventions plus discrètes, conduites par le Service action ou les Forces spéciales –parfois par les deux conjointement. C’est ainsi que le commandement du Mujao a été décimé par des «projections» de militaires spécialisés, parfois jusqu’au sud de la Libye.

Jusqu’ici, «le climat» antiterroriste ambiant, comme les assassinats de janvier à Paris ou les vidéos des exécutions de Daech sur les réseaux sociaux, confortent la fermeté de François Hollande. Mais on l’a vu aux Etats-Unis, l’opinion peut se retourner rapidement. La CIA est un sujet de débat permanent à Washington et des sites web citoyens comptabilisent les victimes collatérales des drones. La DGSE a une plus grande réputation de discrétion et de retenue. Le souvenir de l’humiliation du Rainbow Warrior, en 1985, et des querelles publiques qui en avaient découlé, est demeuré cuisant. Mais ce n’est pas une garantie suffisante.

Source: Slate.fr

Etats-Unis: «Charlie Hebdo» va recevoir un prix pour la liberté d’expression

Jean-Baptiste Thoret, qui se rendra sur place, avait échappé à l’attentat en étant arrivé plus tard sur les lieux…

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Le PEN American Center (1), rendra hommage, le 5 mai prochain, àCharlie Hebdo, à l’occasion d’un gala qui se tiendra à New York. C’est l’essayiste et critique cinéma de la revue, Jean-Baptiste Thoret, qui se rendra sur place au nom de tous ses collègues pour recevoir la récompense, longuement baptisée PEN/Toni and James C. Goodale Freedom of expression courage Award. Le 7 janvier dernier, il avait échappé à l’attentat en étant arrivé plus tard sur son lieu de travail.

Attentats de Paris: Lassana Bathily reçoit la médaille du courage aux Etats-Unis

«Pour que l’expression soit plus libre et plus robuste »

Suzanne Nossel, directrice générale du PEN, justifie cet hommage en rappelant qu’il appartient aux caricaturistes, dans toute société libre, de remettre en question les puissants et le sacré, «afin que l’expression soit plus libre et plus robuste pour nous tous».

Elle ajoute: «En payant le prix ultime pour avoir usé de sa liberté, et ensuite s’être rassemblé comme un seul homme après cette énorme perte, Charlie Hebdo mérite d’être reconnu pour sa détermination après l’une des attaques les plus nocives contre la liberté d’expression.»

(1). Fondé en 1922, le PEN American Center est une société littéraire américaine, qui, forte d’une communauté de 4.000 écrivains, œuvre pour défendre la liberté d’expression.

Source: 20minutes.fr

Etats-Unis: Obama s’attaque au mauvais usage des antibiotiques

Le président Barack Obama a présenté vendredi un plan d’action pour combattre la résistance microbienne aux antibiotiques avec comme objectif de diviser par deux, d’ici 2020, leur consommation inappropriée.

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Selon les autorités sanitaires américaines, deux millions de personnes contractent une infection résistante aux antibiotiques tous les ans aux Etats-Unis et 23.000 en meurent.

“La résistance aux antibiotiques est l’un des enjeux sanitaires les plus urgents auquel le monde est confronté”, a souligné M. Obama dans un entretien au site WebMD.

“Nous pouvons protéger nos enfants et nos petits-enfants contre la réapparition de maladies et d’infections vaincues il y des décennies, mais cela demande un véritable effort collectif”, a-t-il ajouté.

Les virologues mettent régulièrement en garde contre le danger de cette résistance microbienne grandissante qui, si elle continue au rythme actuel, pourrait laisser la médecine impuissante face à un ensemble d’infections banales.

M. Obama a demandé au Congrès un quasi doublement des fonds fédéraux alloués à cette problématique, avec en particulier une forte hausse des investissements dans le développement de nouveaux antibactériens et de tests de diagnostic rapide. Mais ces chiffres doivent être approuvés par le Congrès, désormais dominé par les républicains, ce qui est loin d’être acquis.

“La surprescription est un problème grave”, souligne le président américain, insistant sur la nécessité de fournir aux médecins “les informations et les conseils nécessaires pour faire les bons choix dans des situations difficiles”.

Certaines voix s’élèvent cependant pour dénoncer le manque d’ambition de ce plan national sur l’une des causes de la crise actuelle: l’usage massif des antibiotiques dans l’élevage pour doper la croissance du bétail.

Le plan national présenté par l’administration Obama “continue à autoriser l’utilisation constante d’antibiotiques pour des animaux qui vivent entassés dans des fermes industrielles,” déplore le Natural Resources Defense Council.

“Notre gouvernement devrait prendre des mesures pour protéger notre santé plutôt que de protéger des pratiques d’élevage néfastes”, ajoute l’organisation de défense de l’environnement.

Syrie: Al-Qaïda prend la ville d’Idlib

Le réseau Al-Qaïda et ses alliés rebelles sont entrés samedi dans la ville d’Idlib, la deuxième capitale provinciale à échapper au contrôle du régime depuis le début du conflit il y a quatre ans.

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Le réseau Al-Qaïda et ses alliés rebelles sont entrés samedi dans la ville d’Idlib, la deuxième capitale provinciale à échapper au contrôle du régime depuis le début du conflit il y a quatre ans. Cette importante victoire des rebelles après seulement cinq jours de combats, est intervenue au moment où le patron de l’ONU Ban Ki-moon exprimait, devant le sommet arabe en Egypte, sa « honte » devant l’« échec » de la communauté internationale à stopper le « carnage » en Syrie, où plus de 215 000 personnes ont péri depuis mars 2011.

Le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, « appuyé par Ahrar al-Cham et d’autres groupes rebelles islamistes ont pris la totalité d’Idlib », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Al-Nosra a annoncé sur son compte officiel Twitter la « libération » de la ville, où les forces du régime de Bachar al-Assad avaient dû reculer devant la progression des rebelles et les violents combats de rue.

« La ville d’Idlib a été libérée et les moujahidines pourchassent les derniers chabbihas (hommes de main du régime, ndlr) qui tentent de s’enfuir », a ajouté le groupe, en postant des photos de combattants devant le siège du gouvernorat dans la ville, celui de la police militaire, de la mairie et de la prison. Quelques heures plus tôt, une source de sécurité syrienne avait reconnu que des « groupes terroristes se sont infiltrés dans les périphéries » de la ville. En cinq jours de combats pour prendre Idlib, plus de 130 combattants des deux bords ont été tués, selon le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane.

Idlib est la deuxième capitale provinciale, après Raqa (nord), à échapper aux mains du régime en guerre contre les rebelles depuis plus de quatre ans. Raqa est aux mains des jihadistes de l’Etat islamique (EI), un groupe ultraradical responsables d’atrocités. A l’instar de l’EI, son rival qui a proclamé un « califat » à cheval sur la Syrie et l’Irak, Al-Nosra entend fonder son propre « émirat » en Syrie, selon des analystes.

La rapide conquête de la ville s’explique par le fait que, malgré 150 raids aériens de l’armée pendant quatre jours, « il y avait près de 2 000 rebelles qui ont attaqué de tous les côtés avec 40 transports de troupes », explique Rami Abdel Rahmane. Un grand nombre d’habitants avaient déjà pris la fuite mais beaucoup sont restés dans la ville, a-t-il ajouté sans donner de chiffres.

La ville comptait près de 200 000 habitants avant le début du conflit en mars 2011, mais des milliers de déplacés par les combats étaient venus s’y installer. Frontalière de la Turquie, la province d’Idlib est en grande partie sous le contrôle d’Al-Nosra. Après la chute d’Idlib, le régime ne contrôle plus dans cette province que les grandes villes de Jisr al-Choughour et Ariha, quelques petites localités, l’aéroport militaire d’Abou Douhour, ainsi que cinq bases militaires.

La chaîne du Front Al-Nosra a posté des vidéos sur YouTube, dont l’AFP ne peut confirmer l’authenticité, montrant des combattants déchirant et piétinant un poster de Bachar al-Assad dans une rue qu’elle affirme être à Idlib. Une autre vidéo montre des combattants et des civils s’étreignant et exprimant leur joie, l’un d’eux se prosternant sur un trottoir aux cris glorifiant Dieu et le prophète Mahomet. « Grâce à Dieu et aux révolutionnaires, voici ma maison, je ne suis pas retourné ici depuis quatre ans. C’est notre quartier, c’est notre terre, si Dieu le veut, on va instaurer (la loi) islamique », s’exclame devant la caméra l’un des combattants.

En novembre, le Front Al-Nosra, qui combat à la fois le régime et ses rivaux rebelles, avait chassé plusieurs groupes rebelles modérés de la province. Cette défaite du régime survient au moment où Moscou se prépare à accueillir début avril de nouvelles discussions entre représentants du régime et une partie de l’opposition syrienne, alors qu’aucune perspective de solution du conflit n’est en vue.

Le conflit en Syrie, au départ une guerre entre régime et rebelles, est devenu plus complexe avec la montée en puissance de groupes jihadistes comme Al-Nosra et l’EI, en quête d’hégémonie territoriale.

Source: mediapart.fr

Juncker reporte une visite à Kiev pour raisons de santé

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui devait se rendre lundi à Kiev pour manifester le soutien de l’UE à l’Ukraine, a reporté sa visite pour des raisons de santé, a annoncé samedi son porte-parole. Un sommet UE-Ukraine est prévu à Kiev le 27 avril.

president Commission europeenne Jean-Claude Juncker

“Juncker reporte sa visite à Kiev en raison d’un traitement ambulatoire mineur pour des calculs rénaux”, a annoncé Margaritis Schinas sur son compte Twitter. M. Juncker avait annoncé mercredi qu’il se rendrait lundi avec la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, à Kiev, où il devait co-présider un conseil des ministres.

Mme Mogherini, qui est l’une des vice-présidentes de la Commission, ne se rendra pas non plus à Kiev lundi, a précisé M. Schinas. Federica Mogherini s’est rendue à Lausanne dès samedi pour participer aux négociations sur le nucléaire iranien.

Dans le cadre de son soutien à l’Ukraine, avec laquelle elle a signé un accord d’association et qui est confrontée depuis un an à une rébellion séparatiste pro-russe dans l’est du pays, l’UE apporte une aide financière très importante à Kiev. Les Européens ont déjà débloqué 1,36 milliard d’euros via deux programmes d’assistance macroéconomique d’un montant total de 1,6 milliard.

Un nouveau plan de 1,8 milliard d’euros a été voté cette semaine par le Parlement européen. Selon des sources européennes, une nouvelle enveloppe de 700 millions d’euros pourrait être accordée prochainement à l’Ukraine.

Source: levif.be

Nucléaire iranien: le “dénouement” approche, Zarif fait preuve d’optimisme

La frénésie diplomatique s’est emparée samedi de Lausanne, où les grandes puissances et l’Iran ont entamé un week-end d’intenses discussions pour arracher un compromis historique sur le nucléaire, le chef de la diplomatie iranienne se montrant optimiste à trois jours de la date butoir.

ministre Affaires etranteres france Laurent Fabius Mohammad Javad Zarif iran Lausanne

Dans un de ces brusques changements de tonalité qui marquent le feuilleton des négociations sur le nucléaire iranien, Mohammad Javad Zarif a jugé possible que “tous les problèmes puissent être résolus”.

La veille, les négociateurs occidentaux et iraniens faisaient état de discussions très “difficiles” et de nombreux points de blocage.

“Je pense que nous avons fait des progrès”, a déclaré samedi M. Zarif, tout en exhortant ses partenaires occidentaux à “prendre des décisions”.

“Nous avançons et je pense que nous pouvons faire les progrès nécessaires pour résoudre toutes les questions et commencer la rédaction d’un texte qui deviendra un accord final”, a-t-il affirmé, après s’être entretenu séparément avec ses homologues allemand Frank Walter Steinmeier et français Laurent Fabius.

Ce dernier ne s’est pas montré aussi optimiste, se contentant de répondre “on travaille” et “on essaye d’avancer” aux journalistes qui le pressaient de questions après sa rencontre avec l’Iranien.

Les pays du P5+1 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) et l’Iran sont censés aboutir d’ici mardi à une entente de principe sur le nucléaire iranien.

La difficulté est à la hauteur de l’enjeu: résoudre une crise qui empoisonne les relations internationales depuis 12 ans, et concrétiser un énorme travail de négociations entamé il y a un an et demi entre Téhéran et les pays du P5+1.

– ‘Le dénouement commence’ –

“Je peux seulement espérer qu’au regard de ce qui a été fait au cours des douze derniers mois, les efforts pour (parvenir) à un accord final ne seront pas abandonnés”, a lancé le chef de la diplomatie allemande Frank Walter Steinmeier à son arrivée.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif à Lausanne le 28 mars 2015© AFP

“Le dénouement commence”, a-t-il dit, estimant que, comme pour un sommet de montagne, “les derniers mètres étaient les plus difficiles et les plus décisifs”.

Dans la matinée, Laurent Fabius avait été le premier ministre européen à rallier les pourparlers, menés par le secrétaire d’État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, qui négocient depuis deux jours sur les bords du lac Léman.

Réputé comme l’un des négociateurs les plus intransigeants, au risque parfois d’irriter ses partenaires du P5+1, M. Fabius a répété qu’il venait avec le souhait d’avancer vers “un accord robuste”

“L’Iran a droit au nucléaire civil, mais en ce qui concerne la bombe atomique, c’est non”, a-t-il dit, reprenant sa formule favorite pour souligner l’enjeu d’un accord.

La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, doit se joindre aux pourparlers dans la soirée.

Les chefs de la diplomatie chinoise, russe et britannique, sont attendus dimanche à Lausanne, même si la venue des deux derniers n’a pas encore été officiellement annoncée.

– Négociations matin, midi et soir –

L’objectif de l’accord recherché depuis un an et demi est de s’assurer que l’Iran ne cherchera pas à se doter de la bombe atomique, en échange d’une levée des sanctions internationales qui asphyxient son économie.

Les négociateurs se sont donné jusqu’au 31 mars pour parvenir au minimum à une entente de principe (le texte agréé, énumérant une série de paramètres sur des sujets comme l’enrichissement d’uranium, les sanctions, la recherche et le développement, ne serait pas forcément rendu public, selon des diplomates), avant de finaliser tous les détails techniques pour aboutir à un accord final avant le 30 juin.

“Les négociations sont difficiles et il y a des désaccords. Nous tentons de les résoudre”, avait déclaré vendredi M. Zarif, tandis que, depuis Washington et Berlin, le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont exhorté Téhéran à prendre les “décisions nécessaires” pour “résoudre les problèmes qui demeurent”.

A une journaliste qui demandait samedi matin à MM. Kerry et Zarif s’ils s’attendaient à une bonne journée, le premier a souri: “Nous nous attendons à une soirée aujourd’hui”, tandis que son homologue iranien ajoutait: “soirée, nuit, minuit, matin”…

La levée des sanctions et la question de la recherche et du développement dans le domaine nucléaire sont les deux principaux sujets qui posent encore problème, ont affirmé séparément des diplomates iraniens et occidentaux.

L’Iran demande la levée de toutes les sanctions internationales, particulièrement les mesures onusiennes, alors que pour les pays occidentaux cette levée ne peut être que graduelle.

Téhéran insiste également pour pouvoir faire de la recherche et du développement notamment afin d’utiliser à terme des centrifugeuses plus modernes et plus puissantes pour enrichir l’uranium. Mais les pays occidentaux et Israël estiment que le développement à terme de telles centrifugeuses permettra à l’Iran de réduire le “breakout”, temps nécessaire pour avoir suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer une bombe atomique.

Source: 5minutes.trl.lu

Yémen: 70 morts, dont neuf dans un dépôt d’armes à Aden

Neuf corps carbonisés ont été retirés samedi d’un dépôt d’armes à Aden, portant à plus de 70 le nombre de morts en trois jours dans cette ville du sud du Yémen, a annoncé un responsable local qui a dit craindre d’autres victimes.

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De puissantes explosions se sont produites samedi après-midi dans un dépôt d’armes, pris d’assaut par des pilleurs, selon des témoins.

“Nous avons retiré jusqu’ici neuf corps carbonisés et il y a, selon nos informations, d’autres cadavres à l’intérieur (du dépôt) auxquels nous n’avons pu avoir accès en raison des explosions”, a déclaré à l’AFP le directeur du département de la Santé à Aden, Al-Kheder Lassouar.

Le dépôt, situé dans une cave d’une montagne, dite Jebel Hadid, près du port d’Aden, appartient à l’armée yéménite, mais ses soldats l’ont déserté cette semaine après la fuite de leurs commandants en raison du chaos qui règne à Aden.

Plusieurs personnes étaient dans ou sur le Jebel Hadid au moment des explosions, ont indiqué des témoins, ajoutant que les corps de certains pilleurs gisaient déjà dans le dépôt avant les explosions.

“Il y avait plusieurs cadavres dans la cave. Des pilleurs ont été tués par d’autres qui ne trouvaient pas les armes qu’ils voulaient”, a déclaré à l’AFP un habitant.

D’autres ont indiqué que des pilleurs étaient morts asphyxiés par des gaz toxiques émanant de munitions stockées dans la cave. D’autres encore ont été poignardés à mort, selon ces sources.

Il n’a pas été possible de confirmer auprès des autorités ces informations.

En trois jours, indépendamment des victimes des explosions, les affrontements entre groupes rivaux ont fait au moins 61 morts et 203 blessés à Aden, selon un nouveau bilan fourni par M. Lassouar.

Dans un premier temps, il avait fait état d’au moins 54 morts et 187 blessés dans les combats qui opposent depuis jeudi des comités de défense de quartiers aux miliciens chiites Houthis qui ont fait leur apparition dans les rues d’Aden.

La situation s’est détériorée après le départ du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi jeudi pour l’Arabie saoudite. L’étau s’était resserré sur le chef de l’Etat, combattu notamment par les rebelles Houthis liés à l’Iran.

L’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition militaire d’une dizaine de pays arabes, qui a déclenché des raids aériens contre les Houthis et leurs alliés.

Source: franceantilles.fr

Des centaines d’étrangers évacués du Yémen, le président restera à Ryad

Des centaines d’employés étrangers ont été évacués samedi par voie aérienne de la capitale yéménite Sanaa en proie à l’insécurité, au troisième jour d’une campagne aérienne arabe menée par l’Arabie saoudite contre les rebelles chiites Houthis liés à l’Iran.

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Des avions survolaient Sanaa samedi soir, laissant présager une quatrième nuit de raids sur la capitale alors que les Houthis resserraient l’étau sur Aden, la deuxième ville du pays.

Au sommet des chefs d’Etat arabes réunis en Egypte, le roi saoudien Salmane a affirmé que l’opération aérienne impliquant neuf pays arabes se poursuivrait jusqu’au “rétablissement de la sécurité” au Yémen, plongé dans un chaos total.

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a lui espéré la poursuite de la campagne arabe jusqu’à la “reddition” des Houthis. Les deux dirigeants sont ensuite partis pour Ryad et M. Hadi ne rentrera pas “pour l’instant” à Aden, a dit son chef de la diplomatie Ryad Yassine.

“Les Houthis tentent à tout prix de prendre (Aden) pour imposer une réalité sur le terrain avant la fin du sommet” arabe, selon M. Yassine.

La grande ville du sud du pays est sous la coupe de groupes armés après la fuite des forces de sécurité, et les violences y ont fait au moins 70 morts et plus de 200 blessés en trois jours, selon un responsable local.

Des combats ont fait rage notamment entre des miliciens Houthis et des comités de défense de quartiers. En outre, au moins neuf personnes ont été tuées par de puissantes explosions dans un dépôt d’armes de l’armée pris d’assaut par des pilleurs.

Alors que la situation s’aggrave de jour en jour dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, “plus de 200 employés de l’ONU, d’ambassades et de sociétés étrangères” se sont envolés samedi de l’aéroport de Sanaa, a déclaré à l’AFP une source humanitaire, sans préciser leur nationalité ni leur destination.

Des dizaines de diplomates, dont des Saoudiens, évacués d’Aden par la marine saoudienne, sont quand à eux arrivés samedi en Arabie saoudite.

Il ne reste plus au Yémen que “du personnel nécessaire aux missions humanitaires d’urgence”, selon une autre source. L’envoyé spécial de l’ONU au Yémen, Jamal Benomar, devait lui aussi quitter Sanaa pour le sommet arabe, selon son entourage.

‘Les vitres ont tremblé’

Le royaume sunnite saoudien commande la campagne arabe lancée jeudi pour empêcher les Houthis d’instaurer un régime pro-iranien au Yémen, pays avec lequel il partage une longue frontière.

Depuis septembre 2014, les Houthis se sont emparé de vastes régions, dont Sanaa, et avaient progressé ces derniers jours vers Aden, où était retranché M. Hadi depuis février.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les avions de la coalition ont à nouveau pilonné les positions rebelles dans et autour de Sanaa, les raids les plus intenses depuis le début des frappes trois jours auparavant, selon des témoins.

“Les vitres ont tremblé”, raconte une travailleuse humanitaire étrangère. “Des civils veulent partir, mais pour eux, il n’y a pas d’avions pour quitter le Yémen”.

D’après des résidents, les frappes ont notamment visé des positions de la défense anti-aérienne et des dépôts de munitions contrôlés par les Houthis autour de la capitale.

En annonçant l’opération “Tempête décisive” au Yémen, l’Arabie saoudite a affirmé vouloir contrer “l’agression” de l’Iran qu’il accuse de soutenir les Houthis et de chercher à “dominer” la région.

L’Iran n’a jamais confirmé aider ces rebelles chiites, mais a dénoncé la campagne aérienne arabe.

Menace des missiles Scud

Des responsables diplomatiques du Golfe ont affirmé que la campagne militaire au Yémen pourrait durer jusqu’à six mois, ajoutant s’attendre à des représailles iraniennes sous forme d’actes de déstabilisation.

Selon l’un de ces responsables qui ont requis l’anonymat, citant des estimations, “5.000 Iraniens, (membres du) Hezbollah (libanais) et miliciens irakiens (pro-Téhéran) sont sur le terrain au Yémen”.

Ces responsables ont expliqué que Ryad et ses alliés avaient décidé de réagir contre les Houthis quand des images satellite “fin janvier” ont montré, selon eux, des mouvements de missiles Scud vers le nord et la frontière saoudienne. Les Etats-Unis ont annoncé un soutien en logistique et en renseignement à l’opération.

Avec l’aide de l’ex-président Ali Abdallah Saleh qui dispose de puissants relais dans l’armée, les Houthis avaient déferlé de leur fief dans le nord vers le centre et l’ouest du Yémen, avant de progresser vers le sud.

La campagne au Yémen devrait fournir un “test” pour la création d’une force arabe permanente à l’étude au sommet arabe.

Plus que le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui sévit dans plusieurs pays arabes, c’est la crainte de voir l’Iran étendre son influence qui pourrait pousser les pays arabes à entériner la création d’une force militaire conjointe.

Par Jamal Al-JABIRI avec Fawaz Al-HAIDARI à Aden
Source: AFP

L’anarchie règne à Aden où résonnent des explosions

Des groupes armés circulant parfois à bord de chars d’assaut faisaient la loi samedi à Aden, 2e ville du Yémen, dans le sud du pays.

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Dans l’après-midi, toute la ville a tremblé à la suite de puissantes explosions survenues dans un grand dépôt d’armes situé dans une cave de la montagne Jebel Hadid, non loin du port.

Livré depuis vendredi aux pilleurs, ce dépôt a été le théâtre d’affrontements avant les déflagrations, selon des témoins. Dans tout le secteur, de nombreuses vitres ont volé en éclats et des maisons ont été endommagées, tandis que des colonnes de fumée s’élevaient vers le ciel, ont indiqué des habitants.

Le dépôt appartient à l’armée yéménite, mais ses soldats l’avaient déserté, alors qu’Aden sombrait dans l’anarchie après le départ précipité jeudi du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi.

«Nous avons retiré jusqu’ici neuf corps carbonisés et il y a, selon nos informations, d’autres cadavres à l’intérieur», a déclaré le directeur du département municipal de la santé, Al-Kheder Lassouar.

Des pilleurs ont accusé des rebelles houthis et leurs alliés présents dans la ville d’être à l’origine des explosions. «Les Houthis et les gens de l’ancien président Saleh ont fait exploser le dépôt. Ils ne veulent pas que nous mettions la main sur ces armes pour les combattre», a affirmé l’un d’eux.

Alors que le bilan de trois jours d’affrontements entre groupes rivaux s’établissait samedi à au moins 70 morts, les habitants d’Aden se terraient chez eux, a rapporté un correspondant de l’AFP. Les commerces étaient fermés dans la plupart des quartiers et les principaux axes routiers étaient tenus par des factions rivales.

Source: 20min.ch

Crash A320: le copilote voulait que “tout le monde” connaisse son nom

Le copilote soupçonné d’avoir provoqué délibérément le crash de l’Airbus A320 de Germanwings, qui a fait 150 morts, était angoissé par ses “problèmes de santé”, apparemment des troubles psychiatriques, et avait promis qu’il commettrait un jour un acte “qui changerait le système”, selon son ex-petite amie dans le quotidien Bild.

parents victimes crash avion Airbus A320

Maria W., une hôtesse de l’air de Germanwings âgée de 26 ans et présentée comme une ancienne petite amie d’Andreas Lubitz, affirme que lorsqu’elle a appris la catastrophe, une phrase du copilote lui est “revenue en mémoire: +Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra+”, écrit le journal allemand.

Si Andreas Lubitz “a fait ça”, “c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme commandant de bord et pilote de long courrier était pratiquement impossible”, affirme-t-elle.

“Nous avons toujours beaucoup parlé du travail et là, il devenait quelqu’un d’autre, il s’énervait à propos des conditions de travail”, affirme la jeune femme, qui dit avoir volé pendant “cinq mois” avec Andreas Lubitz.

“Il était capable de cacher aux autres ce qui se passait vraiment en lui”, estime-t-elle, expliquant qu’il “ne parlait pas beaucoup de sa maladie, seulement qu’il suivait un traitement psychiatrique”, dit-elle, alors que l’enquête a révélé vendredi que le copilote avait caché qu’il faisait l’objet d’un arrêt maladie le jour de l’accident.

La jeune femme explique s’être séparée de lui au bout de cinq mois “parce qu’il devenait de plus en plus clair qu’il avait un problème. Pendant les discussions, il craquait et me criait dessus (…) La nuit, il se réveillait et criait +Nous tombons+”, en proie à des cauchemars, a-t-elle ajouté, dans un témoignage renforçant la piste selon laquelle le jeune copilote souffrait de troubles psychiatriques.

– Problèmes de vue –

Une thèse encore confortée samedi par des informations du Welt am Sonntag, selon qui les enquêteurs ont découvert au domicile de Lubitz “de très nombreux médicaments” destinés à soigner des “maladies psychiques”. Le jeune homme, “gravement dépressif”, aurait souffert d’un stress important et avait été pris en charge par “plusieurs neurologues et psychiatres”.

Vendredi, le Parquet de Düsseldorf (ouest) avait indiqué que des attestations d’arrêt maladie avaient été retrouvées déchirées chez Andreas Lubitz. Aucune lettre d’adieu dévoilant un acte prémédité à l’origine de la catastrophe, qui a fait 150 morts mardi, n’a été retrouvée.

La nature de la maladie n’avait pas été précisée mais, selon la Süddeutsche Zeitung, qui ne cite pas de source, les arrêts étaient “apparemment” signés d’un “neurologue et psychiatre”.

Selon Bild et le New York Times, le jeune homme souffrait en outre de gros problèmes de vue susceptibles de remettre en cause son aptitude à piloter.

Interrogé par Bild, un pilote de Germanwings, Frank Woiton, explique avoir volé avec A. Lubitz : “il parlait de sa formation, disait combien il était heureux. Il disait qu’il allait bientôt voler en long courrier et devenir commandant de bord”.

Le général de gendarmerie Jean-Pierre Michel, présent samedi à Düsseldorf parmi une délégation française de trois personnes venue collaborer avec les enquêteurs allemands, a confirmé que la “personnalité” d’Andreas Lubitz était “une piste sérieuse” et l’acte volontaire le scénario privilégié, tout en soulignant que les autres pistes, faute involontaire ou défaillance technique de l’appareil, n’étaient toujours pas exclues.

A ce stade, il n’y a toujours “pas d’élément particulier” dans la vie du copilote, comme une rupture ou un problème professionnel établi, qui pourrait expliquer un geste volontaire pour détruire l’avion, a-t-il ajouté.

– Secret médical en question –

Samedi matin, les journaux allemands s?interrogeaient sur le secret médical. Bild notait que le médecin qui a signé l’arrêt maladie n’avait averti personne, notamment pas l’employeur d’Andreas Lubitz, Germanwings, en raison du secret médical, passible de sanction s’il est rompu. “Le cas Andreas Lubitz a déjà déclenché un débat sur la nécessité que le secret médical doit être limité pour des professions comme celle de pilote”, relevait la Süddeutsche Zeitung.

Une cérémonie nationale de deuil, en présence de la chancelière Angela Merkel, sera célébrée le 17 avril en la cathédrale de Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne, pays d’où sont originaires la moitié des victimes.

Samedi matin, dans le sud-est de la France, les recherches, interrompues vendredi, ont repris vers 09H20 (08H20 GMT) à Seyne-les-Alpes, à une dizaine de km de la zone du crash, où une soixantaine de personnes se sont relayées à la recherche des corps et de la deuxième boite noire.

A une quarantaine de km au sud, une cérémonie religieuse a rassemblé 500 personnes dans la matinée à la cathédrale de Digne-les-Bains. Devant l’autel, 150 bougies avaient été allumées, en hommage aux victimes.

Des encarts de condoléances de Germanwings et sa maison-mère Lufthansa ont été publiés samedi dans plusieurs journaux européens.

Source:  AFP.

DES AVIONS ARABES PILONNENT SANAA, RYAD VEUT SÉCURISER LE YÉMEN

Les avions de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite ont pilonné intensément samedi les positions rebelles à Sanaa, le roi saoudien affirmant au sommet arabe que l’opération se poursuivrait jusqu’au retour de la sécurité au Yémen plongé dans le chaos.

avion drone chasse combat aerien

En outre, de violents combats faisaient rage entre les rebelles Houthis et des comités de défense de quartiers à Aden, la grande ville du Sud, où 54 personnes ont été tuées et près de 200 blessées en trois jours, selon le directeur du département de la Santé.

De puissantes explosions dans un dépôt de l’armée yéménite ont également été entendues dans toute la ville d’Aden, ont rapporté des témoins en faisant état de victimes. Des colonnes de fumée s’élevaient du dépôt pris d’assaut par des pilleurs depuis vendredi.

Le royaume sunnite saoudien, qui a une longue frontière avec le Yémen, commande l’intervention arabe qui vise à stopper l’offensive des Houthis liés à l’Iran et les empêcher de prendre le pouvoir dans ce pays pauvre de la péninsule arabique miné par des années d’instabilité.

Depuis septembre 2014, les Houthis se sont emparés de vastes régions dont la capitale Sanaa et avaient dans leur ligne de mire le président Abd Hadi Mansour Rabbo qui a réussi à quitter Aden où il s’était réfugié en février, pour se rendre en Egypte et participer au sommet.

Il est reparti en début d’après-midi pour Ryad.

Au troisième jour de leur opération militaire au Yémen, les avions de la coalition arabe ont bombardé des positions rebelles dans et autour de Sanaa, les raids les plus intenses depuis le début des frappes jeudi, selon des témoins.

C’était une nuit intense de bombardements et les vitres ont tremblé, a rapporté une étrangère travaillant pour une organisation humanitaire. Des personnes veulent partir, mais il n’y a pas d’avions pour quitter le Yémen.

Selon un photographe de l’AFP, les bombardements n’ont pas cessé de toute la nuit.

D’après des résidents, les frappes ont visé des sites militaires, notamment des positions de la défense anti-aérienne et des dépôts de munitions, autour de la capitale.

Et avant le début de la campagne aérienne, la marine saoudienne a évacué d’Aden, des dizaines de diplomates dont des Saoudiens arrivés samedi en Arabie saoudite.

Intervenant à l’ouverture du sommet, le roi saoudien Salmane Ben Abdel Aziz a affirmé que l’opération Tempête décisive durerait jusqu’au rétablissement de la sécurité dans ce pays.

Après lui, M. Hadi a souhaité que l’intervention militaire se poursuive jusqu’à la reddition des Houthis et leur retrait des villes. Il a ajouté que cette opération constituerait un test pour la création d’une force arabe permanente à l’étude au sommet arabe.

En annonçant son intervention militaire au Yémen, l’Arabie saoudite a affirmé vouloir contrer l’agression de l’Iran qu’il accuse de soutenir les Houthis et de chercher à dominer la région.

L’Iran n’a jamais confirmé aider les Houthis mais il a dénoncé la campagne aérienne impliquant neuf pays arabes.

Des responsables diplomatiques du Golfe ont affirmé que la campagne militaire au Yémen pourrait durer jusqu’à six mois, ajoutant s’attendre à des représailles iraniennes sous forme d’actes de déstabilisation.

Selon l’un de ces responsables qui ont requis l’anonymat, citant des estimations, 5.000 Iraniens, (membres du) Hezbollah (libanais) et miliciens irakiens (pro-Téhéran) sont sur le terrain au Yémen.

Ces responsables ont expliqué que Ryad et ses alliés avaient décidé de réagir contre les Houthis quand des images satellite ont montré, selon eux, des mouvements de missiles Scud vers le nord et la frontière saoudienne.

Pour leur part, les Etats-Unis ont annoncé un soutien en logistique et en renseignement à la coalition arabe.

Avec l’aide de l’ex-président Ali Abdallah Saleh qui dispose de puissants relais dans l’armée, les Houthis avaient déferlé de leur fief dans le nord du pays vers le centre et l’est du Yémen, avant de progresser vers le Sud, s’emparant de plusieurs bases et régions.

A l’ouverture du sommet ordinaire arabe, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé qu’il fallait accélérer la formation d’une force arabe pour faire face aux menaces sans précédent pour l’identité arabe que constituent les groupes terroristes et la multiplication des conflits dans la région.

Plus que le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui sévit dans plusieurs pays arabes, c’est la crainte de voir l’Iran étendre son influence qui pourrait obliger les pays arabes à surmonter leurs dissensions et entériner la création d’une force militaire conjointe.

SOURCE : AFP

Riyad bloque les Houthis sans regagner du terrain

Après la Syrie et l’Irak, le Yémen vient à son tour d’entrer dans la spirale des conflits régionaux avec la poursuite, pour la deuxième nuit consécutive, des raids de l’aviation saoudienne contre la milice chiite des Houthis et ses alliés dans différentes régions du Yémen, dont la capitale, Sanaa. De son côté, Téhéran a continué de dénoncer avec la plus grande vigueur les attaques de Riyad et de la coalition arabe.

Cette dernière se garde pour le moment de toute intervention au sol pour reprendre les territoires perdus par le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, dont …

Source: liberation.fr

Agression du Yémen : une erreur stratégique de l’Arabie saoudite…

A la suite de l’accord de paix et de partenariat national, signé le 21 septembre 2014, entre le gouvernement yéménite et le mouvement Ansar Allah, le chef de ce dernier, Abdul Malik al-Houthi, a appelé à former un gouvernement représentatif des citoyens.

avion combat bombardement yemen

Très vite, le mouvement populaire Ansar Allah prend de l’ampleur. Son leader, en faveur d’une répartition des richesses et opposée à toute ingérence étrangère, répond aux attentes du peuple yéménite qui aspire à son indépendance et à se libérer de l’oppression. Le mouvement s’empare de la capitale puis de la ville d’Aden, où le président Hadi s’était installé.

Mais l’Arabie saoudite ne l’entend pas de cette oreille. La pétromonarchie refuse que son voisin puisse prendre son destin en main, accoutumée à un Yémen sous sa domination politique. Croyant pouvoir changer l’opinion du peuple yéménite, l’Arabie saoudite va former une coalition militaire comprenant Bahreïn, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Koweït, le Maroc, le Qatar et le Soudan. Soutenue politiquement par l’Égypte et le Pakistan, stratégiquement par les États-Unis qui lui fournissent des renseignements satellitaires, cette coalition bombarde le Yémen, tôt dans la matinée du 26 mars et cause la mort de plus de 40 civils, dont des enfants, des femmes et des vieillards. 

L’agression aérienne par la coalition est illégale du point de vue du droit international et constitue une erreur stratégique saoudienne. Cette « agression criminelle est totalement injustifiée » et les Yéménites « ne vont pas rester sans réagir », a déclaré lors d’un discours télévisé, le chef des Houthis, Abdul Malik al-Houthi, qualifiant l’Arabie saoudite de « voisin diabolique ». 

En 2009, l’Arabie saoudite avait été facilement vaincue par une petite rébellion houthie qui, en représailles, s’était emparée de territoires saoudiens. Aujourd’hui, la situation est différente ; l’armée saoudienne se bat non plus contre uniquement les Houthis mais contre le mouvement Ansar Allah composé de Houthis, de soldats de l’armée et de comités populaires.

Le chef Abdul Malik al-Houthi a mis en garde l’Arabie saoudite et les membres de la coalition : « si vous ne mettez pas un terme à votre agression, toutes les options sont ouvertes. Je vous conseille de mettre un terme à votre agression et d’arrêter ce que vous avez commencé ; si vous voulez que nous ouvrions des dossiers, nous sommes prêts. Mais, ne pensez pas qu’il soit facile d’agresser le Yémen, parce que ce pays sera votre tombeau ! »

La coalition a mis les pieds dans quelque chose qui, prochainement, la dépassera. Les fondateurs de l’Arabie saoudite n’avaient-ils pas mis en garde leurs héritiers de ne pas entrer militairement au Yémen, sous peine de provoquer la fin de la monarchie ?

Le Parti Anti Sioniste est solidaire du peuple yéménite qu’il salue pour sa dignité et son courage. Il dénonce l’agression criminelle, illégale et injustifiée de la coalition et appelle la communauté internationale à faire cesser les frappes aériennes.

Le Parti Anti Sioniste rappelle à l’Arabie saoudite les conseils de ses fondateurs et conseille aux membres de la coalition de cesser toute intervention militaire avant qu’il ne soit trop tard pour eux…

Source:partiantisioniste.com

Israël décide de débloquer les taxes dues aux Palestiniens

Israël a annoncé vendredi avoir décidé de débloquer des centaines de millions de dollars non versés à l’Autorité palestinienne par mesure de rétorsion, à un moment crucial d’une relation dangereusement dégradée.

Premier ministre israelien sortant Benjamin Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accepté que soient versées les sommes retenues depuis janvier en représailles à l’adhésion des Palestiniens à la Cour pénale internationale (CPI), ont indiqué ses services dans un message.

Le message ne dit pas cependant si Israël, en plus de payer les sommes gelées (pour décembre, janvier et février), reprend ses versements mensuels d’environ 110 millions d’euros de taxes et de droits de douanes qu’il prélève chaque mois pour le compte des Palestiniens sur les marchandises leur étant destinées et transitant par Israël. Interrogé sur le sujet par l’AFP, un responsable gouvernemental a refusé de préciser.

Le gouvernement palestinien a réagi avec circonspection. “Jusqu‘à présent, nous n’avons reçu ni argent, ni information officielle”, a dit à l’AFP un porte-parole, Ihab Bseiso.

“C’est clairement la bonne décision à la fois pour l’amélioration des conditions (de vie) des Palestiniens et pour Israël”, a assuré dans un communiqué Tony Blair, émissaire du Quartette (Nations unies, Union européenne, Etats-Unis et Russie) pour le Proche-Orient.

Aux Etats-Unis, le Département d’Etat a bien accueilli la décision israélienne. “C’est un pas important qui va aider à stabiliser la situation en Cisjordanie”, a indiqué un porte-parole. “Nous espérons que les deux parties seront à même de travailler ensemble à atténuer les tensions”.
– ‘Responsables et raisonnables’ –
Le message israélien semble refléter une double motivation: faire un geste de bonne volonté à un moment extrêmement délicat des relations d’Israël avec l’Autorité palestinienne, mais aussi avec les Etats-Unis et le reste de la communauté internationale ; faire en sorte que l’Autorité, très dépendante de ces taxes pour ses recettes budgétaires propres (hors aide internationale), ne s‘écroule pas en laissant un vide très aléatoire.

“Cette décision a été prise pour des raisons humanitaires et plus globalement en fonction des intérêts israéliens du moment”, ont dit les services de M. Netanyahu.

M. Netanyahu, cité par ses services, affirme la nécessité de se montrer “responsables et raisonnables” compte tenu de “la détérioration de la situation au Moyen-Orient”.

Cette décision intervient par ailleurs à un moment clé, juste après la désignation de M. Netanyahu pour former le prochain gouvernement israélien après son triomphe aux élections et peu avant le 1er avril, date à laquelle les Palestiniens ont prévu de déposer à leurs premières plaintes pour crimes de guerre contre les dirigeants israéliens devant la CPI.

L’adhésion des Palestiniens à la CPI, qui a pour vocation de juger les responsables de génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, révulse les Israéliens.

Le dépôt de ces plaintes, annoncées pour mercredi, s’inscrit dans la vaste offensive menée par la direction palestinienne contre Israël devant de grandes organisations internationales.
– ‘Eviter un effondrement complet’ –
M. Netanyahu est en outre soumis à une intense pression internationale, et plus encore depuis la surenchère à laquelle il s’est livré pendant la campagne électorale. Il a ainsi braqué le grand allié américain en enterrant l’idée d’un Etat palestinien s’il restait chef du gouvernement.

La coexistence de deux Etats israélien et palestinien coexistant dans la paix et la sécurité est pourtant le maître plan des Etats-Unis et de la communauté internationale pour résoudre un conflit qui dure depuis près de 70 ans et qui a encore causé une guerre meurtrière à Gaza en 2014.

L’administration américaine a récemment averti que les Etats-Unis allaient devoir réévaluer leur position vis-à-vis d’Israël à l’ONU, où ils lui apportent traditionnellement un soutien indéfectible.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé vendredi que la France allait entamer “dans les prochains jours” de nouvelles discussions pour faire adopter à l’ONU une résolution fixant les contours d’un accord entre Israël et les Palestiniens.

Il s’agit, a-t-il dit, de “rendre possible une solution à deux Etats et éviter un effondrement complet” du processus de paix. Il a espéré, dans une claire référence aux Etats-Unis, que “les partenaires qui ont été réticents (fin 2014) le seront moins”.

Israël n’a pas chiffré le montant qu’il allait transférer à la direction palestinienne mais a dit qu’il en déduirait des sommes dues par les Palestiniens aux Israéliens pour des services comme l‘électricité, l’eau ou les hôpitaux.

Source: euronews.com

Nucléaire iranien: Obama et Merkel appellent Téhéran à s’engager

Le président Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont appelé vendredi le gouvernement iranien à prendre les «décisions nécessaires» pour parvenir à un accord international sur son programme nucléaire.

barack obama president etats unis amerique usa

Lors d’une conversation téléphonique à l’approche de l’échéance du 31 mars, M. Obama et Mme Merkel ont insisté sur la nécessité pour Téhéran de prendre les décisions qui s’imposent pour «résoudre les problèmes qui demeurent», a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Source: AFP

Le président syrien favorable à une large présence militaire russe dans son pays

La Syrie est favorable à une large présence  militaire russe dans ses ports, a affirmé le président syrien Bachar al-Assad dans un entretien accordé à des médias russes et publié vendredi par l’agence officielle syrienne Sana.

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“Nous saluons tout accroissement de la présence russe en Méditerranée orientale et surtout dans les côtes et ports syriens”, a déclaré le président syrien.

La Russie dispose d’une base militaire dans le port de Tartous (220 km au nord-ouest de Damas). Créée par un accord soviéto-syrien de 1971, elle sert actuellement de point de ravitaillement technique de la marine russe, selon Moscou, qui déploie régulièrement des navires de guerre en Méditerranée orientale depuis le début de la guerre en Syrie il y a quatre ans.

“La présence russe dans plusieurs régions du monde, en Méditerranée orientale et le port de Tartous notamment, est nécessaire pour rétablir un équilibre que le monde a perdu après le démantèlement de l’Union soviétique”, a estimé M. Al-Assad.

“Pour nous, plus cette présence est importante dans notre voisinage, mieux c’est pour la stabilité de cette région”, a-t-il ajouté.

Moscou et Damas avaient conclu au milieu des années 1950 des accords de coopération militaire et économique, le nombre de conseillers militaires soviétiques s’élevant à 6.000 en 1983 en Syrie, qui comptait également plusieurs bases de missiles.

Le président syrien a indiqué que l’appui militaire russe s’est “poursuivi” durant les quatre dernières années. Et au plan politique, Moscou doit accueillir du 6 au 9 avril une seconde session de négociations entre représentants du pouvoir et de l’opposition en vue d’un règlement politique en Syrie.

Le rôle de la Russie se limitera à “faciliter le dialogue non pas à imposer des idées”, a dit M. al-Assad. Mais la Coalition de l’opposition syrienne a annoncé son refus d’y participer, une décision que M. al-Assad a imputé à des pressions externes sur l’opposition.

“Trouver une solution à la crise syrienne n’est pas impossible si le peuple syrien s’assoit et discute”, a plaidé le président al-Assad, fustigeant les pays occidentaux, dont les Etats-unis, la France et la Grande-Bretagne en les accusant de “refuser une solution politique” en Syrie.

“Pour eux, la solution politique signifie un changement ou la chute de l’Etat et son remplacement par un Etat qui leur convient”, a-t-il dit.

Dans cette interview, M. al-Assad a d’autre part souhaité une relation plus forte avec l’Egypte. “Nous espérons voir prochainement un rapprochement syro-égyptien, en raison de l’importance de ces relations pour le monde arabe”, a-t-il dit soulignant qu’il n’y avait pas de “vraie relation” entre les deux pays actuellement

Source: radioalgerie.dz

Facebook fabrique des drones pour connecter le monde à Internet

L’entreprise a procédé aux premiers tests de ces engins volants, qui pourront apporter une connexion Internet aux populations défavorisées.

 Mark Zuckerberg president fondateur facebook reseaux sociaux

Il y a exactement un an, Mark Zuckerberg promettait de «connecter le monde entier par le ciel». Ces belles ambitions ont désormais un nom: Aquila, du sobriquet donné au premier drone fabriqué par Facebook. Mark Zuckerberg a annoncé mercredi que son entreprise avait testé, avec succès, l’engin. Le premier vol s’est déroulé en Angleterre. Il va permettre la production de futurs drones encore plus performants que Facebook espère produire à grande échelle. «Dans leur version finale, ces engins auront des ailes aussi grandes qu’un Boeing 737 mais pèseront moins qu’une voiture», a assuré Mark Zuckerberg sur sa page Facebook. Les drones fonctionneront grâce à des panneaux solaires fixés sur leurs ailes, avec une autonomie de quelques mois. Ils pourront voler jusqu’à 18 kilomètres au-dessus du sol. De nouveaux tests plus poussés devraient être menés cet été.

Les drones sont plutôt connus du grand public pour prendre des photos et faire des vidéos. Ceux de Facebook ont des ambitions bien plus hautes. Leur but est de fournir une connexion Internet aux zones les plus défavorisées du monde. Grâce à une antenne fixée sur leurs ailes, ils seront capables d’apporter un débit équivalent à une connexion 3G.

Ambitions humanitaires

Ce projet est piloté dans le cadre de l’initiative Internet.org, créée par Mark Zuckerberg en collaboration avec d’autres géants du numérique comme Samsung et Nokia. Son objectif est de donner aux populations privées d’Internet un accès facile et peu onéreux à la technologie. L’initiative concerne pour le moment 7 millions de personnes au Ghana, au Kenya, en Tanzanie, en Indonésie, aux Philippines et en Colombie, qui peuvent accéder à une sélection de services en ligne sur leur téléphone portable ou leur ordinateur. Plus récemment, c’est l’Inde qui a bénéficié de la philanthropie de Mark Zuckerberg, grâce à un accord avec l’opérateur télécom indien Reliance Communications. Les drones pourraient accélérer ces efforts.

Facebook est loin d’être la seule entreprise à avoir la fibre humanitaire. Avant lui, Google avait annoncé vouloir relier le monde à Internet par les airs. Il a lancé en 2013 le projet Loon, qui consiste en une flotte d’une trentaine de ballons capables de fournir une connexion Internet dans les zones qu’ils survolent. Google a aussi racheté une entreprise de drones en 2014, Titan Aerospace, et a annoncé la production de 180 petits satellites visant à connecter les régions isolées. Un rêve partagé par l’entrepreneur Elon Musk, patron de Tesla et Space X, qui va investir plus de 10 milliards de dollars pour produire plus de 700 engins volants. Le cofondateur de PayPal espère que ces satellites serviront aussi bien à connecter les populations défavorisées que les habitants de la planète Mars.

Source: lefigaro.fr

New York : “deux portés disparus”

Au moins deux personnes sont portées disparues depuis qu’un bâtiment de Manhattan a pris feu jeudi après une explosion.

pompier intervention incendie feu paris

L’incident, causé par des travaux de construction défectueux, a provoqué jeudi l’effondrement de trois bâtiments, blessant 19 personnes, dont quatre gravement.

Les pompiers et le personnel médical ont travaillé toute la nuit.

Le bureau du maire de la ville et le département de police de New York ont indiqué que deux personnes sont toujours portées disparues.

Nicholas Figueroa, un jeune homme âgé de 23 ans, était dans un restaurant japonais lorsque l’explosion a eu lieu. Son frère n’a toujours aucune nouvelle de lui.

Source: bbc.co.uk

L’Arabie saoudite bombarde les rebelles au Yémen, s’en prend à l’Iran

Sanaa – La coalition arabe menée par l’Arabie saoudite a étendu ses raids aériens contre les positions rebelles chiites au Yémen vendredi, le royaume saoudien sunnite affirmant vouloir faire face à l’agression de son rival chiite iranien.

attentat explosion bombardement rebelle yemen

Pour la deuxième nuit consécutive, des avions de combat de plusieurs pays arabes ont bombardé des positions militaires tenues par les rebelles Houthis, liés à l’Iran, qui ne cessaient ces dernières semaines de renforcer leur emprise sur le Yémen, menaçant directement le président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Plusieurs pays occidentaux, en tête desquels les Etats-Unis, ainsi que la plupart des pays arabes ont serré les rangs derrière l’Arabie saoudite et réaffirmé leur soutien à M. Hadi, arrivé jeudi à Ryad en route pour le sommet arabe qui s’ouvre samedi en Egypte.

L’intervention militaire a fait suite à des appels à l’aide du camp Hadi, incapable de stopper l’offensive des Houthis qui ont pris depuis septembre 2014 plusieurs régions du pays, dont la capitale Sanaa, et avançaient ces derniers jours vers Aden, la capitale du Sud où était retranché le chef de l’Etat.

Vendredi avant l’aube, de nouvelles frappes ont visé des positions des Houthis dans la région d’Arhab, au nord de Sanaa, faisant 12 morts parmi les civils dans des zones résidentielles, ont affirmé des responsables du ministère de la Santé contrôlé par les Houthis.

Depuis le début jeudi de l’opération Tempête décisive, 39 civils au total ont péri dans les frappes, selon ces responsables. Il n’était pas possible de confirmer ce bilan de source indépendante.

Trois autres frappes ont touché le matin le complexe présidentiel, au sud de Sanaa, dont les rebelles s’étaient emparés fin janvier, ont indiqué des témoins. Des avions ont aussi bombardé une base militaire contrôlée par les Houthis dans la province d’Amrane, au nord de la capitale, ainsi que des dépôts d’armes dans le fief des rebelles à Saada, selon des résidents.

– ‘Une nuit d’horreur’ –

De nombreux véhicules montés de canons de la DCA circulaient à Sanaa, mettant en danger la sécurité de la population, et des sources de sécurité ont fait état de huit civils blessés par l’explosion sur un marché d’un projectile de la DCA.

Signe de la peur qui règne dans la capitale, des habitants se terrent chez eux quand le soir arrive. Nous avons passé une nuit d’horreur et d’hystérie, déclare Mohammed al-Jabahi, 32 ans, en rapportant les survols incessants d’avions et des tirs de DCA.

Jeudi soir, de fortes explosions ont secoué la capitale, où la défense anti-aérienne a tiré après des raids contre une base à l’entrée ouest de la capitale, ont indiqué des témoins. Une base militaire près de Taëz (sud) et la base aérienne d’Al-Anad ont été aussi visées.

Les premières frappes de l’opération Tempête décisive ont été qualifiées de succès à Ryad par un porte-parole de la coalition qui regroupe une dizaine de pays principalement du Golfe.

Ces frappes se prolongeront jusqu’à ce que les objectifs soient atteints, a-t-il ajouté en écartant une offensive terrestre dans l’immédiat.

Dans sa première réaction aux raids, le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, a condamné une invasion et averti que les Yéménites ne vont pas rester sans réagir.

L’Iran a mis en garde contre une propagation du conflit, son président Hassan Rohani dénonçant une agression contre le Yémen. Vendredi, son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a répété que toute action militaire contre un pays indépendant est condamnable. Le seul résultat est une aggravation de la crise et plus de morts parmi les innocents.

– ‘Agression’ iranienne –

Les Iraniens sont ceux qui s’ingèrent dans les affaires des pays arabes, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak, et au Yémen, ce que nous ne pouvons pas tolérer, a déclaré l’ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeir, sur Fox News. Nous devons faire face à l’agression de l’Iran qui veut dominer la région.

En pleines négociations sur le nucléaire avec Téhéran, les Etats-Unis ont exprimé leur appui à l’intervention saoudienne et annoncé un soutien logistique et de renseignement avec notamment des avions ravitailleurs et des avions radars Awacs.

La Maison Blanche s’est déclarée elle aussi inquiète des activités iraniennes au Yémen, parlant d’informations sur le transfert iranien d’armes dans ce pays.

Selon des experts, les raids aériens de la coalition pourraient avoir des résultats limités sans une intervention terrestre qui reste peu probable en raison des risques d’escalade avec Téhéran et d’enlisement.

De plus pour John Marks, expert du Moyen-Orient à l’institut Chatham House, se contenter d’écraser les Houthis changera certes la dynamique des factions, compliquée au Yémen, mais cela pourrait favoriser des groupes ultra-radicaux sunnites.

Il faisait allusion aux réseaux Al-Qaïda, implanté dans le sud-est du pays, et Etat islamique (EI) qui a revendiqué ses premières attaques meurtrières la semaine dernière à Sanaa.

(©AFP / 27 mars 2015 14h51)

Source: Romandie

Yémen: nouvelles frappes aériennes contre les rebelles soutenus par l’Iran

Sanaa (AFP) – Des avions de la coalition menée par l’Arabie saoudite ont lancé de nouvelles frappes jeudi soir au Yémen contre les rebelles chiites soutenus par l’Iran, qui a dénoncé une intervention “dangereuse”.

attentat explosion bombardement yemen

De fortes explosions ont secoué en soirée la capitale Sanaa. Un correspondant de l’AFP a fait état de tirs de la défense anti-aérienne en réponse à ce que des témoins ont décrit comme des frappes de la coalition contre une base à l’entrée ouest de Sanaa, tenue par les rebelles chiites Houthis.

Les premiers raids de l’opération “Tempête décisive” ont été qualifiés de “succès” et se prolongeront jusqu’à ce que les “objectifs” soient atteints, a déclaré à Ryad un porte-parole de la coalition, affirmant qu’il n’y avait pas de projet d’offensive terrestre dans l’immédiat.

Mais le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, condamnant une “invasion”, a averti que les “Yéménites ne vont pas rester sans réagir”.

L’Iran a mis en garde contre une propagation du conflit, son président Hassan Rohani condamnant une “agression” militaire.

En pleines négociations sur le nucléaire avec Téhéran, les Etats-Unis ont apporté leur soutien à l’intervention, sans toutefois y participer directement. La Maison Blanche s’est déclarée inquiète des “activités iraniennes” au Yémen, parlant d’informations sur “le transfert iranien d’armes” dans ce pays.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a affirmé que la négociation était “la seule solution” pour résoudre la crise, alors que l’Union européenne s’est inquiétée des “risques de graves conséquences régionales”.

La plupart des pays arabes ont serré les rangs derrière l’Arabie saoudite et réaffirmé leur soutien au président yéménite reconnu par la communauté internationale, Abd Rabbo Mansour Hadi.

Ce dernier est arrivé jeudi à Ryad, selon l’agence officielle SPA, en route pour participer au sommet annuel arabe qui s’ouvrira samedi en Egypte.

– Pas de troupes au sol pour l’instant –

M. Hadi avait été ces derniers jours au centre de nombreuses spéculations, notamment sur le point de savoir s’il était encore présent à Aden, alors que des forces antigouvernementales se rapprochaient de cette grande ville du sud où il était retranché depuis février, après la prise de Sanaa par les rebelles Houthis.

L’opération militaire a été déclenchée dans la nuit de mercredi à jeudi par des frappes saoudiennes sur différentes positions des Houthis.

Des habitants de la capitale Sanaa ont fait état de violentes explosions. Certains ont décidé de fuir par craintes de nouveaux raids. “Je m’en vais avec ma famille” car “Sanaa n’est plus sûre”, a témoigné Mohamed, un habitant.

Jeudi soir, de nouvelles frappes ont visé une base militaire près de Taëz, la troisième ville du pays, sur la route entre la capitale Sanaa et Aden, dans le sud, selon des sources officielles et des témoins.

Les rebelles chiites et leurs alliés tentent de progresser pour étendre leur zone d’influence dans le sud du pays où la base aérienne d’Al-Anad a été la cible de deux raids aériens, selon des sources militaires. Elle avait été prise par les rebelles mercredi.

Un autre raid a visé une base des forces spéciales alliées aux Houthis à Qatabah, à 120 km au nord d’Aden, d’après des habitants du secteur.

L’Arabie saoudite a mobilisé 150.000 militaires et 100 avions de combat, tandis que les Emirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, Koweït 15 appareils et le Qatar 10, a indiqué Al-Arabiya, chaîne de télévision à capitaux saoudiens. Bahreïn a annoncé participer avec 12 avions.

L’opération mobilise également l’Egypte –avec son aviation et sa marine–, la Jordanie, le Soudan, le Pakistanet le Maroc, selon Ryad.

Le déploiement de troupes au sol n’est pas prévue en l’état, a précisé le porte-parole de la coalition.

L’intervention militaire fait suite à plusieurs appels à l’aide émanant du gouvernement yéménite, incapable de faire face à l’avancée des rebelles.

Elle “vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays”, a expliqué l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, Adel al-Jubeir.

Les premiers raids ont notamment permis de “détruire les défenses aériennes des rebelles houthis, (et) la base aérienne Al-Daïlami attenante à l’aéroport de Sanaa”, selon SPA.

Des forces loyales au président ont en outre repris l’aéroport d’Aden, passé la veille sous le contrôle des forces antigouvernementales.

– Inquiétude pour les civils –

Les bombardements avant l’aube ont fait au moins 14 morts civils à Sanaa, selon la défense civile. Amnesty International a fait état de 25 morts à Sanaa, dont six enfants.

A Londres et New York, l’intervention militaire au Yémen a entraîné une hausse des cours du pétrole. Les marchés ont réagi avec inquiétude à l’entrée en guerre du principal exportateur mondial de pétrole, l’Arabie saoudite, et aux répercussions possibles du conflit sur le contrôle du détroit de Bab al-Mandeb, qui voit passer près de trois millions de barils par jour de brut.

La crise au Yémen s’est envenimée depuis septembre 2014 quand les Houthis ont déferlé sur Sanaa pour y contester le pouvoir de M. Hadi et dénoncer un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui priverait son fief dans le nord d’un accès à la mer.

Pour les experts, le Yémen est le théâtre d’une guerre par procuration entre l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite, qui risque d’aboutir à une désintégration du pays.

A cela s’ajoute la poursuite d’attaques d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Pour ajouter au chaos, le groupe jihadiste Etat islamique a récemment revendiqué des attentats suicide ayant fait 140 morts à Sanaa.

Source: Nouvelobs.com

Yémen: 39 morts depuis le début des raids aériens dirigés par l’Arabie saoudite

CRISE – L’Arabie saoudite effectue des raids contre des position de la milice chiite des Houtis depuis plus de 24 heures…

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Au moins 39 civils ont été tués au Yémen depuis le début, il y a plus de 24 heures, des raids aériens dirigés par l’Arabie saoudite contre la milice rebelle chiite des Houtis, ont indiqué à l’AFP des responsables du ministère de la Santé à Sanaa ce vendredi.

Douze des victimes ont été tuées dans un raid qui a visé dans la nuit de jeudi à ce vendredi une base militaire au nord de Sanaa, et qui a touché un quartier résidentiel proche, ont ajouté les responsables du ministère, contrôlé par la rébellion chiite des Houthis.

Source: 20minutes.fr

Le retour de l’âge d’or des mercenaires : d’Ukraine au Moyen-Orient, les guerres d’aujourd’hui se combattent différemment

Les “sociétés militaires privées” sont devenues une tendance lourde de tous les conflits impliquant des armées régulières, ou lors d’interventions extérieures. Loin de l’image “aventurière” qu’elles ont dans la perception collective, leur action influe cependant les logiques de coopération de Défense.

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Atlantico : Lors du conflit en Irak, le grand public avait découvert l’importance des “sociétés militaires privées” (SMP), avec notamment Blackwater – renommé depuis “Academi”. Concrètement, à quoi peut servir pour une autorité étatique ou para-étatique de faire appel à une SMP ? Qu’apportent-elles aux conflits ?

Philippe Chapleau : Depuis quarante siècles, c’est la même règle : un manque de capacités et de moyens. On parle de capacités humaines, financières ou techniques. Comme les politiques ont des besoins du fait d’opérations, et que leurs capacités internes ne sont pas suffisantes, on fait appel au secteur privé. Ce système est toujours le même, une relation, triangulaire entre un pouvoir politique, un entrepreneur militaire et des exécutants, que l’on appelle “mercenaires”, même si depuis la décolonisation ce mot a pris une connotation différente de son sens originel.

De l’Irak à l’Afghanistan en passant par l’Afrique, on est toujours dans cette logique de volonté de pallier les carences. Cela peut aller de la formation au transport aérien ou maritime, le renseignement, le soutien logistique, et – plus rarement – des opérations de combat.

Aujourd’hui, il y a une recherche de légitimité de plus en plus forte de ces SMP. Le temps où il s’agissait de groupes plus ou moins informels de “barbouzards” est plus ou moins révolu. L’approche aujourd’hui est très “business”. Il y a cinq ou six types de prestations majeures couramment proposés : une de niveau sécuritaire bien sûr (le plus souvent de la protection de sites ou de personnalités, du déminage ou de la sécurité maritime ; la formation des armées, du militaire de base au pilote de chasse ; l’appui logistique où les capacités des armées sont souvent insuffisantes ; la maintenance des équipements ; le soutien médical (la France n’est pas concernée mais l’Australie ou le Canada ont de moins en moins de capacités propres) qui a une très grosse valeur ajoutée en termes d’image ; le renseignement, malgré son côté “régalien” par excellence ; et enfin le maintien de la paix : il n’y a pas encore de “casques bleus privés”, mais beaucoup de casques bleus sont formés sur place par des SMP.

Aujourd’hui quels sont les principaux pays de provenance des SMP les plus actives, et sur quels théâtres nouveaux d’opérations se déploient-elles ?

Les acteurs majeurs sont anglo-saxons car le milieu s’est structuré dès les années quatre-vingt-dix et les PME de l’époque – un niveau où la France est restée – sont devenues de très grosses entreprises avec des divisions spécialisées, quand elles n’ont pas formé d’énormes consortium. Une entreprise comme DynCorp International a aujourd’hui 24 000 employés et sont sur tous les domaines d’activités du secteur !

Il existe de nouveaux “émergents” en provenance d’Australie par exemple. L’armée de ce pays était un gros client des SMP, ce qui a impulsé la création d’acteurs locaux. Des Français ou des Scandinaves se positionnent sur des marchés de niche. Et on voit arriver des outsiders comme les Turcs, les Chinois, ou les Russes. Pour ces derniers, ils ne sont cependant pas si présents que cela, en comparaison de leur importance supposée, même si la démobilisation dans leur armée, cycliquement, peut amener une offre assez forte de personnels. On avait eu d’ailleurs un phénomène assez similaire avec les Sud-africains, ou de nombreux anciens militaires démobilises dans les années quatre-vingt-dix se sont retrouvés en Afrique, en Irak et en Afghanistan.

Pour les terrains d’opération : pendant longtemps cela a été l’Irak et l’Afghanistan. En Irak, quand il y avait 120 000 militaires déployés, il y avait dans le même temps 120 000 “contractors”, qui n’étaient pas tous des mercenaires cependant puisque le terme “contractors” peut aussi bien regrouper un homme menant une action quasi-militaire, que le Philippin embauché pour faire la plonge, ou le routier. Les gros contrats dans ces régions s’éteignant peu à peu (mais pas complètement, on assiste même à un certain retour), et on retrouve beaucoup de SMP en Afrique, sur des questions de formation au maintien de la paix et de logistique.

Il y a même une grosse concurrence entre français et américains pour la formation des armées africaines. Les Américains sont par exemple très présents au Ghana, les Français au Tchad, en Mauritanie, en Côte-d’Ivoire…

Quelles sont les problématiques des SMP sur ces nouveaux marchés, qui nécessitent principalement des missions de formations au détriment des actions de sécurité et de protection ?

Quand l’armée française n’est plus capable d’assurer sa mission de formation, elle donne le feu vert à des entreprises privées françaises pour prendre le relais. L’idée en tout cas reste d’apporter des capacités supplémentaires à ces pays, notamment ceux qui font face à des troubles, comme le Nigéria. Et la question complexe est celle de la formation des cadres, mission lucrative et pourvoyeuse de crédibilité pour les SMP. Mais c’est une mission complexe, car on peut former des soldats de base en quelques semaines, mais les officiers demandent beaucoup plus de temps. Or, les SMP recherchent une pérennité des financements. Quand l’Etat français décide de financer lui-même, tout va très bien, mais considérant la situation budgétaire actuelle c’est de moins en moins le cas. Les SMP se demandent donc si elles vont être payées… Et si les garanties ne sont pas là, il faut s’assurer de financement extérieur via l’ONU, l’Otan, la Banque mondiale, le FMI ou d’autres organismes. Et c’est ce que font justement les SMP actuellement : elles cherchent à s’assurer de financements sérieux.

Les SMP étant bien organisées et parfois très puissantes, que peut-il se passer si les relations avec l’Etat qui s’attachent leurs services tournent mal, du fait d’un contentieux financier par exemple ?

Si les SMP se retrouvent sans financement, on court le risque de voir ce qu’il s’était passé en 1990 quand les Sud-africains sont arrivés en Angola et au Sierra Leone, à savoir qu’ils se sont fait payer une partie en cash, et une partie en concession minière.

Source: atlantico.fr

“On se dirige vers un affrontement Arabie saoudite-Iran au Yémen”

Alors que de fortes explosions secouent Sanaa, capitale du Yémen, jeudi soir, le président de l’International Crisis Group, Jean-Marie Guéhenno, livre son analyse de la situation à Géopolitis.
soldat militaire armee yemen

“Les Saoudiens considèrent que les Houthis au Yémen ne sont que des marionnettes de l’Iran”, analysait jeudi pour l’émission Géopolitis Jean-Marie Guéhenno, président de l’Institut de recherche International Crisis Group.

L’ancien vice-envoyé spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie estime que la situation est très grave. “Une guerre civile larvée entre les Houthis au nord du pays et d’autres factions au sud se joue depuis longtemps. La médiation de l’ONU n’a pas abouti, ce qui a conduit à la fuite du président au Sud”.

Jean-Marie Guéhenno estime encore qu’avec l’intervention saoudienne, les Houthis sont désormais “poussés dans les bras de l’Iran”, ce qui pourrait aboutir à un affrontement armé entre l’Iran et l’Arabie saoudite sur le territoire yéménite. Il relève que la seule solution est de relancer un processus de négociation.

Fortes explosions à Sanaa

Sur le terrain, de fortes explosions ont secoué jeudi soir Sanaa, où la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite effectuait des frappes aériennes contre les rebelles chiites au pouvoir dans la capitale du Yémen.

>> Lire: L’Arabie saoudite lance une opération contre les chiites houthis au Yémen

Des frappes ont aussi été lancées près de Taëz, la troisième ville du pays, contre les rebelles chiites houthis jeudi soir. Mais une intervention au sol n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour.

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François Hollande : la mort lui va si bien…

Depuis les assassinats des 7, 8 et 9 janvier qui avaient installé — du moins un temps — François Hollande dans ce costume de chef d’Etat, ce dernier multiplie les discours et cérémonies funèbres à chaque événement dramatique : le crash des hélicoptères en Argentine, celui de l’Airbus A320 dans les Alpes, l’attentat du Bardo à Tunis… Certes, c’est d’abord la période qui est tragique. Et certes aussi, le président est ici dans le plein exercice de ses fonctions. Mais du côté de l’Elysée, on semble accueillir d’un très bon œil ces moments de solennité et de gravité…



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« La mort habite la fonction présidentielle », confie François Hollande dans une longue interview donnée au nouveau magazine bimensuel Society. Avant d’ajouter de manière plus convenue : « Le président est le chef de la famille française. Il doit partager les douleurs. Chaque drame laisse une marque indélébile. » Le reste est à l’avenant, c’est-à-dire à peine digne d’un discours d’intronisation de Miss France : « Je suis pour la pluralité, la parité, la démocratie, contre le racisme, la pollution et très très contre le terrorisme. » Grosso modo.

Ceci étant, et malgré l’évident travail de polissage afin qu’aucun mot surtout ne dépasse, l’ombre de la Faucheuse reste prégnante. On cause politique internationale. François Hollande avoue avoir passé des nuits difficiles lors de l’exécution d’Hervé Gourdel par les terroristes du groupe Jund al-Khilafa ou encore à la suite de l’intervention au Mali. Il rappelle le nom d’un pilote décédé durant l’opération militiare, preuve que son empathie, ce n’est pas du flan. Puis le sujet des attentats à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes arrive fatalement sur la table. « On a l’impression que ça va mieux parce que finalement, des éléments tragiques vous ont révélé comme président », affirment les journalistes. « On est passé d’un type sympa à qui il manque quelque chose à quelqu’un qui a une aura présidentielle. Mais cela s’est fait dans le drame. » François Hollande atteste : « Quand vous regardez mes prédécesseurs, c’est toujours dans des événements qu’il y a cette incarnation. » On était déjà familier d’Hollande, président des chrysanthèmes. On a tous oublié Hollande, président des bisous.Mais depuis le drame survenu le 11 janvier, et le regain de popularité qui s’en est suivi, on a finalement découvert le président bien dans ses pompes. Funèbres.

Un crash d’hélicoptère en Argentine durant lequel des sportifs français décèdent ? Un communiqué est rapidement rédigé par l’Elysée dans lequel le président « adresse ses condoléances aux familles et aux proches des victimes » et assure que « les services de l’Ambassade de France en Argentine et le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés pour leur apporter les informations et l’aide nécessaires. » Rien de plus normal. Mais ce n’est pas assez. François Hollande rend ensuite un hommage télévisé au « trois champions » morts « parce qu’ils voulaient repousser les frontières. »Trois jours plus tôt, le chef de l’Etat dénonçait « avec la plus grande force le lâche attentat » qui avait eu lieu la nuit précédente, dans le quartier des expatriés à Bamako.

« Esprit du 11 janvier » où es-tu ? 

Un autre attentat, celui qui a eu lieu en Tunisie au musée du Bardo et qui a fait 21 victimes, dont 20 étrangers, a donné lieu à une nouvelle allocution télévisée emprunte de solennité : « Chaque fois qu’un crime terroriste est commis où que ce soit, nous sommes tous concernés. » Bien sûr, le président est dans son rôle. Mais quelque chose dans le ton donne l’impression d’un exercice mécanique, ce qui produit l’effet inverse de celui qui est recherché. Peut-être est-ce dû à cette sensation de déjà-vu ? Les hommages républicains se multiplient, mais le message est peu ou prou toujours le même : il perd donc en intensité. Le fameux « esprit du 11 janvier » que l’exécutif prétendait vouloir nourrir et faire vivre tel un feu s’éteint peu à peu. Cela n’empêchera pas le président de participer dimanche à une grande marche contre le terrorisme, organisée en Tunisie. Espérons qu’il n’y ait pas trop de pigeons dans les parages cette fois-ci…

Lorsque François Hollande se rend promptement sur les débris encore fumant d’un avion qui s’est écrasé dans nos montagnes, en plein entre-deux-tours des départementales, évidemment apparaissent des soupçons de récupération politique d’événements dramatiques. D’autant que s’ensuit un « live-tweet » de l’Elysée qui ferait passer la série 24 heures chrono pour un film d’auteur ouzbèke de 3 heures tourné en deux plans-séquences. Une telle exhibition est-elle vraiment nécessaire ? Certains membre de l’opposition semblent répondre par la négative, et se permettent même d’ironiser, à l’imagedu député UMP Lionnel Luca.

Les cadeaux des cartels de la drogue aux « stups » américains

Des policiers américains de l’Agence fédérale de contrôle des stupéfiants (Drug Enforcement Administration, DEA) recevaient des prostituées, de l’argent, des armes et d’onéreux cadeaux des cartels de la drogue lorsqu’ils étaient en enquête à l’étranger, révèle un rapport publié jeudi 26 mars.

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Ce rapport de l’inspecteur général du ministère de la justice a été réalisé après la révélation que des agents du gouvernement avaient passé des soirées avec des prostituées lors d’un voyage présidentiel en Colombie, en 2012. L’enquête a porté sur les agissements entre 2009 et 2012 des policiers de quatre agences fédérales, celle contrôlant les stupéfiants (DEA), celle contrôlant l’alcool et les armes (ATF), le FBI et les US Marshals chargés de la sécurité en vol, précise un communiqué accompagnant le rapport.

Lire aussi (édition abonnés) : Les frasques des agents du Secret Service américain révélées au grand jour

Il relate notamment comment une dizaine d’agents de la DEA en déplacement auraient participé à « plusieurs soirées bruyantes » avec des prostituées. Sept ont admis leur participation et ont été suspendus entre deux et dix jours. « Sur une période de plusieurs années », ces « orgies avec des prostituées étaient financées par les cartels de la drogue locaux pour ces agents de la DEA dans leurs quartiers loués par le gouvernement américain » où se trouvaient les ordinateurs portables et les Blackberry des agents, créant « un risque potentiel pour la sécurité », peut-on lire dans le rapport. Elles auraient eu lieu entre 2005 et 2008 mais n’auraient été connues qu’en 2010.

Refus de collaborer

« Bien que certains agents de la DEA participant à ces fêtes l’ont démenti, une information suggère qu’ils auraient dû savoir que les prostituées présentes étaient payées par les fonds d’un cartel », ajoute le rapport. En outre, trois agents spéciaux de la DEA auraient reçu de « l’argent, des cadeaux onéreux et des armes des cartels de la drogue ». L’inspecteur général se dit « préoccupé par la décision apparente de la DEA de retenir les informations » sur ce type d’agissements et de ne pas lui donner un accès avant plusieurs mois et seulement après que l’affaire soit close.

D’une manière générale, le rapport épingle le FBI et la DEA pour leur refus de collaborer avec les enquêteurs, qui craignent du coup ne pas avoir obtenu l’intégralité des informations. Il relève des « faiblesses », un « manque de coordination », d’enquête ou de discipline des responsables des agences, concernant les dérives sexuelles, harcèlements sexuels et autres « mauvaises conduites » de leurs agents. Ce rapport de 132 pages émet en outre huit recommandations pour que les agences concernées « révisent » leurs procédures pour poursuivre les actes de « harcèlement sexuel et de mauvaise conduite sexuelle » de leurs personnels.

Source: lemonde.fr

New York : l’effondrement d’un immeuble fait des dizaines de blessés

Selon le site du “New York Post”, au moins 30 personnes ont été blessées après l’effondrement partiel d’un immeuble dans l’East Village.

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Des dizaines de blessés après l’effondrement d’un immeuble new-yorkais. Comme l’indique le New York Post sur son site internet, l’effondrement partiel d’un bâtiment situé dans le quartier de l’East Village de la ville américaine suite à un incendie gigantesque a fait au moins 30 blessés. La destruction à l’angle de la deuxième avenue et de la septième rue Est aurait eu lieu aux environs de 15 h 30 heure locale.

Sur Twitter, des internautes témoignent déjà de l’explosion : “J’ai entendu un énorme boom. Des riverains aidaient des personnes à sortir des débris de l’immeuble”, assure notamment Scott Westerfield sur le réseau social, publiant des photos de l’incendie.

Source: LePoint.fr