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Note Zéro : Au ministre de la Réconciliation

Avec la nomination de Nina Walett Intalou à la vice-présidence de la CVJR, le ministre de la Réconciliation dévoilait son agenda caché : rester l’acteur majeur du processus de paix alors que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) table sur la réduction de ses prérogatives pour mieux appliquer l’accord issu du Processus d’Alger.

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Nina Walett, une braillarde qui sait aussi user de tant de subterfuges pour parvenir à ses fins, ne serait rien d’autre qu’un épouvantail que l’ex-dignitaire rebelle des années 1990 va actionner au gré de ses intérêts. L’Etat malien, la Plateforme et la CMA sont avertis.

Ce n’est donc pas tant la paix et la réconciliation que ce ministre recherche, son objectif est bien la perpétuation du système de prébendes autour du Nord dont il veut continuer de tirer les ficelles et qui lui permettrait de vivre de l’Etat-providence ad vitam aeternam.

Formé aux frais de l’Etat, boursier dès le lycée, recruté dans la fonction publique sans concours, cet homme n’avait trouvé rien de mieux que de retourner ensuite l’arme contre la mère-patrie. Il était l’un des adversaires les plus irréductibles de l’Etat central, qu’il accusait des dix plaies d’Egypte.

Ce ministre de la Réconciliation avait été en cette douloureuse circonstance pour tout notre peuple un incitateur à la violence sans nuance. A l’instar de ses émules d’aujourd’hui, il avait envoyé des milliers de Maliens, qui n’aspiraient qu’à vivre tranquilles chez eux, sur les chemins de l’exil, des lendemains d’incertitudes, les cœurs lourds. Inutile de rappeler les dégâts de l’homme dans des localités comme Fafa où la seule évocation de son nom suscitera à coup sûr indignation et réprobation.

Promu plus tard dans le Système des Nations unies, l’homme n’avait rien fait pour atténuer les effets de ses contrevérités sur le Mali, notamment au sujet du développement du Nord en général et de la question minoritaire en particulier.

Comment un homme qui a posé de tels actes peut-il réellement réconcilier même si on continue d’infantiliser le peuple malien ? Est-ce qu’il peut regarder quelqu’un droit dans les yeux pour lui parler de tolérance, de vivre-ensemble, de cohésion nationale ?

Au contraire, en essayant encore de torpiller la dynamique en cours, le ministre de la Réconciliation doit tomber plus bas que terre dans l’estime des Maliens. Il mérite amplement ce zéro pointé en guise de petit café matinal.

Bayer

 

Source: lesechos

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