Terrorisme : le Nord du Mali marche pour la paix

Le nord du Mali, en proie à de récurrentes attaques de groupes armés, a décidé de prendre son destin en main en organisant une caravane pour la paix.

Face à l’inaction des autorités de Bamako, les populations du nord du Mali, frappées par les multiples attaques des groupes rebelles, ont décidé de mettre en place une caravane dans le but de rétablir la paix dans cette région.

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Durant une semaine, les marcheurs de la paix ont sillonné toute la région de Goundam au nord. Parmi les initiateurs de ce projet, figure l’ancien Premier ministre malien Mohamed Ag Hamani. L’armée malienne et les forces de la mission de l’ONU au Mali ont escorté la marche dans toute la région.

Abdoul Madjid Ag Mohamed, l’un des chefs de tribu du nord-Mali, s’est confié à la BBC en déclarant que « la marche s’est achevée sans incident. Elle a été accueillie et saluée par les populations des localités traversées ». Un ancien député a quant à lui expliqué qu’il valait mieux descendre sur le terrain, prêcher le vivre ensemble, que d’attendre des actions de l’Etat qui tardent à se manifester.

En marge de cette marche, les organisateurs souhaitent que, le 15 mai prochain, les accords de paix entre le gouvernement et les différents groupes armés présents dans le nord du pays signent le texte à Bamako, la capitale.

Par Kardiatou Traoré

Source: Afrik

Renforcer la sécurité dans la région de Ségou : Les FAMa reprennent l’initiative

L’opération lancée le samedi et le dimanche derniers, a permis de mettre hors d’état de nuire, une horde de malfrats, de saisir plusieurs motos et des armes de fabrication artisanale.

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Finie, la tranquillité pour les bandits armés qui sèment tristesse et humiliation dans le sahel occidental malien. Le commandant de la région le Colonel Major Ag Takini, ce touareg bon teint resté fidèle au Mali, et ses hommes ont décidé de reprendre l’initiative en investissant le terrain.

C’est dans ce cadre, qu’ils ont mené une vaste opération de sécurisation sur l’axe Nioro du Sahel, Diabali, Nampala entre le samedi et le dimanche. La moisson a été plus que bonne : plusieurs motos ont été saisies ainsi que des armes de fabrication artisanale. Cette mission de sécurisation est une instruction du chef d’Etat Major général des armées, le général Mahamane Touré.

Malgré la modestie des moyens déployés, nos hommes ont vaillamment accompli cette mission  de sécurisation avec succès dans les localités de Bengale, de Mounoubougou et de Kouladji à la recherche de terroristes qui ont poussé leur audace jusque dans le delta central du Niger.

Une fois ces secteurs nettoyés, les forces armées maliennes sans moyens aériens  ont pénétré  dans la forêt de Courgou. Dans cette forêt, ils ont saisi plusieurs engins à deux roues, des armes artisanales et même des véhicules. D’autres descentes ont eu lieu dans d’autres forêts environnantes.

Le détachement basé à Nampala aussi est venu en appui, il a fait de nombreux prisonniers djihadistes. Mieux, il a démantelé une importante cache djihadiste, contraignant ces derniers à fuir.  L’entrée en action de ces deux corps des forces armées maliennes a été une bouffée d’oxygène pour les populations de ces localités qui, ces derniers temps, ne dormaient plus que d’un seul œil.

Dans sa mission régalienne de sécurisation du territoire national, l’armée malienne éprouve beaucoup de difficultés et cela depuis l’embargo imposé après le putsch  militaire du 22 mars 2012. Le président renversé Amadou Toumani Touré, face aux revers militaires, avait dépêché le général Beguelé Sioro pour acheter  environ 1000 tonnes d’armes, et parmi ces armes il y’avait des avions de chasse de type Sukoï.

Les avions devaient survoler les espaces aériens de certains pays européens, mais ces derniers auraient  refusé. Et, après le putsch  du capitaine Sanogo,  les armes qui ont pu atteindre les ports de Conakry et d’Abidjan ont été bloquées à cause de l’embargo. Il y a lieu de songer à équiper davantage notre armée nationale.

 

Badou S. Koba       

Source: Tjikan

A propos des relations Maliano-Marocaines dans le processus de paix : « Nous avons les meilleures relations avec le Royaume du Maroc… », dixit le Premier ministre Modibo Keita

Le Premier ministre Modibo Keita a mis à profit, sa rencontre d’hier avec la classe politique et les forces vives de la nation autour du processus d’Alger et l’accord qui doit être signé le 15 mai prochain pour faire une mise au point concernant les relations entre le Mali et le Royaume chérifien.

Selon le PM, le Mali a les meilleures relations avec le Maroc. Contrairement à une idée largement répandue qui faisait croire que c’est le Maroc qui est derrière le refus de la Coordination des Mouvements de l’Azawad de parapher l’accord d’Alger.

En effet, après l’annonce du paraphe de l’accord d’Alger par certains groupes armés, le Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) avec à leur tête, les rebelles du MNLA, avait émis des réserves concernant le paraphe de cet accord, pour disent-ils, aller consulter leur base. Une base qui n’existe pourtant que dans leur rêve, car durant près d’un mois, ceux-ci se sont confinés à faire de la propagande qu’à Kidal et dans ses alentours immédiats, sans oser se rendre dans les autres régions qu’ils prennent en compte dans leur « Azawad » imaginaire. Il s’agit des régions de Gao, Tombouctou et une partie de la région de Mopti où les populations les attendaient de pied ferme. Mieux, celles-ci ont organisé des rassemblements populaires, des marches pacifiques pour exprimer leur totale adhésion à cet accord. Mais aussi, leur soutien indéfectible au gouvernement et à l’intégrité territoriale du Mali, sa laïcité et sa forme républicaine.

Quelques temps, après, ces rebelles annoncent que leur base s’est opposée fermement à la signature de cet accord. Une situation qui a certainement irrité la communauté internationale qui a décidé de taper du poing sur la table pour mettre fin à la tergiversation des groupes rebelles de la CMA.. Celle-ci a fixé la signature de l’accord définitif de paix au 15 mai prochain tout en brandissant des sanctions contre ceux qui refuseraient de signer cet accord. Une décision qui va certainement mettre fin à la comédie de la CMA.

Cela intervient alors que le royaume du Maroc se trouvait accusé d’être derrière cette prise de position osée des groupes armés qui avaient décidé de défier le gouvernement du Mali et la médiation internationale sous la houlette de l’Algérie.

Sur la question, un expert en questions sécuritaires et en lutte antiterrorisme se serait même prononcé en accusant le Maroc d’être derrière l’attitude de la CMA et du MNLA. Toute chose qu’il explique par la visite que les responsables du MNLA y ont effectuée il y a quelques temps au Maroc. Visite lors de laquelle, des promesses leur auraient été faites par le royaume chérifien.

Lors de la concertation entre le Premier ministre et les forces vives de la nation, hier jeudi 23 avril, dans la salle de réunion de la Primature, la question concernant le soutien du Royaume chérifien à la CMA a été posée au ministre des Affaires Etrangères Abdoulaye Diop.

A sa place, c’est le Premier ministre Modibo Keita qui a décidé de répondre à cette question pour clore ce débat. Selon lui,  « nous avons les meilleures relations avec le Royaume du Maroc… ». Mieux, souligne-t-il, le gouvernement a reçu du Maroc, la disposition de ce pays à aider le Mali dans son processus de paix qui doit se terminer par la signature d’un accord inter-Maliens le 15 mai prochain.

« Il n’y a pas l’ombre d’un quelconque conflit entre le Mali et le Maroc », a martelé le Premier ministre Modibo Keita.

Et le ministre Abdoulaye Diop d’ajouter que la médiation internationale a demandé que l’accord soit signé à Bamako. Aussi, que c’est la médiation qui endosse ce processus et se fait le devoir de sanctionner les contrevenants. Et de promettre qu’une cérémonie sera organisée à cet effet à laquelle seront conviées toutes les parties au processus de paix, les forces vives de la nation.

  1. Diama

Source: Tjikan

Le pré accord d’Alger : Le « nous pas bouger » de l’Opposition

Soumaïla Cissé et ses camarades de l’opposition restent droits dans leurs bottes. « Le pré accord d’Alger contient des germes de désintégration rampante du pays ». C’est en substance, ce qu’on pouvait retenir des chefs des partis politiques de l’opposition, qui ont rencontré, hier le Premier ministre Modibo Keita dans la salle de réunion de la Primature. L’expression est du président du PDES, l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie, Amadou Abdoulaye Diallo, qui s’exprimait ainsi au nom de ses pairs de l’opposition. La messe d’explications a également mobilisé les forces vives de la nation. Car, le processus de paix d’Alger court vers sa fin. La signature de l’accord est attendue pour le 15 mai prochain sur les rives du Djoliba, probablement au Centre international de conférences de Bamako ou le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, comme le Pacte national, en 1992.

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Amadou Abdoulaye Diallo a d’abord remercié le Premier ministre Modibo Keita pour la constance  des échanges entre lui et la classe politique depuis sa nomination sur le processus d’Alger. Nomination avant laquelle, il occupait le poste de  Haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-maliens.

Selon lui, les responsables des partis de l’opposition ont exprimé leur opinion individuellement ou collectivement sur la feuille de route des négociations dans la cadre du processus d’Alger, les éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation du Mali, le projet d’accord pour la paix et la réconciliation nationale et l’accord de paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger paraphé par le gouvernement du Mali le 1er mars 2015 dernier.

Pour l’opposition, l’accord paraphé par le gouvernement le 1er  mars 2015 après plusieurs mois de réunions ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, à l’intégrité du territoire, à l’unité nationale et à la réconciliation nationale.

« Pour nous, cet accord n’est pas bon pour le Mali », a insisté  Amadou Abdoulaye Diallo qui poursuit qu’il contient les germes d’une désintégration rampante du pays.

« Nous regrettons encore une fois qu’en vue des pourparlers d’Alger, les autorités n’aient pas cru devoir procéder à des véritables concertations sur les questions de fond », regrette Amadou Abdoulaye Diallo. Qui souligne qu’un consensus national aurait, sans aucun doute, conforté la position du gouvernement dans les négociations.

Les points qui fâchent l’opposition

L’opposition s’est dite étonnée de voir que le document paraphé ne fait aucunement référence, ni dans  son préambule, ni dans ses principes, engagements et fondements pour un règlement durable du conflit, à la Constitution du Mali.

En plus, l’absence maintes fois dénoncée de vision refondatrice des Institutions de la République et de cap du gouvernement dans la résolution de ce conflit. Aussi, selon l’opposition, le document paraphé n’envisage pas l’avenir du Mali entier, dans son unité, sa dignité, sa sécurité et sa prospérité.

Ajouté à cela, Amadou Abdoulaye Diallo, souligne l’appellation « Azawad » citée parmi les trois éléments retenus comme fondements du règlement concerté du conflit et définie comme « une réalité socioculturelle, mémorable et symbolique.  A en croire les partis de l’opposition, cela constitue une véritable imposture politique et est porteuse  de germes réels de séparatisme.

Pour Amadou Abdoulaye Diallo, la disposition qui consiste à « assurer une meilleure représentation des populations du nord du Mali dans les institutions de la République » est une violation de la constitution  du Mali, des règles et valeurs républicaines qui n’admettent pas une administration partisane ou encore une administration communautariste.

Mieux, à en croire l’opposition, le document paraphé conduit le Mali dans un nouveau système d’autonomie de fait des régions entre autres avec l’élection au suffrage universel direct du président de l’Assemblée régionale qui cumule les fonctions de chef de l’exécutif et chef de l’administration  de la région. Toutes choses qui constitueront des sources de blocage dans le fonctionnement institutionnel de la région et de l’Etat.

En dehors de cela, l’opposition regrette la création d’une police territoriale et la volonté de réserver aux ressortissants des régions du nord, la majorité des effectifs de la fonction publique territoriale. Des éléments qu’elle qualifie  des germes de régionalisme destructeur de la cohésion sociale.

D’autres griefs formulés par l’opposition sur ce document concernent les questions sécuritaires  car elle estime qu’une armée nationale républicaine ne doit être bâtie en dehors de toute considération d’appartenance régionale, ethnique ou communautaire.

Autant de points qui ont poussé l’opposition à rejeter en bloc l’accord paraphé par le gouvernement le 1er mars dernier et qui doit aboutir à la signature d’un accord définitif de paix le 15 mai prochain.

 

  1. Diama

Source: Tjikan

Signature de l’accord de paix le 15 mai prochain : Les récalcitrants de la CMA vont-ils s’exposer à des sanctions ?

La médiation internationale a invité samedi toutes les parties en conflit à signer l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali lors d’une cérémonie prévue pour le 15 mai prochain à Bamako.

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La médiation conduite par l’Algérie a « invité et engagé tous les mouvements politico-militaires (…) à procéder à la signature de l’accord à l’occasion de la cérémonie qui sera organisée le 15 mai 2015 à Bamako », selon le communiqué, diffusé par l’agence de presse algérienne.

Les négociations de paix sur le Mali engagées en juillet à Alger se sont soldées début mars par un accord inachevé, paraphé par le gouvernement malien et certains groupes armés d’autodéfense et  non par les mouvements armés de la CMA ont réclamé un délai.

« Le processus de paix en cours doit se poursuivre de la manière qui puisse consolider les acquis jusqu’ici obtenus », recommande la médiation, soulignant que la signature de l’accord d’Alger ouvrira la voie à la mise en œuvre « des engagements pris ».

La médiation « veillera à ce que la mise en œuvre de l’accord soit effective et complète, selon des modalités et un calendrier d’application à convenir conformément aux dispositions de l’Accord ».

Elle menace par ailleurs de saisir « les instances internationales concernées au sujet de toute attitude ou action de nature à mettre en péril le processus de paix en cours ».

La France, à l’origine de l’intervention internationale lancée au nord du Mali en 2013 juge que « les menaces de sanctions et pressions pourraient inciter les récalcitrants à signer l’accord ».

« La Coordination (des mouvements de l’Azawad) prend en compte le fait que le Conseil de sécurité, tout le monde, demande qu’on signe », selon Paris qui observe que le cessez-le-feu « est respecté sur le terrain ».

Il reste à savoir si les récalcitrants de la Coordination des mouvements de l’azawad(CMA) respecteront cette nouvelle date après avoir fait faux bond le 15 avril dernier précédemment  annoncé pour  parapher le document.

De son côté, le MNLA qui a refusé de signer l’accord estime que ses exigences notamment la reconnaissance de l’Azawad comme une réalité politico-géographique ne sont pas satisfaites.  En tout cas, des menaces de sanction ont été brandies et les américains  de leur côté à travers leur envoyée spéciale, Bisa Williams ont fait état de sanctions ciblées d’interdiction de voyages et de gel des avoirs.

L’ambassadeur de France au Mali Gilles Huberson a déclaré le samedi 18 avril 2015 lors d’une conférence débat que l’accord de paix et de réconciliation nationale au Mali, issu des pourparlers inter maliens d’Alger et paraphé par certaines parties le 1er mars 2015 est bon et ceux qui le signeront pas seront des obstacles pour la paix au Mali et doivent s’attendre à des conséquences.

Cette même thèse a été soutenue par le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop lors d’une conférence de presse qu’il animée le lundi dernier. Selon le ministre Diop, désormais, il n’est plus question de parapher, il faut aller à la signature d’un accord définitif et ceux qui refusent seront face aux sanctions.

En tout état de cause, le MNLA et ses alliés qui n’ont pas encore paraphé le document sont déjà avertis. Comme pour dire que la récréation est terminée.

 Fombus

Source: Le Débat

Un véhicule MINUSMA saute sur une mine : sept Casques bleus blessés

BAMAKO, Mali, 24 avril 2015/African Press Organization (APO)/ Hier après-midi vers 13:30, un véhicule de la MINUSMA a heurté une mine aux environs d’Anéfis, région de Kidal, alors qu’il escortait un convoi de sous-traitants de la Mission.

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Suite à l’explosion, sept Casques bleus ont été blessés, dont six sérieusement. Tous les blessés ont immédiatement été évacués pour recevoir les soins médicaux appropriés, la Force de la MINUSMA a sécurisé le périmètre.

La MINUSMA condamne fermement cet acte terroriste ayant pour but de paralyser les opérations de la Mission dans cette partie du Mali et de contrecarrer tous les efforts en cours pour instaurer une paix durable au Mali.

La MINUSMA souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

SOURCE

NATIONS UNIES

Source: APO

Mali: un chef de village assassiné dans la région de Mopti

Le chef d’un village du centre du Mali a été assassiné dans la nuit de mercredi à jeudi. Comme lors d’autres attaques opérées dans cette région de Mopti, les assaillants sont venus à moto.

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Amadou Issa Dicko, 63 ans, chef du village de Dogo, localité située à environ cent kilomètres de Mopti au centre du Mali, était assis calmement à son domicile. Deux hommes à moto et armés ont alors débarqué. Ils se sont dirigés directement vers lui avant de lui tirer dessus trois coups de feu et de repartir.

La mort du vieux Dicko a été constatée sur le champ. Une partie de son entourage attribue son assassinat à des islamistes alors que, de son côté, le gouvernement malien estime que pour le moment les auteurs de ce crime ne sont pas formellement identifiés.

Insécurité croissante dans la région de Mopti

Depuis quelques mois après le grand nord du Mali, c’est le centre du pays qui est victime de plus en plus d’attaques, parfois meurtrières. Les assaillants armés circulent toujours à moto, s’en prennent souvent à des civils, parfois à des militaires et il semble qu’ils ont des bases de replis dans quelques forêts.

Pour faire face à la situation, le ministre malien de la Défense a dépêché des troupes et du matériel sur place. Des suspects ont été interpellés, mais pour le moment, l’insécurité règne toujours dans certaines localités du centre.

Source: RFI

Tour de Table : La situation sanitaire reste précaire à Kidal

Le centre de santé de référence de Kidal rencontre des difficultés depuis le retrait de Médecin du Monde (MDM) de la région en fin 2014.

Présentement, deux médecins et vingt infirmiers, tous volontaires, assurent le service. « Il y a un manque de personnels qualifiés, de médicaments et de moyen d’évacuation. Il n’y a pas d’ambulance » confirme Dr Moussa Bagayoko, un des médecins volontaire.

La situation est précaire dans les villages reculés, car les populations n’ont aucun moyen pour avoir accès aux services de santé. « Les plus grandes difficultés, c’est en brousse. Depuis le part de MDM, il n’y a pas d’équipe mobile qui sillonne ces zones » déclare, Mahamed Ag Azouled de la société civile de Kidal.

La situation géographique de la région, avec un climat aride fait d’elle, une zone favorable au développement de certaines maladies, comme les maladies respiratoires.

Le centre de santé de Kidal continue à tenir encore

C’est la MINUSMA qui intervient souvent pour l’évacuation des cas d’urgence. Le centre de santé de Kidal continue à tenir encore aujourd’hui grâce à un stock de médicaments fourni par Médecin du Monde avant son départ en décembre dernier et le ministère de la santé.

Une ONG luxembourgeoise, DDRKA en partenariat avec le gouvernement s’occupe également de quelques centres de santé communautaires de la ville.

« L’OMS envoie périodiquement une équipe d’une dizaine de médecins dans la région pour des soins de proximité, d’une durée d’un à deux mois » indique un agent de Médecin du Monde dans la ville de Kidal. Une source hospitalière à Kidal, sous couvert de l’anonymat, indique que les groupes armés qui contrôlent la zone n’apportent rien à la population en matière de service de santé. « Ces groupes ne font rien, ils n’ont pas de médicaments, ils n’ont pas de personnels qualifiés, ils n’ont rien » précise la source à Kidal.

Pour les mêmes raisons de sécurité que Médecin du Monde, le CICR a arrêté tout mouvement en dehors de la ville de Kidal, suite à l’attaque d’un de ses camions. Cependant, les travaux de rénovation des bâtiments du centre de santé qu’il a démarrés continuent.

29 personnes arrêtées lors d’une «opération contre-terroriste»

 

L’opération a été menée conjointement menée par les gendarmes de Gao et par l’armée malienne. Elle a permis, selon une source sécuritaire malienne à Gao, de « neutraliser une base » à Guidara, un quartier situé à l’entrée de la ville, au bord du fleuve Niger.

 

Les 29 suspects arrêtés étaient en possession d’armes et de matériels de guerre. Ce sont des dénonciations qui ont permis aux forces maliennes de remonter jusqu’à eux. Tous sont présentés comme des jeunes qui étaient arrivés dans la ville, mercredi dernier, à bord de deux cars privés.

 

Toujours de source sécuritaire à Gao, ces jeunes venaient de Ouélessébougou, une localité située à 80 kilomètres de Bamako où ils auraient été « recrutés » pour le compte de groupes jihadistes. D’autres sources doutent cependant de cette hypothèse et notent que les suspects ont été arrêtés au domicile de l’ancien chef d’une milice d’auto-défense pro-gouvernementale ayant finalement créé un mouvement dissident.

 

Les 29 hommes sont actuellement détenus à la gendarmerie de Gao et les enquêtes sont en cours.

 

La guerre de succession est ouverte

 

Huit prétendants pour un fauteuil pour succéder au Rwandais Donald Kaberuka. Cela implique que la bataille sera rude et le lobbying intense auprès des 54 pays africains membres et de la vingtaine d’actionnaires non africains.

 

L’usage de l’alternance veut qu’un président francophone prenne le relais d’un président anglophone. Ce qui, a priori, écarte certains candidats comme l’Ethiopien Ato Sufian Ahmed, le Zimbabwéen Zondo Thomas Sakala ou le Sierra-Léonais Samura Kamara.

 

Un handicap que n’a pas un autre sérieux candidat, le Nigérian Akinwumi Adesina qui est, dit-on, parfaitement francophone et représente en outre la première économie du continent. Seule ombre à son tableau, il est soutenu par un président, Goodluck Jonathan, et une équipe gouvernementale qui ont dû quitter le pouvoir récemment.

 

Côté francophone, on note les candidatures du Tchadien Bedoumra Kordje ou encore du Malien Birima Boubacar Sidibé qui pourraient fédérer derrière lui les 15 Etats membres de la Cédéao. C’est aussi le cas de la seule femme candidate, Cristina Duarte dont le pays, le Cap-Vert, fait figure de modèle économique.

 

Enfin, le Maghreb est représenté par le Tunisien Jalloul Ayed, furtif ministre des Finances de Rached Ghannouchi, mais issu d’un pays qui a pour lui d’avoir hébergé pendant dix longues années le siège de la BAD. Ce qui peut être pris en considération au moment delà décision finale.

Barkhane sur les traces des caches des jihadistes

Le soleil se lève à peine dans le désert, le caporal Vassily quitte le petit poste de combat qu’il a soigneusement camouflé entre deux rochers. La nuit a été fraîche. Depuis qu’ils ont été parachutés, les légionnaires n’ont rien trouvé. « Rien qui bouge dans cet endroit du monde », explique le caporal.

Puisque personne n’est tombé dans le piège tendu par les légionnaires autour de la passe de Salvador, les soldats de Barkhane décident d’aller chercher les jihadistes jusque sur leur site de bivouac. « Là on est juste au nord de la zone de saut, au nord de la passe de Salvador, donc là on a reçu pour mission de contrôler des points répertoriés comme étant des zones d’abri où ils ont mis de l’essence ou peut-être de la documentation », rapporte le capitaine Pierre.

En plein désert, au pied d’une dune, le capitaine Antoine se met à creuser dans le sable à un endroit très précis grâce aux photos satellites, aux coordonnées GPS et à son détecteur de métaux. « Il y a du thé, de la semoule, du riz. » Tout autour, une quinzaine de fûts de carburant, tous vides. Un point de ravitaillement pour les pick-up. « Là, vous voyez typiquement on est parfaitement à l’abri donc ils peuvent venir ici faire le plein sans être vus et ensuite laisser des fûts, commente le capitaine Pierre. C’est pour ça qu’on va percer tous les bidons, on va tout cramer pour qu’ils sachent qu’ils ne sont plus en sécurité ici. »

Finalement, sur les cinq points à fouiller, seule une cache aura été mise au jour. Pas d’armes, pas d’ordinateurs ou de pièces détachées, seulement dix kilos de riz et de semoule ainsi que des boîtes de thé.

L’armée poursuit son opération de ratissage dans le centre du Mali

L’opération qui a débuté à Dogofri à 35km au nord de Nampala, se poursuit. « Deux assaillants ont été arrêtés et quatre motos saisies » a confirmé une source sécuritaire jointe par Sahelien.com.

« Une unité de patrouille est tombée dans une position de l’ennemi le week-end dernier. Nous avons constaté que l’ennemi était enraciné sur le terrain, c’est pourquoi nous avons lancé cette opération » a déclaré la même source.

Pour le moment, l’identité des assaillants n’est pas connue, mais tout porte à croire qu’il « s’agit des combattants du Front de libération du Macina », a indiqué notre interlocuteur.

Depuis janvier 2015, plusieurs localités dans les régions de Mopti et Ségou, notamment Nampala, Tenenkou, Boulkessi, Dogofri, ont été attaquées par des terroristes.

Outre des attaques contre l’armée malienne, les assaillants terrorisent la population civile dans cette zone.

Dans son récent rapport sur le Mali, Human Rights Watch accuse ce nouveau groupe d’avoir exécuté sommairement au moins cinq civils, incendié des bâtiments publics et menacé de mort, les personnes soupçonnées de collaborer avec le gouvernement, l’armée française ou les forces onusiennes.

La Libye, une terre d’accueil devenue un enfer à fuir

En 2010, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi faisait du chantage à l’Europe, réclamant cinq milliards de dollars pour stopper le flux migratoire venu d’Afrique subsaharienne. A l’époque il se présentait comme l’ultime rempart à une Europe craignant une vague de migrants. Ce que le guide ne disait pas, c’est que son pays a de tout temps été une terre d’accueil plus qu’un pays de transit.

Avant le printemps arabe et la guerre civile, la Libye accueillait plus de deux millions de migrants, principalement des Tunisiens, des Egyptiens et des Subsahariens. Aujourd’hui, les flux viennent principalement d’Afrique de l’Est : Ethiopie, Erythrée, Soudan et Somalie. Les routes passant par les Açores, le Maroc et l’Algérie étant désormais très surveillées, les Africains privilégient l’axe libyen.

Entre 300 et 700 migrants quittent chaque jour les côtes libyennes

Mais le chaos qui règne en Libye pousse les Subsahariens à poursuivre leur route. De plus, les milices s’en prennent désormais aux migrants : trafic d’êtres humains, exploitation, violence. Face à cela, l’Etat en décomposition n’a guère les moyens de réagir. Un exemple, les garde-côtes n’ont plus que deux vedettes pour surveiller des centaines de kilomètres de côte. Enfin, le départ des missions diplomatiques européennes pour cause d’insécurité rend plus difficile la coopération internationale sur les questions migratoires. Résultats, les autorités libyennes estiment entre 300 et 700 le nombre de migrants qui quittent actuellement chaque jour les côtes libyennes.

La situation en Libye était au cœur de la réunion d’urgence qu’a tenue l’Union européenne ce lundi 20 avril sur la crise des migrants en Méditerranée. Dans le plan d’actions présenté, il est prévu un renforcement des opérations de recherche et de secours, mais également une offensive diplomatique auprès des pays de transit, en particulier ceux qui sont limitrophes de la Libye, principal embarcadère vers l’Europe, pour qu’ils contribuent à contenir les vagues de candidats à l’exil. Des mesures qui ne permettront cependant pas de mettre un terme à ce problème, selon le ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz.

source :  Le Débat

Forum communautaire sur la justice transitionnelle à Kidal

Le Bureau des Droits de l’Homme de Kidal et l’unité de la Justice transitionnelle de la même division de la MINUSMA ont organisé mardi dernier un forum sur  « Le rôle de la Société Civile et la participation des victimes dans le processus de Justice Transitionnelle », au profit des communautés de Kidal et de ses environs. Une première du genre dans la région.

Forum communautaire justice transitionnelle Kidal

90 participants dont 41 femmes, constitués de leaders communautaires et religieux, des Cadis, d’associations de femmes et artisans, des chefs de fractions, des jeunes et des commerçants, en provenance des cercles de Tinessako, Abeibara, Tessalit, Anefis et Kidal, ont répondu présents à ce rendez-vous d’informations et d’échanges.

 

Les premiers mots furent prononcés par le Président de la Société Civile. Après avoir souhaité la bienvenue aux participants, il a salué la collaboration avec la MINUSMA et précisé l’importance de la justice transitionnelle dans le contexte de la région de Kidal. Ce discours fut suivi d’une allocution de circonstance de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), à la suite duquel, le chef de bureau de la MINUSMA à Kidal a officiellement déclaré ouvert le forum. Christophe Sivillon a demandé aux participants «d’identifier durant ce forum des actions concrètes et des stratégies pour une meilleure participation dans le processus de la justice transitionnelle».

 

La question de la ‘’justice transitionnelle’’ a été abordée avec beaucoup d’engouement en considération de la sensibilité de certaines questions soulevées lors des discussions plénières, notamment la recherche de la justice en faveur des milliers de victimes de violations des droits de l’homme dans la région de Kidal, le conflit au nord du Mali et les pourparlers en cours dans le cadre du processus de paix d’Alger.

 

Les participants ont été informés sur les notions de base de la justice transitionnelle, ainsi que sur les principaux piliers de son ossature.

 

Après une séance riche en questions et réponses, les participants ont été répartis en quatre ateliers correspondant aux piliers de la thématique.

 

Le plein engagement des participants

 

Chaque groupe a ainsi présenté des propositions concrètes et des mécanismes adaptés pour la région de Kidal, tous ponctués d’observations pertinentes des autres participants.

 

D’une manière particulière, le forum a donné l’opportunité aux hommes et femmes de la région de Kidal d’exprimer librement leurs opinions, parfois-même sur des sujets essentiellement politiques, mais, ce forum a surtout permis de faire l’état des lieux sur la question.

 

C’est la première fois qu’une activité de cette envergure est organisée à Kidal par la MINUSMA. Les participants, à travers leurs questions et leurs nombreuses contributions, ont donné la preuve de la pertinence de ce forum, dont chacun est reparti plus enrichi, et désormais armé pour contribuer au succès de la justice transitionnelle.

 

Ce qui a fait dire à Rhissa Ag Ghatbou, enseignant de son état: « Je peux maintenant comprendre ce qu’est la justice transitionnelle. Je souhaite vivement que les actions proposées par les participants dans les commissions soient réellement prises en compte».

 

Et Backrene Ag Sidi Mohamed, un autre participant de renchérir: «Nous devons renforcer les mécanismes locaux, en l’occurrence les Cadis qui peuvent jouer un grand rôle dans le processus de Justice transitionnelle en considération de la confiance et de la notoriété qu’ils ont auprès de la communauté qui est essentiellement musulmane».

 

Entre autres recommandations, les participants ont suggéré l’organisation prochaine d’une autre activité de cette envergure sur ce thème très important et toujours d’actualité.

.Source: minusma.unmissions.org

Le RSSG : « Le processus d’Alger sera couronné de succès par la signature de l’Accord le 15 mai prochain »

BAMAKO, Mali, 23 avril 2015/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial du Secrétaire Général et Chef de la MINUSMA, M. Mongi Hamdi a été reçu hier 22 avril en audience à Koulouba par Son Excellence, Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République de Mali.

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Monsieur Hamdi a tenu à assurer le Président de la République du soutien total de la MINUSMA pour les efforts entrepris par le Président pour aller de l’avant et signer l’accord de paix et de réconciliation au Mali. « Nous souhaitions que l’accord de paix et de réconciliation au Mali soit fiable et inclusif, et à ce titre, nous continuons à entreprendre des efforts afin d’assurer la pleine adhésion de toutes les parties prenantes à l’accord et à ses objectifs », a-t-il précisé.

«Nous gardons l’espoir et la conviction que le processus d’Alger sera couronné de succès par la signature de l’Accord le 15 mai prochain par toutes les parties prenantes maliennes, parce qu’il n’y a pas d’autre choix que de s’inscrire dans la logique de paix, » a déclaré M. Hamdi après sa rencontre, reconnaissant que la signature d’un accord n’est que la première étape d’un long chemin vers la paix, la sécurité, la réconciliation et le développement que suppose la poursuite du dialogue.

SOURCE
NATIONS UNIES

Source: APO

Nord du Mali : l’Accord d’Alger divise la population de Kidal

A Kidal, l’Accord de paix proposé par la médiation algérienne divise la population qui dans sa grande majorité réclame le retour de la paix. Certains s’enthousiasment par le fait que la Coordination des Mouvements de l’Azawad  (CMA) n’a pas paraphé le document, alors que d’autres s’attendaient à un accord sur le document proposé par la médiation internationale.

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La majeure partie des habitants de Kidal déclarent qu’ils n’aspirent qu’à l’autonomie, à gérer leurs propres affaires internes. Pour eux, c’est la seule manière de ramener une paix définitive dans le Nord-Mali. Nous vous proposons les impressions recueillies parmi la population par un confrère étranger.

 

« Il sera  extrêmement difficile d’accepter ces accords  et même si c’est le cas, ça sera sous la contrainte. Alors sans doute il y aura sûrement des conséquences graves qui peuvent survenir partout  du fait de l’exécution dudit accord », explique un habitant de Kidal qui a gardé l’anonymat par peur pour sa sécurité.

 

«Nous voulons que la paix revienne  de façon méthodique et résolue ». Un gardien dans la ville de Kidal déclare que : « A propos de l’accord d’Alger si c’est le moyen de nous réconcilier alors que Dieu le fasse  mais au cas contraire, on en veut pas. Ici sur le territoire de l’Azawad, je n’ai de problème avec personne, je travaille à ma guise».

 

« A mon avis au sujet de l’accord paraphé par l’Etat malien, si le Mali vient vers nous en paix, avec une pensée positive à notre endroit alors je ne vois pas le problème. Et  même si on est au Mali, ici c’est notre territoire», dit un tailleur dans son atelier au centre-ville de Kidal.

 

Dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, la question de la signature d’un accord de paix entre Bamako et Kidal est sur toutes les lèvres. « Je vois rien d’important dans cet accord, je partage les mêmes  visions que ma population  et  celle de nos différents mouvements», a expliqué un menuisier au quartier Etambar de Kidal.

 

« Pour l’accord qui a été signé, moi mon opinion c’est: si on peut travailler ce qu’on a gagné là-dedans je préfère vraiment qu’on le prenne et on signe la paix. Qu’il y  ait quelque chose là-dedans ou pas, on est fatigué,  la population est vraiment fatiguée», dit un vendeur de pièces détachée au centre- ville de Kidal.

 

Un artiste chanteur rétorque : « Vraiment nous la population de Kidal nous sommes pas du tout contents.  Nous voulons notre terre qui est l’Azawad. Pas plus pas moins ».

 

Derrière cet accord, certains habitants voient la politique de certains pays voisin du Mali. « L’accord a été biaisé parce que pour l’Algérie il fallait vaille que vaille trouver un compromis ou une compromission entre le Mali et l’Azawad, le Mali a trouvé son compte apparemment, parce qu’il dit que l’accord est bien équilibré, mais pour nous c’est pas bien équilibré, par ce que nous avons demandé  au départ l’Independence, une fédération et après on est partis à une autonomie large, on a même pas eu une autonomie considérée même maigre», affirme Izga Ag Sidi, un habitant de Kidal.

Source: autre presse

Réfugiées maliennes à Mberra: Des opportunistes les exploitent au nom du mariage

Les réfugiés maliens à Mberra vivent dans des conditions, matérielles et humaines, difficiles. Certains opportunistes s’en profitent pour exploiter les filles de ces réfugiés. Ils les épousent. Un mariage de façade. Un mariage qui sert à les recruter pour d’autres métiers. Des métiers qu’elles n’accepteraient pas volontiers.

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C’est presque le même scénario. Ce qui change c’est juste les personnages. Souvent, les acteurs principaux disposent de pouvoirs quelconques. Ils se servent de ces pouvoirs et de leurs relations à l’intérieur du camp, pour séduire les filles réfugiées. La proie identifiée, ils avancent pour le mariage. Personne ne refuse. Car, il s’agirait d’abord d’un acte de renforcement des liens de fraternité entre deux peuples. Plus tard, ce sera le gâchis.

RM a aujourd’hui 18 ans. Elle s’est mariée à un homme d’affaires célèbre à Bassiknou, le chef-lieu de la moughatâ qui abrite le camp. Elle raconte son histoire: «Au début du mariage, il dormait irrégulièrement chez ma famille au camp de Mberra. Ensuite, il m’a amenée à Nouakchott. Nous avons loué une petite chambre près de son lieu de travail. Je saurai plus tard que son lieu de travail n’était autre que des appartements meublés. Et ce qui m’a étonné le plus en lui c’est lorsqu’il m’a dit d’aller à ces lieux pour faire la prostitution» a-t-elle dit.

«Au début, je n’ai pas obéi. Mais, le monsieur m’a menacée et frappée. Il a séquestré mon téléphone. Il m’a obligé de travailler dans le sexe. Ça a duré six mois: nous partons ensemble aux appartements meublés où je reçois les clients, pour retourner le soir à la petite chambre qu’on a louée. Il me surveillait de près. Mais, un jour j’ai saisi d’un moment d’inattention de sa part et j’ai fui vers mon oncle chez qui j’habite actuellement» précise RM.

RM n’a pas recouru à la justice. Prétexte: «je craignais le pire ; car, l’autre partie est très puissante» s’est-elle justifiées. Aujourd’hui, elle ne rêve que d’une seule chose: «oublier les souffrances et cauchemars du passé, et jouir d’une nouvelle vie digne et respectable».

Pour Mohamed Khamiss, réfugié à Mberra et père d’une victime, «Certes, ce type de mariage est, théoriquement, noué sur des bases juridiques solides. Mais, l’islam veut que le mariage constitue le noyau d’une entreprise sociétale de nature à ce que la société soit pérennisée et harmonieuse ; or, le mariage des femmes réfugiées à ce camp est souvent suivi par leur intégration dans des réseaux malhonnêtes» a-t-il déclaré. Il raconte l’histoire de sa fille victime de ce type de mariage. Selon lui, un bonhomme mauritanien a épousé sa fille. Le mari aurait demandé à la fille de l’accompagner pour vivre en dehors du camp. Ensuite, il aurait voulu la recruter dans un réseau de prostituées.

En revanche, le responsable d’une ONG et activiste dans le camp de Mberra, Ag Abderrahmane, ne cache pas sa crainte de voir des réseaux de prostituées exploiter ces femmes réfugiées et les recruter. D’après lui, «Ce n’est pas encore le cas».

Ag Abderrahmane indique l’importance d’outiller ce camp et ces réfugiés. Ne serait-ce que «pour les protéger des réseaux qui prennent pour alibi leurs conditions précaires pour les embrigader». Il poursuit: «Hormis les fatwas (consignes religieuses islamiques) sur le halal ou le haram dans les contrats du mariage des femmes maliennes réfugiées, il y a la responsabilité des pays récepteurs de ces réfugiées. Ces pays récepteurs ont, selon les conventions internationales et le droit humanitaire international, le devoir de les protéger de toute violation et/ou exploitation sexuelle et de leur garantir une vie décente». Il affirme que les ONGs et autorités mauritaniennes ne ménagent aucun effort pour que la situation ne se dégrade davantage.

Faty Omar, responsable des femmes à la coordination des réfugiés, pense que «Souvent, les femmes maliennes réfugiées à Mberra sont payées des dots modestes, par rapport à ce qu’elles percevaient comme dot au Mali. Cependant, la famille n’a pas souvent de choix à cause des conditions difficile qu’elle vit ; mais aussi par crainte de voir la fille entacher sa dignité, son honneur ou ceux de la famille». Faty constate que la plupart des mariages faits à Mberra finissent par échouer en dehors du camp.

Par Dune-voices.info

Source: Dune-voice

Les transporteurs de Gao toujours en grève

En raison des attaques récurrentes contre les transporteurs de l’axe Gao- Bamako ou sur les routes menant à Gao, la délégation régionale du conseil malien des transporteurs routiers de Gao, observe une grève de 72 h, depuis le mardi 21 avril.

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« Vraiment nous souffrons sur la route. On tue des chauffeurs et des apprentis, et on brûle les véhicules, vraiment qu’ils prennent de dispositions » clame Modibo Maiga, chauffeur de camion.

Les transporteurs sont soutenus par la population qui suit l’ordre selon lequel, aucun engin à quatre roues ne doit circuler dans la ville pendant les trois jours de grève.

« Soixante-douze heures, ce n’est pas trop, car c’est des vies qui sont en danger » justifie Daka Boubacar Traoré, président de la délégation régionale du conseil malien des transporteurs routiers de Gao.

Des jeunes sillonnent la ville pour arrêter ceux qui ne veulent pas suivre le mot d’ordre de grève. Des voitures personnelles, étatiques ou appartenant à des ONG, sont arrêtées par les manifestants, à l’exception de quelques véhicules prioritaires, notamment les ambulances, ceux du CICR et des forces armées.

La population est prête à tout pour se faire entendre. « Nous disons à l’opinion internationale que cette fois-ci, c’est trop » poursuit Daka Boubacar Traoré.

La première journée a été largement suivie et a paralysé les activités, selon le correspondant de Sahelien.com sur place. Pour cette deuxième journée, des véhicules ont été autorisés à circuler, sauf les véhicules de transport et de marchandises.

Certains, pensent tout de même que, pour une région qui se reconstruit, les trois jours de grève ne seront pas sans conséquences.

« Tout cela joue sur l’économie de la région, tout le monde le sait. Soixante-douze heures de grève en ville, il n’y a pas de transport, même si quelqu’un est malade, il n’y a pas de véhicule pour l’amener à l’hôpital » déplore Mahamane Astor , membre du conseil régional des jeunes de Gao.

En ce mois d’avril, plus de trois attaques ont été perpétrées contre des convois de fournisseurs civils de la MINUSMA allant à Gao. Les assaillants tuent les chauffeurs, avant de mettre feu au véhicule. Le dernier cas date du lundi 20 avril.

Sahelien.com

Source: Sahelien

En raison de l’occupation des séparatistes de plusieurs localités du nord du Mali : Les habitants à la merci des terroristes et privés de soins

Plusieurs localités du nord du Mali sont toujours sous l’occupation des séparatistes. Ces derniers soumettent les habitants à toutes sortes de privations. Maintenant, ils les livrent même à la merci des terroristes. Ce qui prouve bien que contrairement à leurs allégations, les séparatistes sont incapables de prendre en charge les besoins sécuritaires des habitants des localités tombés sous leur contrôle, en mai 2014. Ainsi, le mardi dernier encore, profitant de l’incapacité des séparatistes, des éléments d’AQMI ont fait une incursion dans la localité de Tahtist, située à 40 km d’Aguel Hoc et à 10 km de Talabite. Ils ont procédé à toutes sortes d’exactions contre les habitants. Ils ont même tué deux éléments du MNLA, blessant trois autres et incendié l’un des véhicules de ce groupuscule. Selon des sources concordantes, les assaillants se sont retirés après leur forfait sans avoir enregistré une perte en vie humaine ni matérielle.

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Face à cette recrudescence des attaques terroristes, les séparatistes ne font que prouver à la face du monde leur incapacité à protéger les populations des localités tombées sous leur contrôle. Contrairement à leurs allégations, ils ne font que laisser ces habitants à la merci des terroristes. Par ailleurs, à Kidal comme dans d’autres localités sous le joug des séparatistes, les habitants sont dans le dénuement le plus total. Ainsi, le centre de santé de référence de Kidal éprouve d’énormes difficultés depuis le retrait de l’ONG belge Médecins du Monde de la région fin 2014. Au niveau de cette structure sanitaire, le personnel qualifié et les médicaments font défaut. Pire, il n’y a aucun moyen d’évacuation pour les cas les plus critiques. La situation est identique pour les autres services sociaux de base qui n’existent pratiquement plus.  L’eau et l’électricité manquent cruellement. A cela s’ajoute le risque d’une troisième année blanche.

Au lieu de satisfaire les préoccupations de ces habitants, les séparatistes ne font que constater les dégâts ou les accentuer.  Cet état de fait intervient alors que les négociations de paix dans le cadre du processus d’Alger, bien que terminées, n’ont pas atteint leur objectif.

Contrairement au gouvernement malien, les groupes armés patriotiques et la Communauté internationale, les séparatistes ont refusé de parapher l’accord issu des pourparlers inter-Maliens d’Alger qui ont duré huit mois. Agacée par les enfantillages des séparatistes, la médiation a fixé la date du 15 mai prochain pour la signature définitive de ce document par toutes les parties concernées par la crise au nord du Mali. Au cas où les séparatistes feraient encore faux bond, des sanctions sévères seront prononcées contre eux par la communauté internationale.

Massiré Diop

Source: L’Indépendant

Après un entretien avec les groupes armes à Alger : L’émissaire des Etats-Unis annonce que la CMA va signer l’accord

L’émissaire des Etats unis d’Amérique à la rencontre d’Alger la semaine dernier entre la médiation et les différentes parties prenantes du processus d’Alger pour la paix au Mali, l’ambassadeur Bisa Williams a affirmé hier lors d’un point de presse qu’elle est persuadée que la Coordination des mouvements de l’Azawad va signer l’accord de paix après des entretiens qu’elle a eus avec ces mouvements.  

Bisa Williams secrétaire adjointe affaires africaines Département Etat américain usa discours

En visite au Mali depuis une semaine au cours de laquelle elle a pu assister à la dernière rencontre d’Alger entre la médiation internationale et les différentes parties prenantes au processus d’Alger pour la paix au Mali, la Sous secrétaire adjointe au Bureau des affaires africaines du Département d’Etat américain, chargée des questions de politique économique de l’Afrique de l’Ouest et subsaharienne, l’ambassadeur Bisa Williams,  a déclaré à la presse hier qu’elle est persuadée que la Coordination des mouvements de l’Azawad va signer l’accord issu des pourparlers inter maliens d’Alger. La diplomante américaine a expliqué « avoir eu des entretiens avec toutes les parties ». Selon elle, « lors des rencontres, elle a aperçu l’engagement de chaque partie à faire la paix, mais qu’il y a un grand fossé de méfiance et de confiance qui sépare les uns des autres. Aucune partie ne rejette le document ce qui me fait croire que chacun va signer l’accord. J’en suis sûr que la CMA va signer l’accord, je pense bien ».

A savoir si son pays prévoit des sanctions contre ceux qui ne signeront pas le document, l’ambassadeur Bisa Williams, a rappelé la place des Etats-unis au sein de l’ONU qui a déjà fait une déclaration sur cette problématique. Elle a rappelé que l’ONU a déjà annoncé que « toute partie ne va signer cet accord après tant d’efforts se distinguera comme ennemi pour le processus de paix au Mali et sera traitée comme telle ». Avant, elle avait assuré le soutien de son pays pour la mise en œuvre de l’Accord d’Alger.

Au cours de sa visite dans notre pays, la Sous secrétaire adjointe au Bureau des affaires africaines du Département d’Etat américain, chargée des questions de politique économique de l’Afrique de l’Ouest et subsaharienne a indiqué avoir eu des  échanges fructueux avec les autorités maliennes dans le cadre du développement socio-économique du pays. A l’issue des rencontres aussi avec les organisations de la société civile à Bamako comme à Mopti où est elle a été, la diplomante américaine se dit très satisfaite, car toutes personnes qu’elle a rencontrées sont engagées pour la paix au Mali.

Il faut noter qu’elle est à sa première visite au Mali depuis nomination à ce poste il y a un an et demi environ.

Maliki Diallo

Source: L’Indicateur du Renouveau

La MINUSMA se renforce pour freiner les attaques terroristes meurtrières au nord du Mali : Des contingents du Salvador et de la République Tchèque bientôt déployés

Le ministère de la Défense du Salvador a annoncé mardi 21 avril l’envoi prochain de 90 soldats pour renforcer les effectifs de la Mission de l’ONU au Mali. Ils seront notamment déployés à Tombouctou.

Une décision similaire vient d’être prise par le gouvernement de la République Tchèque qui s’apprête à envoyer environ 25 soldats qui poseront leurs balluchons à Gao.

Ces nouveaux casques bleus participeront essentiellement aux activités aériennes de la mission onusienne. Signalons que ces annonces font suite aux récentes attaques meurtrières subies par la MINUSMA ainsi que les convois de ses fournisseurs.

Le bataillon de Salvador sera notamment composé de forces spéciales, des ingénieurs et du personnel de sécurité. Il sera sous les ordres du colonel Juan Anibal Hernandez et comptera trois hélicoptères, des véhicules de transport et d’autres équipements militaires. Son déploiement dans la ville de Tombouctou a été rendu possible avec le soutien des Etats-Unis et de la France.

Essentiellement composé d’éléments aériens, le contingent de Salvador aura en charge la réalisation des activités relatives  » au transport du personnel, à l’escorte, à la surveillance et à la reconnaissance aérienne, des missions de recherche et de sauvetage, du transport médical et des patrouilles aériennes diurnes et nocturnes «  signale un communiqué du ministère de la Défense de Salvador.

Dans le même cadre, le gouvernement de la République Tchèque a également annoncé le déploiement dans les tout-prochains jours de trente soldats pour renforcer les effectifs de la MINUSMA. Même si les autres détails de ce contingent n’ont pas encore été dévoilés, l’on sait en revanche qu’il posera ses valises à Gao, qui a fait récemment l’objet de plusieurs attaques terroristes. Rappelons qu’environ trente-huit soldats tchèques opèrent déjà au Mali, mais sous la tutelle de l’Union européenne. Depuis mars 2013, ils coopèrent notamment à la réalisation de la mission EUTM de formation et de conseil des troupes locales pour lutter contre les islamistes.

Par ailleurs, il convient de noter que le contingent ivoirien, de la MINUSMA va procéder à un renforcement de son effectif. Ainsi, de nouveaux militaires ivoiriens, qui échangeront leurs bérets contre des casques bleus, sont en train d’être formés par les Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI). Leur déploiement au Mali est prévu à la fin du mois de juin prochain. Cette montée en puissance des effectifs de la MINUSMA est destinée à enrayer les attaques meurtrières récemment commises par les terroristes dans plusieurs localités du nord du Mali. Outre les installations onusiennes et les casques bleus, ces attaques visent désormais des militaires maliens, des civils ainsi que des convois de simples fournisseurs de la mission onusienne.

C’est ainsi que le vendredi 17 avril et le lundi 20 avril trois chauffeurs, qui conduisaient des convois de fournisseurs de la MINUSMA, ont été froidement abattus dans la région de Gao.

Espérons qu’à travers le renforcement de son effectif et de son arsenal, la mission onusienne pourra mieux sécuriser les axes routiers empruntés par ces véhicules.

  Massiré Diop

Source: L’Indépendant

L’équipe de la caravane de paix à Goundam : » Des malentendus entre communautés désormais dissipés… «

Les représentants de plusieurs communautés du nord qui avaient séjourné pendant une semaine dans le cercle de Goundam sont convaincus que les malentendus nés de la crise de 2012 entre différentes couches de la société sont désormais dissipés.

C’est le lundi 20 avril que la caravane de paix qui a sillonné la région de Tombouctou principalement le cercle de Goundam pour consolider la cohésion sociale et soutenir l’Accord d’Alger, a pris fin. C’est une forte délégation conduite par le patriarche des Kel Antessar Abdoul Magid dit Nasser comprenant les représentants des communautés Songhaïs, Arabes et Peuls, qui était partie à la rencontre de la population à la base pour dissiper les malentendus. La délégation a tenu hier mercredi une conférence de presse en présence de l’ancien premier Mohamed Ag Hamani et de plusieurs responsables de la région de Tombouctou épris de paix. Il ressort des exposés que la mission a été couronnée de succès en raison de l’adhésion des habitants et des leaders communautaires. Le lac Faguibine considéré comme une zone d’insécurité et l’axe Tonka-Goundam-Tombouctou marqué depuis quelques mois par des attaques terroristes ainsi que le camp des réfugiés ont reçu la visite de la délégation. Les résidants des différentes localités visitées ont été sensibilisés pour éviter toute collaboration avec les bandits armés. Ils ont aussi été convaincus par la nécessité de dénoncer les auteurs d’attaques et d’actes répréhensibles dans le cercle et ses environs.

Les membres de la délégation se sont réjouis du fait que les poches de banditisme aient été identifiées et que les leaders communautaires du cercle et les élus ont tous été mis à contribution pour faire régner la paix entre les communautés et faire rétablir la confiance entre elles. A en croire Abdoul Magid dit Nasser, la méfiance instinctive qui existait entre les communautés depuis les évènements de mars 2012 est progressivement en train de s’estomper.

Dans leurs recommandations, l’équipe de la caravane de la paix a souhaité des maires la tenue d’une session extraordinaire sur la paix, la réhabilitation des autorités traditionnelles, une saine application des textes, une nouvelle approche pour la mise en valeur du lac Faguibine.

Rappelons que l’objectif de cette caravane était de contribuer au rétablissement de la cohésion sociale et de l’unité nationale entre les différentes communautés du cercle de Goundam, d’identifier et analyser  les causes des tensions existantes, identifier les malfaiteurs et prendre des mesures de dissuasion consensuelles contre ces derniers et véhiculer des messages de sensibilisation et d’apaisement favorables au retour des déplacés et des réfugiés pour réoccuper l’espace et mettre en place des cellules de veille par zone. C’est une équipe inclusive  représentative de l’ensemble des grandes familles et alliés du cercle qui a conduit cette campagne de sensibilisation auprès des populations à travers l’appui de la communauté internationale et du Gouvernement.

Signalons que 5 300 réfugiés volontaires sont déjà rentrés à Goundam.

    Abdoulaye DIARRA

Source: L’Indépendant

Mali: les habitants de Goundam présentent leur caravane pour la paix

Une caravane pour la paix, caravane des habitants de Goundam, près de Tombouctou dans le nord du Mali, s’est arrêtée, mercredi 22 avril, à Bamako après tout juste une semaine de voyage. Cette initiative communautaire, financée par les bailleurs internationaux, a pour objectif de protester contre le banditisme et de promouvoir les efforts entrepris en faveur de la paix.

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Pendant une semaine, la caravane de la paix a sillonné une vingtaine de sites et de localités du cercle de Goundam. Ce qui a suscité cette initiative, c’est l’insécurité permanente qui empêche les habitants de vivre normalement.

Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed, plus connu sous le nom de Nasser, est à la fois chef de la tribu Kel Ansar et président de la caravane de la paix du cercle de Goundam : « A Goundam, c’est le petit banditisme, c’est le vol d’animaux, le vol de véhicules. Ça a carrément freiné l’économie du cercle de Goundam parce que personne ne peut aller aux champs, personne ne peut aller d’une ville à une autre, personne ne peut soigner ses animaux. C’est devenu un problème crucial. Ce n’est ni lié à la rébellion, ni lié au tourisme. C’est du simple banditisme. Ces bandits, en réalité, savent que la zone n’est pas occupée. Elle a été abandonnée par l’administration, l’armée n’est pas présente sur le terrain, donc ils ont un terrain libre, ils font la loi comme ils veulent ».

Les caravaniers se sont donc adressés aux habitants du cercle pour promouvoir la cohésion sociale et éviter que ces actes de banditisme ne suscitent des tensions intercommunautaires. Les caravaniers demandent aussi à l’administration nationale de revenir au plus vite afin de rétablir les services sociaux de base.

Source: RFI

Processus de sortie de crise : La CMA soutenue par la France et l’Union européenne

Alger veut un accord au Mali. Elle a déjà fixé la cérémonie de signature. Les Touaregs refusent toujours de céder aux pressions algériennes. Le Maroc est appelé dans les prochains jours à apporter un nouveau soutien à ses alliés de l’Azawad. De nouvelles pressions sur les Touaregs du Mali. Ils sont tenus de signer l’accord de paix d’Alger le 15 mai à l’occasion d’une cérémonie qui sera organisée à Bamako. Une injonction algérienne adressée à la Coordination des mouvements de l’Azawad, soutenue par la France et l’Union européenne.Yabiladi

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Alger veut saisir l’Onu contre le MNLA et ses alliés

Alger menace « de saisir les instances internationales concernées au sujet de toute attitude ou action de nature à mettre en péril le processus de paix en cours ». Un message destiné aux trois composantes du CMA et à leur allié le Maroc. Car jusqu’à présent, le royaume reste le seul Etat qui a exprimé publiquement son rejet vis à vis de la manière avec laquelle l’Algérie conduit le dialogue inter-malien.

Les 29 hommes arrêtés dimanche à Gao  venaient de Ouéléssébougou

De source sécuritaire à Gao,  les 29 hommes arrêtés dimanche 19 avril, venaient de Ouéléssébougou, une localité située à 80 kilomètres de Bamako où ils auraient été « recrutés » pour le compte de groupes jihadistes. D’autres sources doutent cependant de cette hypothèse et notent que les suspects ont été arrêtés au domicile de l’ancien chef d’une milice d’auto-défense pro-gouvernementale ayant finalement créé un mouvement dissident.

Yabiladi

 

 

Source: L’Indicateur du Renouveau

Aguelhok : LA MINUSMA ARRETE TROIS SUSPECTS

Trois individus ont été appréhendés, lundi, à Aguelhok par la force de la MINUSMA. Ces arrestations font suite à la découverte de mines. Les trois personnes sont soupçonnées d’avoir préparé une attaque à l’engin explosif.
En application des procédures des Nations Unies en la matière, elles devaient être remises par la MINUSMA aux autorités nationales compétentes, hier en fin de journée.

patrouille minusma
Dans les régions du Nord du Mali, les restes des explosifs de guerre, les engins explosifs improvisés (IED) et les mines terrestres affectent la liberté de mouvement de la population, des activités économiques ainsi que le déploiement des forces nationales et internationales, et la restauration de l’autorité de l’Etat.
Depuis 2013, plus de 325 civils, personnels des forces de sécurité maliennes ou de la MINUSMA ont été blessés ou tués suite à l’explosion de mines.
(Source : MINUSMA)

source : L Essor

Accord d’Alger : Le complot contre l’Etat se précise !

Depuis la publication du document d’Accord dit de paix, certaines voix symboliques et non moins averties n’ont nullement caché leur désapprobation totale du projet. Car en définitive, elles n’y voient qu’un véritable processus de démantèlement de l’édifice national que veulent faire passer de « force », le régime en place et la communauté internationale pour des intérêts non encore avoués.

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Un texte qui, malgré ses nombreux vices d’inconstitutionnalité, est vivement présenté comme étant le « meilleur compromis » pour assurer une « paix durable » au Mali. Alors qu’en vérité, ce préaccord, au regard de ces multiples tares n’a pour essence que de conduire l’Etat du Mali vers sa désagrégation.

 

Comme le précise l’adage populaire : « A force de vouloir défendre l’indéfendable, on finit sans doute par se rendre ridicule ». Voici ce qui illustre éloquemment l’attitude de ceux-là, qui s’évertuent par monts et par vaux à faire voir dans ce document une « aubaine » dont ils ne cessent de faire le panégyrique sans toute fois  pouvoir sincèrement convaincre personne car se gardant subtilement de l’expliquer en profondeur à une population malienne dont l’écrasante majorité reste encore non-alphabétisée. Quant à la communauté internationale qui se dit  «arbitre » ou « médiateur », elle ne désigne en réalité qu’une association mafieuse de Structures ou d’Organisations à la solde des puissances étrangères.

Des instances n’étant quasiment toutes que des « bêtes enragées » au service de la bourgeoisie monopoliste et impérialiste de l’Occident, toujours prêtes à s’attaquer à quiconque refuserait d’obtempérer aux décisions dictées par son agenda. Si un groupuscule, dirigé par des apatrides patentés, des ignorants calfeutrés et qui de surcroit, n’agissant sous  aucun mandat, arrive aujourd’hui à prendre en  « otage » l’avenir de tout un  peuple, c’est cette même communauté internationale qui en est exclusivement fautive avec la France comme l’un des principaux « chefs d’orchestres ». L’on se rappelle qu’à l’issue de l’Accord de Ouaga dont les dispositions prévoyaient le cantonnement des groupes armés, l’on fut complètement surpris de n’entendre aucune voix condamnatrice de la communauté internationale après avoir constaté qu’au contraire c’étaient les forces armées maliennes qui étaient cantonnées au profit de ces bandits armés et narcotrafiquants incessamment libres de tous mouvements. Toutes choses qui en déduisent sans équivoque que la communauté internationale n’a cure des souffrances et aspirations profondes des maliens vu imposture et son hypocrisie notoires. Concernant le projet d’Accord à proprement parlé où l’essentiel des dispositions constitue presque un « suicide » pour le Mali, nous ne comprenons absolument pas comment le gouvernement y a bien pu apposer son paraphe en excluant littéralement la population lorsque celle-ci occupe pourtant une place centrale dans l’ensemble des mécanismes conduisant à la paix.

Un document qui  ne s’attaque point aux vraies origines du problème malien et qui ignore de ce fait, les entraves réelles au développement et au processus de démocratisation du pays. En n’ayant pas tenu compte des rapports de causalité, les négociateurs de cet Accord ne se sont donné la peine de procéder à aucune rétrospective de la crise afin d’en dégager de nettes perspectives de résolution. C’est dire en substance que le document a été « scientifiquement » planifié dans l’objectif ultime de démembrer l’Etat en esquivant avec d’énormes d’astuces, tous moyens permettant de l’entrevoir. Les tentatives de transformation de l’armée en une juxtaposition de groupes ethniques ; la sacralisation d’une entité fictive dénommée « Azawad » dont la véracité historique demeure encore virtuelle ; le renforcement de l’autorité traditionnelle des chefferies nordistes au détriment de l’instance démocratique et  populaire ; l’accord aux territoires du nord, une gestion autonome de leurs richesses naturelles et ressources fiscales en dehors du Pouvoir central ; la réinsertion des rebelles dans toutes les sphères de la vie publique en leur garantissant une opulence à vie et ne faisant clairement mention d’aucune poursuite judiciaire pour que ne restent pas impunies, toutes les abominations commises par le MNLA et alliés, constituent entre autres des concessions tellement lourdes de conséquences qu’elles prédisposent systématiquement le Mali à d’irrémédiables amputations au plan institutionnel d’où sa désintégration programmée. Le jeu de ping-pong organisé par les protagonistes rebelles quant au paraphe du fameux document, reste sûrement pour eux, un moyen visant à surestimer leur « influence » aux yeux de l’opinion et dénuder les carences de la diplomatie internationale tout en cherchant à arracher du gouvernement malien, des compromis surréalistes. Un exécutif dont ils comptent « suffisamment » tirer profit de l’extrême faiblesse.

Cet Accord en l’état, est profondément pernicieux pour l’avenir de ce pays. Il ne saurait apporter de réponse franche à aucune des préoccupations pressantes de l’immense majorité des maliens. Il ne constitue en rien, un dispositif apte à consolider les institutions de la république ni favoriser la réconciliation. En outre, en faisant délibérément abstraction de la Constitution malienne, ce projet d’Accord viole toute forme de légitimité populaire pour ensuite finir par ne servir que les seuls intérêts du régime établi et ses suppôts. En conséquence, l’histoire ne tardera pas à rattraper les acteurs d’un tel « complot » ayant fini par se préciser contre la nation. Un texte aux prescriptions foncièrement criminelles et sépulcrales, propres à anéantir l’Etat au Mali.

AD

source : Sirène

Signature du document d’Alger : Que vaut un accord sans Kidal?

« L’accord sera signé le 15 mai prochain à Bamako en présence de la médiation et de la communauté internationale, avec ou sans la Coordination des mouvements de l’Azawad qui regroupe les rebelles qui occupent une partie de la région de Kidal. La CMA n’empêchera pas la signature de cet accord », annonçait le lundi 20 avril 2015, au cours d’une conférence de presse, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, chef de la délégation gouvernementale dans les pourparlers inter maliens d’Alger. Alors questions : qui appliquera l’Accord dans la région de Kidal ? Qui organisera là, les élections régionales ? Avec quels candidats ? Qui sera le garant de la mise en œuvre de l’Accord dans l’espace de l’Azawad ? Etc. Autant d’interrogations qui resteront en suspens tant que les rebelles n’auront pas intégralement intégré le processus, paraphé et signé l’Accord d’Alger.

monument ville kidal touareg mnla azawad

Pauvre Mali ! Avec l’échec des pourparlers inclusifs inter maliens d’Alger à cause du refus de la CMA de parapher l’Accord définitif, le pays s’acheminerait-il inexorablement vers un cycle infernal de violences et la recrudescence de la rébellion au nord ? Les grands analystes politiques répondent, sans hésiter, par l’affirmative.  Et pour cause : l’on s’achemine vers la signature de l’Accord sans les principaux auteurs de la rébellion, de surcroît acteurs majeurs de la mise en œuvre  du document. L’on ne sait comment cela est-il possible et, surtout, quelles peuvent en être les conséquences immédiates puis à moyen et long terme pour le Mali.

Depuis le paraphe manqué de l’Accord du 1er mars par la Coordination des mouvements armés de l’Azawad le 15 avril dernier à Alger, l’opinion a conclu à l’évidence que les rebelles ne signeront pas le document en l’état, comme ils l’avaient si bien dit.

A Alger où ses membres étaient conviés pour apposer leur paraphe au bas de l’Accord, paraphé par le gouvernement et la Plateforme depuis le 1er mars, la CMA y était représentée par des responsables de seconde zone qui n’avaient point qualité à décider ou à agir. La rencontre d’Alger s’est ainsi terminée en queue de poisson, les rebelles ayant campé sur leur position de rouvrir les négociations. Leur principale exigence, c’est la reconnaissance de l’Azawad comme une entité politique et juridique…et non une réalité socioculturelle, mémorielle et symbolique…

De leur côté, le gouvernement malien et la médiation sont restés inflexibles face à cette exigence, consacrant du coup l’échec des pourparlers.

Néanmoins, au sortir de ces journées  stériles, la médiation a pris une décision capitale, invitant toutes les parties en conflit à signer l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali lors d’une cérémonie officielle prévue le 15 mai  prochain à Bamako.

La médiation souligne que le processus de paix en cours doit se poursuivre de la manière qui puisse consolider les acquis jusqu’ici obtenus.  A ce titre, elle « invite et engage tous les mouvements politico-militaires, parties à la déclaration d’Alger du 9 juin 2014 et à la plate-forme d’Alger du 14 juin 2014 et/ou toutes les parties signataires de la feuille de route du 24 juillet 2014 à procéder à la signature de l’accord à l’occasion de la cérémonie qui sera organisée le 15 mai 2015 à Bamako à cette fin».

 

La signature du 15 mai…

Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères algérien, la Médiation, souligne que la signature de l’accord d’Alger ouvrira la voie à la mise en œuvre des  engagements pris. Elle veillera à ce que la mise en œuvre de l’accord soit effective et complète, selon des modalités et un calendrier d’application à convenir conformément aux dispositions de l’Accord. La Médiation menace aussi de saisir les instances internationales  au sujet de toute attitude ou action de nature à mettre en péril le processus de paix en cours. En outre, le texte ajoute que les dispositions nécessaires seront prises pour permettre et faciliter à toute personne et entité désireuse de marquer leur contribution à la réalisation des objectifs de l’accord d’apporter leur soutien direct et formel à l’accord. Enfin, la médiation conclut que «le paraphe de l’accord par tous les membres de la médiation et d’autres partenaires du Mali, ainsi que le soutien unanime dont il bénéficie au plan international, constituent, en eux-mêmes, un engagement juridico-politique de la communauté internationale en faveur d’une mise en œuvre intégrale des engagements convenus ». Par conséquent, elle « s’emploiera à faire en sorte que ces engagements soient effectifs».

Ce communiqué de la Médiation a été saisi comme un trophée par le président de la République et la délégation gouvernementale des pourparlers inclusifs d’Alger pour faire la promotion de la signature du 15 mai prochain.

Le président de la République du Mali, a saisi l’aubaine de  la 17ème Conférence des chefs d’Etats du Cilss  pour faire passer son message sur l’Accord d’Alger. « Personne n’a dit que cet accord est un bon accord. Nous avons toujours des points d’amendements. Mais lorsqu’on comprend le sens profond du terme négocier, l’on comprendra qu’il y a des compromis. Pas de compromission ! ». Ensuite, IBK tend la main « aux compatriotes égarés » afin qu’ils s’engagent dans la dynamique d’une paix définitive, avant de les inviter à la table de la signature finale de l’Accord.

Quant au ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop et son collègue en charge de la reconstruction des régions du nord, Hamadoun Konaté, ils ont aussitôt organisé une conférence de presse dès leur retour d’Alger. C’était le 20 avril dernier.

Selon le premier, chef de la délégation malienne, l’Accord sera signé le 15 mai prochain à Bamako en présence de la médiation et de la communauté internationale, avec ou sans la Coordination des mouvements de l’Azawad. Et que tous ceux qui seront contre l’application dudit accord s’exposeront à des sanctions.

«La position du gouvernement est claire : l’étape des discussions est terminée. Mais, nous avons constaté avec beaucoup de déception que nos frères n’ont pas jugés opportun, à ce stade, malgré la situation critique que le pays vit, de se joindre à ce document que l’ensemble de la communauté internationale juge comme étant un compromis, certes, imparfait, mais équilibré ; qui est la seule voie qui nous conduira vers une paix définitive », se tape-t-il la poitrine. Avant d’ajouter : « L’unité du pays est la chose la plus importante. Nous avons besoin de cette paix. Le gouvernement prend et prendra toutes les mesures pour assurer la sécurité des personnes et des biens ».

 

Un accord sans la CMA

Quant au ministre Konaté, il s’est aventuré dans les réponses à moult interrogations des journalistes. A savoir : Peut-on parler d’accord en signant le document d’Alger sans la CMA ? Est-ce le Mali ne s’embrasera pas à nouveau si l’accord n’est pas signé par la CMA ? Quel sort à l’application de l’accord dans un tel cas de figure?

Pour Hamadoun Konaté, il n’y a pas lieu de s’alarmer si une partie, minoritaire, n’a pas paraphé l’accord. Il rappelle que la Médiation a décidé que le processus ne sera pas pris en otage. « Ceux qui ne signeront pas cet accord seront considérés comme des ennemis de la paix et seront traités comme tels. Rien n’empêchera l’application de l’accord. Ce n’est pas à nous de nous poser la question, c’est à la Cma de se demander qu’est-ce qui va se passer si nous, nous n’adhérons pas à ce document. La signature de cet accord permettra de mettre fin à cette permissivité », entonne le ministre en charge de la solidarité.

Pourtant, telle n’est pas la conviction de la majorité de l’opinion nationale et internationale et des observateurs avertis. Pour eux, la non adhésion du Mnla, du Hcua et du Maa à l’Accord entraînerait deux graves conséquences.

Primo, elle risque de déclencher un autre cycle de violences ou accentuerait les actes terroristes en cours, non seulement au nord du Mali, mais aussi à travers le pays. C’est inévitable.

Secundo, la mise en application des dispositifs de l’accord va buter sur des obstacles quasiment infranchissables. Parce que tout simplement, ces sont ces groupes armés réfractaires qui contrôlent le nord du pays, particulièrement la région de Kidal, principal objet de la rébellion.

Exemple concret : au plan institutionnel, il est dit que le président de l’assemblée régionale est élu au suffrage universel direct. Il est également le chef de l’exécutif et de l’administration de la région. Quel Malien peut se présenter à Kidal, une région entièrement contrôlée et partagée entre le Mnla, le Hcua et le Maa.

Mieux, au vu de l’Accord, tout l’arsenal institutionnel et la réorganisation territoriale ne peut se faire sans la CMA.

Il en est de même des aspects sur le financement, les moyens, les questions de défense et de sécurité, ainsi que le développement socioéconomique et culturelle, sans oublier les questions humanitaires.

Sékou Tamboura

source : L Aube

Défiance des groupes armes : De la rébellion au terrorisme

Longtemps considérée comme un groupement de rebelles avec des revendications politiques, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) vient de prouver le contraire en refusant de parapher l’accord de paix et de réconciliation au Mali.

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Composée essentiellement du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), du  Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (Hcua), de la Coalition pour le peuple de l’Azawad (CPA) et du Mouvement arabe  de l’Azawad (MAA bis), la Coordination des mouvements de l’Azawad lève peu à peu l’équivoque sur sa vraie identité. Les modes opératoires de cette organisation armée laissaient croire qu’il n’y avait aucune différence entre elle et les groupes terroristes du Mujao et d’Aqmi. Il s’agit notamment des prises d’otages et des attentats à la voiture piégée et des décapitations.

A titre de rappel, le Mnla, membre influent de la CMA, et ses alliés ont, le 21 mai dernier, à Kidal, pris en otage les administrateurs de l’Etat avant d’exécuter 8 d’entre eux. Cela a précédé des enlèvements et exécutions sommaires, dont l’assassinat de 2 journalistes de radio France internationale, Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Un évènement qui a été largement médiatisé. A travers ses modes opératoires propres aux terroristes, la presse et les observateurs avertis ont tiré la sonnette d’alarme. Ils ont affirmé qu’il est difficile de distinguer ces rebelles du Mali des terroristes internationaux. Malgré ces cris, la communauté internationale a continué de nier l’évidence.  C’est dans cette logique d’amitié forcée que les pourparlers d’Alger ont été ouverts en juillet 2014. Après huit longs mois de négociations intenses, la médiation internationale conduite par l’Algérie et coachée par la communauté internationale a, après des amendements proposés par les protagonistes, produit et soumis un document au paraphe des parties prenantes. Le document intitulé «accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger» a été paraphé par toutes les parties prenantes,  le 1er mars 2015, excepté la Coordination des mouvements de l’Azawad.

Le chef de file de la médiation, l’Algérie, censée avoir une influence sur cette coordination a été mise à contribution pour la faire revenir à la raison, mais sans succès. Le gouvernement malien a dépêché une mission en Mauritanie pour convaincre la CMA, la France aussi, accusée à tort ou à raison de soutenir la CMA à travers le Mnla, s’est investie, bref, toute la planète terre s’est mobilisée pour raisonner cette coordination. Nonobstant ces caresses dans le sens du poil, la coordination s’est montrée intraitable. Elle a, à travers ce refus de parapher l’accord, prouvé qu’elle avait un agenda autre que celui de la défense du peuple imaginairement appelé peuple de l’Azawad. Elle a aussi démontré qu’un terroriste ne signera jamais un accord de paix.

Ayant reconnu son erreur de qualifier les terroristes de rebelles, la communauté internationale, à travers la médiation, semble se décider. Elle a indiqué que  l’accord de paix sera signé le 15 mai prochain avec ou sans la CMA.

De sources diplomatiques, tout est clair maintenant, la CMA est en passe de virer dans le radicalisme, voire dans le terrorisme. Si elle ne veut pas être traitée comme terroriste, elle doit parapher incessamment ce document. A défaut, elle doit s’attendre à des châtiments réservés aux terroristes. En clair, après la signature de l’accord sans la coordination, elle sera combattue et boutée  hors des frontières du Mali.

Oumar KONATE  

source :  Le Prétoire

LA COORDINATION DE MOUVEMENTS DE L’AZAWAD “PREND ACTE DE LA FIN DE CONDUITE DES NÉGOCIATIONS ENTRE LA CMA ET LE GOUVERNEMENT MALIEN” PAR LA MÉDIATION

AZAWAD (SIWEL) — Dans une déclaration rendue publique aujourd’hui, la Coordination de mouvements de l’Azawad “prend acte de la fin de conduite des négociations entre la CMA et le Gouvernement malien” par la médiation. Autrement dit, par la médiation algérienne, qui est en soi une bonne nouvelle pour l’Azawad. Les tentatives de soudoyer quelques responsables de la CMA ont échoué grâce à la ténacité et à l’intransigeance des femmes et des jeunes de l’Azwad en particulier. Ci-après le communiqué de la CMA

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Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA).

Communiqué de Presse

La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) prend acte du communiqué de la médiation en date du 18 avril 2015 mettant fin à la conduite des négociations entre la CMA et le Gouvernement malien avant la signature finale de l’accord.

Après de nombreuses discussions, la CMA rappelle,que le projet d’accord proposé par la médiation à la signature le 15 mai prochain, ne saurait l’engager que lorsqu’elle l’aura approuvé.

La CMA remercie la Republique Algerienne Democratique et Populaire pour tous les efforts qu’elle a consentis dans la recherche d’une solution juste et equitable au conflit qui oppose l’Azawad a l’Etat du Mali depuis plus de 50 ans.

La CMA renouvelle sa reconnaissance et ses encouragements à la Médiation et assure la Communauté Internationale (ONU, UE, UA, CEDEAO, OCI) et les Etats membres de la médiation (Algérie chef de file, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Tchad, Nigeria) que sa démarche vise à donner toutes les chances de réussite au processus d’Alger pour aboutir à un accord durable.

La CMA, faisant preuve d’un sens élevé de responsabilité,réaffirme son engagement à respecter l’Accord de cessez le feu du 23 mai 2014 signé à Kidal ainsi que la déclaration de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 d’Alger réaffirmée le 19 février 2015, et invite les autres parties au conflit à faire de même.

Elle reste toujours ouverte à la poursuite du dialogue en vue d’une résolution concertée, pleinement partagée par les parties en conflit que sont la Coordination des Mouvements de l’Azawad et le Gouvernement du Mali sous les auspices de la communauté internationale.

Nouakchott le 21 Avril 2015.
Pour la Commission Communication de la CMA,
Almou Ag Mohamed.

source : siwel.info

Sahel/Terrorisme : Bien qu’efficace, l’opération Barkhane est appelée à durer

Les députés François Loncle (PS) et Pierre Lellouche (UMP) ont effectué, le mois dernier, un déplacement dans trois pays de la bande sahélo-saharienne (BSS), qui plus est membre du G5 Sahel, à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Lors d’une séance de travail de la commission des Affaires étrangères, ils en ont fait le compte-rendu. Et le moins que l’on puisse dire est que les perspectives ne sont pas très encourageantes.

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Classés parmi les pays les moins avancés, ces trois États sahéliens se caractérisent par une démographie importante (6 à 7 enfants par femme) et une faillite de leurs systèmes éducatifs, avec 70 à 80% d’analphabètes au sein de leurs populations respectives. Et cela, avec une « islamisation préoccupante des sociétés », selon les mots de François Loncle.

« Dans les trois pays, l’islam wahhabite progresse au détriment de l’islam local, traditionnellement tolérant et modéré », a souligné le député socialiste. « Les mosquées et écoles coraniques financées par des ONG qataries ou des fonds saoudiens prolifèrent », a-t-il ajouté, notant au passage que « le Niger porte déjà les stigmates d’une ‘République islamique’ ». Si l’on y ajoute les difficultés économiques, pour M. Lellouche, « toutes les conditions sont remplies pour qu’une jeunesse désespérée se trouve sans autre perspective d’emploi que d’être recrutée par des groupes terroristes ou des trafiquants ».

Là-dessus, la présence militaire française, dans le cadre de l’opération Barkhane, est mal vue par certaines populations. « Au Niger, il existe une croyance bien ancrée que la France est présente militairement dans le pays pour accaparer les ressources, en particulier le maigre filon d’or qui a été découvert dans le nord du pays. Pour certains Nigériens, ‘la France n’est pas l’alliée du Niger mais l’alliée d’Issouffou’ », a affirmé M. Loncle.

Quant à la situation sécuritaire, elle est évidemment compliquée. Cela est vrai dans le nord du Mali, où les indépendantistes touareg et Bamako peinent toujours à s’entendre. L’accord d’Alger, trouvé en mars, n’a toujours pas été signé par les deux parties [ndlr, il l’a été par les groupes armés proches des autorités maliennes]. Dans son compte-rendu, M. Loncle a expliqué que cela tenait en partie à l’influence d’Iyad Ag Ghali, le chef du groupe jihadiste Ansar Dine, allié d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

« D’après nos informations, il terroriserait les groupes tentés de signer l’accord, en menaçant d’égorger leurs familles », a déclaré le député à son sujet, après avoir indiqué qu’il s’était réfugié en Algérie.

Et il y aussi le jeu des voisins du Mali. « Le Maroc continue de jouer un rôle ambigu dans le processus de paix, notamment à travers ses relations avec le chef du MNLA, Bilal Ag-Cherif. Quant à l’Algérie, beaucoup continuent de se poser la question de sa réelle neutralité en tant que médiateur », a expliqué M. Loncle, qui a également pointé certains « ambiguités » sur la volonté de Bamako à trouver un accord avec les indépendantistes.

Outre la situation politique instable du Burkina Faso, celle du Niger préoccupe, d’autant plus que ce pays est le plus fragile de la zone et qu’il est situé au « centre d’un triangle de menaces : nord-Mali, sud-Libye et Boko Haram », avec des forces armées « surengagées au regard » de ses moyens.

« Le Niger consacre 10% de son PIB à sa défense, ce qui accentue les difficultés économiques et sociales du pays. Au total, 9000 à 10.000 Nigériens sont engagés en opération, soit la moitié des forces disponibles. Les forces nigériennes manquent de couverture aérienne, de moyens de renseignement, de transport. Toutes les troupes se déplacent par la route », a noté François Loncle. En outre, pour Niamey, AQMI est vue comme une menace extérieure alors que le groupe jihadiste nigérien Boko Haram est vu comme une « menace locale, à l’intérieur-même de la société nigérienne ».

Dans ces conditions, le rôle de la force Barkhane (avec 3.000 hommes) est essentiel. Et c’est la raison pour laquelle il va durer longtemps. « Les capacités des groupes armés terroristes ont été fortement diminuées grâce à l’action de Barkhane. A l’heure actuelle, sur l’ensemble des pays du Sahel, la menace terroriste est contenue et ne déstabilise pas les Etats en place », a relevé M. Loncle. Mais cette efficacité suppose aussi le maintien de ce dispositif militaire « sur le temps long ».

Le député a ainsi rapporté les propos du général Salaün, le commandant de la force Barkhane : « Dans toute la bande sahélo-saharienne, la France est assise sur le couvercle de la marmite. » En clair, si les forces françaises se retirent, « cela induira des risques de déstabilisation en cascade pour tous les pays de la sous-région » car, selon M. Loncle, « la menace terroriste n’a pas pu être éradiquée ». Et pour cause : il y aurait encore 300 à 500 jihadistes dans le nord du Mali et leurs « forces se régénèrent en dépit des opérations, en raison du chaos libyen ». Et le parlementaire d’ajouter : « Les forces spéciales nous ont dit qu’ils avaient du mal à capturer les grands chefs qui se réfugiaient souvent en Algérie ».

Et la mission des Nations unies au Mali dans tout ça? Elle aurait dû être notre « ticket de sortie »… Seulement, régulièrement prise à partie par les groupes armés, « elle ne peut pas se débrouiller sans Barkhane qui est son ‘assurance-vie’ ». En outre, elle ne dispose pas des capacités nécessaires pour mener des missions de contre-terrorisme. Pour compléter le tableau, « elle accuse de nombreuses faiblesses intrinsèques concernant le nombre et la formation des hommes, le manque d’équipements et le soutien structurellement défaillant ». Et, d’après M. Loncle, « ces faiblesses combinées à la forte mortalité ont induit une frustration voire une démotivation des troupes, certaines refusant d’obéir, à l’image du contingent sénégalais ».

Aussi, le député Pierre Lellouche s’est montré très pessimiste. « Autant il me semblait qu’il était nécessaire d’aller stopper les terroristes qui descendaient vers Bamako en janvier 2013, autant je suis très réservé sur la pérennisation de cette présence, qui nous conduit à nous mettre dans la main d’une classe politique locale dont le tropisme bien connu est d’attendre que les autres gèrent la situation pour elle. Grâce à nous, les Maliens ont l’ONU pour dix ans », a-t-il lancé.

« Aujourd’hui, le nord-Mali n’est pas stabilisé. Nos militaires continuent à y faire un travail qui s’apparente à de la dentellerie fine : en plusieurs mois, nous n’avons tué que quelques dizaines de terroristes, et capturé autant, avec tous les moyens de pointe que nous y mettons », a encore estimé le député UMP. « Nous sommes face à une population terroriste potentielle qui ne cesse de croître : ces pays regorgent de jeunes désœuvrés. Ils ont à leur disposition des stocks d’armes considérables en provenance de Libye. Autant dire que nous sommes là devant une mission sans fin prévisible! », a-t-il continué.

D’où sa conclusions : « De force d’intervention, nous risquons de devenir – et d’être perçus comme – une force d’occupation du Sahel. Il ne s’agit pas d’un jugement moral, simplement d’un constat. Nous sommes partis pour une présence durable, sur une zone qui mesure plus de deux à trois fois la France, avec les problèmes considérables de logistique, de communication, d’usure des matériels que cela suscite ».

Par Opex360.com

Source: Opex360.com

D’une capitale à une autre : après la chute de Compaoré, Nouakchott est devenue le QG du MNLA

Les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) peuvent continuer à défier les Maliens et la communauté internationale en embarquant le reste de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dans un refus inexplicable de paraphe de l’Accord d’Alger d’autant plus qu’ils ont toujours des soutiens qui sont certainement sincères avec tout le monde sauf les Maliens.

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Ils sont nombreux les Maliens qui avaient applaudi ‘’le printemps Burkinabè’’ qui a abouti à la chute du président Blaise Compaoré lequel était vu comme un véritable soutien aux rebelles du MNLA dont le QG était à Ouagadougou. Blaise Compaoré même s’il se disait sincère avec les Maliens était loin de les convaincre par rapport à ses relations avec les rebelles, réputés être des ennemis du pays. Ne dit-on pas que l’ami de ton ennemi est aussi ton ennemi ?

Mais après le départ de Compaoré du pouvoir suivi de celui des rebelles de Ouagadougou – les autorités de la transition du Burkina s’étant montrées peu enclines à héberger les ennemis d’un pays frère – eh bien le MNLA a vite fait de déménager chez un autre soutien en l’occurrence la Mauritanie de Mohamed Ould Adel Aziz. Le QG a donc quitté Ouagadougou pour Nouakchott.

Aujourd’hui, Nouakchott est même devenue la seconde capitale des rebelles du MNLA après Kidal. Ils y ont tout et se la coulent douce. D’ailleurs le blocage actuel dans le processus d’Alger vient de Nouakchott où le MNLA a du mal à avoir la caution de deux dames, les nommées Nina Walett Intalou (51 ans) et Zakiyatou Walett Halatine.

La première, fille d’un infirmier-major de la gendarmerie, est issue de la tribu des Idnane. Bien qu’élue maire de Kidal en 1997, Nina Walett Intalou n’a jamais pu exercer ses fonctions. Proche du chef militaire du MNLA, Mohamed Ag Najim, elle voue une haine à Kadhafi et à  Iyad Ag Ghali. 

 

Ancienne ministre et ex-fonctionnaire aux Nations unies, Zakiyatou Walett Halatine, a quitté Bamako après que sa maison ait été pillée le 1er février 2012 à Kati par des manifestants, époux et enfants de militaires sauvagement assassinés à Aguelhok en janvier 2012.

 

Toutes les deux sont foncièrement opposées à la paix et bénéficient du soutien fort des autorités mauritaniennes avec qui elles organisent des levées de fonds et des collectes de don pour les « populations de l’Azawad ».

 

Avec les moyens importants dont elles disposent, elles contrôlent le MNLA et sont devenues les bêtes noires d’une Médiation internationale.

 

En tout cas, une chose est sûre : tant que les rebelles maliens continueront à être bichonnés par des pays qui se disent amis de notre pays, ils vont continuer à défier le processus de paix au Mali.

Source: autre presse

Les Touareg de l’Azawad confirment n’avoir pas signé l’accord d’Alger

La rébellion à dominante touareg a confirmé mercredi n’avoir pas encore approuvé l’accord d’Alger pour la paix dans le nord du Mali, proposé par la médiation internationale et dont la signature est prévue le 15 mai à Bamako.

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La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui avait refusé le 18 avril à Alger de parapher le document, rappelle que le projet d’accord, proposé par la médiation à la signature le 15 mai prochain, ne saurait l’engager que lorsqu’elle l’aura approuvé, selon un communiqué.

Elle affirme avoir pris acte du communiqué de la médiation (internationale conduite par l’Algérie) en date du 18 avril mettant fin à la conduite des négociations entre la CMA et le gouvernement malien avant la signature de l’accord final. Elle réaffirme son engagement à respecter l’accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 signé à Kidal ainsi que la déclaration de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 d’Alger.

Le texte est signé par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), la Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coalition des peuples de l’Azawad (CPA) et la Coordination des mouvements des forces patriotiques pour la résistance II (CMFPR II).  Pour autant, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a déclaré mercredi être convaincu que la plupart des parties maliennes seront présentes à la signature le 15 mai à Bamako.

M. Lamamra, cité par l’agence de presse algérienne APS, se dit optimiste et a estimé qu’il y a au Nord du Mali et dans le reste du territoire de ce pays des parties animées de bonnes intentions et déterminées à sortir définitivement de la crise. La CMA a refusé de parapher l’accord d’Alger, au terme de discussions entamées le 15 avril dans cette ville, mais la médiation internationale avait le 18 avril appelé toutes les parties à signer le document lors d’une cérémonie le 15 mai dans la capitale malienne.

Selon une source occidentale proche du dossier, les rebelles ont demandé, pour parapher le texte comme l’ont déjà fait le 1er mars le gouvernement et les groupes qui le soutiennent, une réouverture des discussions, une exigence jugée inacceptable par Bamako et les représentants de la communauté internationale.

Parmi leurs revendications figurent la reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique, la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de 80% de ressortissants de l’Azawad dans les forces de sécurité.

Par ailleurs, la Mission de l’ONU au Mali a annoncé mercredi avoir arrêté à Aguelhok, dans la région de Kidal (nord-est), trois personnes soupçonnées de préparer une attaque à l’engin explosif. Les trois personnes arrêtées, suite à la découverte de mines, seront remises aux autorités maliennes, selon un communiqué de cette force de l’ONU.

Au moins trois attaques meurtrières contre la Minusma ont eu lieu depuis une semaine dans le nord du Mali, toutes dans la région de Gao, et ont fait au moins cinq morts et plusieurs blessés dont neuf soldats nigériens.

La Minusma est déployée depuis juillet 2013 à la suite de l’opération française Serval lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du Mali qui était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces jihadistes ont été pendant un moment des alliés des rebelles touareg avant de les évincer.

Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, a succédé en août 2014 à Serval. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central malien où ces groupes continuent de mener des attaques, notamment des attentats-suicides, de poser des engins explosifs et de perpétrer des enlèvements.

AFP

Source: lematindz.net

Niger : la rébellion confirme n’avoir pas approuvé l’accord de paix d’Alger

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) fait savoir, dans un communiqué, que le projet d’accord, proposé par la médiation à la signature le 15 mai prochain, ne saurait l’engager que lorsqu’elle l’aura approuvé.

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La rébellion à dominante touareg avait en effet refusé de parapher le document le 18 avril à Alger.

Elle a confirmé mercredi n’avoir pas encore approuvé l’accord d’Alger pour la paix dans le nord du Mali, proposé par la médiation internationale et dont la signature est prévue le 15 mai à Bamako.

Dans le communiqué, elle réaffirme par contre son engagement à respecter l’accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 signé à Kidal ainsi que la déclaration de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 d’Alger”.

Elle déclare avoir “pris acte du communiqué de la médiation (internationale conduite par l’Algérie) en date du 18 avril mettant fin à la conduite des négociations entre la CMA et le gouvernement malien avant la signature de l’accord final”.

Elle “réaffirme son engagement à respecter l’accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 signé à Kidal ainsi que la déclaration de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 d’Alger”.

Le texte est signé par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), la Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coalition des peuples de l’Azawad (CPA) et la Coordination des mouvements des forces patriotiques pour la résistance II (CMFPR II).

La CMA a refusé de parapher l’accord d’Alger, au terme de discussions entamées le 15 avril dans cette ville, mais la médiation internationale avait le 18 avril appelé toutes les parties à signer le document lors d’une cérémonie le 15 mai dans la capitale malienne.

Selon une source occidentale proche du dossier, les rebelles ont demandé, pour parapher le texte comme l’ont déjà fait le 1er mars le gouvernement et les groupes qui le soutiennent, une réouverture des discussions, une exigence jugée inacceptable par Bamako et les représentants de la communauté internationale.

Parmi leurs revendications figurent la “reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique”, la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de “80% de ressortissants de l’Azawad” dans les forces de sécurité.

Par ailleurs, la Mission de l’ONU au Mali a annoncé mercredi avoir arrêté à Aguelhok, dans la région de Kidal (nord-est), trois personnes soupçonnées de préparer “une attaque à l’engin explosif”.

Les trois personnes arrêtées, “suite à la découverte de mines”, seront remises aux autorités maliennes, selon un communiqué de cette force de l’ONU.

Au moins trois attaques meurtrières contre la Minusma ont eu lieu depuis une semaine dans le nord du Mali, toutes dans la région de Gao, et ont fait au moins cinq morts et plusieurs blessés dont neuf soldats nigériens.

La Minusma est déployée depuis juillet 2013 à la suite de l’opération française Serval lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du Mali qui était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces jihadistes ont été pendant un moment des alliés des rebelles touareg avant de les évincer.

“Barkhane”, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, a succédé en août 2014 à Serval.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central malien où ces groupes continuent de mener des attaques, notamment des attentats-suicides, de poser des engins explosifs et de perpétrer des enlèvements.

Avec AFP

Source: lavoixdelamerique.com

Crise du nord : IBK peut-il avancer sans se faire tacler ?

L’allure que prennent les négociations de paix entre les protagonistes maliens, ne pousse pas à l’optimisme quant à la signature de l’accord par toutes les parties. En effet, réunies à Alger la semaine dernière, les différentes parties en conflit sont en train de se quitter   sans être parvenues à la signature de l’accord de paix qui a été renvoyée au 15 mai prochain. Certains mouvements de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ne cessent de jouer les prolongations et  avec les nerfs des autres parties prenantes aux pourparlers, en l’occurrence Bamako qui a donné de la voix pour exprimer son mécontentement. En effet, le président malien, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), n’a pas caché sa volonté de siffler la fin de la récréation et de mettre en branle le train de la réconciliation avec les passagers qui sont prêts à monter à bord, en laissant en rade les canards boiteux. « …Il y en a qui ne veulent pas signer l’accord, mais le train avancera sans eux… », a-t-il prévenu.

 

President Republique Ibrahim Boubacar Keita ibk discour monument martyrs

Cette attitude de Bamako traduit non seulement un agacement face aux tergiversations et louvoiements de ses adversaires, mais  aussi la volonté des autorités maliennes de mettre fin à des négociations dont la pierre d’achoppement est bien connus de tous. En effet, pourquoi continuer à perdre du temps quand on sait que l’on n’aboutira pas à de meilleurs résultats, du fait de l’intransigeance du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et de certains de ses alliés ? De ce point de vue, IBK  a toutes les raisons de vouloir avancer, car l’on ne saurait consacrer tout le temps à des négociations sans fin. Mais l’équation malienne est tellement corsée que l’on se demande s’il a les moyens de sa politique. IBK peut-il avancer sans se faire tacler ? Bamako peut-elle si facilement mettre le   MNLA et ses alliés  à l’écart et espérer avancer sans accroc ? Rien n’est moins sûr quand on sait que certains de ces mouvements  occupent de vastes espaces du territoire malien sur lesquels Bamako a toutes les peines du monde à exercer son autorité, mais pour lesquels elle n’est pas non plus prête à leur accorder une quelconque indépendance.

Il va falloir que chacun mette de l’eau dans son vin

Aussi se demande-t-on de quelle façon IBK compte s’y prendre, dès lors que l’on semble s’acheminer vers la fin des négociations sans le consensus tant espéré et que les pressions diplomatiques semblent aussi avoir montré leurs limites. Si fait qu’aujourd’hui, l’on n’est pas loin de l’impasse, avec un MNLA qui, même   de plus en plus isolé, semble avoir pris sur lui la responsabilité de se mettre tout le monde à dos, aussi bien les médiateurs que la communauté internationale.

C’est pourquoi il faut craindre une reprise des hostilités sur le terrain. Car, cette situation de ni paix ni guerre commence à lasser ; aussi bien du côté des médiateurs que de la communauté internationale et de Bamako.  Or, il y a lieu de croire que c’est   fort de sa  position sur le terrain, notamment à travers le contrôle de Kidal, que le MNLA se plaît à adopter le comportement réfractaire qui est le sien. Se disant que dans tous les cas, Bamako n’aura pas d’autre choix que de revenir, d’une façon ou d’une autre, à la table des négociations.

Certes, les dissensions au sein des groupes armés dont certains sont favorables à la signature des accords, sont  pain bénit pour Bamako qui a là, une autre occasion de prouver la mauvaise foi des radicaux. Mais cela suffit-il à  mettre ces derniers hors jeu ? L’on peut en douter car, vouloir avancer sans eux en les ignorant, ne résoudra pas le problème, alors que dans le même temps, l’on ne voit pas comment l’on pourrait les obliger à rentrer dans les rangs sans passer par les armes. C’est pourquoi l’on se demande si après cette sortie deKankélétigui, l’on ne s’achemine pas vers une reprise des hostilités sur le terrain, d’autant plus que ragaillardi par le ralliement des groupes qui sont favorables à la signature de l’accord, IBK peut se sentir pousser des ailes. Dans ce cas, il s’agirait aussi pour Bamako, d’éviter de frustrer ses alliés, en ne leur donnant pas le sentiment que leurs voix ne comptent pas.

En tout état de cause,  tout porte à croire que ce n’est pas demain la veille que les frères ennemis maliens feront la paix des braves pour enfin penser au développement de leur pays. Pourtant, il va falloir que chacun mette de l’eau dans son vin pour parvenir à un consensus. Autant alors y aller franchement, et dès maintenant.

Outélé KEITA

Source: Le Pays.bf

Qu’est devenu le chef islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar?

La presse algérienne citant des sources sécuritaires affirme que Mokhtar Belmokhtar est « porté disparu ». Au Mali, différentes sources sécuritaires affirment ne plus avoir de ses nouvelles. Est-il mort, vivant ou bien terré dans le vaste Sahel parce que traqué par les forces alliées qui ont déjà tué certains de ses proches ? La question reste ouverte.

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Ce n’est pas la première fois qu’on annonce la mort du chef islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled. Mais prudence, une importante source sécuritaire explique : « Tant qu’on n’aura pas vu son corps, tant qu’on n’aura pas de résultats de tests ADN, il faut le considérer comme vivant. »

Il y a quelques mois, lors de frappes aériennes opérées dans le nord du Mali par les militaires français de l’opération Barkhane, plusieurs proches de Mokhtar Belmokhtar ont été tués. Parmi eux, son bras droit, un Mauritanien communément appelé Jouleibib. Il faut dire que depuis l’intervention militaire française dans le nord du Mali en janvier 2013, la marge de manœuvre du « Borgne », autre surnom de Mokhtar Belmokhtar, se réduit.

D’après les informations de RFI, les forces françaises ont localisé et visité au moins trois de ses anciennes bases dans le Nord. De précieuses informations ont été récupérées. Traqué,il s’est terré un moment vers la Libye où pullulent les groupes jihadistes.

Il continue en tout cas à faire parler de lui. Sa dernière katiba, dénommée al-Mourabitoune,née d’une alliance avec le Mujao, continue à revendiquer des attaques contre les forces françaises et contre la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

source : RFI

La CMA condamnée à signer l’accord de paix d’Alger

La coordination des mouvements de l’azawad continue dans sa dynamique de défiance. Mais selon de nombreux observateurs, elle est condamnée à signer l’accord de paix d’Alger.

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Après son paraphe par toutes les parties à l’exception des groupes armés composant la CMA, la cérémonie solennelle de signature de l’accord d’Alger a été fixée au 15 mai prochain par la médiation internationale. D’ici là, chaque groupe armé récalcitrant a la possibilité de s’engager individuellement sur la voie de la paix. Cette décision de la médiation intervient suite à une volte-face de la rébellion qui avait exprimé son souhait de parapher l’accord avant de se rétracter.

De l’avis de nombreux commentateurs de l’environnement politico-sécuritaire malien, le salut de l’accord pourrait venir des dissensions existantes au sein de l’alliance rebelle qui n’est plus compacte comme auparavant.

Quoi qu’il en soit, la CMA ne semble plus avoir le choix face aux injonctions de la communauté internationale. Pour l’instant, elle fait de la résistance mais ceci ne saurait durer au regard des enjeux que représente un accord de paix final pour le Mali.

« Tôt ou tard », elle finira par « signer l’accord parce que c’est la paix qui arrivera au bout de tout ce processus », pense Souleymane Drabo, éditorialiste averti au quotidien national l’Essor.

D’après lui, la CMA « n’a pas avancé d’un pouce » dans ses revendications. Elle explique son refus de parapher l’accord par l’absence de certaines de ses propositions qu’elle juge indispensables pour qu’elle y adhère. Or, non seulement tout le monde est unanime pour dire que l’accord ne saurait faire l’objet d’une renégociation sur son contenu mais aussi les points revendiqués par la CMA, comme l’a souligné Souleymane Drabo, sont des « propositions d’avant l’accord de Ouagadougou ».

Signer ou se condamner à l’isolement

La marge de manœuvre qui reste à la CMA est très limitée. Le processus d’Alger que la signature finale de l’accord devrait sanctionner définitivement est unanimement salué à travers le monde. Hormis le Maroc qui use de toute son influence pour torpiller le processus de paix malien conduit par son rival algérien, il a reçu la bénédiction de tous les pays de la sous-région. Même la Mauritanie qui semble être l’ultime refuge pour les rebelles s’emploie, sur demande expresse du président malien, à l’accompagner pour une issue favorable.

Il urge d’autant plus pour la CMA de prendre part à la paix qu’une signature définitive à Bamako, sans elle, l’exposerait à un isolement sans précédent.

« Ceux qui ne signeront pas l’accord deviendront des obstacles à la paix », a récemment déclaré l’Ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson.

Une déclaration qui a tout son sens et qui va en droite ligne avec la position officielle française dans le dossier. Elle est d’autant importante à souligner qu’elle émane du pays de Serval, l’opération militaire qui a autorisé les groupes rebelles à revenir sur les territoires qu’ils avaient perdus au profit des djihadistes.

Pour Souleymane Drabo, les multiples pressions ont pour objectifs d’amener les rebelles à de meilleurs sentiments. Si elle persiste dans son intransigeance, elle finira par perdre tous ses soutiens.

« Elle se retrouverait totalement isolée, mais vraiment isolé cette fois-ci et perdra tous ses soutiens », analyse l’éditorialiste.

Désormais, chaque jour qui passe joue en défaveur des rebelles de la CMA. Si la signature définitive de l’accord était, il y a quelque peu, suspendue à leurs puérilités, maintenant c’est à eux de prendre le train en marche, sinon, comme l’a si bien affirmé IBK, il « avancera sans eux ».

 

Mali : les groupes armés qui ne signeront pas l’accord d’Alger seront les ennemis de la paix (ministre)

Ceux qui ne signeront pas l’accord d’Alger seront les ennemis de la paix, a averti lundi lors d’une conférence de presse le ministre malien de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté.

Hamadoun Konaté ministre Solidarité Action Humanitaire“Après le 15 mai (date fixée par la médiation pilotée par l’ Algérie), l’accord doit être mis en oeuvre. Ceux qui n’auront pas signé auront décidé de se mettre hors du processus et auront accepté de se faire appeler les ennemis de la paix et d’être traités comme cela se doit”, a déclaré M. Konaté, faisant illusion sans la nommer à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui a refusé de parapher l’accord le 15 avril dernier comme l’ avait annoncé la médiation internationale dirigée par l’Algérie.

Après ce faux bond, la médiation, tout le gouvernement malien, semble déterminé à faire avancer le processus de paix sans la CMA.

“La communauté internationale (…) a décidé que le processus ne peut être pris en otage par quelque partie que ce soit. Elle a décidé d’aller de l’avant en allant à l’étape de la signature à la date du 15 mai à Bamako”, a indiqué le ministre.

“A ceux qui n’ont pas paraphé ou qui ne se sont pas trouvés en état de parapher, elle leur a dit que la prochaine étape est le paraphe et la signature”, a-t-il ajouté.

Selon le ministre Konaté, “rien n’empêche que cet accord soit appliqué”.

“Une fois que l’accord a été signé, on ne peut plus justifier de continuer à se battre”, ni de “continuer à empêcher que la circulation soit normale et en sécurité et libre sur l’étendue du territoire de la république, parce qu’aucune base juridique n’ existera pour le justifier”, a-t-il ajouté.

“On ne peut plus justifier qu’une partie de ce pays connaisse une situation où des enfants depuis bientôt 36 mois ne vont pas à l’école. On ne peut plus justifier de développer la terreur dans les lieux de résidence des personnes pour les obliger à vivre hors de leur pays”, a-t-il poursuivi.

De son côté, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué qu’une fois signé, “l’accord sera appliqué et bénéficiera de l’endossement du Conseil de Sécurité des Nations Unies”.

“Les frères (de la CMA) qui sont en discussion, se détermineront, si c’est un groupe ou l’ensemble qui décide de se joindre à la signature et à l’application de l’accord. Chacun le fera à un moment de son choix parce que le train pour la paix a déjà démarré”, a conclu le ministre Diop. Fin

Agence de presse Xinhua

Source: Xinhua

La situation sanitaire reste précaire à Kidal

Le centre de santé de référence de Kidal rencontre des difficultés depuis le retrait de Médecin du Monde (MDM) de la région en fin 2014.
reunion manifestation population civile mouvements Azawad chef rebelle touareg mnla hcua cma arabe nord mali kidal
Présentement, deux médecins et vingt infirmiers, tous volontaires, assurent le service. « Il y a un manque de personnels qualifiés, de médicaments et de moyen d’évacuation. Il n’y a pas d’ambulance » confirme Dr Moussa Bagayoko, un des médecins volontaire.

La situation est précaire dans les villages reculés, car les populations n’ont aucun moyen pour avoir accès aux services de santé. « Les plus grandes difficultés, c’est en brousse. Depuis le part de MDM, il n’y a pas d’équipe mobile qui sillonne ces zones » déclare, Mahamed Ag Azouled de la société civile de Kidal.

La situation géographique de la région, avec un climat aride fait d’elle, une zone favorable au développement de certaines maladies, comme les maladies respiratoires.

C’est la MINUSMA qui intervient souvent pour l’évacuation des cas d’urgence. Le centre de santé de Kidal continue à tenir encore aujourd’hui grâce à un stock de médicaments fourni par Médecin du Monde avant son départ en décembre dernier et le ministère de la santé.

Une ONG luxembourgeoise, DDRKA en partenariat avec le gouvernement s’occupe également de quelques centres de santé communautaires de la ville.

« L’OMS envoie périodiquement une équipe d’une dizaine de médecins dans la région pour des soins de proximité, d’une durée d’un à deux mois » indique un agent de Médecin du Monde dans la ville de Kidal. Une source hospitalière à Kidal, sous couvert de l’anonymat, indique que les groupes armés qui contrôlent la zone n’apportent rien à la population en matière de service de santé. « Ces groupes ne font rien, ils n’ont pas de médicaments, ils n’ont pas de personnels qualifiés, ils n’ont rien » précise la source à Kidal.

Pour les mêmes raisons de sécurité que Médecin du Monde, le CICR aussi vient de suspendre ses activités à Kidal, suite à l’attaque d’un de ses camions. La rénovation des bâtiments du centre de santé qu’il a démarrée aussi s’est arrêtée.

Par Sahelien.com

Source: Sahelien

Nord du Mali : 72 heures de grève de véhicules à Gao

Les populations de Gao ont manifesté aujourd’hui leur compassion et leur soutien à la Minusma suite aux attaques terroristes dont sont victimes ses chauffeurs depuis un certain sur l’axe Bamako-Gao. Elles n’ont pas marché comme d’habitude, mais des manifestations ont eu lieu dans les différents quartiers de la ville où les manifestants ont exigé 72 heures de grève de véhicules. C’est dire que jusqu’au jeudi, aucun véhicule civil n’est autorisé à circuler à Gao. Seuls les véhicules militaires et les motos sont habilités à le faire. Au cours des manifestations, les quelques véhicules qui s’entêtaient à défier le mot d’ordre ont été purement et simplement saisis par les manifestants.
voiture char combat aeroport gao nord mali
Selon un habitant de la ville, des messages avaient été diffusés sur les stations radios de la ville pour annoncer le début de cette grève aujourd’hui.
Notre interlocuteur explique que depuis longtemps, les jihadistes avaient formellement mis en garde les gens de ne plus transporter les affaires de la Minusma. Voyant que les gens n’obtempèrent pas, ils ont donc décidé dans un premier temps de brûler les véhicules qui persistent à coopérer avec la représentation Onusienne, puis à tuer les chauffeurs. C’est pourquoi, en solidarité avec les victimes, Gao observe depuis ce matin 72 heures de grève de véhicules.
A. Diakité

Source: Autre presse

 

Paraphe des accords d’Alger: Moussa Ag Assarid répond au gouvernement depuis l’Espagne

Après l’ajournement de la signature des Accords d’Alger, version 2015, paraphe prévu initialement le 15 avril dernier, le ministre des Affaires étrangères du Mali Abdoulaye Diop a accordé une interview à Roger Muntu à Paris où il déclare que l’avantage du nouvel accord est l’élection des organes élus au niveau des collectivités territoriales, une armée reconstituée reflétant la diversité malienne.

moussa ag assarid Attaher porte parole mnla kidal

En réponse, Moussa Ag Assarid est toujours réticent à signer l’accord et ne reconnaît pas son identité sous l’apanage du Mali.

Selon le ministre malien des Affaires étrangères, il s’agit de « faire des sacrifices, mais pas les yeux fermés ». Monsieur Diop se réjouit de l’implication des populations dans l’accord qui vient d’être paraphé par le gouvernement, mais aussi de celle de la communauté internationale. Toutes choses qui n’étaient pas prises en compte dans les précédents accords signés sous l’égide de l’Algérie seulement. Le point le plus important est la présence de la Médiation internationale aux côtés du Mali laquelle devra être érigée en comité de suivi international relais vers la mise en place d’un Observatoire indépendant. Après l’intervention du ministre Abdoulaye Diop, Moussa Ag Assarid a donné son point de vue sur le paraphe et sa « malianité ».

Pour Assarid qui répondait depuis l’Espagne, « cela fait plus de 50 ans que les mouvements unifiés revendiquent leurs droits d’exister et leurs droits à l’autodétermination ». L’essentiel, selon lui, est « le statut juridique, politique et territorial de l’Azawad ». Il revendique aussi le droit à la « sécurisation de ce territoire ».

« La proposition de Bamako est insuffisante notamment la libre décentralisation avec un président de région élu au suffrage direct » indique Ag Moussa pour qui « la solution aux problèmes du nord est purement politique ». Il a dénoncé le fait que dans le document proposé, « il ne ressort en aucun endroit la détermination politique de l’Azawad. Il n’y a pas que des touaregs qui vivent au nord ».

Ag Assarid va plus loin : « Nous ne pouvons plus nous satisfaire de promesses » a t-il fait savoir avant de poursuivre : « La population de l’Azawad marche de façon quotidienne pour son droit ». Et de fulminer : « A Alger, nos préoccupations ne pas prises en compte ». Faut-il conclure que la nouvelle date du 15 mai sera remise en cause ?

Tout porte à le croire. Car dans ses propos, le représentant de la CMA a estimé : « On ne peut pas vivre de promesses. On ne peut nous accuser d’avoir une alliance avec Al Qaïda et MUJAO qui existaient depuis 2003. Les milices gouvernementales ont été créées de toute pièce ».

Sur la question relative à sa nationalité, Assarid est perplexe. « Nous avons accepté l’intégrité territoriale du Mali, mais on ne peut pas tout abandonner. Nous voulons vivre dignement sur notre territoire, que la justice puisse être rendue de façon équitable ». Toujours sur sa nationalité malienne, il est affirmatif : « Je ne peux pas répondre à cette question ». Et comme l’a dit le cinéaste mauritanien Abderhamane Sissakho, « la crise malienne est un choc, une souffrance ».

Rassemblés par Salif Diallo    

Source: Le Matinal

Nord du Mali: Bamako prêt à signer l’accord de paix le 15 mai

Concernant l’accord de paix dans le nord du Mali, la médiation internationale a annoncé ce week-end que la cérémonie de signature aurait lieu le 15 mai prochain à Bamako. Le problème, c’est que les groupes rebelles rejettent toujours, officiellement, le texte proposé et déjà validé par Bamako. Mais pour les ministres maliens impliqués dans ces négociations de paix, cette annonce de la médiation permet d’aller de l’avant.

abdoulaye diop Ramtane Lamamra ministre ministres affaires etrangere malien algerien pourparles negociation paix nord mali

Parce qu’ils estiment que le texte qui est sur la table est la seule voie possible vers la paix, et parce qu’ils se disent déçus par les réticences des groupes rebelles, les négociateurs maliens se réjouissent de l’échéance fixée par la médiation internationale, comme le confirme Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali : « Le processus est désormais dynamique, donc je crois que ceux qui ne se sont pas déterminés ont un certain temps pour le faire. Mais ce qui est important, c’est qu’il faut que nous continuions à avancer.Les frères qui sont en discussion se détermineront. Si c’est un groupe pour l’ensemble qui décide de joindre le mouvement, chacun le fera à un moment de son choix. »

Que se passera-t-il si les rebelles restent sur leurs positions et ne signent pas la proposition d’accord de paix ? La réponse est sans ambiguïté pour Hamidou Konaté, le ministre malien de la Reconstruction du Nord : « Après le 15 mai, des accords doivent être mis en œuvre. Ceux qui n’auront pas signé auront décidé de se mettre hors du processus et auront accepté de se faire appeler les ennemis de la paix. Une médiation a été là. C’est elle qui sera témoin de l’application de ce document. » La médiation est effectivement garante de son application, et des sanctions éventuelles qui pourront être prises contre ceux qui n’auront pas signé.

Source: RFI

L’armée poursuit son opération de ratissage dans le centre du pays

Des combats opposent les Forces armées maliennes aux groupes armés dans le centre du Mali depuis hier lundi 20 avril.

armee malienne soldat militaire jeep

L’opération qui a débuté à Dogofri à 35km au nord de Nampala, se poursuit. « Deux assaillants ont été arrêtés et quatre motos saisies » a confirmé une source sécuritaire jointe par Sahelien.com.

« Une unité de patrouille est tombée dans une position de l’ennemi le week-end dernier. Nous avons constaté que l’ennemi était enraciné sur le terrain, c’est pourquoi nous avons lancé cette opération » a déclaré la même source.

Pour le moment, l’identité des assaillants n’est pas connue, mais tout porte à croire qu’il « s’agit des combattants du Front de libération du Macina », a indiqué notre interlocuteur.

Depuis janvier 2015, plusieurs localités dans les régions de Mopti et Ségou, notamment Nampala, Tenenkou, Boulkessi, Dogofri, ont été attaquées par des terroristes.

Outre des attaques contre l’armée malienne, les assaillants terrorisent la population civile dans cette zone.

Dans son récent rapport sur le Mali, Human Rights Watch accuse ce nouveau groupe d’avoir exécuté sommairement au moins cinq civils, incendié des bâtiments publics et menacé de mort, les personnes soupçonnées de collaborer avec le gouvernement, l’armée française ou les forces onusiennes.

Par Sahelien.com

Source: Sahelien

Fixation de la date du 15 mai pour la signature de l’accord de paix : Le dernier soupir des rebelles de la CMA

Excédée par les caprices des groupes armés rebelles de la CMA qui refusent toujours  de parapher le projet d’accord proposé par la médiation internationale dirigée par l’Algérie, et déjà paraphé par le gouvernement malien depuis le 1er mars dernier, la communauté internationale indique le 15 mai prochain pour la cérémonie de signature définitive, qui se tiendra à Bamako. Mais sans obtenir, du moins officiellement, une quelconque garantie de la part des groupes armés rebelles.  Vont-ils obtempérer ? Où oseront-ils défier la médiation algérienne, la France et les Etats-Unis d’Amérique, au risque de subir de sévères sanctions, pouvant signer leur arrêt de mort ? En tout cas, rien n’est moins sûr !

Le cirque des groupes armés de la CMA prendra-t-il fin le 15 mai prochain, date indiquée par la médiation internationale pour la signature d’un accord définitif de paix ? Où les rebelles oseront-ils encore défier la communauté internationale, notamment l’Algérie, la France et les Etats-Unis d’Amérique en annihilant tous leurs efforts ? Telles sont entre autres les questions qui taraudent désormais les esprits. Près de deux mois après le paraphe de l’accord de paix et de réconciliation par le gouvernement malien, pour une des rares fois, face aux caprices des groupes rebelles  du MNLA et du HCUA, la communauté internationale sort de ses gonds. « La Médiation souligne que le processus de paix en cours doit se poursuivre de la manière qui puisse consolider les acquis jusqu’ici obtenus. A ce titre, elle invite et engage tous les mouvements politico-militaires parties à la Déclaration d’Alger du 09 Juin 2014 et à la Plateforme d’Alger du 14 Juin 2014 et/ou toutes les Parties signataires de la feuille de route du 24 juillet 2014 à procéder à la signature de l’Accord à l’occasion de la cérémonie qui sera organisée le 15 mai 2015 à Bamako à cette fin », peut-on lire, dans un communiqué de la médiation internationale en date du 18 avril. Déclaration confirmée par le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et le gouvernement à travers une lecture dudit communiqué à la Télévision Nationale. Une décision qui intervient, après une série de rencontres d’échanges entre les pays de la médiation du 15 au 18 avril dernier, dans la capitale Algérienne. Laquelle médiation qui dit-on, a désormais été  élargie à la France et aux Etats Unis d’Amérique, deux pays qui ne manqueront pas de moyens pour faire fléchir la  position des groupes rebelles.

Ainsi, face au refus des groupes rebelles de parapher l’accord de paix et de réconciliation issu du processus de pourparlers d’Alger, déjà paraphé par le gouvernement malien depuis le 1er mars dernier, la communauté internationale décide enfin de hausser le ton.

« Ceux qui ne signeront pas l’accord deviendront des obstacles à la paix », avait souligné l’ambassadeur de la France au Mali Gilles Hubersson lors d’une conférence-débats qu’il a récemment animé au Centre Culturel Français. Cependant, si le soutien de la communauté internationale suscite une lueur d’espoir pour la paix,  rien ne semble être acquis pour l’instant.

Car, il nous revient, de certaines indiscrétions que les leaders des groupes armés, invités à la rencontre du 15 au 18 avril dernier, par la médiation, se sont fait représenter par leurs subalternes, comme pour cracher dans la soupe.  Tandis que d’autres sources nous indiquent que la médiation algérienne se sent de plus en plus agacée par le comportement des rebelles de la CMA, qui pourtant mènent une grande partie de leurs activités sur le sol Algérien. Faut-il le rappeler, entre 2012 et 2013, lors du conflit armé du nord, c’est en Algérie que les rebelles du MNLA soignaient leurs blessés  de guerre. Paris et Washington pourront-ils changer la donne. Croisons donc les doigts !

Lassina NIANGALY

Source: Tjikan

Paraphe de l’accord d’Alger : la Cma a défié la Communauté internationale

Malgré moult tractations de la Communauté internationale et la médiation Algérienne à faire revenir la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) à de meilleurs sentiments pour parapher le document de paix et de réconciliation nationale, elle s’est butée à un refus catégorique de certains de ses membres et à un jeu de volte-face de d’autres.

Cette attitude belliqueuse des bandits armés à tenir tête à la Communauté internationale a poussé le médiateur à user d’un forcing pour la signature de l’accord le 15 mai prochain à Bamako.

 

L’attitude de la Coordination des mouvements de l’Azawad à ne pas parapher l’accord, malgré l’instance de la Communauté internationale montre combien ces bandits ont du mépris pour la diplomatie internationale. De report en report, ces bandits ont défié la Communauté internationale à ne pas parapher et sans être inquiété par aucune mesure répressive. Aujourd’hui, leur refus à pousser le médiateur algérien à imposer la date de la signature de l’accord à Bamako, prévue pour le 15 mai, sans que le document ne soit parapher la partie belligérante, la Cma.

 

Que vaut ce document sans la signature d’une partie ? La question reste posée. Pour qui connait ces irrédentistes touaregs, ils n’ont jamais respectés les différents accords signés et s’en moquent. Leur seule préoccupation, c’est de prendre chaque fois les armes et faire des campagnes d’intoxication pour leur «marginalisation» dans la société malienne. Ces narcotrafiquants n’aiment pas la paix et n’ont rien à faire d’un Mali stable. Seul, le désordre leur permettra de régner en maitres dans le grand désert pour prospérer dans le trafic de drogues et d’armes.

 

Aujourd’hui, la Communauté internationale, plus précisément les Nations-unies doivent hausser le ton et contraindre ces bandits à parapher l’accord d’ici le 15 mai, date de la signature dudit accord. Il est inopportun que les Nations-unies se fassent trimballer par une bande de bandits ayant d’autres aspirations que celle des communautés du Nord du Mali. Cette crise a trop duré et il temps qu’elle prenne fin par des sanctions fermes à l’endroit  des membres de la Cma. L’immobilisme de la Communauté internationale à faire ramener ces bandits à la raison, pourrait avoir des conséquences fâcheuses et ce sont les pauvres populations, éprises de paix, qui paieront le plus lourd tribut.

Alors, il temps que la Communauté internationale s’assume et clarifie sa position vis-à-vis du dossier malien.

TST

Source : L’Oeil

Nouvelle attaque terroriste d’un convoi de fournisseurs de la MINUSMA : Un chauffeur assassiné et son camion brûlé par les assaillants

La série noire continue malheureusement au nord du Mali principalement dans la région de Gao. Après l’attaque meurtrière du vendredi 17 avril dernier d’un convoi de fournisseurs de la MINUSMA faisant deux morts et des blessés, c’est un autre convoi de fournisseurs de la mission onusienne qui vient de faire les frais de l’insécurité résiduelle qui prévaut dans cette partie du pays. Cette nouvelle attaque a été perpétrée hier sur l’axe Gossi – Gao par des individus qui circulaient en moto.

Selon la mission onusienne, un chauffeur a été assassiné et son camion brûlé. L’on signale également que deux assistants ont réussi à prendre la fuite. Jointe par nos soins, une source de la MINUSMA a indiqué que son dispositif sécuritaire est en train d’être réajusté afin de mieux l’adapter à cette nouvelle donne. Ce, pour mieux sécuriser les convois de fournisseurs.

Selon elle, les autorités maliennes sont également appelées à contribuer à cet effet. Comme à son habitude, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSMA, M. Mongi Hamdi a condamné fermement cette nouvelle attaque:  » je suis outré par ces crimes crapuleux touchant des civils innocents. Nous allons réajuster nos dispositifs pour que de tels actes criminels ne se renouvellent pas, la MINUSMA ne peut les tolérer « , a-t-il déclaré.

  1. Hamdi d’ajouter :  » je lance également un appel aux forces de sécurité maliennes pour qu’elles renforcent leurs dispositifs sécuritaires, plus particulièrement sur cet axe.

Les auteurs doivent rapidement être arrêtés afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice « .Dans l’attaque d’hier, c’est la piste du mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest qui est de plus en plus privilégiée.

Abdoulaye DIARRA

Source: L’Indépendant