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Crise politique au Togo: l’opposition regrette la position de la CEDEAO

Dans un communiqué, l’opposition dit avoir « pris acte » des recommandations de la CEDEAO mais dénonce « plusieurs insuffisances majeures, notamment l’absence de l’évocation d’un gouvernement de transition chargé de conduire les réformes institutionnelles et électorales et de la question sécuritaire ».

« La coalition déplore surtout que les chefs d’Etat de la CEDEAO n’aient pas jugé opportun d’examiner le coeur du problème togolais, qui est l’obstination du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, à se porter candidat pour un quatrième mandat en 2020. Alors que la règle au sein de la CEDEAO (…) est de deux mandats », souligne le communiqué.

« Des imprécisions quant (…) au déroulement d’élections transparentes et crédibles dans un pays qui ne connaît que la fraude et la violence électorales, sont à déplorer », selon le texte.

Comme recommandations, les chefs d’Etat ont exhorté le gouvernement « à procéder à la révision intégrale du fichier électoral en vue de l’organisation, le 20 décembre 2018 des élections législatives ».

Ils ont également « félicité l’opposition pour son esprit d’ouverture et son sens de la responsabilité et d’avoir souscrit au dialogue ». Ils lui ont concédé deux points: le vote de la diaspora et le scrutin à deux tours pour la présidentielle prévue, elle, en 2020.

Le président togolais Faure Gnassingbé a succédé à son père, qui a dirigé le pays pendant 38 ans, en 2005 et a été réélu depuis dans des scrutins contestés par l’opposition.

La coalition demande la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels et que cette mesure soit rétroactive, ce qui empêcherait le chef de l’Etat de se représenter pour un quatrième mandat.

La CEDEAO, dont la quasi-totalité des membres sont arrivés au pouvoir grâce à l’alternance démocratique, a également recommandé au Togo d’appliquer la limitation à deux mandats, mais sans préciser si celle-ci s’applique au prochain scrutin de 2020.​

La libre.be

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