Des casques bleus entrent nuitamment à la morgue pour extraire les balles du corps de leur collègue abattu à Bamako

C’est la nouvelle qui circule aujourd’hui à Bamako. Un soldat de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma) a été tué et un autre grièvement blessé, lors d’une attaque dans la nuit du lundi au mardi dernier à Bamako. Les deux victimes sont du contingent Bengladesh et venaient de l’aéroport de Bamako-Sénou.

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Le corps du soldat tué a donc été déposé à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire d’Odontostomatologie. Curieusement, des éléments de la Minusma sont parvenus à convaincre le gardien de la morgue du CHU d’Odontostomatologie pour extraire les balles du corps du soldat tué.

L’opération s’est déroulée une nuit, à l’insu des autorités maliennes alors que le gouvernement a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de l’attaque et les sanctionner.

Ainsi, le parquet saisi suite à cette descente nocturne et  inopinée des casques bleus à la morgue du CHU d’Odontostomatologie, a fait arrêter le gardien de la morgue pour avoir laisser faire, sans autorisation d’accès au corps, surtout à des heures indues.

Cet acte des casques bleus suscite beaucoup de commentaires dans la capitale malienne.

A quelle fin les soldats de l’ONU ont-ils agi de la sorte ? Pour les uns, l’acte participe à faire brouiller les pistes. Pour les autres, c’est une crise de confiance entre la Minusma et les autorités maliennes. La Minusma a, de son côté, ouvert une enquête par rapport à l’attaque. On ne sait pas si l’extraction des balles du corps du soldat tué rentre dans le cadre des besoins de l’enquête.

Contactée par Malijet, la porte-parole de la Minusma, Radia Achouri n’a pas voulu faire des commentaires sur le sujet. Pour elle, les enquêtes sont en cours et elles sont menées par les autorités maliennes en collaboration avec les services compétents de la Minusma. C’est quand l’instruction sera terminée que la Minusma pourra parler, a-t-elle souligné.

A. Diakité 

Source: Autre presse

L’opération Barkhane a coûté 340 milliards de FCFA en 2014

Depuis l’été 2014, la force française Barkhane (3000 hommes), présente dans cinq pays (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso), mène des opérations de reconnaissance, de contrôle de zone et de recherche de caches d’armes et de combattants sur toute la bande sahélo-saharienne.

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En 2014, l’opération Barkhane, qui résulte d’une fusion de deux missions qui étaient menées depuis longtemps au Tchad et au Mali, aura représenté un coût de 518 millions d’euros, soit près de 340 milliards de F CFA en 2014, selon un récent rapport de la Cour des comptes française, organisme de contrôle des dépenses publiques.

Source :  L’Indicateur du Renouveau

Ban Ki-moon condamne la mort d’un Casque bleu suite à une fusillade à Bamako

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déploré jeudi la fusillade qui a eu lieu à Bamako, au Mali, le 25 mai dernier, causant un mort et un blessé parmi les Casque bleu de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

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Selon la presse, un casque bleu de la MINUSMA a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d’assaillants non identifiés dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai dans la capitale malienne. Les deux casques bleus, qui appartenaient au contingent bangladais de la MINUSMA, venaient de l’aéroport de Bamako en direction du sud de la ville quand ils ont essuyé les tirs d’assaillants à bord d’un véhicule.

Dans un communiqué de presse rendu public par son porte-parole, le chef de l’ONU a exprimé ses sincères condoléances à la famille de la victime ainsi qu’au gouvernement du Bangladesh, dont le soldat de la paix tué était ressortissant.

Le secrétaire général a en outre souhaité un prompt rétablissement au Casque bleu blessé.

M. Ban a appelé les autorités maliennes à enquêter rapidement et de manière approfondie sur l’incident et à traduire les auteurs en justice.

Il a réaffirmé la volonté de la MINUSMA de coopérer étroitement avec les autorités maliennes dans cet effort. F

Source: Agence de presse Xinhua

Série de consultations à Alger : Le planning avant une face à face gouvernement-CMA

Les discussions entre la médiation et la Coordination des mouvements de l’Azawad qui doivent commencer depuis lundi n’ont connu qu’un début timide hier jeudi dans la capitale algérienne. Attendu à ces nouveaux rounds de pourparlers, le gouvernement n’a pas pour le moment pris langue avec la coordination des mouvements de l’Azawad. En  revanche, la CMA a eu dans l’après des échanges formels avec la Médiation sur le planning des discussions qui doivent précéder les échanges directs entre le gouvernement et les mouvements rebelles.

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Selon plusieurs sources, la Médiation veut d’abord pousser la CMA à signer l’accord. C’est après seulement cette signature, qu’interviendra le face à face avec le ministre des affaires étrangères l’unique répondant du Mali. Les autres acteurs rentreront dans la danse juste après. Donc, le chemin est encore long pour arriver à des véritables discussions entre toutes les parties.

AMC

source : L’Indicateur du Renouveau

Terrorisme : quand Hollande joue les cow-boys au Mali

Au Mali, le président français n’hésite plus à ordonner des assassinats ciblés contre les chefs jihadistes. Une “neutralisation” sans autre forme de procès.

Ibrahim Boubacar Keïta president malien ibk rencontre visite francois hollande president francais

Deux trophées de plus au tableau de chasse de François Hollande. Deux noms en moins sur la liste très confidentielle des terroristes à “neutraliser” qui circule à l’Élysée et dans les états-majors.

Le premier : Abdelkrim al-Targui (de son vrai nom Hamada Ag Hama), soupçonné d’avoir participé, de près ou de loin, à la plupart des rapts de Français au Mali et au Niger ces cinq dernières années, y compris l’enlèvement et l’assassinat des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, en 2013, à Kidal. Puissant lieutenant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), il dirigeait l’une de ses katibas.

Le second : Ibrahim Ag Inawalen, alias Bana, un déserteur de l’armée malienne présenté comme le bras droit d’Iyad Ag Ghali, le chef du groupe islamiste Ansar Eddine. Il aurait joué un rôle dans le massacre d’Aguelhok en janvier 2012 (entre 70 et 153 morts, dont une majorité de soldats maliens).

Les deux Touaregs auraient été tués avec deux de leurs comparses aux premières heures du 18 mai par les forces spéciales françaises, près de la frontière algérienne. Selon la version livrée par l’armée, ils auraient tiré les premiers, avant de subir le feu français. “Nous ne partons jamais pour tuer”, assure-t-on à l’état-major. extrajudiciaires. La “neutralisation” – le terme employé par Paris – des jihadistes est pourtant devenue une spécialité de François Hollande.

Le président, s’il n’en parle jamais publiquement, l’assume totalement en privé, au nom de la “guerre globale” contre le terrorisme. Sous les lambris de l’Élysée, on appelle cela les “opérations homo” (pour homicides). Des exécutions extrajudiciaires, en fait, qui ont eu pour théâtre ces trois dernières années l’Afghanistan, la Somalie et surtout le Sahel où, dès le déclenchement de l’opération Serval, en janvier 2013, les ordres donnés aux militaires étaient clairs : “Détruisez-les !” Depuis, une vingtaine de chefs présumés de l’hydre jihadiste sont tombés.

Aucun n’a été fait prisonnier. Cette stratégie d’assassinats ciblés calquée sur celle des États-Unis commence à indigner les défenseurs des droits de l’homme et à embarrasser les diplomates. N’est-ce pas le même président qui défend “partout où il passe”, selon l’expression de l’un de ses conseillers, l’abolition de la peine de mort, comme il le fit récemment en Arabie saoudite ?

Elle indispose aussi la justice. “L’audition d’Abdelkrim al-Targui aurait pu être utile dans l’enquête sur l’assassinat des journalistes de RFI, et celle de Bana à propos du massacre d’Aguelhok”, déplore un magistrat malien. Mais en temps de guerre, qui se soucie de justice ?

Source: Jeuneafrique.com

3 Casques bleus de la MINUSMA blessés suite à l’explosion d’une mine

Communiques de presse

Aujourd’hui vers 13h, un convoi de la MINUSMA a heurté une mine sur l’axe Teherdge – Tombouctou.

minusma oun nation unis logo

Suite à l’explosion, 3 Casques bleus ont été blessés, leur évacuation est en cours par la MINUSMA pour recevoir des soins médicaux appropriés.

La MINUSMA  condamne fermement cet acte terroriste ayant pour but de paralyser les opérations de la Mission dans cette partie du Mali. Les mines au Mali touchent indistinctement le personnel des Nations unies ou des civils innocents.

La MINUSMA, au travers notamment du service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) continue de repérer, dépolluer et marquer les zones minées prioritaires au Mali afin de protéger au maximum les populations civiles contre ces effets meurtriers.

Source: MINUSMA

Appropriation de l’accord d’Alger : Le contenu du document expliqué aux jeunes de Kayes

Diffuser le contenu de l’accord issu du processus d’Alger dans les cercles du Mali, impliquer les masses media pour une large diffusion du contenu de l’Accord, multiplier les campagnes de communication et de sensibilisation pour une meilleure compréhension du document à travers tout le pays. Ce sont là quelques recommandations qui ont sanctionné l’atelier de restitution du contenu de l’Accord d’Alger aux jeunes de Kayes.

C’est    la salle du conseil régional de Kayes qui a servi de cadre à cette activité. Laquelle a été   organisée par le Conseil national de la jeunesse du Mali en partenariat avec le Ministère de la Réconciliation Nationale(MRN), le ministère  de l’Emploi de la formation professionnelle de la jeunesse et de la construction citoyenne avec l’appui technique et financier de  la MINUSMA.

C’est Sidiki Diarra  de la MINUSMA qui  a expliqué de fond à comble le contenu de l’accord d’Alger aux participants. Au terme de cet exposé,  les jeunes ont posé des questions  relatives aux parties qui refusent de le signer, au sort des déserteurs, au rôle des cadis et à la prise en compte des aspirations du peuple  malien dans le  dit document.

Des réponses satisfaisantes ont été apportées par les conférenciers.

Dans son intervention, le premier-vice président du comité exécutif du Conseil national de la Jeunesse du Mali, Souleymane Satiguii Sidibé   a demandé aux jeunes de Kayes de se mobiliser  pour soutenir cet accord, qui est gage de paix et de développement.

Selon lui les jeunes doivent  accompagner les autorités en s’engageant à construire une paix juste et durable pour bâtir une société diversifiée  afin d’aider la patrie commune  qu’est le Mali.

Il a aussi  demandé à la médiation internationale  de garder sa ligne de neutralité pour la résolution de la crise malienne.

Pour terminer il a invité les camarades jeunes à plus d’assiduité et d’attention pour une meilleure appropriation du document d’accord  pour la paix et la réconciliation nationale.

Pour sa part le  gouverneur de la région de Kayes, Salif Traoré,   a salué l’initiative du CNJ, pour son soutien indéfectible auprès des autorités du Mali pour consolider la paix dans notre pays. A ses dires la jeunesse de part son poids démographique  est un  maillon essentiel pour le développement de la nation et doit jouer  un rôle important dans le processus de la paix.

      Kassoum THERA

 Source: L’Indépendant

Accord d’Alger du 15 mai: Pour la Cnas Faso Hérè avec ce document les lignes rouges ont toutes été franchies

Depuis les débats autour du préaccord, il n’a de cesse attiré l’attention des pouvoirs publics et des Maliens, sur le risque que le Mali soit obligé de signer un accord taillé à la mesure des groupes armés, notamment de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Il, c’est le Dr Soumana Sako, président de la Convention nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS FASO HERE).

Même paraphé par la CMA et signé seulement par le gouvernement et des mouvements d’autodéfense affiliés, la dénonciation de cet accord, est un combat qu’il faut continuer, estime le président de la CNAS. «C’est de l’avenir de notre pays qu’il s’agit. Et pour cela, nous devons tous rester mobilisés jusqu’à ce que notre pays soit libéré», a-t-il martelé. Le Dr Sako s’exprimait sur cette question, le 25 mai dernier, à la faveur d’une conférence débat que son parti a organisé (à la maison de la presse) pour expliquer aux populations et directement dans leur langue (bamanan), les limites du texte dont la signature a donné lieu, le vendredi 15 mai à un grand cérémonial, à Bamako.  .

Pour l’ancien premier ministre de la transition (1991), le texte prétendument appelé «Accord pour la paix et la réconciliation au Mali», est loin de répondre à sa vocation. Il ne fera pas la paix et ne facilitera pas la réconciliation. Le premier reproche que Zou fait au texte, c’est l’impasse qu’il fait sur la constitution malienne. Selon lui, le document, dès le préambule met la Constitution malienne à l’écart violant sur ce point un engagement important pris dans l’accord de préliminaire de Ouaga où, précise t-il, il a été clairement indiqué que la loi fondamentale du Mali doit servir de référence dans toutes décisions qui sera prises dans le cadre des négociations avec les groupes rebelles. «Sans Constitution, il n’y a pas d’Etat», a fait observer Dr Soumana Sako insatisfait du texte que le gouvernement a paraphé le 1ermars, avant de le signer, le 15 mai dernier.

Le document, selon l’analyse de Dr Sako, place aussi et de manière délibéré notre pays sous tutelle. En donnant des pouvoirs accrus à une entité : la Commission mixte de suivi. «En cas de difficultés dans la mise en œuvre, c’est à cette commission et non à la Constitution malienne que les parties doivent se référer pour dire quelle est la démarche à suivre…», s’étonne le président de la CNAS.

Lignes rouges ont bien été franchies…  

Pour partager le contenu de l’accord avec le plus grand nombre de nos compatriotes, la CNAS a décidé d’organiser, en leur intention, une conférence en langue Bamanan. Pour ce faire, le parti a fait appel à quatre conférenciers : Mohamed Traoré, Lamine Coulibaly, Mme Traoré Tiédo Ba et Ibrahim Ouéléguem.

Mohamed Traoré, s’est dit surpris par tout le tapage médiatique que le gouvernement et ses alliés ont instauré autour de la cérémonie de signature du document. Pour le conférencier, le document est exhibé partout (à l’intérieur et à l’extérieur) comme un bon document. On le présente même comme un texte qui respecte toutes les lignes rouges fixées d-s l’entame des pourparlers. Ce qui, ajoute le conférencier est loin de la réalité. Il suffit, poursuit le conférencier, de lire attentivement le contenu du texte pour se rendre compte qu’avec ce document toutes les lignes rouges fixées ont été franchie. « On est même allé au-delà », a ajouté le conférencier. Qui rejette un document qui menace aujourd’hui de la manière la plus flagrante l’unité et l’intégrité territoriale du Mali. Le conférencier va de plusieurs exemples parmi lesquels il évoque les pouvoirs particulièrement importants que le document accorde aux régions dotées d’une assemblée aux décisions exécutoires, d’un exécutif élu au scrutin majoritaire comme le président de la République du Mali. Sans oublier le nouveau système de Défense annoncé et dans lequel on demande une représentation significative des ressortissants des trois régions du nord. «Tout ceci est fait dans le seul dessein de donner aux régions concernées l’autonomie pour laquelle des groupes armés ont retourné les armes contre leur Etat », tranche le conférencier.

Source: Autre presse

Général Barrera : “le Mali n’est plus occupé par les terroristes”

Le général Barrera, ancien commandant de l’opération Serval, est notre invité. Dans son ouvrage “Opération Serval, notes de guerre – Mali 2013 ” (Ed. Seuil), il revient sur la mission qui lui a été confiée en janvier 2013 de libérer le Mali des jihadistes.

general Bernard Barrera officier commandant operation serval

“Pendant trois mois, nous avons chassé les jihadistes, nous avons libéré le pays”, raconte l’ancien commandant de l’opération Serval sur France 24, qui porte aujourd’hui un regard “très positif” sur la situation sécuritaire au Mali.

“Le pays n’est plus occupé par les terroristes, ils ne sont que quelques groupes résiduels encore éparpillés dans la région”.

Par Matthieu MABIN

Source: France24

Guerre au Mali : L’impartialité de l’ONU à rudes épreuves

Sale temps pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). Pendant qu’à Bamako un acte criminel a visé un de ses véhicules, à Kidal, ce sont des centaines de manifestants qui ont demandé hier mercredi son départ.

Hier 20 mai 2015 aux environs de 02h30, un homme armé a tenté de mette le feu à un véhicule de la Minusma garé devant la résidence de plusieurs de personnels militaires de la Mission dans le quartier du Faso Kanu à Bamako. Avant de prendre la fuite, l’attaquant a tiré sur le gardien qui a été blessé, sur la maison, ainsi que sur les voitures de la Minusma garées et toutes clairement identifiées « UN », causant des dommages matériels.

Alertée, la police malienne s’est déployée sur les lieux avec la sécurité de la Minusma pour mener les investigations initiales. Une équipe de UNMAS, le service anti-mine de la Minusma, a été chargée de neutraliser deux grenades non explosées retrouvées sur place. Le gardien a été transporté à un hôpital pour recevoir les soins nécessaires.

Et pendant que ce gardien recevait ses soins dans un hôpital à Bamako, au même moment, des centaines de manifestants prenaient en otage le camp de la Minusma à Kidal. Des centaines de manifestants ont marché dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. La marche a pris fin devant le camp de la Minusma où les marcheurs ont dénoncé la partialité de l’ONU au Mali caractérisée, selon eux, par son refus de laisser la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) s’emparer de la ville de Ménaka.

Pour rappel, les rebelles de la CMA ont été chassés de cette ville le 27 avril dernier par les groupes de la Plateforme et depuis, ils tentent de la reconquérir par tous les moyens. Face à cet échec, les rebelles ont donc trouvé un bouc émissaire : la Minusma. Mais ce n’est pas le seul grief contre la Minusma à Kidal. Les femmes et les jeunes de l’Adrar des Ifoghas accusent la Minusma de n’avoir rien posé comme acte de développement dans la ville depuis son arrivée : aucun projet jusque là. Pour toutes ces raisons, les populations de Kidal réclament le départ de la Minusma de leur ville.

Voilà une situation qui met la Minusma dans une mauvaise posture où elle est à la fois accusée par toutes les parties. Elle est accusée par les autres Maliens pour sa complaisance avec les rebelles comme on a pu le constater de par le passé et même à Ménaka où elle demande à la Plateforme de quitter la ville. Et comme si cela ne suffisait, les rebelles aussi réclament son départ de Kidal.

On n’oubliera pas la passe d’arme entre Hervé Ladsous et le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita le 15 mai lors de la signature de l’Accord de la paix et la Réconciliation nationale.

Yattara Ibrahim

 Source: L’Informateur

Libération de 10 otages par la CMA : Un acte hautement patriotique de Mme Seck Oumou Sall

Le patriotisme ne consiste pas à faire des sorties très médiatisées, mais plutôt à poser des actes hautement significatifs qui sauvent des vies surtout lorsqu’il s’agit de ses compatriotes. C’est cela qu’a compris l’humble maire de la commune urbaine de Goundam, Mme Seck Oumou Sall, Présidente de l’Association Trait d’Union, la semaine dernière en réussissant la libération de 10 otages des mains de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Face à la recrudescence de la violence et des attaques répétitives des éléments de la CMA dans le cercle de Goundam et dans la région de Tombouctou, Mme Seck Oumou s’est vue interpellée, car éprise de paix, de justice et surtout de réconciliation et de cohésion sociale. Consciente que dans cette phase où se trouve notre pays, toute action compte pour faire revenir la paix et la cohésion sociale. Ainsi, après l’enlèvement de 10 personnes dans l’arrondissement de Bintagoungou dans le cercle de Goundam, elle ne pouvait rester les bras croisés. Elle a initié une mission humanitaire avec comme seul objectif, la libération des otages aux mains de la CMA. Pour ce faire, elle avait une stratégie qui consistait à faire jouer les valeurs multiséculaires et millénaires qui caractérisent notre pays, et auxquelles aucune ethnie ne peut rester insensible. Il s’agit des liens de parenté et de cousinage à plaisanterie qui ont toujours fait la grandeur de notre peuple. Pour la cause, elle a été rejointe par le Président de l’Association Ginna Dogon, Mamadou Togo, et Amadou Tékété de la société civile. La mission appuyée par la Minusma, s’est rendue à Ber, localité où sont détenus les otages pour rencontrer les responsables de la CMA.

Ces derniers, comme pour réaffirmer l’unité et la fraternité qui ont toujours caractérisé les populations maliennes, et notamment dans le septentrion, n’ont pas résisté à la démarche de leurs parents et cousins. Ils ont tout de suite libéré les otages sans conditions. Ainsi, la délégation a pu récupérer les otages, qu’elle a rendus à leurs proches dans le cercle de Goundam.

Cette action hautement patriotique de Mme Seck et des autres membres de la délégation restera à jamais inscrite dans les annales de l’histoire de notre pays.

A noter que Mme Seck Oumou Sall est l’exemple type du brassage ethnique et culturel qui fonde notre grand peuple. Elle est touareg de part sa mère et sonrhaï de père. Donc un vrai trait d’union entre les ethnies et les cultures du nord du Mali. Elle est d’ailleurs à la tête d’une association du même nom ‘’Trait d’Union’’, qui défend et fait la promotion de la paix et du brassage ethnique au Mali. Oumou Sall est une fervente combattante, qui s’est toujours battue à son corps défendant sur tous les fronts pour le retour de la paix et la cohésion sociale. Mais surtout pour le caractère laïc et indivisible du Mali, dans l’humilité et la discrétion qui la caractérisent. Elle mérite le djandjo et les honneurs de la République. Même si, elle n’a jamais en une décoration officielle au Mali, son mérite a toujours été reconnu par l’Ambassade des USA  à Bamako, la Fondation Malamine Koné et les Danois. Comme quoi nul n’est prophète chez soi. Chapeau, Madame le Maire. Vive la paix et la cohésion sociale.

Harber MAIGA

 Source: Le Prétoire

Cocaïne: révélations sur la poudrière malienne

Le trafic de drogue est l’un des obstacles majeurs au retour de la paix dans le nord du Mali. Les “narcos”, qui en ont fait l’une des zones majeures de transit de la coke vers l’Europe, soudoient ou financent toutes les parties. Révélations.

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ll n’y a rien à voir à Tabankort. Au pied de collines noires émergeant du désert rocailleux, ce minuscule hameau se terre à une dizaine de kilomètres de la piste qui relie Gao, la plus grande ville du nord du Mali, à la frontière algérienne. Ici, une cinquantaine d’habitants s’abritent dans des bicoques plombées par la fournaise. Pourtant, ces derniers mois, les environs de Tabankort ont été le théâtre d’affrontements féroces. Des combats parmi les plus violents depuis que, au début de 2013, l’intervention militaire Serval a chassé du nord du pays les groupes djihadistes qui l’avaient occupé l’année précédente.

En fait, au printemps de 2012, Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) et des groupes djihadistes alliés y avaient supplanté les rebelles indépendantistes touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), après que ces derniers eurent mis en déroute l’armée malienne.

Trois ans plus tard, le nord du Mali reste en proie à une insécurité permanente. Malgré la surveillance des drones et des militaires français, de petites unités djihadistes font toujours planer leur menace. De plus, le gouvernement de Bamako et la rébellion touareg – qui resurgit périodiquement depuis 1962 -, ont du mal à trouver une véritable paix, même si de nouveaux pourparlers devraient s’ouvrir à Alger. Alors, en dépit des 8000 Casques bleus déployés par l’ONU, les combats se poursuivent entre groupes armés.

D’un côté, la Coordination des mouvements de l’Azawad, opposée au pouvoir central. De l’autre, la “Plateforme”, coalition de groupes estampillés pro-Bamako. L’affaire n’est pas simple. Et elle se complique encore : dans les deux camps cohabitent des combattants touareg et arabes dont les revendications politiques se superposent à des rivalités tribales et des intérêts personnels. Entre juillet 2014 et février 2015, des attaques à l’arme lourde ont fait plusieurs dizaines de morts autour de Tabankort. A tel point que, le 20 janvier 2015, un hélicoptère onusien a, pour la première fois au Mali, ouvert le feu sur un véhicule, tuant sept combattants du MNLA.

Des boulevards pour les trafiquants

Alors pourquoi mourir pour Tabankort? Certes, l’endroit constitue une zone séculaire de frictions entre les Ifoghas, tribus nobles touareg, et les Lamhar, clans arabes de grands commerçants. Mais il existe une autre motivation, moins avouable. “Tenir la zone de Tabankort permet de contrôler d’importantes routes de trafics, notamment celui de la cocaïne, souligne Yvan Guichaoua, spécialiste du Sahel, professeur à l’université d’East Anglia (Royaume-Uni). Or le narcotrafic est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de déstabilisation de l’ensemble de la région.” Cocaïne sud-américaine, haschisch marocain, amphétamines : les routes caravanières ancestrales traversant le Sahara du sud au nord et d’ouest en est constituent de véritables boulevards pour les trafiquants.

En dix ans, le Sahel est devenu une zone majeure de transit des stupéfiants à destination de l’Europe. A partir de 2005, les cartels de la coke colombiens et vénézuéliens décident de contourner les routes maritimes et aériennes directes, trop surveillées. La poudre, débarquée dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, remonte ensuite à travers les immensités désertiques jusqu’aux rives de la Méditerranée, via le Maroc, l’Algérie et la Libye. Selon les dernières estimations de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, datant de mars 2015, au moins 18 tonnes de cocaïne transiteraient chaque année par la région.

Valeur estimée de la marchandise écoulée au détail en Europe : 1,25 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros). C’est le commerce illégal le plus rentable au monde. Toujours d’après l’ONU, environ 1000 tonnes de résine de cannabis produite au Maroc traversent également le Sud saharien, pour être revendues 4500 euros le kilo au-delà de la mer Rouge. Par ailleurs, 16 kilos de méthamphétamine ont été saisis à Bamako, en janvier dernier.

Dans le nord du Mali, le narcotrafic est traditionnellement tenu par de grands commerçants arabes issus de la communauté Lamhar. Avec crainte et respect, on les surnomme les “grands hommes”. Les revenus faramineux tirés de ce busi – ness leur permettent de s’acheter toutes les complicités nécessaires : douaniers, militaires, chefs de milices communautaires. Sans oublier certains politiciens influents. L’ex-président Amadou Toumani Touré, “ATT”, déposé par un coup d’Etat en mars 2012, avait d’ailleurs laissé l’argent de la drogue financer des milices chargées de combattre les rebelles touareg. Au risque de laisser le nord du pays devenir une “narco-région”. C’est désormais chose faite.

Sur la piste d'”Air Cocaïne”

Pour assurer la sécurité des cargaisons de drogue sur des milliers de kilomètres, il faut recruter des guides, des chauffeurs, des gardes armés. A chaque tronçon de territoires tribaux traversé, les chefs de milice ou de groupes djihadistes prélèvent un droit de passage. Souvent, le “matériel” change plusieurs fois de mains au cours du voyage. Les sacs de coke sont enterrés en plein désert, dans un lieu identifié par sa position GPS.

Dans ces régions incontrôlables, le cash provenant du narcotrafic représente une source de revenus incomparable. Beaucoup de jeunes désoeuvrés acceptent de jouer les petites mains. “Au début de cette année, un groupe armé touchait 300 000 dollars [270000 euros] par mois, uniquement pour escorter des convois depuis le nord-est du pays jusqu’au Niger”, révèle à L’Express une source sécuritaire de premier plan.

La démesure de cette “Mali Connection” est apparue au grand jour à la fin de 2009. En novembre, un Boeing 727- 200 atterrit en plein désert, dans la région de Gao. Arrivant du Venezuela, l’appareil transporte une dizaine de tonnes de poudre blanche… Incapable de redécoller, le Boeing est incendié par les “narcos”, après que sa cargaison a été transbordée dans une noria de 4 x 4. Les autorités essaient alors d’étouffer le scandale “Air Cocaïne”.

En fait, la livraison a été réceptionnée par deux grands trafiquants arabes. Le premier, Baba Ould Cheikh, commerçant à Gao, est aussi un négociateur mandaté par ATT, alors président, dans les affaires de libération d’otages. Le second, Mohamed Ould Awainat, est proche d’un officier supérieur de l’armée malienne. Arrêtés, un temps emprisonnés, les deux hommes sont rapidement remis en liberté en 2012. Peu après, durant l’occupation des villes du Nord par les groupes islamistes armés, ils s’associent au Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), lié à Aqmi. Au même moment, un autre narco local, Hanoun Ould Ali, gendre d’un ancien ministre, s’associe avec Mokhtar Belmokhtar, le chef djihadiste aujourd’hui le plus recherché du Sahel.

A partir de janvier 2013, l’intervention militaire française Serval paralyse les routes de la coke. Mais les affaires reprennent dès le mois de juillet suivant. L’histoire d'”Air Cocaïne” a même refait surface ces dernières semaines. Au téléphone, plusieurs élus du Nord affirment, sous le sceau de l’anonymat, que les environs de Tabankort cachent un “trésor”. En clair : le reliquat des tonnes de coke tombées du ciel en 2009 serait enterré quelque part, suscitant toutes les convoitises.

“Faute de témoin direct, il est impossible d’être affirmatif. Mais, au vu de la violence des combats qui se sont déroulés à Tabankort, l’hypothèse du ‘trésor enfoui’ est plausible”, poursuit Yvan Guichaoua. Le spécialiste est formel sur un point : dans la crise en cours, l’argent de la drogue est plus que jamais le nerf de la guerre. “Pour protéger leur business, les narcos sont prêts à toutes les alliances. Et les mouvements combattants ont besoin de cash pour s’armer et financer leurs opérations”, poursuit-il.

D’ailleurs, les “grands hommes” n’hésitent pas à régler leurs comptes par groupes armés interposés. Ainsi, lors des affrontements de Tabankort, certains combattants de la Coordination des mouvements de l’Azawad, regroupant trois groupes touareg et arabes séparatistes, ont été financés par… Mohamed Ould Awainat. Joint au téléphone par L’Express, ce dernier se montre peu loquace : “De la cocaïne à Tabankort? C’est possible. Je n’en sais pas plus.” Parole d’expert.

Son grand rival, Hanoun Ould Ali, a, lui, “sponsorisé” l’autre camp. La Plateforme, fidèle aux autorités de Bamako, forme un attelage hétéroclite. On y retrouve le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), milice formée de Touareg de rang social inférieur et de Songhoïs, agissant en sous-main pour l’armée malienne. Mais aussi une pseudo-dissidence du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), en réalité un faux nez des djihadistes du Mujao, qui, en 2012, terrorisaient les populations du nord du Mali. Parmi eux, Yoro Ould Daha, ancien chef de la police islamique durant l’occupation de Gao. Arrêté par les militaires français en août 2014, il avait aussitôt été relâché par Bamako…

Deux petits avions se sont posés en mars

Chaque événement peut être lu à plusieurs niveaux : géopolitique, intérêts économiques personnels, rivalités ou alliances de circonstance. Le 24 décembre 2014, une patrouille aérienne repérait, dans la région de Gao, deux convois de drogue roulant à quelques kilomètres l’un de l’autre. “Le premier était escorté par des 4×4 battant pavillon de la Coordination des mouvements de l’Azawad; le second, par des véhicules portant les couleurs du Gatia…” poursuit notre source sécuritaire. Ce jour-là, les deux mouvements ennemis avaient mieux à faire que de se tirer dessus.

En attendant un retour à la paix, les arrivages de cocaïne se poursuivent. Selon nos informations, deux petits avions se sont posés, entre les 13 et 15 mars derniers, dans le nord-est du pays. L’un vers Ménaka, à proximité de la frontière nigérienne. L’autre à une soixantaine de kilomètres de Tabankort. Chacun d’eux transportait 500 kilos de cocaïne. Ce qui en dit long sur le sentiment d’impunité des narcos, quand on connaît les moyens de surveillance dont dispose Barkhane, l’opération militaire française chargée de combattre les groupes djihadistes. Sans oublier les 6000 soldats opérationnels de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

“Notre mission est avant tout de protéger les civils. Nous n’avons pas de mandat spécifique pour lutter contre les trafics, souligne Radhia Achouri, porte-parole de la Minusma. Mais nos patrouilles peuvent dissuader des groupes d’agir au grand jour.” Quant à Barkhane, sa cible prioritaire reste les groupes djihadistes qui sillonnent toujours l’immensité sahélienne. “Les trafiquants représentent l’adversaire que chacun préfère éviter, relève un expert. La communauté internationale devrait lutter contre eux de manière résolue et cohérente, car ils sont au croisement de tous les maux qui gangrènent la région.” En attendant, une odeur de poudre empoisonne l’air limpide du désert.

Source: lexpress.fr

Le Collectif pour la défense de la République veut appeler au boycott des produits français

‘’Si la France ne cesse pas sa présion, nous allons lancer une campagne de boycott des produits Français sur l’ensemble du territoire malien’’. L’annonce a été faite par Mohamed Youssouf Bathily, porte-parole du Collectif pour la défense de la République hier mardi au Carrefour des jeunes.

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Le Collectif pour la défense la République entend lancer une vaste campagne de boycott des produits français au Mali. Une France accusée de soutenir les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui refuse toujours d’apposer sa signature sur l’Accord de paix signé le 15 mai par  le gouvernement et certains groupes armées.

Pour les conférenciers, il s’agissait à travers cette rencontre avec les hommes de médias de dire aux Maliens qu’après la signature de l’accord du 15 mai, le Collectif  a identifié au sein de la communauté internationale des pays qui sont attachés au respect de la souveraineté et d’autre part des Etats qui continuent à faire pression sur le Mali.

Le Collectif pour la défense de la république est résolument engagé à se rassembler derrière les autorités pour défendre la République, sa souvérainete, son territoire, sa dignité et son honneur, a indiqué M. Bathily.

Quelques soient les pressions exercées, le peuple malien est résolu à ne plus subir et à ne plus se laisser trimballer par aucune puissance, a-t-il ajouté.

« Le boycott a été l’arme utilisée par Jésus Christ. Le boycott est l’arme pacifique et républicaine.  Aujourd’hui nous savons combien ses entreprises européennes rapatrient par an au titre de bénéfice. Donc, nous allons utiliser ce boycott pour dire aux autorités maliennes qu’ils disposent du soutien des 15 millions de Maliens », a déclaré  Mohamed Youssouf Bathily, porte-parole du Collectif pour la défense de la République.

Rappelons que plusieurs entreprises françaises  présentes dans divers secteurs  au Mali ont été nommément citées lors de cette conférence de presse par le Collectif.

 

A.T.Dansoko

Source: Autre presse

« Ladsous, le Représentant de Ba Ki-Moon, a viré à 180 degrés pour la CMA »

Ag Intazoume Moussa Dicko, Président du Mouvement Bellah pour la Justice et l’équité dans le Nord (MBJEN) : « Ladsous, le Représentant de Ba Ki-Moon, a viré à 180 degrés pour la CMA »

Herve Ladsous Secretaire general adjoint Nations Unies  operations  maintien  paix

D’après un adage de chez nous, mieux vaut réveiller un dormeur que tenter de réveiller celui qui fait semblant de dormir. La mobilisation des Maliens autour des principes : de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et de son caractère laïc ne fait plus de doute et ce de Nioro à Sikasso et de Kayes à Kidal. En témoignent entre autres : Les missions de persuasion de nos leaders religieux et notre société civile au niveau de nos amis et partenaires de l’Europe, à leurs propres frais, en vue de leur expliquer le problème malien ; la dernière sortie imposante de l’honorable Bajan AG Hamatou, petit fils de l’Amenocal Fihroun. Ce Chef traditionnel, aux noms des Chefferies coutumières des régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal a organisé une marche de soutien aux principes ci-dessus cités et aux plus hautes autorités de notre pays. Au coude à coude, les litâmés du Nord avec leurs frères du Sud ont battu le pavé pour marquer d’un cachet indélébile leur attachement à un Mali un et indivisible. Il a rappelé l’évènement lors de la lecture de la déclaration d’adhésion à l’Accord des Chefferies traditionnelles des quatre régions du Nord, qu’il était chargé de rendre publique à l’occasion de la signature de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali. A ceci il faut ajouter le point de presse, très mobilisateur, organisé par les ressortissants de la région de Kidal à Bamako et qui a eu un écho sonore au début de la semaine dernière.  Bref, la mobilisation du vendredi 15 mai 2015 du monde touareg et arabe du Mali autour de la signature de l’Accord a été l’apothéose pour tout observateur lucide et acquis pour la bonne cause. Ces deux groupes ne représentent pas plus de 2% des 16 Millions des maliens, mais sur les gradins de la salle de mille places du CICB et les places des salles annexes, les proportions entre Blancs et Noirs ont frôlé la parité. La démonstration des forces, notamment en ce jour de la signature suffit largement pour respecter l’esprit des engagements pris par la communauté internationale lors du paraphe du document qui vient d’être signer par tous les acteurs belligérants internes : L’Etat malien ; la Plateforme ; plus les signatures de la CMFPR2 et de la CPA (deux mouvements membres de la CMA). Voilà qui doit conforter la légitimité du présent accord et l’imposer à tous.

Je rappelle que le Mouvement Bellah pour la Justice et l’Equité dans le Nord (MBJEN) est membre de la CMFPR2.

Tout ça n’a pas l’air de suffire. Le représentant de Ban Ki-Moon demande d’ouvrir l’accord de façon illimitée à des signatures fantômes. A quel jeu joue le représentant de Ban Ki-Moon? Est-il en phase avec son Chef ? Suivons ses propos après la signature ? Je cite :« Il n’est pas question que l’on profite de l’Accord pour attaquer ceux qui l’entravent… ; le cessez-le-feu et ses mécanismes de gestion doivent donc rester en place et les parties devrons respecter leurs engagements à cet égard…: En raison de non signature par l’ensemble des acteurs, pensez à une mise en œuvre flexible de l’Accord ».

Le Représentant oublie qu’au paraphe du même Accord à Alger, le 1er mars 2015, IBK avait déclaré : « Il a été dit, entendu, convenu que cela mettait un terme à la négociation… ». Ajoutant : « Avant le paraphe il à été dit avec gravité, avec solennité… que tout celui-là, toute celle-là qui s’aviserait de ne pas parapher ou de ne pas signer l’Accord s’exposait… ».

Alors, le monde va-t-il à l’envers ? Pourquoi ce revirement à cent quatre vingt degrés devant l’opinion nationale et internationale ? Pourquoi la nouvelle ouverture illimitée de l’Accord à la signature pour des gens qui se plaisent dans l’illégalité ?  Bref, l’histoire retiendra.

Heureusement que le monde puissant ne passe pas par mille chemins pour constater ou analyser ; le Président IBK à été conforté dans ses rappels par le discours de la Représentante des Etats Unis d’Amérique à cette cérémonie. Elle dit ceci : « Le peuple du Mali ne doit plus attendre une paix qu’il mérite…».

Le représentant des Nations Unis est cependant un témoin de taille du casernement de l’armée malienne sur le sol malien, de la compromission de l’avenir de combien de générations par la fermeture de l’école à Kidal quatre ans durant, des razzias moyenâgeuses quotidiennes dans nos campagnes, villes et villages, des déplacements forcés des populations, entre autres. Que des droits des Maliens foulés sur sol malien par la faute des Nations Unis !

Avant le clou de l’évènement, on a assisté à un départ précipité de la plupart des chefs d’Etats venus participer à la cérémonie. Ce retour hâtif ne trouve-t-il pas ses raisons dans le manque de discernement du discours du représentant de Ban Ki-Moon ?

Proposition : que les Autorités françaises et maliennes, ou vice-versa, se rapprochent pour créer un nouveau partenariat bénéfique pour nos deux peuples, à l’image du partenariat entre la France et la Côte d’Ivoire du temps d’Houphouët, ou de celui d’entre la France et le Sénégal du temps de Senghor, en vue d’aboutir à une vie de paix durable et à un développement à hauteur de souhait. Les Maliens sont éprouvés; ils ne méritent pas tant de souffrance.

Vision du commun des mortels du rapprochement de la CMFPR2 avec la CMA

Le commun des mortels voit le rapprochement de la CMFPR2 (Coordination des Mouvements et Fronts Patriotiques de Résistance 2) avec la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) comme une cohabitation contre-nature ; car, pour tout le monde la CMFPR2 est supposée être nationaliste, républicaine ; par contre la CMA est par essence séparatiste…

Bref, cette analyse doit prendre en compte la malienneté de la CMA au même titre que la CMFPR2. De surcroit, la CMA négocie avec l’Etat Malien pour équilibrer l’Accord de paix et de réconciliation au Mali. Quoi de plus légitime que des Maliens, au sein de la CMFPR2, testent leur talent de persuasion et de vulgarisateurs en intégrant la CMA, dans le seul objectif de profiter du cadre qu’elle offre pour s’exprimer face à la communauté nationale et internationale, en vue de soulager les peines de nos populations d’une mauvaise gouvernance à l’origine des crises récurrentes ? Comment est-ce-que des Maliens dignes de ce nom, privés d’espace et de moyens d’expression par des critères discriminatoires pourraient-ils rester indifférents à tout ça ? En plus, une situation du genre, pour l’influencer positivement, on ne peut le faire que de l’intérieur.

D’autre part, il n’est un secret pour personne que Kidal est l’épicentre de toutes ces crises ; mais Kidal est malienne, c’est aussi et avant tout chez nous. Au jour d’aujourd’hui, Kidal est sous le contrôle de la CMA. Cette région n’est pas la propriété exclusive des seuls Ifoghas, Bellah, Idnane,  Eradianatane, Imghad, Arabe, Kounta ; elle est aussi celle des Diarra, Coulibaly, Doumbia, Maïga, Diallo, Sall, Fall… issus des mariages, de la cohabitation. Il n’existe pas au Mali de région plus métissée et plus intégrée que Kidal. Aucune famille blanche n’échappe au métissage avec les Noirs. Ce créneau reste dans cette région sous exploité pour pacifier ou amoindrir les tensions…

Les préalables pour une bonne cohabitation 

 L’Accord signé le 15 mai 2015 a le privilège de dessiner un Mali nouveau ; celui des Régions-Etats. Ce qui suppose une nouvelle forme de gestion des affaires des communautés à la base.

Pour une bonne cohabitation, c’est-à-dire, un bon vivre ensemble, il faut briser les mythes communautaires, pour permettre à ceux qui ne l’ont pas suffisamment fait, de s’épanouir en ce temps de démocratie. Ceci n’enlève rien au respect et à la reconnaissance des rapports traditionnels qui ont toujours existés entre les communautés et entre les individus…

Pour cela, une démarche pédagogique s’avère nécessaire, car nous venons de loin. Il faut déconstruire méthodologiquement les déséquilibres que le temps et l’Etat ont créées entre et au sein des communautés pour que celles défavorisées accèdent à l’émancipation et à l’épanouissement, sans avoir besoin d’utiliser la méthode forte… (Évoquer au besoin le cas du Brésil au temps de Lula De Silva 2003 – 2011. L’ouvrier Président est partie du social et durant ses 2 mandats (8 ans), pour déclencher l’éradication de la pauvreté de façon concrète au Brésil avec l’enrichissement véritable de 10% de ceux qui étaient extrêmement pauvres et l’émergence de plus de 30 millions d’autres à travers des prêts d’argent à des conditions raisonnables. C’est-à-dire des prêts à destination directe des cibles. Des prêts non charcutés en amont par ceux-là mêmes qui les donnent. Autrement dit, avec des taux qui aident à rembourser tout en s’enrichissant. C’est à dire encore, des taux sans soustraction de « sourafin » ni des 10% officieusement légalisés au Mali. Il a touché à tous les secteurs, y compris la quotation communautaire pour l’accès à l’Université au Brésil…).

AG Intazoumé Moussa Dicko : 66 76 85 23.

Source: Le Politicien Africain

Grande marche de soutien pour l’accord d’Alger : Un véritable signal fort du peuple malien contre les ennemis de la paix

A l’initiative de la Coordination des associations et organisations de la société civile, des milliers de Maliens de tout bord ont battu le pavé pour soutenir l’accord d’Alger signé le 15 mai 2015. A l’unisson, les marcheurs ont mis en garde les ennemis de la paix et de la réconciliation nationale.

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Le mardi 26 mai 2015, les organisations de société civile malienne, toutes sensibilités confondues, ont marché, d’une part, pour soutenir l’accord pour la Paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et d’autre part, pour mettre non seulement en garde les ennemis de la paix et de la réconciliation nationale, mai aussi, pour inviter la communauté internationale à prendre ses responsabilités pour que le Mnla et acolytes apposent leur signature sur l’accord.

La marche, qui a commencé de la Place de la liberté au Monument de l’indépendance, avait comme le slogan phare : « On veut la paix, rien que la paix », « Vive le Mali, vive l’armée malienne ». On pouvait lire également sur les banderoles : « Antorola et Ambition jeunesse du Mali, on veut une Minusma juste et impartiale, Oui au Gatia non à la Minusma. L’Administration à Kidal comme partout au Mali »;« A bas la France, ils sont complices aux problèmes du nord. Pourquoi négligez-vous la résolution » ?, « la France + la Minusma = Mnla».

Arrivés à destination, les marcheurs ont chanté l’hymne national du Mali avec en main le drapeau malien. L’initiateur de la marche, Adama Traoré, président de la Coordination des associations et organisations de la société civile, a réaffirmé leur soutien à l’accord d’Alger.  « Cet accord est signé pour le peuple et en tant que peuple nous devons s’approprier pour l’appliquer. Nous sommes sortis aujourd’hui pour interpeller l’opinion nationale et internationale que le peuple malien est là et on va se lever comme un seul homme pour avoir notre dû… », a-t-il fulminé. Avant d’ajouter : « Après la signature, l’heure est venue pour les Maliens de faire une union sacrée autour de la République afin d’avoir la paix, la réconciliation nationale et l’intégrité territoriale de notre pays. En tant que société civile, nous allons y arriver… ».

 A l’en croire, cette marche est organisée pour exprimer leur volonté à aider le gouvernement pour l’aboutissement de la paix et de la réconciliation au Mali. S’agissant de l’application et de la mise en œuvre de l’accord, le président Traoré a été on peu plus clair : « cet accord a été signé par tout le monde, par toute la communauté internationale et on veut que cet accord soit appliqué de façon équitable».

Soulignons que cette marche, qui a été une veritable démonstration de force de l’ensemble du peuple malien pour la paix et la réconciliation nationale, s’est déroulée sans incident. Il est prévu une marche similaire dans toutes les régions du Mali au mois de juin prochain. Le but recherché est de montrer le patriotisme, mais aussi de contrer-carrer les desseins de ceux qui veulent prendre en otage la paix et la réconciliation nationale au Mali.

Badra Aliou

source : Le Politicien Africain

Le document d’Alger au peigne fin : Voici les incohérences entre l’accord et la constitution malienne

Au moment où le gouvernement vient de célébrer en grande pompe le 15 mai 2015 la signature de l’Accord d’Alger qui déclenche le compte à rebours de sa mise en œuvre, l’occasion paraît propice pour s’interroger sur les éventuelles incohérences entre le texte de l’Accord et la Constitution malienne du 25 février 1992.

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Cet exercice est d’autant plus nécessaire que l’article 3 de l’Accord d’Alger pour le moins peu prolixe en détails engage simplement « les institutions de l’Etat malien à prendre les dispositions requises pour adopter des mesures réglementaires, législatives, voire constitutionnelles nécessaires à la mise en œuvre de l’Accord…».

Quelles peuvent donc être ces « mesures constitutionnelles » qui s’imposent au gouvernement du Mali dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger? Autrement dit, quelles sont les inconstitutionnalités de l’Accord d’Alger?

Bien évidemment depuis un certain temps, cette question fait l’objet de débats où les protagonistes affichent parfois de grandes divergences de points de vue quant à l’identification des périmètres d’inconstitutionnalité de l’Accord d’Alger. Analyse.

 

A cet égard, le célèbre constitutionnaliste et Président de l’Association malienne de droit constitutionnel Makan Moussa SISSOKO, se confiant au journal «Le Prétoire » du 21 mai 2015 au sujet des implications constitutionnelles de l’Accord d’Alger ne vient-il pas d’affirmer que « rien dans l’accord ne justifie aujourd’hui une révision constitutionnelle qui n’était pas prévue par le Mali ».

Il avait en outre précisé : « S’il y a un aspect dans l’accord qui peut entrainer la modification éventuelle de la constitution, c’est la création d’un Sénat, chose que le Mali même avait déjà prévu. Mais à part ça, aucun autre point de l’accord ne nécessite la révision de la constitution ».

A ce courant de pensée qui tend manifestement à minimiser sinon à nier les inconstitutionnalités qui entachent l’Accord d’Alger, nous opposons ici une approche moins optimiste mais sans doute plus objective des choses.

De notre point de vue, plusieurs points, pour ne pas paraphraser en disant que«tout dans l’accord», justifie une révision constitutionnelle. A commencer bien sûr par la création de la seconde chambre du parlement. Mais au-delà de la question du bicaméralisme qui nous est proposé, l’Accord d’Alger est truffé de nombreuses autres inconstitutionnalités qui donnent tout son sens à son article 3 ci-dessus cité.

S’agissant de la seconde chambre dénommée « Sénat, Conseil de la Nation ou toute autre appellation », il faut souligner que l’Accord d’Alger ne se contente pas de proposer la transformation pure et simple du Haut Conseil des Collectivités en seconde chambre du parlement comme cela avait toujours été le cas des anciens projets de révision constitutionnelle au Mali.

De toute évidence, l’Accord ne s’inscrit pas dans cette configuration comme cela ressort clairement de son article 6 où il n’est pas fait mention d’une quelconque transformation du Haut Conseil des Collectivités en Sénat. L’Accord opte en fait pour le maintien du Haut Conseil des Collectivités et la création de la seconde chambre du parlement. Ainsi l’article 6 prévoit à la fois « la réactivation et la diligence du processus de mise en place de la seconde chambre du parlement (Sénat, Conseil de la Nation ou toute autre appellation)» et «l’ouverture du HCC aux représentants des notabilités traditionnelles, aux femmes et aux jeunes».Cette nuance qu’il importe de relever n’est pas sans intérêt, car elle créé au-delà de la question de la seconde chambre, un facteur supplémentaire d’inconstitutionnalité du fait de la proposition d’ouverture du Haut Conseil des Collectivités « aux représentants des notabilités traditionnelles, aux femmes et aux jeunes».

Cette proposition entre en conflit avec l’article 102 de la Constitution ainsi libellé : « Les Conseillers nationaux assurent la représentation des collectivités territoriales de la République. Les Maliens établis à l’extérieur sont représentés au Haut Conseil des Collectivités ».

Au regard de cet article, sera-t-il possible d’assurer la représentation des «notabilités traditionnelles, des femmes et des jeunes » au sein du Haut Conseil des Collectivités sans une modification de la Constitution?

Quid des autres inconstitutionnalités de l’Accord d’Alger?

En quoi la mise en œuvre de l’article 5 de l’Accord  ne sera pas sans heurter la Constitution malienne, sachant qu’il y est prévu « une plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions et grands services publics, corps et administrations de la République » et « un système de défense et de sécurité basé sur la représentativité »?

L’article 16 de l’Accord qui propose « un effectif majoritaire des ressortissants du nord au niveau de la fonction publique des collectivités territoriales» ou encore son article 22 qui prévoit «un nombre significatif de personnes originaires des régions du Nord dans les forces armées et de sécurité redéployées au Nord»sont-ils compatibles avec notre Constitution ?

Ces dispositions peuvent-elles s’appliquer au Mali tout en faisant l’économie de toute révision constitutionnelle, alors même qu’elles sont en contradiction flagrante avec l’article 2 de notre Constitution selon lequel « tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée » ?

L’ensemble des dispositions discriminatoires des articles 5, 16 et 22 qui proposent une organisation ethnique de la République, sont totalement en contradiction avec la Constitution du Mali.

Elles contribuent, à travers une approche communautariste voire ethnique, à saper davantage le sacro-saint principe constitutionnel d’égalité déjà entamé par les nombreuses ingérences partisanes qu’on observe au Mali.

De manière évidente, il apparaît ici que l’Accord d’Alger abuse des notions de « diversité ethnique et culturelles et de spécificités géographiques et socio-économiques » pour proposer au Mali, l’habillage institutionnel d’une République ethnique tout en osant soutenir, presque sans pudeur, que ce bricolage quasi indécent, s’inscrit dans le respect de l’unité et l’intégrité territoriale du Mali. Il n’y a pas pire mensonge !

 

Le principe d’égalité si cher au juge constitutionnel malien peut-il véritablement s’accommoder de telles discriminations au sein de la République qui ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le projet de loi sur la promotion des femmes totalement anticonstitutionnel actuellement sur le bureau de l’Assemblée nationale?

Que dire également des articles 8 et 13 de l’Accord d’Alger au regard de la Constitution du Mali ?

En substance, l’article 8 dispose que les régions sont compétentes, « dans un cadre préalablement défini par voie législative et règlementaire » en matière « d’établissement et d’application d’impôts et de recettes propres sur la base de paramètre déterminées par l’Etat ».

Comme pour mieux clarifier cette disposition, l’article 13 précise que « chaque région jouit de la latitude de créer des impôts adaptés à sa structure économique et à ses objectifs de développement dans le cadre de la loi».

Au regard de la Constitution actuelle, les articles 8 et 13 paraissent problématiques, car celle-ci n’autorise que l’affectation aux collectivités territoriales ou la perception par elles de l’impôt créé par l’Etat. L’article 70 de la Constitution dispose: «La loi fixe les règles concernant…. le régime d’émission de la monnaie, l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impôts ».

Il résulte de cet article que la création de l’impôt est du ressort de l’Assemblée nationale et qu’en la matière et conformément au droit positif, la capacité décisionnelle des collectivités territoriales est inexistante.

Si elles ont la possibilité de collecter l’impôt, elles n’ont pas constitutionnellement le pouvoir de créer des impôts, d’en déterminer l’assiette et de fixer le taux et les modalités de leur recouvrement.

Du coup, les articles 8 et 13 de l’Accord d’Alger soulèvent également un énorme problème de constitutionnalité.

En somme, bien de points dans l’Accord d’Alger sont en contradiction avec la Constitution du Mali

On est dès lors amené à se demander dans les débats en cours à propos des inconstitutionnalités de l’Accord d’Alger, si certains positionnements ne participent pas d’un exercice politicien de masturbation de l’opinion publique nationale en vue de faire avaler par le peuple malien les nombreuses mesures législatives requises par l’Accord d’Alger sans pour autant courir le risque d’un référendum constitutionnel à l’issue hypothétique au moins en ce qui concerne certaines de ses préconisations.

En tout état de cause, l’article 37 de la Constitution relatif au serment présidentiel de « respecter et de faire respecter la Constitution…» est là pour rappeler les dangers de toute velléité machiavélique de contournement de notre Loi fondamentale.

 

Dr Brahima FOMBA

Chargé de Cours à la Faculté de Droit

source : L Aube

Ag Intazoume Moussa Dicko, Président du Mouvement Bellah pour la Justice et l’équité dans le Nord (MBJEN) : « Ladsous, le Représentant de Ba Ki-Moon, a viré à 180 degrés pour la CMA »

D’après un adage de chez nous, mieux vaut réveiller un dormeur que tenter de réveiller celui qui fait semblant de dormir

La mobilisation des Maliens autour des principes : de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et de son caractère laïc ne fait plus de doute et ce de Nioro à Sikasso et de Kayes à Kidal. En témoignent entre autres : Les missions de persuasion de nos leaders religieux et notre société civile au niveau de nos amis et partenaires de l’Europe, à leurs propres frais, en vue de leur expliquer le problème malien ; la dernière sortie imposante de l’honorable Bajan AG Hamatou, petit fils de l’Amenocal Fihroun. Ce Chef traditionnel, aux noms des Chefferies coutumières des régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal a organisé une marche de soutien aux principes ci-dessus cités et aux plus hautes autorités de notre pays. Au coude à coude, les litâmés du Nord avec leurs frères du Sud ont battu le pavé pour marquer d’un cachet indélébile leur attachement à un Mali un et indivisible. Il a rappelé l’évènement lors de la lecture de la déclaration d’adhésion à l’Accord des Chefferies traditionnelles des quatre régions du Nord, qu’il était chargé de rendre publique à l’occasion de la signature de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali. A ceci il faut ajouter le point de presse, très mobilisateur, organisé par les ressortissants de la région de Kidal à Bamako et qui a eu un écho sonore au début de la semaine dernière.  Bref, la mobilisation du vendredi 15 mai 2015 du monde touareg et arabe du Mali autour de la signature de l’Accord a été l’apothéose pour tout observateur lucide et acquis pour la bonne cause. Ces deux groupes ne représentent pas plus de 2% des 16 Millions des maliens, mais sur les gradins de la salle de mille places du CICB et les places des salles annexes, les proportions entre Blancs et Noirs ont frôlé la parité. La démonstration des forces, notamment en ce jour de la signature suffit largement pour respecter l’esprit des engagements pris par la communauté internationale lors du paraphe du document qui vient d’être signer par tous les acteurs belligérants internes : L’Etat malien ; la Plateforme ; plus les signatures de la CMFPR2 et de la CPA (deux mouvements membres de la CMA). Voilà qui doit conforter la légitimité du présent accord et l’imposer à tous.

Je rappelle que le Mouvement Bellah pour la Justice et l’Equité dans le Nord (MBJEN) est membre de la CMFPR2.

Tout ça n’a pas l’air de suffire. Le représentant de Ban Ki-Moon demande d’ouvrir l’accord de façon illimitée à des signatures fantômes. A quel jeu joue le représentant de Ban Ki-Moon? Est-il en phase avec son Chef ? Suivons ses propos après la signature ? Je cite :« Il n’est pas question que l’on profite de l’Accord pour attaquer ceux qui l’entravent… ; le cessez-le-feu et ses mécanismes de gestion doivent donc rester en place et les parties devrons respecter leurs engagements à cet égard…: En raison de non signature par l’ensemble des acteurs, pensez à une mise en œuvre flexible de l’Accord ».

Le Représentant oublie qu’au paraphe du même Accord à Alger, le 1er mars 2015, IBK avait déclaré : « Il a été dit, entendu, convenu que cela mettait un terme à la négociation… ». Ajoutant : « Avant le paraphe il à été dit avec gravité, avec solennité… que tout celui-là, toute celle-là qui s’aviserait de ne pas parapher ou de ne pas signer l’Accord s’exposait… ».

Alors, le monde va-t-il à l’envers ? Pourquoi ce revirement à cent quatre vingt degrés devant l’opinion nationale et internationale ? Pourquoi la nouvelle ouverture illimitée de l’Accord à la signature pour des gens qui se plaisent dans l’illégalité ?  Bref, l’histoire retiendra.

Heureusement que le monde puissant ne passe pas par mille chemins pour constater ou analyser ; le Président IBK à été conforté dans ses rappels par le discours de la Représentante des Etats Unis d’Amérique à cette cérémonie. Elle dit ceci : « Le peuple du Mali ne doit plus attendre une paix qu’il mérite…».

Le représentant des Nations Unis est cependant un témoin de taille du casernement de l’armée malienne sur le sol malien, de la compromission de l’avenir de combien de générations par la fermeture de l’école à Kidal quatre ans durant, des razzias moyenâgeuses quotidiennes dans nos campagnes, villes et villages, des déplacements forcés des populations, entre autres. Que des droits des Maliens foulés sur sol malien par la faute des Nations Unis !

Avant le clou de l’évènement, on a assisté à un départ précipité de la plupart des chefs d’Etats venus participer à la cérémonie. Ce retour hâtif ne trouve-t-il pas ses raisons dans le manque de discernement du discours du représentant de Ban Ki-Moon ?

Proposition : que les Autorités françaises et maliennes, ou vice-versa, se rapprochent pour créer un nouveau partenariat bénéfique pour nos deux peuples, à l’image du partenariat entre la France et la Côte d’Ivoire du temps d’Houphouët, ou de celui d’entre la France et le Sénégal du temps de Senghor, en vue d’aboutir à une vie de paix durable et à un développement à hauteur de souhait. Les Maliens sont éprouvés; ils ne méritent pas tant de souffrance.

Vision du commun des mortels du rapprochement de la CMFPR2 avec la CMA

Le commun des mortels voit le rapprochement de la CMFPR2 (Coordination des Mouvements et Fronts Patriotiques de Résistance 2) avec la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) comme une cohabitation contre-nature ; car, pour tout le monde la CMFPR2 est supposée être nationaliste, républicaine ; par contre la CMA est par essence séparatiste…

Bref, cette analyse doit prendre en compte la malienneté de la CMA au même titre que la CMFPR2. De surcroit, la CMA négocie avec l’Etat Malien pour équilibrer l’Accord de paix et de réconciliation au Mali. Quoi de plus légitime que des Maliens, au sein de la CMFPR2, testent leur talent de persuasion et de vulgarisateurs en intégrant la CMA, dans le seul objectif de profiter du cadre qu’elle offre pour s’exprimer face à la communauté nationale et internationale, en vue de soulager les peines de nos populations d’une mauvaise gouvernance à l’origine des crises récurrentes ? Comment est-ce-que des Maliens dignes de ce nom, privés d’espace et de moyens d’expression par des critères discriminatoires pourraient-ils rester indifférents à tout ça ? En plus, une situation du genre, pour l’influencer positivement, on ne peut le faire que de l’intérieur.

D’autre part, il n’est un secret pour personne que Kidal est l’épicentre de toutes ces crises ; mais Kidal est malienne, c’est aussi et avant tout chez nous. Au jour d’aujourd’hui, Kidal est sous le contrôle de la CMA. Cette région n’est pas la propriété exclusive des seuls Ifoghas, Bellah, Idnane,  Eradianatane, Imghad, Arabe, Kounta ; elle est aussi celle des Diarra, Coulibaly, Doumbia, Maïga, Diallo, Sall, Fall… issus des mariages, de la cohabitation. Il n’existe pas au Mali de région plus métissée et plus intégrée que Kidal. Aucune famille blanche n’échappe au métissage avec les Noirs. Ce créneau reste dans cette région sous exploité pour pacifier ou amoindrir les tensions…

Les préalables pour une bonne cohabitation 

 L’Accord signé le 15 mai 2015 a le privilège de dessiner un Mali nouveau ; celui des Régions-Etats. Ce qui suppose une nouvelle forme de gestion des affaires des communautés à la base.

Pour une bonne cohabitation, c’est-à-dire, un bon vivre ensemble, il faut briser les mythes communautaires, pour permettre à ceux qui ne l’ont pas suffisamment fait, de s’épanouir en ce temps de démocratie. Ceci n’enlève rien au respect et à la reconnaissance des rapports traditionnels qui ont toujours existés entre les communautés et entre les individus…

Pour cela, une démarche pédagogique s’avère nécessaire, car nous venons de loin. Il faut déconstruire méthodologiquement les déséquilibres que le temps et l’Etat ont créées entre et au sein des communautés pour que celles défavorisées accèdent à l’émancipation et à l’épanouissement, sans avoir besoin d’utiliser la méthode forte… (Évoquer au besoin le cas du Brésil au temps de Lula De Silva 2003 – 2011. L’ouvrier Président est partie du social et durant ses 2 mandats (8 ans), pour déclencher l’éradication de la pauvreté de façon concrète au Brésil avec l’enrichissement véritable de 10% de ceux qui étaient extrêmement pauvres et l’émergence de plus de 30 millions d’autres à travers des prêts d’argent à des conditions raisonnables. C’est-à-dire des prêts à destination directe des cibles. Des prêts non charcutés en amont par ceux-là mêmes qui les donnent. Autrement dit, avec des taux qui aident à rembourser tout en s’enrichissant. C’est à dire encore, des taux sans soustraction de « sourafin » ni des 10% officieusement légalisés au Mali. Il a touché à tous les secteurs, y compris la quotation communautaire pour l’accès à l’Université au Brésil…).

AG Intazoumé Moussa Dicko : 66 76 85 23

 Source: Le Politicien Africain

Grièvement blessé par une mine vendredi dernier au cours du transport de prisonniers de Gao vers Bamako : Un gendarme succombe à ses blessures

Il s’appelait Abdoulaye Dolo, âgé de 37 ans et servait à Gao. Il faisait partie du convoi qui transportait des détenus à haut risque de Gao à Bamako, le jeudi dernier. C’est lui qui était notamment à bord du véhicule qui a sauté sur un engin explosif près de la localité de Tahata, située à 45 km de Gao et faisant trois blessés graves.

L’Adjudant-chef Abdoulaye Dolo a eu moins de chance que ses deux autres frères d’armes. Après sa blessure, il a aussitôt été transporté à l’hôpital de Gao où il a été amputé.

Suite à l’hémorragie qui a suivi cette intervention, il a succombé à ses blessures alors qu’il était en train d’être évacué vers Bamako. Les honneurs militaires lui ont été rendus, le lundi dernier, au camp II de la gendarmerie en présence du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, Sada Samaké, représentant son collègue de la Défense et des Anciens combattants, Thiéman Hubert Coulibaly, empêché.

L’Adjudant-chef Abdoulaye Dolo repose désormais au cimetière de Hamdallaye.

Il convient que cette recrudescence des violences favorisant les attaques terroristes exaspère les militaires maliens sur le front. D’aucuns se disent contraints de respecter les accords de cessez-le-feu alors qu’en face ils essuient régulièrement des tirs ennemis sans avoir la possibilité de riposter.

Reste plus qu’à espérer qu’avec la mise en œuvre rapide de l’accord de paix signé le 15 mai dernier à Bamako par le gouvernement, certains groupes armés et la Communauté internationale, qui prévoit un redéploiement de l’armée sur l’ensemble du territoire national, celle-ci aura les coudées plus franches pour agir.

 Massiré Diop

Source: L’Indépendant

Inquiétude pour la Minusma à Bamako

minusma patrouille kidal

 

Au Mali, un casque bleu de la Minusma a été tué dans la nuit de lundi à mardi, un autre blessé. Ils circulaient en plein centre-ville lorsque des hommes ont ouvert le feu sur leur véhicule. Les assaillants ont réussi à prendre la fuite. La semaine dernière, c’est le domicile d’un salarié de la Minusma qui avait été visé par des tirs et par des jets de grenade. Les attaques jihadistes contre les casques bleus sont régulières dans le Nord. Mais deux attaques ciblées contre la Minusma en sept jours à Bamako, c’est nouveau et très inquiétant.

Les attaques menées contre les Nations unies à Bamako n’ont pas été revendiquées. La piste terroriste est évidemment sur la table : on sait depuis l’attentat de mars dernier que les jihadistes présents dans le Nord sont capables de frapper à Bamako. Mais cette piste n’est pas la seule, car la mission des Nations unies au Mali est actuellement la cible de violentes critiques.

Un accord de paix a été signé le 15 mai, auquel les groupes rebelles ne se sont pas joints. La Minusma, comme l’ensemble de la médiation internationale, tente toujours de les convaincre de signer et de privilégier un règlement pacifique de la crise. Ce que de plus en plus de Maliens ont de plus en plus de mal à accepter. Sur le terrain, les rebelles n’ont pas cessé leurs attaques meurtrières. Beaucoup estiment donc que la Minusma fait trop leur jeu au lieu de les considérer comme « des ennemis de la paix » et donc de les combattre.

Source: RFI

Processus de paix au Mali : Bamako marche pour soutenir l’accord d’Alger

Pour soutenir l’accord de paix d’Alger signé le vendredi 15 mai 2015 à Bamako et contribuer ainsi à l’avènement de la paix et de la réconciliation nationale au Mali, la Coordination des associations et organisations de la société civile, a organisé hier mardi 26 mai 2015, une marche pacifique de la Place de la liberté au monument de l’indépendance, en passant par les devantures du Cinéma Babemba et de la bourse du travail. Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed a lancé un appel à la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) à signer le document issu des pourparlers d’Alger. Quant à Oumar Ibrahim Touré, sa position est connue pour le vibrant hommage qu’il a rendu à la communauté internationale, pour les sacrifices de la mission onusienne afin que notre pays retrouve la stabilité.

marche manifestation protestation foule liberation nord mali

Indigné par la recrudescence de violence et l’insécurité danslaquelle le Mali est plongé, la société civile malienne, toutes sensibilités confondues, a marché hier dans la matinée pour soutenir « l’accord pour la Paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ». Ils étaient des milliers de marcheurs à scander « on veut la paix, rien que la paix », « vive le Mali, vive l’armée malienne ». Parmi les marcheurs, on notait la présence du ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed, de l’Ancien ministre Oumar Ibrahim Touré, président de l’APR, du président de la Coordination des associations et organisations de la société civile, Adama Traoré, du président de PS Yéelen Coura, Amadou Koïta, du président de Synacodem, Cheick Oumar Sako, des femmes habillées en blanc symbolisant la paix. Sur les banderoles, on pouvait lire : « Antorola et Ambition jeunesse du Mali, on veut une Minusma juste et impartiale, Oui au Gatia non à la Minusma. L’Administration à Kidal comme partout au Mali ». Sur les pancartes, il y’avait des messages hostiles à la France et à la Minusma. « A bas la France, ils sont complices aux problèmes du nord. Pourquoi négligez-vous la résolution », « la France + la Minusma = Mnla», pouvait-on lire. A côté de ces marcheurs avec des messages hostiles à la France, d’autres marcheurs arboraient le drapeau français, bleu-blanc-rouge largement déployé, reconnaissant les efforts de la France dans la libération du Mali de l’occupation Jihadiste.

Arrivés à destination, les marcheurs ont chanté l’hymne national du Mali avec en main le drapeau malien « vert-jaune-rouge », levé haut.
Le représentant de la famille fondatrice de Bamako qui a remercié les participants pour avoir participé massivement à cette marche de soutien à l’accord. Cheick O Sacko du Synacodem a fait savoir que l’un des buts recherchés par cette marche est d’avoir l’unité du Mali. L’initiateur de la marche, Adama Traoré non moins président de la Coordination des associations et organisations de la société civile a réaffirmé leur soutien à l’accord d’Alger. «Toutes les régions du Mali marcheront le mois de juin prochain pour la même cause et la clôture de cette série de marche se fera à Bamako. Tout cela pour montrer notre patriotisme. Cet accord est signé pour le peuple et en tant que peuple nous devons s’approprier pour l’appliquer. Nous sommes sortis aujourd’hui pour interpeller l’opinion nationale et internationale que le peuple malien est là et on va se lever comme un seul homme pour avoir notre dû. Le président IBK a parlé avec le cœur lors de la signature de l’accord le 15 mai dernier. C’est fort, ce qu’il a dit. Après la signature, l’heure est venu pour les maliens de faire une union sacré autour de la République afin d’avoir la paix, la réconciliation nationale et l’intégrité territoriale de notre pays. En tant que société civile, nous allons y arriver. Cette marche est organisée pour exprimer notre volonté. Cet accord a été signé par tout le monde, par toute la communauté internationale et on veut que cet accord soit appliqué de façon équitable», a souhaité Adama Traoré. Quant à Amadou Koïta du parti PS Yéelen Coura, il dit avoir répondu à l’appel de la société civile qui a demandé à l’ensemble du peuple malien de sortir pour scander haut et fort la paix, le retour de la cohésion nationale et qui a travers cette marche voudrais que le bruit des armes cesse. Le Dr Anasser Ag Rhissa de la Diaspora malienne a appelé ceux qui n’ont pas encore signé l’accord à le faire sans attendre. La marche s’est déroulée sans incident majeur sous la supervision des forces de l’ordre et des éléments de la protection civile.
Aguibou Sogodogo
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Marche de soutien de la société civile
Les élèves sèchent les cours pour la marche
A la marche de la société civile malienne d’hier mardi 26 mai 2015 pour soutenir l’accord d’Alger, la présence dominante des élèves était très perceptible, au point qu’on se croyait en un jour férié pour les établissements scolaires du district de Bamako. Des élèves du Lycée Ba Aminata Diallo (LBAD) avec leurs tenues scolaires en passant par d’autres établissements scolaires de la capitale ont pris part à cette marche, ainsi que des « enfants »  qui avaient de la peine à supporter la chaleur et le soleil étaient mobilisés par les organisateurs. D’ailleurs, deux fillettes se sont écroulées et ont perdu connaissance pendant un bout de temps. N’eut été la disponibilité de personnes de bonne volonté et des éléments de la protection civile, la situation sanitaire de ces deux fillettes allait être critique.
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Marche pour la paix au Mali
Des organisateurs brillent par leurs absences
Qui l’eût cru ! La marche d’hier s’est tenue sans la présence de certains qui avaient pourtant brillé par leur appel à travers les médias à participer la marche. Beaucoup de leaders politiques et religieux annoncés par les organisateurs ont brillé par leurs absences, ainsi que des personnalités comme l’ancien Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, les leaders ressortissants de Goundam comme Oumar S Traoré, les leaders des partis de la majorité présidentielle comme Dr Boulkassoum Haïdara, n’ont pas pris part à cette marche.

Source: Lerepublicainmali

Mali : Un cessez-le-feu toujours bafoué

Un Casque bleu bangladais a été tué et un autre grièvement blessé à Bamako, alors que la Mission de l’Onu au Mali (Minusma), la plus risquée depuis plus de vingt ans, s’évertue à rétablir le cessez-le-feu bafoué depuis un mois dans le nord du pays. Le climat s’est alourdi entre la force de l’Onu et le camp gouvernemental qui l’accuse de complaisance envers la rébellion du Nord.

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Mardi matin, des milliers de Maliens ont manifesté à Bamako pour soutenir l’accord de paix signé par le camp gouvernemental et la médiation internationale, mais non par les principaux groupes rebelles, ni par leur Président.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée.
Bien que les djihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l’opération Serval, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.

source : Autre Presse

MINUSMA : UN CASQUE BLEU TUE DANS UN « INCIDENT »

La force de mission onusienne est de nouveau en deuil. Dans la nuit du lundi à mardi, elle perdu un de ses hommes tandis qu’un autre Casque bleu a été blessé. Les deux Casques bleus appartiennent au contingent du Bengladesh. C’est la première fois qu’un élément de la MINUSMA perd violemment la vie à Bamako.

vehicule voiture soldat militaire minusma nord mali
Dans le communiqué publié hier matin par la MINUSMA pour annoncer la nouvelle, il est question d’un « incident » et non d’une attaque comme certains médias ont cru le savoir. Les circonstances exactes de cet « incident » ne sont pas encore élucidées. Une enquête internationale est ouverte, a annoncé la Minusma qui précise que la victime qui a perdu la vie est morte suite à ses blessures. L’incident se serait produit vers 19h30 à Faladié non loin de la tour de l’Afrique. « La MINUSMA présente ses condoléances à la famille du défunt et souhaite un prompt rétablissement au blessé », conclut le communiqué de la MINUSMA.
Régulièrement frappée par des attaques dans le Nord depuis son déploiement en juillet 2013, la force de l’ONU dans notre pays a essuyé, il y a une dizaine de jours, la première attaque la visant directement à Bamako. C’était devant la résidence de certains de ses responsables à Magnambougou Faso Kanu.
Les enquêtes permettront d’établir si les faits de lundi relèvent d’un « incident » ou d’une attaque délibérée.

A. M. CISSE

source : L Essor

Infos-Fama : Le retour gagnant des forces armées

Malgré 30 militaires maliens tués en l’espace de quatre semaines, pas de replie stratégique ou tactique C’est l’honorable Karim Keita qui a finalement eu raison lorsqu’il disait que les replies tactiques sont derrière nous depuis un certain temps. Nous constatons la véracité de cette affirmation, car malgré 30 militaires maliens tués en l’espace de quatre semaines aucun cas de fuite ni de replie n’a été signalé.

Lors de la grave crise de 2012, l’image de notre armée avait été significativement ternie, elle était la rusée du monde notamment de la presse internationale qui ne manquait jamais d’occasion de nous rappeler qu’on n’a pas d’outil de défense. En son temps, l’armée malienne était illustrée par le terme «replie tactique».

Aujourd’hui cette triste image est derrière les Forces armées maliennes (FAMAS), pour preuve les dernières évolutions sur le terrain en disent long sur les performances de l’armée malienne.

 

Le devoir régalien accompli avec succès

En l’espace de quatre semaines, les rebelles ont attaqué 20 localités du Mali, ils ont été systématiquement chassés par l’armée malienne et le plus souvent les assaillants ont enregistré des pertes énormes.

 

Bilan  des opérations sur le terrain

Si l’on se réfère aux différents communiqués du gouvernement on dénombre 30 militaires maliens tués en l’espace de quatre semaines au cours de 20 affrontements, et coté ennemi, ils ont enregistré plus d’une soixantaine de morts et des véhicules récupérés à cela, il faut ajouter plus de 20 prisonniers transférés à Bamako. Un fait qui a réconforté le président de la commission défense nationale et de la protection civile de l’Assemblée nationale l’honorable Karim Keita qui a dit toute sa fierté lors d’une des rencontres avec le Ministre de la Défense et des Anciens Combattant en début du mois.

Au cours du même entretien, l’honorable Kéita avait fait savoir ceci : «les replies tactique sont définitivement derrière nous».

Aujourd’hui sans risque de se tromper, on peut lui donner raison car depuis plus de quatre semaines la tension ne faiblie pas au nord, mais depuis on a enregistré aucun cas de fuite, ni de replie tactique, une chose qui réconforte l’ensemble du peuple, si l’on sait le lien fort qui existe entre l’armée malienne et sa population. Cette dernière a une passion folle et un respect sans égal pour les Famas.

Espérons que cela soit continuel jusqu’à la victoire finale.

Rassemblées par Issa KABA

source :  L’Express de Bamako

Mali : l’accord pour la paix ou l’avenir de la démocratie locale

Le compte à rebours de la mise en œuvre de l’accord pour la paix est lancé. Notre pays se doit de relever le défi historique de réussir la mise en œuvre de ses engagements. Les impératifs de cette exigence majeure sont multiples. Le Mali, dans son essence propre, est plurielle. La mise en œuvre de l’accord de paix traduira, à travers une organisation régionale générique, l’expression différentielle de cette pluralité. L’évolution historique du Mali milite aussi pour une gestion des affaires publiques par les collectivités régionales.

Dans le Mali historique, l’existence affirmée des territoires vassaux au royaume de Soundiata Keita a coïncidé avec des périodes de stabilité politique et généralement, de progrès. L’accord de paix inter-malien, de par son ampleur institutionnelle, ses multiples implications, est une véritable refondation de l’Etat et de ses institutions, qui ouvre des perspectives inexplorées de cohabitation des différents niveaux de démembrements de l’Etat. Ce n’est pas un simple relooking de la carte de la décentralisation. Il ne s’agit pas non plus d’une réforme technique du cadre régional existant. Ce n’est pas un pas de plus dans le processus de décentralisation engagé depuis les années quatre-vingt dix. C’est une mutation.
La mise en œuvre de l’accord pour la paix implique l’institutionnalisation de la région. La région aujourd’hui est une collectivité locale à part entière. Sans plus. Elle ne constitue pas encore le maillon névralgique de démembrement de l’Etat servant de liant entre la commune de base et l’Etat. La région est appelée à devenir une collectivité possédant les pouvoirs d’agir sur son destin régional dans l’ensemble national. Comment doit-on aller vers la mise en œuvre institutionnelle de l’accord pour la paix et dans quel état d’esprit? Sereinement et sans appréhensions paralysantes.
Le déterminisme du développement durable imprime au Mali de s’affranchir de la frilosité envers la région. Il y a lieu d’éviter les péchés mortels inhérents à la démarche et surtout, la pulsion centralisatrice de l’Etat. Le devenir du Mali est dans sa région. C’est en régionalisant plus que l’Etat malien sera plus unitaire. Le Mali a aujourd’hui pour priorité de conduire avec succès son passage de la région unidimensionnelle à la région pluridimensionnelle. L’objectif étant de mettre au point le cadre régional de référence qui permettra à chaque région de s’épanouir. L’Etat unitaire a visiblement atteint aujourd’hui ses limites. L’Etat à organisation régionale doit prendre la relève. Le potentiel local des différentes régions est étouffé par les lourdes structures de l’esprit étatique centralisateur. La régionalisation, bien conçue et bien menée, contribuera au bon règlement des grands défis. Le développement des atouts de l’économie, de la lutte contre la pauvreté, l’éradication de l’analphabétisme, la dynamisation de l’emploi, la réalisation effective de l’Etat de droit seront mieux conduits et efficacement implantés dans le cadre de la régionalisation avancée.
L’Etat doit garder la main et sécuriser le processus
Cependant, à l’exclusion de l’unité du territoire et celle de la nation et toutes leurs manifestations matérielles et symboliques qui sont exclusivement du ressort de l’Etat, le reste, tout le reste est potentiellement régional. L’architecture des sphères de pouvoir doit être articulée autour des trois blocs classiques de compétences : les attributions exclusives de l’Etat, celles de la région et les compétences partagées.
Les préalables fondamentaux
Les préalables dont il s’agit sont des exigences dont certaines sont à réalisation permanente. Ils sont d’ordre institutionnel et technique. La mise en œuvre de l’accord pour la paix implique la consolidation, l’approfondissement et surtout l’accélération de la réforme de l’Etat. Un grand bilan d’étape des chantiers ouverts est nécessaire pour assurer un bon lancement de l’ossature de l’organisation régionale. La mise en œuvre de la réforme institutionnelle préconisée dans l’accord pour la paix permettra à l’Etat malien de mieux se recentrer sur ses missions essentielles. L’Etat, stratège et planificateur, aura également pour mission fondamentale de garantir le développement équilibré des régions. À ce stade, l’Etat se doit de se «délester» des structures publiques obsolètes et inopérantes dans le nouveau schéma régional.
La répartition des compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales devrait faire l’objet d’un large débat public et institutionnel. L’un des thèmes fondamentaux qui s’impose avec force aujourd’hui dans ce prélude historique à la redistribution des rôles institutionnels est celui de la définition législative de l’intérêt local/communal, de l’intérêt régional et de l’intérêt national. Le principe de la progressivité dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix est à étudier. Des paliers, condition de progression dans la régionalisation, permettra aux régions qui bénéficient toutes au départ des mêmes compétences de base de progresser vers le seuil critique du statut de région de pleines compétences.
La mise en place de l’accord pour la paix introduit la nécessaire révision du nombre de conseillers et le mode de scrutin comme souligné dans l’accord. La légitimité électorale régionale ne peut se satisfaire d’un suffrage au deuxième degré. C’est pourquoi l’élection au suffrage universel direct est une avancée. L’indice de développement régional s’apparentant à l’IDH est à mettre en place. Il permettra de classifier les régions et de mesurer les écarts de développement conditionnant l’éligibilité d’une région à un palier d’autonomisation. Il s’agit, rappelons-le, non pas d’autonomie de souveraineté, mais d’autonomie de pouvoir.
Copier-coller ?
Le nouveau modèle malien ne doit pas se calquer sur le modèle allemand, français ou espagnol. Il doit être une synthèse à la malienne des modèles existants. Les systèmes régionaux en vigueur sont des réponses à des besoins et des cheminements historiques spécifiques. La régionalisation au Mali doit intégrer l’universalité de l’organisation régionale en induisant la particularité de l’évolution historique de l’Etat. L’équilibre des rapports entre l’Etat et la région sera l’épine dorsale du nouveau schéma régional au Mali. Le modèle malien doit être à la lisière de la décentralisation et du fédéralisme
Séga DIARRAH

source : Le Reporter

Aux abois en raison des mesures d’approvisionnement drastiques à partir de l’Algérie, la Cma joue sa survie

Le 15 mai 2015 est la date de la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale entre le gouvernement malien et certains groupes armés du Nord. Malheureusement, certains groupes de la coordination des mouvements armés de l’Azawad (Cma), à l’image du Mnla, du Hcua et du Maa, ont brillé par leur absence en refusant de signer cet accord historique.

diplomate minusma rencontre Coordination mouvement Azawad cma chef rebelle touareg mnla azawad hcua arabe pourparles negociation

 

En effet, c’est une première dans l’histoire du Mali qu’une signature d’accord réunisse autant de monde. Au moins, une soixantaine de délégations ont fait le déplacement à Bamako ; une quinzaine de chefs d’Etat des pays africains. Sous l’égide de la médiation internationale.

Ce fut aussi une occasion complètement ratée par certains groupes de la Cma. Conséquence : l’Algérie, en tant que chef de file de la médiation internationale, a décidé de durcir les conditions d’approvisionnement à partir de son territoire en faveur de certains belligérants.

Selon une source digne de foi, même si la nouvelle mesure n’a pas été officialisée par les autorités algériennes, des directives auraient été données aux forces armées algériennes de durcir les mesures relatives aux approvisionnements en direction du Mali contre certains groupes rebelles, considérés comme étant au cœur du blocage. C’est pourquoi, il y a plus d’une semaine, certains groupes armés du Nord n’arrivent plus à s’approvisionner (en carburant, nourriture…) à partir de l’Algérie.

Du coup, on comprend clairement pourquoi la Cma n’a pas digéré sa cinglante défaite autour de la localité de Ménaka face au Gatia. En effet, la ville de Ménaka est une zone stratégique pour la Cma pour s’approvisionner à partir de l’Algérie, car elle est à cheval entre le Niger et le Burkina Faso, à partir d’Ansongo. N’ayant plus de zone pour s’approvisionner, la Cma joue sa survie. En témoignent les différentes attaques (vol, pillage, braquage …)  contre de paisibles populations au Nord du pays.

Prise entre les nouvelles mesures adoptées par l’Algérie et la puissance de feu du Gatia, la Cma risque de perdre gros dans cette situation.

Alhousseini TOURE

 

10 combattants Ganda Koy  libérés par la Cma à Ber

Grâce au maire de Goundam, non moins présidente de l’Association «Trait d’union», Seck Oumou Sall, au président de l’Association «Ginna Dogon», Mamadou Togo et au secrétaire général de l’Association malienne des droits de l’homme (Amdh), Amadou Diadié Tékété, la Cma a libéré 10 combattants de Ganda Koy qu’elle avait arrêtés il y a trois semaines. Ils étaient emprisonnés à Ber, localité située à 60 km de Tombouctou.

«Qu’ils soient rebelles ou pas, les gens de la Cma sont nos parents. Ils ont arrêté des frères à nous. Donc, nous avons pris contact avec eux pour demander la libération et c’est ce qu’ils ont fait, sans condition». Ces propos sont de Seck Oumou Sall, présidente de l’Association «Trait d’union». C’est elle qui a conduit la délégation de la société civile à Ber pour obtenir la libération des 10 combattants de Ganda Koy, arrêtés à Tin Aïcha.

Comment leur libération a-t-elle réussi ? Le vendredi 22 mai 2015, la délégation est partie de l’aéroport de Tombouctou pour Ber. Les conditions météo étaient favorables. C’est ainsi que l’hélicoptère de la Minusma a décollé en direction de Ber, avec à bord les émissaires de la société civile. Leur mission était d’obtenir la libération des 10 éléments de Ganda Koy. C’est à 8 heures 30 qu’ils sont arrivés à Ber. Ils ont été accueillis, à leur arrivée, par les responsables de la Cma dans une atmosphère conviviale. Les otages étaient emprisonnés à 100 Km de Ber pour des raisons sécuritaires. Ils ont été ramenés et mis à la disposition des émissaires.

Soulignons que les hôtes de la Cma ont été bien traités, sous des tentes avec des plats de grands jours. Après avoir obtenu satisfaction, la délégation a quitté Ber le même vendredi, 22 mai 2015, pour Tombouctou. C’est le samedi 23 mai que des voitures blindées de la Minusma les ont raccompagnés à Goundam.

Les 10 hommes ont retrouvé leurs parents, amis et connaissance, sains et saufs. Parlant de leurs conditions de détention, certains ont avoué qu’ils ont été bien traités, en dehors de la première nuit. Ils ont bien mangé et fumaient sans problème. Mais, avant leur libération, ils ont tous été rasés, vêtus de grand boubou, babouches et turbans blancs.

À travers cette libération, la société civile vient de prouver qu’il est possible de parvenir à la paix par le dialogue. En tout état de cause, Tombouctou vient de montrer la preuve.

Adama DJIMDE et Chérif Moulaye HAÏDARA (ORTM Tombouctou)

PRECISION : Dans notre livraison du mardi 19 mai 2015 (Le Reporter N°149, page 7), une malencontreuse erreur nous a fait illustrer notre article intitulé «Marchés publics : ce Léviathan » par la photo de Monsieur Adama Yacouba Touré, Secrétaire Exécutif de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics. Par conséquent, nous tenons à préciser que l’intéressé n’est impliqué ni de près ni de loin dans les faits relatés dans ledit article.

La Rédaction.

source : Le Reporter

Signature de l’Accord de paix : les Grands absents de Bamako

Enfin, le 15/05/2015 Bamako a abrité la cérémonie de signature de l’Accord de paix négocié à Alger. Cependant, si l’espoir est permis, de grandes absences furent remarquées.

 Ibrahim Boubacar keita president malien ibk allocution discours accord reconciliation paix

La C.M.A : Coordination des mouvements armés de l’Azawad. Bien que Bilal ag Achérif ait paraphé l’accord à Alger, un jour avant, les mouvements armés sont animés de toutes les mauvaises fois du monde pour ne pas aller à la paix. Car, ils ont un avantage de taille, ils tiennent toute la région de Kidal depuis la visite controversée de Moussa Mara en mai 2014. Nos rebelles sont conscients que le statu quo et le pourrissement sont à leurs avantages. Puisque le Mali est de fait divisé.

 

Alpha Oumar Konaré : l’ancien président a juré qu’il ne s’essaierait jamais à la même table que Moussa Traoré, l’ancien criminel, dictateur. On peut aimer ou détester Alpha, l’enfant de Binthily Diallo ne se reniera jamais. Sa présence était-elle nécessaire ? Le doute est permis. Une chose est certaine, après la flamme de la paix, si l’historien-président avait bien assimilé ses leçons d’histoires ; le Mali ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Alpha n’a pas pu exploiter l’adage qui dit : «Qui veut la paix, prépare la guerre». Une chose est d’avoir des diplômes, une autre est de savoir les utiliser à toutes épreuves. C’est toute la différence entre une tête bien faite et une tête pleine. Merci Montaigne.

François Hollande : le président français était absent mais pourquoi ? Y a- t-il une incompréhension majeure entre lui et les Maliens ou lui-même ne croit-il pas à cet accord ? Une chose est sûre, l’absence de celui qui a décidé de l’opération Serval pose problèmes. L’avenir nous édifiera certainement.

Ban Ki Moon : le secrétaire général de l’Onu est un personnage effacé, inefficace. Il est d’une faiblesse reconnue. Une chose est claire, si François Hollande avait fait le voyage, lui aussi l’aurait fait. Suiviste, pitoyable et impénitent.

 

Disons- nous encore une fois la vérité

 

Si nous sommes encore une fois dans cette situation, c’est de la faute de nos politiques au plus haut sommet de l’État qui sont sans visions. Nos hommes politiques corrompus ont laissé la corruption, l’impunité et le népotisme gangrener toute notre société. Ils ont fait assassiner l’amour de la patrie. Comment voulez-vous construire une nation dans le népotisme ? Faire en sorte de cultiver l’amour de la patrie à tous (soldats et civils) alors que des vieillards ne vont pas à la retraite parce qu’ils connaissent et ont des affinités avec le président IBK.

 

Le salut du Mali passera par l’exemplarité de Koulouba. Acheter juste des armes ne suffira pas. Il faut savoir créer et susciter le patriotisme. Pas une exemplarité verbale du latin grec qui n’intéresse personne. Mais une exemplarité dans l’honnêteté et la justice. Dans les recrutements, les promotions, les sanctions. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

 

IBK, de grâce, reprenez-vous pendant qu’il est temps. L’unité nationale et l’union sacrée ne seront jamais réalisées sans droiture. Vous ne pouvez pas créer une horde de privilégiés injustement et demander aux autres de vous suivre bêtement au nom de la patrie. Quelle patrie ? Si vous croyez parvenir ainsi, vous êtes hors-jeu.

 

Boubacar SOW

                                                                                                          boubacarsow@hotmail.fr

source : Le Reporter

Mali : la médiation internationale maintient la pression sur la CMA

C’est un avertissement que vient de délivrer la médiation internationale à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), via le chef de la mission onusienne, Mongi Hamdi, qui, dans une déclaration à l’APS, hier, a estimé que “dans les prochaines semaines, tout le monde sera mis devant ses responsabilités, en vue de réaliser notre objectif de paix et de stabilité” au Mali.

 

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La CMA n’a toujours pas signé l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, ce qui rend sa mise en application impossible pour le moment. Reçu hier à Alger, par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Mali, chef de la Minusma, Mongi Hamdi, a déclaré : “Nous gardons l’espoir et la conviction que la raison va l’emporter pour que la CMA puisse, en fin de compte, signer l’accord de paix et la réconciliation, dans les plus brefs délais, pour rétablir la paix et la stabilité au Mali.” Jusqu’ici, la médiation internationale a toujours adopté une attitude conciliante envers les leaders de la CMA qui s’entêtent à exiger un autre round de négociations et à rejeter le texte de l’accord de paix d’Alger “dans sa version actuelle”.

Mais elle risque de passer au régime des sanctions individuelles, surtout que la CMA est tiraillée par des divisions internes, même si elle essaie de se montrer soudée, lors de ses sorties publiques et dans ses déclarations à la presse. Par ailleurs, les représentants de la médiation internationale semblent décidés à aller jusqu’au bout de leur démarche, avec ou sans la CMA. Les propos de Ramtane Lamamra sonnent, en effet, comme une mise en demeure.

“Avant le 15 juin, le comité (de suivi de l’accord de paix) tiendra une séance officielle et lancera ses travaux, et nous souhaitons qu’à la même occasion, il sera constaté que la CMA a pris place dans cet effort et cette dynamique”, a-t-il déclaré, hier, à l’issue de son entrevue avec l’émissaire onusien, Mongi Hamdi. “La médiation internationale du dialogue intermalien a désigné un groupe d’experts qui s’est réuni à Bamako et a commencé à travailler”, a-t-il encore précisé.

Autrement dit, la médiation internationale ne laisse aucun choix à la CMA, dont les membres arriveront ce matin pour assister à la “série de consultations” annoncée par la Minusma dans un communiqué, rendu public mercredi dernier. Pour rappel, la CMA rassemble en son sein le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut-Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident). Ces trois mouvements ont paraphé le préaccord d’Alger le 14 mai, mais ils ont boycotté la cérémonie de signature de l’accord final, qui s’est déroulée le lendemain à Bamako.

L. M.

Source: Liberte-algerie

Le vrai maitre du nord : Faut-il inviter Iyad Ag Ghali à la table de négociations ?

On ne comprendra pas les enjeux sécuritaires du nord-Mali en ignorant Iyad Ag Ghali. Fondateur du mouvement jihadiste Ançar Dine, c’est lui le vrai maître du nord. Son influence sur les groupes armés est tentaculaire. Par exemple, il contrôle le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), principale composante de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), à travers son cousin Cheick Ag Haoussa, lequel est à la fois n° 2 et chef militaire du HCUA. Si le MNLA dispose d’une lumière médiatique hors du commun, Iyad a les hommes et les armes qui permettent aux groupes armés de coloniser le nord.

Ce sont ses troupes, venues de la frontière algéro-malienne, qui ont mis l’armée malienne en déroute en mai 2014. Bien qu’il soit officiellement recherché par les services occidentaux, Iyad circule librement dans le désert, toujours accompagné d’une longue colonne de 20 véhicules, sans essuyer le moindre tir de drone américain ou français. Son impunité, le compère la doit au fait qu’il est le joker de l’Algérie : Ançar Dine est née de la volonté algérienne de faire barrage au MNLA, créé par la France et la Mauritanie pour installer un Etat au nord-Mali et potentiellement menaçant pour l’hégémonie algérienne au Sahel.

Iyad contrôle non seulement la CMA, mais il tient aussi les nombreux groupes de narco-trafiquants sous son aisselle. Seul interlocuteur malien d’AQMI, c’est lui qui fournit à ce groupe terroriste des armes, de la drogue et des otages. Un connaisseur nous confie: « Quand des narco-trafiquants acquièrent ces « marchandises », ils ne savent pas comment les écouler; ils sont obligés de passer par le réseau d’Iyad Ag Ghali qui achète les marchandises et se charge ensuite de les revendre. Le lieu des échanges entre les émissaires d’Iyad et les trafiquants est Tin-Fatimata, localitée située à 45 km de Ménaka, dans la région de Gao. Là, on trouve en vente publique toutes sortes de denrées : des grenades à la cocaïne. On y vend aussi des combattants à raison de 500 000 FCFA par tête ».

A-t-on eu raison, dès le départ, d’écarter des pourparlers inter-maliens un personnage aussi incontournable qu’Iyad ?  Cette stratégie d’exclusion a été dictée par le couple franco-américain qui estime peu convenable de traiter avec un « terroriste ». Mais alors, pourquoi la France a-t-elle utilisé Iyad pour récupérer certains de ses otages ? Ce constat prouve à suffisance que le mot-épouvantail« terroriste » n’est brandi par les Occidentaux que quand leurs intérêts ne sont pas en cause. Il faudrait peut-être, pour ramener la paix au nord, que le Mali impose sa propre logique : inviter dans la discussion tous ceux qui entretiennent l’insécurité, y compris et surtout Iyad. A quoi servirait, en effet, un accord avec la CMA si Iyad devait continuer à ensanglanter le nord ? D’ailleurs, les différents groupes armés étant autant de vases communicants, à quoi bon signer avec la CMA si celle-ci devait, le lendemain, sous-louer ses combattants à Iyad ?

 

Tiékorobani

 Source: Procès Verbal

Nord du Mali : Grande mobilisation des Bamakois pour soutenir l’Accord de paix

La coordination des organisations de la société civile malienne, a organisé, ce mardi 26 mai 2015, une marche qui a mobilisé des milliers de Maliens. Qui tenaient (tous) à apporter leur soutien à l’accord d’Alger du 15 mai, sensé ouvrir au Mali des perspectives pour la paix et la réconciliation nationale.

Le vendredi 15 mai 2015, le gouvernement, les mouvements de la plateforme et certains groupes armés, ont signé, à Bamako, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Un document qui n’est certes pas parfait, mais qui constitue, selon beaucoup de personnes, une base acceptable à partir de laquelle on peut construire la paix. Ce mardi, 26 mai, par plusieurs milliers, les populations de Bamako et de certaines villes de l’intérieur du pays sont sorties (simultanément) apporter leur soutien à l’accord du 15 mai.

A Bamako, la marche a débuté aux environs de 8h à la place de la liberté. Sur tout le trajet menant au monument de l’indépendance, les marcheurs, banderoles en main, alternaient les messages pour la paix, la stabilité, l’unité et le respect de l’intégrité territoriale du Mali.

Initiative de la coordination des organisations de la société civile, la marche (pacifique) a paralysé le travail administratif et toute l’activité du secteur économique. Pour sa réussite, aucun secteur n’a été négligé. Plusieurs responsables politiques, de la majorité et de l’opposition avaient également fait le déplacement.

L’Association des Elèves et Etudiants du Mali (Aeem) a, de son coté, mobilisé les élèves de toutes les écoles des  rives droite aussi bien que de la rive gauche du District. Le drapeau vert, or et rouge entre les mains de chacun, les scolaires sortaient en foule importante de tous les cotés chantant l’hymne nationale du Mali. Un pays, aujourd’hui à la croisée des chemins et qui a plus que jamais besoin de la mobilisation de ses fils pour faire respecter son honneur et sa dignité dangereusement menacé…

«Cette marche, pour simplement  dire que les Maliens sont là ;  ils veillent. Et tant que les Maliens sont là, ce pays  ne sera jamais divisé», a déclaré Adama Traoré l’un des membres du comité  d’organisation de la marche.

Mme Traoré, Fanta Dicko est une dame très active dans le mouvement associatif. Accompagnée de certaines de ses sœurs, elle a tenu à être de la manifestation pour dire à la communauté internationale qu’elle ne doit pas se tromper d’adversaire. «Quand on a signé l’accord, on pensait que cela allait nous amener la paix. Aujourd’hui, nous voulons dire à la communauté internationale que nous ne comprenons pas que malgré la signature de l’accord, nos maris, nos frères et nos fils continuent toujours  de mourir. Nous voulons savoir si la France et à l’Onu, sont là pour aider le Mali ou pour soutenir la bande de criminels qui nous ont agressé… », a-t-elle déclaré.

Amadou Goita, président du parti, Ps Yelen Kura (de l’opposition) est un des hommes politiques présent à la marche. Selon lui, cette marche a toute sa justification, l’opinion malienne ne comprenant  plus le déroulement des évènements. «Cette signature du 15 mai n’est qu’une étape. Le Mali, en signant ce document, a consenti un énorme sacrifice. Nous attendions au moins de la communauté internationale, à travers la Minusma et la France, un accompagnement pour la stabilité de notre pays et plus de soutien  pour que nous recouvrions l’intégrité territoriale de notre pays… », a-t-il laissé entendre.

Parmi les marcheurs, il y avait un manifestant qui n’est pas du genre à aller par quatre chemins. M Dramane Keita, aujourd’hui conseiller communal, arrive à peine à contenir sa colère. Selon lui, la France ne peut plus continuer à cacher long temps son jeu. Elle est entrain de protéger Kidal.

«Comment comprendre que la France ait libéré les autres régions hormis Kidal. J’ai joué sur le terrain de Kidal, en 1977. C’est une ville que je connais beaucoup. En plus de l’or et d’autres minerais, cette localité malienne a un potentiel en uranium qui dépasse de loin les réserves qui existent du coté Niger. Ce sont ces richesses qu’elle (la France) convoite», accuse t-il.

Présent à la manifestation, Zahabi Ould Sidi Mohamed, le ministre pour la réconciliation nationale, s’est félicité de cette grande mobilisation en faveur de l’accord du 15 mai. Ceci, a-t-il dit, prouve à suffisance l’attachement de tous les enfants du Mali à l’unité de leur pays.  Du haut de cette même tribune, Zahabi Ould Sidi Mohamed a aussi tenu à lancer un appel à la Coordination des mouvements de l’Azawad. «Je demande à nos frères qui n’ont pas encore signé l’accord, de le faire sans délai, afin qu’on débute le processus de la réconciliation et pour le développement qui est le vrai défi de notre pays», a-t-il conclu.

Source: Autre presse

Entretien entre le RSSG et le ministre des affaires étrangères algérien

Bamako, le 26 mai 2015 – Le Représentant Spécial du Secrétaire Général et Chef de la MINUSMA, M. Mongi Hamdi, s’est entretenu lundi 25 mai 2015 à Alger avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, sur le processus de paix au Mali et la situation actuelle dans ce pays.

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Les discussions ont porté sur la nécessité de restaurer le calme, maintenir le cessez-le-feu et encourager la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) à se joindre à l’accord de paix, signé le 15 mai 2015 à Bamako par les autres parties maliennes.

Les deux responsables ont exprimé leur inquiétude à l’égard de la dégradation de la situation sécuritaire au nord du Mali, tout en insistant sur la nécessité d’arrêter impérativement et immédiatement les conflits entre la Coordination et la Plateforme.

Ils ont également insisté sur l’urgente nécessité de multiplier les efforts de la Médiation internationale en vue d’encourager la Coordination à signer l’accord de paix dans les plus brefs délais.

Source: MINUSMA

C’est important de le souligner : le drapeau français brûlé à Bamako

La grande marche de la société civile qui a mobilisé des milliers de Bamakois ce mardi matin a été le lieu de toutes les expressions de colère à l’endroit de l’ancienne puissance coloniale, la France, et de son président, François Hollande. Après avoir écrit sur les pancartes : ‘’A bas la France’’ ; ‘’Hollande égal MNLA’’, des extrémistes sont allés jusqu’à brûler le drapeau français en témoignage du degré de colère qu’ils nourrissent envers l’hexagone.
soldats français serval enfants drapeau français Nord Mali
Et dire que ce sont les mêmes Maliens qui avaient applaudi des deux mains l’arrivée de cette même France un certain 11 janvier 2013 ! C’est dire qu’entre temps beaucoup d’eau a coulé sous le pont de l’Opération Serval convertie aujourd’hui en Barkhane. La France que les Maliens ont vue venir un certain 11 janvier 2013 à Konna était-elle aussi sincère avec le Mali jusqu’à mériter des Maliens leur plus grande sympathie ?
La France et ses avions rafale étaient-ils aussi sincères avec le Mali jusqu’à procurer au président Hollande ‘’la journée la plus importante de sa vie’’ un certain 2 février 2013 au monument de l’Indépendance à Bamako ? Ironie du sort, c’est au même monument de l’Indépendance que les Maliens sont venus manifester leur colère noire contre son ‘’prétendu sauveur’’.
En tout cas, l’élan de sympathie n’est plus le même entre Français et Maliens. La France applaudie à son arrivée au Mali, est aujourd’hui une France haïe, indésirable puis qu’accusée d’être de connivence avec les vrais ennemis de la paix au Mali, les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Tout çà, à cause de ses intérêts colonialistes. Les Maliens ont fini par retenir aussi la dure leçon d’un dirigeant français : ‘’La France n’a pas d’amis, elle a des intérêts’’.
A. Diakité   

Source: Autre presse

Crise malienne : M. Mongi convaincu que la CMA finira par signer l’accord de paix

Le représentant spécial du secrétaire général de  l’ONU pour le Mali, chef de la Minusma, Mongi Hamdi a dit, hier, garder «la  conviction» que la «raison allait l’emporter» pour que l’autre partie de la  Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) puisse signer dans «les plus brefs délais» l’accord de paix et de la réconciliation, issue du processus d’Alger.

Mongi Hamdi Représentant onu nations unies chef minusma«Nous gardons l’espoir et la conviction que la raison va l’emporter pour que la CMA puisse, en fin de compte, signer l’accord de paix et de la réconciliation,  dans les plus brefs délais, pour rétablir la paix et la stabilité au Mali», a indiqué M. Mongi, au terme de l’audience que lui a accordée le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra. L’accord de paix et de réconciliation au Mali a été signé le 15 mai à Bamako par les parties maliennes au dialogue pour le règlement de la crise dans le nord du pays.

Le document a été signé par le représentant du gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali engagés au sein de la Plate-forme d’Alger et par l’équipe de la médiation internationale conduite par l’Algérie,  ainsi que par deux composantes sur cinq que compte la Coordination des mouvements  de l’Azawad (CMA), à savoir la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la CM-FPR2 (Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance).

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil  pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident),  autre composante de la CMA, ont cependant paraphé, le 14 mai à Alger, l’accord  de paix et de la réconciliation. M. Mongi a ajouté qu’il «n’y a pas d’autres choix que celui de la logique de la paix» pour la résolution définitive de la crise malienne en vue du rétablissement de la stabilité dans ce pays et dans la région.

Le chef de la Minusma a salué, par ailleurs, les efforts soutenus de  l’Algérie, notamment de son Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans le dénouement de cette crise. De son côté, M. Lamamra a indiqué que le défi actuellement résidait  en la signature de l’accord par l’autre partie de la CMA, ainsi que sa mise en œuvre concrètement sur le terrain.

Source: Elmoudjahid

Un Casque bleu tué dans une attaque à Bamako

Un Casque bleu de la Mission de l’ONU au Mali a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d’assaillants non identifiés dans la nuit de lundi à mardi à Bamako, la capitale, ont indiqué à l’AFP des sources de sécurité.


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“Des hommes armés que nous n’avons pas encore identifiés ont tiré dans la nuit de lundi sur deux Casques bleus qui étaient à bord d’un véhicule de l’ONU. L’un des deux a été tué, l’autre grièvement blessé”, a déclaré à l’AFP une source de sécurité malienne. “Ce forfait doit être qualifié +d’acte terroriste+. Les auteurs sont les ennemis de la paix”, a ajouté la même source, sans autre précision.

L’attaque et le bilan ont été confirmés par une source de sécurité de la Minusma, précisant que tous deux appartenaient au contingent bangladais.

Les deux Casques bleus venaient de l’aéroport de Bamako en direction du sud de la ville quand ils ont essuyé les tirs d’assaillants à bord d’un véhicule, selon cette source.

Régulièrement frappée par des attaques dans le nord du Mali depuis son déploiement en juillet 2013, la force de l’ONU a essuyé la semaine dernière la première attaque la visant directement à Bamako.

Lors de cette attaque aux premières heures le 20 mai, un homme armé avait tenté d’incendier un véhicule de l’ONU garé devant une résidence de personnels de la Minusma, blessant un gardien et causant des dégâts matériels.

L’attaque avait apparemment pour but de faire ainsi sortir les Casques bleus pour les attaquer à l’arme automatique et à la grenade, selon un enquêteur malien.

La Minusma avait alors rappelé la responsabilité des autorités maliennes “d’assurer la sécurité de son personnel, notamment à Bamako”, alors que le climat s’est alourdi entre la force de l’ONU et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que les groupes armés soutenant le gouvernement.

Rappelant le mandat du Conseil de sécurité, elle avait rejeté “catégoriquement toute mise en question de son impartialité et de celle de son personnel”, après une volée de critiques du président malien lors de la signature d’un accord de paix à Bamako par le camp gouvernemental et la médiation internationale, mais pas par les principaux groupes rebelles.

A la fin de la cérémonie le 15 mai, M. Keïta avait apostrophé le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, sommant les Nations unies de faire “preuve de justice et d’équité” envers le Mali.

Le lendemain à Bamako, M. Ladsous s’était insurgé contre un manque de reconnaissance pour les “sacrifices” de la Minusma, qui compte 35 tués en moins de deux ans, soit la mission la plus “coûuteuse en vies humaines” depuis la Somalie dans les années 1990, avait-il souligné.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l’opération Serval, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France – relayée depuis août 2014 par Barkhane, dont le rayon d’action couvre l’ensemble du Sahel – des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.

Source : Autre Presse

 

Mort d’un Casque bleu visé par des tirs au Mali

Un Casque bleu de la Mission de l’ONU au Mali a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d’assaillants non identifiés dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai, à Bamako.

minusma patrouille kidal

« Des hommes armés que nous n’avons pas encore identifiés ont tiré sur deux Casques bleus qui étaient à bord d’un véhicule de l’ONU. L’un des deux a été tué, l’autre grièvement blessé », a déclaré à l’AFP une source de sécurité malienne. Ce bilan a été confirmé par une source de sécurité de la Minusma, précisant que tous deux appartenaient au contingent bangladais.

source : lemonde.fr

Huitième round des pourparlers inter malien d’Alger : Négociations, discussions ou clarifications ?

On a beau se livrer au jeu des mots, on ne peut nier l’évidence des nécessaires négociations entre le gouvernement et les rebelles de la CMA, car il faut bien que celle-ci signe, si c’est par le dialogue qu’il faut gagner la paix. La plateforme s’est fait éliminer du jeu en signant le document le 15 avant la CMA. Le piège qu’avait craint un responsable de cette plateforme est bien arrivé : la poursuite des négociations entre deux parties, le gouvernement malien et la CMA. Sans la plateforme. L’idée serait d’amener toutes les parties à Alger à partir du 25 mai pour signer l’accord de cessez-le-feu, ensuite ouvrir immédiatement les consultations entre le gouvernement malien et la CMA.

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L’accord pour la paix et la Réconciliation du Mali a été signé le 15 mai, alors que le gouvernement malien et la CMA, donc les parties au conflit avaient des réserves et réclamations non prises en compte. L’accord a été signé au moment où un déluge de feu tombait sur la ville malienne de Ménaka du fait des rebelles de la CMA, qui n’a paraphé le document que la veille de la signature. La pomme de discorde réside dans le déplacement des positions des groupes au moment de la signature du cessez le feu du 23 mai. La communauté internationale compte sur le respect du cessez le feu, donc le retrait du Gatia de Menaka, disposition sans laquelle, la signature de la CMA ne se dessine pas pour le moment. Or l’application de l’accord passe par la signature de la CMA. D’où la convocation par la médiation d’un huitième round des pourparlers inter maliens à Alger pour sortir de l’impasse de la violation du cessez le feu. En vérité, la signature de l’accord le 15 mai, a plongé le pays dans bien des situations embarrassantes, comme la crise avec les Nations-Unies, et la situation à Menaka, utilisée par la CMA pour continuer à jouer le dilatoire. Pendant ce temps, sur le terrain, la situation est toujours confuse avec des combats meurtriers entre les forces pro-gouvernementales et des groupes rebelles, principalement dans la ville de Ménaka, dans la région de Gao, mais aussi à Tessit. Que visent les nouvelles négociations ? L’accord notamment prévoit la mise en place d’assemblées régionales dotées d’importants pouvoirs. Mais la CMA continue d’exiger une reconnaissance officielle de l’Azawad « comme entité géographique, politique et juridique ». Certains des points ont été abordés lors d’une rencontre entre Mongi Hamdi, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) et le président Ibrahim Boubacar Keita, deux jours après la signature de cet accord, le 17 mai. Au centre de leurs discussions, les prochaines étapes du processus de paix au Nord du Mali. Pour Mongi Hamdi, de nombreux efforts restent à fournir pour que la CMA confirme son paraphe à l’accord du 15 mai par une véritable signature. « Dans l’intérêt de tous, nous devons amener la CMA à signer cet accord. Le président Keita m’a confirmé qu’il était prêt à recevoir les groupes rebelles. Mais le préalable est de ne pas toucher à l’accord. Certes, il reste encore des points à clarifier. D’où l’intérêt de poursuivre le dialogue entre les deux parties. Et la Coordination des mouvements de l’Azawad est également favorable à cette approche », selon Mongi Hamdi. Pour lui, le problème de Menaka (attaqué par les groupes de la plateforme le 27 avril) a surgi « alors que nous avions déjà un engagement de principe de la CMA pour poursuivre les discussions. Je regrette cette attaque tout comme les autorités maliennes qui m’ont assuré qu’elles la condamnaient vigoureusement. En effet, il s’agit d’une violation du cessez-le-feu qui avait été conclu. Ils doivent donc se retirer de Ménaka, en attendant que les discussions aboutissent ». Une rencontre du comité technique mixte de sécurité, qui regroupe des représentants militaires de toutes les parties, est prévue à Gao. L’idée est de parvenir à un accord pour un arrêt immédiat des hostilités. Les forces loyalistes de la plate-forme devront se retirer de la ville de Ménaka et être remplacées par les éléments de la Minusma. Ce cessez-le-feu sera valable pendant la mise en œuvre de l’accord de paix du 15 mai. Mais il sera aussi un accord politique qui permettra à la Minusma d’assurer la sécurité à Ménaka. « L’idée est d’amener toutes les parties à Alger à partir du 25 mai pour signer l’accord de cessez-le-feu, ensuite ouvrir immédiatement les consultations entre le gouvernement malien et la CMA ». B. Daou

Source: Lerepublicainmali

Attaque de Tin Hamma : DANS LA LOGIQUE D’UNE VIOLENCE RECURRENTE

La situation sécuritaire reste tendue au Nord même au cours des deux derniers jours, aucune attaque majeure des groupes armés n’a été signalé. Le dernier incident grave remonte au mercredi dernier. Le 20 mai dans la matinée, des éléments de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) ont attaqué le village de Tin-Hamma dans le cercle d’Ansongo, tuant trois civils et pillant les biens de la population.

armee malienne patrouille kidal
Vendredi, le gouvernement avait fait un communiqué indiquant que les Forces armées du Mali, « sont aussitôt intervenues sur les lieux, repoussant les assaillants et saisissant d’importants matériels de guerre ». Cette attaque, poursuivait le communiqué, « a été suivie le lendemain de règlements de compte sanglants entre des éléments de groupes armés appartenant à ladite localité ». Le gouvernement a condamné « sans réserve ces actes malheureux perpétrés contre les populations innocentes et les forces républicaines de défense et de sécurité nationales ».
L’attaque de Tin Hamma, constatait le communiqué, intervient « après celles de Bambaramaoudé et Bintagoungou, dans la logique  d’une série d’actes de violence récurrents entrepris par la CMA ». Aussi, « le gouvernement de la République du Mali s’étonne-t-il des allégations d’exactions attribuées aux forces armées nationales contre des populations suite aux évènements de Tin Hamma ». Il « s’insurge contre de telles accusations et invite les différentes sources à éviter l’amalgame et la surenchère ». Le gouvernement, indiquait le communiqué, « invite la médiation internationale et la communauté internationale à agir pour faire respecter l’Accord pour la Paix et la réconciliation du 15 mai 2015 dont elles sont garantes ».
Sur la même affaire de Tin Hamma, la MINUSMA annonçait dans un communiqué, avoir « reçu des rapports inquiétants faisant état de violations graves des droits de l’Homme et du Droit international humanitaire, dont l’exécution d’un certain nombre de civils parmi lesquels pourrait se trouver un travailleur d’une organisation non gouvernementale internationale, dans le village de Tin-Hamma, dans la région de Gao ». Ces exactions, indiquait la force onusienne, « feraient suite aux affrontements qui ont opposé le 20 mai des membres de la Plateforme et de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ». La MINUSMA assurait avoir déployé « une équipe d’enquête sur le terrain pour rapidement établir les faits » et en attendant les résultats de cette enquête, « souligne que si les informations rapportées sont avérées, ces actes constitueraient des crimes graves dont les responsables devront rendre compte devant la justice ».
La mission onusienne « exprime sa plus vive inquiétude devant l’escalade alarmante des confrontations armées dans plusieurs localités du nord du Mali et condamne une fois de plus les violations flagrantes et continues du cessez-le-feu qui mettent en péril le processus de paix et dont les premières victimes sont les populations civiles ». Ces confrontations, précise-t-elle, « ne cessent d’entraîner des déplacements significatifs de populations civiles qui aggravent la situation humanitaire, réduisent grandement l’espace humanitaire, déjà limité, et affectent négativement l’accès  et la distribution de l’aide humanitaire destinée aux populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants, qui ont un besoin urgent d’assistance ».
Diverses sources expliquent que les éléments de la CMA n’ayant toujours pas pu reprendre la ville d’où les chassés le GATIA, ont tenté de trouver une brèche dans la zone de Gao. C’est ainsi que de violents accrochage les ont opposé, le 20 mai, aux autres groupes armés dans la localité de Tin-Hamma, dans le Cercle d’Ansongo (Région de Gao).
Par ailleurs, la ville de Tessit a été visée par la CMA et sa population pillée. Mais plus tard, l’armée a repris la ville.
Sur un autre plan, la population de Gao est très remontée contre la Minusma qui a transporté les blessés de la CMA à l’hôpital de la ville. Dimanche, des jeunes de Gao se disaient prêts à aller « dégager » les blessés du MNLA. Une rencontre a alors eu lieu entre les représentants de la Minusma à Gao et les autorités régionales. La rencontre s’est terminée en queue de poisson. Car le gouverneur aurait suggéré de trouver un autre lieu d’hospitalisation pour les blessés « encombrants » pour éviter d’attiser la tension entre les jeunes de la ville et la MINUSMA.
Hier le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga en visite à Gao a défendu la position du gouvernement au cours d’une rencontre. Entre temps, le CICR avec l’appui de la MINUSMA a transporté les blessés du MNLA au Niamey.
Selon des témoignages, le centre de santé de référence de Kidal est débordé par les blessés de la CMA. Les cas les plus graves sont donc référés à Gao. La population de Ménaka ne veut pas non plus voir chez elle les blessés du MNLA et associés. Or la MINUSMA ainsi que le CICR tente de trouver une solution pour que les blessés soient soignés dans les centres de santé les plus proches des zones de conflits. Un principe difficile à accepter pour les populations de ces zones victimes des exactions de ces mêmes blessés.

A. DIARRA

source : L Essor

Attaque de Tin Hamma : LE GOUVERNEMENT CONDAMNE, LA MINUSMA ANNONCE UNE ENQUETE

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Dans la matinée du mercredi 20 mai, des éléments de la CMA ont attaqué le village de Tin-Hamma dans le cercle d’Ansongo, tuant trois civils et pillant les biens de la population.
Les Forces armées du Mali, indique un communiqué du gouvernement, « sont aussitôt intervenues sur les lieux, repoussant les assaillants et saisissant d’importants matériels de guerre ». Cette attaque, poursuit le communiqué, « a été suivie le lendemain de règlements de compte sanglants entre des éléments de groupes armés appartenant à ladite localité ». Le gouvernement a condamné « sans réserve ces actes malheureux perpétrés contre les populations innocentes et les forces républicaines de défense et de sécurité nationales ».
L’attaque de Tin Hamma, constate le communiqué, intervient « après celles de Bambaramaoudé et Bintagoungou, dans la logique  d’une série d’actes de violence récurrents entrepris par la CMA ». Aussi, « le gouvernement de la République du Mali s’étonne-t-il des allégations d’exactions attribuées aux forces armées nationales contre des populations suite aux évènements de Tin Hamma ». Il « s’insurge contre de telles accusations et invite les différentes sources à éviter l’amalgame et la surenchère ». Le gouvernement, indique le communiqué, « invite la médiation internationale et la communauté internationale à agir pour faire respecter l’Accord pour la Paix et la réconciliation du 15 mai 2015 dont elles sont garantes ».
Sur la même affaire de Tin Hamma, la MINUSMA annonce dans un communiqué, avoir « reçu des rapports inquiétants faisant état de violations graves des droits de l’Homme et du Droit international humanitaire, dont l’exécution d’un certain nombre de civils parmi lesquels pourrait se trouver un travailleur d’une organisation non gouvernementale internationale, dans le village de Tin-Hamma, dans la région de Gao ». Ces exactions, indique la force onusienne, « feraient suite aux affrontements qui ont opposé le 20 mai des membres de la Plateforme et de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ». La MINUSMA indique avoir déployé « une équipe d’enquête sur le terrain pour rapidement établir les faits » et en attendant les résultats de cette enquête, « souligne que si les informations rapportées sont avérées, ces actes constitueraient des crimes graves dont les responsables devront rendre compte devant la justice ».
La mission onusienne « exprime sa plus vive inquiétude devant l’escalade alarmante des confrontations armées dans plusieurs localités du nord du Mali et condamne une fois de plus les violations flagrantes et continues du cessez-le-feu qui mettent en péril le processus de paix et dont les premières victimes sont les populations civiles ». Ces confrontations, précise-t-elle, « ne cessent d’entraîner des déplacements significatifs de populations civiles qui aggravent la situation humanitaire, réduisent grandement l’espace humanitaire, déjà limité, et affectent négativement l’accès  et la distribution de l’aide humanitaire destinée aux populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants, qui ont un besoin urgent d’assistance ». 
Le communiqué de la MINUSMA « rappelle aux parties prenantes qu’en vertu de la Résolution 2164 du Conseil de Sécurité, elles doivent se conformer aux obligations que leur impose le droit international humanitaire: respecter et protéger le personnel, les installations et les secours humanitaires, faciliter le libre passage des acteurs humanitaires afin que l’aide puisse être apportée à tous ceux qui en ont besoin, tout en respectant les principes directeurs des Nations Unies concernant l’aide humanitaire et le droit international applicable ».

source : L Essor

Mali : 19 Soldats Maliens Capturés Par Les Rebelles

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), alliance de groupes rebelles touaregs, ont annoncé le week-end dernier, avoir capturé 19 soldats de l’armée et saisi des armes, au cours des affrontements qui se sont déroulés vendredi dernier, à Tessit, dans la région de Gao dans le nord du Mali. Le CMA a également pris « brièvement » le contrôle de la petite ville de Tessit.

prisonnier evades bamako

L’armée malienne interrogée par l’agence Reuters, ont confirmé que des soldats manquent bel et bien à l’appel depuis vendredi. Mais, le nombre de soldats absents n’a pas été précisé par l’armée. « Il y a eu des combats entre la CMA et l’armée hier (vendredi) à la tombée de la nuit à Tessit. Certains soldats sont portés disparus. Il est très probable qu’ils aient été faits prisonniers« , a déclaré sous le sceau de l’anonymat un officier de l’armée malienne basé à Gao.

Malgré l’intervention menée par la France, qui a repoussé les combattants liés aux djihadistes d’Al-Qaida, les combats se poursuivent dans le nord du Mali. Ce mois de mai, le gouvernement malien et les rebelles ont signé un accord, grâce à une médiation des autorités algériennes. Certains groupes rebelles, dont la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), avaient boycotté la cérémonie de signature de l’accord, à Bamako.

Lutte contre le terrorisme au Sahel : Mankeur Ndiaye pour une mise en cohérence des stratégies

Le chef de la diplomatie Sénégalaise, Mankeur Ndiaye n’est pas pour la multiplication des stratégies de lutte contre le terrorisme au Sahel. Sa préférence est la mise en cohérence de toutes les stratégies de lutte contre le terrorisme et la sécurité dans le Sahel.

terroriste islamiste djihadiste alqaida aqmi anssardine mujao

«Les Nations Unies ont leur stratégie de lutte contre terrorisme au Sahel, l’Union européenne a sa stratégie, le G5 Sahel a sa stratégie, la Cedeao a la tienne. C’est dire qu’il ya trop de stratégies de lutte. Le mieux est de mettre toutes ces stratégies en cohérence pour plus d’efficacité», a-t-il soutenu sur les antennes de la RFM.

Interpellé sur la non participation du Sénégal aux différentes rencontres du Groupe des 5 pays du Sahel (G5 Sahel), Mankeur Ndiaye a rappelé que le G5 Sahel est créé  sur la base d’un rapport de l’ONU citant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad comme des pays les plus exposés aux attaques terroristes que ces derniers ont décidé de se rencontrer pour dégager une stratégie de lutte ensemble.

Il a réaffirme que le Sénégal est une partie intégrale du Sahel. «Personne ne peut exclure le Sénégal du Sahel », a-t-il martelé.

source : autre presse