Menace terroriste : L’exigence de vigilance et de collaboration Avec les forces de sécurité

L’attaque perpétrée en plein cœur de Bamako le 07 Mars dernier sur la terrasse, faisant 5 morts et de nombreux blessés. Revendiqué par l’Algérien Bel Moctar (le borgne). Un problème qui ne sera résolu sans l’intervention et la franche collaboration de la population.

Un tout premier attentat dans la capitale depuis l’historique intervention des forces étrangères  pour libérer le pays  aux mains des terroristes,  a suscité la peur dans le ventre de tous les maliens d’ici et ailleurs.

La population devrait –elle avoir un rôle à jouer  pour traquer ces individus mal intentionnés qui se servent  de la religion pour semer la terreur?

En effet, aucune force de sécurité dans le monde ne pourra faire face à l’invasion Jihadiste sans l’aide de la population, sans une communication très fiable  entre les forces de sécurité et cette même population.

Quelques raisons du renforcement de l’armée Jihadiste
Des  milliers de jeunes gens sont vite enrôlés  pour défendre les soi-disant  causes de ces groupes  fanatiques religieux dans leur guerre sainte  avec un seul slogan, (ALLAH  AKBAR)  qui signifie Dieu est grand en Arabe.

Sont-ils croyants, ces combattants  pour le Jihad? Ou bien sont-ils motivés par l’argent  jusqu’ à y mettre leur vie en  danger et celles des nombreux  innocents qui sont non pratiquants de la religion musulmane?

Ces groupes terroristes très riches profitent de la difficulté de la vie pour attirer les jeunes vers leurs mouvements de terreur et sans avenir.

Ces jeunes Jihadistes  largement dominés psychologiquement par l’idéologie fanatique religieux, perçoivent  tout homme non musulman comme antagoniste, des déchets que l’humanité doit se débarrasser  à jamais. Des combattants transformés en machine de guerre et dotés d’une expertise dans le domaine du maniement des armes de tous les
genres et aussi dans le domaine de  la fabrication des explosifs artisanaux pour de multiples attentats en tout lieu ainsi qu’à tout moment. Ces réseaux regorgent  des génies de l’informatique qui les aident à tromper la vigilance des agents de sécurité et  aussi ils disposent  de  personnes toujours près  à mourir pour leur cause en massacrant des milliers de vies humaines.

Serait-il possible d’identifier ces individus?

Difficile, très difficile! Ces islamiques, en vrais stratèges, recrutent maintenant non seulement des arabes mais aussi des noirs africains, des jeunes de nationalité française peuvent être membres de ces sectes dans le cadre de bien mener à terme leurs opérations criminelles, frappant sans merci et sans remords les Etats paisibles hostiles à leur idéologie de l’islam radical.

Béchir Ben Haidara (stagiaire)

source : La Nouvelle Patrie

Paraphe de l’accord d’Alger sur la paix et la réconciliation : Le collectif des anciens candidats soutient le paraphe …

La médiation internationale et le gouvernement du Mali ont paraphé l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali sur le territoire Algérien le 1er mars 2015.

 
Ramtane Lamamra abdoulaye diop ministres affaires etrangere cooperation internationale signature accord paix nord mali

Cet accord paraphé par le Mali, la Plate-forme, les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEDEAO, l’organisation de la coopération Islamique, l’Union Européenne, l’Algérie, le Burkina Faso, la République Islamique de Mauritanie, le Niger, la République fédérale du Nigeria, le Tchad, la France, n’a pas encore été paraphé par la coordination.

Ainsi paraphé par le Mali, l’accord a tenu compte des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des précédents, (pacte National d’Avril 1992 et l’accord d’Alger du 4 juillet 2006). Il est donc l’aboutissement d’un long processus. Déjà les actes signés à Ouagadougou, le 18 juin 2013 ont permis la participation des populations du Nord, aux élections présidentielles et législatives, après la crise sécuritaire et institutionnelle traversée par le Mali en 2012. Ainsi sur la base de la nouvelle feuille de route, adoptée par le Mali et l’ensemble des groupes armés le 24 juillet 2014 à Alger et après plusieurs rencontres, notre gouvernement a paraphé le 1er mars 2015, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Selon M. Ousmane Ben Fana Traoré président du collectif des jeunes candidats pour le changement (CPC) et non moins président du Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR), les mesures paraphées dans l’accord s’articulent autour des principes qui sont entre autres, le respect de l’unité  nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc.

La reconnaissance et la promotion de la diversité culturelle et linguistique du Mali et la valorisation de la contribution de tous les  maliens notamment les femmes et les jeunes, le rejet de la violence comme moyen d’expression politique et le recours au dialogue et à la concertation pour le règlement des différends, le respect des droits de l’homme, de la dignité humaine et des libertés fondamentales et religieuses. La lutte contre la corruption et l’impunité le terrorisme, le trafic de drogue et les autres formes de criminalité transnationale organisée. La mise en place d’une architecture institutionnelle, fondée sur des collectivités territoriales dotées d’organes élus au suffrage universel avec des pouvoirs étendus, la promotion d’un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali tenant compte des potentialités respectives, la mise en place  d’un système de défense et de sécurité basé sur les principes d’unicité, d’exclusivité et de représentativité, un redéploiement progressif des forces armées et de sécurité reconstituées du Mali.

Mah Traoré

source : La Nouvelle Patrie

Coup d’état du 22 mars : La trébuche et l’éveil

A quelques jours de la fin de son mandat constitutionnel, le soldat de la démocratie a été contraint ou a préféré quitter le palais de Koulouba. C’était sous les feux de jeunes porteurs d’uniformes en mission d’hommes politiques, de religieux entre autres. Cet abandon du palais va aboutir à la démission d’ATT. Mettant à genou presque 20 ans de démocratie et aboutissant à un éveil de conscience.

Presque passé inaperçu, le fameux putsch d’Amadou Haya Sanogo n’a pourtant pas été que négatif. Il reste un pan de notre jeune démocratie. Cependant, les démocrates se sont plutôt occupés des exactions commises par Moussa Traoré en 1991. Ils ont mis l’acte de 2012 dans une parenthèse que nous appelons chez nous, la trébuche et l’éveil.
En mars 2012, aucun Malien ne pouvait jurer sur la tenue des élections. Un flou plus qu’artistique planait. Même si les prétendants au fauteuil s’étaient lancés corps et âmes dans les campagnes. C’est dans cette atmosphère mi figue mi raisin avec un conflit armé, que Kati prenait le Mali en otage. Depuis, le Mali traverse une période critique de son histoire. Et c’est son existence même qui est et reste menacée. Condamné et interdit par notre constitution, le coup d’état sera consommé par tous. Alors, les démocrates se battent pour le retour à l’ordre constitutionnel tandis que les pros putschistes entendaient enfoncer notre pays dans les ténèbres. Par ce tohu-bohu, le Mali sera mis sur un plateau de déshonneur. Où un vieillard de 70 ans, vrai combattant et enfant béni sera humilié par de jeunes drogués à la solde d’hommes sans vergogne. Il s’agit du professeur émérite Dioncounda Traoré. Un autre tournant dans l’histoire de
notre pays.
Finalement, la démocratie va triompher. Il y aura des élections presque controversées. A l’issue desquelles sera élu un président, IBK. De cette élection à nos jours, rien n’a changé, nous restons cloitrés dans des situations obscures. Ce, par des proches de cet homme qui le trahissent à tout bout de champ. Petit à petit, ne jurant que du Mali, il sort progressivement son nez pour sauver l’honneur du Mali et pour la fierté et le bonheur des Maliens. Alors, le Mali a trébuché mais n’est pas tombé, ne tombe et ne tombera jamais. Nous sommes un Peuple béni mais nous devons revenir à notre vraie identité.
Cependant, il est opportun que chacun sache que l’événement du 22 mars 2012 fut un éveil de conscience. Il a permis à chacun de se connaître et de se faire une idée du nouveau MALIEN. Des vérités aux contre-vérités, des montages et mensonges grotesques, tout y passe et tout y est passé. Cet éveil certainement nous conduira vers de lendemains meilleurs. Même s’il faut le dire, le chemin reste long et parsemé d’embûches. Mais du moment où le président IBK a pu mettre fin à la domination de Kati, enclencher la lutte contre la corruption, poser les jalons de la réforme de l’ARMEE, il ne reste pour lui que de changer davantage de comportement et de stratégies. Pour parvenir à un résultat probant et flatteur pour nous les Maliens (ceux qui sont nés après le 22 septembre 1960). Car, ils sont nombreux aujourd’hui les soudanais dans le gouvernement qui se battent pour nous sauver. Ne soyons donc pas des grillons, soyons des soldats pour
UN PEUPLE-UN BUT-UNE FOI.
Boubacar DABO

source :  Zénith Balé

Mars 1992-mars 2012 : Sombres ou lumineux mois de mars au Mali

Notre pays, le Mali, a connu des événements historiques souvent très déterminants. Nous vous relatons quelques grands évènements survenus dans les mois de mars, pour la plus part d’ordre politique.

general amadou haya sanogo

1991 : le 07 mars, la libération de 24 prisonniers survint et furent remis au comité de suivi des accords de Tamanrasset à Gao.

Le 17 mars fut marqué par le procès en appel du journal Aurore. Sadou Yattara et Chaidou Traore, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef furent condamnés à payer une amande de 25 000F chacun et 100 000 F comme dommage intérêt. Le Mali connu alors le premier procès intenté contre la presse privée. 21 Mars une grève de 72 h fut décrétée par les boulangeries de la place. Une répression sanglante commença en 3erégion soldée par la mort d’un élève de 20 ans suite à une manifestation scolaire. Du 22 au 26 mars l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) entreprend des marches avec barricade à Bamako. Ce fut le vendredi noir où le sang coulera pendant 3 jours (22, 23,24). Le mouvement se radicalise donc avec l’entrée en grève illimité de l’union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). L’unique mot d’ordre était la démission pure et simple du président et du gouvernement. En récapitulant de  tous ces faits, il était non seulement visible et indéniable que le pays était à son comble et que l’étau se resserrait autour des autorités d’alors. La chose prédite survint alors cette nuit du 25 au 26 mars 199, où une frange de l’armée dirigé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Toure venait de renverser le président de la République suite à un coup d’état militaire. Au lendemain de cette nuit fatidique, ATT qui dirige le Comité de réconciliation nationale (CRN), annonce dans une interview à la presse que: « l’armée n’est pas là pour rester au pouvoir ». Le Comité de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP) composé de 10 militaires et de 15 civils a été  mis en place entrainant de facto la disparition du CRN. Le CTSP était dirigé par Amadou Toumani Touré. Le tout nouveau comité se réuni en urgence le 29 Mars 91 pour l’élaboration d’un programme pour la période transitoire et de la loi fondamentale. Le mois de mars 1991 connu ainsi de durs moments pour non seulement les politiciens et les honnêtes citoyens.

En 1992, le gouvernement du Mali et les mouvements rebelles au Nord du pays se sont retrouvés à Alger pour élaborer un document d’accord de paix baptisé « Pacte national.

17 Mars 1992, les anciens de l’Union National des Elèves et Etudiants du Mali à travers une marche funèbre commémore le 12e anniversaire de l’assassinat de Abdoul Karim Camara dit Cabral (leader de l’organisation estudiantine).

La date historique du 26 Mars 1991 fut marquée en  1992 par l’inauguration du carré des Martyrs au cimetière de Niaréla par le président du CTSP. En 1993, le 26 mars, la radio France internationale et Africa No 1 commence à émettre en FM  sur la capitale Bamako et environs.

1994  Mars signature entre gouvernement et UNTM la signature en 13 points d’un protocole d’accord sur les revendications des travailleurs suite à la dévaluation du FCFA.

Dissolution de la CEAO lors du sommet extraordinaire de l’UMOA à Ouagadougou au profit de l’UEMOA.

26 Mars  l’opposition décrète une « ville morte », l’équipe nationale venait de créer une effervescence suite à la victoire (2-0) sur la Tunisie à l’ouverture de la phase finale de CAN.

1995 le 4 Mars Cheick Oumar Cissoko remporte l’Etalon du Yennenga à Ouagadougou, la plus haute distinction du festival panafricain du cinéma (Fespaco) 14eédition pour son film « Guimba« .

21 Mars 1995, les 5e, 6e, et 7erégions du Mali reçoivent la visite du grand Imam de la sainte mosquée de la Mecque Mohamed Abdallah Al Subail.

25 et 26 Mars Le 1ercongrès du CNID se tient avec la déchirure du parti en 2. L’une dirigé par Mountaga TAll et l’autre par le Pr Yoro Diakité.

1996, le 27 Mars, en présence du président Ghanéen John Jerry Rawlings, Alpha Oumar Konaré allume la flamme de la paix. Les armes de plus de 3000 ex combattants furent brulées.

1997, le 3 Mars l’assemblée nationale fut dissoute par le chef de l’état.

4 Mars Djelimady Cissoko décède.

1998 le 8 Mars le musée de la femme « Musokunda » situé en commune I du district de Bamako ouvre ses portes.

1999 que le comité interparlementaire de l’UEMOA a été mise en place à Bamako. Un bureau de 12 membre est élu avec comme 1er président le Togolais Dahuka Péré.

2001 la cour constitutionnelle prête serment et 4 jours plus tard Abderrahmane Baba Toure sera porté à la présidence de la haute juridiction.

18 mars 2012 Modibo Keita est nommé premier ministre en remplacement de Mandé Sidibé.

2003  Mars la participation du président ATT à la 1ere  conférence extraordinaire des chefs d’état des pays membre de l’autorité de développement intégré de la région du Liptako Gourma (ALG).

2004, Mars l’équipe nationale du Mali se qualifie pour les Jeux olympiques d’Athènes (Grèce) suite à sa victoire (1-0) au Cameroun lors du dernier match de poule.

Mars 2011, le 2 Mars, un  Tunisien de 24 ans  nommant Senoun Bechir, se revendiquant membre d’AQMI, auteur en janvier d’un attentat contre l’ambassade de France à Bamako et qui s’est évadé de la  prison malienne où il était détenu. Après une course poursuite, il a été arrêté à Gao où il cherchait à   passer en Algérie. Suite à cette évasion. Le directeur de la sécurité d’Etat, Mami Coulibaly fut limogé.

6 Mars Cheick Modibo Diarra, l’astrophysicien Malien ayant travaillé à la Nasa et président de Microsoft Afrique, a présenté à Bamako la formation politique  qu’il vient de créer en vue des élections présidentiels de 2012 le Rassemblement pour le développement du Mali (RpDM).

Mars 2012 le 21 Mars, après quelque mois d’insécurité dans le nord du Mali aggravé par le retour des centaines de touareg résident en Libye, l’histoire du Mali va enregistrer un autre événement quand Sadio Gassama ministre de la défense et des anciens combattants, et le général  Gabriel Poudiougou, chef d’état-major général des armées, se rendent au camp militaire Soundiata Keita à Kati pour évoquer l’évolution de la situation au Nord du Mali. Ils sont pris à parti par des militaires mécontents, essuient des jets de pierre, leurs garde du corps tirent en l’air pour pouvoir s’enfuir. La colère des militaires s’étend ainsi sur le palais avec des tirs réel. La tête du président fut sauvée par sa garde car, il sera exfiltré à temps. En soirée une mutinerie éclate également à Gao. Les mutins à Bamako multiplient les arrestations dans la nuit.

Le 22 mars 2012 les mutins constitués en Comité National pour le redressement de la Démocratie et la restauration de l’état (CNRDR ou CNRDRE) annonce par la voie du lieutenant Amadou Konaré, la suspension de la constitution et la dissolution des institutions de la république. Il justifie le coup d’état par « l’incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaire de défendre l’intégrité de notre territoire nationale ».

24 Mars 2012 alors que personne ne sait où se trouvait le président ATT, dix partis politique maliens ADEMA, URD, PDES, UFDA, MPR, PSP, PDJ ; PDP, MDM signent une déclaration commune condamnant le  coup d’Etat et exigeant le retour à la normale.

28 Mars, le président ATT dont on était sans nouvel depuis le coup d’état, a accordé une interview à RFI dans laquelle il déclare qu’il en bonne santé et se trouve au Mali. Ainsi, après 21 ans, le Mali vient de connaître son deuxième coup d’état militaire : coïncidence un Amadou renverse un autre Amadou.

Rassemblée par

Albert Kalambry

source : Yeko

Jeu trouble de la France auprès du MNLA Et les Maliens ressentent la main invisible de François Hollande

Ce n’est plus qu’un secret de Polichinelle, la France soutient le MNLA, et le MNLA roule pour la France ; c’est du pareil au même. L’on serait donc tenter de s’interroger aujourd’hui, pour coller à l’actualité : à qui profite le refus du MNLA de signer l’accord d’Alger ?

Nul n’est dupe. Malgré les avantages accordés à cette catégorie de Maliens cependant moins patriotes que les autres, dont des criminels invétérés qui mériteraient plutôt de comparaître devant la Cour pénale internationale, les voilà encore et comme toujours dans leur dynamique de mercenaires à la solde des puissances étrangères. Lorsque le terrorisme est utilisé comme outil de politique étrangère par des Etats, cela s’appelle guerre par procuration. Au Mali il ne s’agit pas de terrorisme mais de terrorisme d’Etat, les mercenaires employés pour ce dessein ne sont que des tentacules d’une même pieuvre, qu’ils prétendent agir au nom de l’Islam ou au nom de l’Azawad. Car il ne s’agit pas de combattants au nom de l’Islam ni même d’un Islam perverti mais de mercenaires sans principes, sans attaches ni programme ni but. Ils ne servent pas leurs intérêts propres mais ceux de l’Occident, de manière consciente et préméditée. Ces
mercenaires sont les harkis des temps modernes, et comme les harkis n’ont pas d’idéologie, les terroristes se prétendant de l’Islam n’en ont pas.
Notre confrère Ali El Hadj Tahar du journal Le Soir d’Algérie dans  » Fruits rouges  » le dit sans ambages :   » Aucun musulman et aucun savant musulman ne peut ignorer que « vouloir créer un Etat musulman, c’est sacraliser le pouvoir », comme le résume le mufti de la république syrienne, cheikh Badr El-Dine Hassoun qui considère que l’Etat en terre d’Islam ne peut être que laïc et séculier pour que des hommes ne monopolisent pas les Choses d’Allah, qui sont censées appartenir à tous. Et ce, ajoute un autre imam syrien, Mohamed Saïd Ramadan Al-Bouti, pour que le savant musulman et la théologie musulmane ne soient pas prisonniers de potentats se prétendant de l’Islam comme l’ont montré les dictatures saoudiennes et celles des rois Hassen II du Maroc et Hussein de Jordanie…  »
Aujourd’hui plusieurs interrogations s’imposent. Quels sont les acteurs de l’ombre et à qui obéissent les prétendus groupes « islamistes  » et « séparatistes » qui s’apparentent beaucoup plus à des mercenaires qu’à des rebelles de conviction et de principes, aussi faux et archaïques soient-ils ? Comment a fonctionné le scénario qui a permis à ces mercenaires de s’installer au Mali ? Avec quels moyens et soutiens ? Pourquoi le Mali ne pouvait pas se défendre ? Comment il en a été empêché avant et après un mystérieux coup d’Etat ?
Les réponses à ces questions sont connues de tous, principalement par les seigneurs tapis dans l’ombre aux Etats-Unis et en France en leur qualité de fabricants et de vendeurs d’armes, et au Qatar en sa qualité de payeur de la facture pour le compte des mercenaires.
Soulignons d’abord que le gouvernement du Mali, pour couper cours à la surenchère et à l’irrédentisme, a bien fait de rappeler de manière solennelle que le paraphe du document dit projet d’accord d’Alger, en attendant sa signature, exclut toute idée de nouvelles négociations sur son contenu, tout en appelant la Médiation à ses responsabilités en tant  que garant du processus de paix. Dont l’objectif est de permettre à notre pays de reconstruire le vivre ensemble et offrir aux réfugiés et aux déplacés la possibilité de regagner leurs foyers dans un climat apaisé.
La France sur le ban des accusés
Citons toujours Ali El Hadj Tahar dans Le Soir d’Algérie :  » La dette malienne s’élevait à 3,19 milliards de dollars en 2012, ce qui est énorme pour un pays qui ne vit que de la vente du coton, d’élevage et d’agriculture. Comment satisfaire les besoins d’une population de 14 millions d’habitants avec un budget de l’Etat de 150 millions d’euros (année 2012), soit à peine la moitié du budget du ministère algérien de la Culture ? La France détient 25% de cette dette et le Qatar, 4%. Les créanciers refusent de passer l’éponge, ce qui oblige le Mali à accepter, en 1992, un plan d’ajustement structurel (libéralisation des prix, ouverture du marché, vente des terres agricoles aux Français) qui, au lieu de relancer la croissance, a rendu le pays plus vulnérable et dépendant de l’extérieur, avec un appauvrissaient plus grand. 72,8% des Maliens vivent avec moins d’un dollar par jour. La misère ne fait que grandir mais les créanciers restent
de glace. Pis : le 11 janvier 1994, la France décide de dévaluer le franc CFA de 50% par rapport au franc français, car le Mali fait partie de la zone franc comme quatorze autres Etats africains et des îles du Pacifique. Cette dévaluation met le peuple malien à genoux : la descente aux enfers peut commencer, et le plan se resserrer. Heureusement, Kadhafi offre des milliers d’emplois aux Maliens, y compris au sein de son armée. Mais lorsqu’il propose au Mali et à d’autres pays de sortir de la zone franc pour préparer la création d’une nouvelle monnaie africaine, de gros problèmes commencent pour les Maliens et Libyens. Les problèmes maliens sont aussi liés au refus du président Amadou Toumani Touré (ATT) d’offrir à la France une base militaire au Mali, base destinée à contrecarrer l’influence libyenne, chinoise, russe et américaine dans sa zone d’influence historique. Les militaires français ont été chassés du Sénégal et doivent
bientôt déguerpir du Tchad : la crise malienne va-t-elle empêcher cela et servir à renforcer le prestige d’une France civilisée libératrice des nations du terrorisme barbare ? La « menace » terroriste marche à tous les coups, y a qu’à voir l’augmentation exponentielle des ventes d’armes à travers le monde et la prolifération de bases militaires américaines. ATT aurait aussi voulu écarter la France (Total) de l’exploitation des gisements de pétrole qui ont été découverts… au Nord-Mali, au sud de la wilaya algérienne d’Adrar. Le pétrole est dans le ventre de la terre mais par-dessus, c’est la misère. Le remboursement de la dette et l’ajustement structurel imposé par le FMI ont mis le Mali à genoux : il n’avait même pas de quoi acheter des munitions pour ses soldats : c’est ce qu’a dit le président ATT ! D’ailleurs, déjà en 2010, selon un câble de Wikileaks, le brigadier général marocain Abdellah Hamdoun, directeur de
l’Intelligence marocaine, informait les Etats-Unis que le Mali manquait de moyens pour contrer Aqmi…  »
Aussi, qui ne se souvient pas que la France soit venue chasser les « terroristes » de Kidal pour y loger le MNLA avec interdiction à l’armée et aux autorités maliennes d’y séjourner ? Même Iyad Ag Gali se promène à Kidal mais Ibk ne peut s’y rendre. Parce que la France l’a voulu ainsi, et que le Mali n’y peut rien.
De la responsabilité de l’OTAN
« Pour précipiter la chute de Kadhafi, l’OTAN a distribué 20 000 tonnes d’armes et de munitions aux groupes « révolutionnaires » par l’entremise du ministre de la défense du Qatar, en qualité de payeur de la facture. En septembre 2011, l’OTAN l’a également chargé de récupérer les armes en question, mais il a laissé des arsenaux entiers à disposition du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), filiale d’Al-Qaïda. Le 10 novembre 2012, Mahmoud Jibril, leader du CNT et chef du parti Alliance des forces nationales libyennes, vainqueur des élections du 7 juillet 2012, disait sur la chaîne irakienne Al Hurra que le Qatar refusait toujours de récupérer les armes qu’il a distribuées aux groupes rebelles qui ont « libéré » son pays, ce qui suppose que Doha a aussi le contrôle sur ces groupes. En vérité, ce sont les Etats-Unis et la France qui sont les premiers responsables de cette situation car le Qatar ne peut laisser des armes dans la
nature sans blanc-seing. Cette information, parmi d’autres dont celles qui filtrent des déclarations officielles, conforte la thèse d’une conspiration au Mali…
Les arsenaux illégalement détenus en Libye et au Mali dépassent donc ceux de certains Etats de la région, c’est ce qu’ont montré les attaques du camp militaire et de l’unité méhariste de Ménaka, ainsi que les garnisons de Tessalit et d’Aguelhok les 17 et 18 janvier 2012.
Les arsenaux des « révolutionnaires » libyens semblent avoir été créés intentionnellement pour l’usage local permanent et une distribution régionale et internationale, également permanente », précise Ali El Hadj Tahar.
Pour rappel, le 17 janvier 2012, le MNLA, Ansar Dine et Aqmi mènent conjointement des attaques contre des casernes maliennes et conquièrent les principales villes du septentrion, dont Kidal, Gao et Tombouctou. L’alliance contre-nature des « séparatistes » et des pseudo-islamistes n’a étonné personne mais elle atteste que tous ces mercenaires n’ont aucune conviction religieuse ou politique réelle et qu’ils opèrent dans une même logique pour un même commanditaire, en fait qu’ils ne sont que des pions dans un plan étranger, tout comme la nébuleuse mère Al-Qaïda, dont les patrons ne sont pas dans des grottes mais dans des bureaux de banques, d’agences de renseignements, de bureaux de présidences ou de chefferies de gouvernements.
En outre, depuis l’entrée de la force serval à Kidal, des échos nous parviennent que la France serait empêtrée dans la recherche minière dans la zone. C’est pourquoi il est interdit toute entrée des forces régulières maliennes dans la zone dont l’accès est strictement réservé à la France et au MNLA. Aussi, dans la guerre de libération de Kidal, de forts soupçons pèsent sur l’intervention française auprès du MNLA le 21 mai 2014, notamment par le brouillage de communications, la présence physique de soldats français armés et l’observation de cadavres français fait foi, pour mettre en déroute l’armée malienne. S’agit-il de mercenaires français, ceux-là envoyés pour entraîner nos troupes et qui à l’occasion s’érigent en combattants contre leurs élèves ?
Que dire de l’atterrissage nocturne de cargos à Kidal ? Pour exporter l’or malien ? Quid des actes terroristes qui se multiplient au Nord et même à Bamako malgré l’opération Barkhane et la présence de la MINUSMA ?
Après Sarkozy, voilà Hollande. L’on peut parier que la main de la France n’est plus invisible, elle n’arrêtera d’ailleurs pas de nous gifler tant que ses objectifs ne sont pas atteints ou que nous commencions à lui jouer des tours en conséquence. Aux autorités de sévir tant que faire se peut. Il faut désarmer ceux qui refusent de signer l’accord, c’est de la responsabilité de la communauté internationale pour justifier sa présence à nos côtés. D’ici là, nous ne pouvons qu’accuser la France de s’être portée auprès du MNLA qui refuse de signer l’accord, alors pour des convenances de son employeur.
Mamadou DABO

SOURCE :  Zénith Balé

Accord paraphe d’Alger : « Ne résout en rien les questions fondamentales »

Depuis le retour des protagonistes d’Alger, les différents bords politiques s’attèlent sur le sujet. C’est dans cette dynamique qu’après un long temps de réflexion, de concertation et de discussion, les partis politiques de l’opposition constructive ont pris une position commune. Ils estiment que cet accord n’est pas bon pour le Mali.

Dans une déclaration déposée dans notre rédaction, l’opposition républicaine et démocratique passe au peigne fin l’accord paraphé par le gouvernement et certains groupes armés. Après une étude minutieuse du document, elle rejette simplement et purement cet accord. Qui, selon elle, ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, l’intégrité du territoire, l’unité nationale et la réconciliation nationale.
Nous vous proposons l’intégralité de cette déclaration fracassante :
« Déclaration de l’Opposition Républicaine et Démocratique (Table ronde des Forces vives sur le projet d’Accord issu du Processus d’Alger, 19 mars 2015 CICB)
Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale, Chef de la Délégation malienne au processus d’Alger, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Représentants des partis politiques de la majorité, des organisations syndicales, des ordres religieux et de la société civile, Chers participants à la Table Ronde de ce jour,
C’est avec une véritable conviction patriotique que les partis politiques  de l’opposition se tiennent  ce matin aux côtés des  forces vives de la nation dans le seul espoir de faire échec à toute tentative de démembrement de notre pays.
Pour l’opposition démocratique et républicaine, le Mali traverse une période critique de son Histoire. Après trois années de crise profonde, c’est l’existence même de notre pays qui est menacée aujourd’hui.
L’accord qui a été paraphé par le gouvernement, le 1er mars 2015 après plusieurs mois de réunions ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, à l’intégrité du territoire, à l’unité nationale et à la réconciliation nationale. Pour nous cet accord n’est pas un bon accord pour le Mali. Il contient les germes d’une désintégration rampante du pays que nous avons connu.
Nous regrettons encore une fois qu’en vue des pourparlers d’Alger, les autorités n’aient pas cru devoir procéder à de véritables concertations sur les questions de fond.
Un consensus national aurait sans aucun doute conforté la position du gouvernement dans les négociations.
Nous nous étonnons que le document paraphé ne fait aucune référence,  ni dans son préambule, ni dans ses Principes, Engagements et Fondements pour un règlement durable du conflit, à la Constitution adoptée par le peuple souverain du Mali en janvier 1992.
L’absence, maintes fois dénoncée, de vision refondatrice de nos institutions et donc de cap du Gouvernement dans la résolution du conflit se reflète dans le document paraphé qui n’envisage pas l’avenir du Mali entier, dans son unité, sa dignité, sa sécurité et sa prospérité.
L’appellation  » Azawad  » citée parmi les trois éléments retenus comme fondements du règlement concerté du conflit et définie comme   » une réalité socio- culturelle, mémorielle et symbolique… « , constitue une véritable imposture politique et est porteuse de germes  réels de séparatisme qu’aucun malien ne doit sous estimer.
La disposition qui consiste à  » assurer une meilleure représentation des populations  du nord du Mali dans les institutions et grands services publics, corps et administration de la République  » est une violation de notre Constitution, des règles et valeurs républicaines, qui ne sauraient admettre ni une administration partisane, ni une administration communautariste.
Le document paraphé conduit le Mali dans un nouveau système d’autonomie de fait des régions avec entre autres l’élection au suffrage universel direct du président de l’Assemblée régionale qui cumule les fonctions de chef de l’exécutif et chef de l’administration de la région.  Toutes choses qui seront sources de blocage dans le fonctionnement institutionnel de la Région et de l’État.
La création d’une police territoriale et la volonté de réserver aux ressortissants des régions du nord, la majorité des effectifs de la fonction publique territoriale sont porteurs de germes d’un régionalisme destructeur pour notre cohésion nationale.
Sur les questions de défense et de sécurité, notre conviction est qu’une armée nationale et républicaine doit être bâtie en dehors de toute considération d’appartenance régionale, ethnique ou communautaire.
L’architecture de l’accord, les multiples engagements, le calendrier de mise en œuvre, les capacités de l’Etat et des collectivités rendent difficiles son application ; les mesures préconisées si le calendrier n’est pas respecté peuvent aboutir à des frustrations pouvant conduire à des blocages, voire à des remises en cause.
En somme, il convient que le gouvernement sache que sur de nombreux points, le document paraphé suscite de la part de nombre de nos concitoyens des interrogations et des doutes légitimes.
Parfaitement conscient de l’impérieuse nécessité pour notre pays de parvenir à une paix véritable, juste et durable, l’opposition demande à la communauté internationale et particulièrement aux Etats du Sahel et autres partenaires bilatéraux d’entendre les inquiétudes et les angoisses du peuple malien afin que les solutions préconisées aujourd’hui ne soient pas sources d’une plus grande déstabilisation du Mali et de ses communautés.
C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs les Ministres, l’opposition démocratique et républicaine ne comprend pas que la délégation gouvernementale ait paraphé un tel document.
Le paraphe du document par le Gouvernement sans qu’il le soit par les groupes de la Coordination ne cesse de susciter incompréhension et indignation à travers le pays.
La visite de la médiation à Kidal, le 17 mars et le refus de la Coordination de parapher le document d’Alger ouvrent incontestablement une crise du processus d’Alger.
L’opposition démocratique et républicaine estime que le Mali doit reprendre le contrôle du processus de sortie de crise et s’engager sur le chemin d’un véritable dialogue inter-malien.
Nous lançons un pressant appel à toutes les forces vives du pays afin qu’ensemble nous conjurions les menaces et les dangers qui pèsent sur le Mali.
Notre peuple doit se rassembler pour sauver notre maison commune. »
En tout état de cause, après la sortie majestueuse du parti de Soumana Sacko (CNAS Faso Hèrè), ce sont les partis ayant décidé d’animer l’opposition qui se désolidarisent de cet accord signé par le gouvernement. Pour l’histoire.
B. DABO

source :  Zénith Balé

Attentat au restaurant «La Terrasse» : La chasse aux terroristes par les forces spéciales se poursuit

Depuis l’attentat commis dans la nuit du 6 au 7 mars 2015 au restaurant «La Terrasse», qui a occasionné plusieurs morts dont un Français, un Belge et trois Maliens, le gouvernement s’est vite attelé à mettre en place un moyen conséquent afin d’arrêter les auteurs de cet acte ignoble. C’est ainsi que des instructions fermes ont été données aux forces spéciales maliennes qui ne veulent rien lâcher.

ibrahim boubacar keita president malien ibk visite restaurant hotel maquis terrasse

Dans ce dossier, le gouvernement du Mali, à travers son porte-parole, Choguel Kokala Maïga, a décidé de mieux communiquer pour donner des informations réelles à la population concernant les auteurs de l’attentat à «La Terrasse». C’est pourquoi le ministre porte-parole du gouvernement, à chaque évolution de la situation, fait appel à la presse nationale et internationale.

Lors d’une conférence de presse, le ministre Choguel Kokala Maïga a informé les journalistes que dans la nuit du 12 au 13, entre 1h et 3h  du matin, l’unité spéciale des forces de sécurité a découvert dans un immeuble situé à Magnambougou une situation suspecte. Cette unité qui relève de la Sécurité d’Etat a pris d’assaut  l’immeuble. Assaut au cours duquel, le terroriste du nom de Mounouri Cissé, originaire du Cercle de Bourem, a été tué suite à l’explosion d’une grenade que lui-même avait préparée en défense à la porte de sa chambre.

Quelques jours plus tard, soit dans la nuit du mercredi à jeudi dernier, entre 21 et 22h, les forces spéciales ont mis la main sur trois autres personnes, toutes ressortissantes de la région de Gao. Le premier complice arrêté se nomme Boubacar Traoré alias Boua. Il travaillait pour une société de transport sur l’axe Gao-Bamako.

C’est lui qui, après avoir reconnu les faits qui lui sont reprochés, a dénoncé deux autres complices qui sont deux frères de la même famille. Il s’agit de Mohaloud Maïga et Salia Maïga, tous du cercle Bourem, précisément d’un village non loin de celui du terroriste Mounirou Cissé, abattu la semaine dernière par les forces spéciales.

Par ailleurs, les investigations des forces spéciales ont permis de découvrir que ce sont ces trois personnes qui ont facilité le déplacement des terroristes de Gao à Bamako. Boubacar dit Boua a, au cours de son interrogatoire, avoué avoir été un ami d’enfance de Mounirou Cissé, qui lui a même donné les moyens pour payer les tickets de transport des terroristes  de  Gao à Bamako. C’est ainsi qu’après l’arrestation de ces trois personnes, les enquêteurs se sont rendus compte que ce sont au total trois terroristes et non deux qui ont perpétré l’attaque contre le restaurant «La Terrasse».

Le ministre porte-parole du gouvernement invite les populations à plus de vigilance. «Je demande aux populations de redoubler de vigilance. Il faut qu’elles aident les forces de sécurité du Mali.  Une certaine vigilance de la population aurait permis d’éviter cet acte», a estimé Choguel Kokala Maïga au cours d’une autre conférence de presse.

 

Diango COULIBALY 

Source: Le Reporter

Réconciliation nationale : identification des actions prioritaires au niveau régional

Dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la Réconciliation nationale et le National Democratic Institute (NDI), se tient du 24 au 25 mars 2015 à l’hôtel Mandé, l’atelier régional de formulation des actions dans le domaine de la réconciliation nationale. L’atelier qui concerne Bamako, regroupe une quarantaine de participants issus des structures étatiques, des collectivités locales, des organisations de jeunes et de femmes, des communicateurs traditionnels, des légitimités traditionnelles et du REPSFCO.

secretaire general ministere Reconciliation nationale Attaher Ag Iknane conference paix

L’ouverture des travaux était placée sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknane ; en présence du chef de cabinet du gouverneur du district, Fatogoma Coulibaly ; du maire de la Commune II, Youssouf Coulibaly et du représentant résident du NDI au Mali, Dr. Badié Hima. L’atelier, faut-il le rappeler,  a pour objectif général l’exploration des actions prioritaires dans le cadre des grandes orientations en matière de réconciliation nationale. Spécifiquement, il s’agit de partager des informations en matière de paix et de réconciliation, identifier des actions prioritaires au niveau régional assortie d’un plan,  mobiliser et impliquer des acteurs.

Pour le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale, Attaher Ag Iknane, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a inscrit la réconciliation nationale parmi ses priorités d’où la création du département de la Réconciliation nationale. A en croire Ag Iknane, depuis sa création, ce département s’est investit dans la réalisation de sa mission à travers l’organisation des assises nationales sur le Nord les 3, 4 et 5 novembre 2013. « Gagner la paix est une chose mais la prospérer et la consolider en est une autre. Nous allons recueillir les préoccupations des uns et des autres à la base pour donner une sève à cette stratégie de réconciliation nationale », a expliqué le secrétaire général du ministère de la Réconciliation nationale.

Le chef de cabinet du gouverneur du district, Fatogoma Coulibaly, a souligné que l’expérience a montré que le processus de réconciliation doit être inclusif. « C’est pourquoi, il faut saluer cette initiative visant à recueillir les actions prioritaires pour un retour  à une paix définitive dans l’ensemble du pays ».

Pour le représentant résident du NDI au Mali, Dr. Badié Hima, l’atelier d’aujourd’hui permettra d’identifier les priorités de chaque localité en matière d’axe d’intervention pour un retour à une réconciliation durable.

« Pour que la paix soit définitive, il faut des actes, des actions et des programmes d’accompagnement, il faut un renforcement des institutions démocratiques, la bonne gouvernance, la prévention et la gestion des conflits. Le présent atelier permettra des échanges entre les acteurs principaux de la région, en vue de l’identification des actions prioritaires au niveau régional de Bamako ».

Il faut préciser que le même atelier sera organisé du 24 au 31 mars à Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti. Tombouctou, Gao et Kidal suivront.

  1. Diakité

Source: Autre presse

IBK à Alger « cet accord est un modèle de réconciliation et de paix »

Le Président Ibrahim Boubacar Keita achève aujourd’hui sa visite de 72 heures en Algérie. Hier, IBK a rencontré le Premier ministre puis le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Le projet d’accord de paix paraphé le 1er mars par le gouvernement du Mali et les mouvements de la plate-forme étaient au centre des discussions.

ibrahim boubacar keita president malien ibk visite Abdelaziz Bouteflika president algerien

Dans une interview accordée à la télévision algérienne, IBK a qualifié l’accord de paix, paraphé par le gouvernement et les mouvements de la plate-forme, de « modèle de réconciliation et de paix ». Pour lui cet accord « équilibré » « ouvre des voies nouvelles ».

Le président malien a aussi rassuré que le Mali fera tout pour tenir ses engagements avec la plate-forme, déjà signataire du document. Pour ce qui est des groupes rebelles de la Coordination qui ont refusé de parapher le document, IBK croit à un fléchissement de leur position actuelle. Il s’est déclaré «optimiste » sur ses « frères qui n’ont pas compris l’urgence d’accepter cet accord ».

L’objectif désormais pour le président, est de « reconstruire l’Etat malien, rebâtir et développer le pays pour que chacune des parties se sente fière de son appartenance ». IBK a aussi salué l’action de l’Algérie pour les efforts déployés, ajoutant qu’il ne s’était pas trompé en demandant à ce pays de prendre la tête de la médiation.

Du côté de la Coordination des Mouvements de l’Azawad, on partage l’optimisme du Président de la République. Selon le porte parole des mouvements rebelles, la Coordination reste disposée au dialogue et attend que la médiation lui propose un format, un lieu et une date.
Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, porte parole de la coordination, joint par Sékou Gadjigo.

« Cet optimisme, nous le partageons avec le Président de la République. Il se trouve qu’après la rencontre de Kidal nous avons écouté avec intérêt la déclaration du gouvernement et même celle de la médiation internationale. Aujourd’hui, la situation est telle que nous attendons juste le format qui va être défini par la médiation, le format, le lieu et la date. Et la Coordination des Mouvements de l’Azawad est entièrement à la disposition de la médiation internationale pour affronter cette question. Quand à l’optimisme, nous le partageons, nous sommes aussi optimistes quant à arriver à un accord global et définitif de cette crise. La CMA a posé quelques problèmes qui peuvent être regardés, mais elle n’a jamais dit que l’accord qui a été proposé n’est pas un accord. Comme l’a dit le Président, il est peut-être équilibré, mais il y a des questions pertinentes qui avaient été soulevées. Malgré tout la Coordination des Mouvements de l’Azawad réitère sa disponibilité et son écoute à la médiation internationale. Pour l’instant nous en sommes là ».

La Pate-forme des groupes armés met en cause la CMA. Selon ses responsables en décidant de ne pas parapher le projet d’accord d’Alger, la Coordination « s’exclue volontairement du processus de paix ». Selon Me Harouna Toureh porte parole de la plate-forme, son mouvement tend toutefois la main aux groupes armés de la coordination et appelle « la CMA à reconsidérer sa position pour donner une chance à la paix ».
Me Harouna Toureh, au micro de Oumar Waigalo.

« Ils auraient pu comprendre que les négociations allaient s’arrêter définitivement à partir du 1er mars. Ils ont eu suffisamment de temps pour comprendre que les négociations ne peuvent perdurer indéfiniment. Ils devraient donc en conséquence prendre toutes les dispositions pour que leur revendication ou leur vision, ne serait-ce qu’en partie, puisse-être prise en compte dans le cadre des négociations. Ils ont tout raté parce que dès le début ils sont venus avec un seul projet. C’est un projet politique qui ne parle que d’indépendance et de fédération. Quand il leur a été demandé de parapher ce document, ils se sont abstenus délibérément de le parapher. L’erreur monumentale consiste pour eux de s’être volontairement exclus du champ contractuel que nous venons de faire à Alger ».

Par Studio Tamani

Source: Studio Tamani

Accord d’Alger : Le PACP adhère au paraphe du document

En marge de la table ronde de restitution sur les accords d’Alger, à laquelle il a pris part, le président du Parti citoyen patriotique (PACP), Niankoro Yeah Samaké, a affirmé que son parti adhère pleinement au paraphe du préaccord d’Alger. “C’est le meilleur instrument dont le Mali dispose pour une sortie de crise”.

Le président du PACP, Niankoro Yeah Samaké, s’est dit satisfait et a félicité le gouvernement d’avoir organisé la table ronde de restitution sur le préaccord d’Alger, tenue le vendredi dernier.

Pour lui, le stade du paraphe du préaccord ne doit pas être le moment de nous fragiliser mais bien au contraire, il doit nous unir à jamais pour nous permettre de gagner du temps pour une sortie de crise. Et d’ajouter que l’on n’a pas besoin d’être au gouvernement pour apporter sa contribution à l’édification du pays.

A l’en croire, l’essentiel a été déjà préservé dans le document ; à savoir : l’intégrité territoriale, la forme républicaine et la laïcité de l’Etat. Selon M. Samaké, aucun accord n’est parfait et avec l’évolution de la nation, la perfection pourrait venir progressivement. C’est le meilleur instrument de paix dont le Mali dispose pour ramener la paix dans le pays.

Pour le président du PACP, le gouvernement a fait ce qui est à notre avantage, il revient aux groupes armés de se décider à temps, sinon, ils seront contraints de s’engager sous la pression de la communauté internationale. « Plus, ils résistent, plus, ils s’isolent », dira-t-il. « Nous l’avons paraphé mais nous ne sommes pas engagés si toutes les parties ne sont pas signataires de l’accord ».

Abordant la question des municipalités, M. Samaké, a affirmé que plus, on reporte les élections, et plus on est moins crédible aux yeux des acteurs politiques. Et d’ajouter qu’avec la régionalisation les élections deviendront compliquées et coûteuses. Il a invité l’Etat à se mettre au travail afin de relever les défis des élections.

Il a exhorté le représentant de l’opposition à se réveiller afin de jouer son rôle de vigilance, car c’est dans la contradiction que jaillit la lumière. Aux termes de l’échange, M. Samaké, a invité les Maliens à l’union sacrée autour du Mali et à laisser leurs divergences de côté.

Ben Dao 

Source: L’Indicateur du Renouveau

Aqmi accentue la pression dans la région de Tombouctou

Un civil malien a été tué et décapité il y a quelques jours dans la région de Tombouctou dans le nord-ouest du pays. Il était accusé par ses assassins d’être un informateur des forces françaises.

terroriste islamiste djihadiste alqaida aqmi anssardine mujao

L’homme accusé d’être un informateur des forces françaises de l’opération Barkhane serait âgé de 39 ans. Ce civil malien a dans un premier temps été enlevé, puis conduit à 120 kilomètres au nord de Tombouctou.

Ce jour-là sur les lieux, une foire hebdomadaire battait son plein. Il y avait du monde. Publiquement, des combattants d’al-Qaïda au Maghreb islamique(Aqmi) – qui ont revendiqué leur acte – l’ont tué et décapité……Lire la suite sur rfi.fr

IBK en panique: Des dizaines de militaires surarmés pour assurer sa protection

Au moment où l’insécurité gagne du terrain à Bamako, le pouvoir semble gagner par la peur. En effet, les Maliens assistent médusés à un déploiement de dispositif sécuritaire impressionnant autour du chef de l’Etat., son domicile, le parcourt du cortège présidentiel, et le palais de Koulouba. ibrahim boubacar keita ibk cortege vehicule garde

Jamais un président malien ne s’est autant barricadé que IBK le fait actuellement. Des véhicules bourrés de gardes (armés jusqu’aux dents) suivent le président de la République partout où il se déplace, y compris dans les lieux de décès où un tel déploiement de forces ne sied pas. Mais il semble que IBK n’est pas homme à écouter les conseils; Pendant ce temps, les citoyens maliens sont livrés à eux. « Nous nous confions notre destin à Dieu » déclare un vieux chauffeur de taxi.

source: l’Aube

Deux semaines après l’attentat de la « Terrasse » : Qu’est-ce qui a donc changé à Bamako ?

Quinze jours après l’attentat du 6 mars dernier à Bamako, rien ne semble s’améliorer en ce qui concerne la sécurisation du citoyen lambda. Absolument rien ! A part que la garde présidentielle a été renforcée et les véhicules non-immatriculés interdits de circulation. Ce qui ne constitue pas une avancée !

Tout de même, les contrôles ont été renforcés devant les bâtiments publics, les hôtels, les restaurants et les lieux  le plus souvent fréquentés par les expatriés. Mais, faut-il le dire,  aucune mesure importante n’est encore prise pour rassurer les habitants de la capitale malienne. Les patrouilles de nuit sont plus ou moins visibles, mais donnent l’impression de beaucoup plus traquer des véhicules non-immatriculés qui oseraient braver l’interdiction de circuler.

Et il convient de préciser qu’en optant de déclarer la chasse aux véhicules non-immatriculés, les autorités maliennes semblent avoir fait un grand pas en arrière dans la lutte contre l’insécurité dans la capitale. Tenez : les propriétaires de ces  véhicules sans  immatriculation sont en majorité  des membres des forces de l’ordre. Avec le manque de moyens de locomotion dans leurs services, la plupart d’entre eux  s’en servent de jour comme de nuit pour pouvoir mener des missions de patrouille ou d’enquête.

Cependant,  avec la nouvelle décision prise par le gouvernent, plusieurs agents des forces de sécurité se trouvent dans l’obligation de ne pouvoir s’acquitter de leurs missions comme auparavant, obligés qu’ils sont de ne pouvoir user de leur véhicule. Que peut faire un élément des forces de sécurité dépourvu de moyen de mobilité ?

En plus,  on a l’impression que l’Etat malien se contredit quelque part en interdisant aussi la circulation les  véhicules  portant  des plaques avec l’inscription « CH » qui signifie qu’une carte grise provisoire est remise au propriétaire du véhicule, en attendant de lui confectionner la carte grise finale et de lui produire sa plaque. Une pratique qui est autorisée sur le sol malien.

En tout état de cause, il convient de rappeler que l’interdiction des véhicules non immatriculés n’est qu’un petit pas dans la lutte contre le terrorisme,  face  à une menace bien réelle. Et puis, n’oublions pas qu’à tout moment un  djihadiste peut se servir d’un véhicule volé pour commettre  sa besogne. On n’est donc pas à l’abri malgré cette mesure d’interdiction des véhicules sans plaque.

Vu sous ce prisme, il incombe aux autorités maliennes d’élargir le champ de collaboration avec le  peuple dans toutes ses composantes pour mieux combattre le mal. Pareilles mesures répressives sans être efficaces ne feront que démobiliser le citoyen lambda.

Djibi

source : La Sentinelle

Accord d’Alger : Le MNLA et ses alliés condamnés à parapher

Il n’est pas question de modifier le document issu des pourparlers d’Alger paraphé par le gouvernement malien en date du 1er Mars 2015. Un accord que le Mnla et ses alliés regroupés au sein de la Coordination des mouvements armés (Cma) ont refusé de parapher. Malgré les accusations portées sur la communauté internationale par rapport à sa position, l’on s’chemine vers une pression extérieure sur ces groupes armés désormais condamnés à signer ce document.

4Des sources indiquent qu’environ 1200 soldats maliens et mauritaniens seraient en action dans le Ouagadou où ils ont effectué une opération tripartite –  bien sûr avec l’armée française – à une opération de contrôle de zone dans la forêt du Ouagadou.

Du 1er au 10 mars 2015, la force Barkhane a participé à une opération tripartite de contrôle de zone aux côtés des forces armées maliennes (Fama) et mauritaniennes (Farim) dans la forêt d’Ouagadou  au nord-ouest du Mali, à la frontière mauritanienne). Cette  forêt servait de base pour certains groupes armés. Elle  avait été le théâtre en 2011, de nombreux  combats entre Aqmi et les forces maliennes accompagnées par les forces étrangères. Cette opération transfrontalière, menée du 1er au 10 mars dernier, avait pour objectif  de signifier la liberté d’action des forces partenaires dans une zone qui représente un bastion de repli pour les groupes armés terroristes.

Les forces tripartites déployées pour cet exercice étaient composées de plus de 700 soldats mauritaniens, 500 militaires maliens et 40 instructeurs de l’armée française. La force Barkhane regroupe 3 000 militaires français dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne, a indiqué une source étrangère.

Ce qui est sûr : le gouvernement malien et la médiation internationale ont écarté toute hypothèse d’une  nouvelle discussion du contenu de l’accord de paix d’Alger

De son côté, la Cma qui avait organisé une rencontre mardi dernier  avec une délégation de diplomates occidentaux et africains  à  Kidal, a présenté par écrit une série de revendications à introduire dans le texte, parmi lesquelles : la  reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique , en référence à l’appellation du nord du Mali par les rebelles; la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone ; un quota de  80 % de ressortissants de l’Azawad  dans les forces de sécurité.

Mais la médiation internationale précise, dans un communiqué publié mercredi, que « la procédure du paraphe engagée à Alger le 1er mars signifie bien que la négociation est parachevée », soulignant que « l’Accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés ».

 Elle ajoute que certaines observations pourraient être prises en compte « dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord », paraphé le 1er mars à Alger par le camp gouvernemental.

Quant au gouvernement malien, une déclaration lue par son porte-parole, Dr Choguel K. Maïga, affirme « de manière solennelle que le paraphe du document, en attendant sa signature, exclut toute idée d’ouvrir de nouvelles négociations sur son contenu et appelle la médiation à prendre ses responsabilités en tant que garant du processus de paix ».

C’est donc dire que le Mnla et ses alliés n’ont plus le choix par rapport au paraphe de ce document. Ils sont certes entre le marteau et l’enclume, mais la signature de ce document s’impose désormais comme seule alternative acceptable par toutes les parties, y compris la communauté internationale qui a élevé le ton à ce sujet.

Coulou

SOURCE : La Sentinelle

​Des miliciens du Polisario prêtent allégeance aux jihadistes maliens

Quatre pick-up équipés de matériel de transmission et d’armes légères volés par les déserteurs

pickup vehicule rebelle mnla touareg

Des miliciens du Polisario ont échoué à rejoindre le front malien après avoir réussi à dérober dans les casernes des camps de Tindouf, quatre pick-up militaires.
Les fugitifs avaient l’intention de rallier le groupe jihadiste Al-Mourabitoune qui écume le Mali sous le commandement du terroriste algérien, Mokhtar Belmokhtar.

Fruit du mariage de deux groupes importants, à savoir le « Mujao » et « Les Signataires par le sang », tous deux dissidents d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Al-Mourabitoune est aujourd’hui l’ennemi numéro 1 des armées régulières qui agissent au Mali et la tête de son chef a été mise à prix par les Américains pour 5 millions de dollars.

Selon des sources concordantes, les quatre véhicules équipés de matériel de transmission et d’armes légères (mitraillettes et munitions), ont été dérobés le 4 mars courant d’une caserne à Rabouni et abandonnés, le dimanche 8 mars, à 170 kilomètres près du camp dit «wilaya de Dakhla», à cause d’un déploiement massif d’unités mobiles de l’armée algérienne qui a barricadé tous les passages conduisant vers la Mauritanie et le Mali.

Les miliciens du Polisario, non identifiés jusqu’ici, ont néanmoins réussi à emporter avec eux tout le matériel de transmission et les armes légères qui étaient à bord.

Les auteurs de cette opération très audacieuse compte tenu du blocus imposé aux camps de Tindouf, auraient également pris le soin de kidnapper le chef des unités spéciales du Polisario et comptaient le remettre au groupe Al-Mourabitoune. Il convient de rappeler que les groupes jihadistes présents sur le sol malien, comptent déjà parmi leurs combattants, de nombreux éléments qui ont déserté des rangs des milices du Polisario.

Après avoir été partiellement anéanti par l’offensive «Serval», lancée à l’initiative de la France en janvier 2013, Al-Mourabitoune tente actuellement de reprendre des forces en mobilisant  de nouvelles recrues. Ceux provenant des rangs du Polisario y sont accueillis les bras ouverts vu les relations privilégiées qu’ils entretiennent avec certains mouvements spécialisés dans le trafic de drogue,  la criminalité transnationale et la traite d’êtres humains.

L’implication directe du Polisario dans ces trafics ne date pas d’hier puisqu’elle avait été mise en  lumière en septembre 2010 avec l’arrestation de Didi Ould Mohamed, un grand ponte séparatiste impliqué dans l’affaire du «Boeing de la coke» qui avait éclaté en novembre 2009.

Cette arrestation avait confirmé que le trafic de cocaïne partait de l’Amérique latine pour arriver en Europe via les camps de Tindouf où sont embastillés des milliers de Sahraouis marocains. Un trafic qui, ajouté au détournement des aides humanitaires internationales, permet d’enrichir non seulement les dirigeants du Polisario, mais aussi les généraux algériens.

C.C

Source: libe.ma

Question à la Coordination des Mouvements de l’Azawad

Sous le prétexte d’aller consulter sa base, la Coordination des Mouvements de l’Azawad, CMA, a refusé de parapher le dernier accord d’Alger, preparé et soumis à toutes les parties, le 1er mars 2015, par  l’equipe internationale de mediation.  Un délai lui fut donné pour cela, et il est allé consulter sa base à Kidal.

kalifa gadiaga professeur enseignement secondaire columbus etats unis

Elle n’a consulté aucune autre base, ni à Tombouctou, ni à Gao, encore moins à Mopti, qui selon elle, serai la capitale de son Azawad. Pourtant, elle clame haut et fort que l’Azawad regroupe les trois regions du nord: Kidal-Gao et Tombouctou, et une partie de la region de Mopti.  Question: Pourquoi n’avoir pas consulté les ressortissants de ces trois regions (Tombouctou, Gao et la partie de Mopti),  avant de tirer les conclusions conduisant au refus de l’accord? Comment peut elle considerer toutes ces regions comme faisant partie de son territoire, et se contenter de consulter seulement les populations de Kidal, la moins peuplée des autres regions, pour pretendre parler au noms de toutes les autres. La reponse sincère et honnête à ces questions, permettra à l’opinion nationale et internationale, de savoir si les pretentions territorriales de la CMA sont fondées, ou si elles relèvent plûtot d’enchères pour mieux négocier.

 

Kalifa Gadiaga

Professeur d’Enseigment Secondaire

Columbus – Ohio -USA

Source: Autre presse

IBK à Alger: faire d’une pierre deux coups !

Le blocage né du paraphe de l’Accord d’Alger, sera indubitablement, au coeur des discussions entre IBK et Abdelaziz Bouteflika à Alger…

 ibrahim boubacar keita ibk abdelaziz bouteflika algerie
Faire d’une pierre, deux coups ! Après la Namibie donc et les rues immaculées de Windhoek, c’est à Alger la blanche qu’Ibrahim Boubacar Keita a atterri dimanche soir, afin de conclure une visite, placée sous le signe de la coopération bilatérale. Ce n’est pas parce que les discussions sont officiellement terminées et que la médiation internationale, menée en terre algérienne, ne veut plus d’un autre round de négociations, que Ladji n’allait pas y faire un tour d’honneur après sa visite de Janvier 2014…

Que la visite soit opportune ou pas, il s’agit en premier lieu de réchauffer les relations bilatérales avec le grand voisin algérien, avec qui nous partageons de beaux kilomètres de frontière, ensuite, aborder la délicate question du blocage issu du paraphe de l’Accord, le 1er mars dernier par deux des trois parties aux négociations tout en reconnaissant les efforts menés par l’Algérie pour avoir abrité 8 mois de négociations en dents de scie.

Pression crescendo
Tandis qu’au nord du Mali, Kidal et sa population, demeure hostile à l’accord, emmenée par la CMA et le MNLA bien disposés à faire durer le suspense ou en tout cas à faire reculer l’échéance, rien n’indique que la partie sera facile pour les autorités maliennes en dépit du ballet diplomatique. Bouteflika, le président vieillissant, aura t-il assez d’influence sur les enfants rebelles de Kidal, pour les convaincre de signer un accord pour lequel on s’applique à convaincre l’opinion que c’est le Mali qui a tout à y gagner, quant même au sein de l’opposition nationale, d’aucuns jugent le texte porteur des germes du “séparatisme” d’antan. Un séparatisme qui d’ailleurs prend d’autres formes et veut se vêtir du manteau de l’autonomie ou du régionalisme…

Pour IBK, qui prend là son bâton de pèlerin, après un intermède fastueux à Windhoek, il faudra user de toute son aura pour emmener l’Algérie, à essayer de faire pression sur la Coordination des mouvements de l’Azawad. Même si ces derniers restent retranchés derrière leurs bases ou de potentiels alliés outre atlantique, leurs soutiens, les ont tous plus ou moins lâché et sous peu, le MNLA et consorts pourraient très vite se retrouver au pied du mur, d’autant qu’ils n’ont toujours pas paraphé l’Accord et donc ne peuvent en demander modification quelconque.

Les réfractaires au texte, ignorent même la teneur sibylline du projet, qui promet pourtant une application à long terme et qui selon les priorités d’unité ou de développement, pourraient arranger les uns ou les autres, alors pourquoi buter sur un simple paraphe ?

C’est là toute la question. La visite d’IBK en terre algérienne, aura cependant le mérite de montrer toute la bonne volonté du Mali à aller vers cette paix, vaine par instants, fragile à d’autres moments, mais qui somme toute, doit arranger les affaires du Mali. Ce n’est pas Bouteflika qui dira le contraire…

Source: Autre presse

Pour Me Toureh, la CMA fait “une erreur monumentale”

Le porte-parole de la Coordination de Mouvements des Forces Patriotiques est catégorique. La CMA ne saurait réclamer la modification de l’accord d’Alger puisqu’elle ne l’a pas paraphé.

harouna toureh avocat sanogo

Après que le gouvernement du Mali se soit montré intransigeant sur la demande d’ouverture de l’accord d’Alger du 1er mars par les rebelles kidalois, c’est maintenant le tour des mouvements qui ont eux paraphé l’accord de hausser le ton. Me Harouna Toureh, président de la Coordination des Mouvements des Forces Patriotiques(CMFP) non moins porte-parole de la plateforme des mouvements d’autodéfense a, lors d’une conférence de presse ce week-end, éclairci certains points qui, selon lui, échappe aux rebelles.

En tant qu’avocat, Me Harouna Toureh a fait un commentaire juridique sur la situation lors du point de presse qu’il a animé ce samedi sur l’accord. «Le MNLA ne peut pas changer même pas une virgule de cet accord. Parce qu’il ne l’a pas paraphé. Pour qu’il demande sa modification, il faut tout d’abord qu’il le paraphe. C’est seulement le Gouvernement et la Plateforme qui peuvent solliciter sa modification. Il n’y a aucune raison objective pour que les mouvements de la Coordination refusent de parapher cet accord » a-t-il confié à la presse avant de préciser que la Coordination a commis une erreur monumentale en ne paraphant pas l’accord. Selon l’homme de droit, il n’est pas question de rouvrir les négociations en l’état actuel. Pour étayer ces arguments, Me Harouna Toureh évoquera l’article 65 de l’accord qui stipule que, « les dispositions du présent Accord et de ses annexes ne peuvent être modifiés qu’avec le consentement express de toutes les parties signataires du présent Accord et après avis du comité de suivi. »

L’indispensable union pour la paix
L’occasion était également belle pour Me Harouna Toureh d’appeler tous les Maliens à un changement de comportement en vue d’assurer la protection du Mali pour qu’il sorte de cette situation exceptionnelle. «C’est vrai que nous avons le soutien de la communauté internationale, mais rien n’est définitif, rien n’est acquis. On n’a pas encore la paix», a-t-il indiqué avant de conclure que c’est un défi auquel le Mali doit nécessairement faire face si nous voulons vivre en paix. Car, a-t-il expliqué, «la paix mondiale est menacée par les terroristes qui sont aux frontières de notre pays, et même à l’intérieur maintenant».

Source: Autre presse

Déclaration de la CNAS-Faso Hèrè sur l’impasse du Processus d’Alger

Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) note sans surprise qu’avec l’impasse dans laquelle  est plongé le processus d’Alger, le Gouvernement malien et la communauté internationale paient aujourd’hui le prix de leurs propres turpitudes dans l’analyse et la gestion de la crise qui secoue le Mali, notamment dans ses régions Nord. En effet :

cnas faso here soumana sako

  1. Dès l’origine et à l’instigation de l’ancienne puissance colonisatrice, le Gouvernement malien et la communauté internationale avaient cru devoir faire une distinction sans fondement entre, d’un côté des groupes armés maliens qui seraient fréquentables, et, de l’autre, les groupes armés terroristes qu’il convient de combattre. Or, il s’agit dans les deux cas de groupes armés organiquement liés sous l’égide de la nébuleuse AQMI et qui se sont associés pour conquérir ensemble les régions Nord du Mali et proclamer, le 26 mai 2012, l’Etat Islamique de l’Azawad appliquant une conception particulière de la charia;
  2. Le Gouvernement malien et la Communauté internationale ont ainsi donné aux  groupes armés « maliens »- alors même que l’origine ou la nationalité malienne de bon nombre de leurs membres n’est pas établie- une légitimité injustifiée, un label de représentativité indu et une impunité inqualifiable, foulant ainsi aux pieds la Constitution du 12 janvier 1992, les lois maliennes sur le port des armes et l’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat ainsi que les lois internationales réprimant les crimes de guerre et autres crimes contre l’humanité;
  3. Avec l’Opération Serval, l’ex-puissance colonisatrice remit en selle ses poulains du MNLA et leur livra Kidal dont ils avaient été chassés en juin 2012 par leurs alliés d’Ançardine, tout en en interdisant l’accès à l’Armée malienne et empêchant les troupes tchadiennes de procéder au désarmement des séparatistes. De forces de restauration de l’intégrité territoriale du Mali, Serval étala au grand jour sa mission non officiellement proclamée de force d’interposition chargée d’imposer sinon l’indépendance immédiate, du moins l’étape intermédiaire et intérimaire de l’autonomie pour Kidal et, éventuellement, d’autres zones à forte présence d’ »enturbannés » et de « lithanés »;
  4. Avec l’Accord de Ouagadougou qui subordonne le désarmement des rebelles à la conclusion d’un Accord définitif, le Gouvernement malien et la communauté internationale violaient les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l’ONU en ce qu’elles exigent le désarmement sans condition des groupes armés déclarés éligibles;
  5. Au fil du temps, la Minusma, dont l’une des missions fondatrices et essentielles consiste officiellement à aider l’Etat malien à restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire national, s’est mise, au nom d’une soit disant neutralité que n’autorise pas son mandat onusien, dans la posture compromettante de force protectrice et d’accompagnement des séparatistes, notamment à Kidal;
  6. Sachant que, survivant aux vicissitudes de l’Histoire politique post coloniale, l’esprit du 22 septembre 1960 et du 21 janvier 1961 reste encore vivace dans une tranche très importante de l’opinion publique malienne, le régime issu des élections générales de 2013, appuyé en cela par l’ex-puissance colonisatrice, crut pouvoir envelopper l’autonomie sous le couvert de « régionalisation » dans un pays qui n’a pas pu réussir le pari de l’étape inférieure de la décentralisation. On aura remarqué non seulement la précipitation avec laquelle furent organisés du 21 au 23 octobre 2013, soit moins de sept semaines après l’investiture présidentielle, les Etats Généraux de la Décentralisation, mais aussi une forte présence d’experts de l’ex-puissance colonisatrice emmenés par un ancien de la Coopération. Or, c’est précisément cette manifestation, suivie peu après de soit disant Assises sur le Nord, que les pouvoirs publics maliens invoquent abusivement comme la source de légitimation du schéma institutionnel servant de cheval de Troie pour le système confédéral proposé par la soit disant Médiation internationale;
  7. Avec l’Accord d’Alger paraphé le 1er mars 2015 par le Gouvernement malien sans consultation préalable du Peuple malien, les séparatistes et leurs alliés et compagnons djihadistes ont obtenu, non seulement une lecture erronée et biasée des causes profondes de l’instabilité récurrente émanant toujours de la seule localité de Kidal, mais aussi une culpabilisation de l’Etat malien- donc une absolution des séparatistes- dans le ‘’retard’’ de développement des régions du Nord sans toutefois le bénéfice d’études sérieuses qui auraient mis en exergue le racisme, les survivances féodales et esclavagistes ainsi que les actes délibérés et systématiques de destruction d’opérations de développement entrepris par les protégés de l’ex-puissance colonisatrice;
  8. Au surplus, tout en clamant que le « régionalisation » permet à chaque région de prendre en charge son propre développement et que l’Etat ne saurait être un acteur du développement au-delà des ses missions régaliennes, le Gouvernement a pris l’engagement irréaliste et intenable de résorber, sur une période de 10 à 15 ans, le retard de développement des régions Nord, alors même que l’expérience démontre que les financements internationaux promis sont rarement au rendez-vous, surtout en ces périodes de disette budgétaire chez la plupart des partenaires extérieurs et compte tenu des procédures de l’aide publique au développement;
  9. Qui plus est, tout en proclamant son attachement sur papier à l’intégrité territoriale du Mali mais en omettant toute référence à la Constitution du Mali et au caractère unitaire de l’Etat qu’elle organise, Alger introduit un système confédéral de gestion régionaliste et « ethniciste » des institutions de la République, de l’Administration et de l’Armée, assorti d’un affaiblissement accéléré de l’Etat, d’une violation de la Constitution, y compris du caractère républicain, démocratique, laïc et unitaire de l’Etat, et d’une reconnaissance formelle du fantasmagorique Azawad comme Nation pouvant donc, demain, revendiquer son droit à l’autodétermination et à l’Indépendance en vertu du droit international, y compris la résolution de décembre 1960 de l’Assemblée Générale des Nations Unies;
  10. En faisant diriger sa délégation aux pourparlers pourtant annoncés comme « inter-maliens», le Gouvernement malien reconnaissait implicitement qu’il participait à des pourparlers, voire des négociations, entre deux Etats différents, l’autre étant représenté par les groupes armés;
  11. Se fondant sur le plébiscite apparent du vainqueur du scrutin présidentiel de 2013, l’ex-puissance colonisatrice avait cru pouvoir faire avaler au Peuple malien la pilule amère d’une autonomie pour ses protégés séparatistes. Sentant une farouche opposition des Forces Vives Patriotiques du Mali, et échaudés par les contradictions répétitives entre d’une part, les discours populistes du Président malien cherchant à amadouer les couches populaires qui l’ont porté au pouvoir à l’instigation des forces putschistes et obscurantistes, et d’autre part, les documents écrits approuvés et paraphés par les émissaires de ce dernier, les poulains séparatistes de l’ex-puissance colonisatrice exigent désormais une mention explicite et littérale de ce que l’Accord d’Alger leur octroie implicitement de façon à peine déguisée ;
  12. Le régime malien issu des élections générales de 2013 sur le calendrier desquelles le Président de l’ex-puissance colonisatrice s’était publiquement déclaré ‘’intraitable »- tout un symbole !- en est réduit à s’embourber dans une campagne confusionniste forcenée dite d’explication et de sensibilisation auprès des populations non consultées au préalable, sans jamais entrer dans le détail des dispositions de l’Accord d’Alger et sans se rendre compte des messages contradictoires servant de trame à cette campagne médiatique mal inspirée. En effet, tout en affirmant avoir formulé en vain 12 pages d’observations- donc plus que la longueur du document principal d’Alger- contre le texte de l’Accord d’Alger, les pouvoirs publics maliens clament dans la même bouffée d’oxygène que ledit Accord est bon pour le Mali. Les pouvoirs publics maliens s’abstiennent toutefois de dire pourquoi ils ont renoncé à ‘’12 pages d’observations contre le texte d’un Accord qui, de manière antidémocratique et anticonstitutionnelle, abandonne une portion substantielle de la souveraineté nationale du Mali et le transforme en un Condominium dirigé par deux pays étrangers dont la responsabilité dans la crise récurrente qui secoue le Nord est pourtant de notoriété publique;
  13. Ayant abdiqué sa responsabilité régalienne de maître d’œuvre et d’ouvrage de la sortie de crise en faveur d’un pays voisin pourtant juge et partie à ladite crise, et ayant reconnu à la Médiation internationale un pouvoir de décision qui ne sied pas à un médiateur, le Gouvernement malien en est réduit à se cacher derrière ladite Médiation internationale dirigée par ce même pays voisin pour essayer de justifier l’injustifiable et à tenter de souiller la place de la Révolution du 26 mars 1991 dans l’Histoire du Mali en rêvant d’une signature de l’Accord à cette même date;
  14. Empêtrée dans ses propres contradictions, la communauté internationale en est réduite à persévérer dans sa politique de violation de ses propres résolutions, notamment la résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 26 avril 2013, et à promettre aux groupes séparatistes et à leurs alliés djihadistes une prise en compte de leurs exigences initiales, conformes celles-là aux clauses du marché de dupes qu’ils ont conclu avec l’ex-puissance colonisatrice au titre de leur illusoire participation à la lutte contre Aqmi et les prises d’otages occidentaux dans le Sahel.

En conséquence, le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè demande solennellement au Gouvernement de la République du Mali de tirer profit de l’impasse du processus d’Alger pour reprendre, dans un cadre national de concertation véritable impliquant toutes les Forces Vives Patriotiques de la Nation, l’initiative politique et diplomatique en vue d’une appropriation nationale effective du processus de sortie de crise fondée sur a) le dialogue intra- et intercommunautaire (sous l’égide des ministres chargés de l’Administration Territoriale, de la Sécurité, de la Défense, de la Réconciliation Nationale et des Affaires Humanitaires), b) le désarmement effectif, complet et sans condition de tous les groupes armés et le renforcement des capacités opérationnelles de l’Armée nationale et des services de sécurité, c) les poursuites judiciaires contre tous les auteurs et complices des crimes commis en relation avec la crise du Nord, d) le retour ordonné et la réinsertion harmonieuse des réfugiés et des déplacés internes accompagné de politiques de gestion durable des ressources naturelles, e) la restauration de l’autorité d’un Etat central non prédateur et le redéploiement de l’Administration et des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national, f)des actions crédibles de ré-légitimation de l’Etat (justice sociale, crise de l’école et de l’emploi, accaparement des terres urbaines et rurales, lutte contre la corruption, politique nationale d’aménagement cohérent et complémentaire du territoire tenant compte des spécificités écologiques régionales et de l’adaptation au changement climatique, etc.) aux yeux du Peuple, g) l’affirmation de la souveraineté nationale et internationale du Mali face aux velléités de vassalisation et de néo-colonisation, h) le renforcement du caractère républicain, démocratique, laïc, social et unitaire de la République du Mali i) le retour aux valeurs fondatrices du 22 septembre 1960 et du 26 mars 1991 j) un partenariat gagnant-gagnant avec tous partenaires extérieurs, y compris l’ex-puissance colonisatrice, qui respectent la souveraineté nationale et internationale du Mali, le principe de non-immixtion dans les affaires intérieures et le droit inconditionnel de notre Etat à exploiter ses ressources stratégiques, notamment minières, au bénéfice primordial du progrès économique et social du Peuple malien et, enfin k) un engagement solennel et écrit des pays étrangers, membres ou non de la Médiation, à ne rien entreprendre comme soutien direct ou indirect à la rébellion armée et au djihadisme.

Le Mali est à la croisée des chemins. La CNAS-Faso Hèrè engage l’ensemble des forces républicaines, démocratiques, progressistes et patriotiques, que le camp de la démission nationale cherche à avoir à l’usure, à redoubler de vigilance et de mobilisation face aux velléités de création d’un nouvel Etat au Sahel au prix d’une partition du Mali.

 

Fait à Bamako, le 20 mars 2015

Pour le Bureau Politique National

 Le Secrétaire Général

  

 L’Ingénieur Soumana Tangara  

Source: Autre presse

Docteur amadou Sangaré à propos de la crise du Mali : «L’Azawade est une pure invention de la France pour s’approprier du pétrole malien»

Dans l’histoire du Mali, les Touareg n’ont jamais eu une histoire propre à eux-mêmes. Fouillez dans tous les grands empires, vous n’en trouverez pas. Les Touareg ont toujours pratiqué une vie de transhumance de pays en pays selon les saisons. C’est pourquoi, les colons français les ont toujours appelés : «les populations nomades de nos colonies».

Les colons français n’ont jamais pu maitriser le déplacement permanent de pays en pays des Touareg.

Ce mode de vie de transhumance de pays en pays est le seul pratiqué par les Touareg depuis des siècles et des siècles.

C’est ainsi qu’ils ont échappé à l’esclavage de la colonisation française. Si les Touareg sont au Mali aujourd’hui, demain ils seront au Niger ; le lendemain ils seront en Libye, ensuite en Algérie, puis en Mauritanie et au Burkina Faso. C’est ainsi qu’ils ont toujours vécu au fil des siècles et les colons français n’ont jamais pu les suivre dans ce déplacement permanent de pays en pays.

Les Touareg n’ont jamais payé un centime de francs comme impôts aux colons français. Ils n’ont jamais été recrutés dans l’armée française pour aller défendre la «mère patrie» coloniale française. Aucun Tamasheq n’a fait les deux (2) guerres mondiales de 1914- 1918 et de 1939-1945. Parmi les Touareg vous ne verrez aucun ancien combattant de ces deux guerres mondiales.

Les colons français ont toujours appelé les Touareg le «Gitanes de l’Afrique». Cette histoire de l’Azawade est encore une pure invention de la France pour avoir la main mise sur les gisements de pétrole se trouvant dans le sous-sol malien.

A la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1946, la France avait découpé le Sahara Malien, le Sahara Mauritanien, le Sahara Burkinabé, le Sahara Algérien, le SAHARA Nigérien pour  former un territoire unique, un territoire français appelé le SAHARA FRANÇAIS afin de s’accaparer de toutes les richesses de ce grand territoire.

En 1956, à la loi cadre, les Présidents : Mamadou Konaté et Modibo Kéita du Mali, Sékou Touré de la Guinée Conakry, Ouenzin Koulibaly de la Haute Volta, Burkina Faso actuel, Hamany Diory du Niger, Moctar Ould Dada de la Mauritanie, François Tombalibaye du Tchad et même Félix Houphouet Boigny de Côte d’Ivoire ce sont tous levés ensemble pour combattre la formation de ce grand territoire français sur le continent africain. Et, depuis, la France n’a jamais abandonné cette idée de s’accaparer des richesses du Sahara.

Le Mali possède le gisement de pétrole le plus important sur le continent Africain. Le Mali est l’un des pays les plus riches en pétrole au monde.

Combien de sociétés de pétrole, Américaines, Japonaises, Russes, Chinoises sont venues pour extraire notre pétrole ? La France les a toutes chassées en faisant prévaloir son droit sur sa zone d’anciennes colonies Françaises.

La division du Mali en deux territoires et l’occupation du Nord par les bandits armés est tout simplement une guerre pour le pétrole.

Je ne parle pas dans le vide. Les dossiers de toutes ces sociétés de pétrole qui étaient venues pour extraire le pétrole malien existent à la direction nationale de la géologie et des mines (DNGM). J’invite tout le monde à aller les consulter. La CEDEAO, le MNLA, les Salafistes et Ançar-Edine et éléments AQMI, tous ces groupes rebelles sont au service de la France et sont financés, entretenus et armés par elle. Notre interlocuteur n’est pas ces groupes rebelles. Notre seul adversaire et unique interlocuteur est la France seule. Il ne faut pas que le Mali se trompe d’ennemis ; notre seul ennemi, c’est la France.

Aujourd’hui, le Mali doit négocier et signer avec la France les conditions d’extraction des gisements de pétrole existant dans le sous-sol malien. C’est à ce seul prix que le MALI retrouvera sa quiétude et son bonheur.

Les Touareg ignorent totalement que l’habillement et la nourriture des troupes françaises pendant les deux guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945 étaient fournis par les paysans africains jusque dans les villages les plus reculés, dans les confins des brousses. Chaque village devait payer, fournir par personne imposable un certain nombre de kilogrammes de coton pour l’habillement des militaires français, de riz, de mil, de sorgho pour leur nourriture, de caoutchouc pour la fabrication des pneumatiques pour les engins militaires, les fibres de dah pour confectionner les sacs pour les différents emballages. Les Touareg ignorent totalement que toutes les routes, les ponts, tous les chemins de fer qui existent sur le continent africain ont été bâtis, bras nus par nos pères et nos grands-pères soumis aux travaux forcés perpétrés par les colons européens.

Les Touareg doivent reconnaitre et remercier les populations sédentaires du Mali de leur acceptation et de leur coexistence pacifique avec eux depuis des siècles et des siècles.

 

Le peuple malien est naturellement un peuple très pacifique

L’Empereur du Mali, l’Empereur Soundiata Kéita qui fonda ce grand Empire de 1235 à 1255 a tenu la première Assemblée Nationale Constituante au Monde :«Kroukan-Fouga» qui mit en place la loi de la coexistence pacifique, la loi du bon voisinage, le cousinage «Séninkougna». Tous les pays qui entourent le Mali aujourd’hui ont été formés par le morcellement de ce grand Empire du Mali, l’empire le plus vaste sur le continent Africain, par les colons français pour leurs intérêts coloniaux. Tous ces pays étaient partie intégrante de ce grand Empire du Mali, c’est le cas de la Guinée Conakry, c’est le cas du Burkina Faso, c’est le cas de la Mauritanie, c’est le cas de la Gambie c’est le cas du Sénégal, c’est le cas du Niger.

Le Mali n’a jamais fait de revendication territoriale à aucun de ces pays. Le Mali se dit, cela n’a aucun sens de réclamer son territoire à soi-même. Car, le Mali est sûr que tous ces pays vont se retrouver un jour et s’unir définitivement dans la grande famille comme avait voulu l’Empereur Soundiata Kéita et le Président Modibo Kéita. C’est pourquoi, le Président Modibo Kéita n’a pas hésité à céder une grande partie du territoire malien à Moctar Ould Dada, Président de la Mauritanie quand la France avait poussé celui-ci à attaquer le Mali pour revendication territoriale en 1962, 1963, 1964 dans le but de déstabiliser le gouvernement du Mali.

Le Président Sékou Touré de Guinée et le Président Modibo Kéita du Mali ont mené la guerre de libération nationale de l’Algérie à côté du Peuple algérien jusqu’à la victoire finale. Le Président Actuel de l’Algérie, le Président Bouteflika pas dans  est témoin de cela. L’unité de l’Afrique n’existe-t-elle pas dans l’hymne du Mali ?

Cette guerre imposée au peuple Malien aujourd’hui est purement et simplement une guerre pour le pétrole. Et c’est l’œuvre de la France.

Par Amadou Sangaré, docteur ingénieur pétrochimiste spécialiste des synthèses de chimie organique et de pétrochimie, professeur de biochimie à la retraite à Daoudabougou, Bamako

SOURCE : Inter De Bamako

Vie de la nation : L’arbre de la crise du nord ne doit pas cacher la forêt des préoccupations ardentes du Peuple

Le Mali revient de loin. Après la crise multidimensionnelle, le pays a su retrouver un semblant de stabilité. Mais avec un énorme fardeau sur ses épaules, la crise du septentrion malien. Si sa résolution est bel et bien une ardente priorité pour le président Keita, cette crise ne doit en aucune manière hypothéquer la marche normale  du Mali vers un développement économique et social durable. L’Avenir immédiat de tout un pays ne saurait être lié à une crise aussi grande soit-elle. Les maliens aspirent désormais à rattraper le retard accusé lors des dernières années. Les chantiers sont énormes et la crise du nord ne saurait servir de prétexte pour mettre en veilleuses les grands projets de développement annoncés pour le pays par le président. L’Administration IBK doit apprendre à résoudre la crise en même temps qu’elle doit continuer à travailler pour le reste du pays.

 mali drapeau

Où sont passées les grandes promesses de campagne du président Ibrahim Boubacar Keita ? Que deviennent les grands chantiers annoncés notamment ceux conclus à Tianjin ? Quid des problèmes au quotidien des maliens à savoir : enrichissement du panier de la ménagère ou encore la fourniture d’eau et d’électricité ? Toutes ces préoccupations et bien d’autres, bien qu’elles figurent parmi les priorités du gouvernement malien, sont passées en second plan. Et pire, elles semblent peu à peu tomber dans l’oubli. La raison, la crise du septentrion malien, qui occupe l’essentiel de l’actualité nationale. Tous les efforts de l’Administration IBK semblent converger vers la résolution de ce problème. Comme si par un coup de baguette magique, la signature des accords de paix serait la panacée pour tous les  problèmes du Mali. Les autorités maliennes avancent à pas de tortues et dans une seule direction ! Ibrahim Boubacar Keita devrait s’inspirer de ce proverbe arabe : « le temps est comme une épée qui plane sur nos têtes. Si tu ne le maitrises pas avant qu’il ne tombe, il te coupera ». IBK est installée depuis plus d’une année et demie à la magistrature suprême. A ce rythme, il entamera la fin de son mandat sans que le pays n’avance d’un iota.

 

Toutes les initiatives soldées par des échecs….

Si toutes les actions entreprises par l’Administration IBK dans l’optique de la stabilisation du nord et de la réconciliation avaient eu un léger impact, la pilule aurait pu passer auprès de la population. Et si un projet d’accord a pu être rédigé et soumis à l’appréciation des groupes rebelles et du gouvernement, c’est uniquement grâce à la Communauté internationale, tout spécialement Paris et Alger. Après huit mois de pourparlers, le Mali a paraphé un pré accord de paix. Il s’agit d’un progrès vers la pacification même si les rebelles ont refusé de le parapher prétextant qu’il ne répond pas aux aspirations de l’ «Azawad».  Mais avant, n’oublions pas que les nouvelles autorités maliennes fraichement installées avaient tenté de créer un cadre propice à la paix sans succès. Des assises et des états généraux de la décentralisation avaient été organisés. Aucun des groupes armés ou « rebelles » n’étaient présents. Soumaïla Cissé, candidat malheureux à la présidentielle et maintenant chef de file de l’Opposition, l’avait alors déploré en plus d’autre grandes personnalités de la scène politique malienne. Le MNLA, avait boycotté l’initiative d’un dialogue, tout comme ses alliés armés. Il aura fallu attendre l’implication de la Communauté internationale dont des institutions comme l’Union Européenne et le Conseil de paix et de Sécurité de l’ONU, de la France et de l’Algérie. Les choses ont depuis lors progressé avec l’ouverture du dialogue entre Bamako et les groupes armés qui a abouti à un projet d’accord dont la signature est prévue dans la capitale malienne dans les prochaines semaines.

IBK fait de moins en moins l’unanimité

La stabilisation du septentrion malien ne devrait pas être le seul cheval de bataille d’IBK, loin de là. Lors de sa campagne électorale, l’économie occupait une place centrale. Pour l’heure, le bilan est vite fait. Aucune réforme de grande ampleur n’a été entreprise. Le marché de l’emploi est toujours aussi stérile avec très peu d’opportunités et toujours de plus en plus de jeunes diplômés sont sans emploi. L’impression généralement ressentie de la reprise économique est trompeuse. Il s’agit uniquement du rattrapage économique logique pour un pays comme le nôtre qui sort d’une crise multidimensionnelle. De plus, depuis son élection, le président IBK fait de moins en moins l’unanimité au sein de l’opinion publique. Elu presque par plébiscite avec un score de 77 %, il est évident que la fleur de l’espoir qu’il avait suscitée  lors de sa campagne, se retrouve aujourd’hui sans fruits. Dans le même temps, les maliens supportent mal de voir des proches de l’entourage direct du président et de sa famille nommés à des postes très importants. Certains ont parodié un des slogans célèbres de sa campagne. Le «  Mali d’abord » que l’on voyait placardé dans toutes les grandes villes du pays, transformé en « ma famille d’abord ». Lui qui ne jurait que par l’équité et la justice, lui qui cria malheur à ceux d’entre nous qui s’adonneraient à la corruption, la malversation financière, le détournement des deniers publics et le népotisme, n’est, en vérité, pas meilleur que les autres, pensent désormais beaucoup de maliens. Certains vont même jusqu’à penser que les actions d’IBK n’ont d’autres vocations que de servir ses propres intérêts à défaut de ceux de la Nation. Ajouté à cela, l’achat très controversé de l’avion présidentiel et le contrat d’armement passé en totale ignorance des règles en matière de passation de marchés publics en République du Mali. Toute chose qui a poussé le FMI a demandé aux autorités de justifier la source du décaissement. Un incident qui poussa l’institution financière mondiale à rompre ses relations avec le Mali avant de les reprendre dans un second temps et donner l’ultimatum de mars 2015 pour un dernier audit. L’image du président IBK en a été fortement écornée.

Dans un pays, quand l’économie va, tout va. Malheureusement, l’on ne peut dire autant pour le Mali d’IBK. Le président est invité à agir et vite, pour l’Honneur et le Bonheur des Maliens !

Ahmed M. Thiam

source : Inf@sept

Me Harouna Toureh face à la presse. : « Le Mali doit imposer la paix à la CMA »

Le président de la CNFPR (Convention Nationale des Forces Patriotiques de Résistance) , Me Harouna Touréh, a animé samedi dernier à son cabinet, un point de presse au cours duquel il a lancé un appel à tous les Maliens afin de se mobiliser pour une paix durable et définitive au Mali.

 harouna toureh avocat sanogo

Pour cela, il faut que le Mali impose la paix à la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) avec le soutien de la Communauté internationale. Un mouvement qui refuse de parapher l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

 

Après les négociations pendant plus de sept mois à Alger, le président de la CNFPR, Me Harouna Touréh, non moins porte-parole des mouvements de la Plateforme du 14 Juin d’Alger, a animé le samedi 21 mars 2015 à son cabinet, un point de presse pour donner la position de la CNFPR par rapport à l’accord paraphé par son mouvement le 1er mars dernier à Alger. Un document qui est le fruit de plusieurs mois de réflexion menée par la Médiation internationale, à sa tête l’Algérie, le gouvernement du Mali et les différents mouvements armés.

Aux dires du conférencier, tous les Maliens doivent mobiliser leur énergie pour la protection du Mali car, avec le refus catégorique de la CMA de parapher le document, rien n’est acquis pour le moment de façon définitive, a soutenu Me Touréh. Aujourd’hui, pense-t-il, si les Maliens ne se donnent pas la main afin d’assurer leur propre sécurité, il n’y aura pas de paix au Mali. Cela passe par la formation et l’équipement des forces Armées et de sécurité pour contribuer de façon efficace aux efforts de redressement sécuritaire du pays.

Concernant le refus catégorique de la CMA de parapher l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le président de la Convention Nationale des Forces Patriotiques de Résistance pense que cela a été la plus grosse erreur commise par le MNLA et alliés. Aujourd’hui, considérée comme les ennemis de la paix, la CMA fera désormais face à la Communauté internationale. Pour qui, le présent accord est un compromis dynamique et équilibré et qui comporte beaucoup d’innovations. Il a été soumis à réflexion pendant plusieurs mois depuis à l’état de document de travail, puis préaccord et ensuite Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Donc, demander un délai pour aller soumettre à leur base, n’est qu’une farce de la part de la CMA qui a voulu, une fois de plus, montrer leur désintérêt au précieux document.

Il est temps aujourd’hui que le Mali, avec le soutien de la Communauté internationale, impose la paix à la CMA. Dans l’article 65 de l’accord, il est clairement défini que les dispositions du présent Accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les parties signataires du présent Accord et après avis du Comité de suivi.          Et dans ce cas espèce, seuls le gouvernement du Mali et la Plateforme qui ont paraphé peuvent se prononcer sur les modifications à apporter sur le document. Si cela est nécessaire. Ce qui veut dire qu’aucune modification n’est possible à la demande de la CMA. Donc une perte de temps pour le MNLA qui sera obligé d’avaler le couleuvre avec la mise en application de l’article 4 qui stipule que les dispositions de portée nationale arrêtées dans le présent Accord seront mises en œuvre prioritairement dans les régions du Nord du Mali, sans préjudice des mesures spécifiques convenues pour cette partie du pays. Ces dispositions sont applicables aux autres régions du pays.

Youssouf Sangaré

source : Le Malien

Défense et sécurité : Ce que prévoit l’accord paraphé d’Alger

Ils sont nombreux, ceux qui supputent sur le contenu d’un accord qu’ils n’ont pas lu et analyser. C’est le goulot d’étranglement de la plus part des mesures entreprises par notre gouvernement.

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Dans le souci d’éclairer la lanterne de ses lecteurs, votre bi hebdo se donne pour mission d’éclairer au fil de ses parutions sur les grandes lignes dudit accord. Ne sera pas repris point par point les articles, mais l’essentiel des éléments que nous jugeons indispensable à la bonne compréhension de l’accord. Nous commençons par l’épineuse question  qu’est celle de la défense et de la sécurité.

L’accord d’Alger prévoit que nos forces armées et de sécurité soient inclusives avec une représentation significative de toutes les populations du Mali. Des forces armées qui seront commandées hiérarchiquement par l’Etat Central (la régionalisation étant une donne désormais à prendre en compte.) Des anciens seront réinsérer au sein de l’armée. Mais, cette mesure va concerner que ceux éligibles à l’intégration. Ce processus de choix va être mené avec le soutien de la MINUSMA. Au moment ou des combattants seront cantonnés, va se poursuivre le programme de Désarmement, Démobilisation, et Réinsertion (DDR).  Les éléments concernés intégreront soit l’armée ou la vie civile c’est selon. Il faut préciser que ce programme concernera les ex-combattants cantonnés qui n’auront pas bénéficié de l’intégration. Une commission nationale sera mise en place, comprenant les représentants du gouvernement et des mouvements signataires pour veiller sur la mise en œuvre du programme DDR. Cette commission travaillera en étroite collaboration avec la mission des observateurs.

L’accord nous fait savoir, que les forces armées  et de sécurité reconstituées seront déployées progressivement à compter de la signature de l’accord sur l’ensemble des régions du Nord. Le Mécanisme Opérationnel de coordination avec l’appui de la Minusma se chargera de sa  conduite.

Pour faciliter le retour de la confiance et la sécurisation progressive des régions du nord, il est prévu que ces forces déployées devront comprendre un nombre plus élevé de nordistes, même dans le commandement. En plus de la mise en place d’un conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), il sera procédé à la création d’une police placée sous l’autorité des collectivités territoriales, dans le cadre de leurs pouvoirs

La Conseil de la RSS qui sera représentatif des communautés, aura pour mission d’entreprendre un réflexion approfondie sur une nouvelle vision nationale de la sécurité et de la défense en tenant compte de tous les facteurs locaux, régionaux, nationaux et internationaux pertinents. Mieux, ce conseil fera des recommandations sur des mécanismes novateurs en ce qui concerne les nominations aux postes dans les grands commandements et services, aux fins de renforcer la cohésion nationale ainsi que la professionnalisation et l’efficacité desdits postes. Pour finir l’accord prévoit la mise en place des comités consultatifs locaux de sécurité (CCLS) regroupant les représentant de l’Etat, des autorités régionales et locales, des communautés et des autorités traditionnelles, sont mis en place et placés sous l’autorité du chef de l’exécutif local.

En annexe, il est prévu la création d’une Commission Technique de Sécurité (CTS) qui prendra les attributions de la Commission Technique Mixte de Sécurité (CTMS) issue de l’accord de Ouaga. Ses missions seront entre autres d’observer le cessez-le-feu entre les parties ; de mettre à jour les arrangements sécuritaires et les vérifier ; soutenir techniquement le processus d’intégration des ex-combattants etc. Il sera institué dans les 60 jours qui suivent la signature de l’accord, la mise en place du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) et des patrouilles mixtes. En vue du cantonnement, les combattants devront dans les 30 jours qui suivent la signature de l’accord soumettre à la CTS une liste définitive et certifiée de leurs combattants et leurs  armements.

60 jours c’est ce qu’il faudra après la signature de l’accord pour : la mise en place de la commission chargée de l’intégration des anciens-combattants ; du démarrage du processus de désarmement, de démobilisation, et de réinsertion (DDR) ; du redéploiement des forces armées et de sécurité et pour enfin démarrer la réforme du secteur de la défense et de la sécurité.

Mohamed DAGNOKO

SOURCE : Le Pouce

Attentat de » la Terrasse » : Les langues se délient

Depuis le 6 mars dernier, date de la tragédie ayant causé la mort de cinq personnes, les enquêteurs intensifient leurs recherches. L’interpellation d’une dizaine de personnes à Kati, suivie de la traque meurtrière de Mounirou Cissé à Bamako, puis l’arrestation de trois autres présumés complices, ne permettent toujours pas de s’aventurer. Certes, des indices sérieux lient les divers acteurs (types d’armes, de munitions) contacts téléphoniques), mais l’on éviterait toute conclusion hâtive. La piste d’un règlement de comptes ne serait pas à écarter. Et pour cause !

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Faut-il rappeler que c’est dans la nuit du vendredi 6 mars au samedi 7 mars 2015 qu’un attentat meurtrier avait frappé un bar – restaurant de Bamako.  » La Terrasse « , c’est son nom, est située dans une rue bondée de la Commune II, alias Rue Princesse. L’attentat avait fait cinq victimes (trois Maliens et deux Expatriés) ainsi que de nombreux blessés. La tragédie avait naturellement bouleversé tout le monde. Et l’inquiétude grandissait au fur et à mesure que les jours passaient car les auteurs demeuraient introuvables des jours après.

Il aurait fallu attendre le vendredi 13 mars dernier pour que les forces de sécurité parviennent à abattre l’un des présumés complices des tueurs, en la personne de Mohamed Mounirou Cissé. Pour les observateurs, l’arrestation de ce jeune homme, de 22 ans seulement, aurait pu faire avancer les enquêtes qualificativement. Hélas !

Cela dit, les forces de sécurité avaient réussi à interpeller plusieurs personnes à Kati quelques jours auparavant. Des indices sérieux (types d’armes, munition, appels téléphoniques) ont laissé paraître des liens évidents. Et dans la foulée, les forces de sécurité parviendront à interpeller trois autres personnes. C’était le jeudi dernier. Il s’agit, entre autres, de Traoré Aboubacar, Maouloud Maïga et Salia Maïga. Tous les trois seraient des ressortissants du cercle de Bourem d’où est aussi originaire Mohamed Mounirou Cissé.

Les autorités ont, on le sait, rapidement privilégié la piste terroriste après l’attentat. Une partie de la presse aussi. L’hypothèse est plausible d’autant plus que les tueurs s’en étaient pris à un lieu proscrit par les groupes jahadistes (donc terroristes), en l’occurrence un bar – restaurant, mais surtout à des expatriés, un Français et un Belge. Toutefois, trois Maliens y périrent.

Certaines sources indiquent aujourd’hui que les trois Maliens ne semblaient pas être visés par les tueurs. Idem pour le Belge qui se serait retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Parait – il que ce dernier regagnait même son véhicule à la sortie du bar – restaurant lorsqu’il fut atteint par les balles. Quant à la victime française, lui aussi aurait subi le triste sort à la place d’un autre compatriote. Ce dernier aurait eu plus de chance. Nos sources assurent que ce Français se trouvait effectivement sur les lieux. Et qu’à un moment, il aurait été invité par des amis à changer de coin. L’homme serait l’un de ses nombreux formateurs expatriés dans notre pays. D’autres sources privilégient la piste d’un règlement de comptes. La Terrasse étant la propriété d’un Libanais, toutes les spéculations sont permises de leur part. Pour elles, vu la cadence de la fréquentation du bar – restaurant du sieur Assy Wahib, un Libanais bien sûr, le crime aurait pour but de faire chasser la clientèle. Hypothèse simpliste mais pas à écarter. En tout cas, la présence d’enquêteurs français à Bamako devrait permettre de découvrir toute la vérité.

source : Le Malien

L’Algérie, ce voisin qui nous veut du mal

” Le premier rebelle ou terroriste qui franchira le premier kilomètre carré du territoire national trouvera en face de lui le premier soldat malien”!

Ces « gaillardissimes » déclarations sont du candidat à la présidentielle 2013 et du président de la République IBK qui a été depuis trimbalé, piétiné et humilié par ses amis du MNLA. Amitié qui a été célébrée en ces termes par « l’insubmersible » candidat IBK! « Ils me font confiance car ils voient en moi un homme sérieux » confiait- il au micro de RFI à la veille du scrutin présidentiel en parlant des bandits armés du MNLA et leurs alliés terroristes qui avaient appelé à voter pour lui! Tout comme la soldatesque de Kati et les religieux du Haut Conseil Islamique!

Qu’il est bien loin le temps, ne lui en déplaise, où le candidat IBK est allé tenir aux diplomates algériens un discours d’une insupportable flagornerie! C’était en juillet 2012.

Pour rappel, les péripéties de l’engagement du Mali aux côtés des Moudjahidines algériens sont assez connues pour qu’il soit besoin d’y revenir. Mais j’ai eu l’agréable surprise à la lecture, il y a un peu plus d’un an, d’un ouvrage intitulé : « Histoire secrète du pétrole algérien » de Hocine MALTI, de mesurer combien les premiers dirigeants du Mali, de l’US-RDA, ont pesé dans l’échec du projet français de concéder l’indépendance formelle à une Algérie du Nord et de créer une Organisation Commune des Etats Riverains du Sahara (OCRS) pour noyer l’annexion du Sud algérien et son pétrole dans une entité qui devait regrouper aussi le Sahara malien et nigérien. L’auteur note, pour notre fierté, que la réponse du Mali fut intransigeante.

Mais la graine de la division qui avait été ainsi semée au Sahara contribuera pour une large part à la première rébellion de l’Adrar des Ifogas contre laquelle, pour faire droit à la justice et à la vérité, l’Algérie prit résolument fait et cause pour l’unité du Mali. Et, à bien des égards, c’était la première et la dernière fois que notre voisin du Nord marqua de la considération pour notre pays.

Tout le reste de notre compagnonnage peut se résumer en une succession de coups bas, de chantage et de fourberie que le Mali, dur au mal, n’a eu de cesse d’encaisser jusqu’à l’apologie récente de la partition de notre pays à travers un soutien forcené aux groupes armés.

Le régime du Général Moussa Traoré a poussé jusqu’à la caricature cette démarche de subordination à l’Algérie, avec la reconnaissance en 1984 de la fantomatique république arabe sahraouie démocratique sous la pression de notre puissant voisin qui réussissait à l’occasion un coup double : faire admettre le POLISARIO comme membre à part entière de l’Organisation de l’Unité Africaine et chassant, du même coup, le Royaume du Maroc. Dans son dépit, Hassan II avait eu cette note d’humour : « après cette décision inqualifiable, je n’aurai plus à subir les discours de chefs d’Etats aussi analphabètes les uns que les autres. Il y a bien longtemps que le niveau du débat avait baissé à Africa Hall » (ancien site qui abritait les sommets de l’OUA).

Le Président Alpha Oumar Konaré, entre 1992 et 2002, a joué la stratégie de l’évitement. Il faut bien reconnaître qu’il n’avait pas lésiné dans l’abondement des fonds de réinsertion prévus par le Pacte national du 11 avril 1992 et qui se sont révélés un vrai tiroir-caisse pour les chefs rebelles de tous poils. La foucade de Bahanga qui, dans un mouvement d’intimidation, avait réussi à imposer sa fraction commune nouvelle Commune après la fixation de la liste définitive du découpage a été une des escarmouches qui n’ont jamais véritablement débouché sur de crises graves.

Le Président ATT n’a pas, lui, n’a pas eu la chance de son prédécesseur. En 10 ans, il a tour à tour eu à faire face à la rébellion du 23 Mai 2006 sous la houlette du même Bahanga et à celle du 17 janvier 2012, qui va se révéler être la pire crise sécuritaire vécue au Mali en plus d’un demi-siècle d’indépendance.

En mai 2006, l’Algérie sert de pays de repli pour les bandits armés après les assauts multiples et répétés contre l’armée malienne. Le pyromane algérien va plus tard se draper dans le manteau du pompier, offrant le gîte et le couvert à des négociations qui vont accoucher de l’Accord portant le nom de sa capitale. L’Accord d’Alger n’aura aucunement servi de panacée contre la résurgence de l’irrédentisme des groupes extrémistes touaregs même s’il ne mérite pas le sort indigne qui lui est parfois fait dans les jugements. Tamanrasset, le Pacte National, l’Accord d’Alger, l’Accord intérimaire de Ouagadougou sont de la même veine. Ce n’est pas tant leurs contenus qui sont en cause que le manque de fiabilité des protagonistes d’en-face.

Mais le vrai visage de l’Algérie apparaîtra au Malien après l’attaque du 17 janvier 2012 contre Ménaka, revendiquée par le MNLA. La Sécurité militaire algérienne fait rapidement la revue des acteurs de cette énième rébellion et constate que la France, avec le soutien actif de Sarkozy a pris une longueur d’avance dans la déstabilisation de notre pays à travers un soutien appuyé au MNLA et un coaching adroit des diplomates et membres de services français. L’Algérie déclenche immédiatement l’opération de remise en selle de IYAD AGHALI dont les jeunes du MNLA se méfient comme de la peste et qui, de son côté, n’a aucune envie de se mettre sous la coupe de gamins plus doués pour animer des blogs que pour conduire une guerre au long cours. L’Algérie n’ignore rien des tribulations islamo-djihadistes de son poulain, mais elle connaît trop le passé de l’homme pour croire à la sincérité de son revirement. Après tout, le MNLA ayant brandi la bannière laïque et libérale, le choix le plus porteur pour IYAD, par asymétrie, était de hisser l’étendard de l’islam dans cette bande sahélo-saharienne où un noyau dur du mouvement Al Qaïda avait réussi à s’implanter dans chacun des pays.

Ils sont nombreux aujourd’hui parmi nos compatriotes à se convaincre que l’Algérie n’est ni un pays ami du Mali, ni un voisin qui lui veut du bien.

La désillusion est, pour nous, si terrible qu’elle intervient au bout d’une course de plus de 50 ans où tous les dirigeants maliens ont eu à cœur de ménager le « délicat et ombrageux» voisin, souvent, le plus souvent au mépris de notre sens de l’orgueil.

Notre cher voisin dont sont sont originaires les terroristes engendrés par le FILS et le GIA de Abassi Madani et du GSPC de Hassan Hattab préfère voir Bel Moctar, Droukdel et Abou Zeid semer la terreur dans le Nord Mali et avoir un œil sur eux.

Au moment où le Mali se consumait, avec un risque mesurable que l’incendie se propage dans la case des voisins algérien et mauritanien, nos compatriotes eurent l’effroyable sensation d’étourderie en écoutant les dirigeants de ces deux pays nous convier au dialogue comme seule voie sortie de la crise. Et comme si cela ne suffisait pas, l’Algérie ouvrit la voie aux trafics les plus extravagants en direction du Nord où les produits de consommation courante coûtaient deux fois moins chers qu’à Bamako qui s’enfonçait dans les affres de l’après-putsch. « Cette relative abondance » avait largement contribué à créer un courant de sympathie d’une frange de la population autour d’Ançardine et du MUJAO.

Quand survint l’attaque de Ina Menas, le site pétrolier, à l’initiative du groupe terroriste  » les signataires par le sang » conduit par Belmoktar, les Maliens s’attendaient à un exercice pratique des bons conseils qu’Alger nous avait prodigués, à savoir dialoguer avec les preneurs d’otages pour éviter toute effusion de sang. Sans en référer même aux pays dont les otages étaient ressortissants, les forces de sécurité algérienne lancent l’assaut meurtrier qui laissera plus de 50 étrangers.

Cela veut tout simplement dire que l’Algérie qui a toujours boycotté les différentes initiatives prises par le président de la République ATT dans le sens de stabiliser le Nord du Mali (CEMOG, création d’une force alternative des Pays du Champ)  est le premier ennemi de notre pays.

Le Mali, à défaut de rejeter le document intitulé ACCORD POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION AU MALI ISSU DU PROCESSUS D’ALGER, aurait dû y apposer le contreseing après le paraphe des autres Parties et notamment celui de la CMA.

Après 2 semaines de théâtre des rues, la Médiation se déplace à Kidal pour rencontrer le monstre qu’elle a enfanté.

Les maliens doivent comprendre que par cette visite, La Médiation qui a déjà reconnu l’AZAWAD comme REALITÉ SOCIOCULTURELLE MÉMORIELLE ET SYMBOLIQUE vient de conférer à Kidal le Statut d’un Etat bis.

Telle est mon intime conviction.

Fatoumata SAKO

source : L Aube

Accord d’Alger : L’impasse !

Le paraphe de l’Accord d’Alger du 25 février est dans l’impasse. En cherchant à accorder les violons avec les groupes armés radicaux, le Mali semble s’être engouffré dans un tunnel sans issue. Et pour cause, l’Accord paraphé par le gouvernement le 1er mars, accueilli avec avis favorable par la majorité présidentielle et une partie de la société civile et avec méfiance par une frange importante du peuple, mais rejeté par l’opposition malienne républicaine et démocratique et l’opposition radicale, est finalement définitivement repoussé par la Coordination des mouvements armés. Les rebelles refusent de signer. Le plaidoyer de la Médiation à Kidal n’y fit rien. Conséquence : aujourd’hui, on n’avance, ni on ne recule. On ne décide pas, on n’agit pas, on ne sanctionne pas. Blocage parfait !

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La coordination des mouvements armés (CMA) se joue du gouvernement de la République du Mali, de l’équipe de Médiation de la crise malienne et de l’ensemble de la communauté internationale. Elle met au pilori Ibrahim Boubacar Kéïta, Mohamed Ould Abdel Aziz et François Hollande. Mais aussi Robert Mugabé, Donald Tusk et Ban Ki-moon. Les rebelles maliens défient les puissances mondiales.

Le lundi 16 mars, la Coordination des mouvements de l’Azawad, qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), le Mouvement arabe de l’Azawad (Maa), la Coalition du peuple pour l’Azawad (Cpa) et la Cmfpr2,a refusé de parapher l’«Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger », en exigeant des amendements profonds du document, déjà paraphé le 1er mars par le gouvernement malien et les groupes armés de la Plateforme.

Une forte délégation de la Médiation qui s’est déportée à Kidal dès le lendemain, 17 mars, a échoué radicalement dans son entreprise de ramener les rebelles à la maison. Ce fiasco vient remettre en cause le fruit de plus de huit mois de négociations et de pourparlers (à coup de ballets aériens entre Bamako-Kidal et Alger) entre acteurs de la crise malienne.

Pourtant, tout semblait bien parti le 1er mars quand un document, jugé globalement bon, fut paraphé par le gouvernement malien et certains groupes armés. Mais, là s’arrête la réjouissance. Et pour cause :

Tout d’abord, sur place, l’une des parties aux pourparlers et non des moindres, en l’occurrence la CMA, s’abstient d’apposer son paraphe, sollicitant un temps de réflexion afin de consulter ses militants. On connait la suite.

Ensuite, le débat sur l’Accord se déporte à Bamako où il est diversement interprété et jugé, en bien ou en mal.

Pour le Premier ministre, Modibo Keïta, l’Accord sauvegarde les principes fondateurs de la nation et prend en compte les aspirations du peuple malien tendant vers une paix globale et définitive.

De son côté, Boulkassoum Haïdara de la majorité présidentielle pense que cet accord préserve l’unité du Mali et le caractère laïc et républicain du pays.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, lui, se réjouit du fait que  nulle part dans l’Accord, il n’apparaît une référence à la création d’une fédération ou d’un État dans l’État malien. Dès lors, le chef de la diplomatie malienne menace et en appelle à la communauté internationale : « le gouvernement poursuivra ses efforts pour aller dans les meilleurs délais vers la signature de l’accord avec les mouvements et les groupes désireux de le faire. Chacun doit désormais assumer et faire face aux conséquences de ses actes. La communauté internationale doit dans ce contexte envisager des mesures fortes y compris des sanctions ciblées contre ceux qui constituent des obstacles à la paix et alimentent la violence ».

Haro sur l’accord !

A ces appréciations favorables, s’oppose le rejet en bloc des partis politiques de l’opposition et de certains syndicats.

L’Adps de Soumana Sako fut la plus prompte dans les réactions à l’Accord. Dès le lendemain du paraphe, le regroupement de l’ancien Premier ministre et président de la Cnas-Faso Hèrè rejette purement et simplement le document «parce que violant la constitution du 12 janvier 1992 ».

A sa suite, Modibo Sidibé, président du parti Fare Anka wuli, membre de l’opposition, se démarque radicalement d’un Accord qui « ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, à l’intégrité du territoire, à l’unité nationale et à la réconciliation nationale ».

Pour les autres partis de l’opposition républicaine (Afp, Pids, Urd, Pdes, Parena, Ps-Yeelen Coura, Prvm-Faso ko, Fcd, Psp et Ancd-Mali), « cet accord n’est pas un bon accord pour le Mali. Il contient des germes d’une désintégration rampante du pays..». Par conséquent, ils prennent acte de son paraphe par le gouvernement.

Conclusion : l’opposition dans son ensemble estime que « le Mali doit reprendre le contrôle du processus de sortie de crise et s’engager sur le chemin d’un véritable dialogue inter malien ».

Pour sa part, une bonne partie de la société civile exprime son désaccord vis-à-vis de l’Accord, à l’image du Coren (Collectif des ressortissants du nord). Le collectif estime qu’il ne prend pas en compte les préoccupations de la société civile et promet de mener des actions d’envergure dans les régions du nord.

Du côté des syndicats, l’Untm s’apprêterait à condamner le paraphe du document par le gouvernement. Pour la centrale syndicale, cet accord viole la constitution du Mali et institue la division du pays.

A ce beau désordre, vient s’ajouter le refus catégorique, de parapher l’Accord, de la CMA qui exige, à titre prioritaire, « la reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique ».

La visite de la médiation à Kidal, le 17 mars, associé à ce refus, ouvrent incontestablement une crise du processus d’Alger et crée l’impasse dans le dossier. Cette impasse est d’autant plus réelle et présente qu’autant les rebelles lient leur paraphe du document à la reprise des négociations, autant le représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies au Mali, Mongi Hamdi est catégorique : « si on se réunit encore, c’est pour parapher le document, permettre que la CMA soumette ses observations et parapher. La négociation pour nous est terminée. Plus de négociation, c’est une décision commune, prise par toute la médiation internationale ».

Alors, statu quo et blocage, alors que les attentats, les mines antipersonnel, les crashs d’hélicoptères, les pertes des soldats de la Minusma, les combats, les attaques et le banditisme résiduel,…meublent le quotidien des Maliens.

Dans ce cafouillage, de nombreux Maliens commencent à croire que tout ce qui se déroule actuellement (à Kidal) n’est que comédie et mise en scène. Et finalement, les groupes armés signeront l’Accord…

 

Sékou Tamboura 

Source: L’Aube

Projet d’accord d’Alger, Attentat contre la terrasse et Retour du Président ATT : Ces grands dossiers qui préoccupent et divisent les Maliens

La situation sociopolitique au Mali de ces deux dernières semaines reste essentiellement dominée par 3 grands sujets. Il s’agit notamment de : 1) l’accord de paix proposé par la médiation internationale dans le cadre de la résolution de la crise que connait le pays depuis 2012 ; 2) l’attentat terroriste contre le restaurant ”la terrasse”_ qui a fait 5 morts, dont 3 maliens et deux ressortissants français et belge, et 8 blessés_ et son corolaire de psychose général à Bamako ; 3) le retour de l’ex président ATT, en exil au Sénégal, et la prétendue divulgation d’un rapport dit secret au sein de l’assemblée nationale.

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Des sujets qui suscitent d’énormes débats et autant de polémiques. Des débats entre partisans et adversaires, mais aussi et surtout au sein de la doctrine collective. Polémiques tant sur l’approche méthodologique de chaque sujet que la responsabilité des différents acteurs y afférents.

Dans cet imbroglio analytique essentiellement dominé par la passion et la subjectivité, nous tenterons de jeter un regard plus ou moins objectif sur chacune des trois questions évoquées ci-dessus. Des enjeux aux perspectives, en passant par la responsabilité des acteurs concernés et leurs motivations…nous vous livrons dans ce dossier un autre regard sur la situation sociopolitique du Mali.

Sur l’accord de paix proposé par la médiation internationale dans le cadre de la résolution de la crise que connait le pays depuis 2012… 

Au-delà des pressions nationales et internationales qui se sont multipliées ces derniers jours à l’endroit de la coordination des mouvements de l’Azawad, en vue du paraphe du projet d’accord, il convient d’ouvrir le débat sur des préoccupations substantielles qui sont malheureusement restées en dehors du champ des discussions. Il s’agit notamment, dans un premier temps, de la profonde crise qui secoue les mouvements de la coordination et des répercussions que celle-ci pourrait avoir à court, moyen et long termes sur le processus de paix et de réconciliation en cours.

Il ressort de nos investigations et de notre analyse que la majeure partie des membres de la CMA était favorable au paraphe du projet d’accord. Le remettre en cause dans un premier temps et prolonger sa signature, pour ces membres, était une stratégie pour contraindre la communauté internationale à prendre des engagements concrets dans sa mise en œuvre.

Il est difficile de le concéder, mais le projet d’accord sans accorder une valeur formelle aux revendications des mouvements armés, offre à ces derniers l’opportunité politique d’atteindre tous leurs objectifs.

En tout cas pour la région de Kidal. Et tout porte à croire, que la branche politique de la CMA s’est rendue compte de cet acquis. Le défi en ce moment était de le faire partager par les autres. Qui sont ces autres ? Où du moins qu’elle est cette base à laquelle fait allusion la CMA ? La population de Kidal tente de faire gober à l’opinion nationale et internationale les membres de la CMA. La réalité est que la base de la CMA, celle qu’elle a prétendu consulter sur le paraphe du document, n’est autre que sa branche armée.

En d’autres termes, ces badauds restés sur le terrain et qui détiennent le vrai pouvoir du fait de leurs nombres et de leurs armes. Ces derniers qui ne mesurent la portée du document qu’au regard des garanties qu’il offre en termes d’amnistie, d’intégration et de promotion dans les rangs de l’armée nationale et de la suprématie qu’il leur octroie dans la gestion de l’espace. Un espace qui représente beaucoup plus à leurs yeux un couloir pour le trafic de tout genre qu’une entité faisant partie d’un ensemble, laissée à l’administration d’un Etat et assujettie à toute forme de contrôle.

Le défi pour la CMA ne consiste plus à faire intégrer ses observations dans le projet d’accord déjà paraphé par le gouvernement et la plateforme, mais plutôt de mettre l’ensemble de ses membres sur la même longueur d’onde. La préoccupation pour les leaders de la CMA, dans ce même ordre d’idées, n’est plus relative au paraphe du projet d’accord. Mais les conséquences qui pourront en découler si le document était paraphé sans l’aval de tous les membres, plus précisément ceux qui détiennent les armes.

Au regard de tout ce qui précède, deux perspectives se dégagent : le paraphe du projet d’accord avec pour conséquence immédiate une déchirure interne au sein de la CMA et dans le long terme l’émergence de nouveaux mouvements armés pour les mêmes revendications ; ou des engagements informels de la communauté internationale et du gouvernement en ce qui concernent les observations proposées dans sa récente déclaration.

Notamment celles portant sur l’intégration et la promotion au sein des forces armées de défense et de sécurité maliennes pour des combattants de la CMA, avec une priorité d’actions au Nord à la faveur de ces derniers.  Autrement dit, la CMA paraphera le document tout en prenant soin de minimiser les risques en son sein. Car quoi qu’il arrive, elle sortira plus divisée de cette épreuve que gagnante.

Une autre préoccupation, on ne peut plus inquiétante, sur le projet d’accord est relative aux prises de positions. De celles-ci, un constat se dégage : l’adhésion ou l’opposition au projet d’accord ne se fait pas sur la base de son contenu, mais en fonction des affinités vis-à-vis du gouvernement ou du régime en place.

L’opposition et toutes les organisations de la société civile ayant un contentieux avec le gouvernement ont tout simplement manifesté leur désapprobation. Toutes les déclarations sur le document, au regard de l’intérêt partisan qui les caractérisait, ont manqué d’objectivité et de réalisme. Il en est ainsi de la majorité présidentielle qui salue le document sans émettre de réserves, lui donnant ainsi une portée biblique.

Et de l’opposition qui, dans une méthodologie de contestation basée exclusivement sur le terme azawad et des interprétations superflues, tente de diaboliser le document allant jusqu’à le traiter de ‘’mauvais’’ pour reprendre Modibo Sidibé. La real politik justifie la critique de ce document par l’opposition.

Toutefois, la logique républicaine exigeait que cela se fasse dans le bon sens et l’honnêteté intellectuelle, en reconnaissant au moins les acquis du projet. Face à des partisans du gouvernement qui donnent au projet d’accord une valeur biblique et des détracteurs qui semblent de le diaboliser…il revient à chaque lecteur de se faire sa propre opinion et au temps d’en juger.

Sur l’attentat terroriste contre le restaurant ”la terrasse” qui a fait 5 morts, dont 3 maliens et deux ressortissants français et belge, et 8 blessés… 

L’attentat contre la terrasse, bien que tragique, a eu des retombées positives à savoir la prise de conscience des Maliens sur la question sécuritaire et la nécessité d’un accord de paix et de réconciliation dans le court terme.  Pour bon nombre de nos concitoyens à Bamako, la menace terroriste était une affaire du nord. Et cet attentat a fini de les convaincre de la pertinence du fléau.

Une autre leçon qu’il faille tirer de cette attaque terroriste, c’est  l’efficacité et le dynamisme de nos services de renseignements. La direction générale de la sécurité d’Etat, à la lumière de ses interventions marquées par l’assassinat de l’un des membres du commando ayant attaqué la terrasse et l’arrestation de trois de ses complices, a beaucoup rassuré les populations sur ses capacités de protection et de réactions face à des situations délicates.

Aussi, il convient de signaler la bonne approche de communication du gouvernement dans la gestion de cette crise. Une approche qui s’est voulue à la fois proactive, diligente et professionnelle. Proactive et diligente, quant à l’anticipation du ministre de la communication, porte parole du gouvernement à chaque évolution de l’enquête. Et professionnelle, au regard de la méthodologie qu’usait ce dernier pour donner l’information. Une approche qui mélangeait donc  rapidité et mesure dans la transmission de l’information.

Evoquer cette question sans mentionner la menace qu’elle représente encore aujourd’hui, reviendrait à vouloir faire des omelettes sans casser des œufs. Les récentes initiatives dont les campagnes de sensibilisation à l’endroit des populations en vue de leur collaboration avec les forces de sécurité, la mise à disposition du public de numéros verts pour dénoncer tout fait de nature douteuse, le renforcement du dispositif de sécurité à tous les niveaux et l’interdiction formelle de circulation pour tous les véhicules non immatriculés…illustrent à bien des égards la portée de la menace terroriste. Une menace sécuritaire confortée par la découverte d’une cache d’armes à une centaine de kilomètres de Bamako et la dissémination dans la nature des détenteurs desdites armes. Et qui nécessite, de la sécurité d’Etat, une efficacité axée beaucoup plus dans la prévention que la gestion des crises.

Concernant le retour de l’ex président ATT, en exil au Sénégal, et la prétendue divulgation d’un rapport dit secret au sein de l’assemblée nationale… 

Les partisans du retour au bercail du Président ATT se forgent sur les conclusions d’une commission qui avait la responsabilité de statuer sur les éléments d’accusation susceptibles d’être retenus contre ce dernier. Derrière leurs discours, se fondant sur un besoin de paix et de réconciliation nationale, apparaissent une volonté manifeste de déstabilisation politique des uns et une quête inébranlable de visibilité politique pour les autres.

\En d’autres termes, cette initiative de faire revenir le Président ATT est une manipulation politique dont les conséquences risquent d’aller au delà des attentes de ses auteurs. Loin de tout jugement partisan, la véritable question qui mérite d’être posée aujourd’hui concernant le Président ATT est la suivante : que représente t-il aujourd’hui face aux enjeux socio-économiques et sécuritaires du Mali ? La réponse est sans équivoque : rien. A part bien entendu, l’héritage institutionnel qu’il incarne pour la nation.

Un fait qui pose l’inopportunité de son retour dans le contexte actuel, encore moins dans une dynamique d’instrumentalisation politique qui risque de créer beaucoup plus de problèmes que de solutions. Des problèmes à l’homme lui-même, ensuite à certains de ses proches et enfin au pays tout entier. Jusqu’à preuve de contraire, ou de manifestation de l’intéressé lui-même, le Sénégal reste un bien meilleur lieu de repos pour ATT que le Mali.

La retraite spirituelle, le recul politique et les conditions favorables de vie que lui accorde l’exil dakarois forgeront beaucoup plus sa personnalité qu’une présence en terre malienne. Le Président ATT ne représente aujourd’hui aucun enjeu face aux défis réels du Mali et des Maliens. Et tenter de le mettre au cœur des préoccupations actuelles du pays, c’est faire preuve d’une irresponsabilité chronique et d’une grande erreur de jugement.

Une carence de discernement tant de la part de ses partisans, que des autorités qui ont commandité un rapport sur les possibilités de sa mise en accusation. Et qui permet de jeter un regard rétrospectif sur les scandales récurrents de l’assemblée nationale. Des scandales qui ont pour dénominateurs communs l’amateurisme, le manque de respect et la déloyauté. Amateurisme dans la gestion de l’information et des dossiers. Manque de respects entre les députés eux-mêmes, mais aussi à l’endroit de l’institution elle même.

Et déloyauté vis-à-vis du Président de l’institution d’une part, et d’autre part des textes et valeurs qui incarnent l’hémicycle. Autant de situations qui font de l’assemblée un nid de scoop pour les médias et une menace pour le pouvoir exécutif. Et qui auront un impact très négatif sur sa crédibilité et la capacité de son premier responsable à mettre de l’ordre dans sa demeure. L’instabilité en son sein étant si remarquable, qu’il revient au gouvernement et au chef de l’Etat de faire la part entre les informations et dossiers qu’ils souhaiteraient partagés avec l’assemblée nationale.

 

 

La Rédaction  

Source: Le Flambeau

Accord de paix au Mali : La Serbie salue le rôle « décisif » de l’Algérie

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La Serbie a salué le rôle «décisif» que l’Algérie a joué dans la conclusion de l’accord de paix et de réconciliation au Mali, paraphé le 28 février dernier, à l’issue des négociations inclusives intermaliennes, sous l’égide de l’Algérie.
«La République de Serbie salue l’accord de paix et de réconciliation  au Mali, paraphé le 28 février 2015, à l’issue des négociations inclusives intermaliennes qui ont duré huit mois, sous l’égide de l’Algérie, qui a joué un rôle décisif de médiation et avec le concours des acteurs internationaux, à savoir l’Union africaine, les Nations unies et la Communauté économique des États de l’Afrique  de l’Ouest», indique un communiqué du ministère serbe des Affaires étrangères parvenu hier à l’APS.
La Serbie, qui respecte «la souveraineté territoriale et l’intégrité du Mali», a exprimé l’espoir que «le processus de la mise en œuvre de ce qui a été convenu sera entamé prochainement dans le but d’un règlement inclusif  et durable du conflit».
Dans le même temps, elle espère que «l’apposition des paraphes à cet  accord contribuera au renforcement de la confiance entre les principaux acteurs concernés», relève la même source.

Ayant son refus de parapher le projet d’accord de paix : La CMA peut-elle encore compter sur le soutien de la communauté internationale ?

Les groupes rebelles ont-ils décidé de s’inscrire dans une logique de guerre ? Tout porte à la croire. Il suffit juste de faire un décryptage du comportement actuel de la Coordination des Mouvement de l’Azawad. Ce regroupement qui parle au nom des groupes armés du Nord, refuse depuis la fin du 5è et dernier round des pourparlers d’Alger, de parapher le texte que la médiation a soumis aux parties. .

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Après son spectacle, le 1er mars, les séparatistes ont décidé de tenir la dragée haute aux autres (gouvernement et médiation algérienne). La CMA, prétextant une information de sa base, avait remis à plus tard son paraphe. Il a fallu quelques jours pour découvrir leurs vraies intentions, quand des soulèvements avaient été provoqués pour dénoncer le préaccord déjà paraphé par la partie gouvernementale et certains mouvements d’autodéfense.

D’abord, les groupes armés avaient organisée, à Kidal, une réunion à laquelle n’étaient conviés que des partisans. C’est à dire des gens qui défendent le fantomatique projet de l’Azawad. Au même moment, la CMA poussait des groupes de femmes et d’enfants à marcher pour dire leur rejet de l’accord de paix. Un accord auquel ces manifestants déclarent ne pas se reconnaître, s’il devait rester en l’état. Leurs exigences ?  Relire le texte afin d’y introduire le statut particulier des régions du nord à défaut de l’autonomie.

C’est dans ce contexte de contestation crée à dessein, que les groupes armés vont demander une rencontre, à Kidal, avec l’équipe de la médiation. Ils auront gain de cause. Toute une journée durant la médiation au grand complet rencontre la CMA. L’équipe de la médiation n’a opposé aucune résistance à la demande de la CMA, car, de toute vraisemblance, elle (la médiation) s’attendait à ce que la CMA annonce finalement sa volonté de parapher le texte. Mais, une fois à Kidal, le plat qui fut servi ne fut pas du goût des hôtes. En effet, au lieu de paraphe, la CMA a annoncé son refus de signer le document.

Du coup les choses se compliquent à nouveau. Et la médiation internationale doit user de la même pression exercée sur le gouvernement, pour contraindre les groupes rebelles à parapher le document. A défaut, la communauté internationale doit tirer toutes les conséquences d’un tel refus en prenant compte eux les sanctions qui s’imposent. C’est, en tout cas une situation (nouvelle) qu’il convient de prendre avec plus sérieux. Car, comme on peut le constater, les groupes rebelles, malgré tous les efforts et sacrifices, viennent encore de faire volte face en revenant à un débat qui a été déjà dépassé, à savoir la question de l’indépendance, d’autonomie ou de statut particulier pour les régions du septentrion. Ce qui n’est ni plus, ni moins qu’un choix délibéré pour la guerre. Car ce que le Mali et les Maliens ont rejeté hier, ils le rejèterons aujourd’hui et certainement plus encore demain.

 

Crise malienne – le statu quo !

Bamako et la médiation contre une modification de l’Accord d’Alger

La détermination des membres de la CMA, notamment le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) et la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA), à obtenir un statut particulier de l’Azawad, met en effet les autres parties impliquées dans le dialogue inclusif inter-malien dans une position inconfortable

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Trois semaines se sont écoulées depuis la signature par les autorités de Bamako, à Alger, de l’«Accord de paix et de réconciliation au Mali». Le refus de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) de parapher ledit accord, après «consultations» de leurs partisans du Nord-Mali, a ouvert la voie à un dangereux blocage du processus de paix, qui risque d’entrainer le Mali dans une nouvelle guerre entre les mouvements radicaux de l’Azawad et les autorités de Bamako.

Alors que la presse malienne continue d’alimenter la rumeur et de s’attaquer frontalement à la médiation internationale, ainsi qu’à la CMA, le gouvernement du président malien Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé qu’aucune virgule ne sera ajoutée à l’Accord d’Alger qui, d’un point de vue juridique, ne pourra en aucun cas être modifié. La détermination des membres de la CMA, notamment le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) et la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA), à obtenir un statut particulier de l’Azawad, met en effet les autres parties impliquées dans le dialogue inclusif inter-malien dans une position inconfortable. Privilégiant la voie diplomatique, la médiation internationale tente vainement de convaincre la CMA de faire marche arrière sur cette revendication, considérée par une partie des Maliens comme un danger pour l’unité territoriale du Mali.

Face au blocage induit par le rejet du document d’Alger, du 1er mars 2015, l’ONU a menacé la CMA de sanctions. Mais la CMA, qui qualifie ces menaces de tentatives d’intimidation, a affirmé qu’elle ne reviendra pas sur sa décision. Car il s’agit de la volonté populaire d’une partie de la population malienne qui exige de Bamako une meilleure prise en charge de ses revendications politiques et socioéconomiques, a réitéré la CMA dans son communiqué qui a sanctionné trois jours de discussions avec la population à Kidal, à Tombouctou et à Gao la semaine dernière.

Glissements dangereux

Officiellement, la CMA et la médiation internationale cherchent à trouver un terrain d’entente pour parapher définitivement l’Accord d’Alger. De l’autre côté, le gouvernement de Bamako «rappelle de manière solennelle que le paraphe du document, en attendant sa signature, exclut toute idée d’ouverture de nouvelles négociations sur son contenu et appelle la médiation à ses responsabilités en tant que garant du processus de paix», lit-on dans le communiqué lu par le porte-parole du Premier ministre malien, à l’issue d’un Conseil des ministres tenu mercredi dernier. La CMA avait remis la veille un document à la médiation internationale dans lequel elle a clairement exigé l’introduction de nombreux articles dans l’Accord d’Alger, comme condition préalable à la conclusion d’une paix durable au Mali. Outre la «reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique», la CMA a exigé la «création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni, dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques à l’Azawad». le caractère autonomiste des revendications de la CMA fait dire à certains politiques maliens que la solution politique ne serait peut-être plus la bonne réponse à cette crise politique dans le Nord-Mali.

Ce pourquoi, comme le signale la presse malienne, l’armée malienne et l’aile militaire de la CMA seraient en train de renforcer leur position, pour parer à toute reprise des hostilités. Les déclarations des leaders du Mnla, de la CPA, du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad et du Mouvement arabe de l’Azawad, dans les réseaux sociaux, présagent d’un échec du processus d’Alger, dans lequel se sont pleinement investis l’Algérie et ses partenaires internationaux, afin de ramener la paix dans ce pays voisin et lutter efficacement contre la menace terroriste islamiste qui gangrène toute la région sahélo-saharienne. Tel que formulé, l’Accord d’Alger, fort d’une trentaine de pages, est rejeté aussi bien par la CMA que par une partie de l’opposition et de la société civile à Bamako.

La médiation internationale va-t-elle donc mettre à exécution ses menaces de sanction contre les leaders du Mnla, ou va-t-elle procéder, d’un commun accord avec Bamako, à l’ajout en annexes des revendications du Mnla et de ses alliés pour débloquer la situation ?

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Source: Latribune-online

Tour de Table : Le texte de l’accord ne changera pas, prévient la médiation

Dans un communiqué rendu public hier la médiation internationale tient à rappeler que la négociation est terminée. Autrement dit, il n’est pas question de changer le texte de l’accord qui a déjà été paraphé à Alger le 1er mars par les autres parties. Ce qui est possible, précise cependant la communauté internationale, c’est que les observations faites par les mouvements du Nord soient étudiées ultérieurement.

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Les médiateurs proposent à présent une nouvelle solution aux groupes rebelles : la déclaration interprétative. L’accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés, précisent les médiateurs. Le paraphe de l’accord n’est qu’une étape du processus de paix, ajoute la médiation, en espérant que l’argument sera entendu. « Nous pensons qu’il faut qu’ils prennent leur courage à deux mains et qu’ils puissent signer cet accord, pour ouvrir enfin cette nouvelle phase qui va être longue, mais où tous les problèmes posés pourront trouver une solution », explique Pierre Buyoya, médiateur et Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel.

L’un des médiateurs analyse par exemple qu’il ne serait pas possible, dans ce cadre, d’ajouter la mention d’un statut politique spécifique pour les régions du Nord. En revanche, les rebelles pourraient apporter des précisions sur le fonctionnement et le financement, par exemple, de la zone de développement économique prévue pour ces régions du Nord.

La signature de cet accord est une « question de bon sens », assure Pierre Buyoya, mais une éventuelle signature ne résoudra pas tous les problèmes. « Le plus gros du travail sera encore à faire » reconnait un des médiateurs. « Même si la coordination venait à parapher l’accord de paix, ajoute-t-il, il faut s’attendre à des querelles d’interprétation sur de nombreux points de l’accord. »

Il s’agit donc d’une ultime proposition très subtile, voire périlleuse, qui entend jouer sur des points de détails et sur la marge de manœuvre laissée par un texte très ouvert, et qui permet surtout de donner une nouvelle chance à l’accord de paix qui reste sur la table.

Hommage aux femmes de Renouveau FM

Notre pays à l’instar des autres pays de la communauté internationale a célébré, le dimanche 8 mars, la journée internationale de la femme. Comme les autres femmes, celles de la radio Renouveau FM ne sont pas restées en marge de l’événement. Elles se sont illustrées non pas par l’organisation d’une activité quelconque comme plusieurs de leurs sœurs, mais plutôt dans le travail bien fait. En effet, durant toute la journée du 8 mars, les femmes de Renouveau FM (animatrices, journalistes, techniciennes) ont mouillé le maillot comme le disent les sportifs. Sur le terrain, elles étaient deux à faire la retransmission en direct sur les ondes de la 98.1 de la célébration de la journée depuis le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba. Il s’agit notamment de Mariam Koné et Adèle Samaké. Dans le studio, les autres comme Mama Daou, Bintou Diarra, Awa Danioko assuraient l’animation avec des invités qui se sont succédé sur le plateau tout au long de la journée sous la houlette de la technicienne, Batoma Kané. En tout cas, chacune de son côté a bien rempli le contrat qui était le sien. Vivement le prochain 8 mars !

L’Amsuneem se souvient encore !

L’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (Amsuneem) a commémoré, le lundi 16 mars 2015 à l’Ensup, le 35e  anniversaire de l’assassinat d’Abdoul Karim Camara dit Cabral. Pour ce 35e anniversaire, les organisateurs ont initié une conférence-débats au cours de laquelle Dr. Mohamed Diop fut honoré avec un diplôme de reconnaissance de médecin incorruptible qui a permis de connaître les vraies causes de la mort de Cabral. Commencées depuis le 14 mars, les festivités de ce 35e anniversaire de l’assassinat de Cabral se sont poursuivies jusqu’au mardi 17 avec la visite de l’école qui porte son nom à Badalabougou ; un don en matériel didactique, un don de sang des camarades de l’Amsuneem à l’armée malienne et un dépôt de gerbe de fleurs au monument Cabral par le Premier ministre.

Deux Casques bleus morts en mission

Un hélicoptère de la Minusma qui était en phase d’atterrissage à une vingtaine de kilomètres de Gao s’est écrasé et «les deux occupants, un premier temps blessés, sont ensuite décédés», a affirmé une source aéroportuaire à Gao. «Un de nos appareils s’est crashé», a confirmé une source au sein de la Minusma à Gao. «Deux occupants de l’hélicoptère ont trouvé la mort», a ajouté cette source, précisant qu’ils étaient de nationalité néerlandaise. La Minusma compte actuellement quelque 11 000 personnels sur le terrain, dont près de 10.000 militaires et policiers, parmi lesquels environ 670 Néerlandais. Avec plus de 40 Casques bleus tués depuis son déploiement en 2013, la Minusma est considérée comme la plus dangereuse des missions de l’ONU en cours, notamment pour le contingent tchadien, le deuxième en nombre, derrière le bangladais.

Une femme enceinte violemment battue pour ne pas avoir dit « merci »

Une femme enceinte de 22 ans a été violemment agressée par un individu qui lui reprochait de ne pas l’avoir remercié de lui avoir ouvert la porte. L’incident s’est produit dans un immeuble new-yorkais, vendredi dernier. Lakia Walker, enceinte de dix semaines, était en train de nettoyer l’immeuble dans lequel elle a rencontré Darryl Guillyard, un homme de 32 ans. Celui-ci lui a alors ouvert la porte et n’ayant pas été remercié pour ce geste, il s’est mis très en colère.

Après avoir jeté son café au visage de Lakia, il lui a assené plusieurs coups de poing avant de tenter de l’étrangler. Une fois au sol, la jeune femme a encore reçu de nombreux coups de pied. «Il me disait: ‘Je vais faire sortir ce bébé de ton utérus», explique la victime au New York Daily News. «Je ne connaissais pas cet homme, j’ignore comment il savait que j’étais enceinte», précise-t-elle. Par chance, Lakia Walker ne souffre que de blessures mineures et la survie de son bébé n’est pas compromise. L’agresseur qui a été formellement identifié par les enquêteurs est quant à lui toujours en fuite.

Dakar et ses mangeuses d’hommes des temps modernes

Au Sénégal, certaines femmes s’adonnent à un art pour le moins controversé. Le concept est simple : collectionner plusieurs hommes pour être entièrement comblée. Comblée sexuellement, comblée émotionnellement, comblée financièrement. Le m’baraane, un mot wolof qui signifie «la collecte d’hommes», est l’art de multiplier les partenaires. Ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur et suscite de multiples critiques quant à cette libération des mœurs.

«C’est grâce à mon ‘négoce’ que je règle les problèmes de ma famille»

Difficile pour certaines d’entre elles, d’évoquer les raisons qui les ont amenées à faire les trottoirs. Exerçant le plus vieux métier au monde, ces filles se livrent, le soir, à des inconnus à la recherche du plaisir charnel. Adji comme on l’appellera, a 16 ans et tient sur 1,68m. Elle habite un taudis à Saré Kémo, dans le Kolda (Sénégal). «Une belle parmi les belles, elle jouit des dons de Dame nature. Malgré son jeune âge, l’écolière n’a pas froid aux yeux. Elle n’y va pas par quatre chemins, elle va droit au but : «la passe est à 5000 FCFA, ça peut se négocier. Soit nous allons chez toi, soit quelque part», dit-elle.

Dans un dossier intitulé «Ces ‘nécessités’ qui poussent de jeunes filles au racolage», le quotidien L’Observateur donne la parole à ces dernières, nombreuses à investir le milieu pour diverses raisons. Pour Adji, il faut subvenir à ses besoins, et venir en aide aux parents. «Nous devons manger et nous habiller. Que devons-nous faire, selon vous ?», s’interroge-t-elle.

Mes parents, confie la jeune fille, «sont au courant de mon travail, ils ne me dissuadent pas. Personne ne s’y oppose. Car, c’est grâce à mon négoce que je règle les problèmes de ma famille». «L’essentiel, dit-elle, est de ne pas voler ou mendier». Chez Adji, chaque membre de la famille doit contribuer, et peu importe la provenance de l’argent.

source : Le Débat

A quand le réveil de mon peuple ?

S’il est philosophiquement raisonnable qu’aucun progrès humain ne saurait pleinement se matérialiser en dehors d’une prise de conscience effective des hommes, il reste scientifiquement irréfutable qu’aucun peuple ne pourra accéder à son plein affranchissement aussi longtemps qu’il ne parviendra pas à se constituer en force motrice décisive propre à imprimer une direction à son histoire.

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Le peuple du Mali, désignant par essence le riche produit d’une prestigieuse civilisation, possède au fond de sa personnalité, d’innombrables vertus faisant de lui, un peuple authentiquement digne et valeureux.

Cependant, à l’ère de la démocratie où les pouvoirs d’Etat se sont manifestement mués en des « clans mafieux »  au mépris d’une population de plus en plus acculée au désespoir, l’on est fondé de s’interroger où est définitivement passée cette hargne combattive du malien. Qu’est-ce qui a donc pu contraindre ce peuple à croupir dans la torpeur ? A quand le véritable « dégourdissement idéologique » de mon peuple ?

En effet, si le degré de conscience d’un peuple dépend essentiellement de ses conditions matérielles d’existence, son milieu culturel d’évolution et des politiques de conditionnement psychologique de l’Etat qui le dirige, il serait bien judicieux de reconnaître que notre conscience collective s’est depuis de longues décennies constituée sur des bases extrêmement erronées et hostiles à toute forme de progrès.

L’analphabétisme, la persistance des pesanteurs sociologiques, l’absence d’une réelle politique d’éducation civique et morale, en un mot l’ignorance, sont royalement à l’origine de notre conscience léthargique et agonisante. Une incapacité systématique de nous déterminer dans le sens d’une réelle alternance tout en sachant réunir de grands moyens de pression sur les instances de décision pour une transformation qualitative radicale des conditions de vie.

En d’autres termes, l’obstination irrévérencieuse de certains politiciens à faire de la chose publique, une sinécure voire leur nue-propriété au détriment du bien-être commun n’est fondamentalement favorisée que par l’inaptitude constante des populations à servir de légitime contrepoids aux gestions cacophoniques et déloyales du patrimoine national.

Les partis politiques et regroupements de la société civile, théoriquement censés inculquer aux masses une éducation résolue, amenant celles-ci à fixer les poutres d’une meilleure conscience de classe, se sont pour la plupart métamorphosés en de vrais « rats » du Pouvoir en place. De dangereux « rongeurs » qui n’ont que faire de la bonne mise en chantier de l’édifice commun.

A cela s’ajoutent de sérieux problèmes de leadership. D’interminables clivages et dissensions propres à affaiblir voire désorienter les partisans d’une même cause. D’un autre point de vue, nous avons une jeunesse quasiment déboussolée qui peine à trouver de vrais modèles d’identification susceptibles de lui assurer de meilleures perspectives d’avenir.

L’illettrisme et le désœuvrement combinés à une prolifération effrénée des lieux de jouissance dans notre pays, peuvent objectivement être conçus comme des facteurs clés de cette indolence idéologique et cette absence de combattivité politique de la jeunesse.

Voici en général, les tares qui minent mon peuple surtout dans un contexte de « clanisation » continue de nos pouvoirs publics et de « recolonisation » de nos Etats par une politique occidentale de plus en plus déshumanisante.

Modibo Kane DIALLO

Source: Sirène

Droits de l’homme au Mali: les Nations Unies réclament la fin de l’impunité

Bamako/Genève – 20 mars 2015 : Un rapport des Nations Unies publié vendredi réclame la fin de l’impunité pour les nombreuses violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre novembre 2013 et mai 2014 au Mali.

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Ce premier rapport conjoint publié par la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) documente des violations et abus commis par les diverses parties au conflit. Parmi celles-ci figurent des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des arrestations et détentions arbitraires et illégales, des cas de torture, l’utilisation et l’enrôlement d’enfants par les groupes armés ainsi que des pillages et destructions de biens.

Le rapport est le résultat de 36 missions d’enquêtes et d’établissement des faits menées par les équipes des droits de l’homme de la MINUSMA dans plusieurs localités des régions de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti. L’équipe d’enquête a notamment visité plus de 150 lieux de détention dans ces quatre régions, ainsi que dans les localités de Sélingué (140 km de Bamako), Dioila (200 km de Bamako) et Markala, dans la région de Ségou.

Le rapport met en évidence les violations commises par les Forces Armées Maliennes (FAMa) sur des civils, notamment sur la base de soupçons d’appartenance ou de collaboration avec les groupes armés. Il cite notamment des cas d’exécutions sommaires, de tortures, des traitements cruels, inhumains ou dégradants, des viols, des enlèvements, des arrestations et détentions arbitraires. Ces violations ont touché tout particulièrement Kidal, où les violations enregistrées ont été les plus nombreuses, mais aussi Anefis, Tarssek, Aguelhok et la région de Gao.

Selon les statistiques de la Division des droits de l’homme, 150 arrestations arbitraires ont été effectuées par les FAMa entre le 1er novembre et le 31 mai 2014, touchant plus particulièrement des personnes d’origine touareg (52%), arabe (20%) et songhaï (10%).

Le rapport documente  également les abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis par les groupes armés. Parmi ces violations figurent des cas d’exécutions sommaires, de tortures et traitements cruels, inhumains ou dégradants, l’administration de la justice de fait dans le nord du pays ainsi que l’utilisation et l’enrôlement d’enfants dans les groupes armés.

Le rapport révèle que des attaques indiscriminées ou asymétriques  ainsi que des actes criminels et terroristes ont été commis par divers groupes armés. Dans les régions du nord, les groupes extrémistes, parmi lesquels Ansar Dine, Aqmi et Mujao, ont ciblé des civils ainsi que les forces nationales et internationales, y compris le personnel des Nations Unies.

Les évènements de Kidal du 16, 17 et 21 mai 2014 ont également entrainé des exactions graves et feront l’objet d’un rapport spécial séparé qui sera publié à une date ultérieure.

Le conflit  au nord du Mali a relancé la question de l’impunité dont jouissent les responsables des groupes armés, y compris extrémistes, quant aux crimes graves commis à l’encontre de soldats maliens et de la population civile au moment de la prise de casernes militaires en 2012.

« Il est nécessaire que les violations et abus graves des droits de l’homme et du droit humanitaire commis au Mali fassent l’objet d’une enquête approfondie et impartiale, à la fois dans l’intérêt des victimes et pour la réconciliation au Mali », a déclaré le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali, M. Mongi Hamdi

« L’ONU continuera d’apporter toute l’assistance nécessaire aux autorités maliennes pour assurer que la promotion et la protection des droits de l’homme soient renforcées. Nous sommes convaincus que la finalisation du paraphe et la signature de l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale issue des pourparlers intermaliens et sa mise en œuvre contribueront grandement à réaliser cet objectif  », a souligné M.Hamdi.

« Les individus impliqués dans des violations des droits de l’homme documentées dans ce rapport conjoint doivent être tenus responsables de leurs actes. L’impunité dont ils jouissent est inacceptable et doit cesser », a ajouté le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. « Cela permettra de créer un environnement propice au dialogue dans la perspective d’un retour à une paix durable », a-t-il poursuivi.

Dans leur rapport, la MINUSMA et le HCDH formulent 19 recommandations à l’intention du Gouvernement malien, des groupes armés et de la communauté internationale. Ces recommandations portent notamment sur l’amélioration des conditions sécuritaires, sur un plein engagement dans le processus de négociation politique, sur la lutte contre l’impunité, sur l’amélioration des conditions de détention et sur la célérité de l’administration de la justice. Ces recommandations visent ainsi à soutenir le Mali dans son engagement vers une résolution pacifique du conflit dans le plein respect des droits de l’homme.

FIN

 

Le rapport complet est disponible sur :http://www.ohchr.org/Documents/Countries/ML/Rapport_Mali1Nov2013_31mai20… ainsi que sur le site internet de la MINUSMA : http://minusma.unmissions.org

 

Pour des informations additionnelles et des demandes des médias, veuillez contacter :

A Bamako: Radhia Achouri, Cheffe du bureau de l’information et porte-parole de la MINUSMA (+223 94 95 00 52 ou achouri@un.org (link sends e-mail))

A Genève: Cécile Pouilly (+41 22 917 9310 ou cpouilly@ohchr.org (link sends e-mail))

 

 

Communiques de presse

Source: MINUSMA

Refus de la CMA de parapher le projet d’accord d’Alger du 1er Mars 2015 : La complicité active de la communauté internationale, mise à nu !

Face au refus du MNLA et de ses alliés, il ne fait aucun doute que la communauté internationale est complice de cette situation. En effet malgré sa visite à Kidal le 17 mars dernier, elle n’a pas pu obliger le MNLA et ses alliés de parapher ce projet d’accord d’où la colère des maliens qui ne savent plus à quel saint se vouer pour sortir de cette ornière.

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L’espoir suscité le 1er Mars 2015 à l’annonce de la signature du projet d’accord à Alger(Algérie) est en passe de se transformer en désespoir depuis le 17 mars dernier  face au refus de la coordination des mouvements de l’Azawad regroupant le MNLA, le HCUA et d’autres mouvements séparatistes après leurs journées de concertations du 12 au 15 Mars dernier. Mais ce qui est incompréhensible c’est lorsqu’une délégation de la médiation élargie s’est rendue à Kidal le 17 Mars dernier pour encourager la CMA à signer ce paraphe, s’est contenté de prendre acte de leur refus. Notons que dans sa déclaration du 1er mars dernier à Alger, la CMA avait demandé à la médiation de lui accorder le temps nécessaire pour informer leur base sur le contenu  du document aux populations locales avant son paraphe. Après quatre jours de concertations à Kidal uniquement, il s’est avéré que ces groupes séparatistes faisaient du dilatoire en se moquant des maliens. La présence de la médiation n’a rien pu faire pardon n’a rien fait pour obliger la CMA à parapher mais s’est contenté de prendre acte dans un communiqué laconique et irrespectueux envers le peuple malien. Au lieu d’exiger le paraphe de ce document, la médiation s’est contentée de prendre note de leur position alors qu’elle n’a jamais cessé de monter une pression sur le gouvernement malien en témoigne les évènements du 21 Mai 2014 à Kidal lors de la visite de l’ex-premier ministre Moussa Mara.

Comment comprendre qu’une procédure du paraphe engagée à Alger depuis le 1er Mars dernier soit remise en cause par la CMA ? Le ridicule c’est lorsque la coordination des mouvements de l’Azawad va jusqu’à demander la reprise des négociations  au nez et à la barbe de la communauté internationale. Or il n’est un secret pour personne que ce paraphe est le parachèvement de la négociation et que cet accord offre un cadre évolutif de réponses aux défis auxquels est confronté le peuple malien. Sachant que l’accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés, sachant que certaines observations formulées par la CMA pourraient être valablement prises en charge dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord, pourquoi donc la communauté internationale refuse de prendre ses responsabilités à moins qu’elle ne soit complice du refus de la CMA. Pour ceux qui ne le savent pas le paraphe de l’accord n’est qu’une étape du processus de paix et de refondation de l’Etat et de rétablissement de la confiance entre les différentes composantes tant souhaité par les Maliens. Il ouvre la voie à la mise en œuvre des différents chantiers convenus et dont la réalisation nécessitera l’engagement sincère et la mobilisation permanente de toutes les parties maliennes. Aujourd’hui  c’est la sincérité de la communauté internationale de vouloir finir cette guerre qui ne dit pas son nom est mise en doute. Ce comportement bizarre de la communauté donne raison à ceux qui pensent que le conflit dans le Nord du Mali n’est qu’un fond de commerce pour la communauté internationale et la CMA. En conséquence tous les moyens seront mis en œuvre pour que la crise dure aussi longtemps que possible. Sinon comment qu’une minorité qui ne représente que moins de 1% de la population malienne prenne en otage plus de 99%. Il est temps que la communauté internationale mette fin à son hypocrisie pour le bonheur des maliens qui ne demandent que la paix et la stabilité.

Moussa Bamba

Encadré

Mopti, une région martyre !

S’il y a une région au Mali qui se trouve terriblement affectée tant en période de crise ou pas, c’est bel et bien la région de Mopti. Et pour cause la région est considérée comme faisant partie de l’Azawad par les groupes séparatistes une fois la crise ouverte. C’est ainsi qu’il n’est pas rare d’entendre que les cercles de Tenenkou, Youwarou et Douentza sont parties intégrantes de l’Azawad. Mais le paradoxe dans tout cela lorsqu’il s’agit d’investissements financiers dans les régions dites de l’Azawad pardon du Nord, la région de Mopti se voit totalement ignorée voire souvent les régions de Gao et Tombouctou. Et chacun de se demander  si la région de Mopti fait partie des régions du Nord, du centre ou du Sud. En tout état de cas si la paix revienne, la région la plus heureuse sera sans doute celle de Mopti. Avec le refus des groupes séparatistes de parapher l’accord du 1er Mars 2015, l’inquiétude et la peur semblent gagner de nouveau les populations de la 5e région.

Source: Mutation

A propos de l’accord paraphé d’Alger 2 : L’UNTM se prépare activement à donner sa position

bourse du travail bamako untm

En tout cas, ce que révèlent nos informations du coté de la « Bourse du Travail ». Selon les mêmes sources, il ne serait pas étonnant que les travailleurs de la centrale syndicale rejettent en bloc l’accord paraphé par le régime d’IBK après que la CNAS Faso Hèrè, la COREN et la société civile avisée, aient rejeté avec véhémence l’accord paraphé par le gouvernement. Selon nos informations, les capitales régionales sont sur le point d’envoyer leur avis qui est proche de celle de leurs camarades de Bamako qui ne se reconnait pas dans l’accord paraphé par le régime d’IBK.

Wait and see !

Source: Mali Demain

A propos du paraphe de l’accord par la CMA : Les rebelles prêts pour la guerre

En sept mois, cinq rounds se sont déroulés dans la capitale algérienne où le 1er mars dernier, le gouvernement a accepté signé un accord sans prendre le temps de le soumettre à l’approbation du peuple comme les rebelles l’ont fait la semaine dernière en rejetant le texte signé par les représentants de la communauté internationale.

Un temps long et couteux selon certains observateurs ; qui d’ailleurs au bout du compte n’aurait réellement pas abouti à grande chose puisque la Coordination des Mouvements de l’Azawad ne veulent pas signer le texte du premier mars dernier. Donc pour cet observateur : «  il serait temps au vu de la vérité qui se dessine comme un arc en ciel, que la médiation internationale trouve le moyen de mettre fin à la manœuvre dilatoire de la CMA ».Un pas en avant, deux pas en arrière, souvent même pas de mouvement du tout, c’est à un vrai jeu de gymnastique, auquel  s’adonne la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), entrainant tout le monde « de la médiation » avec elle ; une médiation qui n’a pas l’aire de s’en plaindre. Par ailleurs, si l’on remarque l’inertie observée par celle-ci face aux différents rejets de la CMA, l’on est en droit de se demander à quoi joue-t-elle ? Pourquoi ne sévit-elle pas ?  Pour ce leader d’opinion : « La comédie de la CMA n’a que trop durée car la manœuvre dilatoire et mensongère n’a que trop durée et devient agaçante, et révoltante par fini selon certains. « A vouloir jouer avec le feu, on finit par se bruler » selon un dicton. Comme si cela ne suffisait pas, la CMA menace de récupérer les régions de Gao et de Tombouctou. Une déclaration de guerre qui choque et interpelle bien de citoyens qui se demandent sur qui, s’adosse les rebelles pour se comporter de la sorte ?

« Comme le ridicule ne tue pas, les deux semaines demandée à la médiation pour consulter leur « base » ne leur a pas permis de faire un tour comme à chaque fois d’ailleurs à Tombouctou et à Gao. En clair,  la CMA n’a aucune « base », sauf ces quelques minimes âmes perdues pris dans les mailles du gain facile, à qui ils ont octroyé quelques tambours et sifflets pour animer la ville de Kidal, qui se meurt de jour en jour », constate un ressortissant du nord avec amertume. Même Kidal ne constitue pas «  leur base », pour la simple raison que cette ville ; la moins peuplée du Mali, est divisée de nos jours en différents sous groupes. Les partisans du Mali, côtoyer par ceux de « l’AMENOKALE », dont le profil n’est pas encore un livre saint sur le quel on peut jurer, et enfin ceux qui se disent pro-Azawad, qui apparaissent et disparaissent comme un tourbillon de moisson. Sinon que, le pseudo pour chaque région au Mali est connu, Tombouctou par exemple est la ville des 333saints, Gao, la cité des Askia, Sikasso, la ville du Kénédougou. Et géographiquement, l’Azawad, dont se glorifient certains, se situe aux environs de Tombouctou, mais cette paisible population de la cité mystérieuse, à la grandeur, à la sagesse et aux connaissances inégalées, ne se rabaisserait jamais dans un conflit qui ne dit pas son nom. Mieux, le Tombouctien laisse à l’histoire le devoir de revendiquer son appartenance à un territoire ou à un autre, chose que certains redouteront de faire, par peur de se voir expulser comme un arriviste par l’histoire », poursuit notre interlocuteur.

Les jeux sont faits et la fin de la recréation s’approche…

« Cela n’à que trop durée, la patience des maliens a des limites » nous confie un virevoltant citoyen. Selon notre interlocuteur : « Malgré les compromis, dont certains frôlent  la révolte du malien, le gouvernement a de toute les façons paraphé le document. Et même si, il a des réserves comme cela a été dit par le chef de la délégation malienne M Diop, pour l’avancement des négociations, le gouvernement de bonne foi a accepté ces compromis malgré les rejets de bien d’organisations et associations et même de partis politiques (CNAS Faso Hèrè, le Fare Anka Wuli…). Alors pour quel mérite, un groupuscule d’individus, ne représentant que l’ombre de leur petitesse et de leur lâcheté à affronter le monde du mérite et du méritant, se tiendrait en garde fou contre une paix tant souhaitée par tout un peuple, des millions d’individus de surcroit ? Il est temps que les vraies questions se posent, et que les solutions adéquates soient trouvées et appliquées immédiatement au quel cas, jeunesse du mali debout pour faire face au danger de partition du pays !».

A la Communauté Internationale de prouver son caractère impartial dans cette crise…

« Après les bavures commises par la MINUSMA et l’UN à Gao, la tournure des événements leur donnent une fois de plus, la chance de montrer leur caractère impartial et leur volonté de poursuivre les directives que leurs assignent leurs prérogatives au Mali. Il leur est moralement obligatoire aujourd’hui face au peuple malien, à qui, ils ont fait du tord, qu’ils se rendent à l’évidence, et qu’ils arrêtent leurs double jeu, qui par ailleurs peut s’avérer très dangereux au fil des événements. Car unanimes, les maliens croient au jeu trouble de cette communauté internationale à sa tête la France pour soutenir la CMA, qui traîne les pieds et défie même tout le monde. Il reste à savoir ce que cache ce jeu obscur qui risque de plonger et le nord comme le sud du pays dans un chao.

Selon une source  proche du dossier : « Il était convenu que la partie qui refuserait la signature d’un accord de paix, sera automatiquement considérée comme groupe terroriste, et combattue comme tel. Alors pourquoi cette mesure ne s’applique-t-elle pas à la CMA ? Pourquoi tant de privilèges à cette coordination ? ».

« Certains seraient tentés de croire, que ce refus de parapher dont fait preuve la CMA, n’est qu’une manœuvre  pour faire croire à ces petits intello, trop patriotes, le bienfondé et l’avantage dont bénéficie le Mali dans  cet accord, et surtout, faire croire que si la CMA refuse la chose, c’est que forcement cela ne fait pas leur affaire, mais plutôt celle du Mali. Pas besoin d’être  un académicien pour comprendre que le sourd ne parle pas. Ce film fait office de déjà vu  par les maliens, il y’a juste quelques régimes avant celui de Ladji, et la fin est connue », nous confie un compatriote très amer.

Boubacar Haidara    

Source: Mali Demain

Opération Serval : La misère et la gloire de l’armée française

Le succès de l’opération Serval contre les djihadistes au Mali est un des plus brillants faits d’armes de l’armée française, justement salué par tous les experts militaires. Le journal de guerre de cette victoire par le commandant du groupement d’hélicoptères de la brigade sur le terrain révèle aussi les graves lacunes de notre outil de défense, usé par des années de réduction d’effectifs et de moyens.

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Avec ce nouveau témoignage sur l’opération Serval au Mali, le colonel Frédéric Gout, commandant du groupement d’hélicoptères présent au sein de la brigade française, nous livre une chronique des opérations et de ses rencontres depuis la capitale Bamako jusqu’à Tessalit dans le nord du pays en passant par Tombouctou. Incontestablement, l’opération Serval a été une réussite. Les djihadistes qui voulaient conquérir le Mali ont été défaits et les soldats français, maliens et tchadiens sont allés les déloger de leurs bases arrière dans le nord du pays. Mais son témoignage en dit surtout long sur l’état de l’armée française et sur ses lacunes révélées crûment par le déroulement de cette guerre menée dans l’urgence.

Dès le début de son récit avec le lancement des opérations, les faiblesses de la logistique de notre armée apparaissent au grand jour. La France souffre d’une pénurie criante d’avion gros-porteurs, et ce malgré l’appui de l’allié américain et la location d’avions de transport Antonov ukrainien pour pallier les déficiences de l’armée de l’air. Frédéric Gout raconte qu’à son arrivée il a dû attendre plusieurs jours ses munitions, alors que l’état-major parisien réclamait à corps et à cri des « reconnaissances offensives » pour localiser et détruire les djihadistes infiltrés près de la capitale malienne. Des ordres que le colonel recevait parfois sur son téléphone portable personnel, faute de matériel  de communication suffisant… ((Photo Yann Péducasse.)

Plus prosaïquement, il n’y a qu’un lit pour deux hommes et aucun WC de campagne, le système D français étant chargé de pallier ces manques criants. Pendant une bonne partie des opérations, l’approvisionnement en kérosène est une épine dans le pied du colonel Gout qui se demandera parfois s’il aura les moyens de faire voler ses hélicos. Le salut viendra finalement de l’armée algérienne qui mettra à disposition des citernes de carburant.

Une recherche permanente d’économies

Le déploiement des hélicoptères de combat Tigre, les plus modernes et les plus redoutables des appareils du groupement aéromobile (GAM) ont également représenté un casse-tête pour le groupement. Il n’y a dans l’armée française que trois lots de déploiement comprenant les outils et les pièces de rechange nécessaires à leur maintenance. Au moment du lancement de Serval, l’un se trouve en Afghanistan, le deuxième au large de la Somalie où les forces spéciales viennent de tenter de délivrer un agent de la DGSE et le troisième au Burkina-Faso où sont basée des forces spéciales pour les opérations dans le nord du Mali. Frédéric Gout doit donc baser ses Tigre au Burkina, entre 500 et 1000 kilomètres des premières opérations.

Autre élément révélateur de la grande misère de l’armée française, la recherche permanente d’économies dans l’utilisation du matériel. Si le nombre d’heures de vol au Mali n’est pas restreint, en contrepartie, les régiments d’hélicoptères restés en France doivent limiter drastiquement les vols afin d’éviter d’user le matériel pour rester dans le cadre étriqué du budget affecté à la maintenance et à l’entraînement des équipages.

L’état-major et les cabinets ministériels poussent des hauts cris

Et quand deux Tigre ont le malheur d’être atteints par des tirs de kalachnikov djihadistes, l’état-major et les cabinets ministériels poussent des hauts cris : comment a-t-on pu laisser endommager ces bijoux de technologie valant près de 30 millions d’euros par des armes de quelques centaines de dollars ? Le colonel Gout devra fournir des explications détaillées sur les circonstances de cet incident et protéger ses hommes de ces remous budgeto-politico-militaires… Libérer Tombouctou est un livre document qui intéressera tous ceux qui veulent comprendre les dessous d’une opération militaire et découvrir l’armée française de l’intérieur. Même si on peut regretter que ce récit ne s’accompagne pas d’une mise en perspective de l’opération Serval dans son ensemble, ce journal de guerre est riche d’enseignements, sur l’excellence de nos soldats et de ceux qui les commandent ; mais surtout il en dit long sur le triste état de l’armée française laminée par les coupes budgétaires des derniers gouvernements de gauche comme de droite.

 

Source: Paris Match

Qui sont les trois individus arrêtés dans l’enquête sur l’attentat de Bamako ?

Les forces spéciales maliennes ont arrêté trois personnes à Bamako dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais le doute est permis sur leur degré d’implication dans l’attentat du 7 mars.

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Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19, les forces spéciales maliennes opérant sous l’autorité de la Sécurité d’État (SE, renseignements) ont arrêté trois personnes dans le quartier de Magnambougou, à Bamako. Celles-ci auraient eu des contacts avec l’un des suspects de l’attentat terroriste commis le 7 mars contre le bar-restaurant La Terrasse de la capitale. Ce dernier, Mohamed Tanirou Cissé, a été abattu alors qu’ils résistaient à son arrestation, le 13 mars.

Parmi les trois individus interpellés, il y a d’abord un boutiquier, Moaoulou Maiga, et son frère Salia. “Ces deux personnes ont fréquenté Tanirou Cissé entre janvier et février. Tanirou venait fréquemment à leur boutique à Bamako”, explique le commandant Modibo Traoré, l’un des chargés de communication des forces armés maliennes.

La troisième personne arrêtée est Aboubacar Traoré, coxeur (intermédiaire entre la compagnie de transport et les clients)  de la compagnie Nour Transport. “Traoré avait procuré deux billets de bus pour Gao à Tanirou Cissé, explique le Commandant Traoré. Ces trois hommes peuvent nous conduire vers les auteurs de l’attentat”, assure-t-il.

Brouiller les pistes ?

Mais selon les premiers éléments issus de l’interrogatoire des suspects, il ressort que Mohamed Tanirou Cissé se serait plutôt servi d’eux pour brouiller des pistes. “Tanirou avait dit qu’il voyageait vers Gao. C’est ainsi que Traoré lui a vendu les deux billets de bus : un pour Tanirou Cissé et l’autre, soi-disant, pour l’un de ses parents malade”, indique le commandant Traoré. “Lorsque Tanirou Cissé est réapparu quelques temps après, il a dit au boutiquier Maouloud Maiga, un songhay de la même région que lui (Bourem), qu’il résidait dans le quartier de Niamakoro, alors qu’en réalité il avait pris un appartement dans un immeuble de Magnambougou”…

Mais pour le porte-parole du gouvernement, Choguel Maiga, les trois personnes arrêtées sont bien des complices des auteurs de l’attentat de la Terrasse. “C’est Boubacar Traoré qui a facilité l’arrivée des terroristes et c’est bien Maouloud Maiga qui a payé les tickets de bus”, a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse, jeudi après-midi au ministère de la Communication. “Les trois hommes ont été retrouvés grâce à la moto de Tanirou Cissé. Le lendemain de l’attentat de La Terrasse, Salia Maiga voulait envoyer la moto à Gao par l’intermédiaire de Traoré. Mais les papiers de la moto sont tombés entre les mains des enquêteurs. C’est ainsi que ces derniers ont mis la main sur Boubacar Traoré qui les a conduits aux frères Maiga”, détaille le porte-parole du gouvernement.

Source: jeuneafrique.com