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Pour un 2 ième Gouvernement de mission, de large ouverture, au Mali : Accentuer sur la prise en compte des conclusions du DNI avec un sérieux suivi-évaluation

Lettre ouverte en ligne adressée à son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU, à son Représentant au Mali,  au Président du Mali, au Premier Ministre, au Président de l’assemblée nationale du Mali, au Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, au CSA, au Ministre de la réconciliation nationale, de la paix et de la cohésion sociale, au Ministre des affaires étrangères, au Ministre de l’administration territoriale et décentralisation, au Ministre de la défense, au Ministre de la sécurité et de la protection civile, au CNCA, aux partis politiques, aux groupes armés et d’autodéfense, aux régions incluant le district de Bamako et aux communes du Mali, aux notabilités de Bamako, du Mali et aux religieux du Mali, à tous les Maliens, à tous les Partenaires (ONU/MINUSMA, BARKHANE, OIF, …), au G5 Sahel et aux médias.

 

Heureux que le DNI (Dialogue National Inclusif) ait été organisé en 2019 au Mali.

Insistons pour le suivi-évaluation de ce DNI et, même les sanctions justifiées, en cas de non-respect des engagements liés à nos contrats (comme définies dans le pacte pour la paix) incluant l’accord politique, associant sa feuille de route réactualisée (celle correspondant à un nouvel accord politique de gouvernance) et tenant compte des conclusions du DNI, entre le Premier Ministre et les acteurs nationaux (acteurs des partis politiques de la majorité, de l’opposition, du centre, de la société civile, des collectivités territoriales tenant compte de la régionalisation, …) participant à la gouvernance.

Après plus d’une année de mise en œuvre de l’ACCORD POLITIQUE, un nouvel accord politique de gouvernance, plus dynamique avec un sérieux suivi-évaluation (possibilité de changement de certains éléments de l’équipe gouvernementale au bout d’un certain temps, exemple six mois, en cas de mauvais résultats), doit être signé entre le Premier Ministre et les acteurs (majorité, opposition, centristes, société civile, …).

Ceux, comme moi, qui avaient signé cet accord politique de gouvernance doivent âtre associés ou intégrés, autant que possible, au gouvernement ou à l’administration étatique ou bien utilisés pour des travaux de consultance même non rémunérés afin de faire profiter l’Etat de leurs expertises. Dommage, ce n’était pas le cas lors de la première année de fonctionnement de cet accord politique de gouvernance.

Mes bons offices pour l’organisation de la médiation entre IBK et Soumaïla Cissé ayant abouti au lancement de l’accord politique de gouvernance intégrant le DNI

Depuis les débats sur africable auxquels je participais en Août 2018, en tant qu’un des débatteurs, j’ai proposé que des religieux, des notabilités et des membres de la société civile puissent constituer une délégation pour la médiation entre IBK et Soumaïla Cissé.

Après les avoir organisés, de septembre à novembre 2018, pour participer à cette délégation, sous la conduite du cardinal Zerbo, du Patriarche Niaré et du Chérif Ousmane Haïdara, cette dernière a été reçue le 05 décembre 2018 par Soumaïla Cissé et plus tard par IBK.

Lors de mon entretien de trois heures de temps avec Mahmoud Dicko lorsqu’on organisait cette délégation, il m’avait fait part du fait que le Chérif Ousmane Haïdara ou bien lui-même ferait partie du leadership de cette délégation.

Soumaïla Cissé a rencontré le cardinal Zerbo, le 14 Février 2019 au matin et le soir, IBK a appelé Soumaïla Cissé, par téléphone, sans que ce dernier ne s’y attende.

Depuis, plusieurs rencontres (cinq) ont eu lieu entre eux afin de décrisper la situation et lancer un dialogue national inclusif entre tous les acteurs des forces vives Maliennes et les partenaires.

Ils semblaient suivre un fil conducteur ressemblant à celui proposé par la plateforme d’entente soumise par la médiation précédente, conduite par le cardinal Zerbo, le Patriarche Niaré et le Chérif Ousmane Madani, et que leur avait fait livrer Dr Anasser Ag Rhissa, Président de l’ONG TILWAT International. Cette plateforme d’entente comprend trois points clés, à savoir :

  1. une fois qu’ils se seront entendus sur la méthode et le cadre à utiliser, définir à partir des besoins communs des Maliens et des revendications émanant de la crise multiforme à laquelle est confrontée le Mali, une vision, orientée citoyen, pour le développement durable et équitable du Mali en s’appuyant sur le programme qui leur a été soumis.
  1. opter pour un partage de pouvoirs, compte-tenu de la régionalisation, ET de responsabilités, à travers un gouvernement de large ouverture avec respect des engagements.
  1. lancer un dialogue national inclusif entre TOUS les acteurs des forces vives pour décrisper et pour dissiper tous les malentendus issus de la crise multiforme dont la crise politique est une des composantes principales.

Il est à noter qu’en plus de la crise politique, se sont ajoutées d’autres crises (sécuritaire, sociale, …) comme je l’avais indiqué lors du débat Africable, en août 2018, pendant lequel j’avais proposé que soit organisée cette médiation, entre IBK et Soumaïla Cissé, dont j’ai assuré les bons offices et l’organisation.

Il convient :

(1) de féliciter cette délégation, conduite par le cardinal Zerbo, le Patriarche Niaré et le Chérif Ousmane Haïdara, pour cette médiation qui a réussie entre IBK et SoumaïlaCissé,

(2) de signaler une nouvelle dynamique apportée par les notabilités de Bamako en direction d’IBK, suite à la marche du 05 avril 2019 organisée par Mahmoud Dicko et le Chérif Bouyé de Nioro.  En plus de pointer du doigt les forces étrangères (Minusma, Barkhane), la mauvaise gouvernance et l’insécurité, la doléance principale de cette marche étant la demande de démission du Premier Ministre d’alors, SoumeylouBoubèyeMaïga. Les notabilités de Bamako ont sollicité IBK afin, entre autres, qu’il s’adresse aux Maliens compte-tenu des grèves et des crises qui secouent le Mali.

(3) d’indiquer la réception à Koulouba, le 08 avril 2019, à la demande d’IBK, des religieux accompagnés de Mahmoud Dicko ainsi que la délégation précédente.

(4) de préciser qu’IBK s’est adressé aux Maliens pour décrisper la situation et apporter des éléments de solutions face à ces crises et à ces grèves.

Qu’IBK soit remercié ainsi que Mahmoud Dicko (pour son message d’apaisement) ainsi que tous les membres de cette délégation, les religieux et les notabilités de Bamako avec à leur tête le patriarche Niaré.

Deuxième gouvernement de mission de large ouverture tenant compte du DNI, de l’inclusivité et de la régionalisation

II.1. Profil consensuel et rassembleur du Premier Ministre

Si IBK ne reconduit pas Dr Boubou Cissé comme Premier Ministre (ce qui serait dommage car il a bien organisé l’accord politique de gouvernance pendant la première année même si l’accord n’était pas suffisamment dynamique, je propose, encore une fois, qu’il prenne un membre de la société civile comme Premier Ministre.

Compte-tenu de la conjoncture et du blocage en 2018 du processus de la révision constitutionnelle par la non-participation de certains partis de l’opposition, de certains éléments de la société civile et de certains éléments des groupes armés Maliens, se tromper de Premier Ministre serait une grosse erreur.

Engageons-nous, indépendamment des bords politiques, et accompagnons le Premier Ministre, tel qu’il soit, pour relever les défis (en particulier liés aux conclusions du DNI) et faire face efficacement à la crise multiforme au Mali amplifiée par la pandémie Coronavirus.

II.2. Régionalisation

L’accord de paix se repose sur la régionalisation dotant les régions et les communes de la libre administration.

Les Présidents des régions sont présidents de leurs assemblées régionales et gèrent les ressources de leurs régions.

La gouvernance du pays doit se faire en liaison avec eux et les représentants de l’Etat à travers des transferts de pouvoirs.

N’est-il pas adéquat que le gouvernement central de mission et de large ouverture piloté par le Premier Ministre puisse, en liaison avec les représentants de l’Etat dans les régions, puisse tenir compte de cette régionalisation par les interfaces plus efficaces avec les régions (partage consensuel de pouvoir et de responsabilités).

II.3. Dialogue et négociation avec les Djihadistes doit être intégré à l’accord politique de gouvernance

N’est-il pas judicieux de créer au Mali un Ministère d’ETAT de la réconciliation nationale, de la paix et de la cohésion sociale ayant sous sa responsabilité deux Ministères : Un Ministère dédié à la paix et à la cohésion sociale ET un autre dédié à la réconciliation nationale.

Sous ce Ministère d’ETAT de la réconciliation nationale, de la paix et de la cohésion sociale, en liaison avec la Présidence et la Primature, doivent démarrer, dans les meilleurs délais, le dialogue et la négociation avec les Djihadistes afin d’aboutir à la libération de l’Honorable Soumaïla Cissé, à une paix et à la réconciliation durables entre tous les Maliens incluant les Djihadistes Maliens.

Cet aspect (dialogue et négociation avec les Djihadistes) doit être dans le nouvel accord politique de gouvernance afin d’en garantir l’exécution dans les meilleurs délais.

Une approche globale inclusive, sous forme de DNI ENTRE TOUTES LES FORCES VIVES MALIENNES avec des représentants du Président IBK, doit être utilisée pour ce dialogue et ces négociations avec les djihadistes.

J’AVAIS ECRIT UNE LETTRE OUVERTE EN LIGNE DANS CE SENS, ADRESSEE, entre autres, à IBK, au PM du Mali, au PRESIDENT DU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU et à son SECRETAIRE GENERAL.

ELLE EST INTITULEE « LA LIBERATION DE SOUMAILA CISSE : NECESSITE D’UNE APPROCHE GLOBALE INCLUSIVE ET S’ENQUERIR DE CE QUE PENSENT LES DJIHADISTES ».

II.4. Inclusivité

Aidé par la Minusma, nous devons mettre en œuvre de façon diligente l’accord de paix en favorisant l’inclusivité, par exemples, des régions, des communs, des mouvements non signataires de l’accord et de la société civile (TOUS les acteurs de la société civile en particulier les jeunes et les femmes).

Il est à noter que la société civile est plurielle. Elle n’est pas constituée que du conseil national de la société civile et de la coalition citoyenne de la société civile. D’autres organisations de la société civile existent comme des ONG, cas de l’ONG TILWAT International dont je suis le Président, des associations diverses (de religieux, de notabilités, …), des citoyens et des communautés.

L’inclusivité de l’accord de paix doit tenir compte de cette diversité et de cet aspect pluriel.

III. Conclusion

Après plus d’une année de mise en œuvre de l’ACCORD POLITIQUE, un nouvel accord politique de gouvernance, plus dynamique avec un sérieux suivi-évaluation (possibilité de changement de certains éléments de l’équipe gouvernementale au bout d’un certain temps, exemple six mois, en cas de mauvais résultats), doit être signé entre le Premier Ministre et les acteurs (majorité, opposition, centristes, société civile, …).

Les différents acteurs de cet accord doivent être valorisés en cas de résultats positifs attestés par le suivi-évaluation de ce dernier.

L’inclusivité est primordiale, le succès de l’accord de paix et du pacte pour la paix en dépend MAIS aussi de cet accord politique, multi-acteurs, avec sa feuille de route surtout s’il est défini, comme le précédent, sur une longue période.

Impliquons-nous pour la viabilité de ces accords à travers des suivi-évaluations mais aussi pour leur inclusivité.

  1. Contact

Dr Anasser Ag Rhissa

Expert TIC, Gouvernance et Sécurité

E-mail : [email protected]

TEL 00223 78 73 14 61

TEL 00227 90 99 15 24

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