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KIDAL : En attendant la fin du désordre, la débandade des ex-rebelles

Acculés, les ex-rebelles jouent au dilatoire et trouvent le Niger comme bouc-émissaire. Hier, la CMA a annoncé son retrait du processus de Dialogue national inclusif alors que le président est dans la logique de discuter de certaines dispositions de l’Accord de paix et de réconciliation.

Les menaces des pays membres de la CEDEAO sont prises très au sérieux à Kidal, où les ex-rebelles se la coulent douce. Pas que cette menace de l’organisation sous régionale qui fait peur à la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), il y a surtout les accusations et remontrances des autorités nigériennes. Le week-end dernier, le Niger a publié dans la presse les noms, les auteurs des faits en relation avec les groupes terroristes. Une posture qui a crée la peur dans les rangs de l’ex-rébellion. L’entité la plus cité à savoir le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), dirigé par Alghabass Ag Intallah, tente de se blanchir sans succès.”Le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad dénonce d’emblée, avec véhémence l’acharnement orchestré contre lui, au Mali mais singulièrement conduit par le Président du peuple frère nigérien et s’interroge sur les objectifs réels visés par ceux qu’il estime être les fossoyeurs de la paix tant recherchée à travers les dispositions de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger”, peut-on lire dans le communiqué en date du 23 Septembre 2019 à Kidal.

Mais ce qui fâche dans la sortie du HCUA ce qu’il dit “regretter que des officines maliennes planifient et entretiennent la discorde dès qu’apparaissent des signes de confiance nécessaires à la restauration de la concorde nationale pour revenir aux frustrations et aux remises en cause”.

Une telle sortie et surtout le ton et la forme empruntées confirment un vent de panique : “Le HCUA sait pertinemment bien que la verbalisation du procès d’intentions portée par le Président en exercice de la CEDEAO a été initiée et conduite par la diplomatie malienne pour donner corps à des frustrations à la limite populistes et contre-productives pour la restauration rapide de la paix”.

Ce qui va changer

Isolée et sans soutien, l’ex-rébellion, basée à Kidal, se voit également en déphasage avec le sommet du pouvoir. Les tentatives de saborder l’accord suite à l’annulation du gouvernement de la 38e session du comité de suivi de l’accord (CSA) à Kidal et remarques de l’observateur indépendant sont des signes de l’affaiblissement de “l’influence” de la CMA.

Lors de son discours à la nation à la faveur du 22 septembre, le chef de l’Etat a jeté une autre pierre dans le jardin de l’ex-rébellion. “Je tiens à réaffirmer l’attachement du Gouvernement malien à cet Accord, quitte à en discuter certaines dispositions, l’essentiel étant d’en conserver l’esprit”, a laissé entre le président Kéita. Un simple discours ou une réelle prise en main du dossier ? “Garant de cet Accord et réaffirmant l’adhésion du Gouvernement à sa mise en œuvre, je voudrais renouveler mon appel à nos frères des mouvements signataires et les inviter à tout mettre en œuvre pour un retour à une normalité constitutionnelle et administrative dont l’absence hypothèque lourdement tous les efforts de développement”, a déclaré IBK avant de lancer un appel fraternel et sincère à plus de raison, pour que les efforts de toutes les parties ne tendent plus que vers la paix…Lire la suite sur Aumali

A.M.C.

Source: L’indicateur du Renouveau

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