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Enfants militaires et femmes veuves du camp de Kati: la solidarité agissante de l’ASMA:CFP

Les femmes du parti l’Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergence des Forces patriotiques (ASMA-CFP) ont fait un don composé de 13 tonnes de vivres, des bidons d’huile alimentaire et des cartons de savons aux veuves et enfants des militaires tombés sur-le-champ de l’honneur. C’était à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la femme, le 10 mars dernier.

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La cérémonie qui s’est déroulée devant la mairie de Kati était placée sous le patronnage du président du parti ASAMA-CFP, Soumeylou Boubeye Maïga. Il y avait aussi des invités de marque comme Mme Konté Fatoumata Doumbia de l’Adema, Oumou Sall maire de Goundam et également Choguel Kokalla Maiga du MPR, Housseini Amion Guindo de la Codem, Amadou Goita du PS Yelen Koura.
Cette cérémonie organisée par les femmes de l’ASMA-CFP a mobilisé les militants et sympathisants du parti de la ville du camp Soudiata et des femmes venant de tous les six communes du district de Bamako. Il s’agissait pour les femmes du parti de partager les moments de réflexions, de communion et d’échanges sur le thème « pour un Mali Fort dans la Paix et l’Harmonie ». La journée célébrée cette année sous l’autonomisation économique des femmes dans un monde en pleine évolution, selon la présente des femmes de l’ASMA-CFP, Mme Kane Makoye Sissoko, renforcer l’autonomisation économique des femmes est une condition indispensable à l’instauration d’un développement durable et d’une croissance propauvres et à la réalisation de tous les OMD.
A ses dires, « il n’existe pas de solution miracle pour accroître l’autonomisation économique des femmes, y parvenir exige la mise en place de politiques judicieuses par les pouvoirs publics, l’adoption d’une approche globale et un engagement de longue haleine de la part de tous les acteurs du développement ».
C’est en ce sens que Oumou Sall Seck, maire de Goudam, invitée d’honneur à cette cérémonie, dans un exposé bien précis a expliqué aux femmes de l’ASMA l’importance de la paix, qui selon elle reste un thème fédérateur. Selon elle, les femmes ne doivent pas rester en marge de la recherche de la paix. Elles doivent être plus présentes, plus visibles et même arracher le leadership aux hommes parce que ce sont les femmes qui doivent amener la paix, pour elle et ses enfants. Oumou Sall Seck a indiqué que la femme doit éviter tout ce qui peut amener la division entre les communautés, entre les hommes politiques, entre les leaders d’opinion, dans la famille. Dans ce partage d’expérience, Mme Oumou Sall Seck a rappelé que toute sa vie est liée à l’histoire du Mali, de père peulh, de mère touareg et sonrhaï par adoption, elle résume la crise que le pays a connue d’une manière à une histoire parentale. Avant de déclarer que c’est en mettant en avant ses liens parentaux de part et d’autre, qu’elle a pu obtenir avec d’autres aînés la libération de certains otages au niveau de Ber des mains de la CMA.
Dans son intervention le président du parti ASMA-CFP Soumeylou Bobèye Maïga, a salué la présence des partis amis à leurs côtés à cette commémoration de la journée internationale de la femme organisée par ces militantes. Il a rendu un grand hommage à toutes les femmes du monde et plus particulièrement aux de son parti et celles de Kati, grâce auxquelles, l’ASMA-CFP s’est placée deuxième force politique du cercle de Kati sa première participation aux élections communales. Soumeylou Boubèye Maïga a déclaré que pour honorer cet exploit, le parti a profité de l’occasion pour faire un don d’environ 13 tonnes de vivres composés entre autres de riz, d’huiles, des pattes, de sucres et de savons à l’endroit des veuves et orphelins de guerres du camp militaire de Kati. D’après lui, la paix est une lutte de très longue haleine, ce n’est pas seulement l’absence de conflit, l’absence de querelle, mais c’est aussi le fait que nous puissions travailler à amener l’harmonie dans la nation, à amener l’entente dans la nation, à construire le pays ensemble parce qu’on ne peut pas construire un pays dans la mésentente permanente, dans la dénonciation permanente. Donc, c’est ça aussi la paix, pour laquelle nous devons tous travailler à aider nos autorités sur ce chantier, pour que nous puissions fêter le 8 mars prochain dans le nord du Mali.
La cérémonie a été agrémentée par les différentes prestations musicales du balafonniste, Dabara Junior et du jeune artiste Badri de Kati.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

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