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Ces départements voués à la disparition

On n’aura remarqué en prêtant un tant soit peu attention que l’architecture gouvernementale a subi une légère modification lors du récent remaniement ministériel consécutif à l’investiture d’IBK. On dénombre, en clair, la surpression du portefeuille des Droits de l’Homme en même temps que le départ de sa titulaire, ainsi qu’un changement d’appellation du département occupé par Pr Founé Migan avec l’appellation ‘ministère de l’Innovation et de la Recherche scientifique’ qui fait ombrage à ‘l’Enseignement supérieur’.


Difficile d’admettre, pour beaucoup d’observateurs, que l’enseignement supérieur disparaisse ainsi de la tradition régalienne et se dissolve dans l’innovation ou la recherche scientifique qui ne peuvent en être qu’un sous-secteur. Beaucoup l’ont ainsi mis au compte d’une erreur de casting voire d’un raté. Mais aux dernières nouvelles, l’Enseignement supérieur, pour ce qui est de son volet pédagogique, est désormais rattaché au département de l’Education nationale. De même que les ‘Droits de l’Homme’ seront dissous dans la justice, une option qui se justifie difficilement pour un pays où les abus et violations des droits élémentaires de la personne sont légion depuis le début de la crise. Qu’en dira du reste la communauté internationale, en l’occurrence l’ONU dont un foudroyant rapport vient d’épingler les parties-prenantes du processus d’Alger sur le sujet.

Démystification religieuse


Il est de notoriété publique que le mystère est une caractéristique déterminante de la religion. Mais au Mali le monde associatif confessionnel et les notabilités religieuses se relèveront difficilement de la raclée qu’ils ont subie jusqu’à la démystification, dans la foulée de l’élection présidentielle. Leurs efforts et tentatives d’en devenir des plaques tournantes ont fait chou blanc, tout comme le désir de certains d’entre eux de pointer le nez comme protagonistes du jeu électoral. A l’image de Mahmoud Dicko, qui a longtemps entretenu le mystère d’une figure présidentiable avant d’abjurer discrètement ses ambitions. Idem pour son alter-égo dans l’inimitié sournoise, Ousmane Madani Cherif Haidara qui, à la différence du premier, s’est montré beaucoup plus prudent dans la manifestation tant de son ambition que de son penchant. Plus déplorable encore, la posture du très vénéré chef spirituel des Hammalistes, qui a choisi de transgresser toutes frontières entre le politique et le confessionnel en optant pour un soutien ouvert au candidat Aliou Boubacar Diallo de l’ADP. On connaît la suite : elle s’est soldée par un fiasco électoral qui affecte l’impartialité de l’ensemble des notabilités religieuses maliennes ainsi que la considération dont elles jouissent auprès des populations. A quelques choses malheur étant bon, les politiques peuvent en profiter pour marquer définitivement leurs platebandes que tentent de leur ravir les religieux. Dont la plupart se sont même dotés d’empire médiatique à cette fin.

La Rédaction

Source: Le Témoin

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