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Zone Uemoa : Les recettes budgétaires et dons des pays ressortent à 11.231,7 milliards de FCFA au 3eme trimestre 2020

Les recettes budgétaires et dons des pays de l’Uemoa sont ressortis à 11.231,7 milliards au cours des trois premiers trimestres de l’année 2020, en hausse de 35,1 milliards ou 0,3% par rapport à la même période de l’année précédente. La Bceao qui livre ces données dans sa dernière publication « Rapport sur la politique monétaire dans l’Uemoa -Décembre 2020 » révèle tout de même que le déficit budgétaire s’est chiffré à 3.742,1 milliards ou 5,5% du Pib à fin septembre 2020 contre 1.576,3 milliards ou 2,4% du Pib un an plus tôt.µ

Les États membres de l’UEMOA, à l’instar de la plupart des pays du monde, sont confrontés aux conséquences de la pandémie sur les plans sanitaire, économique et social. L’exécution budgétaire des États sur les trois premiers trimestres de l’année 2020 s’est particulièrement ressentie des répercussions de cette crise. En effet, selon la Bceao, la situation des finances publiques a été marquée par une hausse plus importante des dépenses publiques comparativement aux recettes budgétaires. Elle s’est traduite, d’après la Banque centrale, par une dégradation du déficit budgétaire, base engagements, dons compris, par rapport à son niveau de la même période de l’année 2019. En ce sens, elle informe que le déficit budgétaire s’est chiffré à 3.742,1 milliards ou 5,5% du Pib à fin septembre 2020 contre 1.576,3 milliards ou 2,4% du Pib un an plus tôt.

Dans son rapport sur la politique monétaire dans l’Uemoa, l’institut d’émission indique que les recettes budgétaires et dons sont ressortis à 11.231,7 milliards au cours des trois premiers trimestres de l’année 2020, en hausse de 35,1 milliards ou 0,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression, à l’en croire, provient essentiellement de la hausse de 573,0 milliards (+63,7%) des dons, atténuée par la baisse de 537,9 milliards (-5,2%) des recettes budgétaires.

Dans le même ordre d’idées, elle note que l’évolution des dons budgétaires, estimés à 1.472,2 milliards à fin septembre 2020, découle des appuis budgétaires reçus par les États membres de l’Uemoa pour faire face à la pandémie. En revanche, « le recul des recettes budgétaires, principalement des revenus fiscaux, est lié aux effets de la crise sanitaire ». En effet, explique-t-elle, celle-ci a affecté la mobilisation des recettes budgétaires internes, du fait du ralentissement de l’activité économique.

Par ailleurs, l’institution relève que les dépenses et prêts nets ont progressé de 17,2%, en passant de 12.772,9 milliards à fin septembre 2019 à 14.973,8 milliards à fin septembre 2020, sous l’effet de la hausse de 977,8 milliards ou 10,8% des dépenses courantes et de 1.136,8 milliards ou 33,2% des dépenses en capital.

« L’augmentation des dépenses courantes traduit essentiellement celle des transferts et subventions (10,0%) », souligne le rapport. Lequel ajoute qu’elle porte l’empreinte des mesures d’assistance sociale adoptées par les gouvernements, notamment la prise en charge partielle ou totale des factures d’eau et d’électricité, l’aide alimentaire ainsi que les transferts monétaires en faveur des populations vulnérables.

En outre, martèle la Banque centrale, la masse salariale a progressé de 254,8 milliards (+7,2%). Par ailleurs, « les États de l’Union ont continué à assurer le paiement des intérêts de la dette dont le montant s’est établi à 1.173,0 milliards, soit une augmentation de 20,1% par rapport à la même période de l’année précédente ».

La hausse des dépenses en capital, soutient-elle, est la résultante de la poursuite des décaissements pour des projets dans le domaine des infrastructures ainsi que la réalisation de certains investissements, en lien avec les plans de lutte contre la pandémie, notamment dans le secteur de la santé, à travers l’acquisition de nouveaux équipements ou l’ouverture de centres pour le dépistage des patients. « Base caisse, le déficit budgétaire, dons compris, est ressorti à 3.742,1 milliards à fin septembre 2020 ou 5,5% du Pib. Il a été financé à travers la sollicitation du marché de la dette publique et par la mobilisation de ressources auprès des partenaires techniques et financiers », confie enfin la Bceao.

Bassirou MBAYE 

Source : LEJECOM

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