La Banque mondiale a décidé d’octroyer une subvention de 200 millions de dollars américains pour financer le projet régional d’électrification hors réseau (ROGEP), destiné à accroitre l’accès à l’électricité hors réseau dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, annonce un communiqué de l’institution monétaire mondiale parvenu mardi soir à Xinhua à Cotonou.
Selon le même communiqué, les 19 pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel bénéficiaires de ce projet sont : Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, République centrafricaine, Sénégal, Sierra Leone, Tchad et Togo.
En effet, souligne la même source, le projet entend améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages, entreprises et institutions publiques grâce à une approche régionale harmonisée de déploiement de systèmes solaires autonomes modernes.
Il devrait bénéficier à environ 1,7 million d’individus actuellement privés d’électricité ou alimentés de manière aléatoire mais également à des entreprises et des institutions publiques et, ce faisant, améliorer les niveaux de vie et les performances économiques.
« A ce jour, seuls 3 % des ménages en Afrique de l’Ouest et au Sahel sont raccordés à un système solaire domestique autonome et 208 millions d’habitants de la sous-région n’ont pas accès à l’électricité. Le projet ROGEP va aider les décideurs de la région à créer un marché régional de systèmes solaires autonomes, vital pour combattre la pauvreté. Il va aussi permettre aux entrepreneurs de saisir les opportunités liées à ce nouveau marché, en mettant au point des solutions commerciales évolutives », explique dans le communiqué, Rachid Benmessaoud, directeur de la coordination de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.
« Ce nouveau projet favorisera l’adoption de normes et réglementations qui contribueront à l’harmonisation des politiques à l’échelle de la région et rendront ainsi cette filière attractive pour les grands acteurs du marché, au bénéfice de tous les pays participants », précise M. Benmessaoud.