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Mali : la prorogation de 5 ans de la transition largement rejetée

Les partis contestataires organisent mercredi une conférence de presse pour dégager une vision commune.

 

Le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS) et le Parti pour la renaissance nationale (Parena) ont rejeté, le chronogramme électoral, transmis, vendredi dernier, par Abdoulaye Diop ministre malien des Affaires étrangères à Nana Akufo-Addo président de la République du Ghana et président en exercice de la Cédéao, le qualifiant de « chronogramme unilatéral et déraisonnable ».

La Coalition des partis politiques a annoncé, avoir appris « avec stupeur, la proposition d’un chronogramme par les autorités de la transition à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), prolongeant la transition pour une durée cumulée de 6 ans et 6 mois » dans un communiqué rendu public, dimanche, consulté par l’Agence Anadolu.

Selon la plateforme des partis politiques, le chronogramme transmis par le colonel Assimi Goîta, Président de la transition à la CEDEAO, viole la Charte de la transition, ajoutant que « ce chronogramme n’a pas fait l’objet de discussions au Mali et ne saurait être en aucun cas une aspiration profonde du peuple malien ».

Pour sa part, la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko, invite les autorités de la transition « à se ressaisir en évitant de se maintenir au pouvoir de façon illégale et illégitime », indiquant que les assises dites nationales ne « sauraient se substituer à la voix du peuple pour légitimer une quelconque prolongation de la durée et conférer au pouvoir actuel le droit de faire opérer une nouvelle constitution ».

De son côté, le Parti pour la renaissance nationale (Parena) a déclaré que « 5 ans ce n’est plus une transition, on est dans un quinquennat. On veut usurper le pouvoir sans passer par une élection. Les assises ont été organisées simplement pour avaliser cette mascadre ».

Ces partis contestataires organisent mercredi une conférence de presse pour dégager une vision commune, disent-ils.

En outre, l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le Mouvement Citoyen pour l’Alternance, le Travail et la Transparence (MC-ATT), l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ), l’Alliance Citoyenne pour la République et la Démocratie (ACRD) composée de 5 partis politiques, 225 associations et organisations, 10 regroupements et le Mouvement du 5 juin et rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ont apporté leur soutien à la prolongation de la transition.

Pour rappel, la junte militaire malienne avait pris le pouvoir le 20 août 2020 et bénéficié d’une période transitoire de 18 mois à compter de septembre de la même, année. Un deuxième “coup de force” a eu lieu en mai 2021, permettant au colonel Assimi Goïta de devenir président de la transition suite à un désaccord avec Bah N’Daw, jusqu’alors Président.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, qui menaçait le Mali de sanctions si des élections ne sont pas tenues en février 2022, doit se réunir en sommet extraordinaire le 9 janvier à Accra pour examiner la situation au Mali.

Source : Anadolu Agency

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