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Algérie : Tebboune, un fin diplomate sur les traces de son mentor

Jamais depuis la disparition de feu Houari Boumediene, la diplomatie algérienne n’a connu une telle effervescence et une dynamique qui la remet dans sa place qu’elle a, lamentablement perdue. Les différents chefs de l’Etat qui se sont succédés n’ont pas eu cette ardeur pour affronter toutes ces puissances, mais plus encore quelques pays voisins qui se sont positionnés pour assoir une domination et une hégémonie, souvent sous la coupe de super puissances, le but étant de dilapider les richesses d’un continent en mal de vrais leaders comme le furent des chefs d’Etat de grande renommée durant les années 1960 et 1970. Avec l’actuel chef de l’Etat algérien, un retour à une certaine forme de normalité et surtout le respect du droit international devient possible, surout que la nouvelle géostratégie découlant de graves crises l’impose de facto, pour peu qu’il y ait une volonté d’en découdre avec les pratiques du passé.


En participant à la conférence des pays africains concernant lé sécurité, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour s’affirmer devant ses pairs en mettant l’accent sur la dernière colonie, le Sahara occidentale en l’occurrence. Il faut dire que si le chef de l’Etat est entrain de marquer de son empreinte dans le concert des nations et en particulier dans le continent africain, c’est que ce dernier a compris au même titre que son mentor qu’il ne cesse d’évoquer à chacune des ses interventions, que la diplomatie est le meilleur moyen de protéger son pays. Ainsi, le chef de l’Etat, depuis son accession au pouvoir a mis en avant toute une batterie de mesures concernant son département et toujours, selon sa référence, c’est lui qui mène son offensive, même s’il accorde une grande confiance en son ministre des affaires étrangères.

Souvenons-nous au début de son mandat, il était un invité de marque en Allemagne pour le problème de la Lybie et qu’à ce titre il na fait savoir aux participants le rôle le majeur que l’Algérie doit jouer dans ce conflit. L’argument qu’il a fait valoir, c’est que l’Algérie étant frontalière avec ce pays, il e=était en droit d’avoir son mot à dire sur cette question, ce qui fut pris en considération, notamment par la partie allemande qui savait l’importance de l’Algérie, sa neutralité et surtout les propositions faites à ce sujet. Ni la France et encore moins le Maroc, à l’affût de la moindre faille pour s’incruster dans des affaires qui ne le concernent nullement sauf pour faire le sale boulot de ses commanditaires, l’entité sioniste et la France en particulier.

Fort de cette position que l’Algérie est entrain de récupérer après une si longue absence, due en grande partie au laxisme et à une certaine forme de complicité de l’ancien président algérien, le chef de l’Etat maintient une certaine forme de pression sur la région pour déterrer le dossier du Sahara occidentale et le mettre au goût du jour, ceci à la faveur des derniers évènements qui a vu une énième agression du colonisateur marocain. Conforme à ses propres conviction, le chef de l’Etat, encore faut-il le lui reconnaître, est le seul, après feu Houari Boumediene, a avoir frontalement diriger ses attaques diplomatiques contre l’occupant marocain pour lui rappeler avec force que l’Algérie fera tout pour la décolonisation de cette région d’Afrique. A chacune de ses interventions le chef de l’Etat réitère les positions de l’Algérie, surtout en ce qui concerne les dossiers brûlants que sont la Palestine, le Sahara occidentale et la Lybie et le fait savoir haut et fort à l’adresse de tous ces pays qui ont tenté de tirer profit de leurs misères.

Sur au autre registre et non des moindres, le chef de l’Etat n’a pas lésiné sur ses interventions et sur ses relations nouvelles qu’il entretient avec certains pays européens, notamment la France et la relation privilégiée qu’il entretien avec le président français, Emanuel Macron a fait montre d’une grande maîtrise des sujets sensibles qui ont toujours envenimé les relations entre les deux pays. Sujet sensible qu’est les archives de la guerre de libération nationale, Abdelmadjid Tebboune et son homologue français ont trouve un terrain d’entente, notamment par le biais de quelques entretiens téléphoniques et qui ont abouti à des résultats probants. La récupération des crânes de nos valeureux combattants, la décision de nommer deux grandes personnalités en charge de raviver la mémoire entre les deux pays, notamment l’aspect historique avec l’ambition que l’Alg2rie peut récupérer ses archives sont autant de réussite qui ne sont pas sans apaiser des tensions qui ont pénalisé les deux pays. Les récentes décisions de l’administration Macron en reconnaissant l’assassinat du Chahid Ali Boumedjel et l’accès aux archives datant de plus de cinquante ans, sont là pour dire que le président de la république, malgré le passif qu’il compte apurer sur le plan interne et Dieu seul sait tous ces chantiers ouverts pour redorer l’image du pays et si l’on ajoute ses absences dues à sa maladie, l’on est en droit de lui accorder beaucoup de respect pour toutes ces batailles qu’il est entrain de mener dans un calme olympien que seuls les plus méritants son en droit de l’avoir.

Le National, 11 mars 2021

Tags : Algérie, Abdelmajid Tebboune, Sahara Occidental, Union Africaine, Conseil de Paix et Sécurité,

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