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Abidjan, Bamako, Bangui : la sélection musicale du « Monde Afrique » #77

Les Ivoiriens de Magic System chantent une ode à leur quartier, tandis que King KJ et Befa Centro nous emmènent faire un tour dans les capitales du Mali et de Centrafrique.

Chaque mercredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Cette semaine, nous vous proposons une tournée des capitales en compagnie de Magic System en Côte d’Ivoire, de King KJ au Mali et de Befa Centro en Centrafrique.

Faut-il encore présenter Magic System ? Le groupe ivoirien, acteur incontournable du zouglou depuis son premier album, Premier Gaou (2000), est également connu pour organiser chaque année le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua). C’est d’ailleurs à ce quartier populaire d’Abidjan, la capitale économique du pays, que le groupe mené par le chanteur A’salfo a choisi de rendre hommage dans le clip d’Anoumabo est joli, sorti début septembre et extrait de son dernier album en date, Envolée zougloutique, paru en juin. Des maquis aux mosquées, suivez les guides !

« N’BE YALA BAMAKO », DE KING KJ

Koumadjan André Keïta alias « King KJ » vient de Kati, à une quinzaine de kilomètres de la capitale malienne, où il a fait ses premières armes au sein du groupe de rap Joloko avant de poursuivre une carrière solo jalonnée de deux albums, Wa-kati en 2019 et An bé kɛlɛ la fin 2020. C’est de cet opus qu’est issue la chanson N’be Yala Bamako (« Je me promène à Bamako », en bambara), dont le clip est sorti le 22 septembre, jour de la fête de l’indépendance du pays. Au volant d’une Mercedes, King KJ, qui avait déjà dédié un morceau à sa ville d’origine (Kati Ka), en profite pour opérer un tournant vers l’afropop.

« BANGUI EST DOUX », DE BEFA CENTROEnfin, direction la Centrafrique, où le rappeur Befa Centro est bien décidé à changer le regard sur Bangui, capitale d’un pays en proie depuis des années à l’instabilité et aux violences, notamment lors de la guerre civile de 2013-2014 qui opposa combattants anti-balaka et miliciens de la Séléka. La ville, surnommée « Bangui la Coquette », a été « bafouée, maltraitée, délaissée », déplore l’artiste, qui a fait paraître fin septembre le clip de Bangui est doux. « Demande plus où c’est, la vie est belle, elle est douce et idéale pour aller se ressourcer », rappe-t-il.

Source: lemonde

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