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Salif Keïta : cinquante ans de carrière et toujours fidèle à lui-même

Surnommé la « plus belle voix du Mali », le musicien a signé l’album « Un autre Blanc », qu’il annonce être le dernier de sa carrière sans renoncer à chanter. Explications.

Salif Keïta est né le 25 août 1949, à Djoliba (Mali), sur les rives du fleuve Niger. Albinos, il connaît une enfance isolée et rêve de devenir instituteur. Mais sa vue déficiente le lui interdit. En 1967, il s’installe à Bamako, où il se produit sur les places de marché, dans les cafés, puis dans différentes discothèques, en compagnie de l’un de ses frères.

En 1969, il rallie le Rail Band, aux côtés du saxophoniste Tidiani Koné et du chanteur Mory Kanté. Puis, avec le guitariste guinéen Kanté Manfila, il fonde en 1978 Les Ambassadeurs internationaux, groupe qui connaîtra un grand succès dans toute l’Afrique de l’Ouest.

En 1987, après avoir participé à une opération humanitaire en faveur de l’Ethiopie ravagée par la famine, il sort son premier album international en nom propre, Soro, dans lequel il chante en malinké.

Durant toute sa carrière, l’artiste malien s’est engagé pour la cause des albinos en Afrique et s’est produit avec les plus grands : Cesaria Evora, Carlos Santana, Ibrahim Maalouf, Wayne Shorter, Esperanza Spalding… Dans ce dernier album Un autre Blanc, il chante, comme il l’a toujours fait, l’espoir de lendemains meilleurs aux côtés de chanteurs comme Alpha Blondy, Angélique Kidjo, le rappeur MHD ou la Nigériane Yemi Alade.

« Un autre Blanc », de Salif Keïta, est édité par Naïve.

Narjes Bahhar est chroniqueuse musicale, spécialiste des scènes urbaines entre la France et l’Afrique. Elle collabore à Deezer, Mouv’ et Trace.

 

Source: lemonde.fr

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