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Organisation matérielle et sécurisation des opérations de vote: pari gagné pour le gouvernement

Quarante huit heures après les opérations de vote du second tour de l’élection présidentielle, les experts électoraux africains en mission d’observation au Mali, réunis dans une coordination des experts électoraux africains (CEEA), ont tenu ce mardi 14 aout à la Maison de la Presse de Bamako, une conférence de presse.

A la rencontre, on notait la présence des responsables de cette coordination, entre autres M. Jean-Marie N’GONDJIBANGANGTE, président de la coordination, Saidou Compaoré, consultant électoral ; de M Henri KOSSI LANZO ; de Fulgence Abdou Tanga KAOBORE, le secrétaire général politique; de Cyrille N’GUESSAN ainsi que de Madame TAMADJO Marie, la secrétaire générale de la Coordination, etc.
Faire le point leur observation des opérations de vote du second tour de l’élection présidentielle à la presse nationale et internationale, tel était l’objectif visé, selon les organisateurs. Au nom de cette coordination des experts électoraux africains, 66 observateurs venus des pays africains ont visité 1050 bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire du Mali, lors du second tour de cette élection présidentielle au Mali. L’accessibilité des bureaux de vote, la transparence et la crédibilité étaient les mots clés des déclarations liminaires des différentes missions de cette coordination. Au cours de cette conférence de presse, les responsables de cette coordination ont suggéré que la prochaine fois, le Mali puisse accorder au moins deux semaines pour battre campagne pour le second tour. Pour les experts électoraux africains, les consignes de vote n’ont pas été données et il n’y a donc pas eu de report mathématique des voix. Cela pourrait jouer sur le taux de participation au second tour. Par ailleurs, les experts africains reconnaissent que les coalitions ont fait que les opérations de cette élection présidentielle sont acceptables. Ces experts électoraux africains ont souhaité que les résultats soient acceptés par tous les candidats, comme la loi électorale le stipule. Selon eux, ce sont les institutions du pays qui proclament les résultats. Pour ce faire, selon les observateurs de la coordination, il revient au ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation de proclamer les résultats provisoires, avant que la Cour constitutionnelle ne se prononce définitivement. Selon ces experts, ces institutions du pays ne travaillent que dans l’impartialité. Les experts africains ont souhaité que celui qui sera élu soit accepté par son challenger dans un dialogue fraternel. L’occasion était bonne pour cette coordination d’expliquer que la loi électorale n’interdit pas à un ministre de battre campagne pour un candidat. Car, selon eux, le ministre a un bilan à défendre, même si l’utilisation des biens publics et des moyens de l’Etat n’est pas acceptée lors de la campagne, ont-ils tenu à préciser.
Par ailleurs, ils conseillent à toute personne qui conteste les résultats de passer par la voie légale. Selon eux, il ya des voies de recours prévues par la loi. Pour ces observateurs accrédités au Mali, la tolérance et l’acceptation doivent être l’esprit de tous les maliens au cours cette période électorale. Les responsables de la coordination des experts électoraux africains diront que leurs recommandations peuvent améliorer les élections à venir au Mali. Ils ont déploré le cas d’assassinat à AKODIA dans le cercle de Niafunké, région de Tombouctou, le jour du vote du second tour. Aussi ont-ils mis à profit cette tribune pour présenter leur condoléance aux Maliens. Les experts électoraux africains se sont dits tristes de la non-opérationnalisation de 440 bureaux de vote au cours de ce second tour.
Enfin, les responsables de la coordination des experts électoraux africains ont rappelé que le rôle d’un observateur, c’est de constater les faits afin de les produire dans un rapport soumis aux autorités en charge de l’organisation des élections pour améliorer les futurs scrutins. Signalons que ces experts électoraux africains sont venus du Cameroun, du Burkina Faso, du Togo, du Benin, de la Cote d’Ivoire, du Congo, du Niger, du Tchad et du Sénégal.

SABA BALLO

Source: info-matin

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