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Les « recalés » de la nouvelle loi électorale

Le débat sur la nouvelle loi électorale est loin de désenfler. Alors que les états-majors se positionnent pour les prochaines échéances, certains partis d’importance sur la scène politique risquent d’être mis hors course. En cause, la disposition relative au parrainage.

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Malgré l’adoption de la nouvelle loi électorale par l’Assemblée nationale le vendredi 9 septembre 2016, mettant un terme au débat qui a entouré la question, la pilule est dure à avaler pour beaucoup de poids lourds du microcosme politique, qui crient au scandale. Parmi les nombreuses dispositions de la nouvelle loi, la plus décriée est celle qui stipule que pour être candidat à l’élection présidentielle il faut récolter le parrainage de dix députés, ou de cinq conseillers municipaux dans chaque région, soit 55 en comptant le district de Bamako. Avec cette disposition, de nombreux potentiels candidats se sentent menacés, surtout ceux issus de partis ayant une faible représentation dans l’hémicycle, tels que le SADI, FARE Ankawili, Yèlèma, le RPDM ou le CNID Faso Yiriwaton.

Des partis évincés de fait C’est d’ailleurs la loi dans son intégralité qui est rejetée par une partie de la classe politique, à l’instar de. Moussa Mara, président du parti Yélèma, qui n’a plus de député, et ne fait pas mystère de son ambition d’être candidat en 2018. À l’en croire, il pourrait être reproché à la loi actuelle « le caractère non participatif de son élaboration. Il convient de travailler avec les acteurs politiques pour concevoir une loi électorale. Cela n’a pas été le cas et doit être revu ». « Elle peut être problématique quand on sait que des nouvelles régions ont été créées et que les conseillers municipaux peuvent manquer dans ces nouvelles régions, notamment celle de Taoudéni. Ce sont des mesures discriminatoires qui peuvent éliminer des candidatures soutenues par une partie non négligeable du pays », ajoute l’ancien Premier ministre. « Le problème de fond, c’est qu’on ne peut pas parler de suffrage universel direct et parler encore de parrainage. Le suffrage serait plutôt indirect à ce moment », estime pour sa part Oumar Mariko, député élu à Kolondièba, secrétaire général de Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), lui aussi très probablement candidat pour 2018.

Pourtant, d’autres partis, bien que rejetant la disposition, restent optimistes sur leurs chances. C’est le cas de Cheick Modibo Diarra, président du Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM), qui, s’il est d’avis que cette loi « enlève au citoyen son droit constitutionnel », a espoir qu’il pourra recueillir les parrainages requis grâce aux communales, même s’il n’est pas sûr qu’elles se tiennent dans toutes les parties du pays.

Source : journaldumali

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