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Péril sur la cohésion au sein de l’opposition malienne : Guerre d’alter egos entre Modibo Sidibé et Soumaïla Cissé !

Longtemps la guerre de leadership au sein de l’opposition malienne oppose le Président de l’URD, non moins chef de file de l’opposition politique et le Président des FARE Ankawuli. Les divergences de point de vue ont été étalées par le second à la faveur de l’interview qu’il a accordée à RFI à propos de la tenue de concertations nationales réclamées à cor et à cri par l’opposition comme préalable à une sortie de crise.

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L’ancien Premier Ministre d’ATT et non moins Président des Forces alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) a accordé cette interview à la radio internationale au lendemain de la célébration des 3 ans de pouvoir d’IBK.

Si Modibo Sidibé ne s’est pas privé de critiquer les 3 années de pouvoir d’IBK, il n’a aussi pas raté l’occasion d’afficher ses divergences de vue à l’encontre de son allié et Chef de file Soumaïla Cissé à propos de la tenue de concertations nationales.

A la question du journaliste à savoir si lui Modibo aussi demandait une grande concertation comme le souhaitait Soumaïla Cissé, il répond que, « je ne dis pas exactement la même chose que Soumaïla Cissé pour la bonne raison que çà, c’est une démarche que les FARE ont promis dès le lendemain de l’arrivée au pouvoir du Président Ibrahim Boubacar Keita. Nous préconisons cela pour avoir un véritable projet partagé par l’ensemble des Maliens ».

Et Modibo d’ajouter : « Et c’est important qu’on se parle, qu’on soit dans un dialogue véritablement refondateur. Donc, je ne dis pas la même chose que lui. Peut-être c’est lui qui dit la même chose que nous, depuis le temps qu’on essaye de le répéter ».

Ces propos de l’ex PM montrent à suffisance les alter egos qui existent entre ces leaders politiques. Ces mêmes divergences de vue sont également apparues entre ces deux leaders politiques en plusieurs moments, notamment lors du meeting populaire organisé par les partis politique de l’opposition en Avril 2014 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba où le Président des FARE était aux abonnés absents.

Il était également aux abonnés absents lors de la grande marche organisée par l’opposition contre la vie chère, la mauvaise gouvernance bien que des cadres de son parti y ont pris part. C’était courant 2015.

Partant de ces constats, tout observateur politique est en droit de parler de manque de cohésion au sein de l’opposition.

D’autre part, le leader du PARENA se réclame comme le père de la demande de concertations nationales dignes de ce nom au pouvoir. Quel nom retenir entre Soumaïla Cissé, Modibo Sidibé et Tiébilé Dramé comme le premier à demander la tenue de concertations nationales au pouvoir en place.

Nous ne saurons rien l’attester. En tout çà, il y’a passe d’armes entre ses hommes au sujet de ces concertations nationales. Ce mot pourrait même menacer la cohésion en leur sein et du coup, compromettre l’alternance dont rêve l’opposition appelée le contre balance du pouvoir en 2018. Ces divergences de vue écartent d’office une candidature unique de l’opposition à la présidentielle de 2018 qui se profile à l’horizon. Ce qui fera la part belle à la majorité lors de cette échéance électorale en faveur du locataire de Koulouba même s’il n’a pas dit son dernier mot à propos de sa candidature pour un second bail en 2018.

« Des citoyens lambda avaient commencé à grincer des dents par rapport au mutisme de l’opposition sur les grands problèmes de la Nation qu’ils assimilent à une fuite de responsabilité. En trois ans d’exercice de pouvoir par IBK, les citoyens maliens ne retiennent pas de grandes actions à l’actif de l’opposition. A cet égard, il sera difficile pour elle de réaliser l’alternance du pouvoir en 2018 », note un observateur de la scène politique sous couvert de l’anonymat.

Pour ce dernier, il est grand temps les opposants taisent leurs velléités pour se tourner vers l’essentiel qu’est de construire le Mali. Les critiques acerbes contre le pouvoir ne font pas avancer les choses mais au contraire ne feront que les régresser.  Les alliés de l’honorable Soumaïla Cissé, chef de l’opposition doivent comprendre que leurs militants sont démobilisés par ce manque de cohésion en leur sein. Les guerres de tranchées entre leaders politiques de cette entité politique feront les choux gras à la majorité présidentielle unie et soudée derrière IBK, l’actuel locataire du Palais de Koulouba.

A bon entendeur, salut

Ambaba de Dissongo

Source : L’Observatoire
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