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Les Français frappent les islamistes d’Ansarul Islam au Mali

Les Français de l’opération Barkhane ont attaqué le groupe islamiste Ansarul Islam, les 29 et 30 avril, dans l’un de ses sanctuaires, la forêt de Foulsaré, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

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Dernier né des groupes terroristes du Sahel, Ansarul Islam opère dans le nord du Burkina Faso.

Soldats français de l’opération Barkhane en janvier 2017 au Mali. / Stephane de Sakutin/AFP

Nom de code de l’opération conduite par les Français de Barkhane : Bayard. Lancée dans la nuit du samedi 29 avril au dimanche 30 avril, l’opération Bayard a visé l’un des repères du groupe islamiste burkinabé Ansarul Islam. Un franc succès, si l’on en croit l’État-major de l’armée française.

Ce que l’on en sait de l’opération Bayard

Le 29 avril, des Mirage 2000 de la base française de Niamey ont effectué plusieurs frappes aériennes contre des positions djihadistes dans la forêt de Foulsaré, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Deux hélicoptères d’attaque Tigre ont, ensuite, poursuivi l’action de la chasse française, avant l’arrivée de la première vague de commandos largués par des hélicoptères NH-90 Caïman. Au lever du jour, vers 5 h 30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la sécurisation de la zone.

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Une vingtaine de « terroristes » ont été « neutralisés » : autrement dit, tués ou fait prisonniers. La fouille du secteur a permis de mettre la main sur de l’armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants d’engins explosifs improvisés en « quantité importante ».

La cible : Ansarul Islam

L’opération a visé le groupe Ansarul Islam qui menace et terrorise le nord du Burkina Faso. Il s’est fait connaître le 16 décembre 2016 par l’attaque d’un détachement burkinabé du Groupement des forces armées antiterroristes (GFAT) à Nassoumbou (province de Soum), dans le Nord-Est, tuant 12 soldats.

Depuis cette première attaque, Ansarul Islam multiplie les actions violentes pour promouvoir un islam « authentique » et restaurer le royaume peul du Macina, fondé au début du XIXe siècle par Sékou Amadou : attaques des postes de sécurité, des agents de l’État et menaces contre les enseignants et les « mauvais » musulmans. Le groupe dispose de bases arrière au Mali, en particulier à Douna et à Selba. Il comprendrait moins d’une centaine d’hommes.

Malaam Ibrahim Dicko, le fondateur

Ansarul Islam a été créé par Malaam Ibrahim Dicko, un prêcheur radical originaire de Djibo, chef-lieu du Soum, à moins de 300 km au nord de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Il recrute parmi les populations délaissées de la région, en premier lieu les Peuls.

Proche du Malien Hamadou Koufa, le fondateur du Front de libération du Macina (FLM), Ansarul Islam tenterait de se rapprocher de Daech depuis la création du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans : la coalition réunissant Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Al-Mourabitoune, le FLM et présidée par Iyad Ag Ghali, le fondateur d’Ansar Dine.

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Le futur chef d’Ansarul Islam avait été arrêté par les Français de Barkhane à la fin de l’année 2013 dans les environs de Tessalit, dans le nord du Mali. Remis aux autorités de Bamako, il a effectué deux ans de prison avant d’être relâché et de rejoindre Djibo, au Burkina Faso. On pense qu’il s’est radicalisé pendant son séjour au Mali.

Laurent Larcher
Source: .la-croix.com
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