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Exploitation minière: Barrick ouvre ses portes aux journalistes

Une équipe de journalistes de la presse nationale séjourne actuellement sites de la société minière Barrick dans le cercle de Kéniéba. À travers cette descente de terrain, il s’agit de permettre aux hommes de média de constater de visu la production minière, d’apprécier les différentes mesures prises par les responsables Barrick pour la protection des travailleurs et de l’environnement ; ainsi que les initiatives pour les communautés locales.

 

L’objectif de cette visite de terrain est de comprendre et d’informer l’opinion nationale sur tout le processus de production de l’or et de lever le tabou sur cette activité qui est suivi de loin par beaucoup de Maliens.
Sous la conduite du responsable du département développement communautaire, Youssouf ONGOIBA, la première étape de la visite a concerné le département santé, sécurité, environnement. Ce département constitue la porte d’entrée de tous les travailleurs de la mine et des visiteurs.
N’Golo KONÉ et son équipe ont entretenu les journalistes sur les mesures de sécurité de la société. Leurs explications ont été appuyées par une projection vidéo sur la santé, sécurité, environnement.
Selon N’Golo KONÉ, la santé-sécurité-environnement vise à promouvoir les droits de l’homme.
« La mine est un environnement dangereux avec les machines et les produits. C’est pourquoi la société s’efforce à s’allier avec le respect de certains principes législatifs et d’autres exigences et directives pour travailler en toute sécurité. L’objectif global est de fournir un environnement de travail sain », a expliqué le responsable du département.
Selon lui, en 2012 la mine a fait des démarches pour obtenir sa certification sécurité, santé et elle a été certifiée en 2013.
« En 2018, il a eu l’adoption d’une norme internationale santé, sécurité, environnement. Ainsi, les auditeurs externes sont venus et la mine a été certifiée ISO 645001. L’objectif n’est pas d’avoir le certificat, mais de s’assurer que les normes sont respectées. Nous travaillons avec les normes nationales et internationales. Nous avons un système structuré qui nous permet d’avoir les informations récentes. Pas question de hasard dans la mine. La mine a besoin des bras valides en santé. Il faut des normes pour que les gens rentrent et sortent sans problème », a affirmé N’Golo KONÉ.
Après s’être imprégnée des mesures de sécurité de la société, l’équipe des journalistes s’est rendue à l’usine.
Sous la conduite du chef de l’usine, Ibrahima SIBY, les visiteurs ont été informés sur les différentes étapes du traitement du minerai.
Il a fait savoir que l’usine reçoit tous les minerais venant des différentes mines à ciel ouvert et les mines souterraines.
Du propos de M. SIBY, il ressort que 40% du minerai proviennent de la mine de Yalea, 25% de la mine de Gara, et 35% de la mine de Gounkoto.
Le responsable de l’usine a expliqué le processus de transport, de concassage et de broyage.
Selon lui, des produits sont ajoutés au minerai pour faciliter la dissolution. La dernière étape consiste à récupérer l’or sur des plaques métalliques.
Au niveau du terminus de traitement du minerai, Ibrahima SIBY et ses collèges ont expliqué le processus du traitement.
L’on apprend que le parc à boue est composé de deux bassins opérationnels qui couvrent 171 ha, avec une capacité de 55 000 m3.
Ainsi, aux dires des spécialistes, le bassin est doté d’un système de traitement, en amont, pour détruire la concentration de cyanure.
Pour plus d’assurance sur le plan hygiène, M. SIBY a indiqué que le contrôle se faisait régulièrement par des services compétents indépendants et le laboratoire des eaux.
Aussi, l’on apprend que des auditeurs externes viennent régulièrement pour constater que le processus de traitement de l’or respecte les normes internationales.
La dernière étape de la visite du samedi a eu lieu au champ solaire qui alimente l’usine en énergie. À ce niveau, l’ingénieur Mamadou GUISSE a décortiqué les motivations du choix de l’énergie solaire et ses avantages.
Selon lui, ce projet de champ solaire dont la mise en place a pris deux ans produit actuellement 20 MW. Un système qui permet d’économiser 10 millions de litres de diésel et d’économiser 40 mille tonnes de COD par an.
Ce champ solaire d’un coût global de 22 millions de dollars est bâti sur une superficie de 60ha, dont 38 ha d’espace couvert avec 63 400 panneaux.
Selon les explications de M. GUISSE, ce champ solaire a été installé pour la propre consommation de la société Barrick.
Par ailleurs, l’ingénieur énergétique a ajouté que l’installation de ce champ solaire répond à l’engagement de la société minière Barrick de contribuer à la protection de l’environnement.
Au passage, il précise que l’entretien du champ solaire est assuré par deux entreprises locales. Avant d’annoncer qu’il est prévu de procéder à l’extension du champ solaire pour augmenter davantage la production d’énergie.

PAR MODIBO KONE

Source : Info-Matin

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