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Commune VI : Les dessous des révocations communales

Depuis le départ du maire central, la grogne est palpable du côté de Niamakoro et à Missabougou. Un tour dans la zone a permis d’y voir clair.

 C’est du côté de la mairie de Magnambougou que notre regard s’est porté. Au carrefour de l’immeuble Wasulu près de la radio Guintan, on peut voir des affiches dans tous les sens. “On veut Moïse”, “Magnambougou soutient son maire”, “laissez Moïse travailler” sont les slogans omniprésents dans les environs.

A l’intérieur le concerné de son vrai nom Moussa Traoré vaque à ses occupations sans laisser paraître quoi que ce soit. Approché par nos soins, pour donner sa version de ce bras de fer à la base, il a préféré laisser un habitué de la mairie s’exprimer. Ce dernier du nom de Moussa Sanogo, qui est promoteur d’une école dans la commune n’est pas allé du dos de la culière. Il a indiqué que Moïse est victime d’une cabale politique. Ses couleurs qui sont celles de l’URD comme le maire central Alou Coulibaly dérangent. L’élu qui vient avant 8 h pour ne quitter qu’à 20 h serait donc victime de sa popularité aux yeux de Sanogo.

Pourtant, notre interlocuteur nous fait part d’un deal politique au lendemain de l’installation du bureau communal. Les quotas des partis politiques en Commune VI était connus. Donc les révocations du moment n’ont aucune raison d’être bien que Moussa Sanogo y voit la main du parti présidentiel pour une assise politique totale à la mairie de la Commune VI. Il indique que la décision de révocation des maires délégués n’a aucune justification après lecture. Une affaire de 72 millions de F CFA est miroitée dans les coulisses afin de motiver les décisions que refusent les populations.

Sanogo indique qu’il y a un régisseur qui détient les documents comptables vérifiables à tout moment. Comme quoi, les affiches dédiées à Moïse ont pour dessous les arguments avancés. Il est certain que les législatives dans la Commune VI risquent d’être surchauffées car les élus communaux auront leur mot à dire. L’affaire est loin d’être terminée.

Idrissa Kéita

 Le Point

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