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CINQUIEME RENCONTRE DU RAESS : Réduire la pauvreté par l’engagement de tous les citoyens

Le Palais de la culture Amadou Hampaté Ba a servi de cadre, ce mardi 10 juillet 2018, à la cérémonie de lancement de la 5ème édition de la rencontre du Réseau africain de l’économie sociale et solidaire. Une réponse durable au chômage des jeunes, à travers l’entrepreneuriat social, regroupant les acteurs de développement de plusieurs pays de la sous-région et d’Afrique. C’était sous la présidence de Monsieur Amadou Konaté, ministre de la Solidarité et de l’action humanitaire.

Le Réseau africain de l’économie sociale et solidaire est créé en 2010 par 23 pays, dont le Mali, avec un défi : le progrès socio-économique comme fer-de-lance de tout développement humain. Il se bat, avec ses partenaires, à travers différentes rencontres pour faire de la couche la plus pauvre de la société un vrai moteur de développement durable. Mais cela ne sera possible qu’avec l’implication de tous, pour redynamiser et appuyer cette couche avec tous les moyens disponibles. C’est pourquoi, les mots forts de cette 5e rencontre du Réseau africain de l’économie sociale et solidaire étaient : produire l’entrepreneuriat social, distribuer et consommer les produits de l’entreprise communautaire ; les sociétés coopératives, un puissant instrument de réduction de la pauvreté et de la création de la richesse ; l’économie sociale et solidaire, avenue du développement économique inclusif pour la paix durable.

Ce combat, en plus de la redynamisation de la jeunesse, peut contribuer à la diminution de la pauvreté en faisant savoir à tous que celle-ci n’est pas une fatalité. Il offre également un soutien constant à la promotion de l’entrepreneuriat- jeune et à la valorisation de nos produits locaux.

Pour le représentant du maire de la commune V du district de Bamako, cette cinquième rencontre témoigne le bien-fondé des objectifs que se sont fixé les participants. Elle est également la preuve de la réussite de la dernière rencontre qui était la quatrième édition du Réseau africain de l’économie sociale et solidaire, tenue également à Bamako. En plus de ces constats non moins importants, le maire représentant dira que le RAESS s’inscrit comme outil de recherche de la paix et de la stabilisation à travers des actions concrètes.

Quant à son homologue, le représentant du maire du district de Bamako, elle dira que cette rencontre se veut un espace d’échange et de réflexion sur l’économie sociale et solidaire, un pilier du développement en général. Pour elle, la concrétisation des missions du Réseau africain a permis l’implication d’un volet de l’économie sociale et solidaire du réseau malien à l’Assemblée nationale et prochainement au niveau de toutes les communes.

Madani Koumaré, président du RENAPESS Mali, dira que le réseau africain de l’économie sociale et solidaire est ce qu’il considère comme une économie à visage humain.  Leur ambition est de couvrir toute l’Afrique en plus des 23 pays membres ainsi que des pays observateurs. Leur stratégie est de chaque fois élaborer une feuille de route qui répond aux besoins économiques de tous les pays d’Afrique. Il invite alors la jeunesse à croire en elle-même. Cette prise de conscience, une fois effectuée, le changement sera possible. Il en profite pour rendre hommage à tous les acteurs de l’économie, particulièrement ceux qui évoluent dans le domaine de l’artisanat car c’est eux qui ont accepté de tout abandonner au profit du travail uniquement.

Pour le ministre de la Solidarité et de l’action humanitaire, M. Amadou Konaté, c’est une marque de confiance et une grande fierté pour le Mali d’abriter cette rencontre pour la deuxième fois consécutive. Il dira que le gouvernement a compris toute l’attente du Réseau, pour l’accompagnement des plus hautes autorités, dans la concrétisation de leur mission. À le croire, le RAESS, par sa mission, devient un allié qui accompagne l’Etat, dans sa politique de développement économique.  Il dira que le gouvernement est sur de grands chantiers dans lesquels une large place est réservée à l’économie sociale et solidaire. Parmi ceux-ci, il cite : le chantier de l’assurance volontaire qui va accompagner ceux qui évoluent dans le secteur informel à avoir une protection ; le chantier de l’assurance maladie universelle, etc. Selon lui, on ne peut pas lutter efficacement contre la pauvreté si le nombre de dépendants à une assistance des parents salariés reste élevé. Le ministre de la Solidarité et de l’action humanitaire rassure que le gouvernement est et sera pour la réalisation de ce qui sortira de cette rencontre.

ISSA DJIGUIBA

Source: Le Pays

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