POSSIBLE ACCORD AVEC L’IRAN SUR LE NUCLÉAIRE, WASHINGTON OPTIMISTE

Le chef de la diplomatie américaine a estimé dimanche à l’issue d’un nouvel entretien avec son homologue iranien à Vienne que les négociations sur le nucléaire iranien étaient à la croisée des chemins et qu’il appartenait aux participants de démontrer qu’un accord est possible.

secretaire etat americain john kerry

John Kerry et Mohammad Javad Zarif se sont entretenus pour le sixième jour consécutif dans la capitale autrichienne, à deux jours de la date butoir que les grandes puissances et Téhéran se sont fixés pour la conclusion d’un accord définitif.

« Nous avons fait de véritables progrès mais (…) nous ne sommes pas encore arrivés là où il faudrait sur les questions les plus difficiles », a déclaré le secrétaire d’Etat américain à la presse.

« S’il n’y a pas d’accord et s’il y a (de la part de l’Iran) une intransigeance totale et une absence de volonté d’avancer sur les sujets qui comptent pour nous, le président Obama a toujours dit que nous sommes prêts à nous retirer des négociations », a rappelé John Kerry.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a jugé que certaines divergences demeuraient entre son pays et le groupe P5+1 avant la date butoir pour un accord final mardi.

« Rien n’est encore clair. Certaines divergences demeurent et nous essayons de travailler dur », a-t-il commenté devant la presse.

POINTS TECHNIQUES

Pour le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, le moment est venu maintenant pour l’Iran de décider s’il prend des engagements sur les points encore irrésolus.

« Nous sommes à 72 heures du moment où elles (les négociations) doivent normalement se terminer (…) La question principale, c’est de savoir si les Iraniens vont prendre des engagements clairs sur ce qui n’a pas encore été clarifié. Nous souhaitons un accord, mais tout doit être clarifié. La France aura la même attitude qu’elle a toujours eue: la fermeté constructive.

Outre la question politique délicate de la levée des sanctions imposées à l’Iran, et de son calendrier, les discussions achoppent encore sur des points techniques, principalement les mécanismes de contrôle qui permettraient aux grandes puissances que Téhéran ne cherche pas à se doter de l’arme atomique.

« La plupart des questions relatives aux sanctions ont été résolues mais il en reste quatre ou cinq, dont celle qui vise à s’assurer qu’à chaque initiative d’un camp correspondra une initiative similaire de l’autre et que celle-ci aura lieu de manière simultanée », a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, cité par l’agence de presse iranienne Isna.

Téhéran réclame que la levée des sanctions internationales soit concomitante à la signature d’un accord définitif, ce à quoi s’oppose notamment le Congrès américain, dominé par les républicains hostiles à la politique d’ouverture de Barack Obama envers l’Iran.

Alors que les négociations se sont concentrées ces derniers mois, et particulièrement cette semaine, entre les Etats-Unis et l’Iran, les agences de presse russes ont rapporté dimanche que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, était attendu en fin de journée à Vienne.

Reuters

Source: afriqueinside

Le régime syrien perd un important centre militaire à Alep

Une coalition de rebelles a réussi à prendre au régime syrien un centre militaire stratégique à Alep, un des plus importants changements intervenus sur le terrain en deux ans dans l’ancienne capitale économique de la Syrie.

attentat explosion bombardement guerre syrie

Accusé de crimes contre l’humanité par l’ONU, le groupe extrémiste Etat islamique a de nouveau montré sa cruauté en diffusant samedi une vidéo sur l’exécution de 25 soldats du régime par des adolescents dans les ruines antiques de Palmyre.

Alep, deuxième ville de Syrie, n’avait pas connu de fortes évolutions depuis sa division en juillet 2012 entre secteurs aux mains des rebelles à l’est et quartiers contrôlés par le régime à l’ouest.

Mais une nouvelle coalition de rebelles islamistes a lancé jeudi une offensive majeure sur le quartier de Zahra, aux mains du régime, et dès le lendemain une autre alliance, Fatah Halab (Conquête d’Alep), a fait de même dans un autre secteur loyaliste.

Les combats qui ont suivi ont été parmi les plus féroces à Alep depuis 2012, avec des centaines d’obus et roquettes tombés sur les quartiers des deux côtés.

Signant une victoire significative, Fatah Halab a pris dans la nuit de vendredi à samedi le contrôle d’un centre de recherches scientifiques, transformé en une caserne par le régime, selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Cette alliance “menace ainsi le quartier Halab al-Jadida et les autres quartiers de l’ouest d’Alep aux mains du régime”.

“Le régime perd avec ce centre de recherches une ligne de défense importante, ce qui rend son contrôle d’Alep-ouest plus vulnérable”, souligne le chercheur Thomas Pierret, maître de conférence à l’université d’Edimbourg.

Il est toutefois “difficile de dire si les choses vont évoluer rapidement. Cela dépend des effectifs du régime sur place et de leur motivation, choses sur lesquelles on a peu d’informations”, précise le chercheur.

– “Lourdes pertes” –

Selon l’OSDH, l’armée de l’air a bombardé samedi avec intensité le centre de recherches, poussant les combattants à se rassembler dans la partie ouest du bâtiment.

L’armée a mené des opérations dans plusieurs quartiers d’Alep “infligeant de lourdes pertes” aux rebelles, a affirmé l’agence officielle Sana.

Pour le militant Karim Obeid, du centre des médias d’Alep, la nouvelle coalition Ansar al-Charia (Partisans de la Charia) cherche à “contrôler Zahra car l’armée bombarde régulièrement de cette position les quartiers tenus par l’opposition et les localités du nord et l’est de la province”.

Sa prise permettrait aussi de “sécuriser la route internationale reliant Alep à la localité turque de Gaziantep”, qui lui permet de faire transiter armes et ravitaillement, a-t-il expliqué.

Rassemblant 13 organisations, dont le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, et le groupe islamiste Ahrar al-Cham, Ansar al-Charia avait réussi à prendre quelques positions, mais selon l’Observatoire, les forces du régime les ont récupérées dans la nuit. L’aviation syrienne a “mené 40 raids contre les rebelles”, et Ansar al-Charia a perdu 29 combattants vendredi, d’après la même source.

Ailleurs dans le pays, les forces du régime, aidées par le Hezbollah libanais, ont lancé une opération militaire d’envergure contre Zabadani, à 20 km au nord de la capitale Damas, une des dernières villes encore contrôlées par les rebelles dans ce secteur.

L’OSDH a fait état de “combats violents entre les forces du régime et les miliciens qui les soutiennent d’une part, et les groupes rebelles, dont des islamistes”, de l’autre.

– Nouvelle vidéo de l’EI –

Dans la seule journée de samedi, 22 barils d’explosifs ont été lancés sur la ville et ses environs, a indiqué l’OSDH, sans être en mesure de fournir un bilan des victimes dans l’immédiat.

Selon l’agence officielle Sana, les rebelles ont lancé des roquettes en direction de la capitale Damas, faisant au moins un mort et neuf blessés.

Dans une nouvelle vidéo insoutenable, l’EI a montré 25 soldats du régime syrien exécutés par des adolescents dans l’amphithéâtre de la cité antique de Palmyre qu’il a prise le 21 mai.

Depuis qu’il s’est emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak, ces vidéos sont devenues sa principale arme de propagande.

Dans la vidéo d’une dizaine de minutes, on y voit 25 soldats en uniforme vert et brun être tués à bout portant dans le théâtre devant un immense drapeau noir et blanc du groupe suspendus aux ruines. Les auteurs de l?exécution, habillés en tenue de camouflage, semblent être des adolescents, dont certains très jeunes.

Au Brésil, la NSA a espionné Dilma Rousseff et ses ministres

Les Etats-Unis ont espionné la présidente brésilienne Dilma Rousseff, mais également plusieurs de ses ministres et ambassadeurs, et jusqu’à son avion présidentiel, révèlent de nouveaux documents publiés conjointement samedi 4 juillet par le site WikiLeaks et le quotidien brésilien O Globo.

president americain Barack Obama bresilienne Dilma Roussseff

« Même au cours de ses voyages officiels, la présidente Rousseff n’était pas à l’abri d’être écoutée puisque (…) le service de téléphonie satellitaire Inmarsat de l’avion présidentiel » était espionné, écrit WikiLeaks.

Ministres, chef de cabinet et ambassadeurs

Les ministres de l’économie, des affaires étrangères, le président de la Banque centrale, le chef de cabinet de la présidente, de même que les ambassadeurs en Allemagne, en France, aux Etats-Unis et à Genève ont tous été surveillés par l’Agence de sécurité nationale (NSA) américaine au cours du premier mandat de Mme Rousseff (2010-2014), selon ces documents.

La liste des cibles brésiliennes des écoutes de la NSA révélées par WikiLeaks etO Globo contient 29 contacts et livre de nouveaux détails sur le scandale d’espionnage mondial opéré par les Etats-Unis révélé en 2013 par l’ancien sous-traitant de la NSA Edward Snowden, aujourd’hui réfugié en Russie.

Après ces premières révélations concernant l’interception des conversations de la présidente, Mme Rousseff avait annulé un voyage officiel aux Etats-Unis, qui s’est finalement déroulé fin juin. « Si la présidente Rousseff veut attirer de nouveaux investissements américains au Brésil (…) comment peut-elle assurer aux entreprises brésiliennes que leurs homologues américaines ne bénéficieront pas d’avantages grâce à cette surveillance ? », interroge Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, dans ce communiqué.

Ces nouvelles révélations sur l’espionnage de la NSA s’ajoutent à celles faites ces dernières semaines sur la surveillance des gouvernements français et allemands, notamment, grâce à des documents obtenus par WikiLeaks.

Source: Le Monde

Kiev lance une nouvelle police de style américain

Jeunes et sportifs, entraînés par des Américains, 2 000 Ukrainiens ont prêté serment samedi pour remplacer la police de la route et patrouiller dans les rues de Kiev.

TOPSHOTS-UKRAINE-POLICE-GRADUATION

La main sur le coeur, les nouveaux policiers parmi lesquels 20% des femmes ont entonné l’hymne national sur la place Sainte-Sophie, dans le centre de Kiev, avec le président Petro Porochenko, le Premier ministre Arseni Iatseniouk, le maire de Kiev Vitali Klitschko et l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt.

«Croyez-moi, votre tâche ne sera pas plus facile que celle des soldats dans le Donbass», où les troupes ukrainiennes prooccidentales combattent depuis avril 2014 les séparatistes prorusses dans un conflit qui a fait plus de 6.500 morts, a lancé M. Porochenko devant les nouveaux policiers en uniforme noir avec des insignes flambant neufs brillant au soleil.

«La principale zone à risque n’est pas celle où sifflent les balles, mais là où bruissent les billets», a-t-il poursuivi en faisant allusion à la corruption de la police de la route connue pour extorquer des pots-de-vin. Le commandant Olexandre Fatsevitch, 28 ans, qui a combattu dans l’Est a pris la tête de cette nouvelle structure. Après le lancement de la réforme à Kiev, les unités similaires devront apparaître à Odessa (sud), Kharkiv (est) et Lviv (ouest).

15 millions de dollars

Cette réforme est supervisée par la vice-ministre de l’Intérieur Eka Zgouladzé, une Géorgienne naturalisée Ukrainienne convaincue que les policiers dans la rue sont «la base» du système étatique. Elle avait été en charge de la réforme similaire menée avec succès dans la Géorgie du président réformateur prooccidental Mikheïl Saakachvili, lui-même nommé récemment gouverneur de la région ukrainienne d’Odessa.

«Je leur fais entièrement confiance. Ils sont forts, ils vont réussir», a déclaré Mme Zgouladzé interrogée par l’AFP après la cérémonie à Kiev. Sélectionnés sur plus de 33 000 candidats, les 2 000 policiers ont été entraînés par des policiers américains.

Les États-Unis ont déboursé 15 millions de dollars pour cette réforme et d’autres pays comme le Japon, l’Australie ou le Canada y ont également contribué.

Source: L’essentiel/AFP

Afghanistan : revers pour le président Ghani

Les députés afghans ont rejeté, samedi 4 juillet, le candidat du président Ashraf Ghani au poste crucial de ministre de la défense.

Ashraf Ghani nouveau president afghanistan

Ce vote négatif est un grave revers pour l’exécutif afghan, engagé dans une âpre lutte contre les islamistes. Les députés de la chambre basse du parlement afghan (Wolesi Jirga) ont rejeté la nomination de Mohammed Massoum Stanekzaï, par 104 contre et seulement 84 voix pour.

Un nouveau candidat devra être désigné qui, à son tour, devra se soumettre au vote des députés. Le portefeuille est vacant depuis l’entrée en fonctions de M. Ghani et du chef de l’exécutif Abdullah Abdullah en septembre dernier.

Crainte d’une recrudescence de l’instabilité politique

En janvier, seulement huit ministres du nouveau gouvernement avaient été approuvés par les parlementaires afghans, forçant le gouvernement à revoir sa copie. En avril, les députés ont approuvé la nomination de seize autres ministres, mais le portefeuille de la défense restait encore à pourvoir.

Une telle lenteur dans la mise en place du nouveau gouvernement d’union nationale fait craindre une recrudescence de l’instabilité politique en Afghanistan, alors que l’OTAN a retiré fin décembre l’essentiel de ses troupes de combat après 13 années de conflit contre les talibans.

De fait, les talibans ont lancé une « offensive de printemps » de grande envergure dans tout le pays. Ils ciblent majoritairement les forces de sécurité afghanes et étrangères, mais aussi les symboles du gouvernement central.

Source: lemonde.fr

La diplomatie du pape François face à «la Troisième Guerre mondiale»

Il va à Sarajevo, reçoit Poutine, se rend à Cuba… François l’Argentin redéploie la diplomatie du Vatican sur toute la surface du globe.

pape françois chrétien protestant eglise vatican eveque

Après la guerre, la diplomatie du Vatican se concentrait surtout sur la Guerre froide et la dissuasion nucléaire. Elle se déployait dans les affrontements militaires et idéologiques «de bloc à bloc», appelant les puissances à la paix, la réconciliation et au dialogue. Anciens diplomates, les papes Jean XXIII (1958-1963) et Paul VI (1963-1978) pesaient sur la scène médiatique. A la tribune des Nations unies, Paul VI s’écriait en 1965: «Jamais plus la guerre!» Avant lui, l’encyclique Pacem in terris(«Paix sur la terre») de Jean XXIII réclamait une nouvelle gouvernance mondiale, un désarmement généralisé, une non-violence unilatérale et «prophétique». Ensuite, grâce au Polonais Jean-Paul II et à des diplomates hors pair comme les cardinaux italiens Agostino Casaroli etAchille Silvestrini, le Vatican prit une part active à la chute du communisme.

Aujourd’hui, la carte mondiale des conflits est bouleversée. François, premier pape non-européen de l’ère moderne, se trouve confronté à une«Troisième Guerre mondiale par morceaux», une étrange formule qu’il employa le 6 juin dernier lors d’une visite-éclair à Sarajevo. Cette «Troisième Guerre mondiale» se caractérise, selon lui, par le conflit planétaire entre l’Occident et l’islamisme radical, par des vagues de migrations de plus en plus puissantes de populations chassées par les guerres civiles et la misère, par des trafics incessants d’armes et des trafics humains de toute nature.

Le Vatican et l’Eglise (1,2 milliard d’hommes) sont ainsi obligés de réviser leurs critères de «lecture» des conflits et d’intervention. Le «bloc à bloc» d’autrefois n’existe plus. Ni les guerres classiques de décolonisation. Ni la«croisade» contre «l’axe du mal» des néo-conservateurs américains, discrédités par la guerre en Irak. La guerre n’est plus comme autrefois un fléau qu’on pouvait traiter par une négociation entre des belligérants et les moyens de la diplomatie traditionnelle. La «fraternité universelle» rêvée par les papes à l’époque de la guerre froide fait place aujourd’hui à des chocs civilisationnels, à une course aux profits mondialisée, à une fragmentation des intérêts nationaux et continentaux et à cette «mondialisation» des injustices, des trafics et de l’indifférence qu’a encore dénoncée le pape dans sa dernière encyclique.

D’où la révision qui s’esquisse de la diplomatie pontificale vue par François et son secrétaire d’Etat, numéro deux de la Curie, le cardinal italien Pietro Parolin, un diplomate de carrière et de haut niveau. Elle s’ordonne autour de trois axes.

1.Liquider les séquelles de la Guerre froide

C’est le sens de leur action à Cuba, où le pape se rendra dans quelques semaines, pour mettre fin au bras de fer entre le régime castriste et les Etats-Unis. Une action décisive et déjà reconnue par Raul Castro et par Barack Obama. En 1998, Jean-Paul II s’était rendu le premier dans l’île, au nom de la «liberté religieuse», ce pilier de la lutte contre le système communiste dans l’Est européen et contre l’oppression des chrétiens de Chine.

Mais le pape François fait valoir des atouts supplémentaires, comme la défense des populations les plus pauvres victimes de l’embargo et la mise en place d’une «diplomatie de médiateurs», parmi lesquels son confrère cubain Jaime Ortega, actif archevêque et cardinal de La Havane. «Dans le monde globalisé, avec toute sa complexité, on manque de véritables médiateurs à la recherche de ce qui unit et libère de la spirale de la haine», nous dit Andrea Riccardi, ancien ministre italien, fondateur de la communauté de Sant’Egidio.

Mais cette détente, à la méthode François, ne fait pas l’unanimité. Les nostalgiques des combats d‘hier contre l’oppression communiste font valoir que pas un mot n’est venu de la bouche de ce pape en faveur des «martyrs» du régime castriste ou des milliers de Cubains qui ont fui leur pays ou des centaines d’opposants innocents encore retenus dans les prisons. L’Italien Sandro Magister, expert critique du pape François, rappelle aussi la déception des chrétiens chinois (dont le cardinal Zen, très connu à Rome) devant cette «Realpolitik» du Vatican qui, dans l’espoir de rétablir des relations diplomatiques avec Pékin, garde le silence à propos des évêques qui disparaissent en prison, des croix abattues, des libertés supprimées.

Les Ukrainiens attendent davantage de fermeté de la part du Saint-Siège

Antoine Arjakovsky, universitaire

Dans la guerre en Ukraine, dont il a parlé le 10 juin avec Vladimir Poutineau Vatican, le pape se distingue aussi par une plus grande neutralité. Le Polonais Jean-Paul II était très engagé dans la défense de ses «voisins» ukrainiens de l’Église gréco-catholique dite «uniate» (rattachée au Vatican). Cette attitude partisane l’avait coupé de la puissante orthodoxie russe et avait interdit –pour longtemps– toute perspective de voyage d’un pape en Russie et de rencontre avec le patriarche «de toutes les Russies».

Le pape François n’évoque jamais le rôle déstabilisateur de la Russie dans le Donbass et il déçoit ainsi les millions de catholiques ukrainiens (massivement présents à l’Ouest) qui sont les plus fervents soutiens de la politique de Kiev. Ils se disent blessés par le mot de «guerre fratricide»que François donne à leur combat contre les agressions russes. «Les Ukrainiens attendent davantage de fermeté de la part du Saint-Siège»,affirme l’universitaire Antoine Arjakovsky.

Ce «réalisme» du Vatican à propos de l’Ukraine vient de la conviction qu’une solution au conflit en Syrie et en Irak passe inévitablement par la Russie. Vladimir Poutine, soutien de Bachar el-Assad, inquiet des débordements islamistes dans ses territoires caucasiens, est devenu une pièce maîtresse au Proche-Orient. Il ne cesse de rappeler le rôle historique joué par la Russie au XIXe siècle comme «nation protectrice» des chrétiens d’Orient (majoritairement orthodoxes, comme les Russes). Des chrétiens dramatiquement pris au piège aujourd’hui entre le régime dictatorial de Damas, qui prétend les défendre du terrorisme islamiste, et la hantise de Daech. Tout à la dévotion de Vladimir Poutine, le patriarcat orthodoxe de Moscou veut se rapprocher du Vatican pour collaborer plus étroitement à la cause «civilisationnelle» des chrétiens d’Orient.

2.Desserrer l’étreinte israélo-palestinienn

François réclame avec clarté une «solution politique» au conflit
au Proche-Orient

C’est au Moyen-Orient que la diplomatie du Saint-Siège connaît la plus notable inflexion. En avril 2014, la tentative de médiation du pape réunissant à Rome l’Israélien Shimon Peres et le Palestinien Mahmoud Abbas avait surpris, mais avait été assez vite éclipsée par la violence de l’été à Gaza. Depuis, François ne se contente plus de rappeler les grands principes moraux de paix, de réconciliation, de dialogue. Il réclame avec clarté une «solution politique», avec option militaire, des conflits dans un Moyen-Orient en fusion, en commençant par le conflit israélo-palestinien. On passe du «moralisme» à la «morale internationale».

C’est ainsi qu’il faut interpréter l’accord important ratifié le 26 juin à Rome entre le Vatican et l’État palestinien. Dans cet accord, la nouveauté n’est pas dans l’emploi de la formule polémique «État de Palestine», qui figurait déjà dans certains documents diplomatiques du Saint-Siège. Elle consiste plutôt dans la reconnaissance explicite, par les autorités palestiniennes, de la «liberté de religion et de conscience» sur leur sol, des droits de la communauté chrétienne à y avoir des lieux de culte, à se déployer dans les activités caritatives et sociales, l’enseignement, les moyens de communication, dans toute la vie publique.

Une telle reconnaissance venant de la part d’un pays musulman est sans précédent au Moyen-Orient. Elle pourrait ouvrir la voie à des développements identiques dans d’autres pays que la Palestine. Ainsi, le cardinal Pietro Parolin s’est-il rendu en juin à Abu Dhabi afin d’y inaugurer une nouvelle église, en présence des plus hautes autorités des Émirats arabes unis. Soit un message éloquent pour tout le Moyen-Orient, à destination en particulier de l’Arabie Saoudite, un pays dans lequel le simple fait de posséder une Bible constitue toujours un délit grave. Est-ce une aube nouvelle pour la liberté au Proche-Orient?

3.Eradiquer la terreur islamiste

Il y a quelques semaines, le pape François a pris le risque d’un conflit historique avec un pays-clé comme la Turquie où s’étaient rendus tous ses prédécesseurs –Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI–, faisant d’Istanbul une tête de pont d’un dialogue inédit entre les Eglises et l’islam. Lors d’une commémoration solennelle à Rome, le 12 avril dernier, il a en effet dénoncé, pour la première fois aussi explicitement dans la bouche d’un pape, le «génocide» arménien.

La Turquie s’est engouffrée dans la polémique, mais, sur ce terrain miné, le pape ne suivait pas le même agenda. Parce qu’il s’agit, pour lui, d’un devoir moral qui dépasse la seule communauté arménienne et concerne«toute la famille humaine», il a volontairement rapproché le génocide arménien du «génocide», bien actuel celui-là, qui a lieu depuis des années en Syrie, en Irak, au Soudan, au Kenya, en passant par le Pakistan. C’est un «génocide causé par l’indifférence générale et collective», a affimé François dans une formule qui a fait le tour du monde:

 «Nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et sœurs sans défense qui, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués, décapités, crucifiés, brûlés vifs, ou bien contraints d’abandonner leurs terres.»

Le terrorisme islamiste contraint le pape à tordre la vieille doctrine chrétienne dite de la «guerre juste», qui légitime une riposte militaire à une agression préalable, à condition que les moyens de la riposte ne soient pas «disproportionnés» et que toutes les tentatives de négociation aient été épuisées.

Il y a un an, dans l’avion qui le ramenait d’un voyage à Séoul, il avait reconnu, pour la première fois, la «licéité» de l’intervention militaire en Irak contre «l’agresseur injuste» (les djihadistes musulmans non nommés). Voici précisément ce qu’il avait dit:

«Dans les cas où il y a une agression injuste, il est licite d’arrêter l’agresseur injuste. Mais je souligne le verbe “arrêter”! Je ne dis pas “bombarder” ou “faire la guerre”… Je dis “l’arrêter”! Les moyens pour savoir comment l’arrêter devront être, en effet, évalués. Mais arrêter l’agresseur injuste est licite.»

Nos frères et sœurs sans défense, publiquement et atrocement tués, décapités, crucifiés, brûlés vifs…

Discours du pape François

Cet appel aux armes est étrange dans la bouche du plus haut responsable de l’Eglise catholique. Face aux atrocités commises par l’organisation terroriste islamiste, il veut rompre avec l’approche pacifiste qui avait prévalu lors des deux guerres du Golfe. Depuis le concile Vatican II (1962-1965), la doctrine de la «guerre juste» avait déjà évolué au gré des changements du droit international et du droit humanitaire. Mais un cran supplémentaire est franchi aujourd’hui par ce pape qui appelle régulièrement la communauté internationale à «tout faire» pour éradiquer l’islamisme radical. Un appel qu’il renouvellera à la tribune des Nations unies à New-York, en septembre, lors de sa tournée américaine.

Sans doute ce tournant s’explique t-il par le fait que les chrétiens d’Irak ont fait partie des premières victimes de Daech. Mais il est aussi lié à un constat dressé à Rome des limites de l’ancienne diplomatie vaticane. La «ligne» de Jean-Paul II et de Benoît XVI était axée, presque exclusivement, sur le droit d’intervention «humanitaire» (Jean-Paul II dans la guerre en Bosnie) et sur le «dialogue interreligieux». En rassemblant dans la ville d’Assise (à trois reprises) les chefs religieux du monde entier, Jean-Paul II avait montré la voie de la paix par le dialogue et la prière. Benoît XVI avait ajouté la nécessité de rétablir le primat de la«raison», pour dépasser toute violence religieuse (le fameux discours de Ratisbonne de septembre 2006).

Mais des accusations de naïveté et d’angélisme visent désormais les «grands-messes» inter-religieuses de Rome, du Caire, de Rabat ou de Ryad. Malgré leur bonne volonté, ces «dialogues» officiels n’ont pas pris assez en compte les identités politiques et sociales, l’hétérogénéité d’un islam non régulé, l’absence d’interlocuteurs qualifiés et indiscutés. Ils n’ont jamais empêché la poursuite de la violence. A la Curie, la prise de conscience de ces limites est réelle, le ton plus sévère et réaliste. Président de la commission pontificale du dialogue interreligieux, le cardinal Jean-Louis Tauran écrivait il y a quelques mois à ses partenaires:

«La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et autres communautés minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, et des personnes engagées dans le dialogue interreligieux. Tous doivent être unanimes dans la condamnation –sans aucune ambiguïté– de ces crimes et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier. Autrement, quelle crédibilité auront les religions, leurs adeptes et leurs chefs? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années?»

Ce changement de ton de la diplomatie vaticane est étroitement lié à la volonté du pape latino-américain, manifestée depuis son élection il y a deux ans, de tenir un discours plus concret et plus proche des réalités. Il est clair que, pour lui, sur les sujets de mœurs comme l’avenir de la famille, du divorce ou des couples homosexuels, comme sur les questions de guerre et de paix, on ne peut plus en rester à des condamnations générales, à des rappels de principe globaux et vains.

Damas et le Hezbollah tentent de reprendre Zabadani aux rebelles

BEYROUTH (Reuters) – L’armée syrienne et le Hezbollah libanais ont annoncé samedi avoir lancé une offensive de grande ampleur sur la ville de Zabadani, au nord-ouest de Damas et non loin de la frontière libanaise, ajoutant avoir encerclé les insurgés sunnites retranchés dans la cité.

combattants rebelles ezzor syrie voyage termine deux adolecents toulousains

L’armée, avec le soutien du Hezbollah, cherche depuis longtemps à reprendre aux insurgés, qui la détiennent depuis 2012, la ville de Zabadani, proche de l’axe routier Beyrouth-Damas et dont la prise serait un gain stratégique de taille pour le président Bachar al Assad.

De l’artillerie lourde a été déployée et des bombardements aériens lancés pour tenter de reprendre Zabadani. Des images diffusées par la télévision du Hezbollah et par la télévision d’Etat syrienne ont montré d’importantes colonnes de fumée s’élevant au-dessus de la ville sur fonds de bruits d’explosions et de tirs d’artillerie.

Zabadani est l’un des derniers bastions de la rébellion sunnite le long de la frontière avec le Liban. La ville se situe sur ce qui était avant le déclenchement du conflit syrien en 2011 un important axe d’approvisionnement en armes du Hezbollah par la Syrie.

L’armée syrienne a déclaré avoir infligé de lourdes pertes aux “groupes terroristes retranchés à l’intérieur de la ville” et ajouté avancer sur plusieurs fronts vers leurs positions.

Une colline située à l’ouest de Zabadani, connue sous le nom de Qalat al Tel et qui surplombait des positions rebelles, a également été reprise, a précisé l’armée.

Les insurgés ont déclaré avoir miné les abords de Zabadani, dont la majeure partie a été désertée par ses habitants, et ont assuré être prêts à repousser l’assaut.

L’assaut a débuté à l’aube par un tir nourri de missiles auquel ont succédé des bombardements aériens et un important déploiement de troupes au sol, ont déclaré des sources au sein des rebelles.

Ces derniers, qui disposent de chars de fabrication russe pris à l’armée syrienne et d’artillerie à longue portée, ont riposté en prenant pour cibles les positions de l’armée pour empêcher celle-ci de progresser, a dit Abou Ado, membre du groupe islamiste Ahrar al Cham.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran et allié clé du régime de Bachar al Assad, a accru ces derniers mois son engagement dans la région montagneuse du Qalamoun, à cheval sur la frontière syro-libanaise. Cette campagne vise notamment à couper les voies d’approvisionnement en armes des rebelles.

Cherchant à mettre fin à une série de défaites, l’armée syrienne oppose par ailleurs une vive résistance aux efforts du groupe Etat islamique (EI) pour s’emparer des quartiers tenus par le régime à Hassaka, une ville du nord-est de la Syrie. Les forces gouvernementales cherchent à faire échec d’autre part à l’offensive des rebelles contre la ville de Deraa, dans le Sud syrien.

(Souleiman Al-Khalidi; Eric Faye et Marc Angrand pour le service français)

Sarkozy “sourd et aveugle” aux critiques de son camp mais “ça n’aura qu’un temps”

Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a affirmé qu’il était volontairement “sourd et aveugle” aux critiques de certains dans son camp, mais que cela n’aurait “qu’un temps”, samedi, lors de la fête de la Violette en Sologne.

 nicolas sarkozy

Le temps d’ici à la présidentielle “va être beaucoup plus difficile que vous l’imaginez, parce que les forces alliées contre nous vont se coaliser”, a lancé M. Sarkozy, devant une foule estimée à 3.500 personnes par les organisateurs à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher).

“La seule chance de l’alternance, c’est nous, nous les Républicains et vous, nos alliés de l’UDI”, a-t-il dit, notamment devant Maurice Leroy, président UDI du département. “Il va falloir se serrer les coudes, être forts, courageux, il va falloir être totalement déterminés, il va falloir être rassemblés”, a-t-il lancé.

“Mais imaginez que ces deux années qui viennent seront parmi les plus passionnantes de vos vies! C’est l’avenir de notre pays. Les Français ont vu ce qu’il en était du président normal. On savait bien que ce ne serait pas terrible mais je dois dire qu’on a été surpris malgré tout”, a-t-il également affirmé.

“Il va nous falloir travailler d’arrache-pied nos idées” et “mettre de côté les concurrences, les divergences, parce que mon ambition, c’est qu’il n’y ait qu’un seul candidat à la présidentielle, au nom de la droite républicaine et du centre. Pas deux”, a-t-il insisté.

“C’est pour cela que j’ai voulu rassembler notre parti, fixer un calendrier pour les primaires. C’est pour cela que j’ai voulu mettre chacun en situation de confiance et non pas de méfiance”, a-t-il ajouté.

Il a assuré vouloir “protéger les régionales des présidentielles, pour gagner les régionales d’abord, gagner les présidentielles ensuite”.

“C’est pourquoi j’ai choisi de ne pas tout entendre, ne pas tout voir” des critiques parfois émises à droite à son encontre. “Quand je n’entends pas, c’est que je fais semblant d’être sourd. Quand je ne vois pas, c’est que je fais semblant d’être aveugle. Mais ça n’aura qu’un temps”, a-t-il prévenu.

Source: Yahoo

Allemagne : un char de la Seconde guerre mondiale retrouvé chez un particulier

‘est une collection un peu particulière. Un char Panther, utilisé par la Wehrmacht pendant la Seconde guerre mondiale, a été retrouvé chez un Allemand de 78 ans jeudi 2 juillet. Ce résident de Heikendorf, dans le nord de l’Allemagne, était aussi en possession d’un canon anti-aérien de 5 tonnes et d’une torpille, rapporte

20 Minutes.

char combat bombardement arme lourd

L’homme affirme que l’arsenal était désarmé

Des policiers allemands, qui enquêtaient sur la réapparition d’oeuvres d’art nazies, ont découvert l’arsenal dans le jardin du collectionneur. Ce dernier aurait confié aux médias, quelques mois plus tôt, qu’ils possédait des armes dans un bunker ainsi que des statues nazies.

Averti par les enquêteurs, le parquet de Kiel a ordonné la saisie du tank. Il a fallu plus de neuf heures aux 20 soldats allemands chargés de confisquer l’engin de 45 tonnes pour le charger sur un véhicule de transport militaire. L’avocat du collectionneur affirme que le char était désarmé et que son client n’a enfreint aucune loi.

Source: Francetv info

Poutine : le dialogue USA-Russie, clé de la stabilité dans le monde

Le président russe Vladimir Poutine a estimé samedi que les relations entre les Etats-Unis et la Russie étaient la clé de la stabilité dans le monde, et a appelé à un dialogue fondé sur “l’égalité et le respect”.

 president russe vladimir poutine sanctions

Les relations entre les deux pays sont “un facteur clé pour assurer la stabilité et la sécurité dans le monde, malgré les différends actuels”, a déclaré le président russe dans un message adressé à son homologue Barack Obama à l’occasion de la fête de l’indépendance américaine.

“La Russie et les Etats-Unis sont capables de trouver des solutions aux problèmes internationaux les plus difficiles et de contrecarrer de façon efficace les menaces et défis dans le monde”, écrit M. Poutine dans ce télégramme rendu public par le Kremlin.

Ceci doit être fait par “le dialogue sur des principes d’égalité et de respect mutuel pour les intérêts de chacun”, ajoute-t-il.

La Russie est en conflit avec le Etats-Unis principalement sur la question de l’Ukraine, où Moscou a accusé les Etats-Unis d’avoir fait pression sur l’Europe pour prendre des sanctions contre la Russie.

Le mois dernier, Nikolaï Patrouchev, chef du Conseil de Sécurité russe, avait accusé les Etats-Unis à chercher à détruire la Russie. De hauts responsables militaires russes dénoncent de leur côté la présence de l’Otan en Europe de l’Est vue une menace contre la sécurité de la Russie.

En revanche, Moscou se dit périodiquement prêt à participer à des discussions sur les moyens de lutter contre le terrorisme, notamment islamiste.

Source: Yahoo

Angela Merkel, personnalité la plus influente en Europe, selon une forte majorité de Français

François Hollande n’est cité que par 2% des personnes interrogées, dans un sondage Odoxa publié vendredi pour CQFD sur i-TELE et Le Parisien/Aujourd’hui en France.

   angela merkel francois hollande president allemand france

Dans le fameux “couple franco-allemand” tant vanté en Europe, est-ce l’Allemagne qui porte la culotte ? 67% des Français estiment que c’est la chancelière allemande qui a le plus d’influence sur les décisions prises dans l’Union européenne contre… 2 % seulement pour François Hollande, selon un sondage Odoxa.

Angela Merkel écrase l’ensemble des autres propositions.

Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, est second (14 %) et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, troisième (10 %). Même le président du Conseil européen, Donald Tusk, fait mieux que François Hollande avec 4% des suffrages. En queue de peloton figurent donc le président français, le Premier ministre britannique David Cameron (2% aussi) et l’italien Mario Renzi (0%).

Selon ce sondage, la construction européenne est de moins en moins considérée comme une “source d’espoir”, seuls 26% des personnes interrogées la voyant comme telle alors qu’ils étaient 61% en octobre 2003. 42% des sondés voient la construction européenne comme une “source de crainte” et 31% “ni l’un ni l’autre”.

“C’est donc une Europe par et pour l’Allemagne, mâtinée d’administratif, qui ressort de ce sondage. On sait que la chancelière est populaire en France car elle incarne à la fois l’autorité et la mesure, deux qualités que nos concitoyens voudraient voir réunies chez leurs propres dirigeants. Pour autant, compte tenu du jugement qu’ils expriment sur l’Europe, ils ne se satisfont certainement pas de la voir ainsi régentée par leur puissante voisine”, commente Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa.

Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1001 personnes interrogées par Internet les 2 et 3 juillet.

Source: Le Parisien

Yémen: la coalition arabe bombarde une fabrique de roquettes, 23 morts (tribus)

L’aviation de la coalition arabe qui opére au Yémen sous commandement saoudien a bombardé une usine de fabrication de roquettes et de munitions, tuant 23 personnes, ont indiqué samedi des sources tribales.

soldat militaire combat bombardement yemen

L’usine, située à Saqayn, une localité proche de Saada, le fief des rebelles chiites Houthis dans le nord du Yémen, a été visée par le raid aérien dans la nuit de vendredi à samedi, selon ces mêmes sources.

Dans la capitale Sanaa, les avions de combat de la coalition ont lancé samedi avant l’aube quatre raids contre un dépôt d’armes, provoquant des explosions, et cinq autres contre le QG de la défense antiaérienne, d’après des témoins.

Un autre raid aérien de la coalition à Sanaa a visé la résidence du président yéménite en exil, ont indiqué des sources proches des rebelles, faisant état de morts parmi les insurgés présents sur les lieux. La résidence d’Abd Rabbo Mansour Hadi est aux mains des Houthis depuis qu’ils ont conquis la capitale en mars.

Dans le sud du Yémen, 23 rebelles ont trouvé la mort vendredi soir à Aden dans des combats avec les forces pro-gouvernementales et des raids aériens de la coalition, alors que deux autres ont péri dans l’explosion d’un engin près d’Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa, selon des sources militaires.

A Aden, la situation est jugée catastrophique: la population manque de vivres et des maladies, comme le paludisme, la typhoïde et la dengue, apparues avec la détérioration des conditions d’hygiène, ne peuvent être soignées faute de médicaments.

Les Houthis, soutenus par les unités militaires restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, se sont emparés depuis juillet 2014 de vastes régions du Yémen.

Le 26 mars, l’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition arabe pour empêcher ces insurgés de prendre le contrôle de tout le pays alors qu’ils étaient parvenus à Aden, la deuxième ville du pays, poussant M. Hadi à se réfugier à Ryad.

Depuis la fin mars, 858 civils et combattants pro-gouvernementaux ont été tués et 6.879 blessés à Aden, a annoncé vendredi le responsable provincial du secteur de la santé, Al-Khader Laswar.

Source: aps.dz

Terrorisme. Tentative de coup d’Etat au sein de Daech

Treize membres éminents de Daech auraient projeté un attentat contre le “calife” de l’organisation. Ce qui traduirait des tensions, voire le début d’un “processus de décomposition”, affirme le journal Al-Araby Al-Jadid.

Abou Bakr Al-Baghdadi chef Etat islamique (EI) groupes rebelles

“Selon des sources concordantes en Syrie et en Irak, une première tentative de coup d’Etat contre Ibrahim Awwad Al-Badri, mieux connu sous le nom d’Abou Bakr Al-Baghdadi, se serait produite au sein de Daech [Etat islamique, EI]”, affirme le journal Al-Araby Al-Jadid. Elle s’est soldée par un échec et l’exécution des auteurs, 13 membres éminents de l’organisation.”

Toujours à en croire le même journal, installé à Londres mais proche du Qatar, cette tentative “s’est déroulée entre le 10 et le 13 juin et a profondément ébranlé l’organisation”.

L’information est à prendre avec précaution, mais le journal ajoute d’autres éléments intéressants concernant la situation sur place, qu’il aurait recueillis par téléphone, notamment auprès de gens qui se livrent au trafic de carburant entre les régions contrôlées par Daech et la frontière turque. Cette tentative de renversement indiquerait l’amorce d’“un processus de décomposition”, estime l’un d’eux.

Les différends porteraient sur les qualités personnelles d’Al-Baghdadi et sur ses choix, notamment celui de remplacer des dirigeants locaux irakiens par des étrangers. Mais aussi sur sa “surenchère” : son obstination à combattre d’autres groupes djihadistes, à “verser même le sang des sunnites, à relancer les hostilités avec les Kurdes et à étendre le champ de bataille, y compris par des attentats en Arabie Saoudite.

“Il serait normal que, désormais, des scissions apparaissent au sein de l’organisation et prennent une grande ampleur”, estime un “spécialiste des groupes armés irakiens” cité par le journal.

 

Philippe Mischkowsky

Source: Courrier international

La drogue qui endort la conscience des islamistes

Conçu pour soigner les enfants hyperactifs, le Captagon fait l’objet d’une vaste contrefaçon largement basée en Syrie.
 tonnes drogues cannabis recuperes douane frontiere espagnole

Seiffedine Rezgui, le djihadiste qui a ouvert le feu sur 38 touristes à Sousse en Tunisie il y a une semaine, était-il drogué? Non, affirme au Figaro le ministère de l’Intérieur tunisien, contredisant un article du quotidien britannique The Daily Mailqui cite une source proche du dossier.

L’hypothèse était pourtant plausible. Le comportement étrange du meurtrier, qui a ri et souri pendant son raid barbare sans se départir de son calme ni chercher à fuir, a frappé les témoins de la scène. Et la consommation de fénétylline (également épelée phénétylline ou fénéthylline), un dérivé de l’amphétamine, par les combattants islamistes au Moyen-Orient ou en Libye pour tenir le coup a été largement commentée ces dernières années.

Conçue au début des années 1960 à des fins thérapeutiques pour traiter les enfants hyperactifs, la molécule est commercialisée sous le nom Captagon. «À faibles doses, elle tient en éveil. Elle a été d’ailleurs largement détournée par les étudiants pendant les révisions, car elle leur donnait l’impression de réfléchir plus vite», explique un pharmacologue au Figaro. Ce psychostimulant dissipe les sensations de fatigue et de faim, induit une euphorie et un sentiment d’hyperconcentration. Mais à fortes doses, «ces produits sont dépersonnalisants, induisant des troubles de la personnalité. L’individu perd tout jugement, toute notion de bien et de mal», poursuit le pharmacologue.

Des centaines de millions de dollars

La fénétylline a été interdite dans presque tous les États du monde en 1986 dans le cadre de la Convention sur les substances psychotropes, qui vise à limiter la production et le commerce de substances psychotropes synthétiques. En France, le Captagon a encore été délivré à titre exceptionnel et temporaire à une trentaine de patients ces dix dernières années pour traiter une narcolepsie sévère, explique-t-on à l’Agence nationale de sécurité du médicament, qui signale des difficultés d’approvisionnement.

Alors que la contrefaçon du Captagon émanait principalement des pays d’Europe de l’Est au début des années 2000, le trafic s’est déplacé vers le milieu de la décennie au Moyen-Orient, qui est désormais le principal exportateur et consommateur, rapporte le journal britannique Time. La guerre qui secoue la Syrie a contribué à en faire la plaque tournante régionale, confirme l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime dans son rapport annuel de 2014. Les comprimés blancs transitent par la Jordanie avant d’être envoyés dans tout le sous-continent, l’Arabie saoudite étant le principal destinataire. D’importantes saisies ont aussi été réalisées au Liban, en Jordanie et au Yémen, poursuit l’agence onusienne. Des marchés émergents auraient aussi été détectés en Afrique du Nord, selon l’agence Reuters.

Ces comprimés marqués du logo du Captagon contiennent souvent, plutôt que de la fénétylline, des amphétamines, plus faciles à produire à moindre prix. Leur commerce illégal rapporterait des centaines de millions de dollars chaque année à la Syrie. «Les milices en Syrie en consomment une partie mais elle l’exportent aussi dans les pays du Golfe. Les gains leur permettent de financer l’achat de leurs armes et les opérations militaires», résume dans une interview vidéo publiée sur le site d’ArteRadwan Mortada, spécialiste des mouvements djihadistes.

Source: lefigaro

Comment faire raison garder à une société confrontée au terrorisme

Multiplication des diffusions d’exécutions, mises en scène, menaces répétées… L’Etat islamique mène une campagne de communication particulièrement élaborée dans le but de terroriser les “Etats mécréants”.

 soldat militaire francais barkhane serval Sangaris

Bien plus qu’Al-Qaida, l’Etat islamique (EI) met en scène ses actes, jouant et surjouant la terreur et la sauvagerie. Quelle est la stratégie de l’EI en la matière ?

Christian Harbulot : La stratégie de l’EI a plusieurs dimensions. En Irak et en Syrie, ils mènent une guerre psychologique pour s’assurer le contrôle des populations dans les territoires qu’ils veulent conquérir (Libye et Afrique subsaharienne) ou qu’ils contrôlent déjà. Ils cherchent aussi à s’infiltrer par tous les moyens (et notamment en se glissant dans les flux de réfugiés là où ils le peuvent. Le Liban est à cet égard un pays test. L’armée libanaise a dû opérer des descentes dans des campements de réfugiés (deux millions de Syriens sont réfugiés dans ce pays) pour intercepter des propagandistes et démanteler des réseaux dormants de terroristes).

Par rapport au monde occidental, et en Europe en particulier, leur stratégie de guerre de l’information repose sur la provocation.

C’est ce que nous avons essayé de démontrer dans un rapport récemment mis en ligne sur le site de l’Ecole de Guerre Economique : La France peut-elle vaincre Daech sur le terrain de la guerre de l’information ?

Cette stratégie de provocation vise à la fois à attirer de nouvelles recrues en tentant de mettre en en scène les capacités de Daech à s’affranchir des puissances « mécréantes »mais aussi en jouant sur nos contradictions. Nous n’osons pas montrer leur barbarie. Et c’est une erreur. J’insiste lourdement sur ce point. Si en 1942, les démocraties libres avaient pu récupérer des images ou des photos des crimes de masse commis par les Einsatzgrupen allemands (commandos spécialisés dans l’extermination des juifs et des commissaires politiques soviétiques) sur le front de l’Est, auraient-elles pratiqué ce type d’autocensure. Je n’en suis pas si sûr. Rappelons pour mémoire que la revue Match avait publié en 1938 des photos prises clandestinement sur un camp de concentration allemand et un reportage sur les tortures qui y étaient déjà pratiquées.

Comment les démocraties ciblées par Daech peuvent-elles résister face à ce que vous appelez dans votre rapport la “guerre de l’information” ?

Nous sommes en guerre. Et notre problème est d’avoir enfin une stratégie claire et unifiée pour lutter contre nos ennemis. Autrement dit, il est temps de demander aux Etats-Unis s’ils veulent oui ou non l’élimination de Daech. Quand on sait ce que ce pays est capable de mettre en œuvre pour faire pression pendant des années sur un pays comme l’Iran par une politique de blocus, il est clair que nous attendons de ces mêmes Etats-Unis une efficacité équivalente pour bloquer les circuits financiers de Daech, imposer à ses alliés (Turquie, Arabie Saoudite et Qatar) de stopper toute aide logistique à cette structure terroriste. Ils en ont les moyens et ces pays ne sont pas en mesure de jouer le double jeu à l’égard de Washington. Notons au passage que des voix s’élèvent outre-Atlantique pour que l’administration Obama et les lobbies industriels qui la soutiennent abandonnent cette politique d’apprenti sorcier au Moyen Orient.

Que sait-on aujourd’hui de la puissance de frappe de ces terroristes sur le sol français ? Leurs méthodes sont-elles plutôt artisanales ou professionnelles ?

Daech n’est pas le Komintern et encore moins l’armée rouge. Ses moyens sont limités, et ses capacités de projection sur le territoire français sont à l’image du profil des éléments isolés qui passent à l’acte. En revanche, le vrai danger réside dans la symbolique de la provocation et des répercussions que cela peut entraîner au sein de la population française. Contrairement à ce que laisse entendre la communication de François Hollande, ce n’est pas la peur qui guette le peuple français. Il s’agit plutôt d’une colère sourde, rampante contre ce qu’ils estiment être une politique de deni ou d’omission. Il est temps de prendre des mesures pour éviter que cette colère, pour l’instant refoulée, ne se transforme en radicalité politique.

Quel discours national rationnel créer en réponse à ces menaces et attentats ?

Contrairement à ce qu’ont déclaré les services du Ministre de l’Intérieur Bernard Cazenave, l’apologie au jihadisme doit être considérée comme un acte de propagande susceptible de porter atteinte à la vie des citoyens de ce pays et à la sécurité de nos infrastructures. Autrement dit, le politique se doit d’avoir un discours cohérent sur un sujet aussi sensible.  Je ne peux m’empêcher de conclure sur un point qui n’a rien à voir avec Daech. Cet attentat se produit au moment d’une crise contenue entre les Etats-Unis et l’Union Européenne à propos de l’action intrusive de la NSA contre des pays alliés. Ce climat de division est malsain et nous fragilise.
La dissémination des attentats du vendredi 26 juin 2015 (Koweit, Tunisie et la France) doit nous mettre en alerte sur un  point : les revers militaires de Daech l’inciteront à basculer de plus en plus dans des actions suicidaires (menées par n’importe qui) ou d’intimidation pour masquer son incapacité à tenir un terrain de guerre. Il est donc vital de suivre avec précision ce qui se passe sur le terrain et sans omettre pour autant les manipulations diverses et variées qui sont à l’origine de certains retournements de situation. Mais la balle n’est pas que dans le camp du politique. Ce qui veut dire aussi que les médias doivent affiner leur analyse et prendre aussi leurs responsabilités. A titre d’exemple, contrairement à ce que son nom indique, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme n’est pas une source neutre d’informations. Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE la considère comme une source de propagande, adossée à l’organisation des Frères musulmans. A l’AFP d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Source: atlantico.fr

États-Unis : quand Michelle Obama redevient noire

Depuis six ans, Flotus – pour First Lady Of The United States – s’employait avec application à inaugurer les chrysanthèmes. Le second mandat de Barack tirant à sa fin, elle multiplie les prises de position sur la question raciale. Une métamorphose.

Hama le Rouge, l’armurier des peshmergas

Non loin d’Erbil, un homme répare gratuitement les armes des combattants, à condition qu’ils luttent contre les djihadistes de l’État islamique. Rencontre.

Hama Rouge armurier peshmergas combattant

Dans son garage, « Hama le Rouge » n’a plus de place pour garer son gros 4 X 4 blanc. Perché dans les montagnes du petit village de Korré, son hangar très sommaire surplombe la route qui relie Erbil, dans le Kurdistan irakien, à la frontière iranienne. Sur des étagères, à même le sol, ou dans les coins, l’ensemble du local est rempli de lance-roquettes, de kalachnikovs et de mitrailleuses apportés par des peshmergas, les soldats kurdes irakiens, depuis la ligne de front où ils combattent les djihadistes de l’État islamique. Au centre de l’arsenal, en plus d’un fusil Mauser datant de la Seconde Guerre mondiale, un canon de 106 mm. Ses deux mètres de long impressionnent, mais c’est une antiquité : l’armée française a commencé à l’utiliser en 1953. Les Kurdes, eux, combattent toujours avec.

Hama le Rouge, 43 ans, n’est pas communiste comme son surnom le suggère. Il est juste roux : sa peau imprime le soleil comme celle d’un touriste allemand perdu dans le désert du Sahara. Mahamet Taha Mahamet Amin – son vrai nom – est Kurde irakien et il répare gratuitement les armes de ses « frères » peshmergas. Avec lui, pas question de parler gros sous : « Je ne fais rien payer. Sauf si les gars veulent que je repeigne l’engin. L’important, c’est que ça marche ! En réparant, je ne défends pas que ma famille, je défends le Kurdistan tout entier. » Hama gagne sa vie en vendant des maisons à droite à gauche. Il passe son temps libre entouré de machines de guerre, toutes plus abîmées les unes que les autres, et de soldats exaspérés par les vieilleries qui leur servent d’armes.

« Sur le front, on le connaît tous »

Cet après-midi, ils sont cinq combattants à boire le thé, regardant Hama transpirer avec ses deux fils sur les douchkas qu’ils ont amenés à réparer. Généralement installées à l’arrière de véhicules, ces mitrailleuses lourdes étaient construites par les Soviétiques. Certaines terminent leur carrière sur les champs de bataille du Kurdistan irakien, parfois après trente ans de service. Déplumés de leurs armes, deux pick-up attendent au soleil, à deux pas du poulailler attenant à l’atelier d’Hama. Salam et Dara sont peshmergas, ils ont fait la route depuis Gwer, l’un des points de contact entre les forces kurdes et les combattants djihadistes. « Sur le front, on le connaît tous. Nos armes tombent souvent en panne, donc on se donne l’adresse d’Hama, qui est l’un des meilleurs réparateurs de la région. » Pour l’entretien de leur équipement, les peshmergas doivent se débrouiller eux-mêmes.

Installé sur un fauteuil à moitié défoncé, Hama fabrique les pièces de rechange à l’aide d’un chalumeau et d’une scie à métaux. Tout est fait maison. Il l’assure : « N’importe quelle arme fonctionne de nouveau » une fois passée entre ses mains graisseuses.

Sous sa moustache orange fluo, les sourires vont et viennent. Ils disparaissent à l’évocation de l’organisation État islamique. « Je suis très content de savoir que les armes que je répare servent à tuer des combattants de Daesh. Je les combats comme ça. » C’est la condition : il offre un coup de main si l’engin sert à rayer les islamistes de la carte. L’année dernière, quand ces derniers ont avancé jusqu’à une trentaine de kilomètres d’Erbil, il a sauté dans sa voiture et filé vers les combats pour aider les combattants kurdes avec son don : la bricole.

Depuis, il alterne entre tournées de réparation sur les lignes de front et son atelier. Ancien peshmerga, l’homme a passé la moitié de sa vie dans les montagnes à repousser les ennemis du Kurdistan, d’où qu’ils viennent. Depuis plus d’un demi-siècle au cœur des révoltes contre Bagdad, les peshmergas assurent la protection du territoire kurde irakien. Hier, ils combattaient Saddam Hussein ; aujourd’hui, ils tentent de stopper l’avancée de Daesh.

Contre Daesh ou Saddam, « la colère est la même »

C’est en leur compagnie qu’Hama a appris l’art du rafistolage, dans les années 80 : « Nous n’avions pas d’argent pour acheter quoi que ce soit de neuf. J’ai appris à réparer tout et n’importe quoi, petit à petit. » À 15 ans déjà, « le Rouge » connaissait son premier combat contre les soldats de Saddam. À l’époque, l’un de ses supérieurs le surnomme ainsi, s’amusant de son intolérance aux UV. Sur son smartphone défilent des photos de lui, de ses amis, kalachnikovs à l’épaule, encore jeunes. Pour la pose, tous sont fiers, le torse bombé, dans telle ou telle vallée du Kurdistan.

L’envers du décor est moins réjouissant. « La plupart de ces gens sont morts. Mon frère a été pendu par les ba’athistes [les soldats du régime de Saddam Hussein, NDLR]. J’ai pris les armes pour le venger. Toutes les familles kurdes ont des morts à pleurer. » Sa poitrine et son bras droit sont marqués par trois impacts de balles récoltés au gré de ses combats. Que ce soit à l’encontre de Daesh ou de Saddam, « la colère est la même ». Au fil des années, la détestation de la guerre, chez Hama, s’est faite de plus en plus grande. « Je n’aime pas me battre. Je n’ai jamais voulu tout cela. Mais si on ne défend pas notre terre, personne ne le fera à notre place. »

À dix minutes de chez le réparateur, dans la ville de Shaqlawa, des centaines de déplacés, principalement arabes et originaires de Falloujah, ont investi la ville. À tel point que la bourgade a été informellement rebaptisée « Shaqlujah ». Hama, lui, est « content de voir que les Arabes viennent se réfugier ici. Cela prouve que le pays est sûr et qu’on a toujours cette tradition d’accueil, d’ouverture ». Traditionnel, nationaliste et musulman pratiquant, il a deux femmes et six enfants. L’un de ses garçons est peshmerga, comme il le fut lui-même, et comme son père avant lui. Cela ne l’empêche pas d’« aimer les femmes plus que de raison ». Aucun problème non plus avec « les gens qui boivent de la bière », en référence aux chrétiens de la région. « Tous les hommes sont frères, quelle que soit leur religion. »

Mais son côté épicurien, souligné par ses joues de bon vivant, ne doit pas tromper. Hama ne prend pas son 4 X 4 sans sa kalachnikov, prête à l’emploi sur le siège arrière. Sur son bras, comme un rappel, un tatouage : « Ma vie est triste. »

Source: Yahoo

Daech à Gaza, le scénario catastrophe

Tunis, Sousse, Koweït-city, Syrte et le Sinaï égyptien. Depuis sa base en Irak et en Syrie, l’État islamique étend ses tentacules partout autour de la Méditerranée. Mais il y aurait un scénario encore pire.

bombardement gaza conflit israel palestine

On en parle à demi-mot. Dirigeants politiques, responsable militaires et diplomates évoquent la question dans un souffle, comme s’ils ne voulaient pas formuler la chose. Comme si le dire pouvait accélérer ce scénario catastrophe. Aujourd’hui, tout le monde regarde avec effroi la rapidité avec laquelle l’État islamique s’étend. De partout, des jeunes partent faire le djihad ; partout ceux qui restent veulent agir ; partout des groupes se rallient à la bannière noire de l’EI et font allégeance. Sur la revue très officielle du groupe, Dabiq, le dernier numéro présentait “L’international Daech”, avec les groupes nationaux tunisiens, libyens et égyptiens réunis.

Depuis plusieurs mois, le Sinaï égyptien est une zone de guerre. La dernière attaque en date n’avait jamais été vue. Opération coordonnée avec une série de voitures piégées qui explosent, déclenchant l’attaque de plusieurs barrages routiers. Dans le même temps, les renforts étaient coincés dans leur commissariat, les alentours ayant été minés par l’EI qui avait aussi posté des tireurs embusqués pour empêcher toute sortie. Ça n’est pas un attentat. “C’est une opération militaire”, disent les généraux égyptiens qui ont envoyé les F16 bombarder la zone.

L’État islamique à Gaza, le scénario catastrophe. L’emprise est telle dans le Sinaï que du coup, tout le monde regarde plus haut nord. Là au bout du désert. Gaza. C’est le scénario catastrophe. L’EI qui planterait son drapeau noir dans la bande de Gaza et pire, qui s’emparerait de la cause palestinienne. L’onde de choc serait terrible. Imaginez l’impact du discours : “Daech se bat au nom du peuple palestinien pour le libérer de dirigeants impies et corrompus, qui négocient avec l’ennemi sioniste”. Imaginez la réaction du gouvernement Israélien, avec Daech, là, installé à 60 kilomètres de Tel Aviv. La guerre serait évidemment la seule réponse possible. Et personne ne pourrait plus essayer de convaincre quiconque de relancer le dialogue sur un accord de paix et la création d’un État palestinien. Négocier ? Ce qui était inenvisageable avec le Hamas deviendrait criminel avec Daech.

De fait, on voit aujourd’hui le drapeau noir de l’État islamique s’inviter dans certains cortèges lors d’enterrements à Gaza. À Jérusalem, Benyamin Netanyahou l’a confirmé à Laurent Fabius : “Ils sont là. De très petits groupes, à peine formés. On les surveille et de toute manière le Hamas fera le nécessaire le moment venu”. Drapeau vert contre drapeau noir. Hamas contre Daech. Probable en effet. Avec le Hamas dans le rôle du recours, de la force stabilisante. Oui, un vrai scénario catastrophe…

Source: Yahoo

Les Pays-Bas demandent un tribunal de l’Onu sur le vol MH17

AMSTERDAM (Reuters) – Le gouvernement néerlandais souhaite constituer, avec l’aval des Nations unies, un tribunal spécial pour identifier et juger les responsables du tir de missile qui a détruit en vol un Boeing 777 de Malaysia Airlines le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine, a déclaré vendredi le Premier ministre Mark Rutte.

crash avion malaysian airlines unkraine mort

Un tribunal onusien offrirait “la meilleure garantie de coopération de tous les pays” dans ce dossier, a estimé Mark Rutte. La majeure partie des 298 victimes du vol MH17 étaient des passagers néerlandais.

La Malaisie, l’un des cinq pays participant à la mission d’enquête sur le crash dirigée par les Pays-Bas, a déclaré jeudi au Conseil de sécurité de l’Onu qu’elle comptait également plaider en faveur de la constitution d’un tribunal de l’Onu, même si la Russie a qualifié l’initiative de prématurée, selon des diplomates.

“Aucune piste n’est parfaite à 100%, mais cette piste est de loin la préférée”, a déclaré Mark Rutte à la sortie du conseil des ministres.

“Nous avons aussi des plans B, national et international, si cette approche ne fonctionne pas, mais c’est cette piste qui serait la meilleure. C’est pourquoi nous explorons cette possibilité en priorité”, a-t-il dit.

Selon Kiev et ses alliés occidentaux, l’appareil a été abattu par un missile sol-air tiré par des séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine. La Russie affirme, elle, que le missile provenait d’un avion de l’armée de l’air ukrainienne.

Outre les Pays-Bas et la Malaisie, la Belgique, l’Australie et l’Ukraine participent à l’enquête sur l’accident. Un rapport définitif sur les origines du crash doit être rendu public en octobre prochain par le Bureau néerlandais pour la sécurité (DSB), qui coordonne les investigations.

(Toby Sterling, Thomas Escritt; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Deux roquettes tirées du Sinaï égyptien explosent en Israël

Deux roquettes tirées vendredi après-midi depuis le Sinaï en Egypte ont atteint le sud d’Israël sans faire de victime, a indiqué un porte-parole militaire.

tir missiles obus gaza palestine israel

“Deux roquettes tirées à partir du Sinaï ont atteint le sud d’Israël sans faire ni victime ni provoquer de dégât matériel”, a ajouté le porte-parole sans donner d’autres précisions.

Source: Yahoo Actu

Israël a tué 535 enfants palestiniens l’an dernier

La guerre qui a opposé l’été dernier Israël au Hamas dans la bande de Gaza a provoqué la mort de 547 enfants, dont 535 à la suite d’attaques israéliennes. Selon DCIP (Defence for Children International-Palestine), l’ONG qui a établi ce décompte, les enfants palestiniens sont les premières victimes du conflit.

manifestation palestine israel arme police

Les attaques de l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens ont fait 1.462 victimes civiles côté palestinien et six côté israélien, dont un enfant. Un an plus tard, les crimes de guerre commis par les deux parties restent impunis.

Dans leurs maisons et écoles
“Il n’y avait aucun endroit sûr pour les enfants pendant les opérations militaires israéliennes de l’été dernier”, commente Ivan Karakashian, de DCIP, dans un communiqué. “Les enfants ont été tués dans leurs maisons et écoles. Ceux qui n’ont pas subi de blessures physiques souffrent souvent de troubles psychologiques importants.”

12 ans ou moins
Dans son rapport intitulé “Operation Protective Edge: A War Waged on Gaza’s Children”, l’organisation précise que près de 68% des enfants tués par les forces israéliennes avaient 12 ans ou moins. Selon Brad Parker, l’avocat de DCIP, la communauté internationale doit “enquêter sur les accusations de crimes de guerre et identifier les responsabilités des auteurs”.

DCIP est la section palestinienne de l’ONG Defense for Children International.

Source: 7sur7

Nicolas Sarkozy se perd entre la Russie et l’Ukraine

Dans une interview publiée dans Le Monde daté du jeudi 2 juillet, Nicolas Sarkozy évoque l’actualité internationale de ces dernières années. Sur la crise ukrainienne, certaines informations de l’ex-président sont fausses.

ex president francais nicolas sarkozy discours

Hollande a-t-il attendu un an avant de discuter avec Poutine ?

Ce que Sarkozy dit :

« Je m’interroge toujours sur la question de savoir pourquoi il a fallu attendre un an pour discuter avec M. Poutine. »

POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ :

Le début de la crise ukrainienne remonte au 21 novembre 2013, date à laquelle le gouvernement ukrainien de Ianoukovitch refuse de signer l’accord d’association avec l’Union européenne. Cette décision est le point de départ de la révolution ukrainienne, qui débouche sur le renversement du pouvoir ukrainien, le 21 février 2014. Eclate alors la guerre du Donbass.

L’implication russe dans ce conflit, qui conduira à l’annexion de la Crimée, commence le 27 février 2014 avec l’organisation de manœuvres militaires dans les zones frontalières avec l’Ukraine. Un peu plus de trois mois plus tard, François Hollande dîne à l’Elysée avec Vladimir Poutine afin d’évoquer la situation en Ukraine.

A-t-on retiré au russe son statut de langue officielle ?

Ce que Sarkozy dit :

« Il fallait […] empêcher le gouvernement ukrainien de retirer le statut de langue officielle au russe dans un pays où 30 % de la population est russophone. »

POURQUOI C’EST FAUX :

Très proche de l’ukrainien, le russe a une forte connotation politique en Ukraine. Le régime tsariste avait interdit l’usage de l’ukrainien, qui fut ensuite admis. En 1917, russe et ukrainien (deux langues très proches, en réalité) sont toutes deux désignées langues officielles du pays, dans l’optique pour les communistes de séduire les populations rurales.

Mais le régime de Staline décime ensuite les intellectuels ukrainiens et s’en prend à l’autonomie culturelle du pays. Le russe est alors encouragé, sans que l’ukrainien perde son statut de langue officielle. Dans le pays, la plupart des habitants parlent en réalité les deux langues.

A l’indépendance en 1991, les deux langues coexistent, avec des médias en russe et d’autres en ukrainien. En 2012, Viktor Ianoukovitch, alors président de l’Ukraine, fait voter une loi élargissant les droits d’utilisation de certaines langues minoritaires au niveau régional. Le russe devient langue régionale dans les territoires où les russophones représentent plus de 10 % de la population, soit dans 13 subdivisions administratives sur 27. Cette initiative est dénoncée à l’époque par l’opposition. Viktor Ianoukovitch la promulgue tout de même, le 8 juillet de la même année.

Lorsque le régime est renversé, le 21 février 2014, le Parlement ukrainien vote une loi abrogeant ce statut de langue régionale (celle à laquelle fait référence Nicolas Sarkozy). Les protestations sont immédiates, et cette loi n’a jamais été promulguée ni appliquée. En septembre 2014, une loi accordant un statut spécial au Donbass autorise l’usage du russe dans les administrations.

La question est en réalité complexe : l’ancienne premier ministre Ioulia Timochenko est originaire de la partie russophone du pays, par exemple, et l’immense majorité de la population parle en réalité les deux langues, même si chez les indépendantistes, on tend à préférer employer l’ukrainien.

Contrairement à ce que Nicolas Sarkozy prétend, le statut de « langue officielle » du russe n’a donc pas été « retiré », au contraire. Et dire que « 30 % de la population est russophone », c’est méconnaître qu’elle est en réalité, dans son immense majorité, bilingue.

En réalité, M. Sarkozy reprend ici un argumentaire qui est celui de Vladimir Poutine. Le président russe avait évoqué cette question de la langue comme l’un des arguments justifiant l’intervention de son pays.

  • Bastien Vachon 

Source: Le Monde

Yémen: 21 morts dans des combats et des raids aériens à Aden

Treize rebelles chiites Houthis et 8 combattants pro-gouvernementaux ont été tués dans des affrontements et des raids aériens de la coalition arabe sous commandement saoudien dans la nuit et vendredi matin à Aden, principale ville du sud du Yémen, selon des sources militaires.

attentat explosion bombardement yemen

L’aviation de la coalition a pris pour cible dans la nuit des positions rebelles dans le nord d’Aden, tuant 6 insurgés, alors que les combats au sol ont fait 7 morts dans les rangs de la rébellion et 8 dans celui des combattants pro-gouvernementaux, a-t-on ajouté de mêmes sources.

Dans la banlieue ouest de la ville portuaire, les rebelles et leurs alliés, des unités militaires restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, ont pris jeudi soir le contrôle de la base de la 31e brigade blindée, selon des sources militaires.

De violents combats se poursuivaient vendredi autour de la base, située à Bir Ahmed, où ont été acheminés des renforts par les comités de “la résistance populaire”, regroupant notamment des sudistes, des partisans du président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi, selon les mêmes sources.

Les combattants de la “résistance populaire” ont en outre reconquis la zone de Bassatine à Aden, que les rebelles avaient prise jeudi pendant quelques heures, ont rapporté les sources militaires sans fournir de bilan.

Alors que l’aviation de la coalition a frappé “par erreur” la faculté d?ingénierie et de droit à Aden, tenue par des partisans du président Hadi, les Houthis ont poursuivi dans la nuit leurs bombardements de plusieurs quartiers résidentiels de la ville, selon des responsables locaux.

Ces bombardements ont fait durant les 24 dernières heures au moins cinq morts, dont un enfant, et 89 blessés parmi la population civile, a déclaré à l’AFP Al-Khader Laswar, responsable du secteur de la santé dans la deuxième ville du Yémen, où la situation humanitaire est qualifiée de catastrophique.

Dans la province voisine d’Abyane, cinq rebelles ont péri dans une embuscade près de Loder alors que huit autres ont trouvé la mort dans une opération similaire à l’ouest de Taëz (sud-ouest), la troisième ville du pays, selon des sources militaires et des témoins.

Dans le nord du Yémen, les avions de la coalition ont mené dans la nuit plusieurs raids visant à Sanaa la maison d’un dirigeant houthi, Ali al-Nachiri, une permanence du fils aîné de l’ex-président, Ahmed, et une résidence de Yahia Mohamed Abdallah Saleh, un neveu de l’ancien chef de l’Etat, selon des témoins.

Des dépôts d’armes à Fajj Attane, une colline surplombant Sanaa, bombardés à plusieurs reprises ces derniers mois, ont été de nouveau la cible de trois raids, provoquant des explosions, ont rapporté des habitants.

Les avions de la coalition ont lancé quatre frappes dans la province de Saada, le fief des Houthis, et 15 autres frappes contre des positions rebelles dans la province voisine de Hajja, frontalière de l’Arabie saoudite, selon des témoins.

Les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, se sont emparés depuis juillet 2014 de vastes régions du Yémen. Le 26 mars, l’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition arabe pour empêcher ces insurgés de prendre le contrôle de tout le pays, voisin du riche royaume pétrolier.

Le Koweït se mobilise dans l’unité pour prévenir de nouveaux attentats

Le Koweït, considéré comme le pays le plus ouvert du Golfe, joue la carte de l’union nationale pour tenter de rassurer sa communauté chiite, une semaine après l’attentat meurtrier contre une mosquée revendiqué par le groupe Etat islamique.

priere corps victime attentat koweit cimetiere

Les chiites, qui représentent le tiers des quelque 1,3 million de citoyens du riche émirat pétrolier du Golfe, se plaignent de discrimination dans ce pays gouverné par une dynastie sunnite.

L’attentat suicide commis le 26 juin par un kamikaze saoudien contre la mosquée Al-Imam Al-Sadeq lors de la prière hebdomadaire a fait 26 morts et a été revendiqué par le groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI). Il a aussitôt provoqué une onde de choc dans l’émirat.

L’émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, s’est rendu sur les lieux quelques minutes après l’attentat et ordonné que les victimes soient considérées comme des martyrs de la nation, une initiative bien accueillie par les chiites.

“Ils (les auteurs de l’attentat) voulaient attiser un conflit entre deux confessions mais n’ont trouvé qu’une seule religion et un peuple uni”, a déclaré le président du Parlement, Marzouk al-Ghanem, en recevant des proches des victimes de l’attentat.

“Le peuple koweïtien a encore donné un autre exemple d’unité nationale. Nous sommes devenus unis comme nous l’étions durant l’invasion irakienne” de l’émirat en 1990-91, a renchéri le plus haut dignitaire de la mosquée frappée par l’attentat, cheikh Abdallah al-Mazeedi.

Pour le député chiite Youssef al-Zalzalah, les Koweïtiens ont “adressé un message aux terroristes pour leur dire: vous ne pouvez jamais diviser notre société”.

Selon l’analyste koweïtien Dhafer al-Ajmi, l’attentat n’a fait que rapprocher les Koweïtiens. “Je pense que ce grave attentat a contribué largement au renforcement de l’unité nationale”. “La société koweïtienne est plus immunisée que celles des autres pays du Golfe par la démocratie et le haut niveau des libertés”, a-t-il dit à l’AFP.

Lors d’un débat parlementaire cette semaine, des députés chiites ont souligné que le gouvernement devrait faire plus pour mettre fin à la discrimination et lutter contre l’extrémisme.

“Nous devons gagner cette guerre et, pour y parvenir, nous devons mettre fin à la discrimination” contre les chiites, a dit l’un d’eux, Khalil Abul.

– La hantise des attentats –

L’analyste Abdelwahed al-Khalfan, un chiite, prévient que “les chiites koweïtiens sont frustrés parce que le gouvernement ne fait pas assez pour contenir les incitations confessionnelles à leur encontre”.

“Il y a au Koweït ceux qui financent le terrorisme et qui se battent avec l’EI. Il importe que le gouvernement ne soit plus indulgent avec les extrémistes et qu’il prenne des mesures de sécurité efficaces”, a-t-il ajouté à l’AFP.

Les autorités ont agi promptement après l’attentat. Cinq suspects ont rapidement été arrêtés et déférés devant le parquet pour être jugés.

Se déclarant en état de guerre contre “le terrorisme”, l’émirat a placé ses forces de sécurité en état d?alerte, révisé son plan de sécurité et renforcé les mesures autour des sites pétroliers et des autres installations vitales du pays.

Pour prévenir d’autres attaques, le Parlement à adopté mercredi une loi ordonnant des tests ADN obligatoires pour tous les habitants de l’émirat afin d’aider les agences de sécurité à agir rapidement dans le cadre d’enquêtes criminelles.

Les députés ont en outre approuvé un financement d’urgence de 400 millions de dollars en faveur du ministère de l’Intérieur.

Mais la hantise des attentats persiste: “Quelles sont les garanties que de nouveaux attentats ne se produiront pas ?”, s’est interrogé au Parlement l’élu indépendant Jamal al-Omar, résumant un sentiment prévalant au sein de la population.

“Nous avons besoin d’une agence de gestion des crises (…) et le gouvernement devra mettre en place un conseil de guerre”, a-t-il ajouté.

“Nous ne pouvons pas dire vraiment que ce fut la dernière attaque terroriste au Koweït”, a déclaré le parlementaire libéral Rakan al-Nasef devant la Chambre.

Alors que l’EI a menacé de frapper encore dans la région, les ministres de l’Intérieur des six monarchies du Golfe, réunis jeudi soir à Koweït, ont promis de faire front commun contre les groupes extrémistes, une “menace pour la sécurité et la stabilité” de leurs pays, a indiqué un communiqué.

L’armée syrienne bombarde des quartiers rebelles d’Alep

BEYROUTH (Reuters) – Les troupes gouvernementales syriennes ont fortement pilonné, vendredi, des positions rebelles dans Alep et aux alentours de cette grande ville du nord du pays, au coeur d’une offensive des insurgés pour s’emparer des secteurs contrôlés par le régime, a rapporté l’OSDH.

attentat explosion bombardement guerre syrie

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les combats entre insurgés et soldats gouvernementaux se sont poursuivis aux premières heures de vendredi, et des frappes de l’armée de l’air étaient menées continuellement contre les positions tenues par les rebelles.

De source militaire syrienne, on assurait que l’offensive des insurgés avait été repoussée et que de lourdes pertes avaient été infligées aux assaillants.

L’offensive des islamistes est la plus intense depuis que les insurgés se sont emparés d’une bonne partie des secteurs est d’Alep en 2012, laissant une ville scindée en deux parties. Selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdoulrahman, les forces rebelles ont conquis des bâtiments à Djamiat al Zahra, dans la banlieue nord-ouest de la ville, mais leur progression ne revêt pas une importance stratégique.

Au moins 35 insurgés ont été tués dans ce secteur, dont une dizaine de Syriens et de nombreux autres originaires d’Asie centrale. La guerre civile syrienne attire des combattants étrangers venus de divers points du monde musulman, notamment des djihadistes d’Asie centrale.

La ville d’Azaz, dans les campagnes au nord d’Alep, est elle aussi la cible de raids aériens, a-t-il dit.

Située à une cinquantaine de kilomètres au sud de la frontière turque, Alep était la ville la plus peuplée de Syrie avant que le pays ne bascule dans la guerre civile.

Perdre Alep restreindrait un peu plus l’emprise du régime de Bachar al Assad sur les régions de l’ouest du pays, près de la frontière avec le Liban, où l’armée syrienne cherche à conserver ses positions avec l’appui des miliciens chiites du Hezbollah libanais.

Une alliance d’insurgés, qui englobe le Front al Nosra et les islamistes d’Ahrar al Cham, a annoncé avoir mis sur pied un commandement conjoint pour coordonner l’offensive visant à “libérer” Alep et à gouverner ensuite la ville sur la base de la charia (loi islamique).

De source proche des services de sécurité turcs, on déclare que les autorités turques ont déployé des renforts de troupes et de matériel le long de la frontière avec la Syrie.

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a dit cependant qu’Ankara ne projetait pas, pour l’instant, d’incursion militaire en Syrie.

(Tom Perry; Eric Faye pour le service français)

Le Royaume-Uni s’immobilise pour les 30 Britanniques tués en Tunisie

Le Royaume-Uni s’est immobilisé vendredi à midi précise pour observer une minute de silence à la mémoire des 30 Britanniques tués une semaine plus tôt dans un attentat en Tunisie.

convoi transportant cercueils funeraille touriste britanique

Au même moment en Tunisie, une cérémonie commémorative s’est tenue sur les lieux du drame, où 38 personnes au total ont été tuées vendredi dernier par un étudiant de 23 ans qui a ouvert le feu sur des vacanciers sur une plage et au bord des piscines d’un hôtel.

Quelques centaines de personnes se sont recueillies sur la plage de Port El Kantaoui, près de Sousse, entourées par un important dispositif de sécurité. Dans la matinée, quelques touristes ont continué à venir déposer des fleurs là où, hormis les 30 Britanniques, trois Irlandais, deux Allemands, un Belge, un Portugais et un Russe ont péri.

La reine Elizabeth II et son époux le prince Philip ont rendu hommage aux victimes de ce qui constitue l’attaque la plus meurtrière envers des Britanniques depuis les attentats du 7 juillet 2005 à Londres, à l’université de Strathclyde en Écosse, où ils étaient en visite.

Le Premier ministre David Cameron a quant à lui marqué ce moment de recueillement dans sa circonscription de Witney, au nord ouest de Londres.

– ‘Plus rien ne sera comme avant’-

Devant le club de football de Walsall (centre de l’Angleterre), Suzanne Richards et son fils de 16 ans Owen se sont recueillis, main dans la main, à la mémoire des trois membres de leur famille, tous fervents supporteurs de ce club, qui ont perdu la vie dans l’attaque.

“Plus rien ne sera comme avant”, avait déclaré jeudi dans un communiqué Mme Richards qui a perdu son fils Joe, son père et son frère dans la fusillade meurtrière. Owen a miraculeusement survécu à la fusillade.

Dans l’ensemble du pays, les drapeaux étaient en berne et même les balles de tennis se sont arrêtées à Wimbledon. Spectateurs, joueurs, membres de l’organisation, massés dans l’enceinte du prestigieux tournoi anglais, ont rendu hommage aux victimes un quart d’heure avant le coup d’envoi des matches qui avait été décalé de 45 minutes pour l’occasion.

Ce décalage est une mesure sans précédent dans l’histoire de Wimbledon, “saluée par le monde du tennis comme une réponse appropriée pour permettre aux amateurs de tennis de s’unir au reste du public dans l’hommage à ceux qui sont tombés sous les balles d’un tueur sur une plage à Sousse il y a exactement une semaine”, indique un communiqué publié sur le site du tournoi.

En 2006, Wimbledon avait également observé une minute de silence, sans toutefois changer l’horaire des rencontres, en hommage aux 52 personnes décédées le 7 juillet 2005 lors d’une série d’explosions coordonnées dans les transports publics londoniens, dont le pays commémore les dix ans la semaine prochaine.

– Deux autres vols pour les victimes –

Les corps de 17 britanniques ont déjà été rapatriés par un avion militaire C-17 sur la base de Brize Norton (sud de l’Angleterre), où le Royaume-Uni accueillait ses soldats tombés en Irak ou enAfghanistan.

Deux autres vols sont prévus vendredi et samedi pour ramener les 13 autres dépouilles. Les 25 Britanniques blessés dans l’attentat, qui ont été rapatriés rapidement après l’attaque, sont soignés dans différents hôpitaux du Royaume-Uni.

Jeudi, la Tunisie a annoncé l’arrestation de huit personnes en “lien direct” avec l’attentat, qui a été revendiqué par le groupe État islamique (EI).

C’est la deuxième attaque terroriste en trois mois – après celle du Musée du Bardo en mars – pour ce pays porté aux nues par la communauté internationale pour ne pas avoir sombré dans la violence comme d’autres pays du “Printemps arabe”.

La Chine déverse ses milliards sur les entreprises françaises

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a présidé, jeudi à Toulouse, avec son homologue français Manuel Valls, à la signature d’une vingtaine de contrats et accords franco-chinois.
premier ministre francais chef gouvernement manuel vallsManuel Carlos Valls premier ministre francaisUn total cumulé d’environ 3,5 milliards d’euros de contrats et plusieurs milliards d’euros d’accords de crédits et de financement. Pour la dernière étape de son voyage de trois jours en France, le Premier ministre chinois Li Keqiang n’a pas chômé.

USA : une détenue de 16 ans molestée par un policier

Dans un contexte où les violences policières provoquent de larges mouvements de protestation aux Etats-Unis, cette scène risque de créer une nouvelle polémique. Une vidéo diffusée mercredi 2 juillet par le

détenue prisonnier cellule agression violence corporel

New Orleans Advocate (en anglais) montre un policier en train de frapper à plusieurs reprises une détenue âgée de 16 ans après que celle-ci a refusé de se faire menotter dans un centre de détentionpour mineurs de La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

Les images de la scène, qui s’est déroulée en septembre dernier, ont été rendues publiques par une association citoyenne de surveillance de la police de la ville. Elles ont été utilisées dans le cadre d’une enquête interne qui a conduit au licenciement du policier, Terrance Saulny, qui exerçait depuis vingt-cinq ans. Il n’a toutefois pas été poursuivi.

“Il l’a frappé comme si elle était un homme”

L’adolescente n’a été que légèrement blessée, mais serait aujourd’hui encore traumatisée par l’évènement, selon son avocat cité par le quotidien local. “Elle était en centre de détention, donc évidemment, elle avait quelque chose à se reprocher. Mais cela ne donne pas le droit à quelqu’un de la tabasser comme le policier l’a fait. Il l’a frappé comme si elle était un homme”, a-t-il ajouté.

L’un des responsables de l’association de surveillance de la police cité par le New Orleans Advocatejuge que l’affaire aurait mérité des suites judiciaires. Et réclame désormais que les policiers qui exercent dans ce centre de détention soient équipés de caméras portables, et reçoivent une formation pour faire face aux situations délicates comme celle-ci.

Source : FRANCETVINFO

Après les révélations de WikiLeaks, Berlin s’échauffe

Les nouvelles révélations sur l’espionnage de l’Allemagne par la NSA publiées par WikiLeaks, en partenariat avec Libération, Mediapart et la Süddeutsche Zeitung notamment, ont jeté un nouveau coup de froid sur les relations entre Berlin et Washington. Avant la parution, la Chancellerie s’était refusée à tout commentaire auprès des médias qui l’avaient sollicitée. Depuis, son directeur, Peter Altmaier, a«invité» ce jeudi l’ambassadeur américain à Berlin, John Emerson, à venir s’expliquer. Tout comme, en France, Laurent Fabius avaitconvoqué l’ambassadrice Jane Hartley, suite aux révélations sur l’espionnage de trois présidents de la République successifs.

Mais la réponse diplomatique est forcément parasitée par un autre scandale d’écoutes : celui, révélé en mai dernier, des liens particulièrement étroits entre le BND (le renseignement allemand, placé sous la tutelle directe de la Chancelière) et la NSA – le premier ayant, pour le compte de la seconde, espionné des entreprises européennes ainsi que des hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay et de la Commission européenne. De fait, les conséquences pourraient d’abord être judiciaires. Un peu avant 15 heures ce jeudi, un journaliste deDie Welt tweetait :

«Exclusif: le parquet fédéral envisage la réouverture de l’enquête sur le téléphone de Merkel, examine les notes de la NSA publiées par WikiLeaks. Bientôt sur Die Welt !»

A la mi-juin, le parquet fédéral allemand avait classé l’enquête sur l’espionnage présumé du téléphone portable d’Angela Merkel, au motif que les accusations ne pouvaient «être prouvées ­légalement dans le cadre d’une procédure de droit pénal». Or parmi les documents de la NSA obtenus par WikiLeaks, le compte-rendu d’une conversation entre Angela Merkel et son «assistant personnel» montre précisément que des communications de la Chancelière ont été espionnées. Si la réouverture du dossier n’est pas encore actée, le procureur général n’en a pas moins indiqué, comme l’a rapporté la Süddeutsche Zeitung, que les nouveaux éléments méritaient examen dans la perspective d’une nouvelle information judiciaire. Qui dépasserait, cette fois, le seul cadre de la Chancelière : son conseiller aux Affaires européennes, Nikolaus Meyer-Landrut, est également concerné, de même que les bureaux de plusieurs ministres et hauts fonctionnaires, dont les lignes téléphoniques ont été identifiées dans une copieuse base de «sélecteurs».

Précisément visé, le ministre des Finances, Wolfgang Schaüble, a certes déploré la perte de «sens de la mesure» des services américains, mais n’en a pas moins dit considérer les activités de la NSA comme «l’un [des] problèmes les plus mineurs», se disant plus inquiet de l’activité des «services secrets d’autres grandes puissances» – sans plus de précision. Le ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel, s’est montré un peu plus offensif, en relevant notamment les risques d’espionnage industriel. Les révélations sur l’espionnage économique de la France par la NSA ne sont sans doute pas pour le rassurer. Quant à la responsabilité du GCHQ, le renseignement électronique britannique, aux côtés de la NSA, elle n’a jusqu’ici donné lieu à aucune réaction – du moins officiellement.

Amaelle GUITON
Source: Liberation

Etats-Unis : une détenue de 16 ans molestée par un policier

Dans un contexte où les violences policières provoquent de larges mouvements de protestation aux Etats-Unis, cette scène risque de créer une nouvelle polémique. Une vidéo diffusée mercredi 2 juillet par le

policier americain torture jeune fille prison

New Orleans Advocate (en anglais) montre un policier en train de frapper à plusieurs reprises une détenue âgée de 16 ans après que celle-ci a refusé de se faire menotter dans un centre de détentionpour mineurs de La Nouvelle-Orléans (Louisiane).

Les images de la scène, qui s’est déroulée en septembre dernier, ont été rendues publiques par une association citoyenne de surveillance de la police de la ville. Elles ont été utilisées dans le cadre d’une enquête interne qui a conduit au licenciement du policier, Terrance Saulny, qui exerçait depuis vingt-cinq ans. Il n’a toutefois pas été poursuivi.

“Il l’a frappé comme si elle était un homme”

L’adolescente n’a été que légèrement blessée, mais serait aujourd’hui encore traumatisée par l’évènement, selon son avocat cité par le quotidien local. “Elle était en centre de détention, donc évidemment, elle avait quelque chose à se reprocher. Mais cela ne donne pas le droit à quelqu’un de la tabasser comme le policier l’a fait. Il l’a frappé comme si elle était un homme”, a-t-il ajouté.

L’un des responsables de l’association de surveillance de la police cité par le New Orleans Advocatejuge que l’affaire aurait mérité des suites judiciaires. Et réclame désormais que les policiers qui exercent dans ce centre de détention soient équipés de caméras portables, et reçoivent une formation pour faire face aux situations délicates comme celle-ci.

Source: Francetv info

Etats-Unis: fin de l’alerte dans le quartier de Navy Yard à Washington

Le quartier militaire de Navy Yard à Washington, marqué par une fusillade tragique en 2013, a été bouclé durant plus de deux heures jeudi matin après un appel à la police faisant état d’une fusillade, qui s’est finalement avéré être une fausse alerte.

agent securite police americaine fusillade texas usa

“L’US Navy confirme qu’il n’y a aucune trace de fusillade à Navy Yard. Tous les employés sont ok”, a tweeté l’US Navy peu avant 10H30 (14H30 GMT).

La police locale et la police fédérale du FBI ont également donné leur feu vert à la réouverture du quartier après la fouille de tous les bâtiments.

Des dizaines d’agents de police avaient convergé peu avant 08H00 (12H00 GMT) vers ce quartier où sont situés de nombreux bâtiments administratifs de l’armée, avant de commencer à se retirer progressivement vers 10H00 (14H00 GMT).

Les abords de la Maison Blanche avaient également été interdits à la circulation, une procédure standard en pareille situation.

Une fusillade en septembre 2013 dans ces mêmes installations avait fait 12 morts et huit blessés avant que le tireur ne soit abattu par la police.

Cette alerte jeudi matin est survenue au moment où les forces de l’ordre sont déjà sur le qui-vive à la veille du week-end du 4 juillet, pour lequel les autorités ont accru les mesures de sécurité en raison de craintes d’attentats en marge des célébrations de la fête de l’Indépendance.

“Une employée du Navy Yard a rapporté après 07H29 (11H29 GMT) qu’il lui semblait avoir entendu des coups de feu dans l’enceinte”, a indiqué en fin de matinée la maire de la capitale Muriel Bowser devant la presse.

“En ce moment, il n’y a pas de preuves de tirs, il n’y a pas de preuves d’un tireur et il n’y a pas de preuves de victimes”, a-t-elle ajouté.

La chef de la police de Washington Cathy Lanier a ajouté que cette employée, entendue par la police, “pensait avoir entendu des coups de feu et a appelé la police, ce que les employés sont entraînés à faire”.

“Nous excluons l’hypothèse d’un canular”, a-t-elle ajouté en félicitant les forces de l’ordre et leurs réactions “bien coordonnées”, considérées insuffisantes par certaines critiques en 2013.

Selon les médias locaux, la police a été déployée après un appel téléphonique faisant part de coups de feu dans le même bâtiment que lors de la fusillade de 2013.

Interrogé sur CNN, un militaire présent dans les locaux jeudi, et déjà là en septembre 2013, a indiqué n’avoir rien entendu de particulier: “Contrairement à l’autre fois, nous n’avons entendu aucun coup de feu ni rien de ce genre”, a dit le lieutenant Scott Williams.

“Nous n’avons vu aucune trace de lutte, nous avons juste entendu quelqu’un crier de sortir du bâtiment et de rester à l’écart de la cafeteria, alors nous nous sommes mis à l’abri”, a-t-il poursuivi.

Le 16 septembre 2013, Aaron Alexis, un homme de 34 ans travaillant pour un sous-traitant de la Défense, était entré dans un immeuble de bureaux du complexe de la Marine de Navy Yard à Washington, où il avait ouvert le feu et tué 12 personnes.

États-Unis : permis de tuer

En dépit de la tragédie de Charleston, il ne fait guère de doute que les membres du Congrès refuseront d’adopter une loi sur le contrôle des armes à feu. Ils ont bien trop peur de la puissante National Rifle Association !

Quand Paris menace de couper la connexion des abonnés de Numericable !

La ville de Paris menace de priver d’Internet les clients de Numericable dans la mesure où l’opérateur conteste une augmentation de la redevance qu’il verse pour l’utilisation de ses locaux.
sfr numericable operateur fournisseur internet

Alors que Numéricable conteste une augmentation de la redevance qu’il verse à la Ville de Paris pour l’utilisation de ses locaux, la mairie menace de priver les clients d’Internet.

En conflit depuis plusieurs mois avec Numericable-SFR au sujet d’une redevance pour occupation de locaux mis à disposition, la mairie de Paris a mis en demeure l’opérateur dont il menace de retirer les équipements, sous peine de les retirer d’office.

Il est notamment reproché à Numericable-SFR de ne pas avoir payé l’intégralité de la redevance liée à la mise à disposition de locaux. Mieux, la mairie de Paris accuse l’opérateur de lui devoir une somme totale de 8,37 millions d’euros, en rapport avec une convention signée entre les deux parties et qui est arrivée à échéance en février 2015. La municipalité reproche à l’opérateur d’être « le seul », parmi les 17 opérant à Paris, ayant refusé de signer « une convention élaborée en 2009 » qui prévoyant, notamment, une mise à jour des tarifs appliqués.

Paris, qui considère Numericable-SFR, d’ « occupant sans droit ni titre », a décidé, après plusieurs mises en demeure liées aux redevances non payées intégralement, de demander à l’opérateur de retirer ses équipements, avant le 10 août. Mieux, la ville de paris menace de retirer des équipements, si SFR-Numericable n’a pas régularisé sa situation d’ici là. ce qui pourrait causer une interruption du service pour les abonnés de Numericable-SFR, notamment certains travailleurs d’AFRIK.COM, dont le siège se trouve à Paris.

Toutefois, Jérôme Yomtov, secrétaire général de Numericable-SFR se veut rassurant : « Les relations sont bonnes avec la mairie de Paris. Nous espérons toujours trouver un accord sur le montant du loyer, mais si ce n’est pas le cas, ça ne changera de toute manière rien pour les abonnés, il n’y aura pas d’écran noir », indique-t-il.

Source: Afrik

Comment Barack Obama a réussi à redorer son mandat en une semaine

C’est un retour en grâce. Barack Obama a annoncé, mercredi 1er juillet, lerétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis. Une nouvelle victoire politique pour le président américain, après l’adoption du mariage gay dans tout le pays, et la validation de sa réforme de l’assurance-maladie. De fait, était-ce la meilleure semaine de sa vie ? “Ma meilleure semaine, je vais vous dire, a été celle de mon mariage avec Michelle. Celles où Malia et Sasha sont nées ont été d’excellentes semaines aussi. Un jour, j’ai marqué 27 points dans un match de basket : j’ai passé une plutôt bonne semaine”, relativise-t-il, cité par Politico (en anglais), avec humour. N’empêche, Barack Obama a peut-être réussi son mandat sur ces sept derniers jours.

Barack Obama president usa etats unie amerique hospitalise malade

Il valide définitivement Obamacare

Barack Obama défend ce projet depuis sa première élection, en 2008. Jeudi 25 juin, la Cour suprême américaine confirme que sa réforme de l’assurance-maladie est conforme à la Constitution des Etats-Unis. La question était de savoir si les 6,4 millions d’Américains qui ont souscrit à une couverture santé sur le site internet du gouvernement avaient le droit ou non à un abattement fiscal de 250 euros mensuels. Réponse : oui. Une victoire majeure pour Barack Obama. En novembre 2014, il s’était inquiété que cette décision de la Cour suprême puisse mettre en péril l’application d'”Obamacare”, LA réforme phare de ses huit années de présidence. Il n’en est rien, donc.

Promulgué en mars 2010, le texte prévoit une réforme sans précédent du système de santé. Il vise à doter d’une assurance-maladie les 32 millions (sur 310 millions) de citoyens américains qui en sont actuellement privés. “Cette décision de la Cour suprême est une victoire pour tous les travailleurs américains, s’est réjoui Barack Obama. L’accès à des soins abordables et de qualité est un droit, pas un privilège.”

Source: francetvinfo

Les lycéens turcs interdits de réseaux sociaux

WEB – Edictée dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme et les «comportements équivoques» ou «contraires aux valeurs nationales, à la décence et à la moralité», cette mesure est entrée en vigueur le 1er juillet…

réseaux sociaux lieux rencontre internet tic informatique arnaque criminalite

Les critiques contre les profs sur Twitter et Facebook, c’est fini: le ministère turc de l’Education a décidé d’interdire à tous les lycéens du pays l’utilisation des réseaux sociaux pendant le temps scolaire, sous peine d’exclusion temporaire.

Edictée dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme et les «comportements équivoques» ou «contraires aux valeurs nationales, à la décence et à la moralité», cette mesure est entrée en vigueur le 1er juillet, selon le Journal officiel turc cité ce jeudi par les médias turcs.

Passibles de poursuites disciplinaires

Dès la rentrée de septembre, les lycéens ne seront plus autorisés à tweeter ou à publier de commentaires sur leur page Facebook depuis leur classe ou leur cour de récréation, sauf autorisation expresse de leur professeur.

Les propos diffamatoires, insultants ou provocants à l’égard du personnel enseignant ou même de leurs camarades seront donc bannis. Les contrevenants seront passibles de poursuites disciplinaires allant jusqu’à l’exclusion temporaire, selon le nouveau règlement.

Une tendance de fond

Depuis plus d’un an, le gouvernement islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002 en Turquie s’en prend régulièrement aux réseaux sociaux et à leurs utilisateurs. Début 2014, le président Recep Tayyip Erdogan a ordonné à plusieurs reprises le blocage momentané de Twitter, Facebook ou YouTube, accusés notamment de diffuser des accusations de corruption visant son entourage.

En mars dernier, le Parlement turc a voté une disposition qui autorise le gouvernement à bloquer un site Internet sans décision de justice, une mesure pourtant censurée quelques mois plus tôt par la Cour constitutionnelle au nom de la protection des libertés.

Source: 20minutes.fr

Pas-de-Calais : à 9 ans, il se sacrifie pour sauver sa grand-mère des flammes

Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin, un incendie a réduit en cendres une maison située à Carvin (Pas-de-Calais). Sean, 9 ans, présent dans la maison, a décidé de monter à l’étage prévenir sa grand-mère endormie plutôt que de se mettre à l’abri à l’extérieur. Son geste sauvera son aïeule, mais lui ne s’en sortira pas.

Fusillade attaque bombardement violence terrorisme islamiste france paris Charlie police

« Héros ». C’est un mot qui revient souvent pour décrire le petit Sean, 9 ans, décédé dans un incendie dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin. Alors que la maison de sa grand-mère est soudain en proie aux flammes, le garçonnet décide de monter à l’étage prévenir cette dernière plutôt que de partir se mettre à l’abri à l’extérieur. Malheureusement, Sean n’a pas survécu.

Il prévient les pompiers

« Notre fils est mort en héros. Si ma mère est en vie, c’est grâce à Sean. Il a sauvé la vie de sa mamie au prix de la sienne », a déclaré sa maman à La Voix du Nord. Au moment de l’incendie, l’enfant a immédiatement appelé les pompiers avant d’aller réveiller sa mamie.

« Quand il n’avait pas école le lendemain et que je travaillais de nuit, il adorait aller dormir chez sa mamie, il la vénérait, raconte encore le père de Sean. Et souvent, il en profitait pour regarder la télé assez tard. Quand l’incendie s’est déclaré, c’est sûrement ce qu’il faisait…»

Héros depuis longtemps

Ses parents se souviennent encore : « Quand il était tout petit, il essayait de grimper aux murs et disait qu’il voulait être Spiderman. Il y a cinq mois, quand il a alerté les voisins de notre appartement qu’il y avait un début d’incendie chez eux, il a alerté les pompiers. Tout le monde lui disait qu’il était un petit héros. Il avait un sourire large jusqu’aux oreilles ».

Pluie d’hommages

Redescendu sain et sauf avec elle sa mamie, le courageux garçon est ensuite remonté à l’étage pour une raison encore indéterminée. Ce deuxième voyage lui sera fatal. Une marche blanche en son honneur est prévue dans les jours qui viennent.

Les dirigeants du club de boxe anglaise auquel était inscrit le petit Sean ont témoigné leur douleur à leur tout : « On peut voir très tôt si un petit a du potentiel, et Sean en avit beaucoup. Il aurait même été meilleur que son père sur le ring ».

Sean était passionné de boxe mais aussi de fléchettes, qu’il avait pour habitude d’appeler chrome étant petit. En l’honneur du grand acte de bravoure du petit héros, le club de la ville a donc décidé chaque année d’organiser un Tournoi Chrome.

Source: Yahoo

Yémen: 12 morts à Aden, raids aériens sur Sanaa

Sept rebelles chiites et cinq partisans du gouvernement yéménite en exil ont été tués dans de nouveaux combats jeudi à l’aube à Aden (sud), a indiqué un responsable militaire.

 avion combat bombardement yemen

Dans la capitale Sanaa, plusieurs positions des rebelles Houthis ont été bombardées en milieu de journée par l’aviation de la coalition menée par l’Arabie saoudite, ont rapporté des habitants les qualifiant des plus violents depuis le début du mois de jeûne musulman du ramadan, le 18 juin.

A Aden, les combats ont éclaté, selon le responsable, dans le nord de la grande cité portuaire, endeuillée mercredi par des tirs de roquettes Katioucha attribués aux rebelles chiites Houthis et qui ont fait 31 morts et 103 blessés.

Les Houthis ont tenté une percée dans la zone de Bassatine mais se sont heurtés aux membres des Comités de la “résistance populaire” regroupant sudistes, partisans du président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi et simples volontaires, a expliqué le responsable militaire loyaliste.

Dans l’ouest d’Aden, deux civils ont été tués dans des tirs de missiles Katioucha des rebelles qui ont endommagé plusieurs habitations, ont affirmé des habitants.

Un responsable de la raffinerie d’Aden, Nasser Chaïef, a affirmé à l’AFP que le terminal pétrolier proche avait été visé par des tirs rebelles pour la cinquième journée consécutive.

Les flammes continuent par ailleurs de dévorer des dépôts de la raffinerie où un incendie a été provoqué samedi par des tirs provenant des insurgés.

Les raids aériens à Sanaa ont pris pour cible la résidence d’un dirigeant Houthi, Ali al-Qahlani, dans le nord de la ville et des positions rebelles à Wadi Dhahr, dans le nord-ouest, ont précisé des habitants.

Des dépôts d’armes des rebelles et de leurs alliés, les militaires restés fidèles à l’ancien président Ali Abdallah Saleh, ont été également bombardés dans l’ouest et le sud de la capitale. Des explosions se sont produites dans ces dépôts après le passage de l’aviation de la coalition.

L’aviation de la coalition a mené dans la nuit de mercredi à jeudi plusieurs raids contre des positions rebelles dans les provinces de Lahj et Chabwa, au nord d’Aden, selon des habitants.

Amnesty International s’est inquiétée, dans un communiqué publié jeudi, du “prix fort que les civils continuent de payer en raison des raids aériens de la coalition (…) à travers le pays”.

“Le droit humanitaire international est clair et oblige les belligérants de prendre toutes les mesures possibles pour empêcher ou minimiser les pertes humaines”, a souligné dans le communiqué Donatella Rovera, conseillère d’Amnesty.

L’ONU a décrété mercredi son niveau d’urgence le plus élevé pour le Yémen. La situation est particulièrement critique à Aden où la population manque de vivres et où des maladies, comme le paludisme, la typhoïde et la dengue, sont apparues avec la détérioration des conditions d’hygiène.

Selon l’ONU, qui a réclamé en vain à de nombreuses reprises une trêve humanitaire, plus de 21,1 millions de Yéménites ont désormais besoin d’assistance humanitaire –soit 80% de la population–, 13 millions d’entre eux souffrent de pénurie alimentaire et 9,4 millions ont un accès réduit à l’eau.

Source: Yahoo

Afghanistan: peine de mort annulée pour les meurtriers de la jeune Farkhunda

La Cour d’appel de Kaboul a annulé la peine capitale prononcée en première instance à l’encontre de quatre hommes coupables d’avoir lynché la jeune Farkhunda, accusée à tort d’avoir brûlé un Coran, une affaire qui avait suscité un vif émoi en Afghanistan et à l’étranger.

hamid karzai president afghanistan kaboule conference reunion

Le calvaire de la jeune femme de 27 ans avait mis en relief les discriminations et les violences dont continuent de souffrir les Afghanes dans une société qui reste largement patriarcale.

Le 19 mars, Farkhunda avait été battue à mort, puis brûlée et jetée dans le lit d’une rivière de Kaboul par une foule furieuse qui l’accusait d’avoir profané le livre saint de l’islam.

Le drame avait été condamné à la fois par le président Ashraf Ghani et les talibans du mollah Omar, dont le régime (1996-2001) était justement montré du doigt pour le sort qu’il faisait subir aux Afghanes.

Des centaines de personnes, choquées par cette mort violente, s’étaient mobilisées à Kaboul. Et, fait rare en Afghanistan, le cercueil de la jeune femme avait été porté au cimetière par des femmes.

Les juges du tribunal de première instance des “crimes contre la sécurité nationale” avaient condamné en mai à l’unanimité quatre hommes à la peine capitale par pendaison pour ce meurtre.

Mais lors d’une audience organisée en toute discrétion à la Cour d’appel de Kaboul cette semaine, “trois accusés ont vu leur peine réduite à 20 ans de prison et le quatrième à 10 ans”, a indiqué à l’AFP Nasir Mourid, président de la Cour, sans préciser les raisons qui ont poussé le tribunal à annuler ces peines capitales.

La loi afghane prévoit la peine de mort dans les cas de meurtre, de terrorisme ou de viol, entre autres.

Officiellement, les dernières exécutions remontent à octobre dernier, lorsque cinq hommes avaient été pendus le même jour dans une prison de Kaboul pour vol et viol en réunion.

– ‘Déception’ –

Contacté jeudi par l’AFP, Mujibullah, le frère de Farkhunda, a révélé que la famille de la jeune femme n’avait “pas été informée” de la décision de la Cour d’appel. “Et quelle que soit la décision des juges, nous ne l’acceptons pas”, a-t-il expliqué.

Kimberley Motley, avocate américaine de la famille lors du procès de première instance, a, elle, fait part à l’AFP de sa “déception”.

Parmi les quatre condamnés figure un mollah autoproclamé, Zainul Abiddin, qui vendait des amulettes près d’une mosquée et qui a été à l’origine du déchaînement de violences contre la jeune femme.

Or l’enquête a révélé que Farkhunda n’avait jamais brûlé le Coran, mais plutôt dénoncé les activités de ce vendeur d’amulettes comme étant non conformes à l’islam.

Contrarié, ce dernier l’avait alors accusée de blasphème et mobilisé une foule pour la lyncher devant des policiers qui étaient restés passifs. La scène avait abondamment circulé sous forme de vidéos et de photos sur les réseaux sociaux.

Onze policiers avaient ensuite été condamnés à un an de prison pour “négligence” pour ne pas avoir empêché la foule de tuer Farkhunda.

Dans la foulée de ce meurtre, le mouvement “Justice pour Farkhunda” s’était mis en place pour dénoncer les violences faites aux femmes, mais aussi le charlatanisme et l’ignorance à l’origine de cette affaire.

Pour tenter de lutter contre la misogynie, le président Ashraf Ghani et son épouse Rula ont fait de la défense des droits des femmes l’un de leurs chevaux de bataille. Le chef de l’Etat a ainsi annoncé mardi la nomination d’une femme à la Cour suprême, une première en Afghanistan.

Source: rtl.lu

Philippines: au moins 36 morts dans le naufrage d’un ferry

Au moins 36 personnes ont trouvé la mort jeudi dans le naufrage par gros temps d’un ferry qui transportait près de 200 passagers et membres d’équipage, dans le centre des Philippines, ont annoncé les autorités.

naufrage accident blesse agent securite police philippines

Le Kim Nirvana effectuait la liaison entre la localité d’Ormoc, sur l’île de Leyte et l’île de Camotes lorsqu’il s’est retourné à un kilomètre de son port de départ.

Les secouristes dépêchés sur les lieux à bord d’au moins sept bateaux ont réussi à récupérer des dizaines de survivants accrochés à la coque du ferry, a expliqué à l’AFP Ciraco Tolibao, du Bureau chargé de la gestion des catastrophes et de la réduction des risques d’Ormoc.

Des plongeurs scrutaient les eaux troubles dans l’épave à la recherche d’éventuels survivants supplémentaires.

Au moins 53 personnes ont été hospitalisées tandis que plus d’une vingtaine d’autres ont pu rentrer chez elles à pied, a ajouté le responsable. Celui-ci n’a pas été en mesure de préciser le nombre de disparus mais radio Manille a évoqué 21 personnes dont on était sans nouvelles.

D’après le manifeste du navire, le Kim Nirvana transportait au moment du drame 173 passagers et 16 membres d’équipage. Il s’est retourné à peine 30 minutes après avoir quitté le port alors que la mer était démontée, a expliqué M. Tolibao.

– Des ferries mal entretenus –

“Nous passons le ferry au crible à la recherche d’autres survivants qui pourraient se trouver pris au piège à l’intérieur de la coque”, a-t-il dit. “Nous espérons avoir achevé les opérations de secours avant la tombée de la nuit et avant qu’il ne commence à pleuvoir”.

Mal entretenus et peu contrôlés, les ferries sont l’un des principaux moyens de transport dans l’archipel, qui compte plus de 7.100 îles. Ils sont empruntés par des millions de personnes trop pauvres pour prendre l’avion.

Les accidents maritimes sont fréquents, le plus souvent dus à des normes de sécurité peu strictes, des contrôles laxistes et des navires surchargés.

De nombreux naufrages ont fait plusieurs centaines de morts ces dernières années.

En août 2013, le ferry St Thomas Aquinas transportant 830 passagers et membres d’équipage avait coulé dans le port de Cebu, dans le centre de l’archipel, après une collision avec un cargo. Au moins 71 personnes avaient péri et près de 50 avaient été portées disparues.

En juin 2008, plus de 800 personnes avaient été tuées lorsque le ferry Princess Of The Stars avait fait naufrage au large de l’île de Subayan, alors que le typhon Fengshen s’abattait sur le pays.

C’est aux Philippines qu’a eu lieu la plus grave catastrophe maritime jamais survenue en temps de paix: un ferry chargé de passagers était entré en collision avec un petit pétrolier au large de Manille en décembre 1987. Plus de 4.300 personnes avaient alors trouvé la mort.

L’été marque le début de la saison des pluies dans l’archipel, qui est frappé chaque année par une vingtaine de typhons et tempêtes violentes, semant la mort sur leur passage. L’archipel est la première masse terrestre que rencontrent les typhons nés au-dessus des eaux chaudes du Pacifique.

En novembre 2013, le typhon Haiyan avait ravagé l’île de Leyte et causé la mort de 7.300 personnes dans l’est du pays.

Source: Yahoo

100 condamnés à mort exécutés en 6 mois : l’étrange frénésie qui a saisi l’Arabie saoudite en 2015

L’Arabie saoudite a exécuté, lundi 29 juin, son 100ème condamné à mort de l’année 2015. En 6 mois, le royaume a mis à mort plus de prisonniers que sur la totalité de 2014. Un zèle qui répond à un climat de tensions extrêmes pour les Saoudiens.

roi salmane monarque arabie saoudite

Cette hausse brutale du nombre de personnes exécutées en Arabie saoudite a-t-elle comme seule explication le récent changement de monarque ? Le roi Salmane est arrivé au pouvoir en janvier dernier…

Haoues Seniguer : Outre le caractère extrêmement violent de ces exécutions, qui sont autant d’atteintes à la dignité humaine (rappelons aussi, toutes choses égales par ailleurs, que la peine de mort continue d’être appliquée aux Etats-Unis), il est surtout à remarquer, dans un tout premier temps, que l’arrivée de Salmane n’a certainement pas enrayé la mécanique infernale.

La peine capitale, en Arabie saoudite, est adossée à une justice expéditive qui n’est évidemment pas indépendante du pouvoir central. Il est fort possible que cette hausse soit liée à une obsession sécuritaire du régime saoudien et à la volonté ferme, par une espèce d’exemplarité macabre, à dissuader tout opposant d’attenter aux règles sociales établies. Il faudrait d’ailleurs voir de plus près la dimension politique de ces exécutions car elles peuvent aussi très bien être dictées par la volonté de faire taire toute forme d’opposition idéologique un peu trop bruyante.

Les sujets d’inquiétude ne manquent pas pour le pays, entre la guerre au Yémen et la montée en puissance de l’Iran ou celle de Daech. Est-ce là une autre explication à ce phénomène ?

La surenchère répressive à l’interne peut effectivement être le signe d’un raidissement d’un régime qui craint, sinon pour sa survie, du moins de perdre son leadership dans la région. Il est vrai que l’Arabie saoudite est de plus en plus concurrencée par l’Iran. De nouveau, il serait utile de s’interroger sur l’identité des condamnés à mort : s’agit-il de chiites ? On sait la détestation du régime envers le chiisme. L’attitude de l’Arabie est, à mon sens, au croisement permanent de considérations politiques et religieuses ; les deux dimensions sont intriquées.

Le risque pour l’Arabie saoudite de se retrouver isolée sur la scène internationale suite à ces exécutions en masse existe-t-il ?

J’ai des doutes. Les relations entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis sont tellement fortes que j’ai du mal à penser que la politique intérieure saoudienne soit l’objet d’indignations sur la scène internationale. Un événement marquant mérite d’être martelé : 15 des 19 commanditaires du 11 septembre 2001 étaient des Saoudiens ; pourtant, les Etats-Unis ont choisi d’attaquer l’Afghanistan, en 2001, et l’Irak, en 2003. Plus récemment, la France a vendu des rafales à l’Arabie saoudite. Ainsi, tout est dit, ou presque.

Source: atlantico.fr