Irak: 30.000 hommes engagés pour reprendre Tikrit aux jihadistes

Les forces gouvernementales irakiennes ont lancé lundi une offensive d’envergure, mobilisant quelque 30.000 hommes et l’aviation, pour reprendre au groupe Etat islamique (EI) la ville de Tikrit, un bastion des jihadistes à 160 km au nord de Bagdad.

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Avec l’appui des frappes aériennes de la coalition internationale antijihadistes, l’armée irakienne et les milices alliées du gouvernement ont avancé vers le nord ces derniers mois et remporté quelques victoires. Mais elles se sont cassées les dents plusieurs fois à Tikrit.

La bataille engagée lundi matin est l’une des plus des plus massives lancées depuis la prise par l’EI en juin 2014 de pans entiers du territoire irakien.

“Les forces de sécurité avancent depuis trois directions”, a déclaré à l’AFP un officier de l’armée irakienne, joint par téléphone. “Des chasseurs-bombardiers, des hélicoptères et l’artillerie visent Tikrit pour assurer la progression (des forces pro-gouvernementales) et couper les voies de ravitaillement”.

Des sources militaires ont fait état d’avions irakiens participant à l’opération mais il n’était pas clair dans l’immédiat si des appareils étrangers, iraniens ou de la coalition internationale, conduite par les Etats-Unis, y prenaient part.

L’EI contrôle Tikrit depuis neuf mois et sa percée fulgurante dans le nord et l’ouest de l’Irak, où le groupe extrémiste sunnite impose sa loi et multiplie les atrocités, comme sur les territoires qu’il contrôle en Syrie voisine.

Le commandant militaire pour la province de Salaheddine, dans laquelle se trouve Tikrit, a souligné que cette bataille avait une importance à la fois stratégique et symbolique.

“L’objectif est bien sûr de finir de libérer la province pour permettre le retour des déplacés”, a-t-il déclaré à l’AFP. “Mais il s’agit aussi d’un tremplin sur le chemin de la libération de Mossoul”, deuxième ville du pays, à 350 km au nord de Bagdad, tombée aux mains de l’EI.

D’après l’officier irakien interrogé par l’AFP, les forces impliquées dans la bataille de Tikrit appartiennent à l’armée, la police, des unités anti-terroristes, des groupes de volontaires principalement chiites sous commandement gouvernemental et des tribus locales sunnites hostiles à l’EI.

Selon des médias iraniens et irakiens, le général Ghassem Souleimani, commandant de la Force Qods, une unité d’élite de l’armée iranienne, se trouve dans la province de Salaheddine pour aider à coordonner les opérations.

– “Venger Speicher” –

En annonçant dimanche soir cette offensive majeure, le Premier ministre irakien a appelé les forces pro-gouvernementales à épargner la population civile.

“La priorité que nous avons fixée à l’armée et aux forces qui l’aideront est de préserver la sécurité des citoyens”, a indiqué Haïder al-Abadi, voulant rassurer la population de Tikrit, principalement arabe sunnite, qui craint des représailles des forces de sécurité si les jihadistes sont chassés.

Samedi, Hadi al-Ameri, commandant des unités de Mobilisation populaire et figure centrale de la lutte en Irak contre l’EI, avait appelé la population à quitter la ville dans les “48 heures”, afin de lancer la bataille “pour venger Speicher”.

Speicher est une base militaire proche de Tikrit où plusieurs centaines de nouvelles recrues, essentiellement chiites, avaient été enlevées avant d’être exécutées lors des premiers jours de l’offensive de l’EI.

Les milices chiites, en particulier, ont toujours promis de venger les exécutions de Speicher, suscitant des craintes de violences contre la population sunnite dans le cas d’une reprise de Tikrit. D’autant que des tribus sunnites locales ont été accusées d’être impliquées dans le massacre de Speicher.

La région de Tikrit est le berceau de l’ancien président Saddam Hussein, capturé en 2003 et exécuté en 2006. Des anciens cadres de son parti Baas sont accusés de s’être alliés à l’EI.

Dimanche, M. Abadi s’est adressé aux habitants pour leur demander de se retourner contre les jihadistes. “J’appelle tous ceux qui ont été trompés et ont commis des erreurs à déposer les armes aujourd’hui. Celle-ci pourrait être leur dernière chance”, a-t-il dit, suggérant la possibilité d’une amnistie pour certains habitants qui avaient choisi le camp de l’EI.

Les jihadistes ont répliqué par la diffusion d’une vidéo de l’exécution de quatre membres d’une tribu sunnite de la région de Tikrit, accusés d’avoir collaboré avec le gouvernement.

Selon John Drake, un expert de AKE Group, la bataille engagée lundi a davantage de chance de réussir que les précédents assauts lancés contre Tikrit, car les groupes chiites ont désormais plus de moyens.

“Néanmoins, l’opération va probablement être très difficile”, a-t-il dit, en soulignant qu’il serait difficile pour les forces de sécurité d’obtenir des renseignements sur le terrain en raison de la peur de représailles de l’EI.

Source: AFP

Mobilisation diplomatique internationale autour de l’Ukraine

Genève – La résolution de la crise en Ukraine, déchirée depuis près d’un an par une guerre civile qui a causé plus de 6.000 morts, a suscité lundi une intense mobilisation diplomatique internationale, notamment à Genève.

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Le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est déclaré plein d’espoir quant à une désescalade en Ukraine, après 80 minutes d’entretiens avec le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov.

Le chef de la diplomatie américaine a affirmé que le cessez-le-feu accepté dans les accords de Minsk n’était pas encore un cessez-le-feu complet, tout en ajoutant: notre espoir est que dans les prochaines heures et certainement dans les prochains jours il soit complètement respecté.

J’espère que cela sera la route pour plus de désescalade et non pour plus de déceptions et de violences, a affirmé le secrétaire d’Etat.

M. Lavrov a également reconnu que le cessez-le-feu était globalement respecté, et que les armes lourdes étaient retirées. Il a aussi exhorté les autorités de Kiev à lever le blocus de facto de la région du Donbass et à y rétablir les services essentiels.
MM. Kerry et Lavrov étaient à Genève pour participer à la séance d’ouverture du Conseil des Droits de l’homme, le grand rendez-vous annuel de la défense des droits humains dans le monde, au sein de l’ONU.

Dans leurs discours devant l’ONU, ils ont chacun défendu le point de vue de leur capitale. Pour John Kerry, le Conseil des Droits de l’homme doit regarder les faits (en Ukraine) et à ne pas se laisser induire en erreur. Il a également souhaité que l’ONU demande des comptes à ceux qui violent les droits de l’homme en Ukraine.

Le ministre russe a dénoncé pour sa part ceux qui veulent selon lui saboter un règlement pacifique en Ukraine.

A Moscou, le Kremlin a aussi répété que le président Vladimir Poutine ne changerait pas de position sous la pression des sanctions occidentales.

Les tentatives de faire pression sur Poutine ou de le faire changer d’avis sous pression sont tout à fait vaines, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à l’agence Ria-Novosti.

-entretien téléphonique –

La question ukrainienne est également au centre d’un entretien téléphonique annoncé pour lundi soir entre les présidents russe, ukrainien, français et la chancelière allemande.

Le président français François Hollande a réaffirmé pour sa part lundi que l’accord de Minsk est la seule base possible pour rétablir la paix en Ukraine et qu’il devait être appliqué dans son intégrité, son immédiateté.

Une relative accalmie est observée ces derniers jours en Ukraine où un conflit armé entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses a fait plus de 6.000 morts en dix mois.

Un cessez-le-feu, décidé le 12 février à Minsk, est officiellement entré en vigueur dans l’est de l’Ukraine le 15 février, même si les parties du conflit se sont accusées de violations à plusieurs reprises.

Intervenant devant le Conseil des droits de l’homme, le Haut-commissaire pour les droits de l’homme, M. Zeid Raad al Hussein, a dénoncé pour sa part les destructions impitoyables concernant les civils et les infrastructures en Ukraine.

Kiev et les Occidentaux accusent Moscou d’armer la rébellion séparatiste et d’avoir déployé des troupes régulières dans l’est de l’Ukraine. La Russie dément toute implication dans le conflit.

– La question du gaz –

Sur le plan énergétique, l’Union européenne a tenté lundi de désamorcer un nouveau conflit gazier: le géant russe Gazprom a commencé la semaine dernière à approvisionner directement en gaz les zones sous contrôle des rebelles au motif que Kiev avait cessé de le faire.

Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a affiché sa volonté d’arracher un accord lundi à Kiev et Moscou pour garantir l’approvisionnement de l’UE, lors d’une réunion dans l’après-midi à Bruxelles avec les ministres russe et ukrainien de l’Énergie.

Cette médiation devait être précédée de pourparlers dans différentes configurations, a précisé une source proche du dossier.

Près de 15% des importations totales de gaz de l’UE transitent par l’Ukraine.

Les discussions vont porter sur la mise en oeuvre du paquet hiver, l’accord conclu pour six mois en octobre 2015 sur le prix d’achat et les quantités livrables par Gazprom au groupe ukrainien Naftogaz, a précisé la porte-parole pour l’Energie Anna-Kaisa Itkonen.

Le patron de Gazprom Alexei Miller n’était pas présent à la réunion.

L’UE achète chaque année près de 130 milliards de m3 de gaz à la Russie et la moitié, soit 15% de la consommation, transitent par l’Ukraine à destination de la Pologne, de la Slovaquie, de la Hongrie, de la Roumanie, les quatre pays d’arrivée des gazoducs ukrainiens dans l’UE.

A l’issue du rendez-vous trilatéral, la Commission rendra publique une déclaration écrite en fonction des résultats.

Source: AFP

La Corée du Nord tire des missiles en pleine mer

Pour montrer son irritation, la Corée du Nord a tiré lundi des missiles en mer et promis de mener «des frappes impitoyables» contre les Etats-Unis et la Corée du Sud, alors que les deux pays ont commencé leurs exercices militaires conjoints annuels.


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Rhétorique belliqueuse

«La situation de la péninsule coréenne est à nouveau à deux doigts du début d’une guerre», affirme l’agence officielle de Pyongyang KCNA, citant un porte-parole de la KPA (l’Armée du peuple coréen). «Les seuls moyens de faire face à l’agression menée par les impérialistes américains et leurs alliés ne sont ni le dialogue, ni la paix. On doit y répondre seulement par des frappes impitoyables», a-t-il ajouté.

La Corée du Nord emploie régulièrement une rhétorique belliqueuse au moment des traditionnels exercices militaires conjoints menés chaque année par les Etats-Unis et la Corée du Sud. Ils sont habituellement source d’un regain de tensions sur la péninsule coréenne.

Arsenal nucléaire

Ces exercices annuels à grande échelle, baptisés Foal Eagle, donneront lieu pendant huit semaines à des exercices à terre, dans les airs et en mer, pour lesquels seront mobilisés environ 200.000 militaires sud-coréens et 3.700 soldats américains. En même temps, un exercice conjoint de simulation par ordinateur, appelé Key Resolve, d’une durée d’une semaine, doit commencer également commencer lundi.

Séoul et Washington affirment qu’il s’agit d’exercices purement défensifs, mais Pyongyang les voit comme le prélude à une invasion et menace de riposter. Bien que le programme nord-coréen soit mal connu, des spécialistes estiment que le régime de Pyongyang possèderait un arsenal de 10 à 16 armes nucléaires. Selon une étude publiée fin février par des experts américains, la Corée du Nord semble en mesure d’accroître son programme nucléaire militaire au cours des cinq prochaines années et pourrait posséder en 2020 jusqu’à cent armes atomiques.

Source: 20minutes.fr

Guerre contre la drogue : Washington va-t-il capituler ?

L’annonce il y a quelques jours de la dépénalisation de la possession de cannabis pour une consommation personnelle en Jamaïque est un pas de plus dans la reconsidération des politiques de lutte contre la drogue de par le monde. Pendant des dizaines d’années, la pénalisation et l’interdiction ont fait consensus à l’échelle internationale, mais cette approche n’a non seulement pas réussi à freiner la production et la consommation de drogue, mais elle a aussi eu des conséquences dévastatrices pour les populations.

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C’est l’Amérique latine qui a le plus fait les frais de la « guerre contre la drogue » menée par Washington, qui considère la production et la consommation de drogue uniquement du point de vue de l’ordre public plutôt que comme un problème de santé et de justice sociale. En conséquence de cette approche militarisée de l’interdiction, selon la Drug Policy Alliance, « on a observé dans toute la région, que ce soit dans les zones de production ou de trafic, une forte augmentation de la violence, de la corruption, de l’impunité et des violations des droits de l’homme, ainsi qu’une érosion croissante de l’état de droit ».

Cette tendance est cependant en train de changer. Certains pays latino-américains se sont faits les meneurs d’un mouvement mondial en faveur d’une réforme de la politique internationale en matière de lutte contre la drogue. Dans la dernière parution de la revue trimestrielle en ligne Report on the Americas, du groupe de réflexion North American Congress on Latin America (NACLA), deux chercheurs, Coletta Youngers et Adam Schaffer, ont cherché à déterminer si Washington – qui semble attaché à ses vieilles habitudes – pouvait toujours imposer sa politique de lutte contre la drogue à l’ensemble du continent.

Ils ont commencé par souligner l’opposition entre les politiques intérieures de lutte contre la drogue aux États-Unis – notamment les initiatives menées par les États pour règlementer la vente licite de cannabis – et le succès de Washington dans la création « d’une bureaucratie de la guerre contre la drogue bien établie sur le continent » et qui résiste au changement.

Bien que Washington ait commencé à parler de politiques de réduction des méfaits et à envisager d’autres solutions que l’incarcération, « la guerre contre la drogue menée par les États-Unis est loin d’être terminée et la question de la politique de lutte contre la drogue restera dans les prochaines années un thème central dans les débats relatifs à la politique régionale. Si Washington ne dicte plus les règles du jeu, il garde toutefois une influence sur de nombreux pays bénéficiant de l’aide des États-Unis et des échanges commerciaux réalisés avec le pays et le contrôle des drogues demeure un élément central de son programme de politique étrangère pour le continent », ont écrit les deux chercheurs, qui travaillent pour l’organisation à but non lucratif Washington Office on Latin America (WOLA).

Selon Sanho Tree, directeur du Projet de politique de lutte contre la drogue del’Institute for Policy Studies, « c’est à l’échelle nationale, au sein de chaque pays, qu’il faut s’attendre à une réelle pression en faveur d’un changement. Au bout du compte, toutes les politiques sont locales et les populations ne comprennent pas pourquoi elles devraient être sacrifiées sur l’autel de la guerre contre la drogue. »

Un chemin semé d’embûches

Le changement est toutefois lent. La politique états-unienne de lutte contre la drogue « concerne la politique étrangère, qui est peu débattue aux États-Unis », a dit M. Tree à IRIN. Il reconnaît que l’armée américaine est de moins en moins présente sur le continent. La Colombie – qui était autrefois le coeur de la guerre contre la drogue – en est un bon exemple. Le soutien militaire est donc en baisse et l’aide économique s’est accrue, mais les États-Unis demeurent profondément attachés aux programmes d’élimination des cultures, qui sont pourtant extrêmement impopulaires. La Colombie compte déjà le plus grand nombre de déplacés au monde et, chaque saison, de nouveaux agriculteurs viennent grossir cette statistique, chassés par les épandages aériens, qui détruisent à la fois les plants de coca et les cultures licites.

« Ce sont des zones très reculées et peu de personnes vérifient ce qui se passe sur le terrain », a dit M. Tree. « Les informations provenant de ces provinces sont transmises à [la capitale] Bogota et y sont maquillées par l’ambassade américaine qui les transmet à Washington, où elles sont à nouveau maquillées. Lorsqu’elles arrivent au secrétaire d’État, elles sont tout enjolivées et ne reflètent plus vraiment la réalité du terrain. »

Les réformes ont aussi des batailles de politique nationale à gagner. Le président colombien Juan Manuel Santos fait partie des dirigeants latino-américains prônant un changement de mentalité. Mais bien que son plan national de consolidation territoriale ait cherché à étendre les services publics dans les régions reculées et marginalisées du pays productrices de drogue, un rapport du WOLA a indiqué que « les soldats sont de loin les représentants du gouvernement les plus présents ».

« La réalité est épouvantable », a dit M. Tree, estimant que la corruption participe au problème. « ONG est maintenant un mot tabou », car certaines organisations non gouvernementales absorbent tout l’argent destiné aux projets de développement, a-t-il dit en faisant référence au Plan Colombie, le prédécesseur du plan de consolidation territoriale. « C’est un cauchemar en matière de comptabilité. »

La réforme de la politique de lutte contre la drogue, qui devrait être débattue lors de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2016, est en bonne voie. Mais « les politiques actuelles ont mis plus d’un demi-siècle à être mises en place, on ne va pas les changer du jour au lendemain et cela ne va pas se faire de manière uniforme, claire ni linéaire. Mais des changements se profilent indubitablement. C’est un défi de taille que les décideurs états-uniens vont devoir affronter d’une manière ou d’une autre », ont conclu Mme Youngers et M. Schaffer.

Source: irinnews.org

Les Palestiniens déposeront leur 1ère plainte à la CPI le 1er avril contre les Israéliens

Ramallah (Territoires palestiniens) – Les Palestiniens déposeront le 1er avril leur première plainte contre les Israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué lundi à l’AFP un membre de la direction de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Mohammed Shtayyeh membre direction Organisation  liberation Palestine OLP
L’une des prochaines étapes importantes est le dépôt d’une plainte contre Israël à la CPI le 1er avril concernant la dernière guerre à Gaza et contre la colonisation israélienne de la Cisjordanie occupée, a dit Mohammed Shtayyeh. Le 1er avril correspond à la date à partir de laquelle les Palestiniens peuvent poursuivre des dirigeants israéliens devant la CPI.

Après l’échec d’un projet de résolution prévoyant la fin de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens sous trois ans, les Palestiniens ont mis à exécution en janvier une menace brandie de longue date, et adhéré à la CPI avec le but proclamé de poursuivre les dirigeants israéliens pour crimes de guerre, notamment dans la bande de Gaza, ravagée cet été par une nouvelle offensive israélienne qui a tué près de 2.200 Palestiniens.

La guerre avait tué 73 personnes côté israélien, quasiment tous des soldats.

Mi-janvier, le procureur de la CPI a annoncé avoir ouvert un examen préliminaire pour savoir s’il existait une base raisonnable pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis depuis l’été dans les Territoires.

Les Palestiniens assurent avoir déjà rassemblé des preuves et comptent également sur les résultats, attendus fin mars, de l’enquête de l’ONU sur la guerre dans la bande de Gaza.

Cette annonce intervient de l’OLP avant une réunion mercredi et jeudi des 130 membres du Conseil central de l’organisation à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et sur fond d’inquiétudes quant à l’avenir de cette autorité, qui tient lieu d’Etat dans l’attente d’une solution au conflit israélo-palestinien.

Les Palestiniens, privés des taxes qu’Israël collecte pour leur compte depuis qu’ils ont déposé il y a trois mois leur demande d’adhésion à la CPI, brandissent désormais l’arme de la dissolution de l’Autorité.

Une telle dissolution placerait Israël, en tant que puissance occupante, en charge de la destinée de plus de quatre millions et demi de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.

Source: Romandie

Fidel Castro reçoit les agents cubains libérés

L’ex président cubain a rencontré ce week-end les trois agents cubains libérés en décembre par les Etats-Unis dans le cadre du rapprochement historique annoncé entre les deux pays.

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«Je les ai reçus le samedi 28 février, 73 jours après qu’ils eurent posé le pied en terre cubaine» et «j’ai écouté les merveilleux récits héroïques du groupe», a écrit Fidel Castro dans une lettre publiée par plusieurs journaux officiels. Sur son portail internet, le quotidien Granma a mis en ligne 13 photos de la rencontre, sur lesquelles l’ex-chef d’Etat de 88 ans apparaît assis, en tenue de survêtement, et visiblement amaigri.

Tenue samedi au domicile du père de la révolution cubaine dans l’ouest de La Havane, cette rencontre comptait également la présence de deux autres agents auparavant libérés par la justice américaine, ont rapporté les médias d’Etat. Avant de s’éloigner du pouvoir en 2006, l’ex-président avait fait de la libération de ces cinq agents une véritable cause nationale. Et sa non apparition au moment du retour au pays des trois derniers espions libérés avait alimenté de nouvelles rumeurs sur son état de santé.

Avec son épouse

Ces spéculations ne se sont tues que début février, avec la publication des premières photos de l’ex-président depuis près de six mois. Sur les clichés publiés lundi par Granma, sont également reconnaissables aux côtés de Fidel Castro et des «Cinq» héros l’épouse du Lider Maximo, Dalia Soto del Valle, ainsi que son neveu, le colonel Alejandro Castro Espin, fils du président Raul Castro.

Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et Antonio Guerrero, condamnés en 2001 à de lourdes peines de prison pour espionnage, sont rentrés à Cuba le 17 décembre, jour de l’annonce historique du rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis. Rene Gonzalez et Fernando Gonzalez avaient quand à eux été libérés respectivement en 2014 et 2013 après des réductions de peine.

Les autorités cubaines ont toujours admis que les cinq hommes étaient des agents des services secrets, mais rejetaient l’accusation d’espionnage. «Ils n’ont jamais fait de mal à personne aux Etats-Unis», ils «essayaient de prévenir et d’empêcher les actes terroristes contre l’île», a répété Fidel Castro dans sa lettre.

Source: afp

Le monde ne doit pas permettre à l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire

Le monde ne doit pas permettre à l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire a à nouveau martelé le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou devant l’AIPAC, puissant lobby américain pro-israélien.

premier ministre israelien Benyamin Netanyahou AIPAC

M. Nétanyahou a vanté lundi à Washington la résistance de l’alliance entre son pays et les États-Unis, sur fond de tensions très vives entre Israël et la Maison-Blanche à propos du programme nucléaire de l’Iran.

«Vous êtes là pour dire au monde entier que l’annonce de la fin de la relation avec les États-Unis est non seulement prématurée, mais fausse», a dit M. Nétanyahou devant l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee).

Nétanyahou ne veut pas être «irrespectueux» envers Obama

Le dirigeant israélien a également affirmé que le discours qu’il doit prononcer mardi devant le Congrès américain ne visait pas à être «irrespectueux» envers le président américain Barack Obama.

La Maison-Blanche a très mal pris que le premier ministre israélien s’adresse aux deux chambres sans l’en prévenir à l’avance et ce geste avait rendu encore un peu plus difficiles des relations déjà notoirement détériorées.

L’alliance historique entre les deux pays «résistera» au désaccord à propos de l’Iran, a assuré le chef du gouvernement israélien.

Le nucléaire iranien est le point de contentieux principal entre lui et l’administration Obama qui fait tout pour obtenir un accord à ce sujet avec Téhéran, que M. Nétanyahou voit comme un marché de dupes.

Les attaques contre la légitimité d’Israël doivent cesser

Les «odieuses attaques» contre la «légitimité» d’Israël doivent «cesser», a déclaré de son côté l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies Samantha Power en s’adressant à l’AIPAC.

Elle a réaffirmé que Washington empêcherait Téhéran d’obtenir la bombe atomique et qu’il protègerait la sécurité de son allié israélien.

La relation américano-israélienne «transcende la politique» américaine, a assuré Mme Power, qui s’est exprimée avant le dirigeant israélien.

«Les États-Unis d’Amérique ne laisseront pas l’Iran se doter de l’arme nucléaire», a-t-elle souligné devant l’AIPAC.

Le président Barack Obama «gardera son engagement dans les négociations, qu’elles échouent ou qu’elles produisent une solution diplomatique qui répondre à nos demandes», a déclaré Mme Power.

«Les États-Unis prendront les mesures nécessaires pour protéger leur sécurité nationale et celle de leurs alliés les plus proches. La diplomatie est le chemin que nous préférons pour assurer notre objectif commun», a expliqué la diplomate.

«Mais si la diplomatie échouait, nous ne laisserions jamais, comme tout le monde ici, l’Iran se doter de l’arme nucléaire», a-t-elle ajouté.

«L’engagement de l’Amérique envers la sécurité d’Israël ne cessera jamais», a-t-elle poursuivi.

Arrivé dimanche soir, M. Nétanyahou s’était déclaré lui-même «en mission historique» en terre américaine afin de dire tout le mal qu’il pense du règlement qui se prépare entre les grandes puissances et l’Iran et qui doit garantir que la République islamique ne fabrique jamais la bombe atomique.

Source: LAPRESSE.CA

L’Etat islamique appelle au meurtre du fondateur de Twitter

DJIHADISME – L’organisation terroriste veut aussi la peau des salariés du réseau social…

Jack Dorsey fondateur president reseaux twitter

Jack Dorsey, une cible sur le visage. C’est avec cette illustration que des djihadistes du mouvement Etat islamique appellent au meurtre du fondateur du réseau social Twitter, comme le révèle Buzzfeed. Le crime de l’Américain? Avoir bloqué à plusieurs reprises les comptes de Daesh sur Twitter. «Votre guerre virtuelle contre nous va se transformer en véritable guerre contre vous», expliquent dans un post des partisans de l’Etat islamique.

Il ne faut pas «permettre à l’un de ces athées de survivre»

«Vous avez commencé cette guerre», dit le post. «Nous vous répétons depuis le début que ce n’est pas votre guerre, mais vous ne l’avez pas intégré et vous continuez de fermer nos comptes sur Twitter, mais nous revenons toujours», avant d’ajouter: «Quand nos lions courageux viendront prendre votre souffle, vous ne reviendrez jamais à la vie.»

Jack Dorsey n’est pas le seul visé, Daesh appelle ses «loups solitaires» à «cibler la société Twitter et ses intérêts en tout lieu, ses gens et ses bâtiments». Le mouvement ajoute qu’il ne faut pas «permettre à l’un de ces athées de survivre». Interrogé par BuzzFeed, Jim Prosser, un porte-parole de Twitter, explique que Twitter est en train de vérifier «la véracité de ces menaces avec des responsables des autorités américaines.»

Source: 20minutes.fr

La Corée du Nord et Kim Jong-un promettent de mener “des frappes impitoyables” contre les Etats-Unis

Selon l’armée sud-coréenne, deux missiles d’une portée d’environ 500 kilomètres ont été tirés depuis le port de Nampo.

kim jong leader president Coree nord militaire armee

Les tensions sont de nouveau palpables entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Pyongyang a d’ailleurs tiré ce lundi des missiles en mer et cela en réplique à des exercices militaires sud-coréens et américains menés comme chaque année. A cette occasion, Kim Jong-un a menacé les Etats-Unis et a promis de mener contre eux “des frappes impitoyables”. Un porte-parole de la KPA (l’Armée du peuple coréen) a indiqué que la péninsule coréenne était “à nouveau à deux doigts du début d’une guerre”.

“Les seuls moyens de faire face à l’agression menée par les impérialistes américains et leurs alliés ne sont ni le dialogue, ni la paix. On doit y répondre seulement par des frappes impitoyables” a aussi estimé ce porte-parole.

De leur côté, Washington et Séoul ont dénoncé les tirs de missiles nord-coréens comme une “provocation”.

Comme chaque année, Etats-Unis et Corée du Sud ont commencé leurs exercices. Ils dureront huit semaineset mobiliseront environ 200 000 militaires sud-coréens et 3 700 soldats américains. Pour les dirigeants des deux pays, il s’agit d’exercices purement défensifs, mais Pyongyang les voit comme le prélude à une invasion.

“Nos forces armées révolutionnaires ne resteront jamais des spectateur passifs devant cette grave situation” a encore expliqué la Corée du Nord ajoutant que “si un seul tir seulement touchait quelque endroit que ce soit où la DPRK exerce sa souveraineté, cette dernière ripostera sur le champ”. Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont indiqué prendre au sérieux cette menace.

Par Atlasinfo.fr

Source: Atlasinfo

Un sans-abri tué par la police de Los Angeles sous les yeux d’un vidéaste amateur

Les images font froid dans le dos : dimanche matin, un vidéaste amateur filme une opération de police contre des sans-abri à Los Angeles. L’intervention dégénère et un policier tire plusieurs coups de feu. Un des SDF tombe à terre, sans vie, sous les cris des témoins.

police migrant rue ville  los angles

La police effectuait une intervention dans le quartier pauvre appelé Skid Row, près du centre-ville de Los Angeles, ce dimanche 1er mars. Un passant filme les policiers tentant de maîtriser un sans-abri visiblement agité qui essaye de donner plusieurs coups de poing aux membres des forces de l’ordre.

On entend plusieurs fois un policier crier “lâche cette arme” avant de tirer à cinq reprises sur l’homme, alors à terre. “Vous avez tué cet homme, à six contre un” s’exclament alors certains témoins.

Source: France24

Offensive d’envergure pour reprendre Tikrit aux djihadistes

Quelque 30’000 membres des forces pro-gouvernementales irakiennes menaient une offensive d’envergure pour reprendre aux djihadistes la ville de Tikrit, un bastion du groupe Etat islamique (EI) situé au nord de Bagdad, a indiqué lundi l’armée. Les combattants étaient soutenus par des moyens aériens.

rebelle djahadiste el groupe armee etat islamique irkienne

« Les forces de sécurité avancent depuis trois directions vers Tikrit, Ad-Dawr (au sud) et Al-Alam (au nord) », a déclaré par téléphone un colonel de l’armée irakienne.

Selon cette source, les forces pro-gouvernementales « évoluent également sur les routes secondaires afin d’empêcher la fuite de Daech (un acronyme du groupe djihadiste en arabe) », qui contrôle la ville de Tikrit depuis neuf mois.

L’EI s’en était emparé en juin à la faveur d’une percée fulgurante dans le nord et l’ouest de l’Irak, où ce groupe extrémiste sunnite impose sa loi et multiplie les atrocités, comme sur les territoires qu’il contrôle en Syrie voisine.

L’opération à Tikrit était l’une des plus ambitieuses entreprises par Bagdad à ce jour pour faire reculer les djihadistes. Elle a débuté tôt lundi, après avoir été annoncée la veille par le Premier ministre irakien.

Haider al-Abadi avait appelé à épargner la population civile au cours de cette opération militaire, semblant vouloir rassurer la population sunnite de Tikrit, qui craint des représailles et des violences de la part des forces pro-gouvernementales si les djihadistes sont chassés de la région.

Le Premier ministre s’est également adressé aux habitants de la région d’origine de l’ancien président Saddam Hussein pour leur demander de se retourner contre les djihadistes.

(ats)

Source:  afriqueinside.com

Russie: indignation internationale suite au meurtre de Boris Nemtsov

Plusieurs chefs d’État ont réagi à l’assassinat de l’ancien ministre russe Boris Nemtsov, abattu vendredi dans les rues de Moscou.

Boris Nemtsov opposant russe tue

Les condamnations se multiplient dans le monde entier depuis le meurtre de l’opposant politique russe Boris Nemtsov vendredi. François Hollande a dénoncé « l’assassinat odieux » de l’ancien ministre de Boris Eltsine. Le président français a salué la mémoire d’un « défenseur courageux et inlassable de la démocratie ».

Le premier ministre Manuel Valls a lui aussi rendu hommage à Boris Nemtsov, en déclarant que la Russie avait à nouveau perdu « un courageux militant de la paix, de la démocratie et de l’état de droit. »

La chancelière allemande Angela Merkel s’est aussi déclarée « consternée » par le «meurtre lâche » de l’opposant russe. Elle a appelé son homologue russe Vladimir Poutine pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Une posture identique à celle du chef d’État américain Barack Obama, qui a demandé que les responsables « de ce meurtre odieux soient traduits en justice ».

Le président ukrainien Petro Porochenko, le Conseil de l’Europe, ou encore l’ONGHuman Rights Watch ont également condamné cet assassinat.

Le président russe, Vladimir Poutine, a pour sa part estimé que ce meurtre portait « les marques d’un meurtre commandité ».

Un leader d’opposition

Boris Nemtsov, 55 ans, avait été premier vice-Premier ministre du président Boris Eltsine à la fin des années 90 pendant un an et demi. Après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, il était devenu l’un des principaux opposants au Kremlin, notamment au moment des élections législatives russes de 2011.

Trois heures avant sa mort, l’homme politique avait appelé à une mobilisation contre la guerre en Ukraine dimanche. Cette manifestation a finalement été annulée et remplacé par un défilé en l’honneur de Boris Nemtsov.

Source: lavoixdunord.fr

La direction de TF1 dément la mort de Martin Bouygues

Quelques instants après l’annonce par l’Agence France-Presse de la mort de Martin Bouygues, le groupe TF1, propriété de Bouygues, a démenti cette information sur Twitter.

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L’agence française expliquait que l’industriel était décédé ce matin, à l’âge de 62 ans, dans sa résidence de La Roche Mabile, près d’Alençon (Orne), citant le maire de la commune voisine de Saint-Denis-sur-Sarthon.

«Les pompiers ont indiqué être intervenus à La Roche Mabile pour un décès, sans identifier la victime. Le maire de la commune voisine a indiqué qu’il s’agissait de l’industriel», écrivait l’agence. «Je le connaissais bien, la famille de son épouse était très engagée dans la vie de la commune», expliquait l’intéressé.

lefigaro.fr

Source: Le Figaro

La Chine veut aussi vendre des TGV aux Africains

CNR et CSR, les deux plus grandes entreprises chinoises de fabrication de trains à grande vitesse (TGV), annonceront leur fusion le 9 mars 2015. Ce mariage permettra de calmer la concurrence interne et de partir tranquillement à la conquête de marchés externes. En ligne de mire, cinq pays africains : Angola, Éthiopie, Nigeria, Kenya et Zimbabwe.

tgv train rail maroc

La Chine est aujourd’hui en pourparlers sur des projets de TGV avec 28 pays. Au cours de l’année 2014, le Premier ministre Li Keqiang, réputé en Chine être un « super-vendeur de trains à grande vitesse », a évoqué 12 pays prioritaires dont cinq africains: Angola, Éthiopie, Nigeria, Kenya, Zimbabwe, Thaïlande, Birmanie, Kazakhstan, Serbie, Grande-Bretagne, Russie, États-Unis. Dans cette liste, les pays en voie de développement sont évidemment les plus nombreux. Mais la réussite de CNR à Boston ouvre de nouvelles perspectives.

À Boston, il s’agit seulement de fournir des rames de métro, dont une partie sera assemblée localement. La même société explore d’autres possibilités à New York et à Washington. Et les discussions sont toujours en cours pour un TGV en Californie. Sur ce projet, la Banque Export-Import de Chine est engagée. La même banque a consenti 13 milliards de dollars de prêts relatifs à 35 projets d’exportation de matériels et de construction ferroviaires à l’étranger.

En 2014, les exportations de la seule CNR ont augmenté de 68 % par rapport à l’année précédente, à hauteur de 3 milliards de dollars. Pour consolider ses bases financières, cette société s’apprête à collecter 12 milliards de yuans par placement privé d’actions, concentrées sur cinq projets. L’ensemble des exportations chinoises relatives au ferroviaire ont représenté, en 2014, 10 % du marché mondial.

Les deux acteurs traditionnellement les plus importants dans ce secteur du TGV, Alstom et Siemens, ont quelque souci à se faire. Ils ont désormais un très sérieux concurrent. L’atout de la Chine, c’est qu’elle dispose, sur son propre territoire, du plus vaste réseau de TGV mondial : plus de 11 000 kilomètres et autant en travaux ou planifiés, loin devant la France (2 036 km) ou l’Allemagne (1 352 km), et plus loin encore devant les États-Unis (362 km).

La France et l’Allemagne ont pour elle l’antériorité ; la Chine, la quantité. Grâce à quoi, elle a pu apprendre à maîtriser la technologie européenne et japonaise. Elle est aujourd’hui en mesure de remporter des marchés hors de ses frontières. Et elle compte bien mettre à profit quelques succès commerciaux dans les pays les plus développés pour en remporter de beaucoup plus nombreux dans les pays moins développés.

Par Knowdys avec Philippe Barret

Source: Afriqueinside.com

Paris: impressionnant incendie place de la République

Le café monde et médias de la place de la République, à Paris, a été ravagé par les flammes, ce vendredi en fin d’après-midi. Il s’agirait d’un sinistre de cause accidentelle.
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Les flammes et le nuage de fumée sont impressionnants. Le café monde et médias de la place de la République (Paris, limite entre les 10e et 11e arrondissements) a été ravagé par les flammes, ce vendredi en fin d’après-midi. Aucune victime ne serait à déplorer.

Il est aux alentours de 17h lorsque le feu se déclare dans les cuisines de l’établissement, selon le témoignage d’un employé recueilli par 20 Minutes.Tout est allé très vite“, a expliqué Marouane, chef de rang du café monde et médias.

Au total, une dizaine de clients et presque autant d’employés sont dans l’établissement qui est rapidement envahi par la fumée. “J’allais finir mon service quand Marouane m’a dit de sortir en laissant nos affaires dans le café“, a expliqué une serveuse. Tous ont du quitter les lieux dans la précipitation, face à un feu qui a pris de l’ampleur en quelques instants seulement.

Rapidement alertés, les pompiers ont déployé une vingtaine d’hommes et quatre engins anti-incendie pour maîtriser les flammes. Si les sapeurs de la brigade des pompiers de Paris ont réussi à circonscrire les flammes, le feu n’était toujours pas totalement éteint, en début de soirée. Une partie de la circulation autour de la place a également dû être fermée.

L’incendie serait d’origine accidentelle. L’adjointe au maire de Paris Alexandra Cordebard, présente sur place, a ainsi rapidement déclaré que c’est “a priori” un sinistre d’origine accidentelle.

Le café monde et médias a ouvert ses portes récemment, à l’été 2013, suite à la rénovation et au réaménagement de la place de la République.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

Palestiniens et soldats israéliens s’affrontent à Hébron

Palestiniens et soldats israéliens se sont affrontés vendredi à coups de pierre et de grenades assourdissantes à Hébron en Cisjordanie lors d’une manifestation contre l’occupation israélienne et la fermeture d’une partie du centre réservé aux colons, ont constaté les journalistes de l’AFP.

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Plusieurs centaines de Palestiniens ont défilé après la prière musulmane du vendredi, comme chaque année à cette époque, en réclamant la réouverture de la rue Al-Shouhada (martyrs en arabe), qui était autrefois une des rues commerçantes les plus actives de la région mais a été fermée par les Israéliens.

La manifestation a rapidement dégénéré en heurts entre une partie des manifestants, lançant des pierres et de puissants pétards, et les soldats israéliens qui ont riposté par des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.

Hébron, plus grande ville de Cisjordanie, est une poudrière où environ 700 colons juifs vivent au beau milieu de plus de 200.000 Palestiniens, sous la protection des forces de sécurité israéliennes. Une partie du centre historique en particulier, le long de la rue Al-Shouhada, a été transformée en camp retranché protégé par des miradors et du fil barbelé.

La manifestation annuelle de vendredi marquait l’anniversaire du massacre commis le 25 février 1994 au fusil d’assaut par l’extrémiste israélo-américain Baruch Goldstein qui a tué 29 fidèles musulmans en prière dans le tombeau des Patriarches (la mosquée d’Ibrahim pour les musulmans), sacré à la fois pour les juifs et les musulmans. Baruch Goldstein avait ensuite été battu à mort.

La rue Al-Shouhada, menant au tombeau des Patriarches, a été fermée par les Israéliens après ce massacre et est depuis une rue fantôme. Par contagion, des rues entières d’échoppes palestiniennes ont tiré le rideau. 520 magasins ont ainsi fermé, selon les organisateurs de la manifestation.

Les manifestants ont aussi exprimé leur opposition à une éventuelle visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Hébron avant les législatives du 17 mars. La possibilité d’une telle visite a été évoquée dans la presse israélienne mais n’a jamais été confirmée. Les colons sont un électorat courtisé par la droite israélienne.

Source: nordeclair.com

Les Kurdes s’emparent d’un fief de l’État islamique en Syrie

Les combattants kurdes ont infligé vendredi une sévère défaite aux djihadistes du groupe État islamique en s’emparant d’une de leurs places fortes dans la province de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, selon une ONG.

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Les Kurdes occupent désormais une bande de territoire reliant Tall Hamis à la frontière avec l’Irak, pays où l’État islamique est bien implanté, ce qui gène les jihadistes dans leurs mouvements dans ce secteur.

Cette victoire à Tall Hamis, aux mains de l’EI depuis plus d’un an, intervient après sept jours de combats avec le groupe djihadiste durant lesquels les YPG se sont emparés d’une centaine de villages et hameaux de la région.

Etats-Unis : un homme armé tue au moins sept personnes dans le Missouri

Oeuvre d’un déséquilibré, vengeance ou acte terroriste ? Au moins sept personnes ont été tuées et une blessée dans des fusillades survenues à Tyrone dans le Missouri (Etats-Unis) ce vendredi dans des circonstances qui restent à éclaircir. Un homme armé aurait fait feu dans plusieurs habitations, dans un quartier vraisemblablement isolé, tuant leurs occupants.

voiture police new yoek
Selon le shérif du comté, James Sigman, cité par le journal local Houston Herald, « il y a au moins quatre scènes de crime différentes qui sont pour l’heure confirmées, alors qu’une cinquième et une sixième, situées à l’extérieur du comté pourraient s’ajouter». Un important dispositif policier a été déployé dans le secteur et les habitants ont pour consigne de ne pas ouvrir la porte de leur maison jusqu’à nouvel ordre.

Selon plusieurs médias américains, le tireur présumé, âgé d’une trentaine d’années, aurait été retrouvé mort à bord d’un véhicule. Une information qui n’a pas été confirmée officiellement. On ignore par ailleurs quelles ont pu être les motivations du tireur, ni s’il a agi seul.

Source: leparisien.fr

«Jihadi John» était pisté par le MI5

TerrorismeLe bourreau de Daech qui a exécuté plusieurs otages occidentaux en Syrie était connu des services secrets britanniques.

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«Jihadi John», le bourreau du groupe Etat islamique (Daech) identifié jeudi par la presse anglophone comme étant Mohammed Emwazi, était connu des services de renseignements britanniques depuis 2009. Ce Londonien de 26 ans d’origine koweïtienne et issu d’une famille aisée avait obtenu un diplôme d’informaticien à l’Université de Westminster. Il aurait rejoint la Syrie en 2013.

Depuis sa première apparition en août dernier – encagoulé et vêtu de noir – dans une vidéo mettant en scène la décapitation du journaliste américain James Foley, l’homme en question est l’un des djihadistes les plus recherchés au monde. Celui qui incarne la cruauté et la barbarie de Daech est ensuite apparu sur les images de l’exécution d’un second journaliste américain, Steven Sotloff, du travailleur humanitaire britannique David Haines, du chauffeur de taxi de Manchester Alan Henning et de l’Américain Abdul-Rahman Kassig. Le mois dernier, il était aussi présent au moment de la mise à mort des otages japonais Haruna Yukawa puis Kenji Goto.

Selon le Telegraph, les services de police et le MI5 (les renseignements intérieurs britanniques) auraient été une douzaine de fois en contact avec l’homme identifié comme Mohammed Emwazi avant son départ pour la Syrie. La BBCajoute qu’il aurait été repéré par les services de renseignements occidentaux après sa radicalisation, consécutive à un déplacement en Tanzanie en août 2009. Il était alors soupçonné d’être entré en contact avec le groupe somalien des shebab.

Selon CAGE, une organisation de défense des droits des musulmans, le MI5 aurait ensuite cherché à plusieurs reprises à le recruter. En vain. Il aurait été «harcelé au point de perdre deux fiancées, son emploi et une nouvelle vie au Koweït», précise l’ONG à qui Emwazi avait écrit pour se plaindre de ces pressions. Il se serait radicalisé en réaction aux traitements que lui ont infligés les autorités britanniques, affirme cette association dirigée par un ancien détenu de Guantánamo.

C’est sous une fausse identité qu’il a réussi à quitter le Royaume-Uni, afin de se rendre en Syrie via la Turquie.

Source: TDG

Syrie : l’Occident face au problème Assad

Reprendre contact avec Bachar al-Assad pour contrer l’Etat islamique ? Cette question fait débat dans les pays occidentaux alors que le conflit en Syrie va entrer en mars dans sa cinquième année, sur fond de menaces jihadistes et d’échec des tentatives de résolution.

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Pour la première fois depuis le début du conflit le 15 mars 2011 – 220.000 morts et plus de trois millions de réfugiés -, le médiateur de l’ONU a affirmé qu’il fallait inclure le président syrien dans le processus de paix.

“Assad fait partie de la solution” et “je continuerai à avoir des discussions importantes avec lui”, a déclaré mi-février Staffan de Mistura.

Cette déclaration a provoqué la colère de l’opposition syrienne, qui refuse de penser que la mise à l’écart du président syrien profiterait au groupe Etat islamique.

Mais les propos du médiateur de l’ONU ont ouvert une brèche chez les Occidentaux, dont la stratégie se limitant à appeler au départ d’Assad est restée vaine depuis quatre ans.

Cette semaine, trois parlementaires français ont rencontré Bachar al-Assad à Damas, malgré la rupture des relations diplomatiques depuis 2012 entre plusieurs pays européens – dont la France – et la Syrie.

Même s’il a “du sang sur les mains”, le président “est une partie qui va intervenir dans le règlement politique de la guerre civile”, a plaidé l’un d’eux, Jacques Myard (droite, opposition). Bachar al-Assad ne veut “plus rester isolé face à la menace terroriste”, a ajouté un autre parlementaire du voyage, le sénateur centriste François Zocchetto.

Ce voyage a été dénoncé par le président socialiste François Hollande et tourné en dérision par le chef de l’opposition et ex-président Nicolas Sarkozy.

La France officielle préfère participer à la coalition internationale, dirigée par les États-Unis, qui mène depuis août des attaques aériennes régulières et ciblées contre l’EI en Irak et en Syrie. Mais ses résultats restent aujourd’hui mitigés.

Officiellement, pas de changement de ligne donc, à Washington, Paris, Londres ou Berlin. “Comme nous ne cessons de le dire, Bachar el-Assad a perdu toute légitimité depuis longtemps et ne sera jamais un partenaire dans la lutte contre le terrorisme”, a martelé jeudi le département d’Etat.

Le président syrien “ne peut pas être l’avenir de la Syrie”, réaffirment aussi dans une tribune diffusée vendredi dans les quotidiens français Le Monde et arabophone al-Hayat les chefs de la diplomatie française et britannique.

- Contre “l’auto-réhabilitation” d’Assad-

“Bachar représente à la fois l’injustice, le désordre et la terreur. Et nous, France et Royaume-Uni, nous disons non aux trois”, écrivent Laurent Fabius et Philip Hammond, pour qui le président syrien a lancé une “démarche d’auto-réhabilitation” afin de “profiter de l’effroi suscité par les extrémistes pour se présenter en rempart contre le chaos”.

Pour certains experts, des signes d’infléchissement sont cependant perceptibles en Occident. “Si l’on lit entre les lignes, on note que l’affirmation +Assad doit partir+ a été diluée dans +peut-être qu’il ne doit pas partir immédiatement+”, relève ainsi Shashank Joshi, chercheur du groupe de réflexion britannique Royal United Services Institute.

En Grande-Bretagne, l’ex-ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind et l’ex-chef de l’armée Richard Dannatt ont réclamé une autre politique.

Dans ces pays occidentaux, le lobbying pour un changement de politique peut aussi venir des services secrets pour qui une lutte contre l’islam radical ne peut passer que par une collaboration étroite avec leurs homologues syriens et irakiens.

D’autres pays européens comme l’Autriche, les Pays-Bas, la Roumanie, maintiennent des liens a minima avec Damas.

L’Eglise catholique, pour qui l’EI est aussi l’adversaire absolu, a ajouté cette semaine sa voix aux demandes d’une autre politique, choquée par l’enlèvement en Syrie par l’EI de quelque 220 chrétiens assyriens. Evêques et fidèles syriens, protégés par Damas, ont toujours été traditionnellement pro-régime syrien.

Il est “urgent que le sort” des chrétiens d’Orient “martyrisés en raison de leur foi soit enfin pris en compte”, ont ainsi affirmé les évêques de France.

Interrogé sur le déplacement des parlementaires français à Damas, un responsable du Vatican a noté que le pape François soutenait “tout ce qui peut favoriser le dialogue pour la paix”. Mais “cela doit avoir lieu plutôt au niveau des organisations internationales, et non pas être le fait de quelques parlementaires isolés”, a-t-il ajouté en demandant l’anonymat.

Source: AFP

 

Chili : une adolescente demande l’euthanasie

Maureira a posté une vidéo glaçante sur Facebook demandant à la présidente chilienne Michelle Bachelet de la laisser “dormir pour toujours” parce qu’elle était “fatiguée de se battre”.

Sa vidéo a été partagée par plus de 1600 personnes.

valentina maureira malade chilienne

Valentina Maureira est atteinte de la fibrose kystique – une maladie génétique dégénérative héréditaire qui affecte les poumons, le foie et le pancréas. Depuis sa naissance, elle a subi de nombreuses opérations, et pèse aujourd’hui 35 kg. Son frère aîné est déjà mort de la même maladie, à l’âge de 6 ans.

Dans son message, l’adolescent dit avoir besoin de parler à Mme Bachelet “d’urgence”. En effet, la loi chilienne interdit l’euthanasie et le suicide assisté.

La fibrose kystique est la maladie héréditaire la plus meurtrière pour la population caucasienne. Elle est causée par un gène muté ; les poumons produisent du mucus plus épais que la normale, ce qui peut piéger les bactéries dans les voies respiratoires et entraîner une infection. La maladie toucherait environ 100 000 personnes dans le monde.

Recherche de financement

La famille de la jeune fille espère trouver des donateurs pour financer la triple greffe dont elle a besoin: poumons, foie et pancréas.

En 2009, lors d’une visite de Madonna au Chili, Fredy Maureira avait lancé un appel à la star lui demandant d’adopter Valentina et de l’emmener aux États-Unis afin qu’elle puisse être opérée. Madonna n’a jamais répondu, mais les autorités chiliennes et des célébrités se sont mobilisées. Ils n’ont malheureusement pas récolté les 650,000 dollars nécessaires.

Même si la famille obtenait l’argent et les organes compatibles, il y a désormais d’autres obstacles : Valentina n’a pas encore 15 ans et pèse moins que le poids nécessaire.

Peut-être plus important encore, l’adolescente n’est pas convaincue d’avoir envie de rester envie.

M. Maureira a affirmé que lui et sa femme – qui reste tous les jours à l’hôpital avec Valentina – avaient été surpris et choqués par la vidéo de leur fille. Mais ils la soutiendront peu importe ses décisions.

Jusqu’à présent, la présidente Bachelet n’a pas réagi à la demande de Valentina, mais son bureau de presse a annoncé à la BBC qu’il y aurait une réponse officielle.

Source: BBC

Parlementaires français en Syrie: colère de Hollande et Valls

François Hollande et Manuel Valls sont montés au créneau jeudi pour pilonner la visite de quatre parlementaires français en Syrie où trois d’entre eux ont parlé avec Bachar al-Assad, “un dictateur” et un “boucher”, selon l’exécutif.

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De Manille, où il effectue un voyage d?État, le président de la République a proclamé avec solennité: “Cette initiative, je la condamne”.

“Il s’agit d’une rencontre entre des parlementaires français (ndlr, de droite, de gauche et du centre) qui n’ont été mandatés que par eux-mêmes, avec un dictateur qui est à l’origine d’une des plus graves guerres civiles de ces dernières années, qui a fait 200.000 morts. 200.000!”

Avant lui, son Premier ministre avait eu aussi des mots durs contre l’équipée des deux sénateurs – l’UMP Jean-Pierre Vial, le centristes François Zocchetto – et deux députés – l’UMP Jacques Myard, le PS Gérard Bapt.

Ce dernier n’a pas rencontré le président syrien mais le voyage des quatre était une première depuis la rupture des relations diplomatiques entre la France et la Syrie, en mai 2012.

Ces quatre parlementaires, tous membres des groupes parlementaires d’amitié franco-syrienne, ont commis une “faute” qui ne “les honore pas”, a grondé sur BFMTV-RMC Manuel Valls, le visage fermé.

“Les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu’est ce pays”, a dénoncé le chef du gouvernement. Qu’ils “aient ainsi, sans crier gare, rencontré un boucher”, “je crois que c’est une faute morale”.

“Boucher”: le mot a aussi été employé sur RTL par Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS. “J’ai écrit à Gérard Bapt, je le convoquerai et je prendrai des sanctions”.

Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a condamné “fermement” cette visite, soulignant qu’elle “n’engage en rien l’Assemblée”.

Quant au président de l’UMP Nicolas Sarkozy, il a ironisé sur ces “quatre gugusses”, assurant que lui-même n’y serait “pas allé” tout en n’envisageant pas de sanctions.

La délégation est rentrée en France jeudi après-midi. Tant Jacques Myard que Gérard Bapt assument pleinement leur visite dans ce pays ravagé par la guerre civile.

Le député socialiste de Haute-Garonne a expliqué à l’AFP qu’il avait prévenu des conseillers diplomatiques du Quai d’Orsay et de l?Élysée qu’il se rendait en Syrie et qu’il ne rencontrerait pas Bachar al-Assad.

“J’ai un certain nombre d’éléments à présenter au gouvernement et aux représentants du gouvernement, que je leur réserve”, a-t-il précisé.

– Assad, ‘élément incontournable’ –

“Je n’ai pas exprimé une position de la France” mais “beaucoup de députés pensent comme nous” et “je vais faire un rapport au gouvernement français sur les informations que nous avons recueillies”, a souligné de son côté M. Myard, pour qui Bachar al-Assad, même s’il a “du sang sur les mains”, est “un élément incontournable” avec lequel “il va falloir discuter”.

Mercredi, l’ex-Premier ministre François Fillon avait assuré: “Ils ont eu raison d’y aller, il faut écouter toutes les parties”, “si j’avais l’occasion d’aller en Syrie, j’irais sûrement”.

Sur France Inter, le vice-président du FN Florian Philippot est allé beaucoup plus loin dans l’approbation, évoquant “une initiative qui me paraît saine, intelligente”, a-t-il dit.

“J’aurais aimé que la diplomatie française officielle – si tant est qu’elle ne soit pas mêlée à cette affaire – ait cette initiative”, a ajouté M. Philippot. Sur RFI, l’autre vice-président du FN Louis Aliot a soupiré: “Que n’aurait-on pas dit si un député FN avait fait la même chose!”

La presse syrienne s’est elle félicitée: “La visite de cette délégation fera date en faveur de la cause syrienne même si cela arrive tard. Mais mieux vaut tard que jamais”.

“Cette délégation est un message invitant les gouvernements européens à adopter une politique plus courageuse en annonçant un changement de l’attitude envers notre pays et s’excuser de leur attitude envers le peuple syrien”.

La polémique en rappelle une autre, suscitée par le déplacement en Irak, en février 2005, du député UMP Didier Julia alors que la journaliste Florence Aubenas était retenue en otage dans ce pays. Quelques mois plus tôt, ledit Julia avait déjà affirmé avoir envoyé une équipe en Irak pour tenter de faire libérer deux autres journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Ce dernier, à sa libération, avait qualifié M. Julia de “mythomane”.

avec AFP

Source: lalibre.be

« Charlie » et l’Afrique… Témoignage d’un général français de retour du Mali

Par le général Pierre Michel Joana (revue de presse : marecalunjour.unblog.fr – 23/2/15)*

Merci pour ce moment (5 février 2015)

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Je viens de rentrer d’une semaine à Bamako, où j’ai travaillé avec des Maliens, des Nigériens et des Mauritaniens, sur des questions de lutte anti-terrorisme. J’étais accompagné là-bas par une collègue belge et un collègue espagnol.

Dans le petit hôtel « le Campagnard », où nous étions logés et où se déroulaient nos réunions, la télévision, comme souvent en Afrique était allumée toute la journée. La chaîne France 24, chaîne chargée de faire connaître le rayonnement de la France, diffusait plusieurs fois par jour, un petit clip d’une minute où l’on pouvait voir toute une succession de personnes, de toutes origines ethniques, portant une pancarte « je suis Charlie ». A la fin, ça devenait énervant, même pour moi. Cela l’était encore plus pour mes amis africains. Depuis la parution du dernier numéro de Charlie Hebdo, vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, à des collectionneurs opportunistes et à des gens sincères, encore sous le coup de l’émotion, les Musulmans d’Afrique noire sont de moins en moins Charlie et de plus en plus Coulibaly.

Ils ne sont pas pour autant complices des djihadistes, dont ils subissent tous les jours les atrocités, dans l’indifférence générale de tous les Charlies, partis depuis en vacances de neige, mais ils n’aiment pas que l’on se moque de leur Prophète.

Évidemment, ils ne sont pas assez développés, ni instruits, ni tolérants, pour apprécier à leur juste valeur les subtilités de la laïcité à la française, de la liberté d’expression et du droit au blasphème germanopratin. Moi non plus d’ailleurs, mais c’est normal étant donné que j’ai passé toute ma vie à essayer, comme «l’adjudant Kronenbourg, soldat à la solde du grand capital», de défendre mon pays et de permettre à ceux de Charlie, qui au fond, me haïssaient, de le faire en toute liberté.

Il n’empêche que grâce à tous ces bien-pensants, les trois abrutis qui ont assassiné les journalistes de Charlie Hebdo, puis les clients du magasin casher de la porte de Vincennes, ont atteint leur but au-delà de tout ce qu’ils avaient pu imaginer dans leurs petites têtes de crapules, rattrapées par la foi.

Le chef d’état du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, doit, rappelons-le, son élection à l’appui du Président du Haut Conseil Islamique de son pays, l’Imam wahhabite Mahmoud Dicko. Il a, je suppose, dû être fortement convaincu de venir à Paris le 11 janvier, pour manifester sa solidarité au nom de ce qu’il doit à la France et à ses amis socialistes. Il est désormais complétement discrédité. Son peuple, depuis la parution du dernier Charlie, lui reproche sa complicité avec les blasphémateurs.

France 24 le lui rappelle toutes les deux heures.

Le chef d’état du Niger, Mahamadou Issoufou, de la même obédience, et en difficulté face à son opposition, mais aussi face à la menace venant de Libye, du Mali et de Boko Haram, a également dû être convaincu par les conseillers de l’Elysée qu’il serait bien qu’il vienne aussi défiler à Paris. Que pourrait-il refuser à Paris dans la situation où il se trouve ? Manque de chance, depuis la sortie de la dernière caricature du Prophète, son peuple l’assimile aux blasphémateurs, aux Chrétiens, aux blancs, aux occidentaux, donc aux Français. Le peuple a d’ailleurs réagi plus violemment qu’au Mali. Les manifestations ont fait plus de dix morts, tous musulmans. 25 églises ont été détruites, le centre culturel français de Zinder également, ainsi que le restaurant « le Toulousain » de Niamey. C’est dans ce petit restaurant, tenu par un Français, qu’avaient été enlevés, par les djihadistes en janvier 2011, deux jeunes Français retrouvés morts le lendemain par nos forces spéciales, près de la frontière malienne. Au Niger aussi, France 24 rappelle toutes les deux heures que nous sommes Charlie.

Et deux de chute, Messieurs les Présidents.

Dans la rue à Bamako, certains vous disent qu’ils sont Coulibaly. Il faut dire que ce patronyme est plus courant là-bas que celui de Charlie.

Coulibaly de France, tu n’es pas mort pour rien.

Ma collègue Belge, qui s’était aventurée de l’autre côté de la rue, devant l’Institut National de Formation Judiciaire de Bamako, où un certain Moussa Coulibaly (encore un) avait fort bien organisé une formation sur « les menaces terroristes pesant sur le Sahel et les moyens d’y faire face », avec notre appui, a été prise à partie par un septuagénaire en boubou, affichant une belle barbe blanche de notable. Ce dernier s’est proposé à deux fois de la gifler, la prenant pour une Française. Il déclarait avoir servi dans l’armée française, et reprochait à notre pays de tout manipuler au Mali, et en particulier son Président, qu’il qualifiait de marionnette. Il lui a annoncé que tout cela finirait très mal pour nous. C’est la première fois, en 45 ans de fréquentation de l’Afrique noire, que je constate ce type de menace, surtout de la part d’un vieil homme qui n’avait rien d’un fou, et s’exprimait très clairement.

Bravo Charlie.

J’ai longuement discuté avec un officier de gendarmerie Nigérien, amoureux de la France et des philosophes français. Comme Musulman, il ne comprenait pas que l’on puisse continuer à soutenir ceux qui avaient humilié son prophète. Il sortait de cette affaire, très admiratif des Américains, qui avaient refusé de montrer à la télévision la caricature du dernier Charlie.

Merci France 24.

J’ai également longuement discuté avec un serveur de mon petit hôtel. Il était licencié en histoire et avait passé plusieurs années en Côte d’Ivoire, où il connaissait très bien tous les anciens petits chefs rebelles, désormais au pouvoir. Il ne m’a pas vraiment dit ce qu’il avait fait là-bas. Il avait renoncé à trouver un poste dans l’éducation nationale malienne, ou dans une autre administration, car la corruption est telle qu’il est impossible pour un pauvre gars comme lui de pouvoir être retenu. Il a conclu son propos en disant que son seul recours désormais était Dieu (lire Allah). D’après l’officier de gendarmerie nigérien, cet homme est mur pour basculer.

Encore un effort Charlie.

Un officier de gendarmerie français m’a dit qu’il avait demandé aux deux femmes qui travaillent à son domicile de venir désormais voilées, car on leur avait lancé des cailloux pour les punir de travailler chez lui.

Bravo la France.

J’ai aussi rencontré un officier français à la retraite, installé au Mali depuis plus de vingt ans, marié à une Malienne, et qui m’a confié que sa femme, musulmane, avec laquelle il avait deux enfants, chrétiens, passait, depuis peu, beaucoup plus de temps à faire ses prières.

Continue Charlie.

Ils croient tous là-bas que nous sommes Charlie. Du coup ils sont de plus en plus Coulibaly et en arrivent à admirer les Américains. C’est un comble.

Bref, j’ai passé une excellente semaine.

Merci pour ce moment.

Photo : Militaire français en opération au Mali

*Source : marechalunjour.unblog.fr

«Venez tous ici, ou sinon j’les tue tous !» : la vidéo de Coulibaly dans l’Hyper Cacher

La prise d’otage de l’Hyper Cacher a été partiellement filmée par Amédy Coulibaly. Versée à l’enquête, la séquence montre un homme au discours antisémite, plutôt maladroit dans le maniement des armes.

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Sept minutes d’horreur. Sept minutes pendant lesquellesAmédy Coulibaly va exécuter trois otages et se lancer dans une diatribe antisémite aussi confuse que violente. L’homme qui a fait irruption dans l’Hyper Cacher porte de Vincennesétait équipé d’une petite Caméra GoPro qu’il avait pris soin d’allumer pour filmer son entreprise meurtrière. Elle enregistrera les sept premières minutes de la prise d’otage. Versée à l’enquête, la séquence a été consultée par L’Obs qui livre quelques éléments de verbatim.

«Venez tous ici, ou sinon j’les tue tous!», hurle Amédy Coulibaly ce vendredi 9 janvier à 13 heures. L’homme vient de faire irruption dans le supermarché. Arbitrairement, il attrape un client, lui demande son nom… et l’abat froidement devant tout le monde. «Vous avez pas compris, hein? Vous êtes de quelle origine?» demande-t-il. «Juif», répond un otage. «Eh bah voilà, vous savez pourquoi j’suis là alors! Allahou akbar!» La séquence est de mauvaise qualité. Les fins de phrases sont parfois inaudibles. Mais on comprend tout de même plusieurs bribes de conversations entre les otages et le tueur.

«Vous tuez des femmes et des enfants partout!»

Lorsqu’un otage tente de lui expliquer qu’ils n’ont rien fait, Amédy Coulibaly répond: «Vous faites rien? Vous ne financez pas?» Lorsqu’une jeune femme lui demande si elle peut sortir s’occuper de son enfant laissé dans sa voiture, Coulibaly rétorque: «Elle va pas rester dans la voiture, ils vont venir la police, ils vont l’prendre!» Le terroriste explique son «code de l’honneur», comme pour rassurer les femmes prises au piège. «Est-ce que j’ai tué une femme? J’ai pas tué de femmes pour l’moment! Pour l’moment, j’suis pas comme vous!» explique-t-il. «Vous tuez des femmes et des enfants partout! Et vous croyez qu’c’est comme ça? Vous l’savez très bien, arrêtez d’faire vos…!» La fin de la phrase est inaudible.

Outre les propos échangés pendant la prise d’otage, la vidéo révèle plusieurs éléments sur le niveau de préparation d’Amédy Coulibaly. Au vu des images, les enquêteurs estiment qu’il n’était manifestement pas un expert en maniement des armes. «Il met plus de dix secondes pour trouver le bon bouton pour ôter le chargeur de sa kalachnikov et pour le remettre correctement», note un policier interrogé par L’Obs. La vidéo se coupe à 7 minutes et 45 secondes. Amédy Coulibaly tentera ensuite de la mettre en ligne via son ordinateur, allant jusqu’à demander de l’aide à un otage. Mais il semble qu’il a échoué.

Source: figaro.fr

Crime contre l’humanité : Amnesty International accuse les cinq puissances

Amnesty International détaille dans son rapport annuel publié le mercredi 25 février le changement de nature des conflits. Des populations entières vivent sous la coupe de groupes armés. Des Etats échouent à protéger leurs citoyens. Décryptage.

 amnesty international logo

Intitulé « Réponse scandaleuse et inopérante de la communauté internationale aux atrocités commises par les Etats et des groupes armés », le rapport d’étude sur la situation des droits humains d’Amnesty International Mali, présenté hier, à la Maison de la presse, est un témoignage qui met en lumière les terribles violences commises par les Etats et les organisations terroristes.

Selon le rapport, les conflits changent de nature. Ils oppriment d’abord les civils, des hommes et des femmes qui construisent des vies simples. Du jour au lendemain, ils doivent quitter leurs terres et leurs maisons. Ils vivent sous la menace d’être tués, bombardés, torturés ou enlevés par des groupes terroristes ou des Etats, selon Amnesty International.

Cette année, les images qui appuient ce constat sont nombreuses. Au Nigeria, ce sont les 276 lycéennes de Chibok enlevées par Boko-Haram et dont on est sans nouvelles. Au Moyen-Orient, ce sont les 4 millions de Syriens obligés de vivre les rigueurs de l’hiver sous les bâches de plastique de leurs abris en Turquie, en Jordanie ou au Liban.

En Europe, ce sont aussi les femmes et les hommes ukrainiens qui vivent dans des caves pour échapper aux bombes. « Le développement des groupes armés est un nouveau défi pour tous ceux qui défendent les droits humains », a estimé Salioum D. Traoré, le secrétaire exécutif AI Mali. Et d’ajouter qu’ils peuvent avoir comme nom Boko-Haram ou Daesh. Des centaines de milliers de civils sont désormais contraints de vivre sous leur coupe.

Dans le même élan, Salioum D. Traoré a dénoncé la politique de certains dirigeants qui se battent contre ces groupes : « Ils justifient les mesures qu’ils prennent par le fait de conserver le monde sûr. Ces réactions à chaud et les lois draconiennes censées combattre le terrorisme ne servent à rien ».

Amnesty International relève l’aveu du président américain Barack Obama qui reconnaît que « nous avons torturé des gens », l’attitude du Premier ministre israélien Netanyahou qui affirme, à propos des victimes à Gaza en juillet dernier, qu’ »Israël a tout fait pour limiter au maximum les pertes civiles palestiniennes ».

 

Beaux discours et livraisons d’armes !

Ces millions de civils échappent aux violences et pas grand monde ne les accueille. « En trente ans, le monde n’a jamais vu un tel nombre de personnes fuyant les conflits, les atteintes aux droits humains et la guerre », a-t-il constaté. Il a dénoncé les « beaux discours sur le sort des réfugiés » et le peu d’actions qui les suivent.

Sur le plan diplomatique, Amnesty International propose deux réformes. Son rapport demande aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de renoncer à faire usage de leur droit de veto en cas d’atrocités de masse. Cette mesure, prônée par les autorités françaises, permettrait de débloquer les décisions dans l’instance onusienne.

« L’ONG exhorte également tous les Etats à ratifier le Traité sur le commerce des armes. En 2014, d’importantes livraisons d’armes ont été effectuées vers l’Irak, Israël, la Russie, le Soudan du Sud et la Syrie, relève Anna Neistat, chez Amnesty International. Il était fort probable que ces armes seraient utilisées contre des populations civiles en situation de conflit », a souhaité la présidente d’AI Mali, Mariam Touré.

Bréhima Sogoba

Source: L’Indicateur du Renouveau

Etats-Unis: arrestation de 3 hommes accusés de soutenir l’Etat islamique

Trois résidents new-yorkais originaires d’Asie Centrale, dont deux s’apprêtaient à partir en Syrie, ont été arrêtés et accusés mercredi à New York de soutenir le groupe jihadiste de l’Etat islamique (EI).

voiture police new yoek

Il s’agit de deux Ouzbeks et d’un Kazakh, ont précisé les autorités.

Le plus jeune, un Kazakh de 19 ans identifié comme Akhror Saidakhmetov, a été arrêté mercredi matin alors qu’il essayait de prendre un avion pour la Turquie, à l’aéroport John F. Kennedy à New York, a indiqué le procureur de Brooklyn, Loretta Lynch.

Un deuxième suspect, identifié comme Abdurasul Hasanovich Juraboev, un Ouzbek de 24 ans, avait déjà acheté un billet d’avion de New York à Istanbul et devait quitter les Etats-Unis en mars, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Les trois hommes, qui habitaient à Brooklyn, ont été accusés de complot visant à soutenir une organisation terroriste étrangère. Saidakhmetov et Juraboev devaient comparaître dans l’après-midi à Brooklyn.

Le troisième homme, Abror Habibov, 30 ans, un Ouzbek, devait comparaître à Jacksonville en Floride.

Les trois hommes risquent jusqu’à 15 ans de prison.

Habibov est accusé d’avoir aidé à financer les efforts de Saidakhmetov pour rejoindre l’EI, payant notamment son billet d’avion. Le jeune Kazakh était l’un de ses employés.

Selon l’acte d’accusation, Abror Habibov était le responsable de petites échoppes vendant du matériel de cuisine ou réparant des téléphones portables, à travers les Etats-Unis.

Selon Mme Lynch, Juraboev et Saidakhmetov “avaient monté un plan pour se rendre en Turquie, et de là en Syrie, pour rejoindre le jihad au nom de l’Etat islamique”.

– Prêt à tuer le président Obama –

“Les accusés voulaient rejoindre l’Etat islamique (…) en prenant un avion pour la Turquie (…) et plusieurs des accusés prévoyaient de commettre des actes de terrorisme ici, en Amérique, s’ils ne pouvaient pas voyager, y compris tuer des agents du FBI”, a également précisé le directeur-adjoint du FBI à New York, Diego Rodriguez.

“Le flot de combattants étrangers en Syrie représente une menace en évolution pour notre pays et nos alliés”, a déclaré Mme Lynch.

Les autorités avaient commencé à s’intéresser à Juraboev en août dernier, après qu’il eut posté des commentaires sur un site ouzbek relayant l’idéologie de l’EI.

Sur ce site, il s’était dit prêt à tuer Barack Obama si l’EI le lui ordonnait et à mourir en “martyr”.

Interrogé par le FBI à la mi-août, il avait reconnu avoir posté ces messages, avait affirmé qu’il soutenait les idées de l’EI, et ajouté qu’il aimerait se rendre en Syrie mais n’en avait pas les moyens.

Il avait été interrogé à nouveau trois jours plus tard chez lui à Brooklyn. Il avait précisé qu’il était prêt à tuer le président américain pour “Allah”, et que si on lui demandait, il était aussi prêt à déposer une bombe à Coney Island, un quartier populaire de Brooklyn.

Saidakhmetov fréquentait le même site internet, où il avait référencé début août une vidéo montrant des exécutions de troupes irakiennes par l’EI, toujours selon l’acte d’accusation.

Il avait aussi fait part de son intention d’acheter une mitrailleuse légère, pour tuer des policiers et des agents du FBI, si son plan pour rejoindre l’EI échouait, selon Mme Lynch.

L’annonce de ces trois arrestations est intervenue quelques heures après l’annonce de la création au Congrès à Washington d’un “groupe de travail sur la lutte contre le terrorisme et les voyages de combattants étrangers”.

L’administration américaine a récemment estimé à 20.000 le nombre de ces combattants étrangers ayant rejoint la Syrie, en provenance de 90 pays. Un nombre “sans précédent” par rapport à ce qui s’est passé en Afghanistan et au Pakistan, en Irak, au Yémen ou en Somalie, selon Nicolas Rasmussen, directeur du Centre national antiterrorisme (NCTC).

Au moins 3.400 combattants étrangers viendraient de pays occidentaux qui essayent tant bien que mal de freiner ces départs, et s’inquiètent du retour possible de ces jihadistes.

En début de semaine, six Français qui s’apprêtaient à partir en Syrie ont ainsi vu leurs passeports confisqués, première application concrète d’une mesure figurant dans une loi antiterroriste votée en novembre.

Et en janvier, l’International Crisis Group avait révélé que l’EI attirait de plus en plus de ressortissants d’Asie Centrale. L’ONG avançait le chiffre de “2 à 4.000 citoyens” originaires des pays composant cette région (Kazakhstan, Kirghizistan, Turkménistan, Tadjikistan, Ouzbékistan) partis combattre.

Source: Yahoo Actu

Moscou accuse Washington de semer le chaos au Moyen-Orient

La situation en Ukraine a provoqué lundi 24 février débats et passes d’armes aux Nations unies. Plusieurs pays ont dénoncé l’annexion de la Crimée par la Russie, et l’actuelle avancée des séparatistes. Moscou a répliqué en définissant le Conseil de sécurité comme « une chambre d’enregistrement de Washington ». Les Etats-membres de l’ONU se réunissaient sur initiative de la délégation chinoise pour réaffirmer leur adhésion aux principes de la charte des Nations Unies.

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Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

L’Ukraine a été évidemment au cœur des discours de la conférence de l’ONU sur « la paix et la Sécurité dans le monde », et tous les pays européens ont rappelé combien son annexion viole les principes mêmes de l’ONU. Mais c’est le discours de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, qui aura marqué le débat.

Sans jamais les nommer mais en faisant référence très explicitement à la politique étrangère américaine en Irak en 2003, en Libye en 2011 et en Syrie, il a accusé les Américains de semer le chaos au Moyen-Orient et de violer ainsi les principes fondamentaux des Nations unies chargées de maintenir la paix et la sécurité dans le monde.

« Tous les peuples ont le droit de choisir leur avenir sans ingérence », a martelé Sergueï Lavrov. « L’appel de la Russie à respecter la souveraineté des Etats est bien hypocrite », lui a répondu l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Samantha Power, dans un jeu de passe d’armes désormais rituel entre les deux pays.

Par RFI

Source: RFI

Ce que l’on sait d’Isabelle Prime, la Française enlevée au Yémen

Des hommes armés l’ont interceptée avec son accompagnatrice yéménite. Elles ont été conduites vers une destination inconnue, selon le ministère des Affaires étrangères français.

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Une ressortissante française, Isabelle Prime, âgée de 30 ans, et son accompagnatrice yéménite, ont été enlevées mardi 24 février à Sanaa, la capitale du Yémen. Selon France 2, son enlèvement s’est produit à proximité d’un barrage tenu par des miliciens. Une source des services de sécurité yéménites indique qu’elles se trouvaient à bord d’un taxi lorsqu’elles ont été interceptées par des hommes armés non identifiés. Voici ce que l’on sait de cette Française.

Une consultante âgée de 30 ans

François Hollande a précisé, mardi en début après-midi, que la Française était âgée de 30 ans. Peu après, en début de soirée, un journaliste de RTL a rapporté les informations qu’il a obtenues auprès de son père. Isabelle Prime est sortie d’une école de commerce de Reims (Marne) en 2008, puis elle a passé un an à Sciences Po, à Paris. Elle a travaillé pour plusieurs entreprises françaises au Moyen-Orient. Elle est originaire du Maine-et-Loire, selon France 3.

Isabelle Prime ne travaille pas directement pour la Banque mondiale, contrairement à des premières informations diffusées peu après l’enlèvement, notamment par François Hollande. La Banque mondiale précise, dans un communiqué publié mardi, qu’elle travaille comme contractuelle “pour une société de conseil, elle-même sous contrat du Social Welfare Fund qui développe un projet financé par la Banque mondiale”. En fait, elle est consultante sur un projet de protection sociale, financée par la Banque mondiale.

Installée au Yémen depuis un an

Isabelle Prime était au Yémen depuis un peu plus d’an. Un de ses collaborateurs sur place, contacté par une journaliste de France 2, raconte qu’Isabelle Prime vivait dans une maison située à côté de la résidence de l’ambassadeur de France à Sanaa. “Elle vivait normalement, sans protection, et se déplaçait en taxi”, précise-t-il. Elle avait eu une discussion avec lui après que la France a appelé la centaine de ressortissants au Yémen à quitter le pays “dans les meilleurs délais”, le 11 février. Mais elle tenait à terminer son travail, assure-t-il.

La jeune femme était installée là-bas depuis novembre 2013, selon son père, cité par RTL. Il n’était pas “forcément inquiet” de savoir qu’elle était au Yémen, indique RTL. “Ce n’était pas une tête brûlée”, a-t-il précisé selon la radio. “Isabelle voulait toujours être la dernière à partir. Elle est très investie, elle adore son travail. Elle a toujours tendance à minimiser les risques de sa mission qui consiste à venir en aide aux plus pauvres”, témoigne Francisco Ayala, employeur d’Isabelle Prime, pour France 2.

Source: francetvinfo.fr

Etats-Unis: Le tueur de Trayvon Martin ne sera pas poursuivi pour «racisme»

La justice fédérale américaine a annoncé ce mardi qu’elle renonçait à poursuivre pour crime raciste George Zimmerman, acquitté du meurtre du jeune Noir Trayvon Martin en 2013 en Floride.

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Le ministre de la Justice Eric Holder a souligné dans un communiqué que la mort de Trayvon Martin avait été une «tragédie dévastatrice», mais qu’une enquête avait conclu à l’insuffisance de preuves pour inculper George Zimmerman de violation des droits civiques.

Obama s’était ému

L’ancien vigile volontaire George Zimmerman qui faisait une ronde dans son quartier de Sanford en Floride avait tué le 26 février 2012 Trayvon Martin, un adolescent noir de 17 ans, sans arme, sorti acheter des bonbons.

L’affaire avait ravivé les tensions raciales aux Etats-Unis et s’était envenimée en 2013 après l’acquittement de George Zimmerman, parvenu à convaincre un jury populaire qu’il avait agi en état de légitime défense.

Après le drame, le ministère de la Justice avait ouvert une enquête fédérale pour déterminer s’il y avait des motivations racistes dans le geste de Zimmerman.

Des enquêteurs fédéraux ont interrogé 75 témoins, réexaminé avec l’aide d’experts balistiques les déclarations de Zimmerman, étudié à nouveau les différentes autopsies ainsi que l’ensemble des dépositions de police écrites au sujet du suspect qui a eu de nombreuses mailles à partir avec les forces de l’ordre depuis son acquittement, a précisé le ministère.

Un contexte de tensions raciales

«Si une enquête fédérale complète a conclu à l’insuffisance de preuves pour poursuivre pour crime de haine, la mort prématurée de ce jeune homme nécessite que nous poursuivions le dialogue et que nous n’ayons pas peur de faire face aux problèmes et aux tensions qu’elle a fait remonter à la surface», a affirmé Eric Holder.

Cette décision est rendue dans un contexte de tensions particulièrement exacerbées aux Etats-Unis après la multiplication récentes de bavures policières à l’encontre de Noirs.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, avec parfois des émeutes,contre la décision de deux grands jurys de ne pas poursuivre des policiers blancsresponsables de la mort de Noirs à Ferguson (Missouri, centre) et à New York.

Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, avait exprimé sa vive émotion: «Si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon», avait-il déclaré.

Source: 20minutes.fr

Londres va envoyer des soldats en Ukraine pour former l’armée

La Grande-Bretagne s’apprête à envoyer des soldats en Ukraine pour y entraîner et conseiller l’armée régulière, a annoncé mardi 24 février le premier ministre britannique, David Cameron.

Belarus' President Lukashenko, Russia's President Putin, Ukraine's President Poroshenko, Germany's Chancellor Merkel and France's President Hollande pose for a family photo during peace talks in Minsk

M. Cameron, interrogé par une commission parlementaire, a expliqué qu’il s’agira de déployer « du personnel militaire britannique pour fournir des conseils et former [l’armée ukrainienne] dans le domaine du renseignement, de la logistique, des soins médicaux », selon des propos cités par le Guardian.

Pas question en revanche de fournir des « équipements létaux » : Londres se contentera de continuer à envoyer du matériel comme « des lunettes de vision nocturnes et des tenues de combat ». « Nous ne pensons pas que la réponse au problème est militaire, mais diplomatique », a-t-il insisté.

TENIR TÊTE À MOSCOU

« Nous allons aussi mettre en place un programme d’entraînement de l’infanterie pour améliorer la résistance des forces ukrainiennes », a ajouté le premier ministre. Selon le ministère de la défense britannique, environ 75 instructeurs militaires seront déployés en Ukraine pour cette opération qui durera jusqu’à six mois au total.

M. Cameron a aussi appelé les pays occidentaux à tenir tête à Moscou en Ukraine, sous peine de voir la Russie chercher par la suite à déstabiliser la Moldavie et les républiques baltes. Il a plaidé pour des sanctions plus fortes contre Moscou, si les rebelles prorusses continuent à ne pas respecter le cessez-le-feusigné à Minsk.

Alors que l’armée ukrainienne a été contrainte de se retirer la semaine dernière de la ville stratégique de Debaltsevo, M. Cameron a dit craindre une grande offensive des séparatistes prorusses, cette fois sur le port de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine. Cette ville de 500 000 habitants est déjà le théâtre de combats.

M. Cameron s’est enfin dit certain que la Russie est derrière ces offensives : « Nous voyons des chars russes, des missiles Grad russes (…) ; ce ne sont pas des choses que l’on achète sur Ebay ».

Source: lemonde.fr

En Irak, le porte-avions Charles de Gaulle à plein régime contre l’EI

Au tournant de minuit, une dernière vague de Rafale revient de mission au-dessus de l’Irak. Les pilotes se posent sur le Charles de Gaulle, dans la nuit noire du Golfe, après cinq heures de vol sous haute tension.

avion rafal decollage porte avion charle gall

Sur le pont du porte-avions, quelque part entre l’Arabie saoudite et l’Iran, les ombres des agents de piste se faufilent vers les quatre appareils français qui viennent d’apponter “à l’aveugle”, guidés au radar.

“A bord”, annonce le chef de la passerelle aviation à chaque appontage réussi.

Le Charles de Gaulle vient d’achever sa première journée d’opérations contre le groupe Etat islamique (EI) comme il l’avait commencée, à plein régime. Trois “pontées” (décollages) ont été réalisées depuis le début de la matinée, soit douze avions catapultés vers l’Irak et revenus sains et saufs quelques heures plus tard.

Et une once de stress supplémentaire par rapport aux simples activités d’entraînement des dernières semaines. Les avions sont désormais armés, les pilotes soumis à une pression plus intense, les appontages plus délicats que jamais.

“Un appontage, ce n’est jamais gagné, surtout après un vol assez long derrière soi. Ce n’est pas facile de rester pendant des heures jambes fléchies dans le cockpit. C’est aussi un job extrêmement cérébral”, note Jules qui, depuis le pont, aide les pilotes à viser la piste dans la dernière phase d’approche.

Pour lui comme pour le reste de l’équipage, l’anonymat est désormais de rigueur. La crainte d’être identifié par des jihadistes, via les réseaux sociaux, est dans tous les esprits depuis les attentats de janvier à Paris.

Les images du pilote jordanien, capturé par l’EI et brûlé vif dans une cage, en ont aussi glacé plus d’un, même si beaucoup préfèrent se retrancher derrière la même réponse rituelle: “le risque fait partie du métier”.

Une fois catapultés, les Rafale et Super Etendard rejoignent en une heure et demi de vol le théâtre d’opérations. S’ensuivent alors trois heures de reconnaissance au-dessus de l’Irak, à la recherche de cibles potentielles, ou de frappes en appui aux forces irakiennes.

“Les pilotes viennent aussi régulièrement ravitailler. Tout un réseau de ravitailleurs opère au-dessus de l’Irak et permet d’augmenter la durée de vol et de présence sur le terrain”, explique le contre-amiral Eric Chaperon qui commande le groupe aéronaval constitué autour du Charles de Gaulle.

– ‘Train, volet, crosse’ –

Quand il faut larguer une bombe, le pilote s’en remet à l’autorité de contrôle au sein de la coalition internationale, qui l’autorise ou non à tirer. “Mais il participe aussi à l’appréciation de la cible”, note le contre-amiral.

Au retour, “pas question non plus de relâcher la pression, car tu as l’appontage au bout”, relate Marc, pilote d’hélicoptère expert des procédures. Et un appontage raté au mieux perturbe la planification pour les avions qui arrivent derrière, au pire peut se terminer par un crash dans l’eau.

Au retour des premiers chasseurs-bombardiers Super Etendard partis en mission, un marin scrute l’horizon, avec des jumelles, avant de hurler “train, volet, crosse” aux officiers d’appontage.

L’avion est prêt à apponter. Une fois le train posé, il lui faudra encore attraper le “brin” d’acier accroché sur la piste, à l’aide d’une crosse, pour s’arrêter net dans sa course, sur une surface aussi grande qu’un terrain de tennis, une petite prouesse supplémentaire de pilotage.

Autour du Charles de Gaulle, l’espace maritime est aussi compté. Un flux très dense de pétroliers, vraquiers et porte-conteneurs monte et descend vers le détroit d’Ormuz, parmi les plus fréquentés au monde.

“Il y aussi l’Iran qui fait très attention à ce que ses espaces soient protégés. Ils viennent régulièrement avec des bateaux, des avions nous dire de façon assez professionnelle: “on vous a vus””, raconte le capitaine de vaisseau Pierre Vandier, commandant du porte-avions.

Le Charles de Gaulle doit en outre partager l’espace avec le porte-avions américain USS Carl Vinson, engagé comme lui dans les opérations en Irak. “Dans un espace aussi restreint, deux porte-avions à proximité, c’est nécessairement complexe et nécessite une étroite coordination”, confirme le contre-amiral Chaperon.

Source: Yahoo Actu

La NSA s’écharpe avec Yahoo! sur la question du chiffrement

Sécurité : Lors d’une conférence dédiée à la cybersécurité, le responsable de la sécurité de Yahoo, Alex Stamos, s’est opposé au directeur de la NSA Mike Rogers sur la question du chiffrement et des backdoors. Un échange symptomatique du malaise qui règne sur ces questions depuis les fuites Snowden.

Entre la NSA et les acteurs de la Silicon Valley, le fossé se creuse. Lors de la conférence Cybersecurity for a new America qui avait lieu hier à Washington, le Responsable de la sécurité du système d’information chez Yahoo a ainsi eu un échange assez cinglant avec Mike Rogers, directeur de la NSA, sur la question du chiffrement.

Le débat fait rage depuis maintenant quelques temps : suite aux révélations d’Edward Snowden, de plus en plus d’entreprises proposent à leur clients un chiffrement de leurs données, afin d’être en mesure de garantir la confidentialité de leurs échanges. Et cet effort ne semble pas vain, puisque à plusieurs reprises des hommes politiques ou responsables des forces de l’ordre ont émis des inquiétudes à l’égard de ces solutions de chiffrements.

Déployées à grande échelle et particulièrement sophistiquées, elles sont en effet selon eux un obstacle dans certaines enquêtes. Pour les partisans de cette approche, les éditeurs de solution de sécurité devraient permettre la mise en place de backdoors afin d’autoriser l’accès des autorités, mais de nombreux experts en cryptographie rappellent que ces accès peuvent être exploités par n’importe qui.

Qui exactement a le droit d’exiger des backdoors ?

L’échange, retranscrit par le blog américain Just Security, est une parfaite illustration de l’incompréhension qui règne entre ces deux mondes. Interrogeant le directeur de la NSA sur la possible mise en place de backdoors au sein des outils de chiffrement, Alex Stamos a évoqué l’aspect nécessairement international de la question : « Si nous mettons en place des accès spécifiques pour le gouvernement américain, pensez vous que, sachant que nous avons 1,3 milliard d’utilisateurs à travers le monde, nous devrions également mettre en place des moyens similaires pour le gouvernement chinois ? Pour la Russie ? L’Arabie Saoudite ? Ou la France ? A quel pays devons nous donner l’accès ? »

Une question qui a visiblement mis mal à l’aise le directeur de la NSA : celui-ci a concédé que « c’était un aspect à éclaircir » mais n’a pas donné de réponse claire au problème posé par le RSSI de Yahoo. Mike Rogers s’est contenté de rappeler la nécessité de mettre en place un cadre légal afin de donner une légitimité à l’activité de la NSA et du FBI, afin d’avoir une certaine forme de contrôle démocratique sur ces pratiques. Un argument balayé par Stamos, qui rappelle que les gouvernements étrangers pourraient eux aussi disposer de lois encadrant ces accès.

Lors de la conférence, Mike Rogers a reconnu que la cyberdéfense américaine « n’était pas mature » et a comparé le développement et l’utilisation d’outils numériques dans un contexte de guerre aux problèmes posés par la bombe nucléaire au cours du XXe siècle. Il a ainsi rappelé que les théories entourant la dissuasion nucléaire et le concept de destruction mutuelle assurée ont mis des dizaines d’années avant d’être clairement posées en termes de politique internationale, et concède que les outils d’espionnages sont encore loin de disposer d’un cadre d’action aussi clairement défini.

En d’autres termes, la NSA tient toujours à ses backdoors, mais rechigne maintenant à la clandestinité

Source: zdnet.fr

Ukraine: nouvelle tentative internationale pour faire respecter un cessez-le-feu

Paris (France) – La Russie, l’Ukraine, la France et l’Allemagne ont appelé mardi au respect du cessez-le-feu et au retrait des armes lourdes dans l’est de l’Ukraine, à l’issue d’une réunion à Paris qui n’a pas permis de véritable percée selon Kiev.
Belarus' President Lukashenko, Russia's President Putin, Ukraine's President Poroshenko, Germany's Chancellor Merkel and France's President Hollande pose for a family photo during peace talks in Minsk
Le Premier ministre britannique David Cameron, dont le pays ne prenait pas part à la réunion, a pour sa part annoncé mardi l’envoi d’instructeurs militaires en Ukraine pour conseiller et entraîner les troupes ukrainiennes, tout en excluant une nouvelle fois d’envoyer des armes à ce stade.

Nous appelons à la mise en oeuvre stricte de toutes les dispositions des accords de Minsk, à commencer par un total cessez-le-feu et un retrait complet des armes lourdes, ont affirmé dans une déclaration commune les ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, allemand et français, à l’issue de trois heures de discussions au Quai d’Orsay à Paris.

Cette réunion de suivi intervient douze jours après la signature des accords de Minsk qui prévoient notamment un cessez-le-feu et le retrait des armes lourdes dans l’est de l’Ukraine, ravagé depuis dix mois par un conflit meurtrier entre rebelles pro-russes et forces loyalistes.

Mais si le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov a fait état de négociations très utiles, son homologue ukrainien Pavlo Klimkine a déploré qu’il n’y ait pas vraiment eu de percée politique. Il a aussi regretté que l’offensive la semaine dernière des séparatistes dans la ville stratégique de Debaltseve, n’ait pas été condamnée et a réitéré son extrême inquiétude concernant la situation à Marioupol.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a lui aussi mis en garde contre une offensive des rebelles prorusses contre le port ukrainien. S’il y avait une attaque contre Marioupol, ça changerait évidemment complètement la base (des accords) de Minsk. On serait devant une nouvelle situation, a-t-il dit.

En Ukraine, beaucoup craignent que Marioupol, sur les bords de la mer d’Azov, ne soit, après Debaltseve, la prochaine cible des séparatistes.

– Près de 6.000 morts en 10 mois –

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir les séparatistes en leur fournissant armes et troupes. Moscou nie toute implication dans ce conflit, qui a fait presque 5.800 morts en dix mois.

Kiev et les rebelles ont signé le 12 février les accords de paix de Minsk 2 à l’issue de négociations marathon sous la médiation du président français François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel, et avec la participation du chef de l’Etat russe Vladimir Poutine.

Au terme de ces accords, un nouveau cessez-le-feu a été instauré le 15 février, mais il a été battu en brèche à plusieurs reprises.

L’armée ukrainienne a fait état mardi d’un soldat tué et de sept autres blessés ces dernières 24 heures.

Le pays a désespérément besoin d’un cessez-le-feu. Des milliers de personnes sont mortes, des millions ont été déplacés. Nous avons besoin d’apporter la paix dans cette partie de l’Ukraine, a commenté à Londres la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

Les quatre ministres des Affaires étrangères réunis à Paris ont demandé le renforcement de la mission d’observation de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) et l’extension de son mandat avec des personnels, de l’équipement, et des financements supplémentaires.

Cette mission, déjà déployée sur place, est chargée de vérifier le respect du cessez-le-feu et le retrait des armes lourdes. Mais les quelque 500 observateurs sur le terrain n’ont pas accès aux zones les plus contestées, selon une source diplomatique française.

– Violations continues du cessez-le-feu –

Malgré un calme relatif sur l’ensemble de la ligne de front, les rebelles ont effectué à neuf reprises des tirs de char, mortier et d’armes légères sur les positions ukrainiennes à Chyrokine, à une quinzaine de kilomètres de Marioupol, a indiqué un porte-parole militaire Andriï Lyssenko.

Kiev a également fait état d’un affrontement la veille entre un groupe d’infiltrés séparatistes et des policiers ukrainiens dans la ville de Marioupol, qui a fait deux morts de chaque côté.

A la base rebelle Parous, tout près de Chyrokine, où des tirs de mortiers étaient audibles mardi selon des journalistes de l’AFP, le responsable rebelle local, Igor Mavrine, a confirmé que des combats quotidiens avaient lieu depuis le 13 février. Il a fait état de trois morts dans ses rang la veille.

La Novorossia (nom donné par les rebelles à la zone qu’ils souhaitent occuper dans l’Est de l’Ukraine, ndlr) a besoin de Marioupol, a dit M. Mavrine.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré lundi ne pas croire à un scénario d’apocalypse pour l’Ukraine. Personne n’a besoin d’un conflit, a fortiori armé, à la périphérie de l’Europe, a-t-il déclaré.

Mais pour Mme Mogherini: Poutine a tort quand il dit qu’il est peu probable d’avoir un conflit là-bas. Le conflit est déjà en cours et nous devons trouver les moyens pour l’arrêter.

Source: AFP

Irak: 22 morts dans un double attentat en banlieue de Bagdad

Un double attentat à la bombe a fait au moins 22 morts et 43 blessés mardi dans une banlieue de Bagdad, ont indiqué des sources au sein des services de sécurité.

soldat militaire irakien controle voiture arme

Au moins l’une des deux explosions, qui se sont produites dans la rue principale du quartier de Jisr Diyala (au sud-est de la capitale), a été provoquée par une voiture piégée, a précisé une source au ministère de l’Intérieur.

Selon la police, les bombes ont explosé près d’une caserne de pompiers, alors qu’un groupe de jeunes hommes quittaient un terrain de football proche.

Le bilan a été confirmé par des sources médicales.

La capitale elle-même, ainsi que le nord de l’Irak et des régions au sud de Bagdad ont aussi été touchées par les violences mardi. Neuf personnes ont péri dans des attaques menées aux moyens d’une voiture piégée, d’engins artisanaux ou encore de bombes magnétiques.

Au moins 32 personnes ont été tuées dans des attaques à Bagdad le 8 février. Les attentats y sont moins fréquents depuis quelques mois, alors que les forces anti-jihadistes ont enregistré des avancées face au groupe extrémiste Etat islamique qui contrôle des zones du nord et l’ouest de l’Irak.

Source: 5minutes.rtl.lu

Enlèvement d’une Française au Yémen

Le Yémen est en proie à une insécurité grandissante. Le ministère des affaires étrangères français a confirmé l’enlèvement d’une Française à Sanaa.

 president Yemen  Abd Rabbo Mansour Hadi

Une Française et son garde du corps ont été enlevés à Sanaa, la capitale du Yémen, mardi 24 février, rapporte l’agence de presse Reuters, qui cite les services de sécurité yéménites.

« Tous nos services sont mobilisés pour localiser et obtenir la libération rapide de notre compatriote », indique un communiqué du Quai d’Orsay, qui avait appelé récemment les Français à quitter ce pays.

François Hollande a indiqué mardi que la Française serait sur place pour le compte de la Banque mondiale.

Plusieurs ambassades ont fermé

L’insécurité grandissante au Yémen a poussé en début de mois une dizaine de pays, dont les États-Unis, la France ou encore les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, à suspendre les activités de leurs ambassades à Sanaa.

La capitale du Yémen est actuellement contrôlée par les miliciens chiites Houtis. Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, protégé par ses partisans à Aden, revendique son statut de chef d’État légitime face à la milice chiite qui contrôle la capitale.

Le président réfugié à Aden a « retiré » sa démission

Abd Hadi a mis fin au flou entourant sa démission, annoncée en janvier alors que sa résidence de Sanaa était encerclée par les miliciens chiites Houthis. Il a finalement « retiré » cette démission présentée au Parlement.

Les Houthis ont dénié, dans un communiqué, toute légitimité à Abd Hadi et appelé les pays étrangers à « ne pas traiter avec lui », affirmant qu’il serait poursuivi par la justice yéménite.

Il reste le président légitime du Yémen aux yeux des voisins immédiats qui ont rejeté « le coup d’État » des Houthis, soupçonnés d’entretenir des liens avec l’Iran chiite.

Pierre COCHEZ

Source: la-croix.com

Sans nouvelles des 3 Syriennes

Au Royaume Uni, la disparition de trois jeunes étudiantes qui se seraient rendues vers la Syrie pour rejoindre les combattants de l’Etat islamique (EI) continue d’alimenter les débats.

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Shamima Begum, Amira Abase et Kadiza Sultana, trois adolescentes âgées entre 15 à 16 ans se sont envolées vers la Turquie mardi dernier de l’aéroport de Gatwick dans le sud de Londres.

Elles étaient amies avec une quatrième fille qui s’est rendue en Syrie en décembre 2014.

Tout porte à croire qu’elles sont allées combattre aux côtés des combattants de l’EI.

Shamima Begum avait déjà contacté une femme écossaise en Syrie à travers un compte Twitter. Cette dernière serait un recruteur pour l’État islamique.

L’hypothèse est que les filles tentent de la rejoindre.

Selon le directeur du collège de Bethnal Green dans l’est de Londres où les étudiantes faisaient leurs études, il n’y a pas de preuve que les trois filles aient pu être endoctrinées à l’école.

Selon le commandant de police Richard Walton, les trois filles sont “extrêmement vulnérables “.

Depuis leur fuite, elles n’ont répondu à aucun message ni aux appels téléphoniques, et après six jours, l’attente commence à devenir longue pour leur camarade de classe.

Source: bbc.co.uk

La NSA ne veut pas de téléphones portables inviolables

Le patron de l’agence de renseignement américaine dénonce un “problème de sécurité nationale”, alors que des grands noms d’internet planchent sur des modèles de téléphones cryptés.

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Pour les deux agences américaines, il s’agit-là d’un “vrai problème de sécurité nationale”. Le FBI et la NSA veulent empêcher les géants d’internet, comme Apple ou Google, de mettre sur le marché des téléphones cryptés inviolables, invoquant le risque que ces mobiles soient utilisés à des fins terroristes ou criminelles.

Non, il ne faut pas laisser l’industrie commercialiser des téléphones dont seul l’utilisateur détiendrait la clef d’accès aux données (numéros, photos, messages…), a affirmé Mike Rogers, le patron de la NSA, lundi 23 février, devant un parterre d’experts en cybersécurité réunis en colloque à Washington (Etats-Unis).

Les géants du net face à l’affaire Snowden

Le souhait de l’amiral Rogers intervient au moment où l’agence fait face à de nouvelles révélations sur l’ampleur de sa surveillance électronique. Vendredi, le site d’investigation The Intercept (en anglais), annonçait que la NSA avait mis en place un programme pour dérober les clés de cryptage des cartes SIM, produites par des acteurs majeurs du secteur, comme Gemalto.

Depuis l’affaire Snowden, les géants d’internet ont multiplié les annonces sur des renforcements du cryptage des communications. Apple et Google proposent notamment de donner à l’utilisateur seul la clef de cryptage de son téléphone, sans que le constructeur n’y ait plus accès.

La NSA réclame un “cadre légal”

Reprenant les inquiétudes de son homologue du FBI, l’amiral Rogers espère qu’un compromis puisse être trouvé avec l’industrie, pour qu’un “cadre légal” soit mis en place, et permette à la police ou aux agences de renseignement d’accéder aux données du portable d’une personne visée par une procédure judiciaire, par exemple.

Prévoir une “porte dérobée” pour permettre à une autorité publique de rentrer dans les données revient à laisser planer un doute sur la sécurité de celle-ci, estiment cependant de nombreux experts. Une approche du “tout ou rien” que l’amiral Rogers appelle à dépasser, en évoquant la nécessité d’un “dialogue national” sur le sujet.

Par Francetv info avec AFP

Source: Francetv info

Sénégal, le sukuk de 100 milliards de f CFA primé à Kuala Lumpur

L’Etat du Sénégal, qui était en compétition avec des géants de la finance islamique comme le Ghana et l’Afrique du Sud, a été retenu par un jury composé de banquiers, de journalistes, de professeurs d’universités, de spécialistes de la Finance islamique, à l’issue d’une table ronde, mi-janvier 2015 à Kuala Lumpur, en Malaisie. Cette prouesse porte la signature de l’emprunt obligataire sukuk.

Un candidat FN appelle au suicide des musulmans sur Facebook

Fabien Rouquette reconnaît qu’il s’agit bien de son profil mais il plaide “l’humour”, comme le relate Metronews.

Marine Le Pen candidat fn francais

Le FN se serait bien passé de ce genre d’affaires. Ce lundi, comme on peut le lire sur le site de l’Indépendant, des candidats du département de l’Aude ont été épinglés pour des dérapages islamophobes.

D’autres casseroles ont refait surface. Il y a notamment une affiche partagée en août dernier par Fabien Rouquette, élu FN de Gruissan et candidat aux départementales dans le canton de Narbonne-2.

“C’était de l’humour, je ne comprends pas”
“Socialistes, communistes, musulmans ! Faites un geste pour la Terre : SUICIDEZ-VOUS”, peut-on lire sur cette affiche (voir ci-contre).

Le site Metronews a justement contacté Fabien Rouquette. Ce candidat FN ne nie rien mais il plaide “l’humour” dans cette affaire.

Sanctions?
“Je ne comprends pas pourquoi ça prend ces proportions, ça n’était pas personnellement raciste. Je suis désolé que ça ait pu offenser certaines personnes. C’était de l’humour, ça pourrait venir de Charlie Hebdo”.

Est-ce que le dérapage de Fabien Rouquette sera sanctionné par le FN? Alexandre Larionov, représentant du Front National aux départementales dans l’Aveyron, avait été exclu du parti présidé par Marine Le Pen pour des propos antisémites. En août 2014, il avait souhaité la destruction des juifs “une fois et pour toujours” sur les réseaux sociaux.

Par Christophe Da Silva

Source: 7sur7

Un émissaire américain pour les droits des homosexuels dans le monde

Le secrétaire d’Etat John Kerry a nommé lundi un émissaire pour les droits des homosexuels dans le monde, l’une des priorités de l’administration américaine qui ne se prononce toutefois pas sur le mariage homosexuel dans d’autres pays.

La nomination à venir de ce nouvel “envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT” (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres) avait été dévoilée début février par le département d’Etat, précisant à l’époque qu’il s’agirait d’un “fonctionnaire ouvertement gay“. Mais son nom n’était pas connu.

john kerry usa etats unis

John Kerry a désigné dans un communiqué le diplomate Randy Berry, qui a été en poste au Népal, en Nouvelle-Zélande, en Ouganda, au Bangladesh, en Egypte ou en Afrique du Sud et encore aux Pays-Bas. Cet émissaire va permettre de “faire progresser vers un monde sans violence et sans discrimination contre les personnes LGBT“, a assuré M. Kerry. Il a réaffirmé que “les droits humains des personnes LGBT sont au fondement de notre engagement sur les droits de l’homme dans le monde, le coeur et la conscience de notre diplomatie“. Cette question était déjà prioritaire au département d’Etat du temps de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton (2009-2013). L’administration du président Barack Obama est de fait extrêmement sensible sur le dossier des droits de l’homme et notamment sur ceux des personnes homosexuelles, dénonçant systématiquement les abus ou la répression dans des pays d’Afrique par exemple. En revanche, par principe, Washington ne prend jamais position sur la question du mariage entre personnes du même sexe dans d’autres pays. Aux Etats-Unis, les couples de même sexe peuvent légalement se marier dans 37 Etats sur 50 (plus la capitale Washington) et la Cour suprême doit décider en juin si le mariage est un droit constitutionnel pour tous les couples, quelle que soit leur orientation sexuelle.

source : rtbf.be