Yémen: plus de 90 morts en 24 heures de heurts et raids dans le sud

Au moins 92 personnes ont été tuées dans le sud du Yémen en 24 heures de raids menés par la coalition dirigée par Ryad et de combats entre rebelles Houthis et partisans du président en exil, ont indiqué des sources médicale et militaire samedi.

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Uniquement à Aden, la grande ville du sud, et dans la province voisine de Lahej, 46 rebelles chiites Houthis ont péri dans les combats en cours et les raids aériens, a indiqué une source militaire proche de la rébellion. Selon un responsable des services médicaux à Aden, huit miliciens partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi ont été tués. Ces morts s’ajoutent aux 38 déjà annoncés par des responsables gouvernementaux.

Source: lavoixdunord.fr

Des policiers suédois deviennent des héros

Quatre agents scandinaves en vacances à New York ont accédé à une gloire soudaine quand ils sont intervenus pour séparer les protagonistes d’une bagarre sanglante dans le métro.

 voiture police new yoek

Les quatre jeunes hommes, blonds et costauds, avaient pris le métro pour aller assister à la pièce «Les Misérables» sur Broadway jeudi soir quand le conducteur de la rame a soudain fait appel à d’éventuels policiers dans le train. «Nous avons pensé que peut-être quelqu’un avait besoin d’aide», a raconté Samuel Kvarzell, un policier débutant de 25 ans dont les propos ont été rapportés par la police de New York. Les jeunes hommes ont alors trouvé deux sans domicile fixe en train de se battre: «L’un des gars était sur l’autre donc on les a séparés», a ajouté Markus Asberg, 25 ans, au New York Post. Arsberg a protégé la victime, qui saignait de la bouche, pendant que ses trois collègues immobilisaient l’agresseur en attendant les agents de la police de New York.

Remerciés par les autorités

Une vidéo amateur de l’incident circulant sur internet a mis en lumière l’intervention des quatre suédois, qui ont été reçus par les autorités de la ville vendredi. Le chef de la police de New York, Bill Bratton, les a remerciés en personne d’avoir mis fin à cette bagarre. «Un privilège de rencontrer ces agents suédois pour les remercier. Toujours en service !» a tweeté M. Bratton après l’entrevue, publiant des photos de la rencontre. Dans un autre genre, le site Mashable a trouvé les quatre agents «particulièrement mignons» et ajouté que les quatre hommes «ressemblaient plus à des mannequins scandinaves qu’à des agents de police». «Nous sommes venus ici en vacances, nous ne sommes pas des héros, juste des touristes», a dit Markus Asberg au Washington Post.

Source: L’essentiel/AFP

Le bilan du séisme au Népal s’alourdit à 449 morts

KATMANDOU/NEW DELHI (Reuters) – Un très violent séisme a frappé samedi le centre du Népal, provoquant la destruction d’habitations à Katmandou, la capitale, et faisant au moins deux morts et un nombre indéterminé de blessés, déclarent des témoins.

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Une fillette a été tuée par la chute d’une statue dans un parc de Katmandou, et une adolescente de 15 ans a trouvé la mort en Inde, près de la frontière népalaise, dans l’effondrement de sa maison.

Des blessés aux membres fracturés ont été acheminés vers le principal hôpital de Katmandou.

Un journaliste de Reuters en poste dans la capitale népalaise a vu plusieurs immeubles s’écrouler et des maisons réduites à l’état de ruines. « Tout le monde est dans la rue, les gens se précipitent à l’hôpital », a-t-il dit.

La tour Bhimsen ou Dharahara, un monument de Katmandou construit au XIXe siècle, s’est effondrée et au moins 50 personnes sont coincées sous les décombres, rapportent les médias locaux.

Des photographies postées sur internet montrent des bâtiments détruits, de larges fissures dans les rues et des habitants angoissés assis dehors, certains avec leur bébé dans les bras.

Le séisme s’est produit à 06h11 GMT à 80 km au nord-ouest de Katmandou, selon l’USGS, l’institut américain de veille géologique, qui a revu à la hausse la magnitude de la secousse, à 7,9 sur l’échelle de Richter, après une première estimation à 7,7.

La secousse a été ressentie à New Delhi et dans d’autres villes du nord de l’Inde, rapportent des témoins.

« Nous sommes à la recherche d’informations supplémentaires et nous nous efforçons d’entrer en contact avec les personnes affectées, que ce soit ici en Inde ou au Népal », a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi sur son compte Twitter.

« Vous pouvez voir des images de nos studios de Delhi, où les fenêtres ont tremblé et tout a été secoué pendant un très long moment, peut-être une minute ou plus », a dit une présentatrice sur la chaîne indienne NDTV.

« Nous n’avons pas d’informations sur les victimes, nous sommes submergés d’appels », a témoigné un policier dans un centre de contrôle de l’Etat voisin de Bihar.

(Rédactions de Katmandou et New Delhi, avec Nick Macfie; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Source: REUTERS

L’État islamique a oublié le peuple: pour le vaincre, les États-Unis ne doivent pas répéter cette erreur

Daech est en train de découvrir qu’il est plus facile de s’emparer de territoires que de les conserver. Ce qui donne aux États-Unis une opportunité de changer la situation dans la région.

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Depuis la fin de l’année dernière, il apparaît toujours plus évident que l’État islamique (EI) parvient de moins en moins à contrôler les territoires dont il s’est emparé et qu’il exploite. Malgré une année de succès militaires, il est en passe de perdre le soutien populaire dont il bénéficiait. Les raisons de ce phénomène ne sont que trop familières à ceux qui ont suivi les péripéties militaires des États-Unis en Irak et en Afghanistan –il est plus facile de partir en campagne que de gouverner, comme on dit.

La complexité et l’ampleur des processus de stabilisation et de reconstruction post-conflit –la «phase quatre» en jargon militaire américain– s’avèrent un défi bien plus difficile à relever pour l’État islamique qu’il ne l’anticipait peut-être au départ. Pour les États-Unis et ses alliés, c’est peut-être une opportunité non seulement de repousser les insurrections terroristes mais aussi d’en empêcher de nouvelles, encore plus sanglantes, de marcher sur leurs traces.

Califat utopique

Dans de nombreuses régions où il revendique l’instauration d’un califat par exemple, l’État islamique est sur la défensive. Le 1er avril, il a été chassé de la ville de Tikrit par des forces de sécurité irakiennes. Dans le nord-est de la Syrie, l’armée kurde appuyée par des frappes aériennes américaines l’aexpulsé de Kobané et avance vers Raqqa. Dans ce qui représente un moment crucial pour la sécurité régionale du Moyen-Orient, les forces saoudiennes sont en première ligne d’une coalition d’au moins 10 pays cherchant à purger le Yémen des Houthis, d’al-Qaida et des insurgés de l’État islamique, et peut-être à remettre de l’ordre dans un pays qui n’a connu que peu, voire pas, de société civile ou de gouvernement efficace.

Les attentats de mars 2015 revendiqués par l’État islamique en Tunisie et auYémen, et sa campagne en rapport avec eux sur les médias sociaux, qui vise à donner l’image d’une expansion omniprésente, semblent vouloir contrebalancer les signes que l’organisation est peut-être en train de s’effilocher de l’intérieur, comme le rapporte Liz Sly, qui enquête sur l’EI pour le Washington Post.

Plus que par des revers militaires, les récentes déconvenues de l’État islamique s’expliquent par le choc entre leur exercice utopique de la construction d’un État et les réalités concrètes de la gestion de diverses communautés.

«Ce que nous voyons, c’est essentiellement un échec des principes centraux de l’idéologie de l’EI, qui sont l’union de peuples d’origines différentes sous la férule du califat, confie Lina Khatib, directrice du Carnegie Middle East Center de Beyrouth, à Liz Sly. Cela ne fonctionne pas sur le terrain. Ça les rend moins efficaces pour gouverner, et moins efficaces dans leurs opérations militaires.»

Stratégie superficielle

La cause principale, ou la dernière en date, de ce «point culminant» (hommage à Clausewitz) réside dans son incapacité à fournir des services publics de base et dans son échec à promouvoir un sentiment plus inclusif de la société civile –les mêmes faiblesses sociopolitiques et socioéconomiques exploitées au départ par les extrémistes.

Comme l’écrivait Jim Sisco, président d’ENODO Global, dans Foreign Policy en janvier 2015, «l’EI a été capable de combler immédiatement un vide créé par la guerre civile en cours en Syrie et par un gouvernement irakien dominé par les chiites qui négligeait les tribus sunnites». Ce faisant, il pouvait «jouer sur les sympathies des populations» et sur la désaffection, en Irak au moins, envers un gouvernement et une armée mis en place sous l’égide des Etats-Unis.

L’État islamique est davantage une franchise étrangère qu’un produit régional

Mais, comme on a déjà pu le constater, une stratégie aussi superficielle visant à gagner les cœurs et les esprits ne peut guère aller loin. En novembre 2014, l’État islamique avait déjà mauvaise presse dans la région –huit personnes sur dix interrogées dans le cadre d’un sondage mené par l’Arab Center of Washington[1] déclaraient entretenir une vision négative de l’État islamique. Cependant, le même sondage a également révélé les soupçons hasardeux de la «rue arabe» concernant la «main cachée» des étrangers dans la région, et notamment celle des États-Unis. Il convient de se rappeler que l’État islamique est davantage une franchise étrangère qu’un produit régional. Et il est pris au piège de sa propre dimension de la phase quatre.

Occupants

Les semis de la colère populaires sont souvent plantés par les envahisseurs eux-mêmes. Pour le meilleur ou pour le pire, les tentatives de remplacer ou de reconstruire les structures à ces niveaux régionaux essentiels reflètent soit l’absence de prévoyance, comme dans le cas des États-Unis en Irak, soit une réelle malveillance.

«À mesure que les jihadistes se répandaient dans le nord-est de la Syrie, se souvient Robin Wright, membre de l’U.S. Institute of Peace (USIP), dans le New Yorker de début décembre 2014, ils s’emparaient des camions de pompiers, des camions-poubelles, des ambulances, des générateurs, des réservoirs d’eau et des équipements de secours fournis aux conseils locaux. La prise de pouvoir de l’État islamique a également mis un terme aux subventions fournies par les États-Unis qui servaient à payer les enseignants locaux.»

Source: slate.fr

Mort suspecte du chef de la sécurité politique d’Assad

L’ancien proconsul syrien au Liban a vécu. Le général Rustom Ghazaleh, âgé de 61 ans, qui fut l’homme le plus puissant de Beyrouth dans les dernières années de l’occupation du pays du cèdre par la Syrie, entre 2002 et 2005, est décédé, vendredi 24 avril, dans un hôpital de Damas. Annoncée par sa famille, sa mort a été confirmée par la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, qui dispose de nombreuses entrées dans les cercles du pouvoir syrien.

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M. Ghazaleh, qui dirigeait dernièrement la Sécurité politique, l’une des multiples polices secrètes du système Assad, avait été admis au début du mois de mars à la clinique Chami, l’établissement de la nomenklatura syrienne, à la suite d’une violente dispute avec l’un de ses alter ego, le chef du renseignement militaire, Rafic Chehadé. Les deux hommes avaient été peu après limogés sur ordre de la présidence.

Comme il est de coutume dans le régime syrien, royaume de l’opacité, la disparition de M. Ghazaleh, un sunnite originaire de Deraa, dans le sud du pays, n’a fait l’objet d’aucun commentaire officiel mais a suscité un flot de rumeurs invérifiables, à la mesure de l’aversion suscitée par le personnage dans les milieux anti-Assad. L’une des versions les plus colportées affirme que l’ex-baron des services de sécurité syrien, roué de coups par les gros bras de son rival, a fait les frais de son opposition à l’implication grandissante des pasdarans iraniens, l’unité d’élite de la République islamique, dans la conduite des combats contre les rebelles syriens.

Mise en coupe réglée du Liban

Une autre thèse attribue le différend entre les deux hommes au refus de M. Chéhadé de laisser son homologue prendre part à l’offensive lancée cet hiver dans sa province natale de Deraa. Dans une vidéo diffusée en décembre sur les réseaux sociaux, des hommes étaient filmés en train de mettre à feu une villa présentée comme celle de M. Ghazaleh, dans le village de Qarfa, dans le but d’éviter que celle-ci ne tombe entre les mains des insurgés.

D’autres rumeurs, tout aussi impossibles à authentifier, relient l’algarade fatale à des histoires de trafic de mazout, ou encore à l’intention prêtée à M. Ghazaleh de publier ses mémoires, ce qui aurait pu inquiéter M. Assad, compte tenu du rôle de premier plan joué par son affidé dans la mise en coupe réglée du Liban.

L’ex-chef des services de renseignements syriens dans ce pays est considéré comme l’un des principaux responsables de la faillite de la banque Al-Madina, à Beyrouth, en 2003. Plombée par un déficit de 250 millions d’euros, cet établissement avait servi de pompe à finances et de plateforme de blanchiment pour de nombreux politiciens libanais et haut gradés syriens. Mais M. Ghazaleh a surtout été soupçonné d’avoir collaboré à l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri, farouche opposant à la tutelle de Damas, mort en 2005, en plein Beyrouth. Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), formé pour enquêter sur ce drame, juge actuellement à La Haye, par contumace, des membres du Hezbollah, la milice chiite libanaise, alliée à Damas.

Disparitions suspectes

Les milieux antisyriens au Liban font remarquer que d’autres cadres du régime, possiblement impliqués dans l’attentat contre M. Hariri, ont disparu ces dernières années, dans des circonstances floues. C’est notamment le cas de Ghazi Kanaan, le prédécesseur de M. Ghazaleh à Beyrouth, trouvé mort en 2005, dans son bureau du ministère de l’intérieur, dans ce qui ressemblait à un suicide maquillé. Autre décès suspect, celui du général Jameh Jameh, le numéro deux syrien au Liban en 2005, qui selon Damas, a été tué dans des combats contre les rebelles, à Deir Es-Zor, en octobre 2013.

Selon le ministre libanais Nabil de Freige, cité par le quotidien L’Orient-Le Jour, M. Ghazaeh était « l’homme qui en savait trop ». Il était « le dernier témoin du TSL capable de prouver que le régime syrien a éliminé l’ancien premier ministre Rafic Hariri », a déclaré pour sa part Walid Joumblatt, le chef de la communauté druze. Ironie de l’histoire, le décès de l’homme que craignaient tous les Libanais coïncide avec le dixième anniversaire du retrait de l’armée syrienne de leur pays.
Source: lemonde.fr

La fuite en avant collective et l’irresponsabilité: le désaccord d’Alger ou le nouveau cheval de Troie du Mali

La fuite en avant collective et l’irresponsabilité: le désaccord d’Alger ou le nouveau cheval de Troie du Mali

D’une simple association née le 16 octobre 2011, le Mnla est devenue une redoutable machine de communication politique qui a réussi à mettre à mal la stabilité et la parole d’une république entière de 15 millions d’âmes, celle du Mali du haut de ses 54 ans d’indépendance.
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Il y a fallut l’irresponsabilité des régimes politiques qui ce sont succédé dans le pays depuis 45 ans et l’absence manifeste d’un État qui a délibérément et scandaleusement abandonné son septentrion depuis trop longtemps et s’adonner à du bricolage et du saupoudrage des politiques et des institutions publiques.
L’insouciance politique et sociale bercée dans la grande naïveté et du laxisme a clochardisé l’armée, la justice, la police, l’école, l’administration, l’État, l’entreprise et la famille.
Au Mali on croit pouvoir s’en sortir par le vol de l’argent public, l’abus de confiance, le trafic d’influence, l’abus de pouvoir et la promotion des siens au détriment du mérite, du travail et de l’intérêt général.
Partout tout le monde veut réussir sans travailler et voir ses enfants briller comme de l’or sans daigner leur apprendre le goût de l’effort et du sacrifice.
Le fil du président IBK, Karim Keita  est bombardé président de la commission défense de l’assemblée nationale d’un pays en guerre alors qu’il n’a aucune expertise avérée dans le domaine sécuritaire.
Quel apport peut-il donner au Mali en matière de sécurité?
Cette question, les opportunistes politiques qui accourent pour chercher les grâces de son père ne se le poseront jamais.
Pourtant le pays est en guerre, la presse, la société qui se dit civile avec des leaders qui se disent religieux et les milieux politiques, tous à l’unisson, passent en pertes et profits cette scandaleuse promotion familiale présidentielle au détriment de l’intérêt supérieur de la nation.
L’incurie est donc dans nos murs et plus gravement qu’on pourrait le penser.
Ainsi le civisme est mort au Mali depuis belle lurette et avec lui la citoyenneté et le sens du service à la nation s’en ont allés à vau-l’eau.
Parallèlement le sérieux a fuit le pays, même sur sa natte de prière le malien n’est plus sérieux, il lorgne la moindre opportunité de couillonner même Dieu jusqu’à ce que la mort l’attrape par la gorge.
L’armée a été l’un des terreux fertiles de cette déliquescence de la nation.
On recrute non pas pour défendre le pays mais pour caser un proche ou pour abuser de l’argent public en justifiant les dépenses militaires systématiquement détournées pour alimenter un vaste réseau d’officiers et d’officiers supérieurs mués en véritable mafia sous tropiques.
Les hommes politiques ne sont pas en reste, leurs boulimies pour le bien public est sans limite et ils mangent à deux mains dès qu’ils sont aux affaires:
“Tiè ni ma a doun i ma kè danka den yé wa”!
Littéralement “si tu ne manges pas l’argent public tu es maudit”!
Ces dans ces conditions de démission et de suicide collective que le pays a perdu sa crédibilité et ses moyens de défense et c’est pour cela que quelques milliers de rebelles lui donne du  fil à retordre depuis 2011 sans qu’il soit capable d’en découdre avec eux.
Alors le régime IBK s’accroche à des artifices qu’il appelle “accord de paix” qui sème en son sein, les graines des futures déstabilisation du pays car il régionalise l’armée tout en niant le fédéralisme du pays.
Même les USA ou l’Allemagne qui sont de grandes fédérations n’ont pas d’armées régionales.
Pire la diplomatie régionale en gestation dans le pré accord d’Alger et qui permettrait aux populations du nord de traiter directement avec le reste du monde sans passer par Bamako est plus que de l’autonomie car elle les confère une souveraineté de fait et une reconnaissance internationale tacite que les autorités maliennes veulent pourtant nier aujourd’hui à grand renfort de sorties maladroites.
Cependant à cause de l’imprudence de Moussa Mara et l’émiettement de l’armée malienne, depuis mai 2014, les groupes armés du Nord du Mali ont cru gagner au jackpot et voulaient carrément une abdication du gouvernement malien par la signature d’un statut d’autonomie explicite et sans équivoque des régions du nord.
Au nord comme au sud du pays le projet d’accord d’Alger divise car il ne satisfait ni les uns ni les autres.
“Personne n’a dit que l’accord est parfait” constate même IBK le maître d’œuvre de la nouvelle chienlit au Mali.
Le pré accord d’Alger porte donc les germes de la division du Mali sans le dire explicitement et donc il est source de confusion et de contradiction qui ne manqueront pas susciter des différences d’interprétation entre les parties en conflit.
Quand je dis parties en conflit ce n’est pas seulement les mouvements de la plateforme CMA et le gouvernement du Mali, il s’agit aussi de toutes les milices d’autodéfense d’aujourd’hui et de demain qui errent ou erreront dans le désert malien.
Comme la question du désarmement au nord du pays n’est jamais résolue et que les belligérants sont plus que jamais déterminés à s’imposer par les armes, les contradictions du pré-accord d’aujourd’hui ne sont que des désaccords de demain.
Donc ce n’est pas un accord de paix que les négociations d’Alger ont abouti mais bien un désaccord d’Alger car un accord de paix travaille pour la stabilité de demain et non l’instabilité de demain.
La part de responsabilité de la communauté internationale dans le grand chambardement en vue au nord du Mali est très grande voire immense.
Quand la communauté internationale se trompe, le monde entre en instabilité, on l’a vu en Irak, en Syrie et en Libye et on le verra au nord du Mali.
Il n’est pas tolérable que l’ONU cautionne la prolifération d’armes sur un territoire dont elle est pourtant présente avec plus d’une dizaines de milliers de soldats depuis 2013.
Elle devrait désarmer tous les belligérants et procéder à un référendum d’autodétermination des peuples du nord du Mali, mais elle n’a pas été courageuse de le faire.
Elle a cédé aux sirènes d’une Algérie en mal de leadership régional pour mener des négociations de paix contre nature dans un environnement où elle dispute la paternité avec son ennemi juré, le Maroc.
Elle n’a pas été courageuse d’accompagner comme il le faut le régime insouciant de l’IBK  le voyageur inutile qui a la manie d’acheter un vieux Boeing surfacturé au lieu de doter convenablement son armée en temps de guerre.
Eh bien elle essuie des pertes chaque jour avec ses casques bleus exposés au chaudron de Kidal surarmé et des tirs d’obus des djihadistes résiduels du Nord du Mali.
Elle participe consciemment ou inconsciemment à l’installation de ce grotesque cheval de Troie chez nous sous le vocable alléchant “d’accord de paix”.
Mais elle sera vite édifiée du résultat de sa félonie au Sahel.
Salute!
Source: Autre presse

Népal: Un puissant séisme fait au moins 114 morts

Un puissant séisme de magnitude 7,9 a ébranlé samedi le Népal, selon l’Institut américain de géophysique (USGS), et de fortes secousses ont été ressenties dans ce pays himalayen et dans certaines régions d’Inde.

ambulance docteur medecin blesse tremblement terre

Le tremblement de terre s’est produit à 77 kilomètres au nord-ouest de Katmandou, où des murs se sont effondrés et des familles se sont ruées à l’extérieur des habitations, selon les médias.

La tour historique de Dharhara de neuf étages s’est d’ailleurs effondrée et des corps ont été retrouvés sur les lieux de la catastrophe, selon des témoins et des images de la télévision locale.

«Les murs des maisons se sont effondrés»

«Autour de moi, les murs des maisons se sont effondrés dans la rue. Toutes les familles sont dehors dans la cour, blotties les unes contre les autres, les secousses continuent», a rapporté un journaliste de l’AFP à Katmandou.

La magnitude du séisme initialement évaluée à 7,5 a été ensuite revue à la hausse à 7,9, avec une profondeur de 15 km, selon l’USGS. Le tremblement de terre a frappé à 68 km à l’est de la ville touristique de Pokhara. Selon les médias locaux, les secousses ont duré entre 30 secondes et deux minutes, et ont été ressenties en Inde voisine, jusqu’à la capitale, New Delhi.

«Nous sommes en train de réunir davantage d’informations et nous nous efforçons de venir en aide à ceux qui ont été touchés, chez nous et au Népal», a tweeté le Premier ministre indien.

L’immeuble de l’AFP à New Delhi a été évacué à deux reprises, a indiqué un correspondant de l’agence. En 2011, un séisme de magnitude 6,9 avait ébranlé le nord-est de l’Inde, secouant le Népal, et faisant 110 morts.

Source: 20minutes.fr

Un Palestinien armé de deux couteaux abattu par Tsahal

JÉRUSALEM (Reuters) – Des soldats israéliens ont abattu un jeune Palestinien qui brandissait deux armes blanches et qui avait tenté d’attaquer des militaires à un point de contrôle situé près de Jérusalem.

manifestation palestine israel arme police

L’incident s’est produit vers minuit au point de contrôle d’A-Zayyim dans la banlieue de Jérusalem-est.

Une porte-parole de la police a expliqué que la police paramilitaire aux frontière avait effectué des tirs de sommation avant de viser le jeune homme et de le toucher. Les services médicaux ont confirmé qu’il était mort des suites de ses blessures.

(Ali Sawafta,; Nicolas Delame pour le service français)

Les rebelles syriens prennent une partie de Djisr el Choughour

BEYROUTH (Reuters) – Pour la première fois en quatre ans, les rebelles syriens se sont rendus maîtres d’une grande partie de la ville de Djisr el Choughour, dans le nord-ouest de la Syrie, rapportent samedi des militants et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

armee syrienne libre bachar al assad

Ces insurgés appartiennent à une alliance de groupes armés islamistes, parmi lesquels le Front al Nosra, branche syrienne d’Al Qaïda.

Djisr el Choughour est stratégiquement située au sud-ouest d’Idlib, sur la route qui relie Alep, la deuxième ville du pays, à la ville côtière de Lattaquié, dans le fief du président Bachar al Assad.

La télévision d’Etat syrienne rapporte de son côté que l’armée gouvernementale est engagée dans de “féroces combats à Djisr el Choughour”.

Les forces syriennes ont pris Djisr el Choughour, une ville de 50.000 habitants, en juin 2011.

Le gouvernement avait alors justifié son intervention en imputant à des bandes armées la mort de plus de 120 membres des forces de sécurité dans la localité, où avaient eu lieu de vastes manifestations anti-Assad.

La ville fut aussi le théâtre, en 1980, sous le régime de Hafez el Assad, le père de Bachar, d’un soulèvement dont la répression fit de nombreux morts.

Le mois dernier, les insurgés islamistes sunnites du Front al Nosra, du mouvement Ahrar al Cham et de Djound al Aksa ont fait alliance et conquis la ville d’Idlib, capitale de la province du même nom.

L’alliance, baptisé l’armée de Fatah, référence aux conquêtes de l’islam au VIIe siècle, a ensuite poursuivi son offensive en prenant les autres villes et villages de la province qui restaient aux mains des forces gouvernementales.

(Mariam Karouny; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Serge Atlaoui : Hollande menace l’Indonésie en cas d’exécution

Le président de la République a envisagé ce samedi de rappeler l’ambassadeur de France à Jakarta si le Français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue était exécuté.

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«S’il est exécuté, il y aura des conséquences avec la France et l’Europe parce qu’on ne peut pas accepter ce type d’exécutions.» Le président François Hollande a accentué ce samedi la pression diplomatique sur l’Indonésie en vue d’obtenir la libération de Serge Atlaoui. Le Français, âgé de 51 ans, est en attente d’exécution après le rejet de son ultime recours contre la peine de mort pour un trafic de drogue qu’il a toujours nié. «À tout le moins, nous rappellerons notre ambassadeur», a poursuivi le président de la République en marge d’un déplacement à Bakou. François Hollande a aussi précisé que lui-même ne se rendrait pas en Indonésie «avant quelque temps». En France, des rassemblements de soutien, à l’initiative de l’association Ensemble contre la peine de mort, sont prévus à Paris et Metz, d’où est originaire le condamné.

Au terme de discrètes démarches pour arracher la clémence des autorités indonésiennes pour sauver la vie de Serge Atlaoui, Paris a décidé de changer nettement de ton ces derniers jours, alternant menaces voilées et accusations d’irrégularités judiciaires. Et, contrairement aux autres représentations diplomatiques en Indonésie, l’ambassade de France à Jakarta a confirmé qu’elle n’a pas été conviée à se rendre samedi à la prison de Nusakambangan où est incarcéré Serge Atlaoui. Des responsables consulaires de l’Australie, du Brésil et des Philippines ont pourtant été convoqués par les autorités indonésiennes pour y rencontrer des responsables et détenus en attente d’exécution. Ces convocations ne sont pas obligatoires. Ce sont des courtoisies diplomatiques. Seule la notification au condamné de son exécution au minimum 72 heures au préalable est obligatoire.

« Je crains que l’Indonésie ne veuille procéder à l’exécution des deux citoyens australiens. »

La ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop.

Après celle de janvier, cette deuxième vague d’exécutions cette année en Indonésie s’annonce imminente. Les appels à la clémence de pays étrangers se sont multipliés dernièrement, à l’image de l’Australie, dont deux ressortissants risquent d’être fusillés dans les prochains jours. La ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, a réitéré les appels à la clémence de Canberra en demandant au président indonésien de «changer d’avis». «Je crains que l’Indonésie ne veuille procéder à l’exécution des deux citoyens australiens», a-t-elle dit. Julie Bishop a indiqué qu’elle cherchait à joindre son homologue indonésien, pour voir s’il y avait une chance que les autorités changent d’avis. Pour l’heure, Joko Widodo, intransigeant sur les exécutions de condamnés à mort pour drogue, est resté sourd aux appels à la clémence.

lefigaro.fr

Source: Le Figaro

Syrie : « Consultations séparées » avec les parties prenantes le 4 mai à Genève

Le médiateur de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, va entamer, le 4 mai à Genève, des «consultations séparées» avec les différentes parties prenantes au conflit syrien, dans une tentative de relancer les négociations dans l’impasse, a annoncé, hier, l’Onu.

jeune enfant rebelle djahadiste etat islamique syrie

Le médiateur de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, va entamer, le 4 mai à Genève, des «consultations séparées» avec les différentes parties prenantes au conflit syrien, dans une tentative de relancer les négociations dans l’impasse, a annoncé, hier, l’Onu.

Ces consultations auxquelles participeront les représentants ou  ambassadeurs des parties invitées ainsi que des experts, dureront de 4 à 6 semaines, a expliqué un porte-parole de l’Onu, Ahmad Fawzi, lors d’un point de presse. L’Onu n’a donné aucune précision sur les parties syriennes ayant été invitées. M. Fawzi a toutefois précisé que les groupes «terroristes» comme le Front Al-Nosra ou Daesh n’ont pas été conviés à Genève. M. de Mistura rencontrera d’abord les représentants des Syriens, a-t-il ajouté. L’objectif de ces consultations est de faire le point sur la situation «presque trois ans après l’adoption du communiqué de Genève» du 30 juin 2012, selon M. Fawzi. Sur le terrain, la branche syrienne d’Al-Qaïda et des groupes rebelles islamistes avançaient, hier, vers la ville de Jisr al-Choughour, l’un des derniers bastions du régime de Bachar al-Assad dans la province d’Idleb (nord-ouest), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Jisr al-Choughour est stratégique, car elle très proche de la frontière avec la Turquie, qui soutient la rébellion anti-Assad, et surtout, elle mène à la  province de Lattaquié, fief d’Assad. La coalition menant l’attaque depuis jeudi passé, qui se fait appeler l’Armée de la conquête, est la même qui a pris fin mars la grande ville d’Idleb, la deuxième capitale provinciale que perdait le régime en quatre ans de conflit.
Le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie, a lancé l’assaut en envoyant au moins 15 kamikazes ceinturés d’explosifs dans Jisr al-Choughour et a commis une série d’attentats suicide autour de la ville, selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Par ailleurs, plus de 2.000 personnes sont mortes en Syrie, en grande majorité des éléments du groupe autoproclamé «Etat islamique» (Daesh/EI), dans les frappes de la coalition internationale menée par Washington depuis sept mois, selon le bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) annoncé jeudi.
R. I.

Source: elmoudjahid.com

Les Suisses sont les plus heureux du monde

Éternels râleurs, les Français n’arrivent que 29e du classement. Les habitants les plus malheureux du monde vivent en Afrique et dans les pays en guerre.

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Les Suisses profitent de la douceur de vivre dans leur pays. Les plus malheureux du monde sont les Togolais. Les Français sont moins heureux que leurs voisins… Les résultats du classement publié ce vendredi 24 avril sont révélateurs.

La Suisse est le pays le plus heureux du monde, suivie de près parl’Islande, le Danemark, la Norvège et le Canada, selon une étude internationale sur le bonheur publiée jeudi à New York. La France, elle, se classe à la 29e place sur 158 pays.

La Finlande, les Pays-Bas, la Suède, la Nouvelle Zélande et l’Australiesont respectivement 6e, 7e, 8e, 9e et 10e.

Espérance de vie, PIB et solidarité

Les États-Unis sont 15e, la Belgique 19e, le Royaume-Uni 21e,l’Allemagne 26e, la France 29e, l’Espagne 36e, l’Italie 50e et la Grèce102e.

Ce rapport 2015 sur le bonheur dans le monde est le troisième cherchant à quantifier le bonheur pour essayer d’influencer les politiques des gouvernements. Les Nations Unies avaient publié le premier en 2012.

Pour arriver à leurs conclusions, les chercheurs ont étudié l’espérance de vie en bonne santé, le PIB par habitant, le soutien social (avoir quelqu’un sur qui compter), la confiance (mesurée par la perception d’une absence de corruption politique ou dans les affaires) la perception de liberté dans ses choix de vie, et la générosité.

Les plus heureux ont confiance en leur gouvernement

Les 13 pays en tête du classement sont les mêmes qu’en 2014, mais dans un ordre différent, a souligné Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut de la terre à l’université Columbia à New York, et l’un des auteurs du rapport écrit par un groupe d’experts indépendants.

Ces pays combinent richesse et fort soutien social, ainsi qu’un gouvernement relativement honnête et responsable, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

“Les pays en dessous de ce groupe, ne sont pas à la hauteur soit en matière de revenus, soit en matière de soutien social, soit les deux”, a-t-il ajouté.

Les moins heureux en Afrique

L’Afghanistan (153e), et la Syrie, déchirée par la guerre (156e), rejoignent les dix pays les moins heureux en fin de classement : Togo (158), Burundi (157), Bénin (155), Rwanda (154), Burkina Faso (152), Côte d’Ivoire (151), Guinée (150) et Tchad (149).

En dépit du conflit en Irak, ce pays est 112e, devant l’Afrique du sud, l’Inde, le Kenya et la Bulgarie.

Outre l’argent, le rapport souligne l’importance de l’équité, de l’honnêteté, de la confiance et de la bonne santé, soulignant que les crises économiques ou désastres naturels n’écrasent pas forcément le bonheur.

Augmentation du bonheur à Fukushima

L’Irlande et l’Islande sont les meilleurs exemples de pays ayant su rester heureux, grâce à un fort soutien social, en dépit de la crise financière qui les a durement frappées. Le rapport qui évoque aussi la région de Fukushima au Japon, où le tremblement de terre de 2011 “a conduit à une augmentation de la confiance et du bonheur”, en raison du renforcement des liens.

Une de nos recommandations est d’utiliser les mesures du bonheur (…) pour aider à guider le monde durant cette période de nouveaux objectifs de développement durable”, a expliqué Jeffrey Sachs.

Il faut des enfants heureux

Il a aussi insisté sur l’importance de l’enfance, pour parvenir à des adultes heureux. “Nous devons investir tôt dans la vie de nos enfants, afin qu’ils deviennent des adultes indépendants, productifs et heureux, contribuant à la fois socialement et économiquement”, a-t-il ajouté.

Le rapport, publié par le SDSN (Sustainable Development Solutions Network, Réseau pour des solutions de développement durable), a aussi été rédigé par John Helliwell de l’Université canadienne UBC (University of British Columbia), et Richard Layard, de la London School of Economics.

Source: rtl.fr

Les dix groupes de la terreur les plus riches de la planète

TerrorismeQui sont-ils? Quels sont leurs moyens d’action? Au travers de chronologies illustrées, retrouvez les principales étapes de l’histoire de ces groupes.

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En novembre 2014, l’édition israélienne du magazineForbes, publiait un classement des groupes terroristes les plus riches de la planète. Dans ce top 10, on retrouve des organisations du Moyen-Orient, d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine. Leurs attentats et enlèvements font souvent la Une de l’actualité. Mais qui sont-ils? Quelle est leur histoire spécifique ? Au travers de chronologies illustrées, retrouvez les principales étapes de l’histoire de tous ces groupes. Et ce qu’il faut savoir de leur idéologie, de leurs moyens, de leurs chefs et de leurs effectifs.

Classement général:

1. Le groupe Etat islamique (Daech en arabe). Revenu annuel estimé: 2 milliards de dollars. Origine: Irak.

2. Le Hamas. Revenu annuel estimé: 1 milliard de dollars. Origine: Cisjordanie et bande Gaza.

3. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Revenu annuel estimé: 600 millions de dollars. Origine: Colombie.

4. Le Hezbollah libanais (branche militaire). Revenu annuel estimé: 500 millions de dollars. Origine: Liban.

5. Les Talibans. Revenu annuel estimé: 400 millions de dollars. Origine: Afghanistan.

6. Al-Qaida. Revenu annuel estimé: 150 millions de dollars. Origine: Afghanistan. Pour la frise interactive, cliquez ici. 7. Lashkar-e-Taïba. Revenu annuel estimé: 100 millions de dollars. Origine: Pakistan.

8. Le groupe Al-Shebab (Les shebab). Revenu annuel estimé: 70 millions de dollars. Origine: Somalie. Pour la frise interactive, cliquez ici.

9. Boko Haram. Revenu annuel estimé: 52 millions de dollars. Origine: Nigeria. Pour la frise interactive, cliquezici.

10. L’Armée républicaine irlandaise véritable (IRA véritable). Revenu annuel estimé: 50 millions de dollars. Origine: Irlande, Royaume Uni.

Source: 24 heures

Etats-Unis. Loretta Lynch, première femme noire à la barre de la Justice

La procureure fédérale Loretta Lynch est devenue, jeudi, la première femme noire de l’histoire à diriger le département américain de la Justice.

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Après cinq mois de querelles partisanes, les sénateurs américains ont confirmé celle que Barack Obama avait nommée, en novembre, pour succéder à Eric Holder, lui aussi noir, au poste illustre et puissant d’« Attorney General », autrefois occupé par Robert Kennedy.

Ainsi, la procureure fédérale Loretta Lynch est devenue, ce jeudi, la première femme noire de l’histoire des États-Unis à diriger le département de la Justice. Une ministre de la Justice qui, outre les procureurs fédéraux, supervise aussi le FBI, la lutte antiterroriste, les affaires de corruption et de fraude financière. « Elle utilisera son expérience de procureure dure, indépendante et respectée dans des dossiers prioritaires comme la réforme du système pénal », s’est, de son côté, félicité Barack Obama dans un communiqué.

Rétablir l’image du département de la Justice

Car Loretta Lynch, 55 ans, sera également la voix juridique de l’administration dans les dossiers brûlants des violences policières et des droits civiques. Et elle aura la tâche délicate de rétablir l’image du département de la Justice, accusé de biais politique par les républicains (lire en encadré).

Loretta Lynch, diplômée en droit de la prestigieuse université de Harvard qui a notamment travaillé comme conseillère spéciale du procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), était depuis 2010 procureure fédérale du district Est de New York, un poste qu’elle occupait pour la seconde fois, après y avoir été nommée par le président Bill Clinton (1999-2001). Elle y a géré de nombreuses affaires de corruption, de crime organisé et de terrorisme. Lundi encore, un Américain de 26 ans poursuivi par ses services pour avoir tenté de rejoindre le Yémen en 2012 a été condamné à 25 ans de prison.

« L’acier et le velours »

C’est elle qui avait poursuivi un Américain d’origine bosniaque condamné à la prison à perpétuité pour avoir projeté des attentats suicides dans le métro new-yorkais en 2009, présenté alors comme l’un des projets d’attentats les plus dangereux contre New York depuis le 11 septembre 2001. Une affaire de brutalité policière a marqué le début de sa carrière : l’agression sexuelle d’un Haïtien, Abner Louima, par un policier new-yorkais en 1997. Le policier, Justin Volpe, a été condamné à 30 ans de réclusion après avoir été poursuivi par la procureure Loretta Lynch.

Un CV qui faisait de Loretta Lynch, fille d’un pasteur baptiste et d’une bibliothécaire née en Caroline du Nord (sud-est), une candidate irréprochable, selon les démocrates unanimes à la soutenir, et qui dénonçait depuis des mois l’acharnement à retarder son vote de confirmation. Elle combine « l’acier et le velours », a même estimé la sénatrice démocrate Dianne Feinstein.

De nombreux républicains estiment que la Justice sous Barack Obama a pris une teinte politique, en entérinant notamment l’approche prise en novembre dernier par le président américain pour régulariser provisoirement des millions de sans-papiers. Les républicains jugent les décrets illégaux et seuls 10 des 54 républicains ont voté, ce jeudi, pour Loretta Lynch.

Ouest-France avec agences

Source: ouest-france

Pour l’ONU, l’embargo sur les armes freine l’aide humanitaire au Yémen

Le coordonnateur de l’aide humanitaire des Nations unies au Yémen était ce jeudi à Bruxelles pour faire le point sur la situation humanitaire dans un pays qui était déjà dans une situation critique avant le début des frappes aériennes de la coalition. L’ONU a par ailleurs annoncé le redéploiement dans les prochains jours de ses personnels sur place qui avaient été évacués.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Grégoire Lory

Pour les Nations unies, les frappes aériennes – lancées par l’Arabie saoudite et ses alliés le 26 mars et dont la fin a été annoncée cette semaine après que leur efficacité dans la lutte contre les milices houthis aient été remise en cause – ont considérablement aggravé la situation humanitaire au Yémen. Ce sont désormais 12 millions qui ont besoin d’une assistance humanitaire, contre un peu plus de 10 millions en 2014.

Selon un bilan délivré par l’OMS, le conflit a fait 1 080 morts, et plus de 4 300 blessés depuis le 19 mars. Par ailleurs, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) estime à environ 115 le bilan des enfants tués, dont 64 durant des bombardements aériens, depuis le 26 mars.

L’accès à l’alimentation est l’un des principaux défis, selon Johannes Van Der Klaauw, coordinateur actions humanitaire de l’ONU au Yémen. « 90 % de l’alimentation doit être importée. C’est très difficile pour nous de faire venir cette alimentation, parce qu’il y a l’embargo sur les armes et donc, les bateaux qui veulent parvenir dans les ports doivent rester, car ils doivent être assujettis à des contrôles », explique-t-il au micro de RFI.

Conséquences de la pénurie de pétrole

Outre ces conséquences immédiates sur la sécurité alimentaire des populations, l’embargo sur les armes a aussi d’autres effets collatéraux néfastes sur les conditions de vie des Yéménites. Johannes Van Der Klaauw pointe notamment la difficulté de faire parvenir du pétrole dans le pays. « Sans pétrole, on ne peut pas faire fonctionner les pompes à eau, ni les hôpitaux quoi ont besoin d’électricité », souligne-t-il.

Le coordonnateur des actions humanitaires de l’ONU au Yémen ne veut pas oublier non plus les difficultés liées au logement. Les combats ont en effet entraîné la fuite d’au moins 150 000 personnes qui s’ajoutent aux 300 000 déplacés internes déjà comptabilisés en 2014 à cause des conflits dans le nord du pays. L’ONU plaide donc, une nouvelle fois, pour la mise en place de structures pour accueillir ces réfugiés, mais aussi pour les protéger des combats et des milices.

Source: RFI

Yémen: les raids continuent, affrontements nocturnes à travers le pays

Les raids de la coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen ont ciblé vendredi un camp militaire pro-rebelles près de Taëz (sud-ouest), après une nuit de combats, selon des habitants.

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Les avions de la coalition ont frappé ce camp d’une unité favorable aux rebelles chiites Houthis trois jours après l’annonce par Ryad de la fin de la première phase de la campagne visant à stopper l’avancée de la rébellion et de l’arrêt des bombardements intensifs.

A Aden, grande ville du sud, des raids ont aussi visé des positions rebelles et des affrontements violents entre Houthis et partisans du président yéménite en exil Abd Rabbo Mansour Hadi ont fait rage jusqu’à l’aube, a indiqué des combattants pro-Hadi à l’AFP.

Dans la province orientale de Marib, raids et heurts ont également eu lieu dans la nuit, selon des habitants.

Aucun bilan de ces violences n’était disponible vendredi matin.

Depuis le 19 mars, plus de 1.000 personnes ont été tuées au Yémen selon l’Organisation mondiale de la Santé, et le coût humanitaire du conflit est énorme.

La coalition menée par l’Arabie saoudite a annoncé mardi soir la fin des raids intensifs et le commencement d’une nouvelle phase de son opération au Yémen, baptisée “Redonner l’espoir”, en vue de la reprise du processus politique, de la fourniture d’une aide humanitaire et de la “lutte contre le terrorisme” dans un pays où Al-Qaïda reste très actif.

Mais les Houthis, qui ont pris en janvier le pouvoir dans la capitale Sanaa, ont demandé l’arrêt total des raids avant une éventuelle reprise du dialogue sous l?égide de l’ONU, qui vient de nommer un nouveau médiateur.

Source: dhnet.be

Italie : arrestation d’un Tunisien sur le point de rejoindre l’EI en Syrie

Les unités antiterroristes italiennes ont arrêté un ressortissant tunisien de 27 ans. Il tentait de rejoindre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.
okba ibn nafaa djahadiste groupe armee etat islamique tunisien

La police italienne a annoncé, mercredi 22 avril, l’interpellation d’un jeune tunisien qui envisageait de se rendre en Syrie pour rejoindre l’organisation Etat islamique (EI). La DIGOS (police antiterroriste italienne) l’a arrêté mardi soir avant qu’il ne parte pour la Syrie, via l’Allemagne et la Turquie .

Selon des informations communiquées par la police, Noussair Louati, résidant à Ravenne, dans le nord-est de l’Italie, est connu des services de police pour trafic de drogue. Le jeune homme de 27 ans était sous surveillance depuis quelques temps et aurait déjà essayé de rejoindre la Syrie, en mars dernier.

Toujours selon la police italienne, le ressortissant tunisien entretenait sur son compte Facebook des relations avec des combattants djihadistes, notamment un Palestinien qui se trouve dans le camp de Yarmouk, près de Damas.

Le ministre italien de l’Intérieur, Angelino Alfano, s’est félicité qu’une mesure d’un nouveau dispositif antiterroriste adopté la semaine dernière ait été ainsi mise en application. « La conduite de celui qui s’enrôle, de manière autonome, dans une organisation terroriste est ainsi sanctionnée », a indiqué le ministre .

En janvier, Angelino Alfano, avait annoncé que l’Italie surveillait étroitement une centaine de personnes considérées comme proches de la mouvance djihadiste.

Source: afrik

Français condamné à mort en Indonésie: Paris met en cause la justice et menace

Après avoir vainement demandé la clémence pour Serge Atlaoui, condamné à mort à Jakarta pour trafic de drogue, la France, que soutient l’Union européenne, a vivement dénoncé jeudi les “dysfonctionnements” de la justice indonésienne et menace d’une dégradation des relations bilatérales.

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Dans une lettre à son homologue indonésien, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, affirme que Serge Atlaoui “n’a pas bénéficié du plein exercice de ses droits”, “du fait de graves dysfonctionnements de la justice indonésienne”. Une analyse que devrait contester jeudi soir son homologue indonésienne lors d’un entretien téléphonique.

Le prévenu a été victime d’un “traitement expéditif”, et “condamné à mort par une décision qui comporte des affirmations erronées”, assure M. Fabius dans cette lettre à Mme Retno Lestari Priansari Marsudi.

La France “demande instamment que l’Indonésie respecte dans cette affaire ses propres règles de droit et les obligations internationales que lui imposent les conventions” qu’elle a adoptées, ajoute M. Fabius.

L’Union européenne s’est à son tour émue de cette condamnation.

“Nous reconnaissons que l’Indonésie doit affronter un problème de (trafic de) drogue grandissant, mais l’expérience dans d’autres pays montre que la peine capitale n’est pas la bonne réponse”, a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Au ton ferme adopté par Paris ces derniers jours, l’Union a toutefois préféré un message d’apaisement. “L’UE est prête à réfléchir aux moyens de soutenir les efforts de l’Indonésie dans sa lutte contre la drogue et nous sommes prêts à renforcer notre coopération avec l’Indonésie en ce domaine”, a annoncé Mme Mogherini.

Au terme de discrètes démarches pour arracher la clémence des autorités indonésiennes, la France a décidé de changer nettement de ton, alternant menaces voilées et accusations d’irrégularités judiciaires pour tenter de sauver Serge Atlaoui, dont le dernier recours a été rejeté mardi par la Cour suprême d’Indonésie.

Incarcéré depuis dix ans, ce père de quatre enfants, âgé de 51 ans, affirme qu’il n’a fait qu’installer des machines industrielles dans ce qu’il croyait être une usine d’acrylique, et qui abritait en réalité une fabrique clandestine d’ecstasy.

-‘Traitement expéditif’-

Dans sa lettre, M. Fabius, qui a convoqué mercredi pour la troisième fois l’ambassadeur d’Indonésie à Paris, fait valoir que les autorités de ce pays ont annoncé le rejet du dernier recours alors même qu’il était en cours d’examen.

Il ajoute que “la décision de la Cour suprême a été rendue en quelques semaines et sans audition des témoins”, ce qui constitue un “traitement expéditif”.

Autre dysfonctionnement, selon lui: Serge Atlaoui “est présenté comme étant chimiste alors que tant ses co-condamnés que l’ensemble des témoignages permettent d’établir qu’il est soudeur et travaillait en tant que tel dans l’usine où étaient produits des stupéfiants”.

Interrogée par l’AFP à Jakarta, la ministre indonésienne des Affaires étrangères a indiqué qu’elle allait “expliquer” par téléphone à M. Fabius “le système judiciaire en Indonésie” et “l’urgence de la situation provoquée par les crimes liés à la drogue” dans l’archipel.

Au delà de son argumentaire en forme de réquisitoire, Paris agit sur le terrain diplomatique.

L’exécution de Serge Atlaoui “serait dommageable pour l’Indonésie” et pour les relations bilatérales, a ainsi déclaré mercredi le président François Hollande, rappelant son opposition à la peine de mort, abolie en France en 1981.

“Les leviers dans ce domaine concernent à la fois les relations bilatérales et au niveau européen”, selon une source diplomatique française. “On va probablement parler de cette affaire aujourd’hui au sommet européen de Bruxelles” consacré au drame des migrants, a ajouté cette source.

Le commerce entre la France et l’Indonésie a atteint 3,2 milliards d’euros, en 2013.

Le président indonésien Joko Widodo a pour sa part exprimé à plusieurs reprises sa fermeté face au trafic de drogue, qui fait des centaines de morts chaque année dans l’archipel. Elu l’été dernier, l’une de ses premières décisions a été de rejeter toutes les demandes de grâce de condamnés à mort pour trafic de drogue.

Attentat évité: la recherche de complices de Sid Ahmed Ghlam se poursuit

Les enquêteurs se concentraient jeudi sur la recherche de complices de Sid Ahmed Ghlam, un Algérien de 24 ans soupçonné d’avoir voulu attaquer au moins une église du Val-de-Marne au nom de l’islam le plus radical.

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“Ce type d’individu n’agit pas seul”, “tout indique que cette attaque a été effectuée en liaison avec un individu qui pourrait être en Syrie”, “une commande a été passée sans doute pour cibler une église”, a expliqué le Premier ministre Manuel Valls sur France Inter.

La découverte fortuite de ce projet d’attaque intervient moins de quatre mois après les attentats de Paris qui ont coûté la vie à 17 personnes, assassinées par les frères Kouachi et Amédy Coulibaly.

Interpellé dimanche alors qu’il avait appelé les secours pour une blessure par balle à la cuisse et la rotule qu’il avait dit s’être faite tout seul, le suspect, connu des services depuis le printemps 2014 pour s’être radicalisé, est interrogé sur son lit d’hôpital. Il restait mutique jeudi en fin de journée, selon une source proche du dossier.

Sa garde à vue, qui a été prolongée jeudi de 24 heures, peut durer jusqu’à six jours, soit jusqu’à samedi. Une disposition exceptionnelle prévue par la loi en cas de “risque d’attentat imminent”. Ses avocats ont indiqué à l’AFP qu’ils le rencontreraient pour la première fois vendredi.

Ghlam est aussi soupçonné du meurtre d’ Aurélie Châtelain, 32 ans, dont le corps avait été retrouvé dans sa voiture à Villejuif, la ville du Val-de-Marne où le suspect aurait envisagé d’attaquer une ou deux églises. Un crime qui aurait pu être commis pour voler la voiture de la jeune femme afin de mener ses attaques.

Une femme de son entourage âgée de 25 ans a été interpellée mercredi à Saint-Dizier, en Haute-Marne, où est installée la famille de Sid Ahmed Ghlam et où il a vécu. Sa garde à vue a été prolongée jeudi.

– Contacts en Syrie –

Il avait à sa disposition une voiture ne lui appartenant pas et un armement impressionnant dont il faudra élucider la provenance.

Au-delà des rumeurs, les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’il était en contact avec plusieurs personnes qui seraient en Syrie, selon des sources proches de l’enquête. Notamment un homme qui lui aurait demandé “explicitement de cibler particulièrement une église”, a indiqué mercredi François Molins.

Les enquêteurs s’intéressent à plusieurs personnes qui pourraient l’avoir aidé dans son projet, notamment celle qui lui aurait laissé à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) un véhicule où se trouvaient des armes, a indiqué une source policière.

Selon cette source, c’est un contact à l’étranger, peut-être en Syrie, qui aurait indiqué à Ghlam l’endroit où récupérer ces armes.

Ces éléments sont issus de l’exploitation des appels passés et des données de localisation des téléphones de Ghlam, qui montrent qu’il s’est rendu en Seine-Saint-Denis, selon des sources proches de l’enquête. Des traces d’ADN ont également été retrouvées sur certaines des armes, selon la source policière.

Inconnu de la justice si ce n’est pour une plainte pour violences classée sans suite, “poli, respectueux de tous” selon l’école SupInfo dans laquelle il a été scolarisé de novembre 2011 à juin 2013, cet étudiant en électronique avait falsifié des documents pour intégrer en septembre 2014 une formation à l’Université Pierre et Marie Curie à Paris, selon l’UPMC.

Sid Ahmed Ghlam s’est rendu en Turquie début 2015 mais aucun passage en Syrie n’a été identifié. Toutefois, la situation en Syrie et l’attirance qu’exerce l’Etat islamique sur des musulmans radicalisés sont, depuis plusieurs années, considérés comme les principaux facteurs de risques d’attentat en France.

De son côté, Manuel Valls a rappelé que cinq projets d’attentats avaient été déjoués depuis 2013. La présidente du FN, Marine Le Pen, a dénoncé la “très lourde défaillance de la part de l’Etat dans la lutte contre le terrorisme”. Pour le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a annoncé jeudi une adaptation de Vigipirate, notamment avec des patrouilles autour des églises, “la DGSI a fait tout ce qu’elle doit faire” concernant Sid Ahmed Ghlam.

Deux otages d’Al-Qaïda tués par erreur, Obama présente ses excuses

Barack Obama a annoncé jeudi la mort de deux otages occidentaux d’Al-Qaïda, tués par erreur en janvier lors d’une opération américaine à la frontière pakistano-afghane, assumant la responsabilité de cette tragédie pour laquelle il a présenté ses excuses.

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Dans une brève déclaration au ton grave, le président américain a présenté ses condoléances aux familles de deux travailleurs humanitaires – l’Américain Warren Weinstein et l’Italien Giovanni Lo Porto – tués “de manière tragique” dans cette zone très instable où les Etats-Unis mènent nombre d’opérations à l’aide de drones.

Sur la base d’éléments rassemblés par les services de renseignement et de “centaines d’heures de surveillance”, l’exécutif américain pensait qu’il s’agissait d’une base d’Al-Qaïda, qu’il n’y avait aucun civil sur le site et que capturer les terroristes n’était pas possible, a expliqué M. Obama.

“Je regrette profondément ce qui s’est passé”, a-t-il déclaré.

L’Italie a déploré “une erreur tragique”, mais souligné que la responsabilité de la mort des deux hommes incombait “entièrement aux terroristes”, contre lesquels elle a affiché sa détermination à continuer à lutter “avec ses alliés”.

La Maison Blanche, qui a refusé de dire si des drones avaient été utilisés, a indiqué qu’une autre opération avait par ailleurs permis d’éliminer Adam Gadahn, un Américain converti à l’islam, dit “Azzam l’Américain”, qui était devenu porte-parole de la nébuleuse.

Défendant la stratégie américaine dans cette région, M. Obama a souligné que, depuis les attentats du 11 septembre 2001, elle avait permis “d’éviter des attaques et de sauver des vies à la fois en Amérique et à travers le monde”.

La démocrate Dianne Feinstein, vice-présidente de la commission du Renseignement au Sénat, a réclamé une nouvelle évaluation des procédures en place afin de s’assurer que “tout est fait pour éviter la mort de civils innocents”. Elle a jugé nécessaire la publication d’un rapport annuel sur le nombre de morts, “à la fois combattants et civils”, provoqués par les frappes américaines.

– “Tirer les leçons” –

Warren Weinstein, 73 ans, avait été kidnappé par Al-Qaïda le 13 août 2011 au Pakistan, à son domicile de Lahore (est). Il était apparu dans une vidéo diffusée par une branche d’Al-Qaïda en mai 2012.

Sa femme, Elaine, a souligné qu’elle ne disposait pas encore de “tous les éléments” entourant sa mort, et dit attendre les résultats de l’enquête indépendante qui sera menée par le gouvernement américain.

Elle a cependant exprimé sa “déception” vis-à-vis d’Islamabad. “Il n’ont pas agi plus tôt lorsqu’une occasion (de le libérer) s’est présentée”, a-t-elle déploré, jugeant que le gouvernement pakistanais n’avait pas fait de ce dossier une priorité.

La Maison Blanche a précisé que les familles de deux otages seraient indemnisées.

Giovanni Lo Porto, Sicilien de 39 ans, avait été enlevé le 19 janvier 2012 au Pakistan, en même temps qu’un Allemand, qui a été libéré en octobre 2014 à Kaboul. Les deux travailleurs humanitaires étaient employés par l’ONG Welthungerhilfe, et s’occupaient de construire des logements d’urgence après des inondations dévastatrices en 2010 au Pakistan, qui avaient touché jusqu’à 21 millions de personnes.

M. Obama a précisé avoir ordonné la déclassification de cette opération qui a coûté la vie aux deux humanitaires “dès que la cause de leur mort” avait été déterminée.

“Je l’ai fait parce que les familles méritaient de connaître la vérité”, a-t-il ajouté, soulignant que les Etats-Unis devaient faire preuve de transparence “dans les bons moments comme dans les moments difficiles”. “Nous allons réfléchir aux leçons que nous pourrons tirer de cette tragédie et aux changements qui devront être apportés”, a-t-il dit.

Amnesty International a estimé que la transparence dont avait fait preuve le président américain sur ce dossier était une “bonne chose”.

“Mais des excuses devraient être faites à tous les civils tués par des frappes de drones américains, pas seulement les Américains et les Européens”, a estimé Naureen Shah, l’une des responsables de l’ONG aux Etats-Unis, réclamant plus de transparence sur “les centaines d’autres frappes de drones menées au Pakistan et au Yémen”.

Pour le sénateur républicain John McCain, cet épisode “ne remet pas en question l’utilisation des drones”. Ce programme “a été une arme efficace dans la guerre contre le terrorisme et je suis pleinement pour sa poursuite”, a ajouté en écho le sénateur Lindsey Graham, jugeant que les dommages collatéraux faisaient “partie de la guerre”.

Yémen: pas de répit dans les raids, vers un nouveau médiateur de l’ONU

La coalition menée par l’Arabie saoudite a poursuivi jeudi ses raids contre les rebelles chiites au Yémen, au moment où l’ONU annonçait la nomination d’un nouveau médiateur, chargé de mettre fin à un conflit qui a déjà fait plus de 1.000 morts.

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Le Mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed remplacera le démissionnaire Jamal Benomar, critiqué par les partisans du président yéménite en exil Abd Rabbo Mansour Hadi et leurs alliés du Golfe. Sa nomination sera effective lundi si aucun pays du Conseil de sécurité ne s’y oppose.

Mais la reprise de pourparlers sous l’égide des Nations unies, ce que souhaitent les rebelles chiites Houthis, ne pourra se faire qu’après un arrêt total des frappes, ont prévenu ces derniers.

Or deux jours après l’annonce par Ryad de la fin de la campagne aérienne déclenchée le 26 mars, les raids continuent.

Dans la nuit puis jeudi, ils ont touché pratiquement toutes les zones où les rebelles sont présents: près de la capitale Sanaa (nord), à Hodeïda (ouest) et près d’Aden (sud), où des affrontements opposent toujours rebelles et combattants fidèles au président Hadi, selon des témoins.

Dans cette grande ville du sud, six personnes sont mortes et 56 ont été blessées en 24 heures de combats, a affirmé jeudi à l’AFP un responsable de santé.

A Dhaleh, au moins 23 rebelles chiites Houthis ont été tués jeudi par des frappes de la coalition arabe, selon un bilan d’un responsable local qui n’a pas pu être confirmé de source indépendante par l’AFP.

Un peu plus au nord, à Taëz, un responsable de la Croix-Rouge a indiqué à l’AFP qu’une de ses équipes avait retrouvé les corps de dix soldats après la prise mercredi par des rebelles d’un camp de militaires pro-Hadi.

– ‘Geste agressif’ –

En annonçant la fin des frappes mardi, le gouvernement saoudien avait précisé qu’il se réservait la possibilité d’intervenir de nouveau si des mouvements rebelles se faisaient menaçants.

Et les développements depuis 48 heures prouvent que “les conditions objectives d’un véritable cessez-le-feu ne sont pas réunies” et que “la guerre n’est pas finie”, a estimé l’analyste émirati Abdelkhaleq Abdulla.

La poursuite des raids suscite par ailleurs des interrogations sur les raisons qui ont poussé l’Arabie saoudite à annoncer la fin de la campagne aérienne. Les spéculations vont bon train à ce sujet.

Certains mettent en avant des pressions internationales en raison des nombreuses victimes civiles du conflit, d’autres des conseils amicaux de pays occidentaux alliés de Ryad pour l’amorce d’un règlement politique et d’autres encore évoquent des négociations en coulisse qui ont déjà commencé avec des parties yéménites.

-Plus de 1000 morts –

L’Arabie saoudite a fait l’objet de nombreuses critiques à propos du coût humain des raids, dont celles de Human Rights Watch, qui a demandé jeudi une enquête sur les bavures présumées de la guerre.

L?Organisation mondiale de la santé a fait déjà état d’un bilan de 1.080 morts et 4.352 blessés –civils et militaires– depuis le 19 mars.

“Le prix à payer par les civils est immense”, a dénoncé depuis Genève le coordinateur humanitaire de l’ONU au Yémen, Johannes Van Der Klaauw, dans une déclaration écrite.

Face à la situation humanitaire, l’ONU, qui avait évacué son personnel étranger, prévoit de le redéployer sur place “ces prochains jours”, a annoncé M. Van Der Klaauw.

Au plan diplomatique, le Premier ministre du Pakistan, pays qui a pour le moment refusé de s’associer à l’intervention militaire de la coalition arabe, a été reçu jeudi par le roi Salmane et a exprimé sa “solidarité” avec l’Arabie saoudite.

Un responsable pakistanais s’exprimant sous couvert de l’anonymat indiqué à l’AFP que la décision du Parlement pakistanais rejetant la demande d’aide militaire de Ryad dans le cadre des opérations de la coalition au Yémen n’est “pas du tout” un point de discorde entre les deux pays, qui sont des alliés de longue date et cultivent une relation “très mûre”.

Au plan régional, la Somalie, déjà gravement déstabilisée par des islamistes radicaux, a dit craindre les retombées de ce conflit.

“Notre économie ne peut supporter cet afflux de réfugiés” venus du Yémen, a déclaré à l’AFP le Premier ministre somalien Omar Abdirashid Ali Sharmake.

Le marché pétrolier a lui aussi été sensible au risque d’escalade au Yémen, les cours ouvrant jeudi à la hausse à New York.

Etats-Unis: Loretta Lynch, première femme noire à diriger la Justice

La procureure fédérale Loretta Lynch est devenue jeudi la première femme noire de l’histoire des Etats-Unis à diriger le département de la Justice.

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Après cinq mois de querelles partisanes, les sénateurs américains ont confirmé celle que Barack Obama avait nommée en novembre pour succéder à Eric Holder, lui aussi noir, au poste illustre et puissant d'”Attorney General”, autrefois occupé par Robert Kennedy.

La ministre de la Justice, outre les procureurs fédéraux, supervise aussi le FBI, la lutte antiterroriste, les affaires de corruption et de fraude financière. Elle est la voix juridique de l’administration dans les dossiers brûlants des violences policières et des droits civiques. Et elle aura la tâche délicate de rétablir l’image du département de la Justice, accusé de biais politique par les républicains.

“Elle utilisera son expérience de procureure dure, indépendante et respectée dans des dossiers prioritaires comme la réforme du système pénal”, s’est félicité Barack Obama dans un communiqué.

Loretta Lynch, 55 ans, était depuis 2010 procureure fédérale du district Est de New York, un poste qu’elle occupait pour la seconde fois, après y avoir été nommée par le président Bill Clinton (1999-2001). Elle y a géré de nombreuses affaires de corruption, de crime organisé et de terrorisme.

Lundi encore, un Américain de 26 ans poursuivi par ses services pour avoir tenté de rejoindre le Yémen en 2012 a été condamné à 25 ans de prison.

C’est elle qui avait poursuivi un Américain d’origine bosniaque condamné à la prison à perpétuité pour avoir projeté des attentats suicides dans le métro new-yorkais en 2009, présenté alors comme l’un des projets d’attentats les plus dangereux contre New York depuis le 11 septembre 2001.

Une affaire de brutalité policière a marqué le début de sa carrière: l’agression sexuelle d’un Haïtien, Abner Louima, par un policier new-yorkais en 1997. Le policier, Justin Volpe, a été condamné à 30 ans de réclusion après avoir été poursuivi par la procureure Loretta Lynch.

– Bataille partisane –

Sa nomination s’était retrouvée otage d’une bataille entre la majorité républicaine et la minorité démocrate du Sénat. Aux Etats-Unis, les membres du cabinet présidentiel doivent faire l’objet d’un vote d’approbation du Sénat.

De nombreux républicains estiment que la Justice sous Barack Obama a pris une teinte politique, en entérinant notamment l’approche prise en novembre dernier par le président américain pour régulariser provisoirement des millions de sans-papiers. Les républicains jugent les décrets illégaux.

“Elle soutient la théorie légale illimitée de l’administration qui ignore nos lois sur l’immigration”, a déclaré le sénateur et candidat aux primaires républicaines Ted Cruz.

“Mme Lynch n’a pas montré que, si elle était confirmée, elle serait capable de dire au président qu’il y a des choses qu’il n’a tout simplement pas le pouvoir constitutionnel de faire”, a réagi le sénateur Marco Rubio, un autre candidat républicain à la présidentielle.

Seuls 10 des 54 républicains ont voté jeudi pour Loretta Lynch.

Mais son CV en faisait une candidate irréprochable, selon les démocrates unanimes à la soutenir, et qui dénonçait depuis des mois l’acharnement à retarder son vote de confirmation.

Elle combine “l’acier et le velours”, a estimé la sénatrice démocrate Dianne Feinstein.

Fille d’un pasteur baptiste et d’une bibliothécaire, elle est née en 1959 à Greensboro en Caroline du Nord (sud-est), un an avant que des étudiants n’y lancent un mouvement de déségrégation en s’asseyant au comptoir d’un grand magasin de la ville.

“Comme Attorney General, je suis sûr qu’elle puisera dans son enfance et la lutte de ses grands-parents et arrière-grands-parents pour répondre aux manifestations actuelles contre la perte de trop de jeunes vies humaines dans nos rues”, a déclaré le sénateur démocrate Patrick Leahy.

Diplômée en droit de la prestigieuse université de Harvard, Loretta Lynch a débuté sa carrière dans un cabinet new-yorkais avant sa nomination à New York. Entre 2002 et 2007, elle a travaillé comme conseillère spéciale du procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

LA TERRIBLE SOLITUDE DE LA FRANCE DANS SA LUTTE CONTRE LE TERRORISME EN AFRIQUE

Auditionnés le 31 mars, les députés François Loncle (PS) et Pierre Lellouche (UMP) dressent un bilan très amer de l’engagement militaire français en Afrique.

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Leur cri d’alarme devant la commission des Affaires Etrangères de l’Assembée Nationale est passé inaperçu. Il doit aujourd’hui être réécouté à la lumière des événements de la semaine, la mort de centaines de migrants dans plusieurs naufrages de bateaux venant de Libye et la menace terroriste toujours présente. Deux députés français, François Loncle, pour le parti socialiste, et Pierre Lellouche, pour l’UMP, de retour de mission dans trois pays sahéliens, le Niger, le Burkina Faso et le Mali, dressent un constat alarmant, s’inquiètent de l’enlisement de l’opération militaire Barkhane et surtout font le constat de la terrible solitude de la France sur ces théâtres d’opérations.

Si l’Italie est seule, abandonnée par l’Europe, face à l’afflux de migrants, la France est encore plus seule dans sa lutte contre le terrorisme déclenchée par François Hollande avec son intervention militaire au Mali. Les autres pays européens ne lui apportent qu’une aide symbolique, la palme du cynisme étant détenue par la Grande-Bretagne qui  a décidé de se désengager complètement, au point de se désintéresser totalement de la lutte contre Boko Haram au Nigéria, pays dont elle est pourtant l’ancienne puissance coloniale et où elle possède d’importants intérêts pétroliers. Son Premier ministre, David Cameron, avait, de concert avec Nicolas Sarkozy,  envoyé ses avions bombarder en 2011 la Libye de Kadhafi. On connaît aujourd’hui le résultat: un pays livré à un chaos inextricable où prospèrent les islamistes de Daesh, des stocks d’armes considérables abandonnés par les troupes de Kadhafi qui se retrouvent entre les mains des djihadistes locaux. Pourquoi les Britanniques s’inquiéteraient-ils? Les Français sont là pour faire le travail en Afrique et pour arrêter les migrants à Calais. Les deux députés auditionnés par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale le 31 mars dernier, font d’autres constats tout aussi alarmants.

Cri d’alarme

1- Le Qatar et l’Arabie Saoudite continuent leur travail de sape. On connaît le rôle qu’ont tenu ces deux pays, par leurs financements occultes,  dans le dévoiement des “révolutions” arabes, particulièrement en Libye, en Syrie où ils ont largement contribué à l’expansion de Daesh. Ce qui ne les empêche pas de rester des alliés  privilégiés de la France.”Au Niger, au Mali et même au Burkina, affirme François Loncle, l’islam wahhabite progresse au détriment de l’islam local, traditionnellement tolérant et modéré. Les mosquées et écoles coraniques financées par des ONG qataries ou des fonds saoudiens prolifèrent. Le Niger porte déjà les stigmates d’une « République islamique » : les fonctionnaires s’arrêtent de travailler pour leurs 5 prières quotidiennes et les cérémonies officielles commencent par une bénédiction de l’imam”.

2-  Le Sahel s’enfonce dans l’extrême pauvreté. Le Niger consacre 10% de son budget à sa défense et à la lutte contre Boko Haram. En même temps, note Loncle, “son système éducatif, comme celui de ses voisins, est quasiment en faillite” et produit 70% d’analphabètes. A cela s’ajoute “une démographie galopante et incontrôlée. Au Niger, une femme a en moyenne 7,6 enfants, pour un taux de croissance démographique de 4% par an. La population, qui compte 17,8 millions d’habitants aujourd’hui, aura doublé dans moins de 20 ans. Au-delà des nuances de taux, ni le Niger, ni le Mali, avec 6,9 enfants par femme, ni le Burkina Faso, avec 5,7 enfants par femme n’ont amorcé leur transition démographique.”

3. La situation sécuritaire dans le nord Mali reste préoccupante. “De l’avis de tous les militaires, affirme François Loncle, Kidal est un « véritable nid de guêpe ». Il existe une réelle collusion entre terroristes, trafiquants et groupes armés, et les frontières entre ces différentes catégories sont poreuses et fluctuantes. Certaines personnes, en particulier les trafiquants, profitent de la situation actuelle et ont intérêt à la voir se prolonger, pour imposer sur le terrain le contrôle des routes de la drogue  Les attaques terroristes se poursuivent dans le nord du pays. La MINUSMA (force africaine parrainée par l’ONU) paie un lourd tribut : elle compte 51 morts et plus de 170 blessés depuis le début, ce qui en fait l’opération de l’ONU la plus meurtrière de tous les temps. Aussi inquiétantes sont les infiltrations terroristes vers le sud, comme l’ont montré l’attentat contre le restaurant La Terrasse à Bamako et la découverte d’une importante cache d’armes dans cette région.”

4. Un lourd investissement financier pour la France. Outre les opérations militaires qui coûtent plusieurs centaines de millions d’euros par an, la France “a contribué à hauteur de 380 millions d’euros à la conférence des donateurs pour le Mali organisée en 2013, dont 280 millions d’euros à titre bilatéral et plus de 100 millions d’euros au titre de sa contribution à l’aide de l’Union européenne. Par ailleurs, l’aide bilatérale apportée par l’Agence France développement (AFD) a fortement augmenté au cours des dernières années, avec 174 millions d’euros en 2014 dont 72 millions sous forme de prêts.”

5. Un engagement à long terme. L’engagement militaire français au Sahel risque de durer des années. François Loncle rapporte des propos du Général Salaün, commandant de la force Barkhane, selon lesquels, « dans toute la bande sahélo-saharienne, la France est assise sur le couvercle de la marmite. » “Si on enlève Barkhane, poursuit le député, cela induira des risques de déstabilisation en cascade pour tous les pays de la sous-région. La menace terroriste n’a pas pu être éradiquée. Les militaires estiment qu’il y a encore 300 à 500 terroristes dans le nord-Mali, et que leurs forces se régénèrent en dépit des opérations, en raison du chaos libyen. Par ailleurs, les forces spéciales nous ont dit qu’ils avaient du mal à capturer les grands chefs qui se réfugiaient souvent en Algérie”

“La Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), censée être notre « ticket de sortie », ne peut pas se débrouiller sans Barkhane qui est son « assurance-vie », dit encore le député PS. Premièrement, cette force n’a pas de mission de contre-terrorisme. En outre, elle accuse de nombreuses faiblesses intrinsèques concernant le nombre et la formation des hommes, le manque d’équipements et le soutien structurellement défaillant. Ces faiblesses combinées à la forte mortalité ont induit une frustration voire une démotivation des troupes, certaines refusant d’obéir, à l’image du contingent sénégalais.”

6. Peu de remerciements et beaucoup de critiques. “Au Niger, continue Loncle, il existe une croyance bien ancrée que la France est présente militairement dans le pays pour accaparer les ressources, en particulier le maigre filon d’or qui a été découvert dans le nord du pays. Pour certains Nigériens, « la France n’est pas l’alliée du Niger mais l’alliée d’Issouffou ».  Au Mali, les dirigeants politiques oscillent entre remerciements et critiques. Ils en veulent à la France de ne pas avoir pris Kidal. Les conversations contiennent souvent des reproches plus ou moins voilés : l’aide internationale n’arrive pas assez vite, les équipements non plus…”. Du côté de Pierre Lellouche, l’inquiétude est encore plus grande:  ” De force d’intervention, nous risquons de devenir – et d’être perçus comme – une force d’occupation du Sahel. Il ne s’agit pas d’un jugement moral, simplement d’un constat. Nous sommes partis pour une présence durable, sur une zone qui mesure plus de deux à trois fois la France, avec les problèmes considérables de logistique, de communication, d’usure des matériels que cela suscite. Un moteur d’hélicoptère s’use dix fois plus vite dans les conditions du Sahel.”

7. L’accord de paix d’Alger ne réglera rien. Pour Lellouche, “ce non-accord, puisqu’il n’a pas été signé par plusieurs mouvements touaregs au Nord Mali, est un monument de verbiage institutionnel, mélange de loi de décentralisation à la française, de financements hypothétiques censés provenir de la générosité de la communauté internationale, mais qui évitent soigneusement la question de l’autonomie des provinces du Nord. Le Mali est coupé en deux depuis 60 ans : les musulmans du Nord peuvent-ils être intégrés dans une nation dominée par les bambaras du Sud ?”  “Les négociateurs ont joué aux Lego, poursuit le député UMP, mais ce sont des boîtes vides : le texte ne prévoit ni fédéralisme, ni autonomie, simplement une libre-administration. L’Azawad est divisée en trois collectivités locales afin de bien isoler les Touaregs.”

8. Les Européens ne font rien.  “Nous sommes seuls sur le terrain, constate Lellouche. Les Américains ont, en tout et pour tout, quatre drones Predator déployés à Niamey et quelques forces spéciales, c’est-à-dire quasiment rien ! Autrement dit, nous faisons seuls et à nos frais le travail de stabilisation du Sahel – objectivement à leur profit. Quant aux Européens, ils ne font rien ou quasiment à l’exception partielle des Pays-Bas, dont on ignore s’ils maintiendront leur contingent de 500 soldats. Les pays qui n’ont pas de problème de déficit, à commencer par l’Allemagne, ne sont pas prêts à mettre le moindre centime dans cette affaire.”

Source: mondafrique.com

Au sommet européen, Hollande tacle Sarkozy au sujet de la Lybie

LE SCAN POLITIQUE – Le Président de la République estime que la crise actuelle qui conduit des milliers de migrants à se noyer en Méditerranée est la conséquence d’une impréparation de l’intervention contre la Libye en 2011.

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Le sommet extraordinaire auquel participait François Hollande ce jeudi visait à apporter une réponse aux drames qui ont provoqué la mort de centaines de migrants ces dernières années, noyés en méditerranée alors qu’ils tentaient de rejoindre le continent européen sur des radeaux de fortune. Le président en a profité pour adresser une pique à son prédécesseur en considérant qu’il fallait «réparer les erreurs du passé», responsables selon lui des problèmes actuels.

«Si le monde reste indifférent à ce qui se passe en Libye, alors, même si on met davantage de moyens, davantage de surveillance, davantage de présence en mer, davantage de coopération, davantage de lutte contre les terroristes, il y aura toujours cette cause terrible qui est le fait que ce pays n’est plus dirigé, n’est même plus gouverné, il est dans le chaos», a déclaré François Hollande à son arrivée au sommet européen. «La question c’est de savoir comment se fait-il qu’après une intervention il y a plus de trois ans et demi il n’y ait eu aucune réflexion sur ce qui devait se passer après», a-t-il asséné.

Nicolas Sarkozy avait effectivement mené, aux cotés du Premier ministre britannique David Cameron une intervention internationale en Libye en 2011, qui avait conduit à la chute du régime et à l’exécution de Mouammar Kadhafi. La protection de la population de Benghazi, en partie acquise à la rébellion contre Tripoli, avait notamment motivé cette décision. Selon François Hollande ce jeudi, «maintenant, il s’agit de réparer les erreurs d’hier».

Ce n’est pas la première fois que le chef de l’État attaque le président de l’UMP sur ce sujet. Encore député de Corrèze, en août 2011, il avait considéré que Nicolas Sarkozy avait décidé l’intervention car il «avait beaucoup à se faire pardonner». «Rappelez-vous comment Nicolas Sarkozy avait accueilli Kadhafi à la fin de l’année 2007, avec quel protocole, avec quel déploiement de moyens et avec quel aveuglement par rapport aux crimes qui avaient déjà été commis par Kadhafi», avait asséné François Hollande. «On m’a critiqué sur la Libye, mais moi au moins, j’ai agi», avait répondu Nicolas Sarkozy en juillet 2012.

Source: Le Figaro

La photo d’un policier fait le tour des USA, mais cette fois-ci c’est pour une bonne raison!

L’officier Cody Remy faisait sa ronde habituelle samedi dernier lorsqu’il a aperçu deux garçons dans un quartier défavorisé.

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L’un des deux garçons avait de la difficulté avec son vélo, il n’arrivait pas à replacer la chaîne qui était débarquée du dérailleur.

Le policier a donc immobilisé sa voiture et est sorti de sa voiture afin d’aider le jeune garçon, ce qu’il ne savait pas ce que quelqu’un l’avait pris en photo et publié sur les réseaux sociaux, la photo a rapidement fait le tour des États-Unis.

Cela peut sembler anodin comme événement, mais cette photo a fait plaisir à beaucoup d’Américains avec les nombreuses bavures policières qu’ils ont connues dernièrement.

Bravo à l’officier Cody Remy de rendre justice à la police: protéger et servir!

Source: ayode2.com

Détention prolongée pour cinq complices présumés des attentats de Copenhague

Des complices présumés des attaques terroristes à Copenhague en février dernier resteront en prison quatre semaines de plus.

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Cinq hommes soupçonnés d’avoir aidé l’auteur des attaques terroristes des 14 et 15 février à Copenhague ont vu leur incarcération prolongée de quatre semaines, a dit jeudi la police de la capitale danoise. Les enquêteurs pensent que quatre d’entre eux faisaient partie d’une bande criminelle avec laquelle l’assaillant, Omar El-Hussein, était lié.

Deux hommes de 25 et 30 ans ont été écroués pour avoir aidé Omar El-Hussein à se débarrasser du fusil d’assaut utilisé lors de l’attaque contre un centre culturel durant un débat sur la liberté d’expression, qui avait fait un tué.

Ils sont aussi soupçonnés de l’avoir aidé à jeter ses vêtements et de lui avoir donné “d’autres équipements” pour la seconde attaque, contre la synagogue de Copenhague, qui avait fait un tué également.

Deux autres hommes de 20 et 22 ans sont sous les verrous depuis 16 février, soupçonnés de s’être également occupés du fusil d’assaut après la première attaque et d’avoir donné à Omar El-Hussein les deux armes de poing employées devant la synagogue.

Un cinquième homme, âgé de 18 ans, est en détention depuis le 27 février, soupçonné d’avoir donné un gilet pare-balle et un couteau.

Mi-avril, la presse danoise avait révélé qu’El-Hussein avait partagé sa cellule avec un sympathisant de l’organisation Etat islamique (EI) lorsqu’il purgeait une peine pour une agression au couteau

Source: ATS

France : un attentat déjoué par hasard

Le Premier ministre français Manuel Valls a utilisé hier mercredi le terme « évité » pour qualifier l’attentat que préparait à Paris un étudiant de 24 ans et que les forces de sécurité, qui n’en avaient aucune connaissance, ont découvert de manière tout à fait fortuite.

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Dimanche matin, un jeune homme de 24 ans étudiant en informatique appelle le Samu, le service d’assistance médicale d’urgence, peu avant 9 heures pour une blessure par balles au niveau des jambes. Prévenue comme le veut la procédure pour les blessures de ce genre, la police interroge le jeune homme qui affirme avoir été victime d’un vol à main armée. Toutefois, son comportement jugé suspect pousse les policiers à pousser plus loin leurs investigations. Ils retrouvent alors la voiture du jeune homme, qui se serait vraisemblablement tiré dessus par accident, et découvrent à l‘intérieur un véritable arsenal comprenant des armes automatiques, des armes de poing, des gilets pare-balles, des munitions mais également des documents manuscrits comportant des éléments sur des cibles potentielles et une façon d’opérer. La perquisition du logement du jeune homme dans le 13ème arrondissement de Paris qui a suivi a permis la découverte d’armes supplémentaires, de matériel informatique, d’argent ainsi que de documents en langue arabe évoquant les organisations terroristes Al-Qaïda et Etat islamique.

Les autorités françaises pensent que le jeune homme planifiait un attentat, vraisemblablement contre une ou deux églises. L’attaque semble minutieusement préparée et le suspect aurait chronométré jusqu’au temps d’intervention des policiers. Un lien a même été établi entre le suspect et la mort d’Aurélie Châtelain, une jeune femme de 32 ans dont le corps a été retrouvé à Villejuif où se trouvent les églises que le suspect ciblait. C’est dans la tentative de vol de la voiture de la jeune femme que le suspect pourrait s’être lui-même blessé.

Source: lalettremed.com

Barack Obama s’exprime à 14h00 TU pour expliquer la mort par erreur de deux Occidentaux otages d’al-Qaïda en janvier 2015

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Le président Barack Obama, qui fait une déclaration à 14H00 TU, «assume la pleine responsabilité de ces opérations», déclare la présidence américaine dans un communiqué. Deux otages occidentaux d’al-Qaïda, un Américain et un Italien, ont été tués par erreur lors d’une opération américaine à la frontière pakistano-afghane, en janvier 2015, tandis qu’une autre opération a permis d’éliminer le porte-parole du réseau extrémiste, l’Américain Adam Gadahn, a annoncé la Maison Blanche ce jeudi.

Source: RFI

Attentat déjoué à Paris : à la traque de 2 complices présumés

L’attentat qu’a voulu perpétrer l’Algérien de 24 à Paris et qui a été déjoué n’a pas fini de révéler tous ses secrets. Les enquêteurs français recherchent actuellement au moins deux personnes présumées complices.
Sid Ahmed Ghlam djahadiste terroriste etat islamique

L’affaire de l’étudiant algérien de 24 ans, suspecté d’avoir projeté d’attaquer des églises de Villejuif, en région parisienne, suit son cours. Les enquêteurs sont actuellement à la recherche de complices présumés de l’étudiant Sid Ahmed Ghlam dans l’attentat terroriste qui a été déjoué dimanche dernier.

Blessé par balle et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu à Paris, l’homme a été arrêté en possession d’un important arsenal. Il a expliqué s’être blessé seul en voulant se débarrasser de ses armes dans la Seine. Dans son appartement, les policiers ont découvrent plusieurs armes et des gilets tactiques laissent penser qu’il a des complices.

Des précisions du procureur de la République de Paris, François Molins, indique que cet étudiant en électronique, de nationalité algérienne, est arrivé en France en 2010 dans le cadre du regroupement familial. Connu des services de renseignements pour avoir projeté de rejoindre les rangs djihadistes en Syrie, cet Algérien est également mis en cause dans le meurtre de la Caudrésienne Aurélie Châtelain dans le même quartier.

Les services de sécurité sont formels : « Sid Ahmed Ghlam ne peut pas agir seul dans cette attaque qui se tramait sur le sol français ». Dès lors, au moins deux personnes pourraient être impliquées dans cette affaire. L’annonce de l’arrestation de cet Algérien de 24 ans, soupçonné de vouloir perpétrer un attentat contre « une ou deux églises », à Paris, a été faite, ce mercredi, par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Source: afrik.com

L’Europe face à la tragédie migratoire en Méditerranée

Les dirigeants de l’Union européenne se réunissent jeudi 23 avril à Bruxelles pour un conseil européen extraordinaire consacré à la crise des migrants en Méditerranée.

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Chefs d’Etats et de gouvernements devraient réviser l’opération Triton, une mission de surveillance navale des frontières qui a succédé à la fin de l’année dernière à l’opération Mare Nostrum conduite par la marine italienne. Les Vingt-Huit examineront également un projet-pilote consistant à accueillir 5 000 Syriens, répartis de façon équitable dans l’ensemble des pays membres. Depuis le début de l’année, l’ONU estime que 35 000 migrants ont tenté de traverser la mer Méditerranée pour fuir la pauvreté, la misère, les violences et les guerres. La plupart sont partis des côtes libyennes.

L’UE critiquée

Après la tragédie du week-end dernier, quand le naufrage d’un chalutier a fait jusqu’à 900 morts, ils seraient désormais près de 1 800 à avoir péri lors de leur traversée depuis le début de l’année. Au 21 avril 2014, le bilan était plus de trente fois inférieur, à 56 morts selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Un demi-million de migrants pourraient tenter cette année la dangereuse traversée si rien n’est fait pour lutter ceux qui organisent ces trafics d’êtres humains, estime l’Organisation maritime internationale (OMI), une institution de l’ONU.

Le drame de dimanche a suscité l’émoi et l’indignation. Il a également placé l’Union européenne sous le feu des critiques : des ONG mais aussi le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, ont fustigé les politiques migratoires « cyniques » qui transforment la Méditerranée en un immense cimetière maritime. « Il aura fallu attendre les 3 400 morts de l’année dernière, les 1 000 morts de cette semaine pour qu’enfin, un véritable sommet soit convoqué à Bruxelles », a déclaré mercredi à Paris la présidente d’Amnesty International France, Geneviève Garrigos.

Le Monde |

Source: lemonde.fr

Projet d’attentat: Eux aussi, ils ont été arrêtés avant de passer à l’acte

Le gouvernement a annoncé ce mercredi que les forces de l’ordre avaient déjoué un projet d’attentat contre une ou plusieurs églises de Villejuif (Val-de-Marne), arrêtant le suspect Sid Ahmed Ghlam par hasard.

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Le jeune homme de 24 ans n’est pas le seul à avoir été arrêté à temps. 20 Minutesrevient sur les terroristes dont les plans ont été déjoués.

Richard Reid et sa mèche dans les chaussures

Les autorités n’avaient pas réussi à le démasquer avant sa montée dans l’avion qu’il avait prévu de faire exploser le 22 décembre 2001, peu après les attentats du 11-Septembre. A bord du vol Paris-Miami, Richard Reid, Britannique alors âgé de 28 ans, tente d’allumer à l’aide d’allumettes la mèche reliée aux explosifs qui se trouvent dans ses chaussures. Alertés, ses voisins -dont le journaliste français Thierry Dugeon- parviennent à le maîtriser. Richard Reid a été condamné à 120 ans de prison. Il purge sa peine dans l’Etat du Colorado.

Les pieds nickelés du terrorisme

Si la police a parfois «de la chance» et tombe par hasard sur des criminels, ceux-ci lui facilitent quelquefois la tâche. C’est le cas des six Britanniques qui avaient plannifié un attentat contre une manifestation d’un groupe extrémiste anglais baptisé English Defense League le 30 juin 2012, à Dewsbury. Les six compères s’étaient mis d’accord sur le déroulé des faits. Oui mais voilà, lorsque cinq des complices arrivent sur les lieux, le cortège s’est déjà dispersé depuis plus de deux heures. Ils rentrent alors chez eux avec les deux véhicules qu’ils avaient utilisés à l’aller.

Un banal contrôle de police va décider de leur sort. Le policier se rend compte que les papiers d’un des véhicules ne sont pas en règle. La voiture est envoyée à la fourrière, et ses occupants sommés de rentrer chez eux. Les employés de la fourrière découvrent avec surprise l’arsenal -bombes artisanales, armes et couteaux- que contient le véhicule pendant le week-end. S’ensuit une chasse à l’homme de 48h à la fin de laquelle les six hommes sont arrêtés. Les complices, qui ont tous plaidé coupable, ont été condamnés à des peines allant de 18 à 19 ans de prison.

Les trois de l’aéroport de Saint-Etienne

Ils voulaient partir combattre mais n’étaient pas très bien organisés. Bien décidés à faire le djihad, trois jeunes hommes, entre 19 et 24 ans, vont peu à peu se rapprocher à partir de décembre 2011. Et être assez rapidement repérés par la DCRI. Alors qu’ils hésitent toujours sur leur destination à 9 jours du départ -Yémen, Libye, Mali?- et qu’ils ont même acheté un moteur de Zodiac (sans Zodiac, note Le Monde) pour rejoindre le Yémen en passant par le Soudan, ils prennent finalement des billets d’avion pour Gaziantep, en Turquie, près de la frontière syrienne,rapporte L’Express.

Peu discrets -entre autres- sur les réseaux sociaux, les trois compères sont arrêtés à l’aéroport de Saint-Etienne (Loire) en mai 2012. L’un d’eux par exemple, a appelé sa fille “Djihad”, quand l’autre se baptise “Farès le cavalier perse” sur Facebook et ne publie que des vidéos pro-djihadites. Les trois, qui s’entraînaient au djihad avec des parties de paintball, ont finalement été condamnés à des peines allant de 2 à 4 ans ferme.

source : 20minutes

Syrie: des bombardements font au moins 32 morts

BEYROUTH – Le gouvernement syrien a bombardé mercredi des banlieues de Damas contrôlées par les rebelles ainsi qu’une ville du nord du pays et les villages environnants contrôlés par l’organisation État islamique (ÉI), tuant au moins 32 personnes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

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L’organisation basée en Grande-Bretagne a affirmé que les bombardements aériens sur un hôpital de la ville de Dayr Hafir, de même que sur les villages environnants dans la province d’Alep, avaient causé la mort d’au moins 15 personnes — dont du personnel médical, des femmes et des enfants — et en avaient blessé au moins 40 autres. L’OSDH prévoit que ces chiffres augmenteront prochainement.

Le militant Abou al-Hassan Marea, qui habite près de Dayr Hafir, a déclaré à l’Associated Press que le bilan était d’au moins 21 morts, alors que le Centre des médias d’Alep l’évalue plutôt à 23 morts, principalement des civils.

M. Marea et l’organisation Comité local de coordination en Syrie ont également fait état d’un bombardement dans un village voisin, aussi contrôlé par l’ÉI, qui a fait sept morts. L’OSDH fait quant à lui état de six victimes civiles.

Les différences de bilans sont coutumières dans le chaos immédiat suivant un attentat en Syrie.

Du côté d’Alep, elle a été divisée en différentes zones contrôlées soit par le gouvernement soit par une panoplie de groupes rebelles depuis l’offensive de l’opposition à la mi-2012. Cette région, stratégique à cause de sa proximité avec la frontière turque, a longtemps été sous le contrôle des rebelles syriens. Depuis quelques mois, l’ÉI y effectue toutefois des avancées.

Mercredi, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a aussi fait état de bombardements aériens ayant coûté la vie à 11 personnes, dont deux femmes, et blessé plusieurs personnes, dans des secteurs rebelles des banlieues de Damas.

Le Comité local de coordination a lui aussi dénombré 11 morts, dont deux femmes, à Harasta et Douma, aux abords de la capitale.

Source:  journalmetro.com

Terrorisme : les chrétiens pris pour cible

Selon le procureur, Sid Ahmed Ghlam, le terroriste présumé soupçonné d’avoir voulu commettre des attentats en France, aurait reçu l’instruction de s’en prendre aux églises, depuis la Syrie .

Sid Ahmed Ghlam djahadiste terroriste etat islamique

L’offensive contre les chrétiens n’est pas nouvelle. En Éthiopie, les chrétiens se sont rassemblés ce mercredi 22 avril, criant leur colère contre le groupe Etat islamique. La secte terroriste a massacré 28 Éthiopiens, samedi dernier, en Lybie.

21 Coptes décapités

Tout le Moyen-Orient est touché. De nombreuses églises ont été détruites en Syrie. Résultat : prêtres et fidèles fuient désormais l’avancée des jihadistes. Et pour cause, ces derniers imposent la conversion à l’islam, le paiement d’un impôt ou la mort. Les hommes du groupe islamique ont également enlevé de chrétiens par centaine en début d’année. Même chose en Égypte où 21 Coptes ont été assassinés en février.

Une menace qui pourrait désormais toucher les pays occidentaux. “Pour eux, l’occident est chrétien avant qu’il soit laïc”, explique Wassim Nasr, spécialiste des groupes islamistes.

Source: francetvinfo.fr

Yémen: les rebelles demandent l’arrêt des raids avant une reprise des pourparlers

Les rebelles au Yémen ont exigé l’arrêt total des raids aériens de la coalition menée par l’Arabie saoudite avant une éventuelle reprise des pourparlers sous l’égide de l’ONU, au lendemain de l’annonce par Ryad de la fin des frappes, qui se sont pourtant poursuivies mercredi.

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Mardi soir, Ryad a annoncé la fin de la campagne aérienne menée depuis le 26 mars pour stopper l’avancée à travers le Yémen des rebelles chiites Houthis, soutenus par l’Iran, et déclaré l’ouverture d’une nouvelle phase politique et humanitaire. Le blocus maritime du Yémen reste par contre maintenu.

Cela n’a pas empêché la coalition – qui s’est réservé le droit de mener de nouvelles frappes si des mouvements rebelles se faisaient menaçants – de cibler plusieurs positions Houthis mercredi près de Taëz et à Wahat (sud).

L’Arabie saoudite “répondra” en cas d’action “agressive” des Houthis, a déclaré dans la soirée depuis Washington l’ambassadeur saoudien aux Etats-unis, Adel Al-Joubeir.

Quelques heures auparavant, les Houthis ont demandé un arrêt total des raids, la levée du blocus, et des pourparlers sous l’égide de l’ONU.

“Après un arrêt complet de l’agression contre le Yémen et la levée du blocus (aérien et maritime), nous exigeons la reprise du dialogue politique, là où il s’était arrêté (…), sous le parrainage des Nations unies”, a déclaré Mohammed Abdelsalam, porte-parole des rebelles, dans un communiqué.

Il a aussi salué “les efforts positifs” des Nations unies et leur “soutien déclaré au dialogue national”.

– Vers un retour au dialogue ? –

Les rebelles ont libéré en signe de bonne volonté trois personnalités capturées le 25 mars dans le sud, dont le ministre de la Défense Mahmoud el-Soubeihi et le général Nasser Mansour Hadi, un frère du président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié en Arabie saoudite.

L’ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh, allié aux Houthis, a lui aussi bien accueilli la décision de Ryad et espéré que “tout le monde coopèrera pour revenir au dialogue et trouver des solutions.”

Dans un discours retransmis à la télévision depuis Ryad, le président Hadi a lui promis “la victoire”. “Nous allons bientôt retourner dans notre patrie, à Aden et à Sanaa”.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a “salué l’annonce par la coalition qu’elle soutient une reprise rapide du processus politique au Yémen et son engagement à protéger les civils et à faciliter l’accès de tous les Yéménites à l’aide humanitaire”.

“J’espère qu’il y aura une fin des combats dès que possible”, a ajouté M. Ban, se déclarant “prêt à fournir les facilités diplomatiques nécessaires pour résoudre cette crise par le dialogue”.

L’annonce de la coalition a été saluée aussi bien par Téhéran que par Washington, et le président Barack Obama a appelé l’Iran à contribuer à trouver un accord politique.

Faisant le bilan des dernières semaines, le ministère saoudien de la Défense a estimé que les frappes aériennes étaient parvenues “avec succès à éliminer les menaces pesant sur la sécurité de l’Arabie saoudite et des pays voisins”.

Mais en dépit du succès revendiqué par Ryad, la capitale Sanaa et d’autres secteurs restent aux mains des rebelles et de violents affrontements continuent de secouer le sud du pays.

– Situation humanitaire ‘catastrophique’ –

Quant à la situation humanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) l’a qualifiée de “tout à fait catastrophique”.

“La résilience des Yéménites atteint un point de rupture”, a déclaré depuis Genève Robert Mardini, qui dirige les opérations du CICR au Moyen-Orient. “Au moins 50 personnes sont tuées et environ 500 blessées chaque jour, et le nombre de pertes civiles augmente de façon dramatique”, a-t-il ajouté.

La veille, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait mis en garde contre un effondrement imminent des systèmes de soins, et fait état de 944 morts et 3.487 blessés –civils et militaires– entre le 19 mars et le 17 avril.

Tout en annonçant l’arrêt des raids, la coalition a annoncé le début d’une nouvelle phase, baptisée “Redonner l’espoir”, en vue de la reprise du processus politique au Yémen, de la fourniture d’une aide humanitaire et de la “lutte contre le terrorisme”, dans un pays où Al-Qaïda reste très actif.

Sept membres présumés d’Al-Qaïda ont d’ailleurs été tués dans la nuit dans une attaque de drone américain contre leur voiture à Moukalla, capitale de la province du Hadramout (sud-est) contrôlée depuis début avril par le réseau extrémiste, selon des témoins.

Source: presseocean.fr

Attentat déjoué à Paris, un Algérien a été arrêté

Un Algérien de 24 ans, soupçonné de vouloir perpétrer un attentat contre « une ou deux églises », a été arrêté à Paris. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve l’a annoncé ce mercredi.
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L’homme interpellé aurait eu pour projet de s’attaquer à des églises dans la banlieue parisienne, selon le ministre de l’Intérieur. En garde à vue depuis dimanche, le suspect est blessé par balle et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu à Paris. Il a été arrêté en possession d’un important arsenal. Sa garde à vue pourrait durer jusqu’ à six jours, une durée dérogatoire prévue notamment en cas de risque de commission imminente d’acte terroriste.

Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, il s’agit de Sid Ahmed Ghlam, un étudiant en électronique, de nationalité algérienne, arrivé en France en 2010 dans le cadre du regroupement familial.

Tout commence dimanche matin. Un homme blessé par balle dans le 13e arrondissement de Paris appelle le SAMU et affirme avoir été agressé et perdre beaucoup de sang. Sur place, le SAMU appelle la police qui, suivant les traces de sang, a découvert une voiture contenant un arsenal de guerre : kalachnikov, arme de poing, gilet pare-balles, munitions et gyrophare. Le blessé reconnaît à l’hôpital, être le propriétaire du véhicule.

Selon le procureur, l’homme âgé de 24 ans, a expliqué s’être blessé seul en voulant se débarrasser de ses armes dans la Seine. Il est depuis plongé dans « un mutisme complet et invoque son droit au silence ».

Les policiers ont découvrent dans son appartement, dans le 13e arrondissement, des documents écrits « établissant sans ambiguïté que l’individu projetait de commettre un attentat, vraisemblablement contre une ou deux églises », a précisé Bernard Cazeneuve. Plusieurs armes et des gilets tactiques laissent penser qu’il aurait pu avoir des complices.

Le jeune homme est connu des services de renseignements pour avoir des « velléités de départ en Syrie » pour y rejoindre les rangs djihadistes, toujours selon le ministre de l’Intérieur. Le suspect est par ailleurs accusé du meurtre d’une professeure de fitness retrouvée morte dans sa voiture, dimanche, à Villejuif dans le Val-de-Marne. « Les investigations ont permis d’établir sa présence à Villejuif et son implication dans le meurtre de la jeune femme », a déclaré Bernard Cazeneuve. L’ADN du suspect, ainsi que des traces de sang, ont été retrouvés dans la voiture de la victime.

Source: afrik.com

Chine: accident meurtrier dans une mine de charbon du Shanxi

Alors que la Chine consomme environ la moitié de charbon produit sur la planète, un accident mortel s’est à nouveau produit dans l’une de ses mines. De nombreux ouvriers ont été piégés par une inondation des houillères qui a été fatale à au moins 16 d’entre eux. De nombreux sauveteurs sont toujours à pied d’œuvre.

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Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Six cents sauveteurs tentent encore de pomper des milliers de mètres cubes d’eau qui se sont infiltrés dans la mine dimanche soir et qui ont pris au piège 247 mineurs. La plupart ont pu sortir sains et saufs, mais 16 sont morts noyés et 5 autres restent encore prisonniers des flots qui ont inondé la houillère de Jiangjiawan, une mine située au cœur de l’exploitation minière du Shanxi, où le charbon est encore roi.

Avec 900 000 tonnes de charbon produites chaque année, le Datong Coal Mine Group  fait partie des acteurs économiques importants dans la région et dans un secteur entaché par la corruption et la priorité accordée aux impératifs de rendement. Pourtant, cette fois, l’entreprise a fermé toutes ses mines pour y vérifier les conditions de sécurité.

En attendant, les houillères chinoises restent parmi les plus dangereuses du monde même si le nombre de victimes est en baisse. L’année dernière, 931 « gueules noires » ont trouvé la mort, un chiffre qui est resté en dessous de la barre des 1 000 victimes, une première.

Source: RFI

L’armée choisit un nouveau système de paiement de solde

L’armée a choisi son nouveau système de paiement de soldes, qui sera mis en place graduellement à partir de 2017 pour remplacer le système Louvois, fiasco informatique et financier, a annoncé mercredi le ministère de la Défense.

Jean-Yves Le Dria ministre defense france visite soldat militaire

Le nouveau logiciel de paie des militaires, Source Solde, sera d’abord mis en service par la Marine nationale en 2017 puis, s’il s’avère “parfaitement” fonctionnel, s’étendra à “l’ensemble des armées et services” et “gèrera la solde de 250.000 militaires”, selon un communiqué.

“Le marché notifié, d’un montant global de 128 millions d’euros, couvre la réalisation, la mise en service ainsi que la maintenance corrective et évolutive du nouveau système pendant dix ans”, précise le ministère.

Source Solde remplacera Louvois (Logiciel unique à vocation interarmées de la solde), installé en 2011 dans l’armée de terre et la marine et dont les dysfonctionnements ont causé de nombreux retards de paiements et trop perçus.

A cause de ces retards, des familles de soldats se sont retrouvées en difficulté financière quand eux-mêmes étaient engagés sur des théâtres d’opérations en Afghanistan ou au Mali.

Les soldats surpayés, eux, devront restituer quelque 350 millions d’euros de sommes indues sur 2011-2014, selon des données communiquées par le ministère de la Défense en décembre 2014.

Selon le ministère, au moins 110.000 lettres ont été envoyées pour réclamer les trop versés de 2013, une démarche d’autant plus délicate que certains personnels ont depuis quitté l’armée, sont au chômage ou peinent à restituer des sommes déjà dépensées.

Ce bug géant est aggravé par l’extrême complexité du système de paie dans l’armée, qui compte pas moins de 174 primes et indemnités selon les spécialités et missions des soldats en France ou à l’étranger.

Du personnel a dû être recruté pour corriger manuellement les erreurs de Louvois qui ont coûté, chaque année, entre 150 et 200 millions d’euros au ministère de la Défense.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait qualifié ce dysfonctionnement de “désastre” et fait du règlement de ce dossier une priorité de son action.

Source: boursorama.com

Erdogan dénonce le virus de l’Etat islamique

Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi dans des propos d’une rare fermeté les agissements du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak en le qualifiant de “virus” destructeur pour la communauté musulmane.
recep tayyip erdogan turquie
“Daesh (l’acronyme arabe de l’EI) est un virus destiné à diviser et à détruire l’Oumma (la communauté des musulmans)”, a déclaré M. Erdogan lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien Fouad Massoum.

La Turquie a été souvent accusée ces derniers mois pour ne pas s’impliquer suffisamment dans la lutte contre les jihadistes, qui occupent de larges pans des territoires syrien et irakien le long de sa frontière sud.

“Une stratégie internationale est essentielle pour éradiquer cette mouvance. Même si nous parvenons à détruire Daesh, un autre groupe émergera sous un autre nom”, a ajouté le chef de l’Etat turc. “D’où viennent ses armes, ses moyens ? Nous devons nous concentrer là-dessus”, a-t-il insisté devant son hôte.

Le régime turc a été à de nombreuses reprises lui-même accusé de soutenir les groupes rebelles les plus radicaux hostiles au régime du président syrien Bachar al-Assad, sa bête noire, y compris le groupe Etat islamique. Ankara a toujours nié ces allégations.

Source: gnet.tn

Raids au Yémen en dépit de l’annonce de l’arrêt de la campagne aérienne

L’aviation de la coalition menée par l’Arabie saoudite a lancé mercredi de nouveaux raids contre des rebelles au Yémen en dépit de l’annonce la veille de la fin de la campagne aérienne pour soutenir les forces loyales au président en exil.

soldat militaire combat yemen arme

Les raids ponctuels de mercredi étaient destinés à desserrer l’étau autour de la Brigade 35 blindée, restée fidèle au président Abd Rabbo Mansour Hadi et dont le camp près de Taëz (sud-ouest) venait d’être investi par des rebelles chiites Houthis, soutenus par l’Iran.

Un rassemblement de ces derniers a aussi été visé dans cette même ville, la troisième du Yémen, et deux nouveaux raids ont pris pour cible des positions rebelles, toujours près de Taëz. Dans l’après-midi, un rassemblement de Houthis à Wahat (sud) a été pris pour cible, ont indiqué des sources militaires.

En proclamant mardi soir la fin de la campagne aérienne intensive déclenchée le 26 mars, l’Arabie saoudite a affirmé que la coalition se réservait le droit de bombarder, au cas par cas, des mouvements suspects d’insurgés, et le porte-parole de la coalition, le général Ahmed al-Assiri, a souligné que le blocus maritime serait maintenu.

L’annonce de l’arrêt des frappes a été saluée aussi bien par Téhéran que par Washington et le président Barack Obama a appelé l’Iran à contribuer à trouver un accord politique.

L’ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh, allié aux Houthis, a lui aussi bien accueilli la décision de Ryad et espéré que “tout le monde coopèrera pour revenir au dialogue et trouver des solutions, loin de paris qui peuvent s’avérer perdants et coûteux”.

Les Houthis n’ont pas immédiatement réagi mais ont libéré trois personnalités capturées le 25 mars dans le sud. Il s’agit du ministre de la Défense Mahmoud el-Soubeihi et de deux généraux, dont Nasser Mansour Hadi, un frère du président en exil.

– ‘Redonner l’espoir’ –

Selon le ministère saoudien de la Défense, les frappes aériennes sont parvenues “avec succès à éliminer les menaces pesant sur la sécurité de l’Arabie saoudite et des pays voisins”.

Il a fait état de la “destruction d’armes lourdes et de missiles balistiques qui avaient été saisis par la milice Houthie et les forces de (l’ex-président) Ali Abdallah Saleh dans des bases et camps de l’armée”.

Mais en dépit du succès revendiqué par Ryad la capitale Sanaa reste aux mains des rebelles et de violents affrontements continuent de secouer le sud du pays.

Simultanément à l’arrêt des raids, la coalition a annoncé le début d’une nouvelle phase, baptisée “Redonner l’espoir”, en vue de la reprise du processus politique au Yémen, de la fourniture d’une aide humanitaire et de la “lutte contre le terrorisme”, dans un pays où Al-Qaïda reste très actif.

La situation humanitaire a atteint un niveau alarmant, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde mardi contre un effondrement imminent des systèmes de soins, en raison de pénuries de médicaments et de coupures permanentes d’électricité.

L’OMS a fait état de 944 morts et 3.487 blessés –civils et militaires– au Yémen entre le 19 mars et le 17 avril.

– Sept membres d’Al-Qaïda tués –

Dans un discours retransmis à la télévision depuis Ryad où il est réfugié, le président Hadi a promis “la victoire”. “Nous allons bientôt retourner dans notre patrie, à Aden et à Sanaa”, a-t-il assuré.

L’annonce de la fin de la campagne aérienne est intervenue après des mouvements de l’US Navy, qui a rapproché un porte-avions du Yémen pour surveiller un convoi de navires iraniens soupçonnés de se diriger vers ce pays. Ce déploiement permet aux Etats-Unis de “préserver leurs options”, selon le Pentagone.

Après avoir salué la fin des bombardements, le Pakistan, qui n’a pas pris part à la coalition arabo-sunnite, a décidé de dépêcher une délégation de haut rang en Arabie saoudite pour discuter de la situation au Yémen.

Le Premier ministre Nawaz Sharif, le chef de l’armée Raheel Sharif, le ministre de la Défense Khawaja Asif et le numéro deux de la diplomatie pakistanaise Aizaz Ahmed Chaudhry sont attendus jeudi à Ryad.

Depuis le début de la crise au Yémen, le Pakistan tente de ménager son allié saoudien –qui lui fournit une précieuse aide économique et du pétrole au rabais– et son voisin iranien qui soutient la rébellion des Houthis.

Signe que les problèmes sont loin d’être réglés au Yémen, sept membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués dans la nuit dans une attaque de drone américain contre leur voiture à Moukalla, capitale de la province du Hadramout (sud-est) contrôlée depuis début avril par le réseau extrémiste, selon des témoins.

Les deux Mistral russes seront livrés ou remboursés, assure Hollande

Deux porte-hélicoptères de la classe Mistral stationnent à Saint-Nazaire, leur livraison à la Russie suspendue. “Vous aurez paiement ou remboursement”, a indiquéFrançois Hollande.

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La France, qui en possède trois, va-t-elle bientôt se retrouver avec cinq porte-hélicoptères de la Classe Mistral? Commandés par la Russie, le Vladivostok et le Sebastopol ne sont toujours pas livrés. Une décision en suspens tant que le conflit qui oppose l’Ukraine et les séparatistes soutenus par la Russie n’en pas à son dénouement.

“Selon les différentes hypothèses, vous aurez paiement ou remboursement”, a indiqué ce mercredi François Hollande lors d’une conférence de presse à l’Elysée avec le président ukrainien Petro Porochenko. Alors que la livraison des deux navires de guerre est suspendu, Vladimir Poutine a demandé le retour des montants déjà versés si les deux porte-hélicoptères ne devaient pas être livrés. Conclu en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le contrat est évalué à près d’1,2 milliard euros.

Rencontre vendredi entre Hollande et Poutine

“Si les bateaux ne sont pas livrés, je ne vois pas comment ils peuvent être payés, c’est quand même un principe assez simple, a souligné François Hollande. Soit vous livrez et vous êtes payés, soit vous ne livrez pas et vous devez rembourser ce qui a été payé et, en tout cas, vous ne pouvez pas demander à être payés en plus.” Et le chef de l’Etat d’ajouter: “De ce point de vue là, avec le président Poutine, nous sommes parfaitement au clair.”

Le président de la République doit rencontrer son homologue russe vendredi à Erevan, aux commémorations du génocide arménien. “Nous évoquerons toutes les hypothèses et, pour l’instant, je l’ai dit, la livraison du Mistral n’est pas possible”, a-t-il déclaré.
Source: lexpress.fr