La Turquie sous tension après une nouvelle attaque meurtrière visant la police

La police turque a tué mercredi une femme, apparemment porteuse de grenades, qui visait le quartier général de la police d’Istanbul, au lendemain d’une prise d’otage meurtrière dans un tribunal de la ville qui a placé le pays sous haute tension.

TURKEY-CRIME-JUSTICE-POLICE

Selon le gouverneur de la plus grande ville de Turquie, cette femme et un complice ont ouvert le feu en fin d’après-midi sur le bâtiment qui abrite la direction de la police, provoquant la riposte immédiate des agents en charge de sa protection.

“Une femme terroriste a été tuée lors de cet échange, elle portait sur elle une bombe et une arme à feu”, a indiqué Vasip Sahin, qui a ajouté qu’un policier avait été légèrement blessé pendant la fusillade.

Également blessé, le second assaillant a été arrêté peu après par les forces de l’ordre, selon les chaînes d’information NTV et CNN-Türk.

Les médias turcs ont précisé que la victime, dont l’identité et les motivations n’ont pas été immédiatement révélées, était porteuse de deux grenades à main.

Cette nouvelle attaque intervient moins de vingt-quatre heures après la dénouement sanglant d’une prise d’otage survenue dans un tribunal de la ville.

Après six heures de vaines négociations, la police est intervenue mardi contre deux militants armés proches d’un groupe marxiste radical qui y retenaient un magistrat et menaçaient de le tuer. Les deux preneurs d’otages été tués, ainsi que le procureur Mehmet Selim Kiraz, dans des circonstances qui restent à établir.

Mercredi matin, la police turque a lancé un important coup de filet qui a abouti à l’interpellation d’une trentaine d’étudiants à Antalya (sud), Izmir (ouest) et Eskisehir (centre), tous soupçonnés de liens avec le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) qui a revendiqué la prise d’otage.

Selon l’agence de presse Dogan, la police soupçonnait les personnes arrêtées de préparer des opérations similaires à celle menée au palais de justice d’Istanbul.

Interrogé par Dogan, un avocat des étudiants arrêtés à Antalya a démenti ces allégations.

– “Un héros” –

Considéré comme un mouvement terroriste par Ankara, le DHKP-C s’est illustré depuis le début des années 1990 par de nombreux attentats, ciblant notamment les autorités ou, en 2013, l’ambassade des Etats-Unis à Ankara.

A deux mois des élections législatives du 7 juin, le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu a promis mercredi la plus extrême fermeté contre ce qu’il a qualifié d'”alliance du mal”, dans laquelle il a rangé aussi bien les auteurs de l’attaque de mardi que les manifestants qui ont défié son régime dans la rue en 2013.

“Nous ne tomberons pas dans ce piège, nous ne leur sacrifierons pas ce pays (…) si quelqu’un manifeste le visage caché ou avec des cocktail Molotov, je le préviens, ce ne sera pas toléré !”, a-t-il tonné après avoir assisté aux obsèques du procureur.

Un peu plus tôt, des centaines de magistrats et d’avocats ont rendu hommage à leur collègue dans le palais de justice où il a trouvé la mort, sous une immense banderole proclamant “Nous ne t’oublierons pas, toi notre martyr”.

“C’est un héros”, a lancé de son côté le président Recep Tayyip Erdogan, qui a décidé d’écourter sa visite officielle en Roumanie en raison des événements. “Il est essentiel que ceux qui croient à la démocratie se lèvent contre ces attaques”, a-t-il lancé.

Le procureur Kiraz enquêtait depuis plusieurs mois sur les circonstances de la mort de Berkin Elvan, un adolescent de 15 ans décédé le 11 mars 2014 après 269 jours d’un coma provoqué par le tir d’une grenade lacrymogène de la police à Istanbul lors de la fronde antigouvernementale de juin 2013.

Selon les médias turcs, le commando qui a pris le magistrat en otage exigeait que les policiers à ses yeux responsables de la mort de Berkin Elvan fassent une “confession publique” et qu’ils soient traduits devant un “tribunal du peuple”.

Aucun policier n’a pour l’heure été mis en cause dans l’enquête sur sa mort.

En mars 2014, l’annonce de son décès avait fait descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues de Turquie. L’adolescent est devenu un symbole de la dérive autoritaire que ses adversaires reprochent à M. Erdogan.

Le chef de l’Etat s’est fixé comme objectif de rafler 400 des 550 sièges de députés lors des prochaines législatives, afin de pouvoir amender à son gré la Constitution.

L’Etat islamique pénètre pour la première fois dans la capitale syrienne

e groupe djihadiste Etat islamique (EI) a pénétré ce mercredi pour la première fois à Damas, un fief du régime syrien, en s’emparant d’une grande partie du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk.

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Ailleurs dans le pays en guerre depuis plus de quatre ans, des insurgés tentaient de prendre le dernier point de passage frontalier avec la Jordanie, dans le sud syrien.

Lors d’un assaut éclair, les djihadistes de Daesh se sont emparés de la majorité du camp Yarmouk, un quartier du sud de la capitale syrienne, a affirmé le directeur des affaires politiques de l’OLP en Syrie, Anouar Abdel Hadi, en faisant état de la poursuite de combats dans certains secteurs entre djihadistes et groupes palestiniens.

C’est la première fois que l’organisation djihadiste, qui contrôle depuis 2013 de vastes régions du nord syrien, pénètre dans la capitale syrienne.

Le camp, situé à environ sept km du centre de Damas, comptait 160.000 habitants syriens et palestiniens avant le début du conflit en mars 2011, contre 18.000 actuellement.

En février 2014, des groupes rebelles syriens s’en étaient retirés à l’issue d’un accord avec les groupes armés palestiniens anti-régime. Depuis l’armée l’assiégeait et les habitants souffraient de pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments.

«  Les combattants de l’EI se sont emparés de la plus grande partie du camp et sont arrivés à l’hôpital Palestine et la rue 15, au centre  », a dit le responsable de l’OLP.

Appel à protéger les civils

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a expliqué que les djihadistes s’y étaient infiltrés à partir de la localité rebelle Hajar al-Aswad, contiguë au camp, et fait état d’au moins deux morts dans les combats.

Selon cette ONG, l’armée a bombardé ensuite avec l’artillerie et l’aviation le camp et Hajar al-Aswad.

L’émergence de l’EI dans le conflit syrien a compliqué la donne car si le groupe extrémiste considère le régime de Damas comme son ennemi, il combat également les autres groupes rebelles, dans sa quête d’hégémonie territoriale.

D’après un militant du camp, l’EI a lancé l’assaut après l’arrestation de deux de ses membres dans le camp soupçonnés d’implication dans le meurtre d’un responsable du Hamas palestinien, imputé à l’EI.

Selon le militant et l’OSDH, le groupe qui tente de résister à l’EI dans le camp est celui des « Phalanges Aknaf Beit al-Maqdess », proche du Hamas, qui a réussi à reprendre du terrain sur l’EI.

Les intentions de l’EI, un mouvement responsable d’atrocités et accusé de crimes contre l’Humanité, n’étaient pas claires dans l’immédiat et si l’assaut du camp est l’objectif final à Damas.

Dans un communiqué, l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a demandé «  fermement à toutes les parties (en conflit) d’assurer la protection des civils à Yarmouk, de mettre fin aux combats, et de revenir à une situation permettant à ses équipes d’aider les habitants  ».

Source: lesoir.be

A un an des JO-2016, la police poursuit sa “pacification” des favelas

A un an des Jeux Olympiques de 2016, l’insécurité reste un enjeu majeur à Rio avec de nombreux policiers tués par des trafiquants et des affrontements réguliers entre bandes rivales, mais les autorités se montrent déterminées à “pacifier” les favelas.

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Mercredi, la police militarisée (PM) a commencé à remplacer les 3.000 soldats de l’armée qui occupaient depuis un an le complexe de 16 favelas “Maré”, situé près de l’aéroport international de Rio. 140.000 personnes vivent dans ce territoire de 7 km2, en bordure de la baie de Rio et de l’une des principales entrées de la ville.

La “pacification” avait commencé dans les favelas de Rio en 2008, en prévision de la coupe du monde de football de 2014.

Ces déploiements d’exception font place désormais à une gestion plus normale de la sécurité dans les favelas où sont implantées des Unités de police pacificatrice (UPP).

Le retrait de l’armée a commencé dans “les favelas Praia de Ramos et Roquette Pinto, qui sont les plus tranquilles”, comme le prévoyait l’accord signé avec le gouvernement, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la PM, le colonel Frederico Caldas.

Le gouvernement de Rio de Janeiro a investi depuis 2008 plusieurs favelas aux mains des trafiquants de drogue depuis 30 ans, avec le déploiement de 38 Unités de police pacificatrice (UPP) dans 264 favelas, où vivent plus d’un million et demi de personnes. Près de 10.000 policiers sont déjà déployés dans ces territoires.

“A partir de mai, nous entrerons dans (les favelas) Nova Holanda et Parque Uniao où nous nous attendons à de la résistance” de la part des trafiquants de drogue, “mais il n’y aura pas de recul” dans le processus de pacification dans cette zone, a ajouté le colonel Caldas.

– Un ‘patient fébrile’ –

La veille, le secrétaire à la sécurité de l’Etat de Rio, José Mariano Beltrame, avait déjà prévenu que l’entrée de la PM dans la Maré ne serait “pas facile”.

“Le programme de +pacification+ est arrivé dans des zones qui n’ont jamais eu l’attention de l’Etat. Le trafic y a créé des racines. Ce sont des régions où les crimes sont commis par des bandes qui en sont à la troisième génération de bandits”, a souligné M. Beltrame, cité par le quotidien O Globo.

Il a annoncé des “ajustements” à ce programme qui a fait chuter le taux d’homicides mais qui demande encore, selon lui, de meilleurs services sociaux et plus d’engagement de la part du gouvernement.

Les policiers qui arrivent dans la Maré feront face aux mêmes difficultés que ceux des grandes favelas déjà pacifiées, avec des bandes très organisées et de nombreuses armes en circulation, selon le secrétaire à la sécurité.

“La sécurité publique est une espèce de patient fébrile avec des pics de température, mais à un moment cette température va baisser”, a assuré M. Beltrame.

Le week-end dernier, des affrontements entre narcotrafiquants ont notamment eu lieu dans la favela Rocinha, dans le sud touristique de Rio, faisant six blessés dont deux policiers. Quatre suspects ont aussi été tués par la police dans deux autres favelas. En janvier seulement, 3 personnes ont été tuées et 22 blessées par des balles perdues.

“Il existe un climat de pessimisme par rapport à la pacification. Mais si cela ne marche pas, tout le monde y perdra, la police, la société, tout le monde”, a prévenu le colonel Caldas.

Raimundo Donato, un chauffeur routier de 57 ans qui vit dans la favela Praia de Ramos, se montre optimiste : “les choses vont s’améliorer avec l’arrivée des UPPs qui vont s’occuper de la favela. Ça va vraiment être mieux maintenant”, a-t-il dit à l’AFP.

Source: tv5monde.com

Alpes françaises : 5 morts dans deux accidents

En France, ce mercedi aura été une journée meurtrière dans les Hautes-Alpes. 5 personnes au total sont mortes dans deux drames différents.

helicopteur secour medecin gendarmerie france

Le premier s’est produit dans le massif des Ecrins, près du Pic de Neige Cordier. Une avalanche a emporté plusieurs skieurs de randonnée. Trois sont morts. Il s’agit de 2 Autrichiens et d’un Italien. Un 4ème a été hospitalisé à Grenoble dans une situation critique. Les victimes faisaient partie d’un groupe de skieurs étrangers, encadrés par un guide.
D’importants moyens de secours ont été déployés.

L’autre drame s’est produit dans le massif du Dévoluy. Deux skieurs de randonnée ont été retrouvés morts au lieu dit “les Aiguilles du Mas”. Les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’ils auraient dévissé.

D’après des chiffres officiels, 34 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la saison de ski. Ces décès ont été causés essentiellement par des avalanches.

Source: euronews

John Kerry restera à Lausanne jusqu’à jeudi

Le secrétaire d’Etat américain restera «au moins jusqu’à jeudi matin» dans la capitale olympique. Les négociateurs de l’Iran et des pays du P5 1 jouent les prolongations pour tenter de trouver un accord politique sur le programme nucléaire de la République islamique.

secrétaire Etat américain John Kerry

«Nous continuons d’enregistrer des progrès, mais nous ne sommes pas parvenus à un accord politique», a déclaré Marie Harf. «Par conséquent, le secrétaire Kerry restera à Lausanne au moins jusqu’à jeudi matin pour poursuivre les négociations.»

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a lui aussi décidé de passer une nuit supplémentaire à Lausanne.

Leur homologue français, Laurent Fabius, a pour sa part regagné Paris mercredi matin mais a indiqué qu’il repartirait en Suisse «dès que nécessaire».

Source: ats

TURQUIE. Le quartier général de la police à Istanbul attaqué

La police a tué une femme qui attaquait le quartier général de la police à Istanbul. Selon les médias turcs, le second assaillant a été arrêté peu après par les forces de l’ordre.

 TURKEY-CRIME-JUSTICE-POLICE

La police turque a tué mercredi 1er avril une femme, apparemment porteuse de grenades, qui visait le quartier général de la police d’Istanbul. Une attaque qui intervient au lendemain d’une prise d’otage meurtrière dans un tribunal de la ville et qui a placé le pays sous haute tension.

Selon le gouverneur de la plus grande ville de Turquie, cette femme et un complice ont ouvert le feu en fin d’après-midi sur le bâtiment qui abrite la direction de la police, provoquant la riposte immédiate des agents en charge de sa protection.

“Elle portait sur elle une bombe”

“Une femme terroriste a été tuée lors de cet échange, elle portait sur elle une bombe et une arme à feu”, indique Vasip Sahin, qui a ajouté qu’un policier avait été légèrement blessé pendant la fusillade.

Également blessé, le second assaillant a été arrêté peu après par les forces de l’ordre, selon les chaînes d’information NTV et CNN-Türk.

Les médias turcs ont précisé que la victime, dont l’identité et les motivations n’ont pas été immédiatement révélées, était porteuse de deux grenades à main.

Cette nouvelle attaque intervient moins de vingt-quatre heures après la dénouement sanglant d’une prise d’otage survenue dans un tribunal de la ville.

La mort d’un procureur pris en otage

Après six heures de vaines négociations, la police est intervenue mardi contre deux militants armés proches d’un groupe marxiste radical qui y retenaient un magistrat et menaçaient de le tuer.

Les deux preneurs d’otages été tués, ainsi que le procureur Mehmet Selim Kiraz, dans des circonstances qui restent à établir.

Mercredi matin, la police turque a lancé un important coup de filet qui a abouti à l’interpellation d’une trentaine d’étudiants à Antalya, Izmir et Eskisehir, tous soupçonnés de liens avec le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) qui a revendiqué la prise d’otage.

Selon l’agence de presse Dogan, la police soupçonnait les personnes arrêtées de préparer des opérations similaires à celle menée au palais de justice d’Istanbul.

Interrogé par Dogan, un avocat des étudiants arrêtés à Antalya a démenti ces allégations.

Considéré comme un mouvement terroriste par Ankara, le DHKP-C s’est illustré depuis le début des années 1990 par de nombreux attentats, ciblant notamment les autorités ou, en 2013, l’ambassade des Etats-Unis à Ankara.

L'”alliance du mal” selon Davutoglu

A deux mois des élections législatives du 7 juin, le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu a promis mercredi la plus extrême fermeté contre ce qu’il a qualifié d'”alliance du mal”, dans laquelle il a rangé aussi bien les auteurs de l’attaque de mardi que les manifestants qui ont défié son régime dans la rue en 2013.

“Nous ne tomberons pas dans ce piège, nous ne leur sacrifierons pas ce pays si quelqu’un manifeste le visage caché ou avec des cocktail Molotov, je le préviens, ce ne sera pas toléré !”, a-t-il tonné après avoir assisté aux obsèques du procureur.

Un peu plus tôt, des centaines de magistrats et d’avocats ont rendu hommage à leur collègue dans le palais de justice où il a trouvé la mort, sous une immense banderole proclamant “Nous ne t’oublierons pas, toi notre martyr”.

“C’est un héros”, a lancé de son côté le président Recep Tayyip Erdogan, qui a décidé d’écourter sa visite officielle en Roumanie en raison des événements. “Il est essentiel que ceux qui croient à la démocratie se lèvent contre ces attaques”, a-t-il lancé.

Le procureur Kiraz enquêtait depuis plusieurs mois sur les circonstances de la mort de Berkin Elvan, un adolescent de 15 ans décédé le 11 mars 2014 après 269 jours d’un coma provoqué par le tir d’une grenade lacrymogène de la police à Istanbul lors de la fronde antigouvernementale de juin 2013.

“Tribunal du peuple”

Selon les médias turcs, le commando qui a pris le magistrat en otage exigeait que les policiers à ses yeux responsables de la mort de Berkin Elvan fassent une “confession publique” et qu’ils soient traduits devant un “tribunal du peuple”.

Aucun policier n’a pour l’heure été mis en cause dans l’enquête sur sa mort.

En mars 2014, l’annonce de son décès avait fait descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues de Turquie. L’adolescent est devenu un symbole de la dérive autoritaire que ses adversaires reprochent à Recep Tayyip.

Le chef de l’Etat s’est fixé comme objectif de rafler 400 des 550 sièges de députés lors des prochaines législatives, afin de pouvoir amender à son gré la Constitution.

Source: tempsreel.nouvelobs.com

Ces non-dits de l’Iran qui plombent les pourparlers

NucléaireLes négociations à Lausanne ont du mal à aboutir. Le passé dissimulateur de Téhéran n’y est pas pour rien.

 john  Kerry secretaire etat americain conference negociation nucleaire iranien

Faut-il se fier à Téhéran? Peut-on vraiment être sûr qu’un accord nucléaire à Lausanne permettrait de s’assurer que l’Iran ne se dotera jamais de l’arme atomique? Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n’en croit pas un mot. La monarchie saoudienne non plus. Même parmi les puissances occidentales, le doute est permis. Mercredi, un accord nucléaire paraissait introuvable, même au lendemain de la date butoir. Difficile de lever toute sanction contre un pays qui a souvent dissimulé ses installations sensibles. Voyez plutôt.

1. Le secret de Natanz

Le premier choc a lieu en 2002. Un dissident iranien révèle l’existence de deux sites nucléaires: une installation d’enrichissement d’uranium à Natanz (en partie souterraine) et un réacteur à eau lourde à Arak, susceptible de fournir à terme du plutonium. Il s’agit des deux voies possibles pour fabriquer l’arme atomique.

En 2003, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confir­me que depuis dix-huit ans l’Iran développe en secret son programme nucléaire. Téhéran jure qu’il est destiné à un usage strictement civil et qu’il était caché parce que les Etats-Unis voulaient priver la République islamique de l’accès à l’énergie nucléaire. Pour rétablir la confiance, l’Iran suspend l’enrichissement d’uranium. En 2005, le président Mahmoud Ahmadinejad le redémarre.

2. Fordo sous la montagne

En 2009, l’Iran annonce à l’AIEA qu’un autre site d’enrichissement d’uranium est en construction, sans préciser où. En fait, Téhéran limite les dégâts: les services occidentaux observaient depuis 2006 le chantier clandestin de Fordo, creusé sous la montagne près de la ville de Qom. Assez grand pour accueillir 3000 centrifugeuses et produire une tête nucléaire par an, à l’abri de frappes aériennes.

3. L’uranium très enrichi

En 2010 l’Iran, qui sait enrichir l’uranium à 3,5% (pour un usage civil), annonce qu’il est capable d’aller jusqu’à 20%, officiellement pour servir de combustible à un réacteur de recherche médicale à Téhéran. Mais techniquement, cela permet aussi de monter très vite à 90% (pour une bombe).

4. L’inquiétant Lavizan

En février dernier, des opposants iraniens en exil ont dénoncé «l’existence d’un programme nucléaire parallèle et secret» enterré sous une base militaire dans les faubourgs de Téhéran. Baptisé «Lavizan-3», ce site caché servirait depuis 2008 à développer des centrifugeuses plus sophistiquées pour l’enrichissement d’uranium. Impossible de confirmer. Mais le même groupe avait dévoilé l’existence de Natanz et de Fordo.

Source: TDG

Thaïlande: loi martiale levée, l’armée garde les pleins pouvoirs

La Thaïlande a levé mercredi soir la loi martiale instaurée en mai dernier, après l’approbation du roi, mais l’a remplacé par un décret octroyant des pouvoirs étendus à l’armée, un signe très inquiétant estiment les défenseurs des droits de l’Homme.

La Palestine, membre de la CPI

La Palestine est devenue formellement mercredi membre de la Cour pénale internationale (CPI), trois mois après l’acceptation de sa demande.

Riad al Malk ministre affaires etrangeres palestinien nabil abuznaid ambassadeur palestinien pays bas

La cérémonie s’est déroulée à La Haye, en présence du ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki.

Cette adhésion permet aux Palestiniens de poursuivre les dirigeants israéliens pour crimes de guerre ou crimes liés à l’occupation.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a autorisé la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, à enquêter sur des crimes présumés commis dans les Territoires palestiniens depuis juin 2014.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté fin 2014 un projet de résolution mettant fin à l’occupation israélienne dans les trois ans.

Source: BBC

Nicolas Sarkozy arrive chez les juges au pôle financier du TGI de Paris

LE SCAN POLITIQUE – Convoqué mardi par les juges dans l’affaire de la pénalité qui lui a été infligée après l’invalidation de ses comptes de campagne de 2012, Nicolas Sarkozy a obtenu un report à la dernière minute. Il est finalement arrivé mercredi, en toute discrétion.

Nicolas Sarkozy ex president francais interview

24 heures après, il est arrivé au pôle financier du Parquet de Paris. Nicolas Sarkozy a répondu, mercredi, à sa convocation en vue d’une possible mise en examen dans l’affaire de la pénalité qui lui a été infligée après l’invalidation de ses comptes de la campagne présidentielle de 2012. L’amende avait été payée par l’UMP, ce qui avait amené le parquet de Paris à ouvrir une enquête pour «abus de confiance», «complicité» et «recel». En décembre dernier, l’ex-chef de l’État avait finalement remboursé les 363.615 euros avancés par son parti. «J’espère de tout cœur qu’il fera prévaloir son bon droit», a aussitôt réagi Alain Juppé, interrogé sur Europe 1.

Initialement, Nicolas Sarkozy devait être convoqué mardi. Mais c’est devant les sénateurs UMP qu’il est apparu plutôt que devant les juges Renaud Van Ruymbeke et Serge Tournaire. À 9 heures 30, aucune voiture ne s’était présentée devant la horde de journalistes qui attendaient l’ex-chef de l’État devant l’institution judiciaire. Via son avocat, Nicolas Sarkozy avait obtenu un report, s’agaçant que la date de sa convocation ait fuité dans la presse.

Dans cette affaire, Jean-François Copé a déjà été mis en examen en février dernier. Il était président de l’UMP lorsque le parti a réglé la pénalité.

Par Le Scan politique – lefigaro.fr

Source: Le Figaro

Yémen: au moins 62 enfants tués depuis une semaine dans les combats

Au moins 62 enfants ont été tués et 30 autres blessés dans les combats au Yémen depuis une semaine, a annoncé l’Unicef mardi.

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“Les enfants doivent absolument être protégés, et toutes les parties dans ce conflit devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les enfants”, a déclaré Julien Harneis, représentant de l’Unicef pour le Yémen, qui se trouve actuellement en Jordanie.

“Les combats ont gravement endommagé les services sanitaires les plus rudimentaires ainsi que le système éducatif”, souligne encore l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, dans ce communiqué.

Et l’organisation de citer “l’insécurité alimentaire généralisée et la malnutrition” comme problèmes affectant les plus jeunes.

Le Yémen est en proie à de violents combats et, depuis jeudi dernier, l’Arabie saoudite bombarde les rebelles chiites houthis et leurs alliés qui contrôlent de vastes régions du pays.

Preuve de la précarité de la situation: l’ONU a retiré du Yémen la totalité de son personnel étranger et installé son émissaire Jamal Benomar en Jordanie.

Les Nations unies soutiennent le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s’était réfugié dans son fief d’Aden (sud du Yémen) après avoir fui la capitale Sanaa, avant de s’installer en Arabie saoudite la semaine dernière.

Turquie: décès du procureur blessé lors d’une prise d’otage à Istanbul

Le magistrat turc grièvement blessé lors de l’opération de la police qui a mis fin mardi soir à sa séquestration dans un tribunal d’Istanbul par des militants armés d’un groupe d’extrême gauche est décédé des suites de ses blessures, ont annoncé ses médecins.

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Le procureur Mehmet Selim Kiraz “était gravement touché lorsqu’il est arrivé (à l’hôpital) mais nous l’avons perdu malgré tous nos efforts”, ont-ils indiqué lors d’une déclaration télévvisée.

La mission militaire contre l’EI ne suffira pas, selon un comité

Alors que le Canada se prépare pour une opération élargie contre le groupe extrémiste État islamique en Irak et en Syrie, le comité des affaires étrangères à majorité conservatrice appelle le gouvernement à concevoir une stratégie allant au-delà des éléments militaires.

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Le rapport du comité explorant l’intervention du Canada contre l’État islamique a été déposé discrètement, lundi, peu avant l’adoption par les députés à la Chambre des communes de la motion du gouvernement sur le prolongement de l’intervention militaire pour une autre année. La motion a été adoptée à 142 voix contre 129 voix, l’opposition exprimant son refus relativement à l’absence de nouvelles mesures humanitaires et au flou sur l’objectif ultime de la mission militaire.

Le comité a déterminé que des avancées sur des questions sociales plus larges seraient nécessaires pour écarter de façon durable l’État islamique des secteurs peuplés et éliminer tout soutien local au groupe armé.

Selon le rapport, une victoire durable devra inclure l’implantation de réformes de sécurité et de gouvernance en Irak, et la formation et le déploiement de forces de sécurité irakiennes efficaces et imputables en mesure de reconquérir et de conserver le terrain perdu dans toutes les régions de l’Irak.

Durant le débat sur la motion du prolongement de la mission, les conservateurs ont argué qu’ils ne percevaient pas la solution à la menace de l’État islamique comme étant uniquement militaire, mais qu’aucun développement véritable ne pouvait survenir avant la stabilisation de la situation sécuritaire sur le terrain.

Le comité a semblé en désaccord avec cette vision des choses, faisant valoir que le moment était venu de se pencher sur un plan de développement.

«Le comité recommande que le gouvernement du Canada conçoive une stratégie à long terme pour guider son intervention au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ancrée sur des objectifs de soutien à la bonne gouvernance, de développement du pluralisme et d’élargissement des occasions économiques, particulièrement en ce qui a trait à la jeunesse», indique le rapport.

Le gouvernement Harper est déjà investi dans plusieurs des initiatives proposées, bien que certains des fonds promis – 5 millions $ pour aider les victimes de violence sexuelle, par exemple – n’aient pas encore été dépensés.

Jusqu’à maintenant, le gouvernement a dépensé près de 100 millions $ en Irak, la plupart des fonds allant à l’aide humanitaire directe, tandis que 700 millions $ ont été dépensés en Syrie, aussi principalement pour l’aide d’urgence.

Source: lapresse.ca

Pérou: une affaire d’espionnage fait tomber le gouvernement

La chef du gouvernement péruvien Ana Jara a été renversée par une motion de censure, une première en 50 ans, après des révélations sur l’espionnage de parlementaires, journalistes, hommes d’affaires et citoyens ordinaires par les services de renseignement.

president peruvien Ollanta Humala Premier ministre Ana Jara Lima

Le Président Ollanta Humala a maintenant 72 heures pour désigner un Premier ministre. Pour la septième fois.

Ce choix devra ensuite être confirmé par le Congrès alors que son parti ne dispose pas de la majorité. En cas d’échec, le Président pourrait alors dissoudre le Parlement et convoquer des élections législatives.

Après cinq heures de débat lundi soir, le Congrès péruvien a voté la censure contre la première ministre Ana Jara, 46 ans, par 72 voix pour, 42 contre et deux abstentions.

La proposition de motion de censure avait été présentée le 20 mars par l’opposition, motivée par l’intervention considérée peu convaincante d’Ana Jara au Congrès après les révélations dans la presse sur l’espionnage de congressistes, personnalités politiques (membres du parti au pouvoir et opposants), journalistes, hommes d’affaires et citoyens ordinaires par les services de la Direction nationale du renseignement (Dini).

Celle-ci a été fermée temporairement le mois dernier sur décision du gouvernement.

Pour sa défense, Ana Jara avait alors expliqué avoir ordonné une enquête, assurant que cette affaire d’espionnage remontait à la présidence antérieure d’Alan Garcia (droite).

Le scandale baptisé “Dinileaks” avait été pris de l’ampleur le 19 mars avec la publication par l’hebdomadaire Correo Semanal d’une liste de noms de personnes faisant l’objet de surveillance.

– Président affaibli –

Ana Jara avait également insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’espionnage mais de “compilation d’informations publiques”.

“Cela remonte à 2005. Ca s’est passé sous la présidence de Alejandro Toledo (2001-2006, ndlr), sous celle de Alan Garcia (1985-1990 puis 2006-2011, ndlr) et rien n’a été fait. Aujourd’hui, celle qui prend l’initiative (d’enquêter), vous voulez la censurer”, a déclaré durant le débat parlementaire Victor Isla, député du parti au pouvoir.

“Bien qu’elle n’ait pas donné d’instructions (pour faire espionner), il est évident qu’en politique, il faut assumer les responsabilités”, a rétorqué le parlementaire d’opposition Javier Bedoya.

C’est la première fois depuis 1963 que le Congrès péruvien censure un chef de gouvernement.

“Je remercie le Seigneur Jésus de m’avoir donné l’occasion de servir le pays”, a écrit Ana Jara, une fervente évangéliste, sur son compte Twitter apprenant le résultat du vote.

Pour sa part Nadine Heredia, épouse du président Humala, et présidente du parti au pouvoir, a jugé que le vote de censure “était un exemple lamentable de chantage politique sans tenir compte des conséquences pour le pays”, sur son compte Twitter.

A moins d?un an de l’élection présidentielle, il s’agit de la plus grande crise politique que doit affronter le président, un ancien militaire nationaliste de centre-gauche au pouvoir depuis 2011, au plus bas dans les sondages.

“Nous sommes en présence d’un gouvernement très affaibli, ce qui vient de se passer au Congrès le démontre clairement”, a estimé Luis Benavente, directeur de l’institut d’opinion Vox Populi.

“Le président Humala doit maintenant bien gérer sa parole, se concentrer sur les programmes sociaux et penser à la gestion de ce qu’il reste de son mandat”, a-t-il dit à l’AFP.

En février dernier, il avait déjà procédé à un remaniement ministériel, remplaçant notamment le ministre de l’Intérieur, le polémique et populaire général à la retraite Daniel Urresti nommé en juin dernier, et qui fait l’objet de poursuites pénales pour son implication présumée dans le meurtre d’un journaliste en 1991.

A 13 mois de la prochaine élection présidentielle, la cote de popularité d’Humala est tombée à 25% d’opinions favorables.

Prise d’otage au tribunal d’Istanbul: Les deux terroristes tués, le procureur retenu en otage gravement blessé

20h30: Dernière info: Les deux terroristes ont été tués et le procureur est gravement blessé, a annoncé le chef de la police d’Istanbul. Le procureur subit actuellement une intervention chirurgicale, son état est critique. La police a négocié durant six heures et a ouvert le feu en entendant des tirs à l’intérieur du bureau où était retenu le procureur.

Prosecutor of Berkin Elvan case held hostage in Istanbul courthouse

Après une première explosion entendue vers 19h30 , une fusillade nourrie a éclaté à l’intérieur du palais de justice de Caglayan, suggérant une intervention des unités d’intervention de la police contre les preneurs d’otages, membres d’un parti d’extrême gauche. Une vingtaine de coups de feu au moins ont été entendus depuis l’extérieur du bâtiment, rapidement enveloppé d’épaisses fumées, et des ambulances se sont pressées aux portes du bâtiment, selon les journalistes de l’AFP. Les autorités présentes sur place n’ont pas immédiatement confirmé le déclenchement de l’opération, ni précisé son issue.

Ultimatum expiré

Un procureur était retenu en otage à Istanbul depuis le début de l’aprés-midi, dans le tribunal, par des hommes armés. Des coups de feu ont été entendus lors de la prise d’otage, qui se déroule dans une salle du palais de justice de Caglayan. Les forces spéciales se sont massées aux abords du palais de justice de Caglayan, alors que les preneurs d’otages avaient fixé un ultimatum à 15h35 heure d’Istanbul, soit 14h35 heure de Paris. Le Premier ministre turc a convoqué une réunion d’urgence avec ses ministres de l’Intérieur et de la Justice. Les négociations avec les preneurs d’otages ont duré toute l’aprés-midi.

Peu après 17h, les preneurs d’otage ont parlé à une chaîne de télévision kurde, expliquant que le temps imparti pour répondre à leurs demandes s’écoulait et qu’ils préféraient mourir plutôt que se rendre. «Nous avons atteint les dernières minutes. Si nos souhaits ne sont pas réalisés, nous punirons le procureur. S’il y a une intervention, nous nous battrons jusqu’à la dernière balle», ont-ils déclaré à Med Nuce.

Une immense coupure de courant dans toute la Turquie aurait permis à un membredu groupe marxiste clandestin Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), connu pour avoir mené de nombreux attentats en Turquie depuis les années 1990, de s’introduire dans le palais de justice et prendre en otage le procureur.

D’après le journal turc Hurriyet, le procureur pris en otage est Mehmet Selim, qui s’occupe notamment de l’enquête sur la mort d’un adolescent de 15 ans, Berkin Elvan, abattu par la police lors d’une manifestation en juin 2013. Il avait été frappé par une cartouche de gaz lacrymogène tirée en pleine tête. Les preneurs d’otages demandent la condamnation des policiers turcs impliqués dans cette affaire et la reconnaissance publique, à la télévision, de leur faute. Ils menacent d’abattre le procureur si leurs demandes ne sont pas entendues.

Le cas de Berkin Elvan est devenu un symbole de la violente répression exercée par le pouvoir en 2013 et celui de la dérive autoritaire que lui reprochent ses détracteurs. Erdogan l’avait publiquement qualifié de «terroriste».

Source: 20minutes.fr

Crash A320: le copilote avait informé Lufthansa d’un épisode dépressif

Le copilote de l’A320 de Germanwings soupçonné d’avoir provoqué le crash qui a fait 150 morts dans les Alpes françaises avait informé en 2009 le centre de formation de Lufthansa qu’il avait connu un “épisode dépressif sévère”, a annoncé mardi la compagnie allemande.

crash explosion avion vol Airbus A320 compagnie Germanwings trajectoire

Lufthansa, maison-mère de Germanwings, explique dans un communiqué avoir transmis au parquet de Düsseldorf, en charge de l’enquête allemande sur les causes du crash du 24 mars, des “documents supplémentaires” confirmant qu’Andreas Lubitz avait informé son école de pilotage en 2009 qu’il avait connu un “épisode dépressif sévère”, mais qu’il avait ensuite obtenu un certificat médical d’aptitude au vol.

La compagnie affirme avoir transmis “dans l’intérêt d’une élucidation rapide et sans faille” des circonstances du drame, ces informations qu’elle a indiqué avoir obtenues “après de nouvelles recherches internes”.

Lufthansa a ainsi donné au parquet des documents concernant la formation au pilotage de M. Lubitz, “des documents médicaux” ainsi que “la correspondance par courriels entre le copilote et l’école de pilotage”.

C’est dans cette correspondance que le jeune homme fournit en 2009 des documents médicaux qui établissent qu’il est en capacité de reprendre sa formation mais qu’il a souffert auparavant d’un “épisode dépressif sévère”.

Le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, qui doit se rendre mercredi à proximité du lieu du drame pour se recueillir et rendre hommage aux équipes sur place, avait affirmé la semaine passée ne pas avoir “le moindre indice” sur les motivations du copilote.

M. Spohr avait également souligné que le copilote avait interrompu sa formation pendant “plusieurs mois” il y a six ans pour une raison que le PDG avait déclaré ne pas avoir le droit de révéler.

Andreas Lubitz avait par la suite repassé tous les tests d’aptitude nécessaires et bouclé avec succès sa formation. Il était “à 100% capable de piloter” un avion, avait assuré M. Spohr.

Irak: les djihadistes détiennent toujours des secteurs de Tikrit (coalition)

Le groupe Etat islamique (EI) contrôle toujours des secteurs de Tikrit dont le gouvernement irakien vient d’annoncer la “libération” au terme d’un mois de combats, a affirmé mardi la coalition internationale menant des frappes dans le secteur depuis quelques jours.

sniper tireur arme soldat militaire irak

“Certains secteurs de la ville sont toujours sous le contrôle de (l’EI) et un travail important reste à faire”, a affirmé Kim Michelsen, porte-parole de la coalition conduite par les Etats-Unis et réunissant une soixantaine de pays, dans un courriel envoyé à l’AFP.

Les forces irakiennes ont annoncé plus tôt qu’elles étaient parvenues à reprendre la ville irakienne de Tikrit aux mains des djihadistes, selon le Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi.

Les promesses de dons ont atteint 3.8 M $

Les promesses de dons en faveur de la Syrie émanant des pays ayant participé à une conférence mardi au Koweït ont atteint 3,8 milliards de dollars, a annoncé mardi le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon.

“Les promesses de dons ont totalisé 3,8 milliards (…) Ce sont des promesses très généreuses”, a déclaré M. Ban à la clôture de la troisième conférence internationale des donateurs pour l’aide humanitaire à la Syrie qui s’est tenue au Koweït.

Par ailleurs, des djihadistes du groupe État islamique (EI) ont exécuté mardi au moins 38 personnes, dont des enfants, dans un raid contre un village mixte de la province de Hama, au centre de la Syrie, selon une ONG.

“L’EI a effectué mardi un raid contre le village de Majoubé, où cohabitent des sunnites, des alaouites et des ismaélites. Ils ont exécuté par balles, brûlé et décapité au moins 38 personnes, dont des femmes et des enfants”, a affirmé à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane.

Source: AFP

 

Nucléaire iranien: les tractations pourraient se prolonger mercredi

De dures négociations entre les grandes puissances et l’Iran se poursuivaient toujours mardi à Lausanne, à quelques heures de l’expiration symbolique d’un délai fixé pour parvenir à un compromis sur le nucléaire, mais les tractations pourraient continuer mercredi, selon les Américains.

john  Kerry secretaire etat americain conference negociation nucleaire iranien

“Nos experts et diplomates travaillent sans relâche pour voir si nous pouvons parvenir à un accord. Nous continuerons bien sûr à travailler si nous continuons à faire des progrès, y compris demain, si c’est utile”, a déclaré mardi en début de soirée un haut responsable du Département d’Etat, précisant qu’aucun départ de la délégation américaine n’avait été planifié.

L’expiration théorique du délai pour parvenir à un compromis est mardi minuit, mais les négociateurs continuent à travailler d’arrache-pied pour résoudre les points de blocage.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui avait quitté la Suisse la veille, est revenu en fin d’après-midi mardi retrouver ses pairs au palace Beau Rivage, où peu d’informations filtraient sur l’état d’avancée des discussions.

“On avance, mais lentement, vu la complexité des questions”, a déclaré lors d’une pause un des négociateurs iraniens, Behrouz Kamalvandi.

“Ce n’est pas réglé”, avait déclaré dans la matinée une source diplomatique occidentale, ajoutant que les discussions allaient se poursuivre toute la journée et qu’un accord restait possible.

Les pays du P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) et l’Iran tentent de parvenir à un accord d’étape ou à une entente de principe pour pouvoir continuer les négociations.

Ce compromis, dont on ignore encore la forme qu’il pourrait prendre (déclaration politique, document partiellement publié..) constitue une étape fondamentale sur la route d’un accord final, avec tous les détails et annexes techniques, dont l’échéance a été fixée au 30 juin.

L’objectif de l’accord est de s’assurer que l’Iran, dont le programme nucléaire inquiète la communauté internationale depuis le début des années 2000, ne cherchera pas à se doter de la bombe atomique, en échange d’une levée des sanctions qui étranglent son économie.

Un échec mardi ne signifierait pas automatiquement la rupture et la fin de toutes les négociations, soulignent les protagonistes de part et d’autre.

Mais tous s’accordent à dire que la situation serait beaucoup plus compliquée et difficile, un échec des discussions de Lausanne ne pouvant que conforter les opposants à un accord, de Washington à Téhéran, en passant par Jérusalem ou Riyad.

Pour la troisième journée consécutive, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est monté au créneau, affirmant qu’un accord à Lausanne ouvrirait la voie à un Iran nucléaire, et jurant qu’Israël ferait “tout” pour défendre sa sécurité.

Le chef de la diplomatie saoudienne Saoud Al-Fayçal a pour sa part accusé les grandes puissances de “court-circuiter les intérêts des Etats de la région en faisant miroiter à l’Iran des bénéfices dont il ne pourra pas jouir sans qu’il coopère avec les pays de la région”.

- ‘Rien n’est jamais sûr’ -

Avant son départ de Moscou, M. Lavrov s’était montré optimiste, estimant que les perspectives étaient “plutôt bonnes”.

“Rien n’est jamais sûr à 100%. Mais les chances sont grandes si aucun des participants aux négociations ne fait monter les enjeux à la dernière minute”, a-t-il dit.

A Lausanne, les discussions durent depuis six jours, quasiment jour et nuit. Mais, après 18 mois d’un marathon diplomatique sans précédent, elles achoppent toujours sur des points cruciaux.

En premier lieu, la durée de l’accord. Les grandes puissances souhaitent un cadre strict de contrôle des activités nucléaires iraniennes, particulièrement dans le domaine de la recherche et du développement, sur au moins 15 ans, mais l’Iran ne veut pas s’engager au-delà de 10 ans.

La question de la levée des sanctions de l’ONU est aussi, depuis le début, un gros point de blocage. Les Iraniens voudraient voir tomber, dès la conclusion d’un accord, ces sanctions économiques et diplomatiques, jugées humiliantes. Or les grandes puissances veulent une levée graduelle de ces mesures liées à la prolifération nucléaire et prises depuis 2006 par le Conseil de sécurité de l’ONU.

En cas de levée de certaines de ces sanctions, quelques pays du groupe 5+1 veulent en outre un mécanisme permettant de les réimposer rapidement au cas où l’Iran violerait ses engagements, selon un diplomate occidental.

Source: franceantilles.fr

Les combattants kurdes d’Irak demandent à Hollande « davantage d’aide et d’assistance »

Une délégation de peshmergas, des combattants kurdes irakiens, doit rencontrer à Paris, mercredi 1er avril, le président français, François Hollande, et des responsables militaires. Emmenés par Mustafa Qadir Mustafa, ministre des peshmergas au sein du gouvernement régional du Kurdistan (GRK), ces commandants militaires viennent demander un soutien accru de la France pour lutter contre l’Etat islamique (EI). Le Monde les a rencontrés, mardi 31 mars.

Mustafa Qadir Mustafa ministre  peshmergas gouvernement regional Kurdistan

Quel est le but de votre visite ?

Mustafa Qadir Mustafa : Nous voulons remercier le président français pour l’aide qu’il a apportée au Kurdistan contre Daech [acronyme arabe de l’Etat islamique], de par sa participation à la coalition et de par l’aide militaire qu’il a fournie aux peshmergas. Nous voulons lui transmettre le message que nous avons besoin de davantage d’aide et d’assistance. Daech est une organisation terroriste internationale qui oeuvre contre nous tous. C’est notre travail à tous de l’éliminer. C’est une menace contre toute l’humanité.

Quelle aide militaire avez-vous reçue jusqu’à présent et quels sont vos besoins ?

Nous avons reçu des armes – mitraillettes, « douchkas » [mitrailleuses lourdes de modèle russe] – et des munitions en nombre limité. C’est insuffisant car nos ennemis ont dérobé des armes sophistiquées en Irak et en Syrie. Nous avons besoin d’armes lourdes : des armes anti-char, des chars, plus de munitions. L’Allemagne nous a fourni 30 missiles antichar de type Milan, ce qui est peu…
Source: lemonde.fr

 

Facebook déménage dans “plus grand bureau ouvert du monde” : “sans fantaisie”, selon Zuckerberg

HIGH-TECHApple, Google, Facebook… tous construisent de nouveaux locaux qui donnent plus envie les uns que les autres. Mais selon Mark Zuckerberg, celui de Facebook est “sans fantaisie”. Certes, mais pas sans grandeur !

 Mark Zuckerberg president fondateur facebook reseaux sociaux

Facebook a déménagé dans de nouveaux locaux de la Silicon Valley conçus par l’architecte Frank Gehry, avec un parc sur le toit et le “plus grand bureau ouvert du monde”, qui sont délibérément “sans fantaisie”. Le nouveau bâtiment du réseau social est “assez simple et sans fantaisie”, a affirmé le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, expliquant que c’était “volontaire”. “Nous voulons que notre espace soit comme un travail en cours. Quand on entre dans nos bâtiments, on voudrait que vous ressentiez tout ce qu’il reste à faire pour connecter le monde”, explique-t-il sur son compte Facebook.

Le géant informatique Apple construit lui aussi de nouveaux locaux qui ressemblent à une navette spatiale et Google a récemment dévoilé les plans d’un campus futuriste avec faune, flore et cours d’eau. L’objectif de Facebook était de “créer un espace parfait d’ingénierie pour que nos équipes travaillent ensemble”, note M. Zuckerberg. “Pour cela, nous avons dessiné le plus grand bureau ouvert du monde, soit une seule pièce qui abrite des milliers de gens. Il y a plein de petits espaces où on peut travailler ensemble, et c’est facile comme ça pour les gens de se déplacer et de collaborer avec tout le monde”, fait-il valoir. Sur le toit, un parc de quatre hectares abrite “des sentiers et beaucoup d’espaces naturels où s’asseoir et travailler”, écrit M. Zuckerberg. Facebook avait loué en 2012 les services du Canadien Frank Gehry, notamment connu pour le musée Guggenheim de Bilbao, en Espagne, ou la salle de concert Walt Disney à Los Angeles.

Source: lci.tf1.fr

Nouveau canular contre la Turkish Airlines

Moins d’une semaine après une première fausse alerte à la bombe dans un avion de la compagnie Turkish Airlines, un deuxième canular de mauvais goût a forcé l’équipage d’un autre avion de la société turque à atterrir en urgence au Maroc.

avion being Turkish Airline ciel

L’alerte à la bombe survenue lundi sur l’avion de ligne turque a donc forcé l’appareil transportant les quelque 250 personnes à bord à atterrir en urgence afin de le fouiller entièrement à Casablanca, la capitale économique du Maroc.

L’alerte à la bombe a été déclenchée après la découverte d’une note posée dans les toilettes de l’avion où était écrit le mot « bombe ». L’avion qui devait initialement relier Istanbul en Turquie à Sao Paulo au Brésil, a donc dû atterrir en urgence à l’aéroport de Casablanca afin de vérifier s’il contenait effectivement une bombe.

Après de minutieuses recherches, aucune trace d’explosif n’a été retrouvée dans le Boeing 777 de Turkish Airlines. Une annonce qui a été accueillie avec soulagement par l’équipage et les passagers, puisque l’avion est reparti vers sa destination finale moins de cinq heures après son atterrissage forcé à Casablanca. Une mauvaise plaisanterie qui intervient quelques jours seulement après une alerte à la bombe similaire dans un autre avion de la compagnie aérienne turque.

En effet, dimanche déjà, un vol de la Turkish Airlines qui avait décollé d’Istanbul, était retourné à l’aéroport après la découverte d’une note dans les toilettes de l’avion où était écrit « C-4 fret ». Après examen, l’appareil s’est avéré lui aussi être vierge de toute trace d’explosif.

Les observateurs estiment que ce genre de blagues, même si elle s’avèrent souvent des canulars de mauvais goût, sont prises très au sérieux, notamment après le mystérieux crash dans les alpes françaises de l’avion de ligne de la compagnie Germanwings la semaine passée.

Source: agenceafrique.com

Quatre Syriens sur cinq vivent dans la pauvreté et la misère, selon Ban Ki-moon

Quatre Syriens sur cinq vivent dans la pauvreté et la misère, a affirmé mardi le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour qui il s’agit de « la crise humanitaire la plus grave de notre temps ».

armee syrienne libre bachar al assad

« Quatre Syriens sur cinq vivent dans la pauvreté, la misère et les privations. Le pays a perdu près de quatre décennies de développement humain », a déclaré M. Ban à l’ouverture d’une conférence des donateurs à Koweït.

Source: AFP

Négociations sur le nucléaire iranien : le temps presse

L’Iran et les grandes puissances accélèrent ce mardi à Lausanne des discussions au finish : le gong de fin sonnera -théoriquement- à minuit.

john kerry usa etats unis

Le début de la fin d’un bras de fer entamé en … 2002 ? Le jour J est arrivé, ce mardi, pour les négociateurs des grandes puissances (le fameux « 5+1 » : Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) qui doivent trouver avec l’Iran, d’ici le gong de mardi à minuit, un premier compromis fondamental sur le dossier inextricable du développement du nucléaire iranien. Même si ses détails techniques resteraient à finaliser d’ici le 30 juin prochain, cet accord à l’arraché marquerait l’issue d’un an et demi d’un marathon diplomatique inédit. Un « deadline » toutefois théorique, puisque les négociateurs gardent la maîtrise de leur calendrier. Mais pas tout à fait : il se double d’une échéance politique très concrète, puisque la rentrée parlementaire au Congrès des Etats-Unis, le 14 avril prochain, pourrait permettre aux Républicains de compliquer lourdement le jeu -si un accord international n’est pas bouclé d’ici là- en votant de nouvelles sanctions contre Téhéran …

Un objectif intangible

L’objectif des grandes puissances et des Nation unies est le même depuis les premiers doutes en 2002 et la découverte en 2003 d’un processus d’enrichissement d’uranium par l’Iran qui pourrait servir à des fins militaires : s’assurer que Téhéran ne cherchera pas à se doter de la bombe atomique. En échange d’une levée des sanctions internationales qui ont été décidées, depuis, et qui étranglent son économie depuis 2010.

Après avoir prolongé leurs discussions la nuit dernière, les chefs de la diplomatie des grandes puissances -à l’exception du Russe Sergueï Lavrov qui devrait revenir à Lausanne dans la journée- se sont retrouvés de nouveau ce mardi matin en réunion plénière dans le palace Beau-Rivage surplombant le lac Léman, transformé en enceinte internationale depuis une semaine. Ils auront ensuite une session avec leur homologue iranien Mohammad Javad Zarif. Ce qui laisse entrevoir une poursuite des discussions jusqu’aux premières heures de mercredi. Lundi soir, le département d’Etat américain estimait à « 50/50 » les chances d’un accord.

Source: lesechos.fr

Etats-Unis: deux hommes chargent le siège de la NSA, un mort

Travestis en femmes, deux hommes ont tenté, ce lundi, de pénétrer en voiture dans l’enceinte du quartier général de la NSA. L’un a été tué, l’autre blessé. La police écarte a priori tout acte terroriste.

police americain nsa panneau plaque

Il est 9 h (15 h TU), ce lundi, dans le Maryland, quand une voiture – un 4×4 de ville volé le matin même à quelques kilomètres de là – s’avance vers l’entrée de l’enceinte du siège de l’Agence de sécurité nationale (NSA). Un agent de faction demande alors aux deux occupants du véhicule de s’arrêter, répétant sa demande à plusieurs reprises. Devant le refus du conducteur d’obtempérer, « des barrières [sont] déployées »,  selon le compte-rendu du directeur de communication de la NSA.

C’est alors que la voiture accélère « en direction d’un véhicule de police [de l’agence] qui bloquait la route ». Les agents ouvrent immédiatement le feu. La voiture percute le véhicule de police.

L’un des deux occupants meurt sur place, l’autre est blessé. Un policier de l’agence de surveillance est également touché.

Vêtements féminins

Un responsable américain, confirmant des informations de presse, a indiqué que les deux hommes portaient des vêtements féminins. A priori, il n’y aurait pas « de lien avec le terrorisme », a précisé le FBI.

« L’incident a été contenu et une enquête est en cours », a déclaré le colonel Brian Foley, le commandant de la garnison de Fort Meade, cité par le communiqué militaire. Les journalistes, eux, ont été tenus à l’écart.

La Maison Blanche a confirmé que le président Obama avait été « informé » de l’incident.

Avec agences

Source: RFI

Négociations fiévreuses sur le nucléaire iranien avant la date butoir de mardi

Les négociations sur le nucléaire iranien se sont poursuivies dans une atmosphère fiévreuse, lundi 30 mars, à Lausanne, en Suisse, alors qu’il reste à peine vingt-quatre heures pour arracher un accord entre l’Iran et les grandes puissances sur les principaux paramètres du programme nucléaire de la République islamique.

Secretaire Etat americain John Kerry ministre iranien Affaires etrangeres Javad Zari

Les réunions se sont à nouveau multipliées, lundi, dans les salons de l’hôtel Beau Rivage, un palace surplombant le lac Léman, entre Mohammad Javad Zarif, le ministre des affaires étrangères iranien, et ses homologues du « P5 + 1 », représentant les cinq pays membres du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne.

Alors que la montre tourne pour parvenir à un compromis sur les grandes lignes d’un accord, qui ouvrirait la voie à la poursuite des négociations, jusqu’au 30 juin, pour finaliser les détails techniques, le climat des discussions est très dur, selon un participant. De son côté, un diplomate constate que « les Iraniens aiment bien négocier au bord du précipice, ils sont assez bons pour cela ».

Une issue encore incertaine

Rarement une négociation diplomatique aura été aussi difficile, longue et complexe. L’issue des pourparlers de Lausanne demeurait toujours incertaine, lundi, malgré douze ans de discussions et seize mois de consultations intenses depuis la signature d’un accord intérimaire entre l’Iran et les pays du « P5 + 1 », en novembre 2013. Celui-ci a débouché sur un gel provisoire du programme nucléaire iranien et une levée limitée des sanctions internationales contre le régime de Téhéran.

  • L’Iran et les grandes puissances parviendront-ils à un accord dans le dossier du nucléaire ? Les diplomates, réunis à Lausanne en Suisse, ont théoriquement jusqu’à ce mardi minuit pour signer un texte. A ce stade, plusieurs points sont toujours en suspens. Le blocage porte avant tout sur la levée des sanctions qui pèsent sur l’Iran depuis près de 10 ans. Téhéran exige que ces sanctions soient levées en bloc dès la signature d’un accord. Les Occidentaux, eux, veulent une levée graduelle, qui dépendrait du respect des engagements pris par l’Iran. Autre point de blocage : la durée de l’accord. Les grandes puissances souhaitent un cadre strict de contrôle des activités nucléaires iraniennes sur au moins 15 ans, mais l’Iran ne veut pas s’engager au delà de dix ans, selon un diplomate occidental. Les différentes parties se sont retrouvées ce lundi. Signe de l’importance du sujet : tous les ministres des Affaires étrangères impliqués étaient présents : l’Iranien Mohammad Javad Zarif, l’Américain John Kerry, le Russe Sergueï Lavrov, le Chinois Wang Yi, le Français Laurent Fabius, le Britannique Philip Hammond et l’Allemand Frank-Walter Steinmeier. Certains ont bouleversé leur agenda afin de permettre la signature d’un accord. ‘C’est le sixième jour de ces négociations entre l’Iran et le groupe 5+1, explique Reihaneh Mazaheri, l’envoyée spéciale d’euronews à Lausanne. Elle ajoute que cette journée pourrait être ‘une des plus importantes depuis (le dernier cycle de discussions en) novembre dernier.’ L’idée est d’avoir, dans un premier temps, un texte qui fixe les règles générales du programme nucléaire iranien, puis, dans un deuxième temps, un document qui réglerait définitivement le contentieux d’ici à la fin du mois de juin.

Même si les équipes de négociateurs se connaissent par cœur et ont passé au crible ces derniers mois tous les scénarios techniques possibles, il restait encore, à la veille de la date butoir, de grandes divergences sur les points clés d’un futur accord, d’après une source bien informée.

Les Occidentaux veulent des garanties

L’objectif poursuivi par les « Six » est de s’assurer que l’Iran ne puisse pas acquérir une bombe atomique sous le couvert de son programme nucléaire civil. Or, l’Iran a déjà menti par le passé, en dissimulant l’existence des sites de Natanz et Fordo, ses deux principaux centres d’enrichissement d’uranium, une matière fissile indispensable pour fabriquer une arme atomique. Du coup, les Occidentaux veulent s’assurer que tout accord offre les garanties nécessaires de transparence pour vérifier que l’Iran tient ses engagements.

Pour y parvenir, cela suppose de mettre en place un écheveau complexe de mesures qui visent, in fine, à brider le programme nucléaire iranien pour que son« break-out », c’est-à-dire le temps nécessaire pour produire assez d’uranium enrichi pour se doter d’une bombe, soit au moins d’un an. Le but étant de permettre aux Occidentaux de réagir si l’Iran décidait de se lancer dans une course à l’arme nucléaire, ce que Téhéran n’a jamais fait, même s’il en a les moyens depuis plusieurs années.

Trois points controversés

Alors que les négociations approchent de leur dénouement, un diplomate occidental a souligné qu’il restait toujours « trois points difficiles » et que l’issue des tractations « dépend des réponses » à ces questions. Il s’agit, a-t-il poursuivi, de la durée de l’accord, du rythme de la levée des sanctions contre l’Iran et de l’adoption d’un mécanisme, dit « snap back », qui permettrait de réimposer des sanctions si Téhéran ne tient pas parole.

Sur la durée, les Occidentaux veulent qu’un accord restrictif soit en vigueur pendant au moins quinze ans, avec une phase très contraignante pendant les dix premières années, suivie d’une levée graduelle des restrictions, notamment sur la recherche et le développement, pendant les cinq années suivantes. « On souhaite tous que ce soit quinze ans. Mais il y aura des durées différentes pour divers aspects de l’accord, même si la plus grande partie de l’accord sera sur quinze ans », insiste un proche du dossier. En revanche, les Iraniens réclament une durée plus courte, jugeant qu’une mise sous tutelle aussi longue est punitive.

Les sanctions contre l’Iran

Concernant les sanctions, le blocage porte essentiellement sur les quatre résolutions votées, depuis 2006, par le Conseil de sécurité de l’ONU. Elles visent surtout à empêcher les activités de prolifération nucléaire et ont été complétées, à partir de 2010, par des sanctions économiques, adoptées par les Etats-Unis et l’Union européenne. « Les Iraniens voudraient que l’on lève tout, tout de suite », souligne ce diplomate. Un scénario irréaliste car il priverait les Occidentaux de leurs moyens de pression sur l’Iran.

Or, pour Téhéran, les sanctions de l’ONU ont surtout une valeur symbolique car tant qu’elles sont en vigueur, le pays est toujours au banc de la communauté internationale. « Il s’agit principalement d’un enjeu de fierté nationale », insiste une source européenne. Mais pour sortir de cette impasse, un diplomate influent a laissé entendre que des « gestes » pourraient être faits, en levant certaines mesures contre des « personnes et des entités », mais ils seront limités car « la plupart des individus sont mouillés dans le programme de prolifération ».

A cela, s’ajoute un débat interne épineux entre les « Six » sur le « mécanisme », proposé par la France, pour réintroduire les sanctions de l’ONU, en cas d’infractions constatées de la part de l’Iran. La Russie, notamment, rechigne à approuver un procédé qui serait automatique car cela reviendrait à priver un membre permanent du Conseil de sécurité de son droit de veto.

Nombre de centrifugeuses

A la veille de l’échéance du 31 mars, une autre controverse a éclaté sur les modalités pour arriver à un « break-out » d’un an. Pour y parvenir, il faut agir sur plusieurs paramètres : le nombre de centrifugeuses – l’Iran en dispose de près de 20 000, dont la moitié en activité –, le modèle des machines utilisées, d’une puissance variable, et le stock d’uranium déjà enrichi. Or, l’Iran aurait refusé, dimanche, d’envoyer une grande partie de son stock en Russie, comme cela avait été envisagé, et demanderait maintenant de diluer son stock d’uranium, sous forme de gaz, sur le sol iranien. Un procédé destiné à rendre son utilisation à des fins militaires quasi impossible. Mais des diplomates occidentaux ont atténué la portée de cette volte-face, estimant qu’elle était surtout à usage interne et qu’elle ne constituait pas un problème « majeur » dans les négociations.

En dépit de la persistance de ces obstacles, il paraissait néanmoins peu probable, lundi, que les discussions de Lausanne s’achèvent sur un échec total. « Nous avons accumulé tellement de travail qu’il serait impardonnable de tout perdre », a déclaré Sergueï Ryabkov, le chef des négociateurs russes. « A un moment, il faut quand même dire oui ou dire non », a ajouté, de son côté, un responsable occidental. « On est dans une situation historique », tous les chefs de la diplomatie des pays négociateurs sont présents, a-t-il fait valoir. « On a beaucoup travaillé et ce sera beaucoup plus compliqué de reprendre des négociations après » la date butoir du 31 mars, a-t-il souligné.

Possible prolongation

 

Pour justifier une prolongation des tractations jusqu’à la fin juin, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, le principal acteur de ces pourparlers, avec son homologue iranien, ne peut pas retourner à Washington les mains vides. Pour convaincre un Congrès qui menace de faire dérailler le processus en adoptant de nouvelles rétorsions contre l’Iran, à partir de la mi-avril, M. Kerry doit pouvoir faire état d’avancées à Lausanne. De même pour M. Zarif, car les « durs » du régime de Téhéran, hostiles à tout rapprochement avec l’Occident, ne manqueront pas de dénoncer un « marché de dupes », si le négociateur iranien ne peut pas invoquer des concessions sur le dossier clé de la levée des sanctions.

Reste à régler la délicate question de la présentation de l’accord. Les Iraniens ne veulent pas d’un texte trop long et précis, afin de conserver une marge de manœuvre vis-à-vis de leur propre opinion publique et aussi pour ne pas être trop liés pour la suite des opérations. Quant aux Occidentaux, ils veulent s’assurer que le document contienne toutes les « garanties » nécessaires. « Il faudra des choses précises, quantifiées et avec des délais sur tous les principaux paramètres, les Américains ne peuvent pas retourner devant le Congrès sur la base de principes flous », souligne un diplomate.

A priori, les négociateurs s’orientent vers la rédaction d’une « déclaration », dont le contenu ne sera pas rendu public, mais qui fera l’objet d’une « communication » de la part de M. Zarif et de Federica Mogherini, la diplomate en chef de l’UE, qui coordonne les travaux du « P5 + 1 ». Il y a cependant un écueil de taille que l’ensemble des négociateurs veulent écarter à tout prix : conclure ce compromis le 1er avril pour éviter que les adversaires d’un accord qualifient aussitôt le texte de Lausanne de poisson d’avril…

  • Yves-Michel Riols (Lausanne, Suisse, envoyé spécial)
    Journaliste au Monde

Source: Le Monde

Offensive armée sur le Yémen : l’Arabie saoudite enclenche un engrenage à haut-risque

La capitale du Yémen et ses alentours ont connu des bombardements intensifs dans la nuit de vendredi à samedi, troisième nuit consécutive de l’opération saoudienne “Tempête décisive”. Les clefs pour comprendre les évènements qui secouent ce pays de la péninsule arabique.

 soldat militaire armee guerre yemen

Le Moyen-Orient est aujourd’hui en plein chaos. Voici qu’à la guerre contre Daesh avec l’intervention terrestre de l’Iran en Irak et l’appui aérien d’une coalition internationale, s’ajoute au Yémen, les mêmes causes produisant les mêmes effets, une nouvelle guerre civile confessionnelle, entrainant une intervention extérieure dirigée par l’Arabie Saoudite et soutenue par les Etats-Unis

Le contexte

Au conflit israélo-palestinien et aux affrontements géopolitiques régionaux pour la suprématie dans le Golfe Persique – qui opposent depuis longtemps l’Iran et l’Arabie Saoudite, soutenus réciproquement par la Russie et les Etats-Unis – se superposent aujourd’hui des guerres civiles confessionnelles Sunnites contre Shiites et, depuis juin 2014, la guerre des salafistes radicaux de Daesh contre toutes les autres religions et l’Occident.

En effet, une guerre civile confessionnelle déchire la Syrie depuis quatre ans avec l’appui ou la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar, de la Turquie et aussi des occidentaux dont les dirigeants  ont cru naïvement qu’ils assistaient à un printemps arabe. Par ailleurs, en Irak, la rébellion latente des tribus sunnites contre le pouvoir sectaire du shiite Al Maliki (L’origine de ce chaos remonte à la guerre d’Irak et à l’occupation américaine qui a cru pouvoir remplacer le pouvoir dictatorial du leader bassiste Saddam Hussein par une démocratie parlementaire. Mais le Premier Ministre Shiite Al Maliki n’a pas voulu partager le pouvoir avec les minorités Chiites et Kurdes qui représentent chacune environ 20% des habitants . Se comportant de manière sectaire, il a suscité une rébellion latente des sunnites dans les cinq gouvernorats où ils sont majoritaires) a permis en juin 2014 aux terroristes salafistes dirigés par Abou Bakr Al Baghdadi (autoproclamé calife et imam des Musulmans du monde entier) – qui avait unifié ou éliminé tous les groupes rebelles syriens – d’occuper sans réelle opposition les cinq gouvernorats sunnites d’Irak et de créer ainsi le premier Etat terroriste dans un territoire grand comme la moitié de la France. Le double jeu de la Turquie d’Erdogan, qui maintient sa frontière ouverte avec l’Etat Islamique, permet à Daesh de recevoir des renforts humains et de se ravitailler en échangeant le pétrole brut issu des territoires occupés contre des armes et des munitions.

Le contexte  politique et militaire qui prévaut en Irak fait penser qu’en l’absence d’un réel engagement de la Turquie aux cotés de la coalition, il faudra à Bagdad plusieurs années pour chasser définitivement Daesh de son sol malgré le soutien terrestre de l’Iran et les frappes aériennes conduites par les Etats-Unis.

Cette révolution syrienne, que l’Arabie Saoudite a initiée et soutenue, tend à se retourner contre elle. Daesh, qui contrôle le gouvernorat d’Al Anbar en Irak, dispose aujourd’hui d’une frontière commune de 400 km commune avec l’Arabie Saoudite et a fait part de sa volonté de libérer les lieux saints de l’Islam. Ryad perçoit désormais l’Etat islamique comme une menace, à tel point qu’elle a demandé au Pakistan et à l’Egypte de déployer au moins 30 000 hommes le long de cette frontière. Mais aujourd’hui, avec la guerre au Yémen, cet effet boomerang ne se limite pas à sa frontière Nord (Israël, de son coté, espère tirer les marrons du feu : le Hezbollah engagé en Syrie et au Yémen s’affaiblit, la communauté internationale les yeux rivés sur Daesh lui laisse les mains libres pour poursuivre sa colonisation rampante de la Palestine).

Source: atlantico.fr

Des données sur les grands de ce monde “fuitent” par erreur

Les données personnelles de 31 chefs d’Etat et de gouvernement ont été transmises par erreur dans un courriel par un employé des services australiens de l’immigration, a révélé lundi le quotidien britannique The Guardian.

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L’impair a été commis par un fonctionnaire du ministère de l’Immigration qui a malencontreusement envoyé les numéros de passeport, le contenu des visas et d’autres informations sur les dirigeants présents au sommet du G20 de Brisbane en novembre dernier.

Parmi eux, The Guardian cite les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine, le Premier ministre britannique, David Cameron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président chinois Xi Jinping. Le président français François Hollande avait également participé à la réunion.

Ce sont au total les données de 31 dirigeants qui ont atterri dans la messagerie électronique d’un responsable d’un comité local d’organisation de la phase finale de la Coupe d’Asie de football, qui s’est tenue en Australie en janvier.

Selon un porte-parole du ministère, “le manquement a été immédiatement signalé au Bureau du commissaire australien à l’Information” chargé de la protection de la vie privée.

“Les données ont été immédiatement effacées par le destinataire (du courrier électronique) et n’ont pas été transmises” à d’autres personnes, a-t-il assuré.

Dans un échange entre le ministère et le commissaire australien à l’Information publié par The Guardian, il est précisé que l’expéditeur du courrier avais “omis de vérifier que la fonction d’autoremplissage de Microsoft Outlook avait entré la bonne adresse dans le champ “destinataire””.

Les Etats-Unis et la guerre au Yémen

Le Yémen est loin de l’Europe et l’on a tendance à considérer que les bombardements lancés depuis quelques jours par l’aviation saoudienne relèvent de simples mesures anti-terroristes destinées à protéger les frontières du Royaume contre un soulèvement dit Houthi dont on ne sait pas grand chose.

yemen combattant arme voiture militaire

Mais  ces bombardements, dont les victimes civiles se comptent aujourd’hui par dizaines, n’ont été possibles qu’avec un appui américain très important, sous forme d’un soutien logistique et avec l’utilisation d’appareils fournis par les USA.

De plus, l’Arabie saoudite a mobilisé environ 150.000 hommes et de l’artillerie lourde sur sa frontière avec le Yemen. Elle appelle à la formation d’une coalition internationale incluant notamment l’Egypte et peut-être la Turquie (Cf notre article: Turquie et Arabie saoudite réunies contre l’Iranhttp://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1708&r_id=. Tout laisse penser que contre les rebelles Houthis et les tribus soutenant l’ancien dictateur yéménite Ali Abdullah Saleh ayant pris le contrôle des provinces occidentales, c’est toute l’emprise au Yémen de son alliée l’Amérique que l’ Arabie saoudienne souhaite rétablir.

Les Etats-Unis veulent en effet réinstaller l’ancien président Abd Rabbuh Mansur Hadi qui leur était dévoué et a fui devant les Houthis. Ils veulent aussi récupérer l’usage de la base aérienne d’Al Anad à parti de laquelle ils avaient lancé depuis 2009 des attaques de drones à l’intérieur du Yémen, lesquelles auraient fait plus de 1000 morts. Or cette base venait d’être occupée par les Houthis.

Les Houthis

Mais qui sont les Houthis? Egalement connus sous le nom deJeunes Croyants, il s’agit d’une organisation insurrectionnelle chiite issue du Nord-ouest du Yémen. En conflit avec le gouvernement de la République du Yémen dans le cadre de la Guerre du Yémen (depuis 2001) ils se sont emparés depuis leurs bastions montagnards du nord-ouest d’une grande partie de l’ouest du pays, notamment de l’ancien Yémen du Nord. Le point important est que le mouvement est soutenu par l’Iran chiite et le Hezbollah (organisation chiite du Liban) dans le cadre d’un conflit chiite-sunnite qui s’est développé au Yémen depuis 2014.

Les Houthis se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux à la suite de la réunification du Yémen de 1990. Ils demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962. Récemment, ils ont pris les armes dans ce but et accumulé les succès. Bien évidemment, le soutien de l’Iran et du Hezbollah chiites inscrit leur action dans les conflits entre chiites et sunnites qui se développent dans tout le Moyen Orient. Il ne peut laisser indifférente l’Arabie saoudite sunnite.

Les intérêts américains

Cependant, ce n’est pas prendre parti dans des querelles religieuses qui intéresse en priorité les Américains au Yémen, mais préserver leurs intérêts. Ceux-ci sont connus depuis longtemps. Ils sont liés au pétrole. Le détroit de Bab el-Mandeb qui au delà du canal de Suez, connecte la Méditerranée et l’océan Indien est situé entre le Yémen sur la péninsule arabique et l’Erythrée-Djibouti à la corne de l’Afrique. Tout le pétrole transitant par voie maritime du Golfe persique vers l’Europe et l’Amérique y passe. Maintenir la route ouverte est indispensable, tant pour les pays du Golfe exportateurs de pétrole que pour leurs alliés américains.

A plusieurs occasions dans le passé, des affrontements entre l’US Nagy et des bâtiments censés venus d’Iran avaient eu lieu. L’installation durable, à la pointe sud-ouest du Yémen, de rebelles Houthis pouvant conduire des opérations suicides dans le détroit, y compris avec l’aide de l’Iran, serait insupportable.

Mais pour parer à ce danger, les Etats-Unis pourraient-ils compter sur l’intervention militaire terrestre des Saoudiens, éventuellement appuyée sur mer par des navires égyptiens. On peut en douter, vu les compétences militaires plus que fragiles dont Riyad s’est doté. Pour neutraliser les Houthis et leurs soutiens supposés venant des autres pays chiites de la région, ils pourraient difficilement éviter le recours soit à des bombardements aéro-navals massifs, soit même à des troupes au sol, complétant les « secret forces » déjà déployées.

Compte tenu cependant des résultats catastrophiques de leurs précédentes interventions, compte-tenu aussi du fait que Barack Obama semble tenir au succès des négociations sur l’atome entreprises avec l’Iran, on imagine mal le recours dans l’immédiat à de telles opérations.

Du côté de l’Iran et en arrière plan de la Russie, peut-on prévoir un appui sérieux aux rebelles Houthis, sans le déclenchement d’une guerre régionale généralisée pouvant déboucher sur une guerre encore plus importante. Sans doute pas.

En fait, l’évolution de la situation, au Yémen comme en Ukraine, dépend de la volonté des néo-conservateurs américains préconisant à nouveau le bombardement de l’Iran (voir Consortium News https://consortiumnews.com/2015/03/16/a-neocon-admits-the-plan-to-bomb-iran/ ) et parallèlement une offensive ukrainienne appuyée par l’Amérique visant Vladimir Poutine lui-même.

Source: mediapart.fr

Etats-Unis: un mort dans une fusillade à l’entrée des locaux de la NSA

Deux hommes ont tenté lundi de forcer avec une voiture l’entrée du QG de l’Agence de sécurité nationale, dans le Maryland. L’un a été tué par les forces de l’ordre, l’autre a été blessé.

agence nationale securite nsa espionage etats unis

Source: BFMTV

YÉMEN:POURQUOI L’ARABIE SAOUDITE DIRIGE LA COALITION DE PAYS ARABES

Une intervention militaire conduite par l’Arabie saoudite a été lancée jeudi au Yémen pour venir en aide au président de ce pays et empêcher  le mouvement chiite houthi pro iranien de prendre le contrôle du pays.

avion combat bombardement yemen

Conduits par l’Arabie saoudite avec le soutien des États-Unis pour le renseignement, plusieurs pays arabes sont intervenus militairement au Yemen dans la nuit du mercredi 25 mars  au   jeudi 26 mars 2015 à la demande du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi. Dix pays  ont participé à cette opération militaire qui vise à défendre le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi face aux avancées des rebelles chiites Houthis soutenus par l’Iran. Alors réfugié à Aden, la grande ville du sud, depuis plusieurs semaines, le président yéménite a finalement été évacué hors du pays le mercredi 25 mars 2015. Cette coalition regroupe l’Arabie saoudite et des pays alliés qui sont du Moyen-Orient et d’Afrique : l’Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, le Qatar,  les Emirats arabes unis, l’Egypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc.

 

Chasser les milices rebelles chiites Houthis

 

Dans le cadre de cette  opération baptisée «Tempête décisive», l’Arabie saoudite a mobilisé 10 avions de combat tandis que les Emirats arabes unis en ont engagé 30, Bahreïn et Koweït 15 chacun et le Qatar 10, selon  la chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya.  Les Etats-Unis ont annoncé fournir un soutien en logistique et en renseignement à cette coalition. Aucune implication de pays européens pour le moment. Le risque d’une guerre civile et religieuse est grand. Qualifiant l’intervention  militaire  de «démarche dangereuse», l’Iran a dénoncé cette intervention. De Washington,  l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis Adel al-Jubeir a indiqué que  l’opération militaire «vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays».

Il s’agit, à travers les frappes aériennes, de faire reculer et même de chasser les milices rebelles chiites Houthis qui, depuis plusieurs mois, ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes du Yémen, dont la capitale, Sanaa. Les Houthis combattent avec des unités de l’armée yéménite fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, contraint  en 2012 au départ après 33 ans au pouvoir. L’opération a commencé par des frappes aériennes sur des positions tenues par les Houthis,  à Sanaa, où il y a une douzaine de  victimes civiles. Des forces loyales au président Yéménite ont repris jeudi dernier le contrôle l’aéroport d’Aden. Le Yémen connait une crise  politique qui a pris une autre tournure en  septembre 2014, quand les Houthis ont foulé sol de la capitale du Yémen.

 

«Guerre froide» Arabie saoudite-Iran

 

Ils  contestent le pouvoir du président Hadi et dénoncent  un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui pourrait priver leur fief, situé dans le nord, d’un accès à la mer. L’aviation saoudienne a sécurisé l’espace aérien yéménite et  s’attellerait à mettre en place une large zone d’exclusion aérienne : «Vous avez une milice qui contrôle ou pourrait contrôler des missiles balistiques, des armes lourdes et une force aérienne. Je ne me rappelle aucune autre situation dans l’histoire où une milice dispose d’une force aérienne. (…) C’est donc une situation très dangereuse», a déclaré l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis Adel al-Jubeir.   Entre le nord dominé par les Houthis et le sud par les pro-Hadi, le Yémen est en réalité le théâtre d’une «guerre froide» qui ne dit pas son nom  entre l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite.

Une guerre basée aussi sur des intérêts géostratégiques. Le pétrole et la position géographique stratégique du Yémen intéresse l’Iran .Sans oublier les actions du réseau sunnite Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Le groupe jihadiste Etat islamique, qui sévit dans plusieurs pays arabes, notamment en Irak et en Syrie, a revendiqué sa première attaque au Yémen qui a récemment fait plus de 140 morts dans des mosquées à Sanaa. Les frappes aériennes sur des positions tenues par les Houthis se sont poursuivis vendredi et durant le week-end. Selon le porte-parole de la coalition : «les frappes vont continuer  jusqu’à ce que les objectifs soient atteints». Le chef des rebelles Houthis a demandé à ses hommes de résister à l’intervention militaire.

Edmond Kamguia K.

Source: lanouvelleexpression.info

Chili: 17 morts, 20 disparus dans les inondations de l’Atacama

Les inondations inhabituelles qui touchent depuis plusieurs jours la région chilienne d’Atacama, où se trouve le désert le plus aride de la planète, ont fait 17 morts et 20 disparus, selon un nouveau bilan officiel diffusé lundi.

inondations Atacama chili

Les corps de trois victimes ont été découverts au cours des dernières heures, alors que les eaux ont noyé plusieurs villages de cette région, située à 800 kilomètres au nord de Santiago. Les intempéries, très inaccoutumées dans cette région désertique, ont également fait 26.000 sinistrés, selon le dernier bilan établi par le Bureau national des urgences (Onemi). Le 5 août 2010, un éboulement souterrain avait pris au piège 32 mineurs chiliens et un bolivien pendant 69 jours, à plus de 600 mètres de profondeur. Ils avaient passé les 17 premiers jours sans le moindre contact avec l’extérieur, dans la pénombre et en rationnant de maigres vivres, avant qu’un contact soit établi avec la surface le 22 août. Une gigantesque opération de sauvetage, d’un montant total de 22 millions de dollars, avait alors été lancée devant les caméras des médias du monde entier.

Source: levif.be

Yémen: 45 morts dans un raid aérien sur un camp de déplacés

Au moins 45 personnes ont été tuées et 65 blessées dans un raid aérien qui a touché lundi un camp de déplacés de la province de Hajja, dans le nord-ouest du Yémen, selon un nouveau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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“L’OIM rapporte 45 morts parmi des personnes déplacées (et) 65 blessés”, a indiqué à l’AFP Joël A. Millman, responsable de la presse, en précisant que 75 agents de l’OIM sont sur place pour aider les victimes.

Une coalition de neuf pays arabes conduite par l’Arabie saoudite a lancé jeudi dernier des raids aériens au Yémen pour empêcher, dit-elle, des rebelles chiites Houthis d’instaurer un régime pro-iranien dans ce pays frontalier du royaume saoudien.

Plus tôt, un responsable de Médecins sans frontières (MSF) avait donné un bilan d’au moins 15 morts et 30 blessés dans le camp de déplacés d’Al-Mazrak.

“Il s’agissait d’un raid”, a indiqué à l’AFP Pablo Marco, chef du programme de MSF pour le Moyen-Orient, ajoutant qu’il y avait certainement “davantage de morts” dans le camp.

Quinze corps ont été reçus dans l’hôpital voisin de Haradh, a déclaré M. Marco, précisant que cet établissement a aussi admis 30 blessés.

Source: rtl.lu

Yémen: intenses bombardements sur Sanaa, les Chinois évacuent le pays

Au cinquième jour de l’offensive lancée par l’Arabie saoudite, Sanaa, la capitale du Yémen, a été de nouveau la cible de frappes aériennes dans la nuit de dimanche à lundi puis au petit matin. Les ressortissants étrangers quittent les uns après les autres le pays. Les Chinois ont emboîté le pas aux Indiens.

attentat explosion bombardement rebelle yemen

Cette nuit a été un « véritable enfer » a raconté un diplomate yéménite. Pour l’essentiel, les raids ont visé le secteur du palais présidentiel, qui jouxte le quartier diplomatique de Sanaa. Selon des habitants de la capitale, les frappes aériennes ont également visé des dépôts d’armes près du mont Nougoum, qui domine la ville.

Le ministère de la Santé, qui est contrôlé par le mouvement houthi, a déclaré dimanche que les frappes aériennes avaient fait 35 morts et 88 blessés durant la nuit de samedi à dimanche, chiffres qui n’ont pu être confirmés de source indépendante. A Aden, bastion des partisans du président Abd Rabbou Mansour Hadi, des tirs d’armes automatiques et des explosions ont été entendus tard dans la nuit de dimanche à lundi.

L’origine de ces combats n’a pu être établie de façon indépendante, mais des témoins ont parlé sur la chaîne de télévision d’Aden d’une nouvelle offensive des Houthis et d’unités fidèles à l’ancien président Ali Abdallah Saleh, à partir du nord et en direction de Cheikh Ousmane, une banlieue résidentielle d’Aden. Certaines chaînes de télévision satellitaires arabes ont déclaré de leur côté que les Houthis se trouvaient à une trentaine de kilomètres au nord d’Aden.

Les étrangers évacuent

Suivant l’exemple d’autres pays comme l’Inde, la Chine a donc décidé d’évacuer tous ses ressortissants. « Tous les Chinois seront bientôt sur leur chemin de retour et en sécurité», a assuré le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi. Cent-vingt deux citoyens chinois auraient déjà été évacués vers Djibouti, mais près de 500 autres seraient encore pris au piège, selon le Quotidien du Peuple. Pour évacuer ses ressortissants, Pékin peut s’appuyer sur sa flotte déployée dans le Golfe d’Aden depuis 2008. Des navires qui effectuaient des missions anti-piraterie jusqu’à présent, rapporte notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt.

L’association des armateurs chinois demande par ailleurs à ses membres de rester vigilant car la marine chinoise suspend jusqu’à nouvel ordre ses escortes armées censées sécuriser le transport de marchandises venant de Chine. Deux frégates lance-missiles, le Linyi et leWeifang, se trouvent dans la zone, en plus d’un navire de ravitaillement équipé de deux hélicoptères et avec 700 soldats à bord. La Chine a connu d’autres évacuations d’urgence, bien plus importantes celles là : en 2011, lors du Printemps arabe, quelque 36.000 ouvriers ont dû être rapatriés.

Source: RFI

Israël : une nouvelle affaire de corruption rattrape Ehud Olmert

L’ancien Premier ministre israélien est reconnu coupable d’avoir reçu des versements d’un homme d’affaires américain lorsqu’il était ministre du Commerce et de l’Industrie.

Ehud Olmert ancien premier ministre israelien

La barque se charge pour l’ancien Premier ministre israéllien Elmud Olmert.Déjà condamné en mai dernier dans une autre affaire à six ans de prison pour avoir accepté 200.000 dollars de pots-de-vin dans le cadre du scandale du colossal projet immobilier de luxe « Holyland » à Jérusalem, alors qu’il était maire de cette ville, l’homme politique a été déclaré, lundi par un tribunal de Jérusalem, coupable de corruption pour avoir reçu de la part de l’homme d’affaires américain Morris Talansky des enveloppes contenant des dizaines de milliers de dollars. Le verdict rendu lundi par la cour de district de Jérusalem annule un acquittement prononcé en 2012, et sa condamnation pour fraude, abus de confiance et corruption aggravée devrait être annoncée le 5 mai, ont précisé les médias israéliens.

Ehud Olmert avait initialement été relaxé dans cette affaire, mais la justice avait rouvert le dossier après que son ex-secrétaire et femme de confiance Shula Zaken a révélé l’existence d’enregistrements de conversations compromettantes qu’elle avait eues avec l’ancien Premier ministre, où il évoquait des enveloppes de 150.000 dollars reçues de Morris Talansky alors qu’il était ministre du Commerce et de l’Industrie entre 2003 et 2005.

Source: lesechos.fr

Les enjeux d’un conflit

L’objet de cette présente contribution est d’analyser l’impact des tensions au Yémen, tant sur le plan géostratégique que sur l’évolution des cours du pétrole.

yemen combattant arme voiture militaire

Selon les observateurs internationaux, après le Liban, l’Irak, la bande de Ghaza, la Tunisie, la Libye la Syrie, sans oublier l’Afrique avec les tensions au Sahel et le groupe Boko Haram qui multiple les attaques au Nigeria et dans les pays voisins, nécessitant une coopération étroite de la communauté internationale et nécessitant l’engagement des Etats menacés qui doivent avoir plus de moralité pour contrecarrer les menaces, le Yémen entre à son tour dans la tourmente régionale pas tant motivée par des raisons religieuses que par la suprématie géopolitique au niveau d’une région très sensible, carrefour du monde. N’est-ce pas la mise en opération de la théorie du chaos (bouleversement systémique par des chocs externes pour aboutir à un nouvel équilibre à terme) de la stratégie américaine au Moyen-Orient, stratégie cristallisée à travers le Grand MO que je développerai dans une prochaine contribution? L’objet de cette présente contribution est d’analyser l’impact des tensions au Yémen, tant sur le plan géostratégique que sur l’évolution des cours du pétrole qui a été clôturé le 27 mars 2015 à 56,41 dollars le baril contre 59,19 la veille.

Situation socio-économique du Yémen
Le Yémen, avec la proclamation de la République unifiée en 1990, avec la capitale Sanaa, les autres populations étant concentrées principalement à Aden, Taëz, Hodeïdah, Mukalla, occupe le sud de la péninsule Arabique étant entouré à l’ouest par la mer Rouge, au sud par le golfe d’Aden, et par la mer d’Oman, à l’est par le Sultanat d’Oman (frontière de 288 km) et au nord par le Royaume d’Arabie saoudite (frontière de 1 458 km), quelques kilomètres le séparant de Djibouti et de l’Erythrée. Il occupe une superficie de 527 970 km², inclus les ïles de Perim et l’archipel de Socotra; la population au 1er janvier 2013 était estimée à environ 25 millions d’habitants, 60% à 75% de sunnites de rite chaféite, 25% à 40% de chiites zaïdites (nord du pays). Malgré ses richesses naturelles, avec un climat aride, c’est un pays très pauvre. Outre d’être un pays où la sécurité et la stabilité restent les deux préoccupations majeures, il est caractérisé par un faible taux de scolarisation, une malnutrition chronique et une absence d’accès à l’eau potable pour près d’un tiers de la population. Selon l’ONU, le nombre de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté serait passé de 42% de la population en 2009 à 54,5% de la population en 2012, 61% des enfants souffrant de malnutrition (au lieu de 58% en 2006) et que 45% de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire (au lieu de 32% en 2009).

Les événements du Yémen et les cours du pétrole
Le produit intérieur brut est estimé au 1er janvier 2013 à 36,35 milliards de dollars (agriculture et pêche, 7.9%, industrie en majorité petites: PMI/PME 40.6%, services: 51.5%%), le PIB par habitant est de 1 470 dollars, le taux de chômage officiel de 17% mais selon le FMI et la Banque mondiale de 40% et l’indice du Pnud le donne pour la même date à la 154ème position sur 187 pays. Le taux d’inflation dépasse les 12% et le taux de change flottant depuis juillet 1996, en 2013 un euro dépassait les 280 rials yéménites et la dette publique par rapport au PIB avoisine les 50%. Le secteur pétrolier (entre 100.000 et 150.000 barils/jour) représente 90% des recettes d’exportation et 65% des recettes budgétaires de l’Etat en 2012. Les revenus pétroliers se sont chiffrés à 1,673 milliard de dollars en 2014, contre 2,662 milliards de dollars US en 2013, selon la Banque centrale dans un rapport publié par l’agence officielle Saba, ayant baissé d’environ 37% en un an, les raisons principales étant la chute des capacités de production au Yémen, la baisse des prix du pétrole, ainsi que les attaques contre des oléoducs reliant les champs pétrolifères de la région de Maârib à la zone côtière de Hodeïda. Rappelons que le Yémen a obtenu, en août 2014, un prêt de trois ans du FMI, au titre d’une facilité élargie de crédit d’un montant de 560 millions de dollars et les «Amis du Yémen» se sont également engagés à apporter une importante aide financière au pays, qui devait atteindre avant les événements récents environ 8 milliards de dollars, dont la plus importante est celle de l’Arabie saoudite de 2 milliards de dollars. Les cours après être retombés le 26 mars 2015 après l’attaque contre le Yémen sont repartis à la baisse le 27 mars 2015 car les fondamentaux n’ont pas changé et le rapport sur l’état des stocks de brut aux Etats-Unis a affiché en mars 2015 une progression bien supérieure aux attentes. Comme cela s’est passé et se passe en Libye, l’offensive de l’Eiil en Irak et Syrie n’a pas affecté la capacité d’exportation du brut irakien, les exportations se faisant uniquement au sud du pays, par les ports pétroliers de Bassora et de Khor Al-Amya, sur le golfe Persique, ou par ses terminaux offshore, la seconde voie d’exportation, l’oléoduc qui relie Kirkouk au port turc de Ceyhan, étant très peu plus utilisée du fait de la multiplication des attentats et des actes de sabotage. Avec 3,4 millions de barils par jour, dont 2,5 millions à l’exportation, l’Irak est devenu le deuxième producteur mondial au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), derrière l’Arabie saoudite, les ventes de brut représentant plus de 75% de son PIB et plus de 90% des revenus de l’Etat irakien.

Le Yémen et les enjeux géostratégiques
Tout en rappelant que l’Eiil contrôle certaines zones pétrolières et gazetières en Irak et Syrie, lui permettant selon certaines estimations un revenu de plus d’un million de dollar par jour, vente au noir et en destination, notamment de la Turquie à un baril entre 30/40 dollars. Il en est de même pour les affrontements au Yémen qui ont eu un impact limité sur les cours du pétrole. Car il faut tenir compte des enjeux géostratégiques, (tension avec la Russie, cas Ukraine, négociation avec l’Iran), des facteurs économiques (déséquilibre entre l’offre et la demande du fait des mutations économiques et énergétiques mondiales), la faible croissance de l’économie mondiale, notamment des pays émergents, la forte production tant de la Russie, des USA et de la majorité des pays Opep (ne représentant que 33% de la part commercialisée mondiale) et hors Opep, malgré les déclarations officielles -augmentation de la production physique pour parer à la baisse des prix. Ainsi, le cours du WIT 48,83 en baisse de 2,5 dollars par rapport au 26/03/2015, celui du Brent 56,41 une baisse de 2,78 dollars par rapport au 26/03/2015, le cours de l’or étant coté à 1999 dollars l’once et le cours de l’euro qui a approché, étant coté à 1,088 soit une hausse de près de 4%,par rapport aux jours précédents, haussant le cours du WIT et du Brent qui avec 1,05 dollar un euro, serait coté encore plus bas. D’ailleurs, le récent conflit au Yémen bien qu’étant à court terme peu touché du fait de la faiblesse de sa population et également d’importantes réserves de change en plus, dont des fonds souverains qui leur procurent d’autres ressources, peut pousser l’Arabie saoudite (et également pour affaiblir l’Iran) et les pays du Golfe qui totalisent plus de 60% de la part commercialisée Opep, pour l’effort de guerre, à accroître la production et dans ce cas permettre un cours inférieur à 60 dollars le baril. Mais le conflit au Yémen pourrait influer davantage sur le secteur, car le Yémen contrôle l’accès au stratégique détroit de Bab-el-Mandeb. Celui-ci qui sépare le Yémen et Djibouti, est l’une des voies maritimes les plus stratégiques de la planète, carrefour entre l’Asie, l’Europe et les Etats-Unis. Situé entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, près de 40% du trafic maritime mondial, le détroit de Bab el-Mandeb fait tout l’intérêt de Djibouti, où la France, les États-Unis et le Japon disposent de moyens militaires et où la Chine et la Russie cherchent à s’y implanter. Reliant le golfe d’Aden et la mer Rouge et conduisant au canal de Suez, il est vital pour l’approvisionnement en hydrocarbures. Près de 4 millions de barils, à destination de l’Europe, des Etats-Unis et de l’Asie transitent en effet tous les jours par ce détroit, qui relie le golfe d’Aden et la mer Rouge. Car le contrôle des espaces stratégiques, notamment maritimes a souvent été une des clés de la puissance. Dans l’Antiquité, il s’agissait du contrôle de la Méditerranée. Depuis l’époque moderne, la domination des mers conduit à la puissance. On parle ainsi de «thalassocratie» (thalassa = «mer» en grec) pour l’Empire britannique au début du xxe siècle. Aujourd’hui, les 70% de la surface du globe recouverts de mers et d’océans constituent un enjeu majeur. Ces espaces sont à la fois des lieux d’échange et des lieux où les États affirment leur puissance. L’Arabie saoudite est le principal État côtier du golfe d’Aden. A ce titre, une éventuelle prise de contrôle du détroit de Bab al-Mandeb par les miliciens chiites houthis rallongerait les temps de transit, sans toutefois interrompre les approvisionnements, les tankers pétroliers se voyant alors contraints de faire le tour de l’Afrique. L’US Government Energy Information Agency déclare ainsi que «la fermeture de Bab el-Mandeb empêcherait les pétroliers venant du golfe Persique d’atteindre le Canal de Suez et le complexe du pipeline de Sumed, les forçant à contourner la pointe sud de l’Afrique. Le détroit de Bab el-Mandeb est un goulot d’étranglement entre la Corne de l’Afrique et le Moyen-Orient et un lien stratégique entre la mer Méditerranée et l’océan Indien. L’Iran contrôle déjà le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 40% du trafic pétrolier mondial, d’où son importance stratégique et l’Occident ne tolérait pas que via les miliciens chiites houthis, que le régime iranien, contrôle le pouvoir au Yémen dont encore le détroit de Bab el-Mandeb situé entre la mer Rouge et le golfe d’Aden.
L’Arabie saoudite craint de voir ses exportations de pétrole vers l’Asie bloquées, mais touchant également les intérêts de l’Égypte étant donné qu’il donne accès au canal de Suez, ainsi qu’Israël, qui, avec Eilat, dispose d’un port donnant sur la mer Rouge ainsi que pour l’Arabie. Dans ce cadre, l’opération militaire menée par l’Arabie saoudite au Yémen a mobilisé 150.000 militaires et 100 avions de combat avec une coalition: les Emirats arabes unis avec 30 avions de combat, Bahreïn et Koweït 15 appareils chacun et le Qatar 10. Ces monarchies arabes du golfe Persique, voisines du Yémen, ont reçu le soutien d’autres pays sunnites, alliés de l’Arabie saoudite: l’Egypte avec quatre navires de guerre pour sécuriser le golfe d’Aden, la Jordanie, le Soudan, le Maroc, le Pakistan et également le soutien logistique du Soudan, de la Turquie, des USA et de l’Union européenne. C’est dans ce cadre que l’Egypte a abrité les 28/29 mars 2015 le sommet annuel de la Ligue arabe, à Charm el-Cheikh qui a été dominé par le projet de création d’une force militaire arabe commune. Certains pays, une minorité, notamment l’Irak, le Liban et l’Algérie ont émis des réserves.

Les événements au Yémen: peu d’impact sur les cours du pétrole
L’Algérie, selon la voix officielle, ne saurait faire intervenir son armée en dehors de ses frontières, pouvant contribuer pour la formation, financièrement et logistiquement dans certaines conditions, privilégiant la solution politique. Mais contrairement à certains soi-disant experts au lendemain des événements au Yémen, dans la précipitation, ne maîtrisant pas le sujet et induisant en erreur l’opinion algérienne qui annonçaient une forte reprise des cours du pétrole, les cours de brut (le prix du gaz étant indexé sur celui du pétrole), comme le montrent les cours boursiers en repli 24h après les événements, ne devraient bénéficier que d’un coup de pouce temporaire, avant d’être à nouveau plombés par la situation de déséquilibre entre une offre excessive et une croissance économique mondiale en berne. Pour l’année 2015, en moyenne annuelle, le cours devrait se situer entre une fourchette large de 55/65 dollars le Brent et 45/55 dollars le WIT, donnant un chiffre d’affaires à Sonatrach d’environ 35 milliards de dollars et un profit net après déduction des charges d’environ 26 milliards de dollars. Elle devra puiser dans les réserves de change si elle veut réaliser le programme d’investissement annoncé de 100 milliards de dollars entre 2014/2020. Et se pose la question, quelle sera la rentabilité au vu des coûts et du vecteur prix international? Sur le plan géostratégique, l’Iran présent à Lausanne dans le cadre des négociations sur le nucléaire qui doivent s’achever avant mardi 31 mars 2015, a mis en garde contre une escalade militaire, tout en assurant que les événements en cours n’auraient aucune répercussion sur la question nucléaire. Car l’Iran du fait de fortes pressions de forces sociales et politiques internes, souhaite la levée de l’embargo et la reconstruction de son économie largement dévastée. Par ailleurs, si l’insurrection des Houthis chiites est soutenue indirectement par Téhéran, il faut différencier les chiites en quatre branches dont les imamites majoritaires en Iran, les Zeidites du fait que si 70% de la population yéménite est sunnite et à 30% zaïdite, une branche, du chiisme, la secte houthie ne représente que 8% de ces Zaïdites, surtout présents dans le nord du pays. Aussi, avec une nouvelle carte géostratégique qui se dessine au Moyen-Orient, également en Afrique du Nord et en Afrique noire, la Russie et la Chine étant également présentes, l’Iran pourtant acteur stratégique incontournable, est affaibli économiquement, avec une dette publique en croissance. Elle a des potentialités avec une importante élite (la ressource humaine facteur stratégique), plus de 15% des réserves mondiales de gaz traditionnel, pouvant produire plus de 4/5 millions de barils/jour de pétrole fonctionnant sur la base d’un cours de plus de 120 dollars le baril. Avec la chute des cours et l’embargo, l’Iran sera appelé à des compromis devant aboutir, comme je l’ai annoncé lors d’un débat que j’ai eu à RFI(Paris France) en octobre 2014 avec un responsable de l’AIE, ancien économiste en chef au secrétariat d’Etat à l’énergie US, qu’un accord est fort probable avant la fin du premier semestre 2015… Car, si l’Arabie saoudite peut s’accommoder des prix bas du baril, Téhéran n’a probablement pas envie de se voir entraîner dans un conflit militaire coûteux. D’autant plus que selon bon nombre d’experts militaires, le Yémen, à l’extrémité de la péninsule Arabique et chasse gardée de l’Arabie saoudite via les USA, n’est pas une priorité stratégique pour Téhéran, bien moins en tout cas que l’Irak ou la Syrie, où l’Iran est un acteur majeur des crises en cours.

Source: lexpressiondz.com

Yémen: une force arabe commune «plus symbolique que réaliste»

Les chefs d’Etats arabes ont approuvé ce dimanche au sommet de Charm el-Cheikh en Egypte, le principe de la création d’une force militaire conjointe pour intervenir au Yémen. Seuls les pays de la Ligue arabe qui en feront la demande en feront partie. Pour l’instant l’Irak a déjà émis des réserves. Les pays se sont donné un mois pour avancer un agenda précis. Une annonce qui intervient alors qu’une coalition de pays de la Ligue arabe, dirigée par l’Arabie Saoudite, a lancé depuis jeudi une offensive aérienne pour arrêter l’avancée des milices chiites Houthis.

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Les avions de la coalition arabe ont mené cette nuit du 30 mars de nouveaux raids contre les rebelles chiites Houthis à Sanaa, ainsi que dans l’ouest du Yémen. La Ligue Arabe a prévenu hier que les frappes aériennes de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite contre les rebelles chiites se poursuivraient jusqu’à ce qu’ils déposent les armes. Des combats au sol ont également opposé pro et anti-Houthis à Aden, la ville où s’était réfugié le président Hadi. Ils ont fait une vingtaine de morts.

Les chefs d’Etats arabes ont approuvé dimanche 29 mars le principe de la création d’une force militaire conjointe. Seuls les pays de la Ligue Arabe qui en feront la demande pourront y prendre part. Un agenda précis devrait être établi d’ici un mois. Mais pour Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient, l’annonce de cette force arabe commune est plus politique et symbolique que réaliste. « Cette décision est beaucoup plus une décision politique qu’une décision réaliste. Jamais encore les Arabes ont réussi à faire une armée commune. Qui va la diriger ? Qui va l’encadrer, lui donner sa stratégie ? Tout ça va poser beaucoup de problèmes. En tout cas pour le moment, il n’y aura ni la Syrie, ni la Libye bien entendu, ni les Palestiniens. Il y aura de nouveau une rivalité entre l’Egypte et le reste des pays arabes, pour savoir qui va la diriger. Une décision également symbolique, pour essayer de contrer l’Iran».

Le « grand écart » américain

Pour Antoine Sfeir, cette armée arabe unie au Yémen, rappelle ce qui s’est passé il y 50 ansau Yémen en 1962, quand il y a eu la guerre entre les sudistes et les nordistes. «Aujourd’hui, hélas, c’est une guerre confessionnelle entre les chiites et les sunnites. On est réellement, aujourd’hui, dans un risque d’enlisement beaucoup plus que dans un risque de victoire rapide. Et les Etats-Unis sont en train de faire le grand écart puisqu’ils se dirigent vers un accord avec l’Irantout en essayant d’appuyer l’initiative saoudienne. »

Source: RFI

Crash A320: les enquêteurs ont recueilli l’ADN de la moitié des victimes

Les enquêteurs ont recueilli l’ADN de la moitié des 150 victimes du crash de l’A320 de Germanwings dans les Alpes françaises, ont annoncé les autorités, alors que se multiplient les révélations sur la personnalité du copilote qui semble avoir provoqué délibérément la catastrophe.

crash Airbus A320 GermanWings Alpes Barcelonnette zone carte

Au sixième jour des recherches sur le site de la catastrophe survenue mardi dans cette région montagneuse du sud-est de la France, les enquêteurs ont “isolé 78 ADN distincts”, qui vont être comparés à ceux des familles des victimes pour identification, a déclaré dimanche le procureur de Marseille, Brice Robin.

Depuis le crash de l’Airbus A320, les enquêteurs s’efforcent de collecter un maximum d’éléments permettant de procéder à l’identification des victimes, mais, compte tenu de l’état des éléments prélevés et du terrain, très accidenté, la tâche est ardue.

Le procureur a indiqué que l’aménagement d’un chemin d’accès au site, utilisable par des véhicules tout-terrain, pourrait être terminé d’ici lundi soir. Ce chemin permettra notamment l’évacuation de grosses pièces de carlingue, difficiles à hélitreuiller.

Jusqu’à présent, les enquêteurs sont déposés sur la zone chaque jour par hélitreuillage depuis l’aérodrome de Seyne-les-Alpes, à une dizaine de kilomètres du site.

Pendant que les recherches sur le site se poursuivent, la presse allemande continue à révéler de nouveaux éléments sur le déroulement de la catastrophe et sur la personnalité du copilote Andreas Lubitz.

L’édition dominicale du quotidien Bild a publié un récit glaçant des derniers instants de l’A320 de Germanwings après avoir eu accès aux éléments issus de l’un des deux enregistreurs de vol de l’appareil, celui qui enregistre les sons dans le cockpit.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le New York Times avait le premier évoqué ces enregistrements, affirmant que le pilote était sorti du cockpit et n’avait pu y revenir.

Le procureur de Marseille avait confirmé que ces enregistrements montraient que le copilote avait verrouillé la porte après la sortie momentanée du commandant de bord puis déclenché la descente de l’avion.

Andreas Lubitz semblait souffrir de problèmes psychiatriques et s’inquiétait des conséquences de ses problèmes de santé pour sa carrière, selon plusieurs médias. Les enquêteurs privilégient la piste d’un acte volontaire du copilote, qui n’aurait pas dû voler le jour du drame en raison d’un arrêt maladie, qu’il n’a pas utilisé.

Selon Bild, les 20 premières minutes du vol sont l’occasion d’échanges banals entre le pilote, Patrick S., et Andreas Lubitz. On y entend le pilote déclarer à Lubitz qu’il n’a pas eu le temps d’aller aux toilettes au départ à Barcelone.

A 10h27 locales, le pilote demande à Lubitz de préparer l’atterrissage à Düsseldorf (ouest de l’Allemagne). Ce dernier prononce quelques mots: “J’espère”, “On verra”.

Le commandant sort ensuite pour aller aux toilettes. Peu après, l’appareil amorce sa descente vers les montagnes.

Quelques minutes plus tard, on entend un “claquement fort”, comme si quelqu’un essayait de rentrer dans le cockpit, rapporte Bild. Puis la voix du pilote: “Pour l’amour de Dieu, ouvre la porte!”

En arrière-fond, les passagers commencent à crier. Le pilote essaie ensuite d’attaquer la porte à la hache. Puis il crie: “Ouvre cette foutue porte!”

Vers 10H40, l’Airbus touche une montagne alors qu’on entend les cris des passagers. Ce sont les derniers bruits sur l’enregistrement, relate Bild. L’appareil percute de plein fouet un versant à 700 km/h et est instantanément pulvérisé avec ses 150 occupants.

– Compagne enceinte? –

Bild, qui ne cite pas de sources, affirme aussi que la compagne du copilote, avec laquelle il vivait près de Düsseldorf, serait enceinte de lui: enseignante, elle aurait partagé cette nouvelle avec ses élèves.

Samedi, Bild avait publié une interview d’une hôtesse de l’air présentée comme une ex-petite amie de Lubitz, qui renforçait la piste de troubles psychiatriques sévères chez le jeune homme.

La jeune femme affirmait qu’il lui aurait dit: “Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra.”

Si Andreas Lubitz “a fait ça”, “c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme commandant de bord et pilote de long courrier, était pratiquement impossible”, selon elle.

Dimanche, Bild rapporte également qu’Andreas Lubitz aurait souffert d’un décollement de la rétine, affection oculaire guérissable mais qui, si elle n’est pas prise à temps, peut définitivement empêcher un pilote de voler.

Un autre journal allemand, Welt am Sonntag, affirme que les enquêteurs ont découvert au domicile de Lubitz “de très nombreux médicaments” destinés à soigner des “maladies psychiques”. Le jeune homme, “gravement dépressif”, aurait souffert d’un stress important et avait été pris en charge par “plusieurs neurologues et psychiatres”.

Le parquet de Düsseldorf avait indiqué vendredi que des attestations d’arrêt maladie avaient été retrouvées déchirées chez Andreas Lubitz, mais aucune lettre d’adieu dévoilant un acte prémédité. Bild am Sonntag affirme que les enquêteurs ont trouvé dans son appartement des ordonnances pour des médicaments prescrits aux maniaco-dépressifs, ainsi que de grandes quantités de somnifères.

source : AFP

Hollande: nous allons “marcher pour les valeurs que la Tunisie représente”

“Nous allons marcher pour la Tunisie et pour les valeurs qu’elle représente pour le monde arabe”, a déclaré le président de la République François Hollande, à Tulle, où il a voté samedi pour le second tour des départementales avant de s’envoler pour Tunis participer à une marche contre le terrorisme.

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“Quatre français ont été tués là-bas. La Tunisie souhaitait la présence de la France et la France souhaitait être a côté de la Tunisie qui, rappelons-le, est à l’origine du Printemps arabe et qui a été, avec des ressortissants d’autres pays, victime d’un acte terroriste odieux”, a déclaré François Hollande à des journalistes à la sortie de son bureau de vote.

“Le 11 janvier il y avait eu une manifestation de solidarité pour la France, pour les valeurs qu’elle porte. Aujourd’hui nous allons marcher pour la Tunisie et pour les valeurs qu’elle représente pour le monde arabe”, a ajouté François Hollande.

Aux côtés d’autres dignitaires étrangers, il devrait accompagner le président tunisien Béji Caïd Essebsi sur une centaine de mètres le long de l’enceinte du musée, avant d’y inaugurer une stèle à la mémoire des victimes.

Le mussée du Bardo de Tunis a été la cible le 18 mars d’une attaque qui a coûté la vie à 22 personnes – 21 touristes et un policier.

AFP

Source: TV5MONDE

Dans le secret des «opérations homo»

Un récent ouvrage très documenté revient sur «la guerre de l’ombre» menée par la France, via des liquidations ciblées de meneurs terroristes. Une stratégie employée à haute dose par le pouvoir actuel.

drone helicoptere avion usairforce

Ce message-là, le gouvernement français n’aura pas eu de peine à le décrypter: une vidéo mise en ligne, début mars, sur les canaux habituels de Daech montre un tout jeune mineur abattant d’une balle dans la tête un otage présenté comme un espion arabo-israélien, au côté d’un autre homme, lequel s’exprime en français, avec un accent toulousain. Il n’a pas été difficile aux experts d’identifier celui-ci comme étant Sabri Essid, le demi-frère de Mohammed Merah, le «tueur au scooter», l’assassin, en mars 2012, de trois militaires à Montauban, puis de trois enfants et d’un enseignant d’une école juive à Toulouse. Quant à l’enfant-bourreau de la vidéo, âgé d’une douzaine d’années, il aurait été reconnu par d’anciens camarades de classe et il pourrait s’agir du propre beau-fils de Sabri Essid, scolarisé dans une école toulousaine du quartier du Mirail jusqu’à sa soudaine disparition, en 2014.

Le sous-entendu est clair: du point de vue djihadiste, «l’affaire Merah» n’est pas close, malgré la mort, le 22 mars 2012, du jeune terroriste français, sous les balles du GIGN. La France doit s’attendre à ce qu’elle rebondisse par de nouveaux attentats…

Deux jours plus tôt, dans la soirée du 6 au 7 mars, un tueur cagoulé s’ouvrait un chemin à la grenade à l’entrée du restaurant-bar La Terrasse, dans le centre de Bamako (Mali), avant de monter à l’étage lâcher ses rafales d’arme automatique sur les consommateurs, dont un Belge et le jeune français Fabien Guyomard, mortellement touchés. Puis un commando motorisé parvenait à l’exfiltrer en tirant sur les passants et les policiers accourus dans la rue. Visant directement la France, l’assaut était rapidement revendiqué par le groupe islamiste Al-Mourabitoune, dirigé par l’Algérien Mokthar Belmokhtar, dit le Borgne, déjà soupçonné d’être le commanditaire de l’attaque contre le complexe pétrolier d’Amenas (Algérie) et de l’attentat contre une filiale du groupe français Areva, le 23 mai 2013, à Arlit (Niger).

Des informations judiciaires ont été ouvertes pour chacune de ces deux affaires, mais dans le contexte de guerre «éclatée» que le djihadisme mène à la France sur plusieurs continents, la plupart du temps du fin fond d’un désert, elles n’ont à peu près aucune chance d’aboutir. Les coupables présumés ne seront jamais traduits devant des tribunaux. Il est plus vraisemblable que Sabri Essid, comme ceux des membres du commando de Bamako qui ont déjà été identifiés grâce à des écoutes des services secrets français, voient leurs noms se retrouver sur la liste de patronymes la plus secrète de la République.

Aucune existence officielle. Toute référence à son établissement est toujours niée mordicus. Elle n’est probablement même pas couchée sur le papier, mais apprise par cœur par ceux, aussi peu nombreux que les doigts d’une main, qui ont à en connaître, hors les principaux responsables de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) qui l’ont dressée.

Cette liste regroupe les noms des terroristes et autres ennemis déclarés dont le président de la République autorise l’élimination sans autre forme de procès. C’est à dire leur mise à mort, sans sommation, n’importe quand, dès que les services secrets ou les officiers du renseignement militaire seront parvenus à les localiser. Dans le dos, s’il le faut. Au sol, si un commando est en mesure de s’approcher; par le tir d’un avion de chasse; plus probablement, désormais, par le largage d’un missile depuis un Predator, du nom que les Américains donnent à leurs drones armés.

Dans le langage de «la guerre de l’ombre», ces liquidations radicales sont nommées «opérations homo» –pour homicides– et sont le fait du Service action de la DGSE, l’institution la plus clandestine de la fonction publique, la seule habilitée, bien que sans ordre écrit, à intervenir hors de tout cadre légal; à l’abri, simplement, d’une justification morale, patriotique, toujours assez floue, et jamais officiellement revendiquée par le pouvoir politique: l’intérêt supérieur de la nation. Les femmes et les hommes du Service action, des officiers et sous-officiers sans uniforme ni identité connue, illustrent cette «raison d’Etat» en exerçant leur mission essentiellement à travers deux objectifs: par mesure préventive –ce serait le cas d’une éventuelle opération contre Sabri Essid et l’entourage de Mohamed Merah en Syrie afin d’éloigner une menace exprimée; ou en représailles, discrètes mais brutales, comme en témoigne déjà la traque lancée contre les auteurs de l’attentat de Bamako, en particulier contre son inspirateur, Mokhtar Belmokhtar, hôte chronique de la liste «homo» depuis plusieurs années.

«Tempérament plus guerrier qu’on ne le croit»

Alors que l’actualité nationale s’alourdit d’actes de violence nombreux contre les ressortissants ou les intérêts français, à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières hexagonales, que des mouvements islamistes divers dénoncent la France pour les «blasphèmes» du Prophète par ses caricaturistes, et que l’organisation Etat islamique cible notre pays comme l’un de ses tout premiers adversaires, Les Tueurs de la République, un livre très documenté du journaliste Vincent Nouzille, consacré à la chronique des services secrets sous la VeRépublique, vient de révéler que François Hollande est plus enclin que tous ses prédécesseurs à recourir à des «opérations homo».

Selon l’auteur, le chef de l’Etat fait montre d’un «tempérament plus guerrier qu’on ne le croit». «Franchement, nous n’avons pas vu cela depuis la guerre d’Algérie», confie même un officier supérieur à Vincent Nouzille. Le conflit algérien était bien sûr hors-échelle. La raison d’Etat aurait alors assumé jusqu’à 250 assassinats, chefs du FLN ou vendeurs d’armes à la rébellion nationaliste. Sans compter les «barbouzeries» des réseaux gaullistes, commises par des supplétifs recrutés parmi les truands ou des mercenaires pendant les années de la décolonisation. Avec des chiffres plus modestes, plus d’une quinzaine d’«opérations homo» entre 2012 et 2014, l’actuel occupant de l’Elysée arrive cependant bon premier, à mi-mandat, derrière le général de Gaulle.

François Hollande se serait très vite rangé, après son élection, au point de vue des «faucons» de l’armée et du renseignement, incarnés dans son entourage par le général Benoît Puga, son chef d’état-major particulier, nommé par Nicolas Sarkozy et conservé à son poste par son successeur.

Toujours discutables sur le plan philosophique, leurs arguments sont d’abord économiques. La France n’a pas les moyens de faire face à plus de conflits que ceux auxquels elle répond déjà, en Afrique et en Irak. En période de déficit budgétaire, la guerre secrète soulage les finances du pays et épargne des vies de soldats. En traquant les chefs de guerre ennemis, elle permet d’étouffer dans l’œuf les tentatives d’agression de l’adversaire, ou au moins d’en limiter la dimension.

François Hollande est, semble-t-il, aussi favorable à la loi du talion. La France doit répondre, estime-t-il, aux coups qui lui sont portés. Ainsi, le chef taliban Hazrat a-t-il péri, en septembre 2012, dans l’explosion d’un missile largué depuis un drone. La DGSE le considérait comme l’instigateur de l’embuscade d’Uzbin (Afghanistan), tendue, quatre ans plus tôt, à une patrouille française, qui avait entraîné la mort de dix militaires et en avait blessé vingt autres.

«Il faut le dégommer»

En janvier 2013, le Service action reçoit l’autorisation de tenter de libérer Denis Allex, un agent de la DGSE retenu en otage depuis trois ans par les Shebabs, un groupe djihadiste implanté dans le sud de la Somalie. Mais l’opération tourne mal, l’otage est exécuté par ses geôliers et deux hommes du Service action sont tués dans l’assaut. Le chef de l’Etat ordonne que leur mort soit vengée. «Il faut le dégommer», aurait-il même déclaré selon Vincent Nouzille, désignant le chef des geôliers, Ahmed Godane. Ce qui est fait, quelques mois plus tard. Repéré par les services français, la voiture du chef shebab est détruite par un drone téléguidé par l’allié américain.

Sous François Hollande, la France entend monter sa détermination à exercer des représailles dès qu’elle est attaquée. Ainsi, autre exemple récent, l’un des chefs d’al-Qaida pour la péninsule arabique (AQPA), l’organisation qui a revendiqué l’assaut meurtrier contre la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier, a déjà été éliminé au Yémen par un drone américain.

Cette attitude tranche avec l’inclinaison générale des présidents français tout au long des décennies passées, faite plutôt de prudence vis-à-vis de l’arme clandestine, de cette guerre de sous-entendus qui ne dit pas son nom. Giscard avait renoncé à faire tuer le terroriste Carlos, en 1977. Mitterrand n’avait donné que l’autorisation de son enlèvement par la DGSE, en 1994. Carlos purge toujours sa peine dans une prison française.

L’influence de la diplomatie sur la conduite des intérêts nationaux a été souvent déterminante sous les mandats présidentiels précédents. La vengeance, l’action pour l’action, pour le Quai d’Orsay, ne font que boucher l’horizon de négociations possibles et retarder les chances de paix. Cette philosophie, jusqu’à François Hollande, l’a souvent emporté. La vengeance peut conduire à une escalade infinie, surtout lorsque les adversaires de la France ne sont plus des États, comme pendant la Guerre froide, pas même des organisations de libération nationale, comme dans la Palestine des années 80, mais des mouvements d’inspiration religieuse, prêts à se sacrifier, armes à la main, pour leur cause.

Risque d’escalade?

Les adversaires de l’engagement «musclé» de l’Elysée pointent d’ailleurs du doigt, ce mois-ci, l’attentat de Bamako. Le communiqué de revendication fait référence à la perte d’Ahmed al-Tilemsi, second de Mokhtar Belmokhtar, un ancien du groupe malien Mujao, qui avait été soupçonné d’avoir supervisé l’enlèvement de l’otage français Gilberto Rodriguez Leal, dont la mort avait été confirmée en avril 2014. Pourchassé dans le nord du Mali, Ahmed al-Tilemsi a été tué, le 11 décembre 2014, pendant les combats qui ont opposé les Forces spéciales françaises à des troupes djihadistes près de la localité d’Anefis. L’attentat de Bamako serait donc une réplique de la réplique…

Les mêmes esprits sceptiques redoutent aussi que la France ne se laisse entraîner à l’escalade par les méthodes de l’allié américain, qui entend profiter de son avantage technologique dans sa conduite de la guerre occidentale contre le terrorisme. Le recours assez systématique aux drones armés aurait entrainé la mort de plus de 3.000 personnes par dommages collatéraux à la frontière pakistano-afghane et au Yémen.

Dans son livre, Vincent Nouzille rapporte que les tenants actuels de la guerre secrète, en France, assurent que nos services se contraignent à viser à coups plus sûrs. La cinquantaine de morts, terroristes et civils mêlés, laissés derrière eux par les commandos de la DGSE lors de la tentative de libération de Denis Allex, en Somalie, ne serait qu’une exception. Quand l’intervention d’un drone américain est demandée, ce serait sur des cibles plus étroites, hors des villes et des rassemblements humains. Et la plupart du temps, le Service action ou les Forces spéciales interviennent lorsque les chefs de guerre adverses et leurs gardes du corps se sont éloignés de leur environnement habituel.

Il est un fait pourtant que, ces dernières années, l’armée française fait peu de prisonniers. L’ère du terrorisme entraîne peu à peu l’évolution du conflit conventionnel vers des attaques-surprise, menées, après renseignement, par des troupes autonomes et surentraînées. Souvent, les armées classiques, comme durant l’opération Serval au Mali, camouflent des interventions plus discrètes, conduites par le Service action ou les Forces spéciales –parfois par les deux conjointement. C’est ainsi que le commandement du Mujao a été décimé par des «projections» de militaires spécialisés, parfois jusqu’au sud de la Libye.

Jusqu’ici, «le climat» antiterroriste ambiant, comme les assassinats de janvier à Paris ou les vidéos des exécutions de Daech sur les réseaux sociaux, confortent la fermeté de François Hollande. Mais on l’a vu aux Etats-Unis, l’opinion peut se retourner rapidement. La CIA est un sujet de débat permanent à Washington et des sites web citoyens comptabilisent les victimes collatérales des drones. La DGSE a une plus grande réputation de discrétion et de retenue. Le souvenir de l’humiliation du Rainbow Warrior, en 1985, et des querelles publiques qui en avaient découlé, est demeuré cuisant. Mais ce n’est pas une garantie suffisante.

Source: Slate.fr

Etats-Unis: «Charlie Hebdo» va recevoir un prix pour la liberté d’expression

Jean-Baptiste Thoret, qui se rendra sur place, avait échappé à l’attentat en étant arrivé plus tard sur les lieux…

Charlie Hebdo journal magazine hebdomadeur

Le PEN American Center (1), rendra hommage, le 5 mai prochain, àCharlie Hebdo, à l’occasion d’un gala qui se tiendra à New York. C’est l’essayiste et critique cinéma de la revue, Jean-Baptiste Thoret, qui se rendra sur place au nom de tous ses collègues pour recevoir la récompense, longuement baptisée PEN/Toni and James C. Goodale Freedom of expression courage Award. Le 7 janvier dernier, il avait échappé à l’attentat en étant arrivé plus tard sur son lieu de travail.

Attentats de Paris: Lassana Bathily reçoit la médaille du courage aux Etats-Unis

«Pour que l’expression soit plus libre et plus robuste »

Suzanne Nossel, directrice générale du PEN, justifie cet hommage en rappelant qu’il appartient aux caricaturistes, dans toute société libre, de remettre en question les puissants et le sacré, «afin que l’expression soit plus libre et plus robuste pour nous tous».

Elle ajoute: «En payant le prix ultime pour avoir usé de sa liberté, et ensuite s’être rassemblé comme un seul homme après cette énorme perte, Charlie Hebdo mérite d’être reconnu pour sa détermination après l’une des attaques les plus nocives contre la liberté d’expression.»

(1). Fondé en 1922, le PEN American Center est une société littéraire américaine, qui, forte d’une communauté de 4.000 écrivains, œuvre pour défendre la liberté d’expression.

Source: 20minutes.fr