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Budget national 2017: le GSB vulgarise son contenu

Le Groupe de suivi budgétaire (GSB), en collaboration avec Oxfam au Mali, a organisé le mercredi dernier, au centre Aoua KEITA de Bamako, une conférence-débat sur le budget-citoyen. L’objectif de la conférence était d’expliquer aux hommes de média la notion du budget citoyen, son impact à la compréhension du budget d’État.

Tièmogo Souleymane SANGARE president gsb conference

La rencontre était présidée par le responsable de Programme de l’ONG Oxfam Mali, Boubacar COULIBALY, qui avait à ses côtés le président du GSB, Tièmogo Souleymane SANGARE ; le représentant du Directeur général du budget, Alassane SAMAKE.
Les participants à cette conférence-débat étaient principalement des hommes de média de la presse privée et publique de notre pays et élargie à des membres de la Commission des finances publiques et du budget de l’Assemblée nationale.
Pour planter le décor de la rencontre, le président du GSB a souligné que l’organisation de cette conférence cadre avec les missions de leur association pour sensibiliser les citoyens sur l’élaboration du budget de l’État dans un langage plus simplifié en vue de sa compréhension par le citoyen lambda.
Il a ajouté que notre pays, depuis 2011, élabore le budget-citoyen pour permettre aux populations de comprendre le processus budgétaire, de savoir comment les ressources budgétaires sont collectées et l’utilisation que les autorités en font.
Le représentant de la direction nationale du budget ajoute que la production de ce document est devenue une exigence législative depuis l’avènement de la Loi n°2013-031 du 23 juillet 2013 portant code de transparence dans la gestion des finances publiques qui dispose que les citoyens, à la fois contribuables et usagers des services publics, doivent être clairement, régulièrement et complètement informés de tout ce qui concerne la gouvernance et la gestion des fonds publics.
En outre, facilite-t-il l’implication des citoyens dans le débat en matière de gestion publique et informe le grand public des orientations stratégiques du gouvernement dans un langage simplifié et accessible avant de favoriser la communication entre l’administration et le citoyen.
Aussi, dans son intervention, M. SAMAKE a fait cas de plaintes de la population sur le budget d’État. Il répond que le budget de notre pays ne peut être à hauteur des attentes tant que l’État ne parviendrait pas à réussir sa pression fiscale en mobilisant plus de 20% de son PIB. De même, notre pays ne peut prétendre à être autonome tant qu’il continuera avec les 16% de son PIB.
« Les populations doivent payer les impôts et tant que cela n’est pas effectif. Nous n’allons pas être indépendants et le pays aura toujours à faire face à des déficits budgétaires. Il est bien d’exiger de l’État des doléances, mais il serait mieux en contrepartie pour les populations de s’assurer du paiement de leurs impôts», a plaidé M. SAMAKE.
De son côté, le Directeur de Programme de l’ONG Oxfam a rappelé la nécessité pour les citoyens d’avoir une idée claire sur la gestion du budget faite par les autorités politiques du pays. Selon lui, autant il est important pour les citoyens de payer les impôts, autant ils ont l’obligation de connaître la gestion qui est faite de leur contribution.
Il pense que les citoyens doivent s’assurer que leurs contributions vont être utilisées de façon efficiente et ceci les encouragerait à payer les impôts. Pour cela, signale-t-il, il faut que les populations constatent l’impact de l’exécution des politiques et des projets sur leur vécu quotidien.
À titre d’exemple, il pense que ça n’encouragerait pas les populations de payer les impôts sachant bien qu’avec les 15% alloués au secteur de l’agriculture des Maliens ne mangent pas à leur faim.
Ces propos préliminaires ont fait place à la conférence-débat proprement dite qui était animée par M. COULIBALY de la direction nationale du budget. Dans son exposé, il a expliqué les différentes phases de l’élaboration du budget d’État, les critères de répartition des ressources aux départements ministériels avant de dégager les priorités du gouvernement dans le budget national de 2017.
À noter que le budget de cette année est arrêté en ressources à 2 013,6 milliards de FCFA en termes de prévisions de recouvrement et à 2 270,6 milliards de FCFA en dépenses avec un déficit prévisionnel de 257 milliards de FCFA contre 256 milliards de FCFA dans le budget rectifié 2016, en légère augmentation de 0,4%. Ce déficit budgétaire sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures et la mobilisation de l’épargne à travers les titres d’emprunts émis par le Trésor.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

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