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ARGENTINE : L’ancien vice-président emprisonné pour corruption

La sentence est prononcée hier mardi. Amado Boudou a été condamné à cinq ans et dix mois de prison pour corruption. Les accusations portent sur sa tentative d’achat d’une société d’impression de billets de banques à plus de 70% pourtant en faillite.

Amado Boudou a été aux affaires pendant l’administration de l’ancienne présidente Cristina Fernández de Kirchner de 2011 à 2015. L’ex présidente a été convoquée pour témoigner dans une autre affaire de corruption la semaine prochaine. Tous deux disent avoir été victimes de persécutions politiques du président actuel, Mauricio Macri.

Boudou a été accusé d’avoir levé une déclaration de faillite contre la société de devises Ciccobe Calcográfiaca, en échange d’une prise de participation alors qu’il était ministre de l’économie en 2010, avant de devenir vice-président en 2011.

C’est au tribunal de Buenos Aires qu’il a été déclaré, ce mardi, coupable de corruption passive et de conduite d’activités incompatibles avec une fonction publique.

Il a été banni à vie pour occuper des fonctions publiques et devrait faire appel de la condamnation.

Selon les juges, Amado et plusieurs autres personnes ont lancé un plan de sauvetage de cette entreprise ayant le monopole de l’impression des billets de banque, malgré qu’elle fût en faillite. La tentative de rachat de l’entreprise (70% des parts dans son cas) a finalement échoué et l’État a nationalisé Ciccone Calcografica. Amado Boudou a toujours clamé son innocence. « Je n’ai jamais négocié pour mon compte, ni à travers des tiers, les 70% d’actions de Ciccone. La corruption présumée n’a aucun fondement ni de lien avec les preuves car elle n’a pas existé », a-t-il déclaré avant le verdict.

YAWO ATIAH

Source: Le Pays

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