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Après la Tunisie, Macron au Sénégal plaide pour l’éducation et l’environnement

Après la Tunisie, Emmanuel Macron a atterri jeudi peu avant minuit à Dakar pour une visite de deux jours au Sénégal, consacrée surtout à l’aide internationale à l’éducation et à la lutte contre l’érosion côtière, mais aussi à la sécurité régionale.

Dans son plaidoyer devant la troisième conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (PME), qu’il parraine, conjointement avec le président sénégalais Macky Sall, il pourra compter sur le soutien de Rihanna, également arrivée à Dakar, selon un responsable de la communication de la chanteuse.

Les présidents français et sénégalais se rencontrent vendredi matin pour évoquer notamment la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), la coopération bilatérale et l’immigration.

Cette visite se produit à un moment de particulière convergence d’intérêts entre les deux pays, selon l’analyste politique sénégalais Babacar Justin Ndiaye.

“Au Mali, l’armée sénégalaise, à la demande de la France, avec la bénédiction des Nations unies, est montée en première ligne contre les terroristes dans la région de Mopti”, a-t-il dit, en référence au récent déploiement dans le centre du Mali d’une force de réaction rapide composée de Casques bleus sénégalais.

Ces entretiens seront également l’occasion de signer plusieurs contrats, dont la vente de deux Airbus à la compagnie Air Sénégal, avant une visite sur le chantier du futur TER (train express régional) de Dakar, auquel participent des entreprises françaises.

Les deux présidents, qui ont chacun fait de l’éducation une priorité, visiteront ensuite un collège de Dakar rénové avec des fonds de l’Agence française de développement (AFD), en prélude à l’ouverture de la conférence du Partenariat mondial pour l’éducation.

C’est à l’invitation de Macky Sall qu’Emmanuel Macron coprésidera dans l’après-midi cette conférence qui accueillera au moins sept chefs d’Etat africains et des donateurs internationaux.

Leur objectif est de lever quelque 3 milliards de dollars sur la période 2018-2020 pour aider plus de 60 pays en développement à financer leurs programmes d’éducation afin de réduire, malgré le poids de la démographie, le nombre d’enfants non scolarisés, estimé à 264 millions,

Coïncidence, des manifestations dans le secteur éducatif ont lieux ces jours-ci dans les deux pays.

– Montée des eaux –

Selon l’AFD, en matière de soutien à l’éducation, “la France ne fait pas tellement mieux” que les autres pays donateurs, en y consacrant seulement 2,5% de son aide publique.

Aussi Rihanna, ambassadrice du PME, comme l’association humanitaire ONE, demandent-elles à Emmanuel Macron de montrer l’exemple en portant la contribution française à 300 millions de dollars.

Samedi, Macky Sall accompagnera le président français et son épouse Brigitte à Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française et du Sénégal, menacée par la montée des eaux.

Son maire Mansour Faye avait interpellé Emmanuel Macron sur le sort de sa ville lors du Sommet One Planet du 12 décembre à Paris.

Cette ville de pêcheurs, premier établissement fondé par la France au sud du Sahara, attend de Paris et de la Banque mondiale une aide contre l’érosion qui menace d’emporter des habitations.

La Banque mondiale avait d’ailleurs annoncé à Paris une aide pour protéger les côtes africaines, dont Saint-Louis doit être l’une des premières bénéficiaires.

Pour constater la menace, les deux présidents se rendront sur la langue de Barbarie, bande de sable qui sépare le fleuve Sénégal de l’Atlantique, rongée par l’avancée de l’océan.

Le président français compte terminer sa visite en rencontrant la population de Saint-Louis dans un de ces bains de foule qu’il affectionne et en profitera même pour s’adresser aux habitants lors d’une courte allocution organisée dans le centre ville.

Inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, le coeur historique de Saint-Louis devrait bénéficier d’une aide accrue de la France pour la restauration de ses monuments historiques.

Mais pour l’essayiste Adama Gaye, “la croissance en hausse et les richesses récemment découvertes (hydrocarbures) n’ont pas été traduits en amélioration qualitative” sur la vie des Sénégalais qui expriment un “ressentiment vis-à-vis des pouvoirs en place et des acteurs étrangers, notamment français”.

Selon lui, dans le droit fil de son discours “à la jeunesse africaine” en novembre au Burkina Faso, “M. Macron, qui est jeune et n’a pas de passé colonial, comprendrait aisément que les Sénégalais veuillent une relation équitable”.

Source: slateafrique

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