Cet accord prévoit notamment la mise en place de commissions rogatoires internationales, l’échange entre les Etats des actes judiciaires et une politique de coopération en cas d’extradition

Cet accord prévoit notamment la mise en place de commissions rogatoires internationales, l’échange entre les Etats des actes judiciaires et une politique de coopération en cas d’extradition
Confrontés aux attaques djihadistes et trafics de toutes sortes, le Niger, le Mali et le Tchad ont signé mardi à Niamey un accord «historique» de coopération judiciaire, a rapporté mercredi la radio publique nigérienne.
«Les frontières entre le Mali, le Tchad et le Niger n’existent plus en matière judiciaire», a commenté le ministre tchadien de la Justice, Mahamat Hassan, qui salue «un accord historique» dans «la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière».
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«La signature de l’accord intervient à un moment où nos Etats sont confrontés aux grands défis de l’heure, le terrorisme et le crime organisé, le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic des armes», a déclaré le ministre nigérien de la justice, Marou Amadou.
Une coopération pour contrer «l’ingéniosité des terroristes et des trafiquants»
L’accord de coopération judiciaire, signé par les ministres de la Justice de ces trois pays de la bande sahélienne, prévoit la mise en place de commissions rogatoires internationales, l’échange entre les Etats des actes judiciaires, la comparution des témoins, experts et personnes poursuivies et une politique de coopération en cas d’extradition. Il autorise également des enquêtes conjointes et le transfert des poursuites.
«L’ingéniosité des terroristes et des trafiquants a pris le pas» sur les procédures judiciaires classiques «longues et complexes», a expliqué Marou Amadou.
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Les trois pays sont en proie à de nombreuses attaques des groupes djihadistes sahéliens ou du groupe nigérian Boko Haram. Le désert est aussi propice aux trafics de drogue et d’armes ainsi qu’à l’immigration clandestine.
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