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Tunisie : Najla Bouden Romdhane, première femme à la tête du gouvernement

Ce Mercredi, une femme, Najla Bouden, a été chargée de former un nouveau gouvernement en Tunisie. Une première dans l’histoire du pays, mais ses prérogatives seront limitées après que le président Kais Saied s’est arrogé les pleins pouvoirs.

Complètement inconnue du grand public et Géologue de formation, Najla Bouden Romdhane (née en 1958), cette Dame qui a le même âge que Kais Saied, était en charge de la gestion d’un projet subventionné par la banque mondiale pour réformer l’Enseignement supérieur. Cette nomination surprise a été annoncée deux mois après la destitution du premier ministre Hichem Mechichi, le 25 juillet dernier par le chef de l’Etat qui a également gelé le parlement et pris en main le pouvoir.

C’est une première dans l’histoire de la Tunisie, Pays pionner dans le monde Arabe en matière des droits des femmes, que la tâche de diriger le gouvernement est confiée à une femme. Selon un communiqué de la présidence, M. Saeid a chargé Mme Bouden de former un gouvernement dans les prochaines heures. Toutefois, c’est le chef de l’Etat qui sera le réel détenteur du pouvoir exécutif. Il présidera le conseil des ministres, en vertus d’un décret contenant des mesures exceptionnelles adopté le 22 septembre.

Cependant, Nouarane Bouadjila, ingénieure dans le pétrole a connu Najla Bouden Romdhane sur les bancs de la faculté, elle était à l’époque son étudiante. « C’est une personne qui sait ce que c’est qu’une stratégie et une planification. Elle est vraiment comme ça. Il faut planifier les choses. On met en place une stratégie. On a une vision, ce sont des termes qu’elle emploie et c’est façon de faire », explique-t-elle, rapporte RFI.

Kais Saeid a insisté à plusieurs reprises, sur le caractère historique de la nomination d’une femme pour la première fois à diriger le gouvernement en Tunisie. « C’est un honneur pour la Tunisie et un hommage à la femme tunisienne », a-t-il annoncé. « La nomination d’une femme à la tête du gouvernement est une chose positive, une reconnaissance de l’importance du rôle des femmes en Tunisie et de leur capacité à réussir dans tous les domaines », a déclaré à l’AFP, le politologue Slaheddine Jourchi.

Mais selon lui, Mme Bouden manque d’Expérience, il met ainsi des doutes sur sa capacité à faire face à tous les énormes dossiers complexes qui l’attendent. En outre, les Tunisiennes ont exprimé leur joie dans la rue, après la désignation d’une femme première ministre. « Toutefois, cela ne veut pas dire qu’on va la soutenir quoiqu’il arrive, on fera attention à ce qu’elle va faire », a souligné à l’AFP l’une d’elles, Yasmine Benhassen, une étudiante de 21 ans.

Pour Raoua Gorab, une chômeuse d’une trentaine d’années, « ce qui compte c’est qu’elle règle les problèmes du pays, tout en améliorant la situation sur le marché de l’emploi, parce qu’après la pandémie, tout a fermé ». Par ailleurs la principale mission du nouveau gouvernement sera de mettre fin à la corruption et au chaos qui s’est répandu dans de nombreuses institutions de l’Etat a indiqué le président Saied, en présence de Najla Bouden, docteur en géologie, propos recueillis avec le journal de TV5MONDE.

Cette désignation ne fait pourtant pas oublier que Kais Saied entend rester maître à bord alors que des manifestants, très mécontents sont descendus dans les rues ce dimanche 26 septembre dernier, pour faire part de leur rejet de ces mesures. Dans la masse cette semaine se trouvaient des anciens qui soutenaient le président. Attirant l’attention sur la Constitution le haut possible, ces protestants nous expliquent les raisons de leur présence à ce rassemblement dit « anti-coup d’Etat ». « Nous ne voulons pas de ce coup d’Etat j’avais voté pour Kais Saied, mais je ne suis pas d’accord avec ce qu’il est en train de faire », lance un manifestant. Un autre poursuit en ajoutant que « le président se prend pour un dieu tout puissant. Il légifère, il est aussi à la tête du système judiciaire. Chose que nous ne voulons pas dans notre pays ». Rappelons que si le parlement reste gelé la nouvelle cheffe du gouvernement ne pourra pas faire valider son équipe gouvernementale par les députés.

Mariam Guindo, Stagiaire

Source: LE PAYS

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