Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) accueillera, à partir du lundi 7 avril 2025, l’ouverture officielle de la session ordinaire d’avril du Conseil national de Transition (CNT). Cette séance solennelle, qui se déroulera dans la salle Djéli Baba Sissoko, marquera le lancement d’une session législative décisive pour l’avenir du Mali.
Bamada.net-L’annonce a été rendue publique par le Secrétariat général adjoint du CNT, à travers un communiqué signé par Amadou Baba Wagué, confirmant la tenue de cette session conformément aux textes fondamentaux en vigueur.
Une session fixée par le nouveau cadre constitutionnel
Cette session trouve sa base juridique dans la Constitution du 22 juillet 2023, qui encadre le calendrier législatif national. Le texte fondamental prévoit deux sessions ordinaires annuelles, dont celle d’avril, qui commence le premier lundi ouvrable du mois. D’une durée maximale de quatre-vingt-dix jours, cette session se veut à la fois dense et structurante dans un contexte national où les attentes des citoyens sont élevées.
Un rendez-vous parlementaire aux enjeux multiples
Alors que le Mali poursuit sa transition politique, cette rentrée parlementaire intervient à un moment où de nombreux chantiers sont ouverts : restructuration de l’État, réformes institutionnelles, gestion des ressources publiques, sécurité nationale, et développement économique.
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Durant les trois mois à venir, les membres du CNT seront appelés à se pencher sur une série de textes de loi, projets gouvernementaux et propositions législatives touchant à la fois les droits des citoyens, la gouvernance publique, le fonctionnement des collectivités territoriales, et l’organisation des institutions.
Mais cette session ne se limite pas à l’adoption de lois : elle revêt également une dimension stratégique en termes de contrôle de l’action gouvernementale, un exercice attendu avec rigueur dans le contexte actuel.
Une session stratégique dans la marche vers la souveraineté institutionnelle
Pour beaucoup, cette session est perçue comme un tournant, une opportunité pour renforcer le socle institutionnel du pays. Le Président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw, a d’ailleurs appelé ses collègues à plus de rigueur, de présence et d’implication dans les débats.
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Selon des sources parlementaires, cette session pourrait être marquée par l’introduction de textes phares sur la réforme de la décentralisation, la lutte contre l’impunité, le soutien aux forces de défense et de sécurité, mais aussi la gestion des ressources naturelles et les politiques sociales.
L’espace parlementaire au cœur de la diplomatie et de la souveraineté
Au-delà du cadre national, le CNT poursuivra ses activités diplomatiques, notamment à travers des rencontres interparlementaires avec des partenaires régionaux et internationaux. Ces échanges visent à renforcer la coopération Sud-Sud, consolider les liens avec des pays amis, et défendre les choix souverains opérés par le Mali dans sa marche vers une refondation durable.
Une dynamique de légitimation à travers l’action
Bien que le CNT reste un organe transitoire, il n’en demeure pas moins l’épicentre du pouvoir législatif actuel. Pour nombre d’observateurs, cette session pourrait constituer l’une des dernières lignes droites avant un éventuel retour à un parlement élu. À ce titre, l’efficacité, la transparence et la qualité des travaux seront scrutées par l’opinion publique.
Le rôle du CNT sera donc déterminant : inspirer confiance, renforcer la légalité républicaine, et poser les jalons d’une gouvernance plus responsable et inclusive.
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Fatoumata Bintou Y
Source: Bamada.net