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Sans Tabou: Founé, un scandaleux cas à part

L’autopsie de l’équipe gouvernementale mise en place par Choguel MAIGA a révélé ses aspérités, les zones d’ombre où la curiosité du public est aiguisée par les fouineurs renforcés par toute la cohorte de nouveaux investigateurs et commentateurs des réseaux sociaux. Malgré le renforcement des familles ministérielles et des vieux chevaux de retour et un grand quiproquo des 25 ministres au départ qui se retrouvent à 28 avec des strapontins ridicules et des doublons qui poseront problème à Ibrahim Ikassa MAIGA, c’est une sacrée COULIBALY qui fait les frais d’un gouvernement dénoncé par tous les alimentaires de la République. Mme WADIDIE Founé COULIBALY, puisque c’est d’elle qu’il s’agit. Son tort : non pas qu’elle est un peu trop jolie pour une COULIBALY selon l’autre. Mais d’être, d’une part, une femme au vrai sens du terme qui fait des bébés et, d’autre part, une activiste connue pour être une spécialiste de jet de cailloux non une rhétoricienne de cabinet.

La fille de l’autre est attaquée et vilipendée depuis sa nomination comme ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.
D’abord, outre son jeune âge, on lui reproche d’être une femme mariée qui remplit ses devoirs d’épouse et donc qui tombe enceinte forcément, pas comme les gourgandines qui n’ont jamais connu le chemin de la maternité. Pour ses détracteurs la nomination d’une femme enceinte pour une Transition au pas de charge de 8 mois n’était ni appropriée ni efficace. Comme si la grossesse était une maladie, un handicap pour être ministre. Pour la défense de la fille de l’autre, la fonction ministérielle n’est-elle pas moins pénible que celle de ménagère. Or, chacun sait dans notre pays que ménagères enceintes, même en phase terminale de leur grossesse, s’occupent bien de leurs maris, font le ménage, la lessive, la cuisine, s’occupent des enfants, font toutes les tâches dignes d’une épouse honorable et d’une mère de famille respectable. Alors trêve d’hypocrisie, lui confier un poste ministériel, lui serait de l’eau à boire. Founé peut aujourd’hui, Founé pourra demain !
Soutenir le contraire, surtout venant de femmes qui crient partout au respect de la loi sur le genre et à l’adoption de la loi sur les violences basées sur le genre est une discrimination scélérate, pardon, sélective, qui ne les honore pas. En effet écarter la nomination d’une femme parce qu’elle est enceinte relève belle et bien d’une ignominieuse VBG. Dès lors, dans cette cabale peu vertueuse lancée contre la fille de l’autre, on se demande où sont les associations de femmes, quels sont les projets et programmes pour mettre fin à la stigmatisation et aux stéréotypes dont sont victimes les femmes de ce pays à commencer par leur ministre elle-même ? Comme le dirait l’autre, nul ne s’assure si l’épouse ou les épouses d’un ministre est ou sont enceintes… Mais on harcèle et on jette la pauvre ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la faimille à la vindicte populaire !

Ensuite, l’autre accusation qui est aussi un délit de fasciés est que Founé COULIBALY est une activiste, une jeteuse de cailloux. Mais, serait-elle la seule à avoir participé aux journées de désobéissance civiles ? Combien de responsables du M5-RFP pendant ces journées chaudes ont-ils été cravatés pour trouble à l’ordre public et qui sont aujourd’hui Premier ministre, ministres ou membres du CNT ? Alors jeteuse de cailloux ou pagailleurs ? Mais chacun reconnait qu’elle a assuré et mouillé le maillot.
Au-delà de son engagement qui est n’est pas remis en cause, c’est sa compétence qui fait perdre son latin à beaucoup. Lors de sa Journée de l’enfant africain, jeudi dernier, la fille de quelqu’un a brillé à travers une piètre prestation qui a suscité les railleries des réseaux sociaux. Incapable de lire un petit discours qu’on lui a donné, elle a voulu se cacher derrière une pirouette : «c’est l’émotion ! » ! Allahou Akbar ! C’est l’émotion qui fait perdre à un ministre de la République ses motions de vocabulaire, d’élocution, de lecture de la maternelle ! Grosse émotion alors !
À sa rescousse, le gouvernement a envoyé ses services de communication expliquer qu’on n’a pas besoin d’agrégat en français pour être ministre. Alors pourquoi on n’a pas pris comme ministres uniquement ceux qui ne savent ni lire ni écrire ? N’importe quoi ! Chacun se rappelle des dérives qui ont suivi chaque fois qu’un dirigeant malien ou un régime dit qu’il n’a pas besoin d’intellectuels, et tente de faire avec les crétins.
Ministre est une fonction politique, oui ça n’exige pas de diplôme, mais un minimum de savoir parler et de compétence pour gérer un secteur au nom de la République. La République est une exigence d’excellence et de probité. Jusqu’ici on n’avait pas recruté des ministres qui ne savaient pas lire, écrire et parler français qui est et reste encore notre langue officielle, n’en déplaise aux anti-francophiles. Non messieurs, le français compte et comptera toujours.
Autant, il faut s’offusquer des attaques immondes contre Founé COULIBALY parce qu’elle est enceinte, autant, il ne faut pas défendre l’indéfendable. La fille de l’autre a fait chou blanc, elle s’est plantée, et elle a intérêt à recruter rapidement un professeur de français pour apprendre au moins à lire un papier. Parce que la langue de travail reste le français. Ce n’est pas acceptable qu’un ministre ne puisse pas s’exprimer en français… Malgré l’émotion. Aux communicants du gouvernement, formez Madame la ministre d’abord en français, puis en technique de prise de parole en public, une matière qu’on appelle aussi à l’université technique de leadership. Sinon a be ke maloya ye dé à l’extérieur.

PAR MODIBO KONE

Source: Info-Matin

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