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Présidentielle de 2022: Une longueur d’avance pour Aliou Boubacar Diallo

De tous les candidats potentiels à la prochaine présidentielle annoncée pour le 27 février 2022, Aliou Boubacar Diallo est assurément celui qui détient  à  ce jour les plus sérieux atouts pour se faire élire.

 

Voici pourquoi.

Cheick Oumar Sissoko, Me Mountaga Tall, Modibo Sidibé, Konimba Sidibé ont tous la carrure pour faire un bon candidat pour le M5-RFP dans le contexte actuel. Ce mouvement contestataire, même diminué par les péripéties de l’après-IBK, pèse encore sur l’échiquier politique surtout depuis la nomination du président de son comité stratégique Choguel Kokalla Maïga, fin juin dernier, au poste de Premier ministre.

Seulement voilà : le président du CNID et l’une des éminences grises dudit mouvement a exclu l’éventualité d’une candidature unique du fait du manque évident d’homogénéité qui le caractérise. Du coup les chances de chacune des personnes mentionnées de rassembler sur son nom la majorité des suffrages des électeurs se réduisent comme peau de chagrin.

Survivant d’une ténébreuse  » affaire de tentative de déstabilisation des institutions  » le dernier des six premiers ministres usés par le très instable IBK en sept ans, Dr Boubou Cissé, a signé son adhésion à l’URD, le parti du défunt Soumaïla Cissé, dans le but évident de porter sa candidature à la présidentielle à  venir. Il traine à ses pieds au moins deux boulets.Celui d’avoir servi avec une loyauté irréprochable jusqu’ à l’extrême limite un régime décrié et énergiquement combattu pour  sa corruption systémique et  son incompétence avérée. Et celui de rallier sans état d’âme le principal parti de l’ancienne opposition alors que sa place naturelle se trouvait au sein de l’ancienne majorité dont il paraissait disputer le leadership à un Bocari Treta confiné dans une disgrâce permanente par IBK. Le type de versalité qui nourrit chez les Maliens une aversion  pour la gent politique.

Le RPM et l’ADEMA, les deux piliers de l’ex-majorité présidentielle, n’ont pas encore déterminé s’ils privilégieront chacun une candidature interne ou s’ils joueront la carte du milliardaire Mamadou Seydou Coulibaly comme une certaine opinion leur en prête l’intention. En tout état de cause ce débat exhalant un parfum de discrédit les fragilise plus qu’il ne les renforce. Du coup le patron de CIRA, soupçonné de vouloir s’appuyer principalement sur ces deux formations politiques et subsidiairement sur le CNPM pour conquérir le palais de Koulouba, s’aventure sur un terrain fort aléatoire.

Restent Soumeylou Boubèye Maïga et Tiéman Hubert Coulibaly. L’un et l’autre ont une stature d’hommes d’Etat au regard de leur brillant parcours dans la sphère gouvernementale. Il leur reste à ratisser largement au-delà  des cercles politiques familiers et bâtir de solides plateformes. Cette exigence est loin d’être remplie.

Aliou Boubacar Diallo, pour revenir à lui, aligne les acquis suivants : à la présidentielle de 2018, il est arrivé troisième avec un score de 8,03 % derrière IBK et Soumaïla Cissé. Pour un coup d’essai ça n’était pas mal. Aux législatives qui ont suivi en 2020 après deux reports successifs, son parti, l’ADP-MALIBA, s’est octroyé la cinquième place avec 6 sièges ( les résultats définitifs de ce scrutin très controversé ayant infirmé 3 sièges). Ajoutons-y que non seulement Aliou Boubacar Diallo n’est pas confronté à un conflit de leadership au sein de son parti, mais en plus il vient de bénéficier du soutien de vingt autres formations politiques pour le hisser à la présidence du Mali, le moment venu.

La fondation Maliba est un autre acquis considérable pour Aliou Boubacar Diallo. Il l’a créée avant de se lancer dans la politique avec l’ADP-MALIBA. Son objet, « refaire l’unité du Mali par l’entraide  » est matérialisé au quotidien par des actes de solidarité au profit des populations défavorisées sur toute l’étendue du territoire national. En une dizaine d’années d’existence, elle affiche à son palmarès des forages d’eau, des équipements solaires, la construction de ponts, le pavage de voies urbaines, des dons de vivres, de matériels sanitaires et scolaires, de bourses d’études au Mali, au Magheb, en Europe, en Amérique et j’en passe.

Enfin l’on prête à Aliou Boubacar Diallo de posséder une fortune personnelle au moins égale au PIB du Mali: plus de 2 000 milliards de Fcfa. Avec un tel pactole le promoteur de Wassoul’Or converti dans la recherche et l’exploitation de l’hydrogène vert, le combustible des temps futurs, ne souffrira pas d’un manque d’argent pour financer sa campagne.

Saouti HAIDARA

Source: l’Indépendant

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