Des matchs comme Pays-Bas-Espagne (5-1), Allemagne-Portugal (4-0), France-Suisse (5-2) et Allemagne-Brésil (7-1) s’inscrivent dans la lignée de scores enregistrés en Ligue des champions ces dernières années.
Pays-Bas-Espagne (5-1), Allemagne-Portugal (4-0), France-Suisse (5-2) et Allemagne-Brésil (7-1): les quatre plus grandes dégelées du Mondial ont été infligées par de grosses équipes, ce qui n’est pas une surprise. En revanche, le pedigree de leurs victimes est déroutant: à chaque fois, il s’agit de nations qui squattent les sommets du classement Fifa (Espagne 1ère, Brésil 3e, Portugal 4e, Suisse 6e).
On est loin des roustes d’antan, illustrant des duels déséquilibrés: la Yougoslavie écartelant le Zaïre (9-0 en 1974), la Hongrie rasant le Salvador (10-1 en 1982), l’Argentine désossant la Jamaïque (5-0 en 1998) ou l’Allemagne punissant l’Arabie Saoudite (8-0). Déjà, en 2010, les petites nations avaient su éviter des corrections majeures.
En 2014, les scénarios se ressemblent sur certains points. La France a doublé le score face à la Suisse en une minute à peine, suite au coup d’envoi des adversaires (Benzema à la 17e, puis Matuidi à la 18e), ce qui fait écho à la série de buts allemands entre la 23e et la 29e minute, décortiquée ici. Une parenthèse surréaliste, façon Inception, pendant laquelle les actions de but se confondaient, les erreurs brésiliennes se superposaient et Toni Kroos ne semblait jamais s’arrêter de lever les bras.
Temps fort non concrétisé
Ces branlées sont marquantes, notamment parce qu’on a assisté à la déchéance de joueurs majeurs tels San Iker Casillas, Cristiano Ronaldo ou David Luiz, qui ont marqué l’histoire récente de leur sport et remporté la Ligue des champions. Pendant ce temps-là, les Australiens (2-3 seulement face au Pays-Bas), les Équatoriens (0-0 contre les Bleus) ou les Américains (0-1 face à l’Allemagne) terminaient leurs rencontres épuisés, mais pas humiliés. Et selon (…) Lire la suite sur Slate.fr