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Pour » association de malfaiteurs et détention illégale d’arme à feu « : Moussa Traoré, Adjouma Daou et Adama Diarra condamnés à cinq ans d’emprisonnement ferme

Les travaux de la Cour d’assises de Bamako ont repris, hier lundi 23 novembre, à la Cour d’Appel, sise à Banankabougou. Parmi les dossiers du rôle du jour, il y avait l’affaire ministère public contre Moussa Traoré, Aldjouma Daou et Adama Diarra, jugés pour « association de malfaiteurs et détention illégale d’arme à feu ». A l’issue de l’audience, les accusés ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement ferme et cinq ans d’interdiction de séjour à Tiénfala (Koulikoro).

 

C’est courant 2018 qu’une équipe de Police a mis le grappin sur les nommés Moussa Traoré, Adjouma Daou et Adama Diarra. Ils conduisaient une Toyota Avensys dans le sens interdit, vers minuit, sur la route de Sébénicoro. Séance tenante, une fouille de la voiture par les limiers a permis de retrouver deux revolvers, deux fusils de chasse, trois cartouches, trois  cagoules, une machette, un gourdin, une bonbonne de gaz lacrymogène, des sachets de gin. C’est ainsi qu’une enquête, rondement menée par la police, permettra au parquet de les inculper pour  » détention illégale d’arme à feu «  suivant les articles 175 et 43 de la loi N°04-050 ANRM du 12/11/2004 et l’article 175 du Code pénal portant sur l’ » association des malfaiteurs « .

A la barre, l’accusé Moussa Traoré a tenté de nier les faits à lui reprochés. Il expliquera avoir été contacté par Adama Diarra, vivant à Bamako, pour l’accompagner à un baptême à Sébénicoro, en Commune VI.  » J’ai quitté Gbakoro Droit en voiture pour rejoindre Aljouma Daou à Tiénfala afin qu’on puisse ensemble effectuer le déplacement. C’est en cours de chemin que j’ai emprunté par méconnaissance un sens interdit. Du coup, la police nous a arrêtés et ils ont retrouvé une arme sur Adama Diarra « , a-t-il tenté de faire croire à la Cour.

Pour Adama Diarra, il a tout simplement demandé  à Moussa Traoré de l’accompagner à Sébénicoro.  » A ma grande surprise, celui-ci est venu à bord d’un véhicule en compagnie d’Aldjouma Daou. J’ai pris mon arme artisanale pour le mettre dans ma poche et je lui ai remis 5000 FCFA pour qu’il prenne de l’essence « .

Quant à Aldjouma Daou, il était en possession d’un sachet de boisson alcoolisée appelé « djin » au moment de leur arrestation. Sur quoi, un juge lui demandera, est-ce qu’on célèbre un baptême de naissance la nuit ? Puis un assesseur lui asséna la question massue en lui demandant comment un chauffeur de Sotrama peut-il se tromper de chemin jusqu’à conduire dans le sens interdit. Ce à quoi l’accusé est resté muet.

Dans son réquisitoire, le parquet soutiendra que les accusés ont nié les faits à la barre alors qu’ils sont clairs. D’ailleurs, depuis l’interrogatoire, il est apparu clairement qu’ils sont partis chercher la voiture d’une autre personne soi-disant qu’ils vont aller déposer un malade à l’hôpital, à Bamako. « Ce qui est constant,  ils ont été retrouvés avec deux revolvers, deux fusils de chasse, trois cartouches, trois  cagoules, une machette, un gourdin, du gaz lacrymogène, des sachets de gin », a dit en substance le parquet. Avant de demander de les retenir dans les liens de prévention suivant le Code Pénal.

Les deux avocats de la défense ont plaidé coupable en demandant des circonstances atténuantes pour les accusés. Un avocat dira que :  » l’erreur est humaine et le pardon est divin ».

La Cour, dans sa sagacité, a reconnu coupables les accusés. Ainsi, ils ont bénéficié des circonstances atténuantes, ce qui leur a valu cinq ans d’emprisonnement ferme et cinq ans d’interdiction de séjour à Tienfala.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant

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