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OBSTRUCTION GRAVE AUX SECOURS MÉDICAUX SUITE AU DÉCÈS D’UN PATIENT,DURANT LA RÉTENTION D’UNE AMBULANCE, MÉDECINS SANS FRONTIÈRE (MSF) APPELLE AU RESPECT DE L’ACTION MÉDICALE

En effet la région de Mopti  est l’un des principaux foyers des violences depuis 2012 et qui se sont propagées depuis 2015 vers le sud du pays, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins. Depuis quelques jours les violences refont surface dans plusieurs cercles surtout pour le cercle de Douentza  dans lequel différentes attaques ciblées sont menées pendant ces trois derniers mois. Notamment les Médecins sans frontières, une organisation non gouvernementale médicale humanitaire internationale d’origine française fondée en 1971 à Paris intervenant au Mali depuis un moment n’a pas été exempte de ces attaques. Elle a été la cible d’une attaque après une frappe aérienne de l’armée française le dimanche dernier.

 

Soulignons que Médecins Sans Frontières intervient au Mali depuis 1985. Actuellement MSF gère des projets médicaux et humanitaires dans les régions de Kidal, Gao (Ansongo), Mopti (Ténenkou, Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro), Ségou (Niono) et Sikasso (Koutiala), et aussi dans la capitale, Bamako. A Douentza, depuis 2017, MSF intervient en appui aux différents services du Centre de santé de référence tels que les soins d’urgence, la pédiatrie, la néonatologie, la chirurgie d’urgence et la médecine interne. L’organisation assure également la référence des patients des Centres de santé communautaires vers le Centre de santé de référence de Douentza, ainsi que le transfert des cas les plus compliqués sont orientés vers l’hôpital de Sévaré. MSF appuie également trois Centres de santé communautaires dans les communes de Boni, Hombori et Mondoro.

Dans un communiqué publié hier 07 Janvier, Médecins Sans Frontières décrie la violence et les multiples obstructions à leur devoir de médecin, coutant la vie a de malades ou blessés. Dans ledit communiqué MSF relate que  « une ambulance de Médecins Sans Frontières (MSF) effectuant une référence médicale entre Douentza et Sévaré, dans le centre du Mali, a été arrêtée le mardi 05 janvier et retenue violemment et de longues heures par des hommes armés, entraînant la mort d’un des patients qui se trouvaient à bord. Médecins Sans Frontières condamne fermement ces violences et cette obstruction grave des secours médicaux. L’organisation appelle toutes les parties au conflit à respecter l’action médicale et humanitaire ainsi que les populations civiles.

Cette ambulance, clairement identifiée par le logo de MSF, se dirigeait vers l’hôpital général de Sévaré avec à son bord trois patients grièvement blessés dans le bombardement du 03 janvier dans la région de Douentza. Un infirmier du Ministère de la Santé, un accompagnant et un chauffeur étaient également à bord du véhicule. Tous ont été ligotés, violentés et laissés en plein soleil pendant plusieurs heures avant d’être relâchés. L’un des trois patients, un homme d’une soixantaine d’années, est décédé durant cette détention. »

Le communiqué indique que l’ambulance n’a pu atteindre l’hôpital de Sévaré que le lendemain, c’est-à-dire le Mardi 6 janvier 2021. Parmi les trois patients y figurant, un a péri durant la rétention et les deux autres ont été pris en charge dès leur arrivée à l’hôpital de Sévaré.

Juan Carlos Cano, chef de mission de MSF A déclaré condamner rigoureusement « dans les termes les plus vigoureux toutes les formes d’entraves et de violences exercées contre les secours médicaux,  nos patients et les membres de notre personnel » et dit être très choqué tout en demandant aux différentes parties en conflit de « respecter les ambulances, les soignants, les patients et leurs accompagnants. Les véhicules médicaux doivent permettre aux agents de santé de soigner et transporter les patients dans un environnement sûr et sécurisé ».

L’Organisation a aussi tenu a préciser son rôle lors du bombardement controversé de Bounty, cercle Douentza Dimanche dernier. En effet, MSF précise avoir des équipes qui ont pris en charge plusieurs blessés graves en provenance des villages de Bounty et Kikara suite au bombardement de l’armée (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU VENDREDI 08 JANVIER 2021

Alpha C. SOW

Source : NOUVEL HORIZON

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