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Les responsables de la plateforme « Antè Mali Bla Mogoyé » face à la presse : « La prolongation de la transition est une demande des Maliens, eux-mêmes… »

Les membres de la plateforme « Antè Mali Bla Mogoyé », un regroupement composé de certains mouvements se sont adressés, mercredi 8 septembre à la maison de la presse, à leurs compatriotes Maliens. Cet évènement, tenu à la faveur d’une conférence de presse, avait pour objet d’appeler les uns et les autres à l’union pour la prolongation de la période transitoire.

La présente conférence a été animée par Abdoulaye Fofana dit 120, président de la plateforme, Souleymane Sidibé, porte-parole, Oumar Barou Soumano, leader d’association et membre de la plateforme…Via l’évènement, il s’agissait d’appeler les Maliens à l’union pour la prolongation de la transition. Une prorogation qui, indiquent les conférenciers, permettra d’ailleurs aux Maliens d’avoir des assises pour la refondation proprement dite du Mali. Sans se voiler la face, les membres de la plateforme « Antè Mali Bla Mogoyé » disent vouloir désormais entendre tout sauf de limiter la transition à 18 mois. Parce que la tenue des élections en cette période où l’insécurité mine le pays dramatisera, d’après eux, la situation à laquelle les Maliens sont présentement confrontés, au lieu que ça amène la paix et la stabilité dans le pays. À entendre le président de la plateforme, Abdoulaye Fofana alias 120 : « Certes nous devons, comme prévu dans la charte et exigé par la CEDEAO, respecter les 18 mois impartis comme durée de la transition, mais faire les élections dans cette condition d’insécurité nous conduira à un pire. Chose que nul ne souhaite encore dans ce pays ». D’après lui, le souhait des Maliens est le maintien de la paix, de la stabilité et de la sécurisation des personnes avant toute organisation d’élection.

Et le président de la plateforme de clarifier ceci aux opposants de son idée : « La prolongation de la transition n’est pas une demande des autorités, mais plutôt des Maliens, eux-mêmes. C’est le peuple souverain qui décide à ce que cette transition soit prolongée ». Cela permettra aux Maliens de poser les jalons du Mali nouveau et refondé, évitant d’autres coups d’État dus à l’organisation des élections présidentielles et législatives bâclées, a-t-il ajouté. Aux autorités transitoires, le message du sobriquet 120 a été clair : « Les Maliens ne demandent pas cette prolongation pour que ceux qui sont au pouvoir vivent dans le luxe ou profitent des bonus du pouvoir, mais pour les permettre de mieux travailler encore ».

Dans son intervention, Abdoulaye Fofana annonce qu’il préfère faire face aux sanctions de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que de limiter la transition à 18 mois. Pour le porte-parole Souleymane Sidibé, « ce sont les actes posés par les autorités qui ont amené les militants de la plate-forme ‘’Antè Mali Bla Mogoyé’’ à faire cette sortie ». Parlant de la CEDEAO qui exige le respect des 18 mois accordés pour la transition, le porte-porale estime que cet organe sous régional « n’est pas avec le Mali ». « La CEDEAO est une machine en laquelle les Maliens ne se reconnaissent pas. Au lieu de prendre des sanctions contre le Mali, la CEDEAO doit nous aider à gérer nos problèmes. Les 18 mois n’ont pas été acceptés par le peuple parce que je suis sûr et certains que ça ne permettra pas d’aboutir à des élections crédibles et transparentes », souligne M. Sidibé. De son côté, Oumar Barou Soumano exprime l’urgence d’unir et de mobiliser les jeunes maliens pour cette prolongation. À ses dires, la CEDEAO peut prendre les sanctions qu’elle souhaiterait prendre, mais « l’avenir, le devenir et la construction du Mali ne dépendent qu’aux seuls citoyens lambda du pays ». Aussi président de l’association « où va la jeunesse », Oumar Barou déplore que ce pays soit toujours trahi par ses propres fils, à cause de l’intérêt particulier. Pour Zoumana Kouyaté, membre de la plate-forme, « nous sommes maliens et n’avons nulle part où aller si ce n’est pas ce pays. De ce fait, s’unir pour le bâtir est un devoir pour tous ».

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

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