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Le pouvoir au nom des marmitons, de la marmite et de la marmaille

Les marmitons ont enfilé leurs plus beaux basins au nom de leurs marmites et de leurs marmailles pour arpenter les estrades et crier à gorge déployée la prolongation de la Transition.

Certaines vont jusqu’à commettre l’hérésie de demander à donner le temps au Colonel Assimi GOITA, président de la Transition, chef de l’État, excipant de mettre en œuvre son programme. Or, en fait de programme, c’est celui que le peuple lui a assigné au sortir des concertations nationales, c’est le programme consigné dans la Charte de la Transition. Il s’agit de : rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; redressement de l’État et la création des conditions de base pour sa refondation ; promotion de la bonne gouvernance ; refonte du système éducatif ; adoption d’un pacte de stabilité sociale ; lancement du chantier des réformes.
Il se trouve également que cette Charte dispose clairement en son article 22: ‘’la durée de la Transition est fixée à dix-huit(18) mois à compter de la date d’investiture du Président de la Transition’’.
Le constat est établi que de braves dames rêvent d’enjamber, au besoin de piétiner la Charte de la Transition au nom de laquelle pourtant un Président et un Premier ministre ont été arrêtés et démissionnés…pour violation de la Charte de la Transition.
Le compte à rebours est lancé avec la vaste offensive pour imposer une prolongation de la durée de la Transition sans argument à part celui alimentaire d’une mère soucieuse d’un confort de son conjoint et leurs mouflets. La philharmonique est exécutée à perfection, parce qu’on ne lève pour l’instant qu’un coin du voile.
Il y a peut-être une raison plus insidieuse à cette frénésie politique de la gent féminine, à savoir la candidature de leur mari de Colonel à la prochaine élection présidentielle pour prétendument le salut du Mali, mais en fait pour le bonheur de la marmite et des marmitons d’épouses.
Le samedi dernier, la Présidente de l’Association ‘’Nyèléni Taré-Taré’’, Mme KONATE Bintou CISSE, disait : « nous proposons qu’on accorde 18 mois au président Assimi afin de lui donner la chance de réaliser son projet ».
La rhétorique n’est pas nouvelle par rapport à tous les changements de régime.
Comme dans une symphonie magistralement exécutée, bientôt suivra la procession situationniste des rentiers politiques. Le porte-parole du M5-RFP est prodromique de ce grand chœur d’OPA sur un pouvoir transitoire.
Quelques-uns y trouvent leur compte, avec un cynisme inversement proportionnel à leur civisme. Mais pour tous les autres, c’est un bien mauvais service qui est rendu en raison d’une adultération et d’un frelatage de la rupture tant prônée.
Dans ce gloubiboulga où la Communauté internationale attend le Mali aux entournures du 27 février 2022 (date de l’élection couplée du Président de la République et des Députés à l’Assemblée Nationale, selon le chronogramme officiel), il faut du recul, creuser un effort d’analyse rationnelle et surtout agir pour sortir de l’éternel recommencement.

PAR BERTIN DAKOUO

Source: Info-Matin

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