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En un mot : Levée de boucliers

C’est ce matin que la Cour d’assises de Bamako se prononcera sur l’issue du procès du capitaine Amadou Haya Sanogo et coaccusés dans l’affaire dite de la disparition forcée de 21 bérets rouges. Tout semble indiquer que ce dossier devrait être clos au motif des arrangements (logements sociaux et argent) avec la partie civile et la Loi d’entente nationale. Cette perspective suscite beaucoup de réactions, notamment de la part de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) qui exprime sa préoccupation par rapport à la lutte contre l’impunité, singulièrement des crimes de viols, des disparitions forcées, des actes de torture qui constituent de graves violations des droits de l’Homme.

 

En se fondant sur les instruments juridiques nationaux et internationaux ratifiés par le Mali, notamment la Constitution du 25 février 1992, la Charte de la transition du 1er octobre 2020, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, la CNDH  rappelle que la Loi d’entente nationale en son article 4 soustrait expressément de son champ d’application : « … Les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols, les conventions internationales et africaines relatives aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire et tout autre crime réputé imprescriptible ». Ce qui veut dire que ladite loi ne doit pas profiter aux putschistes de 2012.

La CNDH peut compter avec une certaine Aminata Soumaré qui a jeté le discrédit sur certains barons de la junte de 2020 impliqués dans des crimes abominables comme le viol collectif dont elle a été plusieurs fois victimes. Avec le discrédit provoqué par le fameux complot contre la Transition qui maintient en détention Ras Bath et autres innocents, on risque de perdre le restant de notre crédibilité, en donnant l’absoute aux crimes de la crise de 2012.

DAK

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