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Crise sécuritaire au centre du Mali : L’émoi à son paroxysme

Les attaques meurtrières du mois dernier à Boulkessi et Mondoro ont coupé le sommeil aux Maliens. Des enquêtes sont en cours. Certes ! Mais le mal est déjà fait, mettant le pays à la croisée des chemins.

 

L’émoi est encore vif dans les esprits après cette sortie des obscurantistes qui ont fait feu de tout bois. Une situation qui a fini par 3 jours de deuil national et provoqué la grogne des populations du côté de Sevaré, qui s’en sont prise à la MINUSMA. Cette grogne ne date pas de maintenant puisqu’une partie de l’opinion estime que les forces étrangères font du surplace.

Le chef suprême des armées IBK a aussi démonté net la chaîne militaire en limogeant à maintes reprises des tenants de l’Etat-major des armées. Si le ministre de tutelle est même du corps militaire, force est de constater que la situation est devenue délicate.

Au mois de janvier dernier déjà, des massacres envers la communauté Peuhle avaient été perpétrées, provoquant la convocation du Premier Ministre d’alors, Soumeylou Boubèye Maïga, qui était de connivence avec les députés pour la dissolution de la milice AN BA SAGOU.

C’est dire que le problème a été déplacé surtout que la milice proche de l’ethnie Dogon avait publié un courrier au milieu du mois de mars pour indiquer qu’elle allait sévir dans certaines localités qui constitueraient des dangers. Les hostilités ont repris de plus belles et dans cette pagaille les terroristes s’adonnent à cœur joie. Le contexte se caractérise par cette affaire.

Notons que le Centre du Mali est déchiré depuis plus de deux ans. Les affrontements communautaires du moment sont partis de vieux litiges connus un peu partout dans la sous-région : celui des éleveurs et agriculteurs. Les peulhs ont toujours eu des incidents avec les Dogons lors de la transhumance. Mais le contexte sécuritaire avec des armes qui pullulent partout, a fini par être favorable au terrorisme. Finalement des milices proches à chaque communauté ont vu le jour et l’amalgame est total.

Le gouvernement essaie désormais de prendre les choses en main mais force est de constater que c’est loin d’être gagné. L’actuel PM Boubou Cissé a réussi à contenir les tensions à travers d’importantes tournées dans le pays profond. Sauf que la situation a fini par avoir raison du Burkina Faso. Au fil des jours, les attaques se multiplient par le biais de bandits armés venus du Mali (selon les médias et sources locales).

Le Centre du Mali qui est situé essentiellement dans la région de Mopti est frontalier au Burkina Faso où les violences sont légion. Dans plusieurs localités on vit la triste réalité que l’Etat n’existe plus. Des élus locaux aux forces armés, plus rien n’existe occasionnant un vide qui fut abordable aux bandits armés. Les paisibles populations y vivent sous le joug de la charia et ne peuvent se défaire de l’emprise des maîtres des lieux. Pour se rendre à certains endroits, il faut traverser le Burkina et le Niger.

Malgré que plusieurs  délégations gouvernementales soient parties soutenir les populations éplorées sur place, la réalité reste la même : une fois rentrées à Bamako, les hostilités reprennent. Désormais c’est le G5 Sahel qui est au cœur des débats. Le Mali multiplie les plaidoyers afin d’avoir les soutiens qu’il faut mais les lignes bougent timidement.

Que Dieu sauve le Mali qui s’en tient désormais au Dialogue national inclusif !

 D.KEITA

Source: Le SOFT

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