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Carnet de voyage à Bousseyda en Mauritanie : Voyage hors du temps

Régulièrement, je me rends en Mauritanie, en vacances. Le trajet Bamako-Nioro-Bamako est sans histoire. Le voyage prend certes 6 heures, mais, la route est acceptable, mis à part quelques nids de poules du reste en réparation.

 

 A partir de Nioro, la tranquillité prend fin. Le trajet Nioro-Bousseyada, le village natal de ma mère, est loin d’être un long fleuve tranquille. Il n’est pas bitumé et réserve des surprises aux chauffeurs qui ne maîtrisent pas la route : il peut se perdre très facilement.

Bousseyada, le village natal de ma mère est à 60 km de Nioro, en territoire mauritanien. Malgré que j’y aille régulièrement, il faut à chaque fois un guide. Cette année, c’était encore le cas. La route n’est accessible qu’aux 4×4. Les autres s’y embourbent facilement. Quand il pleut, la route devient carrément impraticable.

Après 3 heures de route, depuis Nioro, nous arrivons enfin au village de Bousseyada-Edinabè. Toute la famille Bâ était là pour nous accueillir : grands-parents, tantes, cousins, cousines, oncles… La joie était partout puisque cela faisait 5 ans depuis notre dernier séjour. Dans ce village, pour accueillir les hôtes, on leur offre du lait frais, de la viande et du couscous à base de mil.

Dans ces contrées, la problématique de l’eau potable est cruciale. L’activité principale est l’élevage des bœufs, des chèvres, des moutons, des ânes, des chevaux et des chameaux. Il y a à côté une agriculture de subsistance.

Ils vivent de lait de leurs bétails. Le mil est obtenu souvent par troc. Après un séjour tranquille dans cette contrée hors du temps, le retour vers Nioro ne sera pour autant pas calme. En effet, 30 minutes après avoir quitté Bousseyada, une pluie d’une grande intensité commence, nous obligeant à nous arrêter le temps que ça s’arrête.

C’est là que les vrais problèmes vont débuter, nous faisant oublier le goût de ce séjour si agréable. En effet, la conduite devient alors de plus en plus compliquée même en 4×4. La route est submergée d’eau et donc marécageuse. Et les risques d’embourbement étaient de plus en plus élevés. Nous avons pris la route à 8h et c’est à 13h que nous sommes enfin arrivés à Nioro. 60 km.

 

Maimouna Dia

(de retour de Bousseyada-Edinabè en Mauritanie)

Source : Mali Tribune

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