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50 Maliennes inspirantes – Oumou Sangaré : la Diva

Elles résistent, brisent le plafond de verre, dirigent des entreprises, s’engagent pour faire bouger les lignes, font briller le Mali sur le plan sportif ou artistique. Par leur courage ou leur créativité, ce sont des femmes qui inspirent. Une édition spéciale en ce mois de la femme, rend hommage à 50 figures féminines qui portent les couleurs du Mali au delà de ses frontières. Parmi elles, Oumou Sangaré. 

29 avril 2022. La date est cochée dans l’agenda des millions de mélomanes qui la suivent à travers le monde. Deux ans après la version acoustique de Mogoya, son dernier album, sorti en 2017, la diva à la voix unique revient avec un nouvel opus Timbuktu, le 13ème de sa discographie, qui signe son retour sur le label World Circuit, avec à ses côtés son complice de toujours, Mamadou Sidibé, le guitariste Pascal Danae et Nicolas Quéré à la co-réalisation.

Un album de 11 titres créé en plein confinement, quand l’artiste s’est retrouvée  « coincée » à Baltimore, aux États-Unis, pendant 7 mois et dans lequel elle aborde entre autres thèmes les mystères de la vie, les femmes et le Mali.

« J’avais beaucoup d’inspiration. Je n’avais rien à faire, du coup j’ai fait cet album avec beaucoup d’amour », raconte l’ambassadrice du Wassulu, dont la 5ème édition du Festival international (FIWA), initié en 2018, s’est achevé le 5 mars à Yanfolila.

« La musique est en moi. Sans elle, je ne suis rien et rien ne peut me l’enlever. J’ai mis ma vie dans ce disque, toute ma vie, cette vie dans laquelle j’ai connu la faim, l’humiliation de la pauvreté et la peur, et dont je tire aujourd’hui ma gloire », ajoute celle qui porte le Mali sur les scènes du monde depuis plusieurs décennies.

Aujourd’hui icône incontestée de la musique mondiale, Oumou Sangaré, 54 ans, a fait ses premiers pas avec Moussolou, enregistré en février 1989 au studio JBZ d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire. L’album, qui fait sensation l’année suivante, se vend à plus de cent mille exemplaires et s’impose comme incontournable au Mali et au-delà de ses frontières.

Fille d’une chanteuse dont la seule source de revenu étaient les Sumu, Oumou chante depuis l’âge de 5 ans, lors des concours opposant les écoles maternelles. Elle est repérée à 18 ans par Lamine Sidibé, Directeur de l’Ensemble instrumental du Mali, rejoint ensuite Djoliba Percussions, le groupe de Bamba Dembélé et part avec eux sur une tournée européenne.

« J’étais la plus jeune de la troupe à chanter, mais je suis parvenue à me faire une place. Lorsque j’étais sur scène, le public en redemandait. C’est grâce à cela que j’ai pris confiance en moi », confie l’artiste, qui interprétait des chansons du répertoire de Coumba Sidibé, célèbre chanteuse du Wassoulou, envers laquelle elle est reconnaissante pour lui avoir enseigné beaucoup de valeurs.

Ambassadrice de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, la Diva du Wassoulou œuvre également pour les populations fragilisées. En 2014, elle enregistre avec un collectif d’artistes Africa Stop Ebola, une chanson pour sensibiliser et récolter des fonds pour lutter contre cette maladie.

D’habitude très réservée sur les questions politiques, comme beaucoup d’artistes maliens, Oumou Sangaré a récemment donné son avis. Récemment, elle a déclaré à un média étranger que la démocratie avait montré ses limites dans son pays.

La diva de la musique malienne est aussi une entrepreneure. En 2010, elle lançait les taxis Oum Sang, mais le projet, qui se voulait novateur, ne sera pas une grande réussite. Déjà propriétaire de l’Hôtel Wassoulou à Bamako, elle a inauguré en 2019 à Yanfolila un campement.

Source : Journal du Mali

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