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TROIS QUESTION A NOUHOUM SANOGO, CT AU CONSEIL REGIONAL DE KOULIKORO.

« Koulikoro devrait profiter des unités installées sur son territoire »
Dans l’entretien ci-dessous, le conseil régional de Koulikoro évoque les difficultés d’industrialisation de sa région. Nouhoun Sanogo déplore que Koulikoro ne bénéficie pas des taxes versées pas les unités installées sur le territoire.

Les Echos : Quelle est votre impression sur la participation des régions au Sim ?
Nouhoum Sanogo : Nous saluons l’initiative prise pour booster l’industrialisation en impliquant les régions. Ce processus a commencé d’abord par des pré-salons.
Ils nous ont permis d’identifier des projets et des porteurs de projets. A cette première édition, la région de Koulikoro a amené une dizaine de projets. Ce sont des projets de partenariats public/privés dans les domaines de l’agroalimentaire, du bio carburant et de la transformation de déchets en engrais.
Dans nos stands aussi, on a des produits agroalimentaires. Ils sont fabriqués par de sociétés coopératives sur place. La plupart des sociétés sont des femmes. La région de Koulikoro est la région la plus industrialisée du Mali. Toutes les unités qui sont installées autour de Bamako se trouvent sur le territoire de Koulikoro. Si nous prenons en main cette situation, on peut booster l’économie de la localité à travers l’industrie.

Les Echos : Est-ce que cette présence des unités contribue au développement de la ville ?
N.S : Cela ne contribue pas significativement au développement de la région, parce que la plupart de ces unités industrielles installées sur notre territoire se considèrent comme étant à Bamako. Ces taxes versées ailleurs devraient faire profit à la région.
En tant que conseil régional, on a voulu faire une situation de ces unités industrielles en 2016. Les études n’ont pas abouti. Les directions régionales jouent leur rôle et travaillent en étroite collaboration avec le conseil régional. En plus cela, la région est faiblement couverte en électricité et en eau. On ne peut pas parler d’industrialisation, sans résoudre ces deux problèmes.

Les Echos : Des attentes de Koulikoro au sortir de ce salon ?
N.D : C’est de nouer des partenariats gagnants avec partenaires qui viendront investir chez nous. La population de la région a beaucoup de projets. Et de l’espace pour accueillir des projets industriels dans la région.
Propos recueillis

Kadiatou Mouyi Doumbia

Les echos

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