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Tombouctou : le CJA contre les Autorités Intérimaires

L’installation des autorités intérimaires dans les régions maliennes de Tombouctou et Taoudénit initialement prévue vendredi, a été reportée à lundi. Cette décision a été prise en raison de désaccords concernant Tombouctou.

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Boubacar Ould Hamadi, devait être investi comme président du Conseil régional de Tombouctou et Hamoudi Sidi Ahmed Aggada, choisi par le gouvernement, comme chef des autorités intérimaires de Taoudénit initialement vendredi . Les cérémonies d’installation de leurs collègues de Gao et Ménaka ont eu lieu jeudi et celle des dirigeants provisoires de Kidal le 28 février.

Selon des sources proches du gouvernorat, le report a été décidé “pour des raisons de logistique “. Pourtant ce sont des désaccords de certains groupes armés qui sont à l’origine du renvoi de la cérémonie d’investiture à lundi. Le CJA , le Congrès pour la justice dans l’Azawad qui a occupé le lieu prévu pour l’investiture avant de renoncer, cherche à être associé au processus d’installation des autorités intérimaires. Après des négociations sous l’égide du ministre de la Réconciliation nationale, un compromis aurait été trouvé et la cérémonie reprogrammée pour lundi. Une situation similaire avait été vécue à Gao, où des membres de la Plateforme, en armes, avaient pris possession pendant quatre jours du bâtiment officiel devant abriter la cérémonie.

Selon des témoignages, le calme règne actuellement à Tombouctou.

Le CJA qui réclame l’inclusivité dans la mise place des autorités intérimaires et les Forces armées du Mali sont en négociation pour décanter la situation.

Yéhia Tandina journaliste à Tombouctou est joint au téléphone par Idrissa Sako : « Apparemment, la situation s’est un peu décantée par rapport à la position du CJA. Je sais qu’il y a une bonne communication entre les officiers militaires des Famas et ceux du CJA, toutes choses qui ont un peu décanté la situation. En ville, les gens ne sont pas tellement au courant de ce qui se passe ».

Il se dit que la ville de Tombouctou serait assiégée par les éléments du CJA, qu’en est-il ?

«Assiéger, c’est trop dire, j’ai suivi, mais en réalité, ce n’est pas le cas. Moi, j’ai eu en personne le chargé de communication du CJA Hamata Ag El Méhedy, il m’a envoyé un message pour me dire qu’il ne s’agit pas de troubler la quiétude des gens ou semer le désordre.

Effectivement, ces propos ont été confirmés par le Commandant de zone aussi qui m’a dit qu’il est en pourparlers avec eux. Donc, il soutient aussi que la quiétude des populations ne sera pas troublée et que c’est juste pour se faire entendre pour que leurs préoccupations soient prises en compte, par ce que nous sommes arrivés à une étape où en réalité tous les mouvements doivent participer à cet accord, doivent avoir leur emprunte dans cet accord ».

Le Congrès pour la Justice dans l’Azawad met en garde le gouvernement de toute tentative de mise en place des autorités intérimaires sans leur inclusion. Le CJA demande son intégration dans le processus des DDR et réclame des représentants dans les commissions pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix.

Hamata Ag El Mèhedy, chargé de communication du CJA est joint au téléphone par Adama Amadou Haidara :

« Le CJA, par rapport à l’installation des autorités intérimaires, a clairement dit sa position depuis le mois d’octobre. Nous nous opposons d’ailleurs à l’application de l’accord dans nos régions de contrôle et cela nous l’avons fait savoir à tous les acteurs du processus à plusieurs reprises. Actuellement, même nos troupes sont entrain d’occuper la région de Tombouctou pour bloquer toute idée de mise en place d’une quelconque autorité inclusive du CJA à Tombouctou et à Taoudeni.

Nos revendications sont claires. Nous revendiquons notre inclusion dans l’ensemble des organes de mise en œuvre de l’accord. Nous avons toujours fait savoir que nous sommes ouverts, disponibles à toutes discussions. Le gouvernement ne peut pas insister à installer les autorités intérimaires le lundi s’il ne répond pas à nos revendications, nos doléances. S’il le fait sans que nos revendications ne soient prises en compte, il va en assumer complètement les conséquences ».

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