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Soutien aux actions d’IBK: où est la majorité Présidentielle ?

Le jeudi, samedi et lundi derniers ont été consacrés au lancement des projets de la grande offensive présidentielle, notamment à Dialakorodji, à Kangaba et à Kayes. Si l’initiative est accueillie avec enthousiasme au sein des populations et même par les autorités politiques, administratives et coutumières, les partis politiques de la majorité présidentielle, à l’exception notable du RMP, ont été très peu présents sur le terrain, au cours des lancements de ces activités. Manque de sincérité vis-à-vis du président de la république ou incapacité d’une Convention qui regroupe pourtant plusieurs dizaines de partis politiques ?

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Dans le cadre de la « Grande offensive présidentielle », le 3 mai 2017, le Président IBK a procédé personnellement, à Dialakorodji au lancement des travaux de construction et de bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nossombougou.
La cadence s’est poursuivie le 6 mai, à Kangaba où le Premier ministre, AIM, a lancé les travaux de construction et de bitumage de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée longue.
Le lundi 8 mai, c’est le ministre de l’Équipement et du désenclavement, Mme TRAORE Seynabou DIOP, qui a donné, à Sadiola, le 1er coup de lame, de la route Kayes Sadiola.
Dans toutes ces localités, le constat est que les autorités politiques, administratives, et coutumières, ainsi que les populations sont sorties massivement pour non seulement accueillir les hôtes du jour, mais également exprimer leur joie quant à la réalisation desdits projets.
Par contre, excepté les responsables, militants et sympathisants des sections et sous-section du RPM qui étaient visibles avec des pancartes, portraits géants du Président IBK, aucun autre parti ou association de la Convention de la majorité présidentielle (CMP) ne s’est visiblement mobilisé. En tout cas, le constat était trop grossier pour passer inaperçu.
Déficit de communication des commissions d’organisation ou simple volonté délibérée de boycotter lesdits évènements ?
La question taraude les esprits et qui mérite une réponse de la part de ceux qui ont clairement promis leur soutien au président de république. C’est toujours une majorité aphone et défaillante vis-à-vis de son devoir de solidarité et d’accompagnement du pouvoir.

Car on ne peut pas prétendre soutenir le président de la République et ne pas se mobiliser à l’occasion des grands événements dédiés à la concrétisation de son programme de développement.
Ils sont nombreux les Maliens qui se rappellent encore comment le PDES et alliés du Président ATT, sortaient à l’occasion des déplacements publics de ce dernier.
En tout cas, à un an des élections présidentielles, le Président IBK et son parti RPM doivent savoir quel parti ou association politique est avec ou contre eux. En ne faisant pas la part des choses, dès à présent, le réveil risque d’être brutal, au moment du décompte.
C’est justement cette attitude mi-figue, mi-raisin qui a amené le Président IBK à sabrer ses alliés de la Majorité : « je ne vous sens pas dans le débat politique. Vous êtes frileux face à une opposition tonitruante ». Selon IBK, « l’heure n’est plus aux scories politiciennes ». « Ensemble, nous devons travailler à bâtir un Mali fort ». À la mouvance présidentielle, il a demandé l’union sacrée.
S’il y a aujourd’hui un motif de mobilisation en faveur du président IBK, c’est bien la « Grande offensive présidentielle » (GOP) des infrastructures, dont lui-même a donné le ton à Dialakorodji, mercredi 3 mai dernier, et qui se poursuit par le lancement des travaux de construction et de bitumage des routes de Yanfolila-Kalana-Frontière de Guinée ; Barouéli-Tamani, le 13 mai à Kalana et le 15 mai à Tamani.
La réalisation de ces 5 infrastructures routières vise le désenclavement intérieur et extérieur du Mali et s’inscrit dans le cadre de la Grande offensive présidentielle (GOP) pour les infrastructures, un pan du programme du Président IBK : « Le Mali d’abord ».
Ne pas soutenir de telles actions présidentielles revient tout simplement à se renier.
Ou bien, le manque d’intérêt des partis politiques de la CMP est-il révélateur d’un malaise général qui sévit en son sein ?
En tout cas, le soutien de cette majorité présidentielle, ce regroupement de 64 partis politiques, ne doit pas se limiter au service minimum. La Convention de la majorité présidentielle se doit de s’impliquer intellectuellement et politiquement, dans la recherche active de solutions rapides à toutes les grandes questions qui se posent à notre Nation.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

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