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Sommet Afrique France : Le sabotage politique du sommet au sein de la commission d’organisation

A deux jours de la tenue du 27è sommet Afrique France intitulé, Sommet pour le partenariat, la paix et l’émergence, le voile se lève véritablement sur les intentions de certains membres de l’organisation au plan national qui semblent être venus pour se servir et non pour servir. En plus de la négligence et de l’indifférence, ces derniers larrons excellents dans le conflit d’intérêts, eux-mêmes prestataires à travers des agences écrans de communication et d’autres prestations auront déçu par leur incapacité à relever les défis à eux confiés par les plus hautes autorités qui ont été indubitablement induits en erreur sur le coup.

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Si en 2005, la presse privée a été largement associée à cet évènement, en 2017, elle a été écartée voire méprisée par des retraités promoteurs d’agence de communication. De nombreux confrères se posent la question de savoir ce qui est à l’origine de ce mépris à notre endroit ?

Ceux qui, par leur expérience devaient travailler à faire intéresser ses jeunes confrères à ce sujet d’intérêt national ont pêché par méchanceté.  Beaucoup se demandent s’ils ne sont pas en mission de sabotage ? Oui, ils le sont.

Le président de la république qui a placé sa confiance sur le président du sommet risque d’être déçu à travers le choix porté sur ces supers journalistes d’une certaine époque.

La communication ne saura se limiter qu’à la couverture télévisuelle. Chaque entité de la presse privée malienne joue sa partition avec fierté et sans complexe. Les confrères qui ont embrassé ce métier, sont des agents de conception formés dans nos grandes écoles (ENA, ENSUP, IGLAM et autres instituts célèbres) et qui n’ont aucun complexe devant des rats des bibliothèques françaises. On connait leur mépris pour la presse privée.

La chose est tellement grave, que l’on se demande comment en est-on arrivé là. Selon plusieurs indiscrétions, les organisateurs ont bénéficié d’une trop grande liberté de marge de manœuvre concernant leurs attributions, chacun en fixant à sa tête en fonction de son propre carnet d’adresse et de ses liens politiques. D’autres ont été appelés à la dernière minute afin de compléter le décor occupé par des cadres peu recommandables, très souvent retraités et arrivistes rompus aux affaires de corruption et de clientélisme qui ont fait le tour des salons de Bamako et des rédactions.

En effet, comme ce fut le cas pour les sommets de la CENSAD sous la férule de Soumeylou Boubèye Maïga et bien d’autres, le Mali a mis en place depuis 2014 une commission d’organisation de la présente rencontre internationale. Cette commission est dirigée par un Président nommé par décret du Président de la République avec rang d’Ambassadeur. Ce dernier est assisté d’une grosse équipe avec pour missions de fixer les orientations générales du CNOSAF, veiller à la prise en compte des aspects politiques et diplomatiques ; d’assurer la cohérence des activités du CNOSAF avec celles des administrations sectorielles. Le CNOSAF comprend huit commissions thématiques dont la commission finances ; la commission sécurité ; la commission infrastructures et logistiques ; la commission protocole, Accueil et Transports ; la commission Hébergement et Restauration ; la commission santé et Assainissement ; la commission mobilisation Sociale et Projets Spéciaux et la commission Medias et communication. Cette dernière commission aura été la risée de toutes les autres, incapable de planifier et de coordonner sa mission ou ne voulant pas s’améliorer pour des raisons insoupçonnées. Aucune activité de communication n’a été déployée des semaines avant l’événement, le plan de couverture laisse à désirer et le manque d’anticipation sur l’après évènement donne froid au dos.

En tous cas , tout aura brillé par la médiocrité et l’amateurisme de cette commission. A seulement quelques jours du sommet, seulement une quarantaine de journalistes sur 300 prévus avaient pu s’enregistrer  pour les accréditations jugées longues, peu pratiques et inadaptées. La commission elle-même est restée inaccessible, méfiante et méprisante à l’endroit de la presse privée malienne.

Aucune information de taille n’a été disponible et le site web mal renseigné et avec des onglets et menus désactivés,  lancé à seulement une semaine de l’évènement sans aider à grand-chose.

Et pour couronner le tout, les agences et autres prestataires tombés de nulle part ont mis le pied dans le plat pour des prestations de qualité très douteuse sur la base du Relationship mais aucunement de l’expérience et de la capacité technique. Les finitions des supports fournis sont d’une nullité déconcertante.

De tout ce qui ressort, il est essentiel que tous les coins et recoins du sommet fassent l’objet  d’un audit et d’une évaluation technique, matérielle et financière même qu’il n’enlèvera rien à ce mauvais souvenir d’équipes davantage préoccupées à des fins aventurières et affairistes.

JEAN GOÏTA  

Source : Aube d’Afrique

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