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Site de déplacés internes : le besoin s’accroit de jour en jour

Les déplacés internes vivent plusieurs difficultés dans leur déplacement vers les zones de sécurité.  Ils sont nombreux à avoir tout laissé derrière eux pour fuir les attaques des hommes armés. Plusieurs déplacés dans leur fuite ont trouvé refuge dans des familles d’accueil, d’autres sur des sites dédiés aux déplacés internes et certains se débrouillent tout seul. De San à Tombouctou en passant par Bandiagara, la situation des déplacés internes reste critique et les besoins d’assistance humanitaire surtout en vivre demeurent énorme.

Reportage

La situation sécuritaire du pays continue de pousser certains à fuir leur localité. Dans la quête des zones de sécurité, ils sont confrontés à plusieurs difficultés. Dans la région de San, les déplacés qui viennent chaque semaine dans la ville à la recherche d’une zone sûre sont nombreux. Yaya Arama et sa famille font partie des nouveaux déplacés de San. Selon lui, ils ont été dépossédés de leurs biens et chassés du village par des hommes armés. « Nous nous sommes installés à San après l’attaque de notre village Domè. On a tout perdu. On a juste pu fuir avec les habits qu’on portait. Les femmes qui ont essayé d’emporter du matériel ont été battues par les hommes armés. Le village dans lequel on était avant d’arriver à San, a été attaqué également »,témoigne tristement le chef de famille.

Le service de développement social sur place précise que les nouveaux arrivants ont un problème de logement. Certains occupent des maisons inachevées. « Ceux qui viennent d’arriver n’ont pas de logeurs à San. Ils sont parfois obligés d’habiter dans des maisons inachevées. Ces personnes se trouvent dans entre les quartiers comme Lafiabougou, Médine, Parana et jusqu’à Sienso » affirmeLamine Traore chef de service du développement social et de l’économie solidaire de San.

A Bandiagara dans la dix-neuvième région du Mali, les déplacés ont certes reçu une assistance humanitaire mais elle reste insuffisante face à l’ampleur des besoins. Le vœu de ces déplacés internes, est la sécurité afin qu’ils puissent retourner dans leur village.

« Nous avons quitté notre village à cause de l’insécurité. Nous n’avons rien emporté avec nous. Nous souhaitons que les autorités fassent tout pour restaurer la paix pour nous permettre de retourner chez», selon ce chef de famille.

« Ici nous recevons de l’aide de la part des personnes de bonne volonté. Tout ce que nous demandons, c’est le retour de la paix pour retourner dans nos villages pour cultiver. Car c’est le seul travail que l’on maîtrise», tel est le souhait de cet autre déplacé interne.

Toujours dans la ville de Badiangara, certaines familles s’organisent pour accueillir les déplacés. Mais beaucoup de ces familles sont confrontées au problème de manque en vivre, comme nous explique Aly Tapily chef de famille. « Ils sont nos parents et nos villages sont côte à côte. Nous nous connaissons très bien. Le manque de vivres rend difficile la prise en charge de ces déplacés. Actuellement les temps sont durs parce que les déplacés internes sont venus trouver que nous sommes déjà dans une situation très difficile. Nous demandons aux autorités de nous donner des vivres ».

En plus de San et de Badiangara, à Tombouctou on compte également plusieurs milliers de déplacés internes. Pour ces deux femmes déplacées internes rencontrées au village de Bankore dans le cercle de Goundam, l’aide en ce moment est indispensable pour pouvoir nourrir les enfants.

« Nous avons reçu de l’aide composé de mil et du lait mais c’est insuffisant. Nous avons tout laissé dans notre village. On n’a rien ».

« Depuis que nous sommes arrivés ici, nous n’avons même pas reçu un demi kilo de riz. A notre arrivé, nous avons été enregistrés mes enfants et moi. Je suis une femme enceinte qui n’a rien et qui a faim ».

Des sites en cours d’aménagement

Au niveau national, les mesures sont prises pour soulager les déplacés au Mali, nous explique le Directeur national du développement social. « Nous sommes en train d’aménager dans toutes les capitales régionales des sites de déplacés internes.Déjà au niveau de Gao, on a aménagé un site déserté, qu’on appelle village Espoir. A Tombouctou et à Ménaka, nous avons des sites qui sont en cours d’aménagement. Nous sommes en train d’identifier un autre site à Bamako pour pouvoir recevoir de nouveaux déplacés internes », précise Ibrahim Abba.

Par ailleurs, le Directeur national du développement social, demande, l’accompagnement des partenaires et l’État pour que les déplacés internes puissent vivre dans des conditions idoines.

Sur plusieurs sites de déplacés internes à travers le pays, la demande fréquemment formulée par les déplacés est la sécurité pour favoriser le retour dans leur dans leur localité d’origine.

Studio Tamani

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