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Sans Tabou, célébration de l’Azawad, le seuil de l’intolérance

Décidément, ni l’installation des autorités intérimaires ni la nomination d’un nouveau gouverneur, encore moins, la tenue de la Conférence d’entente nationale ne semblent convaincre les enfants égarés de Kidal de bannir la chimérique Azawad et pour embarquer dans le train de la paix, qui est le Mali Un et indivisible, une république laïc et démocratique.

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Cette année encore, comme d’habitude, malgré l’adoption par la Conférence d’entente nationale (du 27 mars au 2 avril 2017) qui a tranché la problématique Azawad en estimant qu’elle n’envoie ni à une réalité politique ni géographique, voilà que la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) continue de célébrer, le 6 avril à Kidal, comme anniversaire de l’indépendance de la fantomatique « république de Azawad ». Cela sous la barbe et le nez de la communauté internationale (MINUSMA, Barkhne) présente sur place.
En effet, c’est le 6 avril 2012 en souvenir suite à la défaite de l’armée malienne et à l’occupation de 2/3 du territoire malien par des hordes djihadistes-terroristes que les responsables du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), membre de la CMA, ont prononcé la déclaration d’indépendance de l’Azawad. Depuis, elle est célébrée, dans la ferveur à Kidal. Peut-on être dans la république et continuer la propagande en faveur des idéaux indépendantistes ?
Dans leur dessein indépendantiste, les enfants égarés de Kidal n’ont pas hésité à entreprendre des travaux d’assainissement et d’embellissement de la ville rebelle, à travers la réhabilitation de la « Place de l’indépendance » et la réfection de leur fameux « Monument de l’indépendance de l’Azawad », sur lequel il est écrit « 6 avril ».
Ainsi, ils n’ont pas fait mystère sur le programme d’activités concocté pour la journée qui était d’ailleurs, à l’avance postée dans une série de vidéos sur la page Facebook et le compte Twitter de l’« État de l’Azawad ».
Convaincus que rien n’adviendra, c’est une parade militaire, avec une dizaine de pick-up, à bord, des hommes en armes qui ont fait le tour de la ville sous les acclamations de la foule, acquise à la cause, massée le long de leur passage.
Comme si cela ne suffisait pas, toute la ville s’est donné rendez-vous à la « Place de l’indépendance » pour hisser sur un mât, le drapeau de « l’Azawad ». Cela, sous le nez et la barbe des autorités intérimaires de la localité, de la MINUSMA et même de Barkhane.
Pire, sur les banderoles exposées sur la « Place de l’indépendance », on pouvait lire les slogans : « Peuple de l’Azawad, réveille-toi pour le combat ! », « Il n’y aura pas de paix sans l’entité de l’Azawad », « Le droit à l’autodétermination est une revendication du peuple de l’Azawad ».
Pour enfoncer le clou, lors du défilé civil, organisé pour la circonstance, on aperçoit clairement des enfants et des hommes armés, marcher sur le drapeau du Mali, aux cris de « A bas le Mali, vive l’Azawad ! ».
Lors des interventions, certains ont traité publiquement le Mali d’« État impérialiste » qui occupe les terres de l’Azawad.
En tout cas, la célébration de l’indépendance de la chimérique république Azawad ne cesse de susciter beaucoup d’interrogations quant à la volonté de ces mouvements a de regagner la mère patrie. Et pour cause, comment comprendre au moment où nos autorités s’accrochent à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et que les principaux responsables de la CMA sont logés, nourris et entretenus aux frais du contribuable malien, à Bamako, que des mauvais esprits continuent impunément à défier l’État malien et toute la communauté internationale, à travers cette célébration.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

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