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Sans Tabou: article 39, quand le Premier Ministre défie le Président

Le PM poignarde-t-il le président dans le dos ?
Contrairement à la volonté du président de la République, qui a instruit en juin dernier, ‘’l’application immédiate, pleine et complète de l’article 39’’, le Gouvernement, lui, annonce la fin août, au plus tard le 5 septembre pour l’application de l’article 39. De quoi provoquer la colère des enseignants qui décident, à travers lettre circulaire N° 081, l’arrêt des cours, dès ce 17 août.

 

Pour certains, qui pensaient que cette crise était derrière nous, c’est le retour à la case départ, alors que les plus critiques pensent que c’est un coup de poignard dans le dos du président de la République qui a instruit publiquement au PM l’application intégrale et immédiate de l’article 39.
Alors que le Président a instruit l’application immédiate et pleine et complète de l’article 39’’, le Gouvernement, lui, annonce fin août ou au plus tard le 5 septembre pour l’application de cet article 39.
Que s’est-il alors passé ?
« Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, dans le cadre de l’application de l’article 39, ont constaté avec indignation la volonté de certains responsables du ministère de l’Éducation nationale de tripatouiller le procès-verbal de conciliation du 17 juin 2020 », indique la lettre circulaire. Ces informations sont corroborées par l’avis de réunion signé du secrétaire général adjoint du Gouvernement, daté du 5 août avec comme l’ordre du jour ‘’Projet de loi portant modification de la Loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spécial’’.

En réponse à cet acte qu’ils jugent ‘’ignoble et au regard du retard accusé dans l’application de la loi’’, les syndicats enseignants n’entendent pas se laisser faire. Ils décident :
1- L’arrêt des cours à partir de lundi sur toute l’étendue du territoire national ;
2- La suspension des activités pédagogiques (formation, correction, surveillance, boycott des examens) ;
3- La fermeture de toutes les structures de l’éducation.
À cet effet, les responsables du collectif des syndicats enseignants signataires du 15 octobre 2016 invitent les différents secrétaires généraux à prendre toutes les dispositions nécessaires avant le lundi pour l’exécution correcte de ladite.
Certaines en veulent au directeur des ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale, M. Mamadou KONTA, qui serait à la base d’une falsification du procès-verbal de conciliation du 17 juin 2020.
Au regard de la portée de la déclaration du président de la République au CICB, ce rebondissement apparait comme un coup de poignard du PM dans le dos de son patron IBK. En tout cas, le PV du 17 juin 2020 stipule : ‘’un accord a été signé entre le gouvernement malien et les syndicats de l’éducation signataires du 15 Octobre 2016.
Les parties ont convenu de fixer la date d’application de cet accord sur le salaire du mois d’Août 2020 avec les arriérées de 2020. Toutefois, en cas de difficulté, le payement interviendra sur celui du mois de Septembre 2020.
Pour ce qui concerne les arriérées de 2019, le payement interviendra un mois après l’alignement ou au plus tard celui qui suivra ce dernier ».
Dans un contexte de crise socio-politique difficile, le gouvernement saura-il faire marche arrière pour éviter que les rangs du M5-RFP ne soient grossis par les enseignants ? En tout cas, le président IBK est suffisamment averti.

Par Sidi DAO

Source : INFO-MATIN

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